C’est un des immenses paradoxes de l’hebdomadaire libéral britannique. Bien qu’il ait été fondé par opposition à des lois protectionnistes et qu’il soit un avocat infatigable et dogmatique du libre-échange, il donne sans cesse des exemples des bienfaits du protectionnisme.
Dans un récent papier sur les pratiques protectionnistes du Brésil à l’égard de la Chine, il est à nouveau revenu sur les mesures prises par Dilma Rousseff vis-à-vis du marché automobile.
Dans un papier récent, j’avais évoqué, déjà grâce à
The Economist, que, suite à une augmentation de la part des véhicules importés de 16 à 23 % du marché, le Brésil avait décidé d’imposer des droits de douane de 30 % pour tous les véhicules extérieurs au Mercosur.
Dans ce nouveau papier, l’hebdomadaire libéral détaille davantage les mesures prises. Tout d’abord, ces taxes s’ajoutent, portant jusqu’à 55 % les droits de douane sur les véhicules importés !
Ensuite, le Brésil a l’intelligence d’imposer ce taux en fonction de la part de composants issus du pays (65 %) pour éviter que les constructeurs se contentent d’assembler des pièces venant de Chine. Mieux, depuis l’annonce de ces mesures, pas moins de trois constructeurs étrangers (BMW, Jaguar Land-Rover et JAC, un constructeur chinois) ont annoncé la construction d’une usine au Brésil pour contourner ces droits de douane, ce qui va apporter de la croissance au pays.