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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 22:33

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

Les zadistes de Sivens : « Rien n’est joué, pas question de perdre espoir »

21 mars 2015 / Isabelle Rimbert (Reporterre)
 

 

 

Sivens, pas plus que les autres Zad, ce n’est pas fini. Le mouvement des Zad est un enjeu crucial de l’époque, et le courage de ceux qui s’opposent aux destructeurs du monde est exemplaire. Deux semaines après l’expulsion de la zone de Sivens, voilà ce que disent les zadistes.

- Sivens, reportage

Depuis des mois, à Sivens, zadistes et associations tentent d’alerter sur les collusions entre le pouvoir politique, l’agrobusiness et le maintien de l’ordre. Après l’homicide par la gendarmerie, en octobre dernier, d’un jeune écologiste, Rémi Fraisse, les occupants de la Zad et les opposants au projet de barrage ont subi, au quotidien, les agressions des pro-barrages organisés en véritables milices, sous l’oeil passif des "forces de l’ordre"

Expulsés de la zone à défendre puis des communes environnantes, zadistes et militants n’en ont pas pour autant disparu. C’est là une des forces des Zad. Insaisissables, elles peuvent se désagréger sans dommage, pour se recomposer dans un autre espace temps. Paroles de zadistes :

Après la décision du Conseil Général du Tarn de construire un barrage sensiblement similaire au projet initial, la lutte est loin d’être finie pour les opposants. Et la "deuxième mi-temps" pourrait reprendre avec le « Printemps de Sivens », deux jours de mobilisation populaire attendus les 25 et 26 avril.

Comment voient-ils la situation ? Comment envisagent-ils la suite ? Rencontres avec des militants, trois jours après leur expulsion de la zone à défendre.


Laurent : « Un processus a été amorcé, et ils ne pourront plus l’arrêter »

« Je suis arrivé il y a un an et demi, ce qui m’a permis de faire des aller-retours très réguliers sur la ZAD du Testet. Aujourd’hui, le système impuissant à se débarrasser de nous est allé chercher son bras armé fasciste : des personnes qui profitent des réseaux FNSEA, et dont certains sont connus comme étant de l’extrême droite.

On n’est pas surpris de les voir maintenant traîner autour des barons. Dans cette histoire, nous sommes moins une menace pour l’Etat que pour le système que protège le gouvernement, et qui inclut des gros lobbies, notamment agricoles. Là on attaque une véritable mafia qui est très bien enracinée, avec des élus un peu partout. Ils faisaient ce qu’ils voulaient jusqu’à présent, sans qu’il y ait de réelle opposition.

Pour une fois, ces lobbies n’ont pas pu agir librement, et ils n’ont sans doute pas trouvé d’autres solutions que d’appeler les milices fascisantes, qu’on a vues à l’oeuvre : des intimidations et agressions en tous genres avec parfois la complicité de la gendarmerie (on a des exemples filmés de gendarmes qui protègent des exactions de pro-barrages). Je suppose et j’espère que la majorité des agriculteurs, y compris tarnais, ne cautionnent pas ce qui s’est passé...

Et pour la lutte contre le barrage, on est toujours là, car rien n’a changé. Contrairement aux apparences, ils ne se sont pas débarrassés de la Zad, ils ne s’en débarrasseront jamais. On discute, on se concerte, et dès qu’il y aura besoin de réoccuper, on réoccupera. Nous sommes en lien avec d’autres luttes : un processus a été amorcé, et ils ne pourront plus l’arrêter. Rien n’est fini à Sivens, et nous n’avons toujours pas l’intention de laisser faire ce barrage. »


Camille : « Imaginer des infrastructures qui créent du social et de l’humain »

« Je suis resté presque six mois sur la Zad à partir de février 2014. Puis J’ai fait un break, et je suis revenu en octobre. L’idée, pour moi, ce n’était pas d’occuper la zone de façon pérenne, parce qu’elle est trop petite, et sur le long terme, notre présence aurait été trop impactante pour l’environnement. Ce qu’on veut, c’est faire en sorte que ce projet de barrage soit abandonné.

Pour nous, ça va bien au-delà car il s’agit d’une lutte contre l’incohérence écologique et contre la corruption. J’avais l’espoir que notre détermination permette aux gens d’ouvrir les yeux sur les collusions entre le pouvoir politique en place et les entreprises. Il faut vraiment que la décision soit reconsidérée, le projet repensé. Les porteurs de projet vont devoir tout reprendre depuis le début, l’enquête publique, les études et tout le reste. Je crois encore qu’il est possible que ce barrage ne voit jamais le jour, malgré les pressions de syndicats agricoles. Qui, pour certains, donnent l’impression d’être instrumentalisés.

Je considère qu’on est dans une forme de victoire puisque les buts et les méthodes employées par les politiques pour imposer leur projet ont été mises au grand jour, même si encore trop peu de gens s’en rendent compte. C’est symbolique ce qu’on fait ici : s’en prendre aux gros projets anti-démocratiques. Ce qui m’intéresse, c’est d’imaginer des infrastructures qui créent du social et de l’humain, mais pas de la croissance. »


Gaël : « Un mélange politico-magouillard invraisemblable »

« Je suis venu dans la région il y a longtemps, et revenu avec des amis au mois de septembre 2014. Je n’imaginais pas la quantité de violence qu’il y avait autour de ce projet. Il y a eu la mort de Rémi Fraisse, puis l’escalade de pressions de la part des pro-barrages, adhérents de la FDSEA, des JA ou partisans du FN, et qui viennent là pour faire de l’activisme fascisant. On est dans un mélange politico magouillard invraisemblable.

Sur le projet lui-même, on s’est aperçus que c’était une sacrée mafia qui avait mis ça en place. Je retrouve une ambiance du terroir bien patriarcale. Ce que je souhaite, c’est que la lumière soit faite sur toutes les personnes qui ont commis des exactions à Sivens, et qu’on arrive à ouvrir un peu cette république et cette soi-disant démocratie à des voix qui sont loin d’être majoritaires.

Et que l’on commence enfin à respecter nos ressources premières que sont l’eau, la terre et l’air. Il faut mettre la pression pour que justice soit faite. Justice à tous les niveaux : social, environnemental, humain et politique. Mon but est de continuer à lutter : on est en vie, on a des convictions, et notre combat est légitime !

Ou alors il faudra que l’Etat trouve un moyen d’éradiquer tous les "djihadistes verts", tous les gens qui pensent que l’écologie est une chose incontournable pour que la planète ait une chance de survivre. »


Nadine et Pierre Lacoste : « Un gros gâchis humain et environnemental »

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Pierre et Nadine habitent à proximité immédiate de la Zad. Pierre est éleveur.

Pierre : « Tout ça est un gros gâchis humain et environnemental depuis le début : on veut faire un lac là où il n’en faut pas, avec de l’argent public, dans un projet inutile d’un autre siècle.

Et la semaine passée, on a vu, avec les pro-barrages, les rouages d’un système soutenu par des gens dont certains ne savaient même pas ce qu’ils défendaient, mais qui sont capables de tout. »

Nadine : « La FDSEA et les JA ont fait des actions complètement illégales : intimidations, agressions, violences, ont empêché les gens de sortir de chez eux, de circuler sur le routes, ils ont fait des contrôles au faciès, des contrôles d’identité. Le tout en présence de gendarmes qui ne faisaient strictement rien, sur ordre. Aujourd’hui, nous en sommes exactement au même point qu’avant la mort de Remi Fraisse. Avec les tensions en plus. »

Pierre : « Avant de voter quoi que ce soit, il aurait au moins fallu répertorier les agriculteurs qui ont réellement ces besoins en eau, savoir combien d’hectares ils veulent irriguer et pourquoi. Actuellement, c’est le grand flou. En réalité, ce barrage répond aux besoins d’une vingtaine d’exploitants et il ne serait d’aucune utilité pour ceux qui sont le long de la vallée.

