Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 21:57

 

Source : france3-regions.francetvinfo.fr

 

Situation tendue à Sivens

Pro et anti-barrage s'opposent dans un face-à-face tendu sur le site de Sivens. Des manifestations étaient prévues ce dimanche sur le site à l'occasion de la journée mondiale des zones humides. Les gendarmes sont sur place.

  • Par Véronique Haudebourg
  • Publié le 01/02/2015 | 13:33, mis à jour le 01/02/2015 | 17:49
© AFP
© AFP

Ce dimanche devait se tenir des réunions, pique-niques et visite du site du projet de barrage du testet à l'occasion de la journée mondiale des zones humides. Une manifestation organisée par le collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet.

D
es pro-barrage et/ou anti-zadistes ont toute fois bouclé le site et en bloquent tous les accès, empêchant la tenue de la manifestation. La gendarmerie du Tarn, dont "quelque 150 membres étaient sur place prêts à intervenir", a indiqué qu'il y avait une "soixantaine" de pro-barrages et d'agriculteurs dans la zone. Ils se sont séparés en trois groupes autour du site et se sont positionnés pour apparemment empêcher les participants  d'approcher le site. Mais "une trentaine" de participants ont pu atteindre le site pour des ateliers, tandis que des voitures "ont dû être refoulées et ont fait demi-tour", selon la  gendarmerie. Des participants ont aussi pu se rendre sur place à pied, a-t-on ajouté.

Les agriculteurs et autres pro-barrage sont restés "à distance" des zadistes et des activités organisées pour cette journée et les gendarmes ont organisé des patrouilles permanentes. La tension perceptible n'avait pas dégénéré dimanche en fin d'après-midi.

Les anti-barrage parlent de milices les empêchant de passer, certains pro-barrages étant vêtus de tenues paramilitaires et se déplaçant à bord de gros véhicules tout-terrain.

Notre dossier complet sur le barrage de Sivens

Le projet de retenue d'eau de Sivens (Tarn), abandonné le 16 janvier, devait couvrir 34 hectares. Ce projet avait suscité une vive contestation et provoqué des heurts entre, d'une part, écologistes et zadistes -opposés à la destruction de la zone humide du Testet- et, d'autre part, une majorité
d'agriculteurs notamment, partisans du projet. Mais la mort en octobre d'un jeune opposant, Remi Fraisse, tué par une grenade de la gendarmerie, avait remis tout en cause. Une version allégée du projet est dorénavant envisagée.
                                                                                                                                                                                                                           Source : france3-regions.francetvinfo.fr

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans ZAD du Testet - Barrage de Sivens
commenter cet article
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 17:01

 

 

 

Source : tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

 

 

 

 

S’ils nous dégagent, on revient !

Appel à réoccupation potentielle de la ZAD du Testet

Ami-e d’ici ou d’ailleurs, le projet initial de barrage de Sivens semble prendre la voie de l’abandon. Mais cette victoire n’est que très partielle car d’autres ouvrages hydrauliques ont été proposés par le ministère de l’écologie pour le site de Sivens. Les choix se sont appuyés plus sur les pressions diverses et une stratégie politicienne que sur le travail d’analyse et des arguments rationnels. Les solutions privilégiant un progrès social et humain ont été balayées pour laisser place uniquement aux solutions pseudo-techniques, s’intégrant comme à l’accoutumée dans la logique capitaliste d’un système dévastateur.

La vallée du Tescou reste une Zone À Défendre !

Les politicien-ne-s aidé-e-s par des réactionnaires de tous bords préparent l’opinion publique à une expulsion. Mercredi 28 janvier, un huissier a constaté l’occupation des parcelles du site pour entamer une procédure d’expulsion qui devrait aboutir début février. Notre occupation est expérimentale de nouveaux modes de vie, de nouvelles pratiques, elle est aussi une force de proposition. Si notre occupation peut-être adaptée au nouveau contexte, elle reste nécessaire et légitime.

Venez nombreuses et nombreux renforcer l’occupation. Soyons créatifs, responsables, respectueux et construisons un monde à cette image !

Nous ne défendons pas le Vivant, nous sommes le Vivant qui se défend ! Résistons !

En cas d’expulsion, nous vous appelons toutes et tous à venir participer à la réoccupation et à la reconstruction de la ZAD du Testet, un mois jour pour jour après le début de l’expulsion.

Préparons nous, tenons nous prêt-e-s ! S’ils ne servent pas ici, les préparatifs serviront à une autre ZAD.

 

On est là pour changer la donne, pas question qu’on abandonne !

S’ils nous dégagent, on revient !

 

 

 

 

 

 

Source : tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans ZAD du Testet - Barrage de Sivens
commenter cet article
30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 00:09

 

Source : tantquilyauradesbouilles.wordpress.com


 

 

Bouilles Hebdo du 26 janvier au 1er février 2015

Mis en avant

 

[jeudi 29 janvier]

[Mercredi 28 janvier]

[Mardi 27 janvier]

[Lundi 26 janvier]

Source : tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans ZAD du Testet - Barrage de Sivens
commenter cet article
23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 22:31

 

Source : www.mediapart.fr

 

Sivens : une nouvelle enquête vise les gendarmes

|  Par Michel Deléan

 

 

 

Le parquet de Toulouse vient d'ouvrir une information judiciaire pour « violences volontaires » après la plainte d’une jeune femme gravement blessée à la main par une grenade lancée dans sa caravane.

Plus de trois mois après la plainte déposée par Elsa Moulin, une jeune zadiste de Sivens gravement blessée à la main, le 7 octobre, par une grenade qu'avait lancé dans sa caravane un gendarme, une information judiciaire pour « violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente » a enfin été ouverte, voici quelques jours, par le parquet de Toulouse, selon des informations obtenues par Mediapart. La justice a temporisé, mais ce dossier vient finalement d’être confié au doyen des juges d’instruction de Toulouse, Myriam Viargues.

 

La main d'Elsa 
La main d'Elsa © L.F.

Elsa Moulin, une éducatrice de 25 ans, avait été opérée en urgence après ce tir de grenade non réglementaire, et elle garde de graves séquelles. Le rapport de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) avait relevé une faute du gendarme en question, à la différence de la mort de Rémi Fraisse.

Mediapart avait raconté en détail cette impensable scène de violence, qui a été filmée: la jeune femme s'était réfugiée dans une caravane avec trois autres jeunes zadistes, avant que le gendarme prenne le risque fou de lancer sa grenade à l'intérieur (voir notre reportage et la vidéo ici).

 

L'affaire Rémi Fraisse, elle aussi, avance lentement. Les avocats de la famille Fraisse (Claire Dujardin, Arié Alimi et Éric Dupond-Moretti), n’ont pas réussi, jusqu’ici, à obtenir des deux juges d'instruction toulousains en charge de cet autre dossier la mise en examen du gendarme auteur du tir mortel. Ce dernier a été placé en garde à vue puis relâché, le 14 janvier.

 

 

Source : www.mediapart.fr

 


Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans ZAD du Testet - Barrage de Sivens
commenter cet article
22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 19:01

 

Source : tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

 

 

Bouilles Hebdo du 19 au 26 janvier 2015

Mis en avant

Le communiqué de la ZAD et des Bouilles du lundi 19, suite aux conclusions de la mission d’expertise.
Et du côté de l’Aveyron, dernière semaine avant l’inauguration du samedi 24 janvier à l‘Amassada (contre le projet de mega-transformateur de St-Victor-et-Melvieu).
Pas mal de nouveaux rendez-vous listés sur la page Agenda.
Revue de presse
mise à jour…avec le lien vers les derniers article très factuels du Tarn Libre.

