En baisse, les crédits de la politique de la Ville sont aussi mal orientés. Ce sont les crédits en faveur des actions économiques qui souffrent le plus de la rigueur. Après une forte baisse entre 2008 et 2009, les crédits pour la rénovation urbaine ont bénéficié d'un beau coup de pouce pour 2012. On bétonne, on choisit les actions les plus visibles au détriment de l’emploi et du développement économique. C’est une faille qu’avait déjà détecté le
rapport Kepel sur l’Islam et les banlieues.
En 2008, 227,3 millions ont été consacrés à la rénovation urbaine, les crédits tombent à 14,3 millions en 2009 mais remonteront en 2010 à 15,67 millions. En 2011, les crédits baissent à nouveau pour atteindre 7,33 millions et remontent à 16,1 en 2012.
A l’inverse, les crédits consacrés à la « revitalisation économique » et à l’emploi sont en baisse continuelle depuis 4 ans. Le budget de cette politique était de 382,2 millions en 2008, 344,03 en 2009, il continue de chuter en 2010 pour atteindre 272,85 millions puis 222,16 en 2011 et 144,83 en 2010. Soit une chute de 62,1% en 4 ans.