Pour moi, la solution était de créer de retenues colinaires en rapport avec des besoins réels. En tant qu’éleveur, je défends une vision respectueuse de l’agriculture, de l’environnement, de l’humain, et j’aimerais que l’argent public soit mieux utilisé. Je veux pouvoir nourrir mes vaches avec du foin et de l’herbe sans avoir recours au maïs et aux compléments comme le soja. Ce projet, c’est aussi le risque de voir arriver dans la vallée la culture intensive du maïs semence. »

Nadine : « La suite de la lutte ? Pour nous rien n’a changé : pas de barrage à Sivens ! »


Rezée : « Rien n’est joué, pas question de perdre espoir »

« J’étais sur zone lors de l’expulsion. On ne s’attendait pas que ça puisse se passer comme ça. Bien sûr, on savait qu’il y avait beaucoup d’entraide et de liens entre les pro-barrages et la gendarmerie, mais là, ça a dépassé absolument toutes les limites. On a eu droit à des menaces de mort, et j’ai entendu de très nombreux récits d’agressions.

Nous, on ne lâchera rien, c’est certain. Mais j’espère surtout que ça va réveiller des gens. Ce qui se passe ici est totalement fou : on se croirait en 1940, on n’a même plus le droit de circuler en ville sans être traqués par deux camions de gendarmerie, même quand on se promène à trois ou quatre. Ce qui m’a le plus marquée cette semaine, c’est le mensonge des gendarmes avec un grand sang-froid. Ils osent dire que non, ils ne font rien d’illégal. La réalité, c’est qu’ils ont brûlé nos affaires et nos pièces d’identité pour nous reprocher ensuite de ne pas les avoir. Ils ont cassé tout ce qu’on pouvait avoir sur la Zad pour dire ensuite qu’on est sales, désordonnés…

Mais cette lutte m’a aussi montré que je ne suis pas seule à voir les choses telles qu’elles le sont réellement, ça fait du bien ! Ça me conforte dans mon engagement, et dans l’idée qu’il y a encore beaucoup à faire. Au final, toute ce qu’on a vécu pendant des mois a permis de montrer et de faire grandir notre détermination. Avec la solidarité, on peut arriver à changer les choses. Rien n’est joué, et il n’est pas question de perdre espoir. Pour la suite, il faut commencer par se reposer un peu après ce qu’on a vécu. Et continuer la lutte de plus belle. »


Hélios : « Continuer à faire de vraies rencontres »

« Je me suis installé sur la Zad le 25 octobre. La rencontre avec les agriculteurs ? A travers le prisme médiatique, on peut avoir l’impression que c’est un échec total. Le message véhiculé souvent, c’est : les zadistes-gauchistes-anarco-terroristes versus les agriculteurs. La réalité est différente : certains d’entre eux, syndiqués ou non, nous soutiennent. Peut-être les prémices d’un succès futur pour une rencontre avec des personnes qui, a priori, ne sont pas de notre côté. Certains ont pris la mesure de la situation sur le terrain, savent que ce projet est absurde pour de nombreuses raisons et que notre mouvement d’opposition est légitime.

Dans la presse, on lit que l’appareil de maintien de l’ordre est une machine puissante et bien organisée, qui a expulsé une trentaine de Zadistes à bout de souffle. Ma version, c’est qu’on fait peur à l’Etat, au vu de l’arsenal déployé. Car sous de nombreux aspects, le droit nous a donné raison. Les idées que nous défendons sont très fortes, notamment au niveau de la démocratie directe contre la démocratie représentative, et de l’autonomie contre une organisation généralisée de la dépendance...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

 

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 22:01

 

Source : https://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

Bouilles Hebdo du 16 au 22 mars

Mis en avant

Publié le mars 15, 2015

 

 

 

Mercredi 18 :

  • La commission spécialisée du Conseil National de la Transition Ecologique (CNTE) présidée par le sénateur Alain Richard et chargée, après la mort de Rémi Fraisse, de proposer des pistes de rénovation du débat public a reçu 13 membres et représentant-e-s de mouvements citoyens opposés à des projets inutiles et
    imposés. Bon, nous on croit pas trop à ce genre de trucs mais les docs sont intéressants : le communiqué de la coordination et surtout la plate-forme proposée par les « opposants » avec plein d’exemples intéressants. A regarder…
  • Et surtout (réservez la date !) :

 

Flash-Info

Mardi 17 :

 

 

Lundi 16 :

  • Une belle analyse pour commencer la semaine : Qui veut la peau des ZADs ?
    et des trucs à lire par ailleurs en revue de presse, témoignages ou à cocher sur son agenda
  • Du mouvement à Sivens (engins de chantier, GMs), la version du préfet, que l’on vérifiera :« J’ai été informé du fait que l’arrivée sur le site de SIVENS de matériel de chantier suscitait un certain émoi au sein des opposants laissant à penser que les travaux du barrage reprenaient. Il n’en est rien. Il s’agit avant tout de nettoyer le site des matériaux qui y ont été accumulés lors de l’occupation et de reboucher les douves qui avaient été établies autour de la base vie. Ces dernières représentent en effet un danger pour les personnes et n’ont plus aucune utilité. Par ailleurs, ces douves qui accumulent de l’eau directement en relation avec la nappe du Tescou seront rebouchées avec la terre extraite lors de leur creusement. Les travaux sont effectués sous le contrôle de la DTT. Les entreprises engagées ont fait l’objet d’une réquisition de ma part et agissent donc dans ce cadre uniquement. Par ailleurs, des travaux de rétablissement des lignes électriques et de la route vont être engagés prochainement. »
  • on reçoit une lettre à France 3 concernant sa couverture récente sur Sivens…
  •  

 

 

Source : https://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

 

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 17:04

 

Source : http://www.collectif-testet.org

 

Gaillac, 5 mars 2015 (12h30)

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Le Collectif Testet dénonce l’attitude de la FNSEA et du gouvernement

 

 

Alors que des FDSEA et JA mènent une grande opération illégale de répression contre des défenseurs de la zone humide du Testet et d’un autre modèle agricole, il importe de rappeler que c’est le passage en force du Conseil Général (CG) et du gouvernement en octobre 2013 qui a entraîné une occupation du site du chantier. Malgré tous les avis défavorables de scientifiques, de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques (Onema), de la commission d’enquêtes publiques, la Préfète avait alors signé les arrêtés autorisant le projet. Le gouvernement et le CG 81 ne tenaient pas compte des contre-expertises citoyennes ni de la demande de moratoire soutenues par des nombreux élus, associations et de la Confédération Paysanne.

 

Après les drames humains et écologiques découlant de ce passage en force appuyé par les forces de l’ordre, deux rapports d’experts très critiques sur le barrage de Sivens et la procédure d’infraction européenne ont donné raison aux opposants au projet. Le projet initial était bien largement surdimensionné (2 fois trop selon les experts, plus de 3 fois selon nos analyses), bénéficiant à peu d’agriculteurs (une vingtaine sur le parcours concerné à l’amont du Tescou), illégal au regard du droit de l’environnement et de la directive européenne sur l’eau et incompatible avec les financements européens FEADER.

 

Chacun sait que sans l’occupation du site dans des conditions de vie très difficiles, notamment la répression des pro-barrages et des forces de l’ordre, ce projet gaspilleur d’argent public pour l’intérêt d’une minorité serait sur le point d’être terminé. Il faut rappeler que le président du CG 81 (Thierry Carcenac) et la CACG (constructeur des barrages) avaient poursuivi le chantier du barrage de Fourogue fin 1997 malgré une décision de justice demandant de suspendre les travaux. La justice a ensuite retiré le statut d’intérêt général et d’utilité publique au barrage mais il n’a jamais été détruit. C’est contre ces passages en force à répétition que des personnes ont décidé d’occuper le site pour obliger les porteurs du projet à attendre les décisions de justice avant tous travaux.