Jeudi 22 :

  • Besoin de bougies sur la ZAD ! Sans vouloir être Lourdes’ingue.
  • Des réactions de journalistes par rapport à la conférence de presse musclée organisée lundi sur la ZAD : Tarn : les journalistes s’insurgent contre les conditions d’accès à la « ZAD » de Sivens, et Sivens : lettre ouverte de la Rédaction de 100% Radio. On les comprend : c’est ennuyeux de se faire contrôler au faciès, à la carrosserie, aux vêtements, à ce qu’on a dans les mains. Ça induit une haine latente. Et on comprend aussi que c’est pas la solution de refaire ce que la Police fait à ceux qu’on dit « à la traine ». En attendant de trouver mieux, on va continuer de discutailler. On remarquera généralement que « l’extrême gauche » ne s’en prend presque jamais aux personnes, elle casse du matériel, des vitrines de banques, tandis que l’extrême droite blesse fréquemment des gens, va jusqu’à tuer.

Mercredi 21 :

Mardi 20 :

Non-violence à Sivens par Seb T

Non-violence à Sivens par Seb T

lundi 19 :

  • Le projet de loi « Macron » contient la phrase suivante : « Concernant la problématique de la participation du public, si la loi ENE du 12 juillet 2010 a permis d’établir un lien systématique et simple entre étude d’impact et enquête publique, il n’en demeure pas moins que le mode opératoire de l’enquête publique et la combinaison des procédures d’évaluation et de participation engendrent une complexité des formalités qui sont autant de sources de contentieux susceptibles de bloquer les projets. Pour y remédier, le Gouvernement compte définir des mesures pour rénover les modalités de participation du public et les adapter aux nouveaux usages de nos concitoyens, conformément aux exigences de la Charte de l’environnement (3° du I de l’article 28). » Si quelqu’un a plus de renseignements sur les mesures en question !…
  • Un bonus qui nous est parvenu : Stefan Zweig, « Quand les drapeaux sont déployés, toute l’intelligence est dans la trompette. » Merci !
  • De cette journée, il faut retenir que ce n’est pas la peine de s’affoler avec des alertes rouges par SMS qui ne proviennent pas des infos bouilles et du site web ; sans rire, la rumeur, c’est ce qu’il y a de pire, démobilisateur au possible.
  • Le communiqué de la ZAD et des Bouilles d’aujourd’hui.
  • 17h : même cirque à Barat, des pro-barrages, des GMs qui les empêchent de rentrer sur la ZAD. Et apparemment, ils auraient l’intention d’aller à la maison de la forêt, jouer la même pièce de théâtre. Pas besoin de s’inquiéter plus.
  • 16h : une soixantaine d’énervés à l’entrée de la D132 à Lascar, des pelotons de PSIG qui les empêchent d’aller plus loin. Des cagoulés/bâton en poste en défense au cas où, la presse qui filme surtout les cagoulés (c’est plus vendeur pour les affaires des publicitaires, ne vous étonnez pas).
  • Midi : on signale un convoi de 10 tracteurs et 15 voitures depuis Montauban, et un convoi de 2 tracteurs et 5 voitures depuis Gaillac. En gros, on a la cinquantaine d’énervés qui avait manifesté le 18 décembre dernier, quelques’uns avaient menacé et agressé des journalistes et photographes indépendants. Ils veulent se retrouver sur la ZAD à 14h. Attention à leur comportement violent.
  • 9h : les GMs bloquent Barat,(ils filtrent selon leurs sales habitudes discriminantes – au faciès, aux vêtements, aux carrosseries, sans aucune justification légale ni fondée -)
  • RV de pro-barrage à l’appel de la FDSEA 82 à 8h30 à Montauban avec tracteurs, quads, voitures pour une opération escargot sur la D 999 à destination de la ZAD. Les présences amies sont les bienvenues pour faire nombre, filmer, s’interposer, etc…

Beaucoup de réactions suite aux déclarations du Ministère, après la remise du rapport des experts.

-La position en retour du collectif Testet (et FNE, Conf’ Paysanne) avec aussi les liens vers le rapport et le communiqué de presse du Ministère vendredi.
-L’article de Reporterre : Projet initial abandonné mais rien n’est fini
-Les eaux glacées du calcul égoïste (remis dans un contexte plus large) : « Sivens act » ou nouvelle donne ?

Réaction « officielle » du collectif Tant qu’il y aura des Bouilles et de la ZAD attendue demain. Point presse à 14h à la ZAD, entrée Barat.

Publié dans Infos générales | 2 Réponses

[21 Février 2015] APPEL – Toulouse, manifestation en soutien aux ZAD et contre le monde des bétonneurs.

Le 21 Février à Toulouse, manifestation en soutien aux ZAD et contre le monde des bétonneurs.

Appel

La mort d’un homme le 25 octobre 2014 face aux forces de l’Etat sur la ZAD du Testet a marqué le début de deux mois de lutte à Toulouse, où se sont succédé manifestations, actions publiques et occupations. Ce mouvement fait écho à ceux qui animent les ZAD, à Notre-Dame-des-Landes, au Testet, et ailleurs, là où une occupation s’est installée pour s’opposer aux projets nuisibles de l’Etat. Les modes d’organisation et de vie commune expérimentés sur les ZAD ont été mis en pratique à Toulouse, dans les espaces arrachés un moment au contrôle de la Métropole.

Par « Métropole » nous désignons l’organisation autoritaire et destructrice du territoire mise en place par l’Etat et les multinationales qui aménagent nos vies. Un véritable rouleau compresseur, qui réduit les milieux de vie à leur capacité de captation et de gestion des flux, conforme les lieux et les pratiques aux impératifs du marché, et étend dans toutes les directions ses tentacules d’infrastructures d’acier et de béton. Ici un aéroport, là une voie rapide, une retenue d’eau ou un parc à touristes.

Sur les ZAD comme à Toulouse, l’enjeu est bien le même. Il s’agit de reconquérir notre autonomie politique et notre capacité à s’organiser. Mais aussi de reprendre en main nos existences, de faire vivre et de défendre collectivement nos territoires. De se réapproprier ce que la Métropole a confisqué. D’ouvrir des brèches dans le monde morbide que nous construisent les aménageurs, pour y réinsérer de la joie de vivre, de la création, de la diversité et du bonheur.

Il y a un an, plusieurs dizaines de milliers de personnes convergeaient à Nantes pour dire leur refus de l’aéroport et de son monde, celui qui impose la subordination d’un bout de bocage à la métropole Nantaise. Mais aussi pour soutenir la ZAD, porteuse d’un autre monde plus respectueux de l’humain et du vivant. Face à ce mouvement populaire, l’Etat se crispe, réprime, mutile et tue.

Les événements récents renforcent notre volonté d’exprimer notre souhait d’un monde différent. L’ « union républicaine » proclamée de toutes parts s’accompagne de la militarisation de l’espace publique et prépare le terrain pour des lois sécuritaires, qui donneront de nouveaux moyens à la répression d’Etat. Face à ces dérives, nous sommes déterminés à défendre les ZAD pour continuer à y construire des expériences et des pratiques communes.

Il ne se passe plus un mois sans qu’un ministre promette la fin d’une ZAD. Force est de constater que nous opposons à la vanité des réactions de la classe dirigeante la puissance de nos actions et de nos convictions. Les ZAD essaiment. Il faut les soutenir.

Le 21 février à Toulouse, à 60 km de la ZAD du Testet, rassemblons-nous nombreuses et nombreux à nouveau. Nous montrerons notre force créatrice au cours d’une manifestation, dans toute notre diversité. Nous ouvrirons une nouvelle brèche dans le monde formaté de la Métropole, chacun-e à notre manière. Nous nous réapproprierons nos espaces. Notre regroupement massif et éphémère sera le pendant de l’émergence progressive des mondes nouveaux porté par les ZAD.

