Es-tu venu avec des mégaphones et des banderoles ?
Non mais avec un drapeau chilien géant, de 50 mètres sur 40. Et on l’a déployé à une manifestation des Indignés ici à Paris. C’est un drapeau emblématique puisqu’on l’avait sorti devant le Congrès chilien.
Où en est le mouvement étudiant chilien ?
Il n’y a toujours pas cours depuis 5 mois. On essaie de transformer les lycées occupés en zone de résistance. On fait les cours nous même assis sur le sol. Mais le mouvement est en permanence en train de muter. Il y a une ingéniosité formidable notamment sur les modes de mobilisation – des assemblées, des manifestations artistiques … Pour incorporer ceux qui sont un peu réticents avec « l’action révolutionnaire », il faut expérimenter pour qu’ils voient que ce n’est pas un mouvement pour emmerder le chilien moyen.
Comment ça se passe le lycée au Chili ?
Au Chili les pauvres, les riches et les classes moyennes ont chacun leur lycée. Il y a les lycées municipaux et techniques, gratuits, qui dépendent des ressources de la ville et qui sont pour les pauvres. Les lycées « privés-subventionnés », l’année y coute entre 30.000 et 150.000 pesos et ils représentent 50% des établissements. Et les lycées privés où ça va de 80.000 pesos à plusieurs millions. Ils ont souvent des noms « gringos »