 

Cette résistance sur le terrain est donc tout à fait légitime même si elle est illégale. Elle a entraîné l’occupation de terrains appartenant au CG 81 ou à la CACG dont la plupart sur l’emprise du chantier donc perdus pour les agriculteurs. L’occupation des terres de la ferme abandonnée Métairie Neuve a eu lieu après récolte des foins et les agriculteurs riverains n’utilisent pas les terres ou les bois durant l’hiver. Les nuisances réelles sont donc très fortement exagérées par la FNSEA et certains élus locaux qui mettent ainsi de l’huile sur le feu. Les occupants ont conditionné leur départ à l’abandon du projet initial par le CG 81, ce que la FNSEA, le Préfet et Thierry Carcenac savent pertinemment. Il aurait donc suffi d’attendre que le CG 81 annonce enfin officiellement, demain 6 mars, cette décision évidente pour que l’occupation évolue sans tensions.

 

Mais c’était sans compter sur l’attitude extrémiste de la FNSEA qui veut poursuivre un modèle agricole productiviste qui ne survit plus qu’avec les subventions publiques. Il y a officiellement plus de 2 millions de m3 d’eau inutilisés chaque année dans les retenues collinaires sur le bassin du Tescou. Plutôt que d’optimiser ces réserves existantes sous-utilisées, la FNSEA continue encore à demander aux contribuables de financer 100% d’un barrage de 1,5 Mm3. Le pire est que certains élus (notamment Jacques Valax au PS, Maryline Lherm à droite…) la soutiennent, préférant couper les budgets sociaux pourtant eux d’intérêt général. L’argent public doit soutenir les paysans pour évoluer vers une agriculture créatrice d’emplois, écologique, fournissant la demande locale qui est solvable notamment dans la restauration collective publique. Sur la question de l’eau, des études complémentaires sont nécessaires (sur ces points, voir courrier du Collectif aux conseillers généraux).

 

Les événements des derniers jours montrent que les forces de l’ordre n’agissent pas encore de manière impartiale comme le Collectif et des élus l’ont déjà dénoncé devant la Commission d’enquête parlementaire (voir ci-dessous). Ces consignes gouvernementales sont inacceptables et indignes d’un pays donneur de leçons démocratiques. Le Collectif Testet demande au gouvernement de faire cesser le blocus de la ZAD et les violences commises par les FDSEA/JA contre des citoyens ayant montré la pertinence de leur combat d’intérêt général.

 

Contacts : Christian Conrad : 0670053118 / Françoise Blandel : 0602319690 / Grégory Dhoye : 0668489610

 

Notes

Commission d’enquête chargée d’établir un état des lieux et de faire des propositions en matière de missions et de modalités du maintien de l’ordre républicain, dans un contexte de respect des libertés publiques et du droit de manifestation, ainsi que de protection des personnes et des biens

Jeudi 29 janvier 2015 : Audition, ouverte à la presse, de M. Ben Lefetey, porte-parole du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet

http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-ceordrerep/14-15/c1415007.asp

 

Mercredi 25 février 2015 : Audition, ouverte à la presse, de MM. Bernard Cottaz-Cordier, porte-parole de l’Association départementale des élus communistes et républicains (ADECR)-Les Alternatifs du Tarn-Europe Écologie-Les Verts- NPA-PCF-Parti de Gauche, et Patrick Rossignol, maire de Saint-Amancet (Tarn).

http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-ceordrerep/14-15/c1415014.asp

 

 

 

Source : http://www.collectif-testet.org

 

 

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 18:36

 

Source : http://www.lesinrocks.com

 

 

Comment le barrage de Sivens a ouvert une brèche démocratique

10/03/2015 | 16h33

 

Le 6 mars sur la zone humide du Testet (capture d'écran)

 

 

Alors que la ZAD (zone à défendre) de Sivens a été évacuée le 6 mars, deux livres reviennent sur l’histoire de cette lutte, révélatrice de failles béantes dans la démocratie environnementale.

 

La zone humide du Testet, que des opposants au barrage de Sivens avaient investie il y a seize mois, a des airs de champ de bataille abandonné en ce début de semaine. Des débris de cabanes et de barricades détruites gisent çà et là. Les occupants, attachés à cette Zone à défendre (ZAD), ont été contraints de quitter les lieux vendredi 6 mars après l’évacuation du site par les forces de l’ordre. Le même jour le conseil général du Tarn votait l’abandon du projet initial, et adoptait le scénario d’une retenue d’eau moins importante en amont du premier site. Une page se tourne, mais la lutte de Sivens, marquée par la mort du jeune militant écologiste Rémi Fraisse, restera gravée dans les mémoires.

 

La zone humide du Testet, que des opposants au barrage de Sivens avaient investie il y a seize mois, a des airs de champ de bataille abandonné en ce début de semaine. Des débris de cabanes et de barricades détruites gisent çà et là. Les occupants, attachés à cette Zone à défendre (ZAD), ont été contraints de quitter les lieux vendredi 6 mars après l’évacuation du site par les forces de l’ordre. Le même jour le conseil général du Tarn votait l’abandon du projet initial, et adoptait le scénario d’une retenue d’eau moins importante en amont du premier site. Une page se tourne, mais la lutte de Sivens, marquée par la mort du jeune militant écologiste Rémi Fraisse, restera gravée dans les mémoires.

 

Deux ouvrages contribuent à mettre cette lutte en perspective, et à rendre compte des failles démocratiques dont elle est révélatrice : Sivens, le barrage de trop (éd. du Seuil) des journalistes Grégoire Souchay et Marc Laimé, et Sivens, un barrage contre la démocratie (éd. Les Petits matins), du porte-parole du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet Ben Lefetey. Tous deux insistent sur les conflits d’intérêts patents que recèle le projet de barrage.

 

Conflits d’intérêts et passage en force

Des associations écologistes locales (Lisle-Environnement et le Collectif de sauvegarde de la zone humide) ont ainsi découvert en 2011 que la Compagnie d’aménagement des coteaux de Gascogne (CACG) était à la fois chargée de l’étude préalable… Et de construire le barrage. Les militants constatent ainsi que les besoins en eau ont été surestimés, et que les solutions alternatives au barrage ont été passées sous silence, en dépit des réserves des comités dédiés à la protection de la nature. “La CACG, dont le cœur de métier est de réaliser et de gérer des barrages pour l’irrigation, n’aurait jamais dû se retrouver en position de mener des études de besoin sur le bassin du Tescou”, écrit Ben Lefetey.

 

Conseiller général… et membre du conseil d’administration de la CACG

Et pourtant en 2013, sans que la question ait été mise à l’ordre du jour, le conseil général du Tarn vote en commission permanente la “déclaration de principe du projet” et son financement. Au sein de l’assemblée locale, le plus fervent partisan du projet, André Cabot, maire de Valderiès et élu de ce canton, est aussi membre du conseil d’administration de la CACG.

En dépit de ces conflits d’intérêts, des avis défavorables de l’enquête publique, et de l’opposition des associations (jamais entendues par le président du conseil général Thierry Carcenac), la préfète du Tarn valide le passage en force du projet en signant en octobre 2013 l’arrêt le déclarant d’utilité publique, et l’arrêté donnant dérogation à la destruction d’espèces protégées.

 

Certains iront jusqu’à s’enterrer physiquement

Puisqu’il n’y a pas d’autre recours, les opposants décident d’occuper les lieux. La ZAD est née. Occupation de la zone humide, du conseil général du Tarn, piratage des sites de la CACG, grève de la faim… Les actions des zadistes sont multiples. A l’apogée du conflit, en automne 2014, certains iront jusqu’à s’enterrer physiquement dans le sol pour empêcher le passage des machines. “C’est comme dans les westerns, soit tu es du bon côté, soit tu es du mauvais, et au milieu une rivière, le Tescou, notre Rio grande” lance un zadiste dans Sivens, le barrage de trop.

 

La responsabilité du gouvernement est “sans équivoque”

Les forces de l’ordre auront raison d’eux, jusqu’à la mort dramatique de Rémi Fraisse dans les affrontements de la nuit du 25 au 26 octobre. La responsabilité du gouvernement dans cette mort est “sans équivoque” selon Grégoire Souchay et Marc Laimé, car au moment des faits la Commission européenne avait notifié au gouvernement français qu’elle n’avait pas assez de garanties sur ce projet, ce qui ouvrait la porte à une procédure d’infraction.