Tous à Toulouse samedi 21 Février 2015 !

 

Voir tous les détails sur la page du collectif ZAD31

 

Publié dans Évenements / Actions | Mots-clefs : , , , , , | Une réponse

[19 janvier 2015] Communiqué de la ZAD du Testet et des Bouilles

 

Communiqué de presse de la ZAD du Testet – 19 janvier 2015

Après les concertations qui ont suivi fin octobre 2014 le rapport des experts mandatés par Ségolène Royal, la ministre de l’écologie vient de préconiser l’abandon du projet de barrage initial de Sivens (1 500 000 m3) et le choix de garder deux propositions.

-La première est la mise en place d’un plus petit barrage (750 000 m3) sur le site de Sivens, 300 mètres en amont du projet initial.

-La deuxième quant à elle est la réalisation de plusieurs petites retenues dont l’une serait sur le site de Sivens, appelée « retenue latérale » de 300 000m3.

Si nous, tou-te-s les habitant-e-s de la ZAD et le collectif Tant qu’il y aura des Bouilles, sommes satisfaits de cette orientation vers un abandon du projet initial, par contre, nous sommes en complet désaccord avec ces deux propositions.

Nous ne tolérons et n’accepterons pas ce type de projet car il porte atteinte au site de Sivens. Il favorise et renforce un modèle agricole dépassé. De plus, il reflète et prolonge un productivisme et une soif de croissance d’un système capitaliste qui nous emmène droit dans le mur.

La nature est déjà bien assez sacrifiée sur l’autel de l’agrobusiness et autres folies humaines. Il est temps d’arrêter le saccage généralisé de notre planète.

Notre position restera ferme !

Des alternatives pour une agriculture qui ne détruise pas notre environnement ont été élaborées et proposées par des collectifs d’opposants au barrage, il serait temps pour les pouvoirs publics de les mettre en place.

Notre radicalité est nécessaire pour changer un monde qui s’autodétruit avec obstination.

On ne lâche rien !

Les habitant-e-s de la ZAD et le collectif Tant qu’il y aura des Bouilles

 

 

Source : tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans ZAD du Testet - Barrage de Sivens
commenter cet article
19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 14:10

 

 

Source : www.eauxglacees.com

 

 

 

2015-01-18
REMOUS
par Marc Laimé, dimanche 18 janvier 2015 @ 13:25

 

L’annonce que « la réalisation du projet de barrage initial n’est plus d’actualité » par la ministre de l’Ecologie le vendredi 16 janvier 2015 signe un moment décisif d’une crise qui est par ailleurs loin d’être réglée sur place, puisque pro et anti-barrage vont continuer à s’affronter dès le lundi 19 janvier, après la présentation publique à Albi des deux solutions « alternatives » privilégiées par la deuxième mission d’expertise commanditée par Ségolène Royal, qui vient de rendre un nouveau rapport conclusif. Mais cette amorce de « sortie de crise » marque surtout en coulisses l’incertaine tentative de porter un coup d’arrêt à vingt ans de laxisme face au lobby agricole des gouvernements qui se sont succédés depuis l’orée des années 2000. L’arbre de Sivens ne doit pas cacher la forêt. Le gouvernement est aujourd’hui contraint, avec vingt ans de retard, (et sans pouvoir l’afficher officiellement sauf à mettre le feu aux campagnes), d’imposer une nouvelle doctrine en matière de gestion quantitative des ressources en eau pour l’agriculture en France, sauf à voir la Commission européenne, qui a engagé des poursuites contentieuses dans le dossier de Sivens, prendre ensuite argument de l’inadéquation de la doctrine française en matière de « gestion de l’eau en agriculture » pour ouvrir un nouveau contentieux pour non respect des obligations souscrites au titre de la mise en œuvre de la Directive cadre européenne sur l’eau du 23 octobre 2000. Procédure qui se conclurait par des amendes colossales…

 

C’est ce contexte explosif qui explique les nouvelles tensions qui vont se faire jour localement dès lundi. Au niveau du grand Sud-Ouest, si le Parti du maïs, le Lobby de l’eau et « l’état profond » PS qui les soutiennent obstinément depuis des décennies, doivent accepter la “nouvelle doctrine” en matière de gestion de l’eau en agriculture que les ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture ont été contraints d’élaborer dans l’urgence depuis l’automne dernier - sous l’aiguillon du contentieux européen ouvert sur le dossier de Sivens -, c’est toute une “weltanschauung”, une logique économique dépassée (le modèle agricole productiviste), un mépris affiché de l’environnement et des pratiques politiques bien ancrées (chantage, coup de force et combinaziones…) qui seraient vouées à disparaître.

La ministre de l’Ecologie précisait dans le communiqué rendu public le 16 janvier avoir "validé" les deux solutions proposées dans le rapport d’expertise qui lui aurait été remis ce même jour : le premier scénario envisage "la réalisation d’un réservoir de taille plus réduite sur le site de Sivens" et le second inclut plusieurs retenues combinées, notamment en amont du site.

Ces scénarios feront l’objet d’un débat lors de la prochaine session, programmée avant la fin du mois de janvier, du Conseil général du Tarn, maître d’œuvre du projet, ajoutait le communiqué.

Ces nouvelles propositions "sécurisent les besoins en eau découlant du projet de territoire" et "répondent à l’objectif" d’un bon état des eaux, estime le communiqué, précisant que le rapport "établit à 750.000 m3 les besoins de stockage" d’eau. Et propose "un projet de territoire reposant sur des productions à forte valeur ajoutée et génératrices d’emploi local, et sur le renforcement des circuits de proximité". Ce qui "permet de maintenir des exploitations de taille familiale".

Depuis le drame de Sivens, deux missions d’expertise successives, diligentées par le ministère de l’Ecologie, ont travaillé à élaborer un scénario de « sortie de crise », sans pouvoir faire émerger un compromis, même après avoir formalisé à la mi-décembre cinq scénarios alternatifs, dont seuls deux sont désormais retenus.

L’abandon du projet initial de barrage a été vivement critiqué dès le vendredi 16 janvier par ses partisans, qui l’estiment nécessaire pour irriguer les terres agricoles alentour. "Rayer d’un trait de plume le projet pose des soucis : qui va payer les entreprises contractées ? Et ça veut dire qu’on est reparti pour quatre ou huit ans d’études, sans aucune garantie qu’il n’y ait pas encore une fois des zadistes" sur le site du nouveau projet, s’emporte Philippe Jougla, président de la FDSEA du Tarn, le syndicat agricole majoritaire grand défenseur du barrage.

S’affirmant "très suspicieux vis-à-vis des experts", il demeure partisan d’"un ouvrage à l’identique" avec pour seule transformation une réduction du volume d’eau alloué à l’irrigation. Tout en se déclarant prêt à soutenir un projet de barrage "réduit", mais toujours à Sivens, c’est-à-dire avec un volume d’eau d’1 million m3, au lieu d’1,5 million comme initialement prévu. Un scénario qui a également les faveurs de la chambre d’agriculture du Tarn.

Mais pas celles des « antibarrage » qui, s’ils se disent "satisfaits" que le projet initial soit "abandonné", refusent d’apporter "pour l’instant" leur soutien à l’alternative consistant à construire d’autres retenues.

