Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
LEMONDE.FR avec AFP | 18.10.11 | 10h59 • Mis à jour le 18.10.11 | 11h49
Face à face entre des salariés de Continental, le 22 avril 2009, à Clairoix, et le représentant de la sécurité de l'usine.AFP/PHILIPPE HUGUEN
Cinq cent vingt salariés du site qui a fermé début 2010 réclament des dommages et intérêts à la société pour "licenciement sans cause réelle et sérieuse", a expliqué l'un de leurs avocats, Marie-Laure Dufresne-Castets. Selon la direction, le procès porte sur quatre cent quatre-vingt-quatre dossiers seulement.
Les salariés comptent démontrer que le groupe Continental AG, la maison-mère allemande, "est le véritable employeur et menait la barque, or ce groupe n'a pas eu de problème économique" dans les pneus de tourisme et pour camionnettes, dans lesquels l'usine de Clairoix était spécialisée, selon Me Dufresne-Castets. "Il n'y a donc pas eu de motif économique à leur licenciement", a-t-elle assuré. Par ailleurs, selon l'avocate, "Continental n'a pas respecté ses engagements en matière d'emploi, notamment ses obligations de reclassement" des salariés, qui affirment que l'équipementier automobile a promis de trouver un nouvel emploi pour 80 % d'entre eux, ce qu'a toujours contesté la direction.
A deux mois et demi de l'échéance du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), 49 % des onze cents employés, soit cinq cent quarante-cinq d'entre eux, "ont retrouvé une solution" professionnelle, indique Continental dans un communiqué.