De fait, la sanction tombe le 26 novembre. “Ils savaient pertinemment qu’ils risquaient une procédure d’infraction et la perte des fonds européens. Ils ont donc décidé d’aller le plus vite possible, afin que le chantier soit considéré comme irréversible et que des financeurs publics nationaux soient obligés de compenser les fonds européens perdus”, estime Ben Lefetey.

“Le drame de Sivens a brutalement révélé les intérêts locaux qui se dissimulent en milieu rural derrière des structures gigognes poursuivant quatre objectifs : la spéculation immobilière, le verrouillage de l’accès à la terre, la priorité donnée à l’agriculture intensive et le partage des marchés publics”, concluent Grégoire Souchay et Marc Laimé.

 

 

couv_4_v_3_vignette_pour_art_rep-2-fd9c9Sivens, le barrage de trop, de Grégoire Souchay et Marc Laimé, éd. Seuil-Reporterre, 144 p., 10€

 

 

Couv1-Sivens-72dpi-240x367Sivens, un barrage contre la démocratie, de Ben Lefetey, éd. Les Petits matins, 160 p., 9 € 

le 10 mars 2015 à 16h33

 

 

 

 

Source : http://www.lesinrocks.com

 

 

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 17:13

 

Source : http://www.reporterre.net

 

Sivens : des journalistes de Reporterre portent plainte contre l’homme à la tronçonneuse

13 mars 2015 / Isabelle Rimbert (Reporterre)

 

 

 

Pendant plusieurs jours, des partisans du barrage de Sivens ont pu bloquer les accès de la Zad du Testet et menacer les journalistes ou les zadistes. Ces actes ont été commis sous l’œil passif des gendarmes. Directement menacés, des journalistes de Reporterre ont porté plainte.

Les violences et tentatives d’intimidation de la part de pro-barrages à l’égard des opposants, ainsi qu’à l’égard de certains journalistes, n’ont fait qu’augmenter lors de la semaine précédant l’évacuation de la zone. Constitués en milices, ces personnes ont agi en dehors de toute légalité sans que quiconque n’ y trouve à redire, et ce depuis des mois. Comment dénoncer des exactions lorsqu’elles sont commises avec l’accord tacite et sous le nez de représentants de "l’Etat de droit" ?

Nous avons décidé de porter plainte contre l’homme à la tronçonneuse (que l’un d’entre nous a photographié), comme peuvent le faire toutes les personnes ayant subi violences, dégradations de biens, agressions physiques et harcèlement de la part des pro-barrages.

Rappelons les faits que nous avons déjà rapportés dans Reporterre.

Arrivés à trois journalistes près de la Zad du Testet, dans le Tarn, le jeudi 5 mars à 17 h, nous cherchions un point d’entrée afin d’accéder à la Zad, bouclée de toutes parts en cette semaine sous haute tension.

Au niveau de la Maison de la forêt de Sivens étaient postés trois fourgons de gendarmes mobiles contrôlant les accès. Les gendarmes nous ont fait signe d’arrêter le véhicule, puis ont demandé à voir les cartes de presse. Juste devant nous, autour d’un feu de camp, se trouvait une dizaine de pro-barrages, qui nous ont paru avinés. L’un d’eux était muni d’une tronçonneuse. Il s’est approché, a allumé l’engin et l’a brandi en nous invectivant, alors que ses collègues entouraient la voiture en s’esclaffant. A aucun moment, la tronçonneuse n’a été saisie par les forces de l’ordre, pourtant bien présents.

Un pro-barrage a ouvert le coffre de la voiture et s’est emparé du matériel de protection qui s’y trouvait (casque, lunettes), tandis qu’une autre personne ouvrait la portière arrière droite avec l’intention manifeste d’inspecter l’intérieur du véhicule.

S’en est suivie une discussion entre un gendarme et un agriculteur qui hurlait : "Ici c’est une zone de non droit, on fait ce qu’on veut". Ce à quoi le gendarme n’a rien répondu, et nous a rendu les affaires dérobées avant de nous laisser partir.

A quelques kilomètres, la route D999 croise une entrée de la Zad. Dans le champ desservi par la route, un face à face tendu opposait une centaine de pro-barrages armés de bâtons ou de barres de fer, et des zadistes surveillant une barricade. Entre les deux groupes se tenait un cordon de gendarmes.

Nous sommes restés un moment sur place, avant de devoir traverser le groupe de pro-barrages pour retourner vers la route. L’un d’eux a crié : "Prends-lui son appareil". Un très jeune homme muni d’une barre de fer a alors bondi sur moi et tenté d’attraper mon boitier. Je l’ai vivement repoussé, un de mes confrères est venu en renfort, et après une bousculade, nous avons pu quitter les lieux.

Cette scène s’est déroulée en présence et sous le regard de gendarmes postés à quelques mètres, qui n’ont pas fait un pas en ma direction pour éviter que l’agression ne dégénère. Au "check point" suivant, des voitures de gendarmerie ainsi que des véhicules de tourisme étaient garés des deux côtés de la route. Impossible de passer.

Nous avons arrêté la voiture, et c’est un pro-barrage qui a demandé à vérifier les papiers d’identité et les cartes de presse. Interloqués, nous avons refusé, et c’est finalement un gendarme qui a procédé au contrôle.

« Violences avec usage d’une arme sans ITT »

Le lundi 9 mars, mes deux confrères journalistes Gaspard Glanz et Louis Witter, ainsi que moi-même, avons déposé une plainte contre l’homme à la tronçonneuse à la gendarmerie de Gaillac, qualifiée juridiquement de "violences avec usage d’une arme sans ITT" (incapacité totale de travail). Elle sera transmise au procureur de la République au Tribunal de grande instance d’Albi.

Le procès-verbal de dépôt de plainte :

 

 

Elle s’est vue menacée par des hommes armés de bâtons

Les infractions dont nous avons été témoins ne sont qu’une infime partie de ce qui s’est déroulé quotidiennement dans et aux alentours du périmètre de la Zad. En effet, le blocus de la zone décrété par les pro-barrages la semaine précédant l’évacuation (qui s’est déroulée vendredi 6 mars) a donné lieu à de nombreuses agressions envers des zadistes ou des sympathisants. Certaines ont abouti à un dépôt de plainte, portée par l’avocate Claire Dujardin.

Me Dujardin mentionne le cas de jeunes femmes retenues enfermées dans leurs voitures pendant plus d’une heure et menacées. Ou celui d’un homme blessé par les éclats d’une vitre de la voiture dans laquelle il se trouvait, cassée par des pro-barrages. Ou encore cette femme, au volant de son véhicule, poursuivie sur plusieurs kilomètres. Une fois rattrapée, elle s’est vue menacée par des hommes armés de bâtons, qui s’en s’ont pris aux vitres de sa voiture.

Une autre plainte pour séquestration est également en cours de dépôt : elle concerne les membres d’une famille riveraine de la Zad, très investis dans la lutte contre le barrage, empêchés de quitter leur domicile pendant quatre jours.

Enfin, le lendemain de l’expulsion, des opposants venus récupérer leur véhicule ont vu un camion benne aux plaques minéralogiques cachées sortir de la Zad, rempli d’affaires personnelles. Selon ces témoins, un groupe de pro-barrages a lancé au sol le contenu de la benne en un énorme tas avant d’y mettre le feu. Une des opposantes a alors pris des photos. Des gendarmes sont arrivés et un pro-barrage a crié : "C’est elle". Un gendarme dont le matricule a été relevé a alors tenté d’arracher son téléphone à la jeune femme qui s’est défendue. Elle a également décidé de porter l’affaire en justice.