"Nous demandons de nouvelles études et nous estimons qu’il sera démontré qu’aucun ouvrage ne sera nécessaire", a ainsi déclaré à l’AFP Ben Lefetey, porte-parole du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet. Les opposants estiment en effet que les besoins en irrigation peuvent être satisfaits en utilisant les retenues collinaires existantes, des ouvrages de stockage d’eau construits par les agriculteurs eux-mêmes, et remplis par les eaux de ruissellement ou de pompage. S’il est prouvé que les besoins en eau ne peuvent pas être satisfaits par les retenues déjà construites, "alors, il faudra discuter d’un possible ouvrage". "Mais il faudra que ce soit le moins impactant pour l’environnement. Sinon, nous nous réservons le droit d’utiliser des recours en justice", conclut-il.

Irrigation et “projet de territoire”

Il faut revenir en arrière, en amont du drame de Sivens, pour comprendre ce qui s’y joue aujourd’hui. En 2010 un bras de fer oppose les irrigants au gouvernement Fillon, qui devait, après le Grenelle de l’environnement, en application de la loi sur l’eau du 30 décembre 2006, et en cohérence avec la mise en oeuvre de la Directive cadre européenne sur l’eau (DCE), mieux encadrer l’usage de l’eau en agriculture.

En 2011, la présidentielle approche, Nicolas Sarkozy lâche que “l’environnement ça commence à bien faire”… NKM élabore un programme de relance de l’irrigation. Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture prépare deux décrets qui réouvrent en grand les vannes, en autorisant le financement des barrages et retenues collinaires sur fonds publics, sous couvert “d’adaptation au changement climatique”. Les décrets sont publiés au JO par François Fillon le dimanche du second tour de la présidentielle qui consacre la victoire de François Hollande… Peu après sa nomination comme ministre de l’Ecologie, Delphine Batho établit un moratoire sur ces deux décrets, et refuse d’accorder une dérogation au projet de Sivens, qui était opportunément ressorti des cartons, à la faveur du plan “Sarkozy-Fillon-NKM-Le Maire” de relance de l’irrigation.

Mais, sous la pression de la FNSEA, Jean-Marc Ayrault réouvre le dossier dès novembre 2012, et confie la réalisation d’un rapport à Philippe Martin, alors député et président du Conseil général du Gers.

Le “rapport Martin”, entièrement rédigé par un certain Philippe Quévremont, Ingénieur des Ponts et des eaux et Forêts, membre du CGEDD, qui avait déjà signé fin 2011 un précédent rapport qui prônait la relance massive de l’irrigation dans tout le Sud-Ouest, est remis à Jean-Marc Ayrault le 5 juin 2013. Il dissimule la réouverture des vannes de l’irrigation en la déguisant sous l’appellation de “projet de territoire pour la gestion équilibrée de la ressource en eau”.

Le Comité national de l’eau, organe central des turpitudes du Lobby de l’eau, crée un groupe de travail ad hoc qui a pour mission de valider la nouvelle doctrine pro-irrigation, sous cette appellation fallacieuse de “projet de territoire”. Une démarche cruciale car c’est cette nouvelle “doctrine” qui doit permettre à la France de se justifier, en cas de contentieux européen, à l’heure où les irrigants, dans toute la France, exigent la construction de centaines de nouveaux ouvrages.

Entretemps de nombreuses ONG de défense de l’environnement, au premier rang desquelles FNE, dénoncent le rapport Martin, qui a surtout permis d’enterrer en grande pompe un autre rapport, qui venait lui aussi d’être tout juste adopté par le Conseil économique social et environnemental (CESE), et qui prônait une toute autre approche de l’usage de l’eau en agriculture, puisqu’il défendait un nouveau modèle agricole respectueux de l’environnement…

Philippe Martin succède à Delphine Batho le 4 juillet 2013. Sa première décision officielle, un décret publié au JO le 15 juillet, repousse de deux ans la date-butoir à laquelle les irrigants devaient avoir créé des Organismes uniques, censés faciliter une meilleure régulation de l’usage de l’eau en agriculture…

Rebaptisé “Partager la ressource en respectant les milieux naturels aquatiques”, le concept de “projet de territoire” resurgit dans un document de 6 pages rédigé par des haut-fonctionnaires du ministère de l’Agriculture en juin 2013, document qui va cadrer les débats de la table ronde sur l’eau qui se tiendra à la 2ème Conférence environnementale les 20 et 21 septembre 2013, au palais d’Iéna à Paris.

Les 60 participants à cette table ronde, désignés par le gouvernement, qui n’auront chacun que deux minutes pour s’exprimer, dont de nombreux représentants de la FNSEA et de l’APCA, sont invités à valider le concept de “projet de territoire”. Le compte-rendu de la table ronde est repris dans un document publié trois jours plus tard sur le site internet de Matignon, document qualifié de “Feuille de route de la 2ème Conférence environnementale”.

C’est en s’appuyant sur ce document, sans aucune valeur légale, que Philippe Martin, reprenant le concept de “Projet de territoire pour la gestion équilibrée de la ressource en eau” dans un courrier qu’il adresse aux directeurs des Agences de l’eau le 11 octobre 2013, met un terme au moratoire de Delphine Batho.

Son courrier autorise en effet les agences de l’eau à financer à nouveau des projets de barrages er de retenues collinaires, sous réserve qu’ils répondent aux caractéristiques des “projets de territoires” définies par le véritable auteur du rapport Martin, Philippe Quévremont, orientations reprises par les hauts-fonctionnaires du ministère de l’Agriculture, favorables à l’irrigation, qui ont préparé la table-ronde sur l’eau de la Deuxième conférence environnementale, co-présidée par Pascal Canfin (qui y déclarera benoitement qu’il n’y connait rien !) et… Stéphane Le Foll.

Ensuite le groupe de travail ad hoc du Comité national de l’eau va “figer” ces préconisations, qui vont devenir les tables de la loi, et faire figure de nouvelle doctrine française pour l’usage de l’eau en agriculture, à la plus grande joie de la FNSEA…

Et c’est donc cet intense lobbying qui permet de relancer de manière accélérée à la fin de l’année 2013 la construction du barrage de Sivens, enlisé depuis la fin 2012 après le refus de Delphine Batho d’autoriser le lancement des travaux par dérogation.

L’Europe s’en mêle

On ne l’apprendra qu’après le drame, mais l’action de l’eurodéputée EE-LV Catherine Grèze, évoquée dans Le Monde le 19 novembre, puis dans Reporterre le 20 novembre 2014, établit sans équivoque la responsabilité du gouvernement dans le drame de Sivens

Dès 2011, bien avant que le projet contesté de barrage ne fasse l’actualité, alertée par les premiers opposants qui le combattent, Catherine Grèze interpelle la Commission européenne, l’alertant sur les innombrables manquements du dossier. Interpellations qu’elle va réitérer à six reprises jusqu’en 2014.

En novembre 2013 la Commission interpelle la France, dans le cadre d’une procédure pré-contentieuse EU-Pilot, et lui demande de lui apporter toutes les garanties que le projet respecte les réglementations française et européenne. Par l’intermédiaire du Secrétariat général aux affaires européennes (SGAE), rattaché à Matignon et compétent en la matière, la France répond quatre mois plus tard à la Commission, et lui adresse un memorandum de huit pages, en défense du projet, daté du 7 mars 2014.

Le 28 juillet 2014, la Commission européenne notifie au gouvernement français qu’elle considère que ses réponses n’apportent pas les garanties du respect des directives européennes. Ce qui ouvre la porte à une procédure d’infraction.

Cette procédure, plus que probable dès le mois d’août 2014, à la lumière de la réponse de la Commission, rendrait impossible le financement européen du projet qui représentait plus de 2 millions d’euros, soit 21 % du financement global du projet de barrage.

