Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
Confrontés aux nombreuses révélations sur les programmes de surveillance et d'espionnage des Etats et des agences de renseignement, des ingénieurs, experts et hacktivistes ont décidé de mener la contre-offensive pour protéger les libertés civiles.
La succession des révélations de programmes d'espionnage des agences de renseignement américaine et britannique ne cesse de provoquer des réactions, et des appels à la contre-offensive face à la surveillance généralisée.
Des initiatives pour « réparer internet », sécuriser la protection des données et offrir un système plus décentralisé fleurissent partout dans le monde. Des ingénieurs, experts en sécurité informatique, activistes du logiciel libre, groupes de défense des libertés civiles veulent se réapproprier l'outil qu'ils ont inventé et qui révolutionne la communication et l'échange sur la planète.
Parmi les nombreuses initiatives, celle du rassemblement mondial de hackers OHM2013 qui s'est tenu cet été aux Pays-Bas, et lors duquel il fut largement question de whistleblowing et d'écoutes numériques. Lors de ce rassemblement, les participants ont notamment théorisé l'idée de « longue guerre » contre la censure et la surveillance.
Comme le rappelle Eleanor Saitta, membre de l'Open Internet Tools Project, interrogé par Slate, « notre principal problème, c'est la centralisation. A l'heure actuelle, un très petit nombre d'entreprises contrôle l'essentiel de nos interactions en ligne : Amazon, Apple, Facebook, Google et Microsoft. C'est ce qui permet la surveillance et le contrôle. Notre réponse, c'est de fabriquer de nouveaux systèmes, de saper la structure centralisée, et de la remplacer par un nouvel Internet qui ne permette pas ce genre de contrôle ».