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Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes

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En Espagne, des médecins se rebellent pour continuer à soigner les sans-papiers

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 07.08.2012 à 16h23 • Mis à jour le 07.08.2012 à 16h24

 
Affiches contre la cure d'austérité dictée par le gouvernement espagnol, sur un hôpital de Barcelone.

En Espagne, près de 900 médecins ont signé un manifeste où ils s'engagent à "continuer à soigner" dans le service public leurs patients en situation irrégulière, en dépit d'un décret qui limitera à quelques cas l'assistance universelle aux sans-papiers, à partir du 1er septembre.

"Ma loyauté envers les patients ne me permet pas de manquer à mon devoir éthique et professionnel et de commettre un abandon", explique le texte, signé mardi par 870 médecins sur Internet. En le ratifiant, ils entrent dans un mouvement d'"objecteurs de conscience" lancé en juillet par la Société espagnole de médecine de famille et communautaire, qui compte 19 500 médecins membres.

 CRÉATIONS DE "CONVENTIONS" PAYANTES

Ils réagissent ainsi à une mesure controversée du gouvernement conservateur engagé dans un effort de rigueur sans précédent pour tenter de réduire son déficit public jusqu'à moins de 3 % du PIB en 2014.

A partir du 1er septembre, les immigrés en situation irrégulière n'auront plus accès au système gratuit de santé publique. Pour les sans-papiers, seuls les urgences pour maladie ou accident, suivi de grossesse, accouchement et post-partum et assistance sanitaire aux moins de 18 ans seront encore assurés gratuitement.

Cette décision, ajoutée à une mesure visant à limiter le "tourisme sanitaire" des Européens non résidents disposant d'une assurance privée ou couverts dans leur pays d'origine, permettra d'économiser "environ 1 milliard d'euros par an", selon le gouvernement.

Comme en réponse au malaise des médecins, le ministère de la santé a indiqué mardi qu'il travaillait à la création de "conventions" payantes qui permettront notamment aux citoyens non européens "d'être reçus dans le système public". Cette annonce fait suite à une information publiée mardi par le journal El Pais, qui avance que les moins de 65 ans devraient payer 710,40 euros par an. Une somme qui bondirait jusqu'à 1 864,80 euros par an pour les plus âgés.

 

Lire aussi un reportage au Portugal : Un système de santé anesthésié par l'austérité

 

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