L’attitude du gouvernement apparaît rétrospectivement totalement scandaleuse, puisqu’il était non seulement parfaitement informé qu’une procédure de pré-contentieux instruite par la Commission avait toutes les chances d’aboutir, mais qu’il aura nécessairement défendu ce projet dans la note adressée le 7 mars 2014, via le Secrétariat aux affaires européennes, directement rattaché à Matignon, aux services de la Commission.

Rappelons que le périmètre et la composition du « gouvernement de combat » de M. Manuel Valls n’ont été rendus publics que le 1er avril 2014. Jusqu’à cette date le ministère de l’Écologie, dont les services ont obligatoirement été saisis pour alimenter la réponse adressée le 7 mars 2014 par le Secrétariat aux affaires européennes à la Commission, était dirigé par un certain... Philippe Martin.

De fait, après le drame, la Commission européenne annonce, le 26 novembre 2014, l’ouverture d’une procédure d’infraction contre la France pour non-respect de la législation européenne dans le cadre du projet de barrage de Sivens. Déclarant que « sur la base des informations dont elle dispose, les autorités françaises ont lancé le projet nonobstant la détérioration de l’état écologique de la masse d’eau qu’il est susceptible d’entraîner. »

Le piège

La crise provoquée par le drame de Sivens dépasse dès lors très largement les rives du Tescou et le département du Tarn.

Le gouvernement doit trouver une issue à l’affaire de Sivens, qui continue localement à exacerber les tensions, puisqu’aucun consensus n’a pu se faire jour autour d’une alternative acceptable par les pro et les anti-barrages.

Mais le véritable enjeu est ailleurs. La Commission européenne a engagé une procédure contentieuse contre la France dans l’affaire de Sivens. La France doit apporter une première réponse à la Commission avant la fin du mois de janvier 2015.

Idéalement il faut pouvoir faire valoir auprès de la Commission qu’une solution satisfaisant aux contraintes de la DCE a été acceptée localement par toutes les parties prenantes, c’est le motif du communiqué de Ségolène Royal du 16 janvier, de la réunion organisée à Albi le lundi 19 janvier, puis du vote de l’assemblée délibérante du Conseil général du Tarn qui est annoncé avant la fin janvier.

Beaucoup plus important, le Comité national de l’eau a examiné dès le 9 décembre une nouvelle version, considérablement amendée (en bien…), du texte dédié aux “Projets de territoire pour la gestion quantitative de l’eau en agriculture”, qui n’a encore aucune valeur légale, puisqu’il devra être adopté en séance plénière par le CNE, avant de se transformer en arrêté, décret ou circulaire, qui établiront légalement la nouvelle doctrine française en matière d’irrigation…

Or ce texte du 9 décembre examiné par le CNE met à bas la doctrine “Quévremont-Martin”, favorable à l’irrigation à outrance, et définit de très nombreux critères qui permettraient, s’ils étaient réellement mis en oeuvre, de procéder à l’aggiornamento que la France aura mis vingt ans à réaliser.

PDF - 45.3 ko
Le nouveau "Projet de territoire pour la gestion de la ressource en eau", CNE, 9 décembre 2014

L’enjeu de la sortie de crise de Sivens est donc bien national. Il emporte, au terme d’un conflit violent au sein même des différentes instances concernées des ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie, l’imposition d’une nouvelle doxa, qui va bien au-delà de l’usage de l’eau en agriculture, puisqu’elle revient à promouvoir aux forceps un nouveau modèle agricole, davantage respectueux de l’environnement, comme en témoigne le document élaboré par les associations qui ont participé aux travaux de la mission d’expertise, qui privilégie une approche du "territoire" axée sur de nouvelles pratiques agricoles. Un pied de nez qui doit beaucoup à la présence dans la délégation de FNE national de Florence Denier-Pasquier, sa vice-présidente, et ex-rapporteuse du Rapport du CESE, qui avait été prestement enterré par le rapport "Quévremont-Martin" à l’été 2013...

Dans la foulée, une nouvelle mission d’expertise CGEDD-CGEEAAR va revoir de fond en comble les fonadamentaux de la gestion de l’eau en agriculture dans le grand Sud Ouest, au regard de la nouvelle doctrine française en voie d’adoption (forcée)…

La sortie de crise de Sivens conditionne dès lors pour une bonne part l’avènement, ou non, d’un “aggiornamento” lourd de conséquences que la FNSEA refuse évidemment, tandis que l’ensemble des associations participant à la concertation mettaient solennellement en garde contre la tentation d’un deuxième passage en force, dans un communiqué commun, publié le lundi 19 janvier 2015 dans la matinée, avant la rencontre prévue à la Préfecture d’Albi.

PDF - 138.3 ko
Le communiqué commun des associations, 19-01-15

SIVENS/TESTET : le dossier d’Eaux glacées

- Barrage de Sivens : letter d’un opposant à la Préfète du Tarn

Les eaux glacées du calcul égoïste, 4 juillet 2014

- Barrage de Sivens : la faute de Ségolène Royal

Les eaux glacées du calcul égoïste, 11 septembre 2014

- Barrage de Sivens : Ségolène Royal écarte l’un des deux experts pro-irrigation

Les eaux glacées du calcul égoïste, 12 septembre 2014

- La lutte de Sivens : le film

Les eaux glacées du calcul égoïste, 18 septembre 2014

- SivensTestet : grand pique nique à proximité de la zone humide le dimanche 21 septembre à midi

Les eaux glacées du calcul égoïste, 20 septembre 2014

- Sivens/Testet : la mobilisation s’enracine

Les eaux glacées du calcul égoïste, 1er octobre 2014

- Sivens/Testet : déjà 49 et 43 jours de grève de la faim

Les eaux glacées du calcul égoïste, 14 octobre 2014

- Sivens/Testet : nouvelles mobilizations avant la grande manifestation des 25 et 26 octobre

Les eaux glacées du calcul égoïste, 20 octobre 2014

- Sivens/Testet : une semaine de silence

Les eaux glacées du calcul égoïste, 30 octobre 2014

- Sivens/Testet : la face cachée de l’iceberg

Les eaux glacées du calcul égoïste, 31 octobre 2014

- Sivens : lettre ouverte à Thierry Carcenac, par Benoit Biteau

Les eaux glacées du calcul égoïste, 3 novembre 2014

- Jean Pierre Darré, l’homme qui a manqué à Sivens/Testet

Les eaux glacées du calcul égoïste, 7 novembre 2014

- Sivens : le compte n’y est pas

Les eaux glacées du calcul égoïste, 12 novembre 2014

- Sivens, le Gers et le Rajasthan

Les eaux glacées du calcul égoïste, 14 novembre 2014

- Sivens/Testet : Henri Chevalier, trente ans de combat pour l’eau dans le Sud-Ouest

Les eaux glacées du calcul égoïste, 16 novembre 2014

- Sivens/Testet : une thèse extraordinaire qui éclaire le conflit

Les eaux glacées du calcul égoïste, 16 novembre 2014

— Sivens/Testet : la Commission européenne étudierait le lancement d’une procedure d’infraction

Les eaux glacées du calcul égoïste, 19 novembre 2014

— Sivens/Testet : la Commission européenne lance une procedure d’infraction

Les eaux glacées du calcul égoïste, 26 novembre 2014

- Après Sivens, revoir "Pour quelques grains d’or

Les eaux glacées du calcul égoïste, 7 janvier 2015

- "Sivens Act" ou nouvelle donne ?

Les eaux glacées du calcul égoïste, 18 janvier 2015

 

impression
2015-01-07
VAGUES
par Marc Laimé, mercredi 7 janvier 2015 @ 09:22

 

Diffusé en 2009, ce film de 52 minutes de David Briffaud et Fabien Mazzoco, produit par Lilith Production, pointait déjà avec une acuité remarquable les dérives de la logique productiviste qui a promu à outrance la culture du maïs irrigué.