« Ils ont commis des infractions en présence des gendarmes, restés passifs »

Pour Me Dujardin, "c’est comme si l’Etat avait abandonné une partie de son rôle pour laisser la place à des milices privées qui prétendent incarner l’ordre public...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 18:53

 

Source : https://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

Bouilles Hebdo du 9 au 16 mars

Mis en avant

Publié le mars 8, 2015

 

 

Mercredi-jeudi 11/12 :

  • Article Médiapart à lire absolument : Sivens, Rémi Fraisse : la justice sur les freins
  • Rassemblement de soutien aux expulsés du Testet : samedi 14 mars 14h, devant la mairie de Langon organisé par le collectif sud-Gironde de soutien aux opposants à l’aéroport de Notre-Dame des Landes

 

pas touche zones a defendre

 

Nous recevons beaucoup de messages nous demandant comment il est possible de venir en aide financièrement aux personnes expulsées. L’association Les Ami-e-s des Bouilles, qui soutient financièrement les personnes inquiétées juridiquement suite à leurs actions de résistance au Testet, peut recueillir vos dons. Ils pourront servir à rembourser les effets personnels des ex-occupants (souvent purement et simplement brulés par les forces de l’ordre), faire réparer leurs véhicules (vandalisés par les milices), etc… Si vous souhaitez une autre utilisation particulière de votre don, indiquez là au dos du chèque ! Merci pour eux !
Toutes les infos sont ici : https://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com/aider-la-lutte-du-testet-financierement/

 

T3uIrmN

 

Mardi 10 :

 

Lundi 9 :

URGENT : appel à photos documents dans vos archives : Stéphane Lamberto porte plainte pour avoir été blessé à la main. Il prétend que cela s’est passé hors zone ! Partisan pour le barrage depuis toujours, il a fait partie des agriculteurs mobilisés et énervés qui tentent des intimidations, voire plus, sur les opposants au barrage depuis leur occupation du site. Situé au Vergat, juste au-dessus de la ferme Lacas « canards », c’est un des exploitants agricoles figurant comme bénéficiaire de l’eau qui aurait été retenue par le barrage de Sivens. Deux copains comparaissent le 24 mars suite à cette plainte. Nous cherchons toute preuve de l’implication active et partisane de Lamberto dans l’accomplissement des travaux du barrage de Sivens, dans les violences et exactions faites aux habitants de la vallée opposés au projet.

Communiqué de presse des « défenseurs unis des derniers espaces sauvages » :

40 militants écologistes ont été expulsés de la Zad du Testet. 800 membres des forces de l’ordre ont été mobilisés pour cette action.
Pourquoi un tel déploiement ? Combien cela a-t’il coûté aux français ? Pourquoi choisir l’affrontement ? Monsieur Hollande avait fait de la jeunesse la priorité de son mandat, voila comment il la traite, méprisant les enjeux environnementaux qui en premier lieu la concernent. Des centaines de poursuites déposées contre nous, expulsions, destructions, séquestration, persécutions, complicité avec les milices liées à la FNSEA.
Nous sommes des lanceurs d’alerte dénonçant l’illégalité du projet de barrage et la corruption du système.
Nous voulons êtres entendus, c’est pourquoi nous vous invitons à une conférence de presse mardi 10 mars à 14h30, devant le Panthéon.
Des défenseurs unis des derniers espaces sauvages

Merci pour tous vos messages de soutien, toutes vos actions ! Bien entendu la bataille est loin d’être finie et nous continuerons à la mener sur le terrain et à en faire l’écho sur ce site !

Vraiment le Tarn est un département accueillant !! à Gaillac ce samedi un arrêté municipal interdit tout regroupement, à Lisle sur Tarn ce dimanche un arrêté municipal interdit tout regroupement. Ceci afin d’empêcher tout rassemblement des opposants au barrage de Sivens. Les barrages filtrants pratiqués par les GM se font à le gueule du client, ainsi des opposants.tes de plus de 40 ans passent tandis que tout jeune chevelu est bloqué. Ainsi, ces villes seraient « interdites aux zadistes »… Si c’est pas de la discrimination ça… Ce serait légal ? Ce serait acceptable ?? En France, pays où nous serions tous « Charlie », où la liberté d’expression serait défendue, sachez-le : aux défenseurs de la terre, aux lanceurs d’alerte sur les dépenses délirantes et nuisibles du CG81 et de la CACG, la place publique est interdite !!!

Malgré ces pratiques liberticides, l’AG prévue ce dimanche a pu se dérouler dans un lieu ami et l’assemblée a réuni plus de 100 personnes !! Un moment fort en chaleur humaine, militante et résistante, après la bien triste expulsion de la Zad du Testet et après le délibéré indécent de Carcenac et sa clique du CG81. Nous vous invitons tous.tes à lire cette déclaration du CG81 qui reste dans le flou le plus complet quant à la réalisation ou non du projet initial « il n’en reste pas moins que… » À croire que les élections départementales sont pour bientôt et que les socialos sont prêts à tous les mensonges et compromis pour sauver la mise…

Aussi, plus que jamais, nous appelons tous les sympathisants.tes de la cause du Testet à rester mobilisés, la lutte continue jusqu’à l’abandon pur et simple du projet de barrage initial et de tout autre projet similaire !!

APPEL A REGROUPEMENT DE PLAINTES POUR TOUTES LES AGRESSIONS SUBIES CES DERNIERS JOURS ET DERNIERES SEMAINES : si vous avez été victime ou témoin de ces agressions, vos photos, films et témoignages écrits seront des plus utiles. La lutte devant les tribunaux sera longue et là aussi, ON NE LÂCHE RIEN !

De même, nous dénonçons avec vigueur la désinformation dont se sont fait complices la plupart des médias. Qu’il s’agisse de médias locaux partiaux et mensongers ou de caméras venues guetter le moindre emportement de zadistes et très curieusement muettes et aveugles aux violences nombreuses et graves perpétrées par les milices pro-barrage. Pas un mot non plus sur la terreur que ces miliciens font régner sur tout habitant du Tarn opposé à ce délirant barrage.

Un communiqué de presse complet, en cours de rédaction sera publié cette semaine.

Dates de RDV à retenir :

Dimanche 15 mars à 14h : AG du Collectif Tant qu’il y aura des Bouilles à la Fontié.

24 mars Rassemblement de soutien Procès de 2 résistants inculpés à qui il est interdit de se déplacer dans le département du Tarn ! Attention !! Un rassemblement de miliciens pro-barrage est annoncé le même jour ! Aussi, les 2 inculpés appellent tous et toutes à venir nombreux.euses ce 24 mars. Notre nombre demeure la seule garantie de sécurité, puisque les pro-barrage agissent violemment et en toute impunité sous l’oeil bienveillant de la gendarmerie locale.

8 septembre : procès de la plupart des 21 (!) inculpés suite à l’expulsion de la Zad ce vendredi 6 mars. Retrouvons-nous nombreux.euses à leurs cotés !

Après le rush médiatique de la fin de semaine dernière, on commence à voir arriver textes et analyses des plus intéressants. En voici une sélection.

-Sur l’expulsion de la ZAD, le récit de l’agence des copains. Ou encore sur Reporterre qui publie une bonne série d’article sur les évènements des derniers jours (ici, celui sur l’expulsion…). Celui du Tarn Libre, avec son style charactéristique.

-Sur les conditions de l’expulsion/ le contexte politique, beaucoup de textes intéressants. Notons l’édito de Hervé Kempf, toujours sur Reporterre : Valls et Hollande ouvrent la voie au fascisme.
Le texte d’occupant-e-s de NDDL est également très intéressant (texte de soutien à Sivens)
L’état de droit est de retour, par C. Dujardin, qui défend de nombreux occupants de la ZAD…à faire lire à Valls, qui se gargarise avec cette expression :

-Sur la décision du Conseil Général, énormément de réactions également, dont de nombreuses montrent bien dans le détails que rien n’est réglé, ni fini : Reporterre, Les Eaux Glacées (Sivens, tout est pardonné) avec pas mal de liens à l’intérieur.

Et aussi, le communiqué d’Ensemble, le compte-rendu de l’action de soutien des Toulousains, et un texte (lettre ouverte) des Indignés de Nimes : FNSEA, syndicat agricole ou bras armé du lobby agro industriel ?

