« Ce n'est pas par plaisir qu'on va dans la rue. Ce n'est pas par plaisir que les gens perdent leur salaire pour aller manifester ». Ces mots, ce sont des salariés syndiqués qui les ont adressé au ministre de l'économie Emmanuel Macron, ce lundi, sur le site de l'entreprise Rexiaa à Issoire (Puy-de-Dôme). « Vous ne faites rien, vous nous ignorez, vous nous méprisez », a également entendu le ministre.
Interrompu par les manifestants, Emmanuel Macron a gardé son calme malgré le ton parfois véhément des échanges. « Mais attendez, je viens vous parler. Je viens vous parler, je viens vous écouter, je n'entends pas si vous criez en même temps. » Le ministre de l'Economie, s'il « entend » les protestations de la rue, estime que « ce n'est pas une condition suffisante » et qu'« on ne protège personne si on promet des choses qui ne sont pas tenables ».
« Vous ne savez pas ce que c'est de se lever à 5 heures du matin pour gagner un SMIC de rien du tout », lui a-t-on reproché, tandis qu'un manifestant à lancé « Pourquoi vous ne pensez pas au peuple ? » Quelques minutes plus tard, à son entrée dans l'entreprise, Emmanuel Macron a estimé qu'« il faut expliquer, il faut entendre quand il y a de l'inquiétude, de la détresse ». Car « ça va pas mieux pour tout le monde, ça va mieux en moyenne, c'est la vérité, ce sont les chiffres », a-t-il dit en reprenant le message mis en avant par François Hollande lors de son intervention télévisée de la mi-avril.
(Reuters)
Source : https://www.mediapart.fr
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