 

« La France produit et exporte du maïs. En été, cette culture consomme jusqu’à 80% des réserves d’eau et assèche les rivières. Les réserves de substitutions qui prélèvent l’eau l’hiver sont-elles une solution ? N’y a-t-il pas d’alternative à cette culture et à cette agriculture intensive ? 
À travers le portrait de deux agriculteurs, l’un, céréalier en Vendée en GAEC à quatre associés sur 500 hectares, dont 120 de maïs irrigué, l’autre en Charente-Maritime reconvertissant 140 hectares en polyculture et élevage bio, ce film pose le problème de la politique agricole du "tout maïs" et de ses conséquences économiques et écologiques.

« La culture du maïs vaut-elle le prix à payer en termes d’épuisement des ressources en eau et de pollution ? Certains, qu’ils soient agriculteurs, citoyens ou associations, doutent que les solutions proposées soient les bonnes dès que la logique productiviste n’est pas remise en cause.

« La rivière du Mignon, en Charente-Maritime, est asséchée : une situation qui est devenue chronique à cause des prélèvements opérés pour arroser le maïs au détriment du milieu naturel. 
Le maïs est cultivé depuis le 15e siècle en France, en Aquitaine et en Alsace. Les maïs hybrides ont permis d’étendre ces cultures à d’autres zones. La culture du maïs est destinée à l’alimentation des animaux d’élevage. LA PAC en 1992 a mis en place des primes à l’hectare, en particulier pour les cultures irriguées. Or, l’irrigation en été consomme 80% des ressources en eau et, en France, ce sont la moitié des zones humides qui ont été asséchées en 30 ans. La culture du maïs contribue aussi au lessivage des terres et à la pollution des rivières par les intrants.

« En octobre 2000, la Directive Cadre Européenne sur l’eau impose à la France de retrouver un "bon état des eaux et des milieux aquatiques" d’ici 2015. Si l’eau vient à manquer l’été, on peut la récupérer l’hiver : l’eau est partout et pour tout le monde, et la crue dérange. La solution consiste alors à construire des bassins pour les réserves de substitution avec l’eau prélevée en hiver. En 2008, la crise de l’ostréiculture révèle la mauvaise santé des eaux. Le 31 janvier 2008, l’Europe a condamné la France pour violation répétée de la réglementation sur la qualité des eaux potables dans trois départements : les Deux-Sèvres, la Vendée et la Charente-Maritime.

« Pourtant la logique d’agriculture intensive n’est pas stoppée. Les subventions pour les réserves d’eau alimentent la course au stockage de l’eau et "l’artificialisation" du milieu, alors que le financement à 70% des réserves d’eau de substitution pour maintenir la culture du maïs crée une dette pour 20 ans !

« Face au problème, la résistance citoyenne s’organise et certains agriculteurs en sont partie prenante. Le sorgho, la luzerne peuvent être utilisés pour l’élevage, mais ces cultures ne sont pas favorisées car le poids du lobby "Monsanto," dont l’activité est exclusivement tournée vers le maïs, est très fort. Les céréales sont cotées en bourse et souvent destinées à l’exportation.Les règles sont définies au plan mondial avec une démarche de spécialisation des zones de production. C’est ainsi que les céréales se croisent (exportation de maïs et importation de soja, par exemple).

« Il y a actuellement 6,7 milliards de personnes sur la planète et en repensant les systèmes de production (conversion en agriculture bio notamment), on pourrait en nourrir 9 milliards (Source : FAO). Hélas, aucune mesure n’est prise pour renverser la situation : le maïs passe pour assurer le meilleur revenu et explique le choix que font les agriculteurs, les aides allant prioritairement aux cultures irriguées et à la constitution de réserves d’eau.

« Avec une sensibilité certaine à la beauté de la nature, ce documentaire révèle les contradictions que doit affronter le monde agricole et dégage avec clarté les enjeux majeurs. »

Avec la participation de :

- Claude Poitiers, agriculteur céréalier en Vendée, en GAEC à 4 associés, sur 500 hectares dont 120 de maïs irrigué.

- Julien le Guet, animateur nature batelier dans le Marais Poitevin.

- Marc Benoît, agronome, directeur de recherche à l’INRA.

- Benoît Biteau, agriculteur en Charente-Maritime, en reconversion en polyculture et élevage biologique sur 140 hectares.

- Luc Servant, président de la Chambre d’agriculture de Charente-Maritime. 

- Patrick Picaud et Claude Matard, Association Nature Environnement 17 (La Laigne).

- Michel Bertin, ostréiculteur, Bassin de Marennes d’Oléron. 

- Michel Barnier, ancien ministre de l’Agriculture.

- Christine Dumont, habitante du Marais Poitevin.

- François-Marie Pellerin, Ingénieur géologue - CORDE Marais Poitevin.

Commander le DVD du film sur le site de Voir et Agir (12 euros).

SIVENS/TESTET : le dossier d’Eaux glacées

- Barrage de Sivens : letter d’un opposant à la Préfète du Tarn

Les eaux glacées du calcul égoïste, 4 juillet 2014

- Barrage de Sivens : la faute de Ségolène Royal

Les eaux glacées du calcul égoïste, 11 septembre 2014

- Barrage de Sivens : Ségolène Royal écarte l’un des deux experts pro-irrigation

Les eaux glacées du calcul égoïste, 12 septembre 2014

- La lutte de Sivens : le film

Les eaux glacées du calcul égoïste, 18 septembre 2014

- SivensTestet : grand pique nique à proximité de la zone humide le dimanche 21 septembre à midi

Les eaux glacées du calcul égoïste, 20 septembre 2014

- Sivens/Testet : la mobilisation s’enracine

Les eaux glacées du calcul égoïste, 1er octobre 2014

- Sivens/Testet : déjà 49 et 43 jours de grève de la faim

Les eaux glacées du calcul égoïste, 14 octobre 2014

- Sivens/Testet : nouvelles mobilizations avant la grande manifestation des 25 et 26 octobre

Les eaux glacées du calcul égoïste, 20 octobre 2014

- Sivens/Testet : une semaine de silence

Les eaux glacées du calcul égoïste, 30 octobre 2014

- Sivens/Testet : la face cachée de l’iceberg

Les eaux glacées du calcul égoïste, 31 octobre 2014

- Sivens : lettre ouverte à Thierry Carcenac, par Benoit Biteau

Les eaux glacées du calcul égoïste, 3 novembre 2014

- Jean Pierre Darré, l’homme qui a manqué à Sivens/Testet

Les eaux glacées du calcul égoïste, 7 novembre 2014

- Sivens : le compte n’y est pas

Les eaux glacées du calcul égoïste, 12 novembre 2014

- Sivens, le Gers et le Rajasthan

Les eaux glacées du calcul égoïste, 14 novembre 2014

- Sivens/Testet : Henri Chevalier, trente ans de combat pour l’eau dans le Sud-Ouest

Les eaux glacées du calcul égoïste, 16 novembre 2014

- Sivens/Testet : une thèse extraordinaire qui éclaire le conflit

Les eaux glacées du calcul égoïste, 16 novembre 2014

- Sivens/Testet : la Commission européenne étudierait le lancement d’une procedure d’infraction

Les eaux glacées du calcul égoïste, 19 novembre 2014

- Sivens/Testet : la Commission européenne lance une procedure d’infraction

Les eaux glacées du calcul égoïste, 26 novembre 2014

- Après Sivens, revoir "Pour quelques grains d’or

Les eaux glacées du calcul égoïste, 7 janvier 2015

 

 

 

Source : www.eauxglacees.com

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans ZAD du Testet - Barrage de Sivens
commenter cet article
17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 15:16

 

Source : www.reporterre.net


 

Sivens : projet initial abandonné, mais rien n’est fini

Grégoire Souchay (Reporterre)

samedi 17 janvier 2015

 

 

 

Vendredi 16 janvier, la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal a annoncé que « la réalisation du projet initial de barrage à Sivens n’est plus d’actualité. » Mais l’idée de barrage n’est pourtant pas abandonnée sur la zone de Sivens.