 

aero

 

Pour finir en beauté, un chant de résistance allemant du 17ième siècle :

HINWEG !  DIE BESTEN STREITER MATT
courage ! les meilleures combattant/es

DIE BESTEN ARME TODESWUND
meurtris, les bras les plus vaillants

HINWEG ! SATT IST UND ÜBERSATT
courage ! las/se est et plus que las/se

GELEBT —  ES KOMMT DIE STERBESTUND
vivons — à l'heure de la mort




HINWEG, KEINEN AUGENBLICK GESÂUMT
courage ! aucun instant de perdu

SONST STIRBST DU WIE EIN FEIGER HUND
sinon tu crèves comme un chien

DU HAST VON KAISERS STOLZ GETRÄUMT
de fierté tu as rêvé

VERGRAB EINSTWEILEN DEINEN FUND
enterre tes fonds pour un moment



DIE BESTEN WISSEN WO ER LIEGT
les meilleur/es savent où ils gisent

EINST HEBEN SIE IHN ANS SONNENLICHT
un jour, les ressortiront à la lumière

WIR SIND GESCHLAGEN, NICHT BESIEGT
nous sommes battu/es, mais point vaincu/es

IN SOLCHER SCHLACHT ERLIEGT MAN NICHT
une telle bataille ne se perd pas


 

 

Source : https://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

 

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 15:25

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Projet jugé inutile

Sivens : la ZAD évacuée mais un nouveau projet de barrage toujours autant controversé

par Grégoire Souchay 9 mars 2015

 

 

 

Vendredi 6 mars, alors que le Conseil général du Tarn votait le redimensionnement du projet de barrage de Sivens, la « zone à défendre » du Testet était évacuée. Si les promoteurs du projet, désormais soutenus par des agriculteurs et des riverains organisés en quasi milices, marquent une nouvelle victoire, la bataille du Testet est loin d’être terminée. Le nouveau Conseil général du Tarn, issu des élections départementales des 22 et 29 mars, devra compter sur de nouvelles autorisations pour pouvoir mener à bien son projet, qui pourrait être incompatible avec la Loi sur l’eau. Les opposants n’ont pas dit leur dernier mot.

43 pour et 3 contre. Avec la même répartition qu’il y a deux ans, les élus du Conseil général du Tarn, à majorité socialiste, ont une nouvelle fois « réaffirmé la nécessité de réaliser une retenue dans la vallée du Tescou », vendredi 6 mars. Les élus s’engagent ainsi à « redimensionner le projet » de moitié tout en le maintenant « sur la zone » initiale. Enfin, ils exigent « l’expulsion immédiate et sans délai » des occupants, expulsion qui a été ordonnée par le ministre de l’Intérieur une heure après la fin des débats de l’assemblée départementale.

Loin d’un débat sur le fond, les échanges n’ont servi qu’à tenter, pour les plus obstinés, de demander le maintien du projet initial sans aucun changement, « parce que nous l’avons déjà voté deux fois ». Et, pour les plus en verve, à fustiger les occupants, « des personnes animées par le seul but de détruire et de s’opposer systématiquement à tout projet ». Seuls trois élus – deux communistes et un divers droite, il n’y a pas d’élus écologistes – font entendre une autre musique. L’un d’eux décrit le « dossier Sivens » comme « des sables mouvants : Plus on avance, plus on s’enfonce ». Son voisin a beau demander à ses collègues « d’accepter humblement de se mettre en doute » et de « tirer un trait sur un projet que les experts ont qualifié de médiocre, surdimensionné et surévalué », ces voix, toujours aussi minoritaires, ne seront pas entendues.

 

 

Alliance objective entre élus, forces de l’ordre et milices anti-zadistes

Pendant ce temps, sur la zone du Testet, l’expulsion débute. Après une semaine de blocus, de violences physiques contre les zadistes par des agriculteurs et riverains organisés en quasi milices, c’est la gendarmerie qui s’est déployée ce vendredi sur le site. Plus de 300 gendarmes sont là pour déloger moins de quarante occupants répartis dans le vallon et les bois. Les médias, jusqu’ici persona non grata, sont finalement conviés à venir filmer et rendre compte du bon déroulé de l’opération. Impuissants, les occupants hésitent entre résignation à partir et résistance non violente. Ce qui n’empêche pas les gendarmes de les trainer au sol et de matraquer les plus récalcitrants. A 13 heures, seuls quatre occupants sont encore perchés en haut d’un mirador, à deux pas du lieu où est tombé Rémi Fraisse, tué par l’explosion d’une grenade offensive dans la nuit du 25 au 26 octobre. Encerclés par 200 gendarmes et plusieurs dizaines de journalistes, ils sont délogés. A 15 heures, tout est fini. Sur place, il ne reste que trois zadistes, autorisés à récupérer les affaires de tout le monde, quelques moutons, poules et biquettes, signes des activités agricoles pratiquées au milieu de la zone parsemée d’habitations précaires abandonnées, que les forces de l’ordre sont déjà en train de détruire.

Depuis une semaine, tout conduisait à ce scénario, dans un jeu d’alliance objective entre les groupes anti-zadistes, la gendarmerie et les élus du Conseil général. C’est la Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles (FRSEA) qui a lancé une semaine plus tôt un appel à venir quadriller les accès au Testet, dès le lundi 2 mars. Venus notamment d’Aveyron, de Tarn et Garonne, du Lot et du Gers, entre deux et trois cents agriculteurs se relaient jour et nuit pour empêcher tout accès. Le motif : « La justice a ordonné l’expulsion quinze jours plus tôt. Nous sommes là pour faire respecter l’État de droit », lance Philippe Jougla, président de la FDSEA du Tarn. Quitte à se substituer à la police pour faire exécuter cette décision et à utiliser des méthodes illégales de blocage des routes, de contrôle d’identité et de fichage des passants.

 

 

Des actions commando

S’y ajoutent des actions commando, en petits groupes, armés de bâtons, barres de fer ou pioches, pour attaquer tout ce qui ressemble de près ou de loin à un « pelut » (chevelu en occitan), la cible désignée. Pneus crevés, battues dans les bois, vitres brisées, personnes tabassées, on parle bien ici de « milices » organisées : des groupes se considérant comme des forces supplétives de police, opérant des destructions illégales, usant de la violence.

Ces groupes agissent en totale impunité et peuvent aussi s’en prendre à des journalistes. Plusieurs photographes et journalistes indépendants ont été menacés pour leur avoir demandé d’expliquer leurs actes. La police, qui a reçu pour consigne d’éviter les affrontements directs, n’empêche pas ces actes, pourtant parfois commis sous ses yeux. Elle n’intervient qu’en dernier recours, pour empêcher ces affrontements de dégénérer. Quant aux élus locaux, ils ne voient là qu’une manifestation légitime de riverains à « bout de nerf », sans jamais condamner aucun des comportements. « On est dans une partie à trois équipes, c’est bizarre comme situation, raconte Oze, l’une des dernières occupantes de la zone. Sans que cela soit dit, l’expulsion a en fait déjà commencé. » Elle sera effective ce vendredi 6 mars à 11 heures, sur ordre du ministre de l’Intérieur.

 

Des décisions qui ne règlent rien

Les élus ont beau se réjouir, le barrage, lui, est bien loin d’être construit. La décision du Conseil général du Tarn, aussi symbolique soit-elle, n’a en fait aucune valeur juridique. Pour l’heure, seuls valent les arrêtés préfectoraux d’octobre 2013 déclarant l’utilité publique, l’intérêt général, dérogeant à la loi sur l’eau et à la destruction des espèces protégées. Quatre autorisations toujours contestées juridiquement. La décision des tribunaux est attendue dans les prochaines semaines. La France est par ailleurs toujours menacée de sanction sur ce dossier par la Commission européenne, pour non-respect de la directive cadre sur l’eau.

