Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
Le campement des indignés à Fredericton. Des employés de la municipalité de Fredericton et un policier ont expulsé, tôt mardi matin, le groupe d'indignés qui campait au centre-ville.
Mathieu Bertin, l'un des trois manifestants qui étaient sur place à ce moment, affirme que l'expulsion s'est déroulée rapidement, en une dizaine de minutes, et qu'il a perdu des effets personnels.
Les manifestants avaient établi leur camp dans le carré Phoenix, devant l'hôtel de ville, en octobre dernier.
Le maire, Brad Woodside, explique qu'il a rencontré les manifestants à dix occasions pour les convaincre de démanteler volontairement leur campement de fortune, qui ne respectait pas les règlements municipaux. Il souligne qu'il a encore rencontré les occupants le 31 décembre pour leur donner une dernière chance, mais qu'ils ont refusé de partir.
Le maire Woodside ajoute qu'aucune amende ne sera imposée aux militants. Il invite le groupe à manifester devant l'hôtel de ville, mais sans y installer de structure permanente.
Les indignés n'ont pris aucune décision sur la suite des événements. « Le occupy, c'est une idée plus qu'une tente. On va procéder et continuer le mouvement », promet M. Bertin.
Un campement similaire a récemment été démantelé de force à Halifax. Des tentes sont toujours visibles à Moncton et à Saint-Jean à Terre-Neuve. Elles sont occupées par quelques militants.
Rappelons que le mouvement des indignés dénonce les excès du capitalisme. Il s'inspire des indignés antipauvreté de Wall Street, aux États-Unis.