Après deux mois de tergiversations, de tentatives de conciliations de points de vues contradictoires, de pressions de la part des tenants du projet de barrage, le ministère de l’Ecologie a donc fini par trancher a minima. La situation était pourtant bloquée depuis le 19 décembre dernier, lorsque les responsables agricoles locaux avaient quitté la table des négociations arguant que « seul le projet initial pourra répondre à tous les besoins ».

Mais ce 16 janvier 2015, c’est désormais acté : le projet initial de barrage de 1,5 millions de mètres cube d’eau et d’un coût de 8,4 million d’euros « n’est plus d’actualité ». Ce communiqué du ministère de l’Ecologie fait suite à la remise hier matin, 16 janvier, d’un second rapport d’expertise sur le « projet de territoire du bassin du Tescou ».

Ce rapport propose deux scénarii alternatifs au projet initial :

soit « un réservoir réduit sur le site de Sivens, de préférence celui situé 330 m en amont du projet initial » d’un volume de 750 000 m3 (à 10% près), soit la moitié du volume prévu à l’origine ;

soit un assemblage entre plusieurs retenues latérales dont une en amont du site de Sivens, toujours sur le Tescou, et une retenue collinaire sur le ruisseau de Bayssière, en aval (page 56-57 du rapport).


- La retenue envisagée ne limiterait que modérément l’emprise sur le milieu -

Les experts ont pris leurs précautions en soulignant que « les impacts [d’un nouvel ouvrage] sur l’hydrologie, les milieux aquatiques et naturels ont été étudiés, semblent localisés et réduits, mais doivent être développés dans une étude d’impact complète ».

Seulement vingt-deux agriculteurs intéressés par le barrage

Ce rapport permet également d’en savoir plus sur les potentiels bénéficiaires du projet. Sur 180 lettres envoyées à des exploitants locaux, les experts n’ont eu qu’une trentaine de réponses. Parmi elles, seuls 22 exploitants, qu’ils soient ou non déjà équipés d’une retenue collinaire, se déclarent demandeurs d’une allocation de ressource supplémentaire.

Dans son communiqué, la ministre a indiqué avoir «  examiné ces propositions avec le président du Conseil général du Tarn, Thierry Carcenac, et les ai validées. » Elle ajoute : « Le président du conseil général m’a fait part de son intérêt pour ces nouveaux projets qui reconnaissent le besoin d’eau pour l’irrigation dans le bassin et m’a indiqué sa volonté d’organiser un débat dès la prochaine session de l’assemblée départementale sur la base de ces deux scénarios. La réalisation du projet initial n’est de ce fait plus d’actualité. »

À cette annonce, la FDSEA du Tarn a réagi par la voix de Philippe Jougla : « Rayer d’un trait de plume le projet pose des soucis : qui va payer les entreprises contractées ? Et ça veut dire qu’on est reparti pour quatre ou huit ans d’études, sans aucune garantie qu’il n’y ait pas encore une fois des zadistes ».

Le Conseil général du Tarn, fidèle à son analyse, n’a vu dans le rapport qu’une « reconnaissance sans ambiguïté d’un réel besoin en eau dans la vallée du Tescou » et une confirmation qu’« un ouvrage sur le site de Sivens est nécessaire ».

Chez les opposants, on se garde bien de crier victoire. « D’abord parce qu’après tout ce qui s’est passé et la mort de Rémi Fraisse, ça ne pourra jamais être une réelle victoire », explique Ben Lefetey, porte parole du collectif Testet. Ensuite, parce que pour l’heure rien n’est sûr sur la suite des évènements : « Tout dépendra de la capacité des promoteurs du barrage à jouer le jeu du dialogue ».

Néanmoins, il se déclare « satisfait que l’abandon du projet soit enfin annoncé publiquement ». Si « les experts ont réalisé un travail sérieux et entamé une vraie démarche de compréhension du territoire dans son ensemble », il estime que ceux-ci « sont allés un peu vite en besogne » avec leurs deux scénarii, qui « sous-estiment fortement le potentiel des réserves en eau dans les retenues collinaires existantes », selon lui.

Sur la zone et dans la ZAD, cette annonce va certainement susciter de nombreux questionnements. L’éventualité d’une digue, même réduite, à 330 mètres de la zone actuelle du chantier, semble difficilement acceptable compte tenu de l’installation massive et durable des zadistes. Certains voient déjà là une « entourloupe de plus » ou une « tentative de faire passer le projet en force dans quelques mois ». Moins nombreux, mais toujours aussi déterminés, les zadistes appellent à nouveau ce samedi à une nouvelle journée de consolidation des campements existants et de construction de nouvelles cabanes.

Huit mois d’étude puis huit mois d’enquête publique

Pour eux, le péril du chantier s’éloigne désormais considérablement. Quelle que soit la solution envisagée, les experts préconisent huit mois de travail pour les études puis la même durée pour une éventuelle nouvelle enquête publique en cas de construction d’un nouvel ouvrage...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans ZAD du Testet - Barrage de Sivens
commenter cet article
16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 22:09

 

Info reçue par mail

 

 

>

Le projet initial est enfin abandonné !

 

>  

La Ministre Ségolène Royal a annoncé aujourd'hui

que "la réalisation du projet initial n’est plus d’actualité".

>  

 

Le deuxième rapport des experts a été rendu public

(le télécharger)

 

La Ministre a ensuite publié un communiqué de presse

(le télécharger)

>  

De notre côté, la Confédération Paysanne nationale et du Tarn, FNE, FNE Midi-Pyrénées, le Collectif pour la Sauvegarde de la zone humide du Testet et Nature Midi-Pyrénées avons publié une note de 15 pages faisant état de notre position commune dans la perspective du rapport des experts

(mais rédigée avant la publication de leurs rapports)

>  

(télécharger notre position commune)

>  

> Le Collectif a déjà réagi auprès de l'AFP dont la dépêche a été reprise sur plusieurs médias dont la Dépêche du Midi.

>  

> Réaction du CG 81  et des Chambres d'agricultures 81 et 82

>  

> Voir également l'article dans Libération qui indique :

> «La décision de Ségolène, c’est de la foutaise complète, s’emporte Patrick Lombrail, représentant de la FDSEA dans le Tarn-et-Garonne. Elle ne fait que protéger ces bons à rien de zadistes.» L’homme dit réfléchir à des actions«dès lundi» : «On ne peut pas laisser faire ça.»

>  

> Les experts présentent le rapport lors d'une réunion lundi matin en préfecture. Le Collectif diffusera un communiqué lundi après l'analyse du rapport.

>  

> Bon WE !

 

 


Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans ZAD du Testet - Barrage de Sivens
commenter cet article
16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 17:08

 

 

Source : www.mediapart.fr


Barrage Sivens : le «projet initial» n’est «plus d’actualité»

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

Ségolène Royal a validé les conclusions d'un rapport d'expert proposant de remplacer le projet initial par d'autres solutions.

 

« La réalisation du projet initial » de barrage à Sivens, dans le Tarn, n’est « plus d’actualité », a annoncé vendredi 16 janvier Ségolène Royal après la remise d’un rapport concluant que celui-ci « n’apparaît pas comme la solution la plus adaptée ».