 

 

Surtout, les besoin réels et concrets en eau de la vallée du Tescou n’ont toujours pas été évalués. Dans leur dernier rapport, les experts envoyés par le ministère de l’Écologie font état d’une réunion de travail du mois de décembre 2014. Sur 120 agriculteurs présents, seulement 16 déclarent pomper de l’eau dans le Tescou. Si l’on ajoute le coût potentiel du mètre cube, équivalent à celui du barrage voisin du Thérondel (lire ici), il ne reste que onze exploitants potentiellement prêts à payer le prix nécessaire pour pouvoir utiliser l’eau issue du barrage de Sivens.

Parallèlement, 180 lacs collinaires – des retenues d’eau situées sur des collines – ont été recensés sur le bassin versant du Tescou et de ses affluents, en grande partie sous-utilisés. Même diminué de moitié dans son volume, le barrage prévu à Sivens entraîne toujours la destruction de la zone humide, comme l’explique Françoise Blandel, du Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet : « Le projet dit alternatif pose les mêmes problèmes au regard des règlementations nationales et européennes. » Enfin, reste le poids symbolique de la construction d’un barrage, là où les affrontements entre force de l’ordre et opposants ont entrainé la mort de Rémi Fraisse, jeune manifestant pacifiste, tué par l’action des forces de l’ordre sur le chantier.

 

Les élus prendront-ils le risque de passer en force ?

Dans son obstination, le Conseil général oublie également la nécessité de réaliser des études complémentaires avant d’envisager de construire un nouveau projet. Une tâche qui reviendra à la nouvelle assemblée départementale issue des prochaines élections. Il faudra ensuite que les financements ne soient pas entachés d’illégalité : le protocole transactionnel qui consiste à faire payer par l’État les financements déjà engagés par le Conseil général sur le projet initial, pourrait tout à fait être contesté, dès lors que le premier projet serait jugé illégal. Au niveau national, la France doit toujours proposer son nouveau modèle de gestion de l’eau pour respecter les exigences de Bruxelles. Les récentes déclarations du Premier ministre Manuel Valls, ouvrant les vannes à la construction de nouvelles retenues d’eau, pourraient bien se révéler elles-aussi incompatibles avec le droit européen.

 

 

Au final, il semble presque inenvisageable à ce jour que ce barrage soit construit rapidement en respectant la loi. Toute la question est de savoir si les élus prendront le risque de passer une nouvelle fois en force. Et surtout, si les citoyens les laisseront faire. Car malgré l’expulsion, les opposants n’entendent pas abandonner le combat. Ils étaient réunis dès vendredi soir dans la commune voisine de Gaillac pour occuper la place centrale le temps d’une nuit, avant d’en être chassés le lendemain par la police. Celle-ci a notamment brandi un « arrêté anti-zadiste », interdisant toute manifestation d’opposition à Sivens dans la ville de Gaillac. « L’esprit du 11 janvier », après les manifestations de masse en faveur de la liberté d’expression, ne semble toujours pas avoir atteint le département du Tarn.

Les milices favorables au barrage, elles, courent toujours et continuent de traquer les opposants dans les villages alentours. Ainsi, ce 8 mars, elles sont venues menacer une quinzaine d’opposants réunis à Lisle-Sur-Tarn pour un simple pique-nique. Contre ces pratiques, des appels sont lancés un peu partout pour organiser des actions ciblant le syndicat agricole majoritaire. Loin d’être terminée, la bataille du Testet pourrait finalement être le point de départ d’une contestation plus générale et frontale contre le modèle agricole productiviste.

 

Grégoire Souchay (texte et photos)

 

Grégoire Souchay est l’auteur, avec Marc Laimé, de Sivens, le barrage de trop, publié au Seuil et en collaboration avec le journal Reporterre.

 

A lire sur Basta ! : les articles contre le projet de barrage de Sivens, dans le Tarn.

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 22:05

 

Source : http://www.reporterre.net

 

EDITO - MM. Hollande et Valls ouvrent la voie au fascisme

Hervé Kempf (Reporterre)

samedi 7 mars 2015

 

 

 

L’affaire de Sivens est tout sauf anecdotique : pour la première fois, le gouvernement y a déployé une tactique de répression propre aux régimes fascistes.

La méthode suivie par le gouvernement pour en finir avec l’affaire de Sivens est nouvelle et extrêmement grave.

Dès septembre 2014, le ministère de l’Intérieur avait laissé la gendarmerie exercer une pression violente, souvent illégale, à l’encontre des zadistes du Testet. Cela n’avait pas suffi à décourager les opposants au barrage, renforcés par le mouvement de solidarité qui se développait dans la région. La tension est montée jusqu’au 26 octobre, lorsque la gendarmerie tua un jeune manifestant, Rémi Fraisse. Un tel événement est – jusqu’à présent - exceptionnel en France. Il ne suscitait pourtant pas une indignation unanime. Une large partie des médias relayait la communication gouvernementale mettant en avant la violence qu’exerceraient les opposants aux grands projets inutiles. Xavier Beulin, président de la FNSEA et du groupe agro-industriel Avril-Sofiproteol, qualifiait les zadistes de « djihadistes verts », ce qui dans un contexte où la France est en guerre contre l’Etat islamique, revient à un appel au meurtre.

L’homicide de Rémi Fraisse était d’autant plus absurde que le ministère de l’Ecologie publiait un rapport d’expertise confirmant l’essentiel des arguments développés depuis des années contre le projet de barrage : coûteux, inutile, impactant sur l’environnement, fondé sur des études médiocres et trompeuses. Peu après, la Commission européenne engageait une procédure d’infraction contre le projet au titre de la directive sur l’eau.

Mais localement, les élus PS et autres ne voulaient pas céder, non plus que les instances de la Chambre d’agriculture et de la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles). La ministre de l’Ecologie élaborait un compromis écartant les propositions d’alternatives mises en avant par les opposants : on ferait soit un plus petit barrage, soit divers réservoirs dans la vallée du Tescou. Et sur le terrain, légitimée par la provocation de Xavier Beulin, la FDSEA organisait des groupes d’agriculteurs pour mener en décembre près de la Zad une opération « Manche de pioche » dont le nom dit tout.

Elle répétait l’opération en janvier, jusqu’à organiser en février un blocus de la zone. Les agressions et injures se multipliaient de la part de ces agriculteurs chauffés à blanc contre les « peluts » (chevelus, en occitan), alias zadistes, mais aussi contre les locaux opposés au barrage et contre des journalistes. Fin février, ces milices – au sens précis d’organisation paramilitaire – bloquaient les routes, armées de bâtons, de manches de pioche ou de barres de fer, et commettaient de nombreuses agressions, pare-brises cassés, pneus crevés, menaces, sous l’œil indifférent des gendarmes bien présents dans le secteur.

Elles ont agi comme des supplétifs de la police : chargés d’accomplir les basses besognes de tension et d’effroi, soit pour provoquer des réactions violentes qui justifieraient l’action des forces légales de répression, soit pour changer le rapport de forces et affaiblir la capacité de résistance et de solidarité des opposants. La tactique a fonctionné, et l’évacuation de la Zad, menée par dix fois plus de gendarmes que de zadistes, s’est opérée le 6 mars sans heurts.

L’affaire est loin d’être close, mais la tactique répressive employée par le gouvernement, allié avec le représentant affairiste de l’agriculture productiviste et surfant sur le torrent d’injures déversées par l’extrême-droite sur les réseaux sociaux à l’encontre des zadistes et autres écologistes – tel ce sondage lancé par Valeurs actuelles, et parlant des « fascistes verts ».

 

 

Tout ceci, comme l’expression de Xavier Beulin, résonne avec la stigmatisation de l’ « islamo-fascisme » de Manuel Valls, pour associer les écologistes – car les zadistes font partie du mouvement écologique – aux « terroristes islamistes », contre qui, on le sait, le permis de tuer est officiel. C’est ce qu’a bien compris un tweet : « Comment un Etat peut aller tuer des centaines d’islamistes en Afrique, et se laisser dicter sa loi par une poignée de dégénérés ? »

 

 

On glisse vite des zadistes aux jeunes Français indésirables, comme ce commentaire après la phrase de Manuel Valls annonçant le 5 mars que « l’ordre républicain » - qui ne concerne pas, donc, les miliciens de la FNSEA – doit s’imposer sur la Zad : « Ben mon colon il serait temps ! Mais c’est embêtant parce que aux prochaines émeutes des "jeunes" nantis du 93 il va falloir enfin appliquer aussi l’ordre républicain »....

