Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
LEMONDE.FR | 30.09.11 | 11h27
La centrale nucléaire d'Areva au Tricastin, entre la Drôme et le Vaucluse. AFP/PHILIPPE DESMAZES
La Socatri, une filiale d'Areva, a été reconnue jeudi coupable du délit de "déversement de substances toxiques dans les eaux souterraines ayant entraîné une modification significative du régime normal d'alimentation des eaux", après une fuite d'uranium en juillet 2008.
Dans son arrêt, la cour d'appel de Nîmes a condamné la Socatri à une amende de 300 000 euros ainsi qu'au paiement de 20 000 euros de dommages et intérêts à chacune des associations parties civiles, dont Sortir du nucléaire, Amis de la Terre, Greenpeace ou France nature. Elle devra aussi verser 10 000 euros pour préjudice moral à une dizaine de riverains qui s'étaient eux aussi portés parties civiles.
74 KG D'URANIUM REJETÉS
En octobre 2010, la filiale d'Areva avait été relaxée par le tribunal de Carpentras (Vaucluse) "du délit de pollution des eaux ayant causé un effet nuisible sur la santé ou des dommages à la flore ou à la faune". Mais elle avait été reconnue "coupable du délit d'omission de déclaration sans délai à l'Autorité de sûreté nucléaire et au représentant de l'Etat", écopant d'une amende de 40 000 euros.
Dans la nuit du 7 au 8 juillet 2008, 74 kg d'uranium avait été rejetés dans l'environnement sur le site de la Socatri, usine de traitement des déchets, à la suite du débordement d'une cuve. Ce rejet avait contaminé temporairement les rivières alentour et entraîné la mise en place de mesures de précaution. Cet incident très médiatisé avait été classé au niveau 1 de l'échelle INES, l'échelle internationale des événements nucléaires, qui en compte sept.
AFP