Dans leur rapport (voir ci-dessous), les deux experts Nicolas Forray et Pierre-Alain Roche estiment, notamment, que le projet controversé est « d’un volume presque deux fois supérieur à cet objectif ». De plus, « son remplissage est problématique à l’échelle du petit bassin versant contrôlé ». Ils proposent, explique le ministère de l’écologie, de remplacer le projet initial par deux solutions :

« - un réservoir dans l’emprise initiale, plus modeste, 300 m à l’amont, avec un bras de contournement permettant d’assurer la continuité du cours d’eau,
- une alternative comprenant un ensemble de trois retenues latérales ou collinaires, une à Sivens, une sur le ruisseau de Bayssière et une dans la vallée, sur des sites identifiés entre Salvagnac et Beauvais/Tescou. »

Ségolène Royal affirme, dans son communiqué avoir « examiné ces propositions avec le président du Conseil général du Tarn, Thierry Carcenac » et les avoir « validées ».

- Le rapport

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans ZAD du Testet - Barrage de Sivens
commenter cet article
15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 17:22

 

Source : tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

 

Bouilles Hebdo du 12 au 18 janvier 2015

Mis en avant

À venir ce week-end : samedi 17, Sivens droit devant ! à 14 h à la Métairie. Notez également sur votre agenda, le samedi  24, l’inauguration de l’Amassada à St-Victor et Melvieu (12) ! Et en attendant:

Mercredi  14 :

20150110_105736 20150110_105826zad-partout

 

 

Mardi 13 :

 

 

 

 

 

sur la D999 +á mi-chemin entre Gaillac et Montauban (2)

Des menaces…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 12 :

  • Appel par l’AG des Bouilles à un « Sivens droit devant » samedi prochain,17 janvier à 14h
  • Nouvelle page Amassada, contre un projet de mega-transformateur en Aveyron par RTE, avec l’affiche pour l’inauguration le 24 janvier.
  •  On commence la semaine par les voeux de l’association les Ami.e.s des Bouilles, qui collecte les dons pour aider la lutte. C’est surtout un prétexte pour nous donner des nouvelles alors que l’assoc’ trouve son rythme de croisière et nous  expliquer comment elle agit…Merci les ami.e.s !

Voici le texte : « Les ami.e.s des Bouilles vous souhaitent une bonne année 2015, une année sans barrage à Sivens et avec une montée des contestations citoyennes contre tous les projets nuisibles et imposés !

Ces courts vœux sont aussi pour nous l’occasion de vous dire un mot quant aux actions que nous avons menées les derniers mois de 2014, suite à la constitution officielle de l’association à la mi-septembre, en attendant que cela soit rapporté de manière plus complète sur un site internet dédié encore en construction.

Lire la suite

Publié dans Infos générales | Une réponse

[Samedi 17 janvier] Sivens droit devant

Sivens droit devant.

Que le projet de barrage soit abandonné ou que le chantier reprenne, l’ avenir de Sivens, des lieux et de ses occupants dépend

de notre capacité à mobiliser

tous les acteurs d’un projet de vie alternatif sur le site.

Tous ceux qui sont volontaires

pour cultiver,
pour construire des lieux et des équipements permettant l’autonomie
pour animer des ateliers
pour faire découvrir des lieux, sa faune et sa flore
pour participer à la restauration de ce vaste chantier
pour partager un savoir.

C’est en vivant positivement sur Sivens que nous convaincrons de la justesse de notre combat.

Une réunion se propose de mettre en lien tous les volontaires de ce vaste chantier
Samedi 17 janvier à 14h à Sivens

Publié dans Évenements / Actions | Mots-clefs : , , , , , , | Laisser une réponse

Matière à réflexion : un billet du Maire d’Avignonet-Lauragais (31)

 

Nous publions ce billet du Maire d’Avignonet-Lauragais, paru dans le journal municipal début janvier, à destination du millier d’habitants que cette commune de Haute-Garonne comporte (texte également en format PDF). Les bouilles sont des passeurs d’informations, ce Maire souhaite aborder le sujet des ZAD avec ses habitants.


Le Billet du Maire (Com’Info janvier 2015, Avignonet-Lauragais)

Et si c’était tout le système démocratique qui partout dans le monde était en panne ?

La Tunisie, 50% de jeunes composent sa population et 50% de ces jeunes ne votent pas ! Ils ont pourtant une république nouvelle à consolider pour l’éloigner de l’extémisme religieux.

La Hongrie, pouvoir confisqué par l’extrême droite qui, jour après jour, dresse par la Loi une barrière antidémocratique privant le peuple de tout recours.

La Syrie, un dictateur amène son peuple à la mort pour simplement garder un pouvoir qui ne signifie plus rien.

Le Mexique, la Colombie, le Pérou où règne le cruel pouvoir des narcotrafiquants qui tuent, massacrent, violent sans se souciers des pouvoirs politiques soit corrompus, soit impuissants.

La Chine, la Corée du Nord, l’Arabie Saoudite, l’Algérie, la Russie, on pourrait allonger la liste à l’infini où toute démocratie (le pouvoir au peuple) est bafouée.

Et en France alors ? Les exemples se multiplient où un pouvoir parallèle se substitue au pouvoir démocratiquement élu. Ainsi s’insinue le poison qui mine les démocraties les mieux installées. A qui doit appartenir le pouvoir de faire ? A des élus démocratiquement élus ou à des groupuscules représentant une infime minorité ? Est-il sain que de grands projets d’infrastructures d’intérêt national ou régional mûrement réfléchis, bardés d’avis de nombreux experts soient ajournés, abandonnés ou remis en cause par d’infimes minorités relayées par un monde médiatique avide de ce genre de blocage ? Où est la démocratie dans ce genre de situation ?

Dans le passé national, nous avons connu l’anarchie et les anarchistes qui ont tenté de se substituer souvent par la violence au pouvoir démocratique. Nous avons connu le populisme, le poujadisme, le boulangisme, autant de concepts en « isme » qui s’abritaient quand même derrière une philosophie, une pensée.

Aujourd’hui, c’est l’écologie dévoyée de son corpus idéologique qui sert d’instrument aux minorités qui s’opposent aux décisions d’élus. Plus moyen de construire une autoroute, un aéroport, un lac, un tunnel, une tour, un parc éolien ou photovoltaïque, une ligne électrique haute-tension etc… etc… sans que se créent aussitôt des « collectifs » pour défendre un oiseau, une grenouille, une herbe, une zone humide rejetant les élus dans le camp des pollueurs, des destructeurs, des ignorants. Par la magie de l’Internet et par les ravages du chômage, ces « collectifs » forts d’une vingtaine de membres se retrouvent par de simples clics sur la toile des centaines à se retrouver sur un site pour mener la lutte.

La faiblesse des élus, les atermoiements du pouvoir font, qu’en France, il est désormais impossible de mener à son terme un grand projet d’infrastructure. Jusqu’où cela ira-t-il ? Mystère. Méfions-nous quand même que ne se situe pas là le lit le plus douillet de l’extrémisme de droite qui de tout temps a fait de l’autorité, de l’ordre ses plus efficaces agents électoraux.

Jean-François Pagès


Celles et ceux qui en ont envie peuvent répondre ici :

  • M. le Maire, Jean-François Pagès, Mairie, 31290 Avignonet-Lauragais
  • marie-avignonet(a) @range.be)wanadoo.fr, et ou
  • mairie-avignonet-lauragais(a) @range.be)orange.fr. (on évite les adresses bien formées sur cette page web pour éviter que les robots spammeurs ne la chopent, donc remplacez tout ce qui est entre parenthèses par un @)

Si vous nous mettez en copie, on relaiera ci-dessous.


 

 

Source : tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans ZAD du Testet - Barrage de Sivens
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22