 

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 21:56

 

Source : http://www.reporterre.net

 

Sivens : la Zad est expulsée, l’histoire n’est pas finie

Isabelle Rimbert et Gaspard Glanz (Reporterre)

samedi 7 mars 2015

 

 

 

La Zad du Testet a été évacuée vendredi 6 mars. Près de cinq-cents gendarmes, deux hélicoptères et un drone ont été déployés pour expulser une quarantaine de zadistes. Reportage photo et video.

Lisle-sur-Tarn (Tarn), reportage

Le jour se lève sur la zad du Testet, vendredi 6 mars 2015. Barat, l’entrée est de la zone, est bloquée par une quinzaine de fourgons de gendarmerie. Sur place, les occupants sont déjà sur le pont. Tous savent que l’expulsion n’est plus qu’une question d’heures. Deux camions ont été autorisés à entrer sur zone pour mettre en sécurité une partie des animaux. Poules, brebis, cochons, chèvres, bouc : l’arche de Noé prend le large. A la Maison des druides, dans la forêt, une dizaine de personnes discutent de la situation : ce lieu fait partie des parcelles non expulsables pour l’instant. Pourtant, « à sept heures ce matin, les flics sont passés et nous ont demandé de partir ».

 

 

En contrebas, ça s’active : on range et met à l’abri des affaires personnelles et du matériel dans les véhicules stationnés sur la route traversante. A partir de 10 h, l’helicoptère de gendarmerie tournoie au dessus de la zad. Au sol, les talkies walkies sont en surchauffe. Le compte à rebours a commencé. Moins de deux heures plus tard, l’évacuation commence par la Maison des druides : les gendarmes montent cueillir les quatre personnes encore présentes.

 

 

De part et d’autre de la route qui traverse la zad, il reste deux pôles de résistance, séparés l’un de l’autre d’environ un kilomètre et demi. D’un côté, le lieu où est mort Rémi Fraisse, de l’autre, la Métairie. Vers 12h30, peu après le déploiement massif de policiers autour de la Métairie, une épaisse fumée noire s’échappe d’une cabane en feu. On ne saura pas qui, des policiers ou des zadistes, est à l’origine de l’incendie. Alors que le feu crépite, les interpellations commencent.

 

 

Trois opposants se postent sur le toit de la Métairie avant d’être délogés, comme le reste des occupants présents à cet endroit.

 


 

- A la Métairie -

Au bout de la route, le dernier pôle de résistance donne lieu à un dispositif policier démesuré. Toute la zone est quadrillée par des centaines de gendarmes qui encerclent une trentaine de zadistes.

Quatre personnes sont installées en haut du Mirador, une plate forme emblématique qui surplombe le lieu de l’assassinat de Rémi Fraisse. A l’endroit où le jeune homme est tombé, se trouve un mémorial réalisé en son souvenir. C’est précisément là que se sont réunis la trentaine d’opposants restant. Ils sont assis, très calmes, serrés les uns contre les autres, et chantent alors qu’autour d’eux la nasse se resserre inexorablement. « Rémi, Rémi, on t’oublie pas. »

Il est environ 14 h : les deux hélicoptères qui balaient la zone sont rejoints par un drone qui tournoie comme une guêpe. Si aucune grenade n’est lancée, les interpellations n’en sont pas moins musclées : sur chaque zadiste fondent cinq ou six gendarmes. Les jeunes sont molestés, écrasés au sol, trainés. Une fille hurle alors que les gendarmes l’ont à moitié déshabillée en essayant de la maitriser.

Voir la vidéo :

Expulsion ZAD Sivens (06/03/2015) from Reporterre on Vimeo.

Des agents photographient leurs cibles, et le sous-préfet, très élégant dans son gilet pare-balle crème, contemple la scène avec une apparente satisfaction.

La disproportion des forces en présence confine à l’absurde. Les interpellés sont ensuite répartis entre les futurs gardés à vus et ceux qui seront relâchés un peu plus tard.

Il est 14h40. Il ne reste plus que les personnes au sommet de la plate forme dite Mirador. Les gendarmes tentent de les amadouer, mais c’est peine perdue. Les opposants profitent de la tribune qui leur est offerte : « Réimplantation de la zad du Testet dès que possible ! » Des chants de résistance alternent avec des invectives et des diatribes politiques : « On ne peut pas se battre contre le peuple au profit du capital. Les crises économiques, la désignation de l’ennemi intérieur, tout ça est trop gros. Il faut arrêter la machine pendant qu’il est encore temps »...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

 

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 18:15

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

Sivens : les dernières heures de la ZAD

Photographe : Romain Etienne / Item

 

 

Ce 6 mars 2015, exactement 120 jours après la mort de Remi Fraisse, les derniers occupants de la Zad de Sivens ont été évacués par les forces de l'ordre. Ils s'étaient installés là durant l'été 2014, pour protéger la zone humide du Testet menacée par le projet de construction d'un barrage. Ils avaient reçu, lors du week-end des 25 et 26 octobre, le soutien de plusieurs milliers de personnes – parmi lesquelles José Bové, Pascal Durand et Jean-Luc Mélenchon. Ce 6 mars, le conseil général du Tarn a voté, par 43 voix sur 46, la construction d'un barrage, de taille réduite (lire ici).

 

  1. 01

    © Romain Etienne / Item

    Vendredi 6 mars, en début d'après-midi. Regroupés en chaine humaine autour du lieu où Remi Fraisse est mort en octobre dernier, tué par un gendarmes, les derniers occupants de la “zone à défendre” (la ZAD) sont encerclés par les gendarmes mobiles et patientent dans une ambiance calme.

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    •  
  2. 02

    © Romain Etienne / Item

    Quelques heures auparavant, ce vendredi 6 mars au matin, le sourire de certains agriculteurs opposés à la présence des Zadistes sur le site de Sivens annonçait la future évacuation de la zone.

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  3. 03

    © Romain Etienne / Item

    Dans sa cabane, un opposant au barrage profite de ses derniers instants sur la ZAD.

    •  
    •  
  4. 04

    © Romain Etienne / Item

    Les opposants observent l'arrivée des forces de l'ordre. Plus de 300 gendarmes mobiles et unités spéciales ont été deploye sur le site « occupé ce matin par une quarantaine d’opposants au projet » précisait un communiqué du ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve.

    •  
    •  
  5. 05

    © Romain Etienne / Item

    Vers 13h, ils ne restent qu'une vingtaine d'habitants de la ZAD, regroupés autour du lieu où Remi Fraisse est mort en octobre dernier.

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  6. 06

    © Romain Etienne / Item

    Certains opposants décident de quitter les lieux avec quelques affaires.

    •  
    •  
  7. 07

    © Romain Etienne / Item

    Les gendarmes procèdent aux exactions, les opposants ont refusé toute violence mais mais la douleur de se faire expulser est trés forte.

    •  
    •  
  8. 08

    © Romain Etienne / Item

    En fin de journée, précise un communiqué du ministère de l'intérieur, « 21 individus ont été interpellés, pour des faits de violence ou pour attroupement interdit après sommation ».

    •  
    •  
  9. 09

    © Romain Etienne / Item

    Les quatres derniers opposants étaient refugiés sur une tour de plus de six mètres de haut.

    •  
    •  
  10. 10

    © Romain Etienne / Item

    Certains descendent par leur propre moyen de peur d'un accident.

    •  
    •  
  11. Les gendarmes ont saisi du matériel des habitants de la ZAD. L'expulsion des occupants s'est déroulée sans affrontement avec les forces de l'ordre.

     

    Source : http://www.mediapart.fr

 

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