Marianne : Vous avez été convoqué par le commissariat du 11ème arrondissement de Paris. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?
Thomas Coutrot : J’ai reçu une convocation à me rendre dans ce commissariat en tant que personne mise en cause dans une affaire de — je cite la personne qui m’a auditionné — « vol en réunion » de mobiliers à la BNP. A ce stade il n’y a pas de mise en cause, mais une enquête préliminaire.
« Vol en réunion » ? C’est une accusation très grave...
Le terme de vol n’est vraiment pas justifié. Le 7 mars dernier, je me suis rendu, accompagné d’une vingtaine de militants, dans une agence BNP située à côté du siège d’Attac (voir la vidéo ci-dessous). Je leur ai alors remis un acte de réquisition citoyenne expliquant que nous les délestions de sièges et qu’ils seraient rendus à BNP le jour où cette banque décidera officiellement de fermer toutes ses filiales dans les paradis fiscaux. Pour rappel, l’évasion fiscale correspond entre 60 et 80 milliards d'euros par an. Le mardi suivant cette action citoyenne, la banque portait plainte contre nous.
/http%3A%2F%2Fwww.marianne.net%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Fstyles%2Farticle%2Fpublic%2F4587-100234482.jpg%3Fitok%3DPEqdCOuo)