Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
Plusieurs centaines de personnes ont participé, dimanche 13 novembre, à une manifestation convoquée par les "indignés". (S.M./Lemonde.fr)
Plusieurs centaines de personnes ont défilé dans la capitale espagnole, dimanche 13 novembre, "pour un changement du modèle productif et pour la défense des services publics, la participation citoyenne et contre la corruption", à l'appel des "indignés".
Dans le cortège, on entendait les slogans habituels : "C'est pas qu'on manque d'argent, c'est qu'on a trop de voleurs", "Non ! Que nos banques ne paient pas leur dette avec la santé et l'éducation", "la crise, que les capitalistes la paient"...
A une semaine des élections, les indignés ont voulu montrer qu'ils entendaient bien jouer un rôle dans la campagne. A cet effet, ils ont lancé samedi l'opération "urnes indignées" dans le but de rassembler les propositions électorales des citoyens.
En plein centre de la Puerta des Sol, des tables ont permis à tous ceux qui le souhaitent de déposer dans une urne transparente leurs idées. "Beaucoup de gens demandent le changement de la loi électorale et la possibilité de faire des référendums inaliénables, obligeant le parlement à prendre en compte le résultat", souligne Elie Romani, 31 ans, qui prépare une thèse en biochimie sur l'immunologie.
Devant l'urne, beaucoup de jeunes, de familles et personnes âgées complétaient le bulletin mis à disposition par les indignés. José-Maria Arrero, 66 ans, pédiatre, a demandé des listes électorales ouvertes et la prise en compte du vote en blanc. Laura Fernandez, professeur de dessin de 31 ans, a souhaité que soient pénalisées par une amende les promesses de campagne non respectées "pour augmenter les revenus de l'Etat et réduire le déficit, parce que les politiciens mentent beaucoup..."
Dans les prochains jours, les propositions électorales citoyennes seront comptabilisées dépouillées et reportées sur le site Internet Propongo, où elle serviront de "lignes de réflexion pour le mouvement et de moyen de pression sur le gouvernement," souligne Elie.
En attendant, à partir de mardi, les indignés installeront sur la célèbre place madrilène un stand d'information sur les différentes options de vote, les conséquences du vote blanc, nul et de l'abstention ainsi que des résumés des programmes de tous les partis. "Nous ne donnerons aucune préférence à aucun parti, insiste Rita Fernandez, 45 ans, écrivaine et cuisinière pour gagner sa vie, membre de la commission des élections générales du 20 novembre. Nous voulons juste informer les citoyens."
Sandrine Morel