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Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes

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Propositions et réactions sur les augmentations de charges et mesures d'austérité proposées par du gouvernement Syriza

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Infos de Stathis Kouvelakis, reçues par mail

 

 

 

Grèce: voici le détail des charges qui pèseront sur les épaules des salariés et des retraités que propose, dans le cadre du plan d'austérité soumis à la Troïka, le gouvernement Syriza.

 

L'idée centrale est de ne pas opérer de coupes nominales mais d'alourdir les cotisations sur les salaires et les retraites, d'augmenter les impôts et de maintenir, quitte à la modififier marginalement, certaines des taxes soi-disant extra-ordinaires que le précédent gouvernement avait instituées, tout particulièrement la dite "taxe de solidarité" et l'odieuse taxe sur le foncier (ENFIA).

 

Les augmentations de charges se présentent donc comme suit:

 

1. pour les salariés
+1% de hausse des cotisations employés pour le régime général des retraites, ce qui rapportera 300 millions d'euros sur deux ans.
Les cotisations pour les caisses complémentaires de retraites passent de 3 à 3,5%, ce qui rapportera 370 millions sur deux ans.
La hausse de la taxe de sur la solidarité retombera sur les salariés à hauteur d'environ 470 millions.

 

2. pour les retraités
- une nouvelle cotisation de 5% sur toutes les retraites est instituée, qui n'existait donc pas jusqu'ici, à destination des caisses complémentaires, qui rapportera 240 millions sur deux ans.
- les cotisations sur les retraites pour la couverture santé passe de 4 à 5%, la mesure rapportera 405 millions sur deux ans.
D'une façon générale, selon les estimations qui sont faites, la charge globable de 8 milliards de coupes et de nouvelles taxes et cotisations prévue par le plan d'austérité est répartie comme suit:

 

- pour les salariés et retraités: 4,5 milliards, soit 57% du total.

 

- pour les entreprises et les hauts revenus, 2,8 milliards, soit 35% du total.

 

Le reste (0,6 milliards, soit 8% du total) proviendra de taxes sur la téléphonie mobile, les jeux de hasard et la réduction des dépenses militaires.
Je répète qu'il ne s'agit que des dernières propositions du gouvernement grec, la facture finale sera sans aucun doute significativement plus lourde.

 

 

Stathis Kouvelakis


 

L'austérité façon Syriza - traduction de mon post en anglais par Antoine Boulangé, que je remercie.
 


La liste des mesures du nouveau paquet d'austérité proposé par le gouvernement Syriza est absolument déprimante. Elles s'élèvent à un total de 8 milliards pour les deux prochaines années (2, 7 pour 2015 et 5, 2 pour 2016) prélevé sur les coupes budgétaires et des augmentations
d'impôts et de cotisations sociales.
L'augmentation des taxes proposée comprend une hausse de la TVA, un impôt à taux unique indirect frappant de façon disproportionnée les revenus modestes, censé rapporter 0, 7 milliards cette année et le double l'année prochaine. Un total de 1 , 8 milliards supplémentaire devrait
venir dans les deux prochaines années d'une « réforme » des retraites, via les restrictions en préretraite et la hausse des cotisations des salariés pour leur retraite et leur couverture santé. La hausse des impôts comprend également une augmentation de l'impôt sur les sociétés
et le (légèrement modifié) « impôt spécial de solidarité » mis en place par le gouvernement précédent. Les privatisations seront mises en route comme prévu par le gouvernement précédent avec quelques modifications mineures dans la procédure. Le gouvernement affirme qu'il conserve le droit de modifier la législation du travail et augmenter le salaire minimum, bien que ces points ne sont pas claires dans le document officieux distribué aux médias.
Il y a également quelques gestes plutôt symboliques comme une coupe ultra minime dans les dépenses militaires (200 millions) et une taxe sur les yachts de luxe.
Il va sans dire que toutes les « lignes rouges » ont été franchies et que très peu relève du programme de Syriza. Inutile aussi de dire qu'un nouvelle"purge" de 8 milliards dans un pays qui avait déjà perdu 25 % de son PIB ne peut que conduire à une nouvelle récession, la pauvreté et le chômage.
Mais, bien sûr, cela est encore insuffisant pour la troïka. L'UE suit strictement la ligne des soixante-huitards italiens: « tutto vogliamo » / « Nous voulons tout!». Et cela marche, puisqu'à chaque fois, ils parviennent à obtenir encore plus de concessions sans faire la moindre de leur côté !
Nous devons arrêter cette spirale infernale avant qu'il soit trop tard !
Il est plus que temps pour les mouvements sociaux et les forces combatives de la gauche pour se réveiller et se battre !

 

 

 

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