Essoufflement. Chaque jour depuis des semaines les grands médias annoncent l’essoufflement du mouvement et chaque jour le mouvement continue de plus belle. La manif du 14 juin devait être le dernier souffle, le baroud d’honneur. Il n’en fut rien, ce fut la plus puissante manif depuis trois mois.
La contestation a pris racine dans toutes les violences subies, violences policières, violence antidémocratique avec le 49-3, violence du chômage de masse, violence de la précarité, violence de la ségrégation sociale et raciale… des violences accumulées depuis des années, qui ont fermenté et qui explosent aujourd’hui. La violence dans les manifs ne fait que répondre symboliquement à ces violences-là.