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Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes

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Eva Joly : "Les enquêtes fiscales sont entre les mains du politique"

 

France info.fr

le Mercredi 22 Mai 2013 à 08:15

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La députée européenne Europe Ecologie-Les Verts, Eva Joly, revient mercredi sur son cheval de bataille : la lutte contre la fraude fiscale. Elle encourage la France et l'Union européenne à suivre l'exemple américain qui, selon elle, lutte efficacement contre les fraudeurs.

 

 

"Les citoyens ne supportent plus que les multinationales ne paient pas d'impôt" Eva Joly © Maxppp


La candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à la dernière élection présidentielle regrette, mercredi sur France Info, le manque de volontarisme de la France en matière de fraude fiscale. "En cette période d'austérité et de pénurie, on laisse s'échapper 1.000 milliards d'euros par an, c'est incroyable", déplore Eva Joly alors que les 27 dirigeants de l'Union européenne entament ce mercredi un sommet sur la fraude fiscale.

L'exemple américain

L'ancienne juge prend l'exemple des Etats-Unis : "Barack Obama lutte efficacement contre la fraude fiscalité". C'est grâce, pense-t-elle, à cette pression américaine que la Suisse a cédé à son tour et que l'UE cèdera. "L'Union  européenne est le 1er marché au monde. On peut donc fermer les portes de ce marché à une entreprise qui ne respecterait pas les règles en matière de fiscalité", explique la députée européenne.

L'affaire Cahuzac

Eva Joly revient aussi sur l'affaire Cahuzac pour évoquer la transmission systématique des données fiscales de pays à pays. "Si cette mesure avait été appliquée, Singapour nous aurait informés de l'existence de ce compte y compris s'il se cachait derrière une structure fictive".

Pour Eva Joly, sur cette question de la fraude fiscale, "qui est vraiment le combat de (m)a vie", l'opinion publique ne veut plus de compromis.

Enquête fiscale entre les mains du politique

Elle explique avoir refusé la proposition de l'actuel Premier ministre, Jean-Marc Ayrault qui voulait qu'elle rédige un rapport sur cette question : "des rapports, j'en ai déjà fait trois. Aujourd'hui, ce qu'il faut, c'est agir".

L'ancienne juge analyse l'affaire Cahuzac non pas comme la faute d'un homme mais plutôt comme l'aboutissement d'un système qui fait que :" il (Jérôme Cahuzac) a osé devenir ministre du Budget avec un compte en banque pareil".

Pour elle, "ce n'est pas l'administration fiscale qui est en cause mais le fait qu'une enquête fiscale soit maîtrisée politiquement".

 

 

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