Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
Rue89 - Le Yéti voyageur à domicile
Eh non, la grande guerre, menée désormais aux quatre coins de la planète pour la maîtrise des ressources naturelles et la conquête de positions géostratégiques considérées comme cruciales, ne saurait faire oublier que la crise de la « Grande perdition » continue aussi ses ravages. En première ligne à nouveau, comme en 2008, les banques.
Voyez un peu, braves gens (et innocents épargnants), ce petit état des lieux européens façon « destroy ».
En France, celle qui déguste un max, après les déroutes de Dexia et du Crédit immobilier de France, c’est le Crédit agricole. La banque « verte » cumulait déjà une perte de 2,48 milliards d’euros sur les trois premiers trimestres 2012.
Or, sans attendre la publication de ses résultats définitifs, sa direction annonce déjà une dépréciation record de 2,64 milliards rien que pour le dernier trimestre. Autant dire qu’il y a du roussi dans l’air.
En Europe, pas mieux. Deux banques viennent d’être nationalisées en urgence pour échapper à la déroute.
L’Allemagne et la Suisse, pays présentés comme des fleurons de la bonne santé économique ou financière, n’échappent pas au séisme.
Bon allez, je ne vous assomme plus avec ces chiffres pourtant plus réjouissants qu’il n’y paraît, sachant que la « Grande mutation », appelée à prendre le relais de la « Grande perdition », passe inévitablement par la chute de ces officines prédatrices.
Notre ministre Moscovici, « le partenaire des banquiers » (c’est lui qui le dit) gagnerait à méditer les phrases que prononça dernièrement à Davos, dans un silence médiatique assourdissant, le président islandais Olafur Ragnar Grimmson :
« Il faut penser davantage aux peuples qu’aux banques. Nous avons laissé les banques faire faillite et nous nous sommes occupés des citoyens, et ça a marché.
Pourquoi considère-t-on que les banques sont des saintes-chapelles de l’économie moderne, et pourquoi ne peuvent-elles pas faire faillite comme les compagnies aériennes ou les entreprises de télécommunication, si elles ont été gérées d’une façon irresponsable ? »