Chaque année, ils nous volent 80 milliards. Les évadés fiscaux ne risquent rien ou presque. Pour les poursuivre en justice, il faut l’accord du ministère des Finances, le fameux « verrou de Bercy » qui ne s’ouvre pas souvent. Il faut voir dans cette justice de classe une victoire culturelle des possédants.
Les « Panamas papers » ont mis à jour 11 millions de fiches provenant d’un seul cabinet d’avocats. Les plus riches et les plus malins trichent en toute impunité, grâce au soutien des instances politiques. Un exemple, la Royal Bank of Scotland a bénéficié de 58 milliards d’euros d’aides publiques pour son renflouement, alors que l’on vient d’apprendre que cette banque aide ses plus riches clients à se soustraire à leurs obligations fiscales. La fraude fiscale coûte 1 000 milliards d’euros à l’Europe et 80 milliards à la France. C’est un crime au détriment de tous et d’abord des plus vulnérables.
rendre accessibles les bâtiments publics aux personnes à mobilité réduite (coût : 2 milliards d’euros)
créer 200 000 emplois d’aide éducative en milieu scolaire (coût : 5 milliards d’euros)
En France, les 150 000 contribuables les plus riches relèvent d’un service à part. Pour eux, le ministre des Finances dispose d’une sorte de « droit de grâce ». Il faut voir dans cette justice de classe une victoire culturelle des possédants.