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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 22:12

 

Source : www.youtube.com

 

 

 

sma farfad

Publiée le 7 avr. 2014

Il y a un camp d'occupation (ZAD) dans la forêt de SIVENS pour s'opposer à un projet de barrage, qui aura pour résultat la destruction de la faune et de la flore sur 36 hectares.

 

Source : www.youtube.com

 

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 20:40

 

Source : www.reporterre.net

 

Au Testet, la Zad vit et palpite dans la bonne humeur

Grégoire Souchay (Reporterre)

samedi 5 avril 2014

 

 

Si le projet de barrage sur la zone du Testet est contesté sur de nombreux aspects techniques, la lutte est menée au quotidien par cette forme si particulière d’organisation qu’est la ZAD. Reporterre a passé une journée avec ces zadistes.


- L’Isle-sur-Tarn (Tarn), Zad du Testet, reportage

Au moment où je m’arrête devant l’entrée du Testet, trois gaillards s’approchent de la voiture le visage caché par des masques de monstres terrifiants. « Bonjour, c’est pour Reporterre.net ». « Reporterre, avec T.E.R.R.E, c’est ça ? » demande l’un d‘entre eux. Je confirme. Au travers du masque se dessine un large sourire. « Ah oui ! Bienvenue. On t’a expliqué pour les photos ? » ajoute le deuxième.

La veille, Laurent, contact sur place, m’avait bien précisé de demander l’accord avant de prendre en photos les personnes et les lieux. J’avais juste oublié, à l’arrivée, prenant un plan grand angle. Les masques tombent, l’appareil photo est éteint et on commence à discuter avec Daniel, l’un des gaillards aux masques.

Etudiant en droit, il gravitait autour des milieux engagés et des formes différentes d’organisation du travail. Il me raconte son stage dans une SCOP où, quand on posait la question "Qui est le patron ?", les ouvriers répondaient en souriant : « Moi, toi, nous tous ! ». Il poursuit : « Je suis arrivé ici après l’expulsion. La forêt ça me plaît, c’est un bon principe de vie. Mais ici, on est un peu comme des poulets de batteries échappés d’un élevage industriel ».

Voyant mon incompréhension, Ju, son comparse, explique : « Par exemple, la nuit dernière, avec le vent qui soufflait et les arbres qui craquaient, on ne faisait pas les fiers ! ». En attendant ils restent là « tant qu’on est utiles. Après on bougera ».

Au fil de la discussion, c’est un juriste, spécialiste de droit constitutionnel qui se révèle devant moi. « On pourrait tout à fait utiliser le droit à l’insurrection inscrit dans le texte de 1793 pour faire valoir nos droits dans des luttes comme celle-là, mais les avocats n’osent pas. »


- Ancienne ZAD -

Plus loin se trouve le campement visité durant une précédente visite. Enfin, se trouvait. Car tout a été rasé par la police le 27 février dernier… et aussitôt reconstruit de l’autre côté de la route, sur une parcelle appartenant au ministère de l’Agriculture.

En avançant sur le sentier, je découvre plus en avant un grand chapiteau, le nouveau lieu des assemblées. A l’intérieur, Paul, Oca et Pierrette, me parlent de la manifestation du 22 février à Nantes, pour Notre Dame des Landes, suite à laquelle ils sont arrivés au Testet.


- Sous le chapiteau -

« J’ai fait une fac d’art plastique, commence Pierrette. Si tu ne veux pas faire de l’art commercial, il n’y a aucun débouché. Et comme j’étais déjà un peu engagée, j’ai suivi les copains et je suis rentrée dans le mouvement des ZAD que je ne quitte plus. » Bien qu’urbaine, elle raconte que son dernier passage dans un supermarché fut presque traumatisante pour elle.

Son voisin, lui, habite Bordeaux : « J’ai une petite fille, alors on essaie de se caler avec ma compagne pour pouvoir venir ici. Je reste un peu et je rentre voir ma famille ». Il ajoute : « Pour l’instant, j’ai la fierté de ne pas avoir demandé le RSA ».

Laurent, notre guide, m’emmène visiter la ZAD, avec un peu partout des cabanes dans les arbres, et de l’autre côté un petit réduit, la « zone astrale détemporalisée », où l’on peut se reposer, lire, admirer le paysage. En ce début de printemps et malgré le ciel gris, les arbustes fleurissent déjà au bord du chemin où se dresse une barricade.

Enfin, j’arrive à la Métairie Neuve, cœur historique de la lutte, expulsé par des groupes cagoulés pro-barrage en janvier, « inhabitable pendant un mois entier » rappelle Marie. Qui, plutôt que de parler d’elle, me fait faire le tour des lieux : chambres, toilettes sèches, stockage du bois, atelier bricolage et même dressing « free-shop ». « Si on avait le temps, on pourrait aménager une salle multimédia par exemple, mais on reste toujours dans l’urgence, sur nos gardes, même la nuit ».

Depuis le 25 mars, la ferme est expulsable à tout moment. Je m’installe autour de la table de fortune en prenant une assiette et me servant selon mes besoins, comme c’est l’usage. Règne ici un mélange de joyeux désordre militant et de poésie spontanée qui fait l’art des ZAD.

Julien, Alsacien vivant en Ardèche, fraîchement arrivé, me raconte comment il est sorti de son mode de vie normé, « travail, logement, milieu urbain ». Le voici désormais à se « balader de nuit sans lampe frontale pour profiter des lumières de la lune et des étoiles ». Oze, quant à elle, épluche les patates pour le prochain repas. Elle refuse la photo mais accepte les questions : « Je suis arrivée de Nantes début mars. Pour moi, cette lutte est anti-nucléaire. Parce qu’en cas de sécheresse, l’eau du barrage du Testet pourrait servir à alimenter la centrale nucléaire de Golfech. » Les réacteurs ne sont effectivement qu’à 80 km à vol d’oiseau. Toutefois, rien n’a permis de confirmer cette rumeur pour l’instant.

Plus tard j’appellerai EDF pour savoir ce qu’il en est. Au téléphone, M. Amanieu, chef de mission pour EDF de Golfech est stupéfait par cette allégation : "Non seulement il n’y a pas de problème d’eau en général pour alimenter la centrale à l’horizon 2050" affirme-t-il, mais "pour le Testet, nous ne sommes vraiment pas dans le coup, on ne nous a rien demandé" certifie-t-il. Golfech fait partie des six centrales que le ministère de l’Ecologie envisageait de fermer à l’horizon 2030, du moins avant le récent remaniement...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 21:50

 

Source : tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

 

   

ALERTE SUR LA ZAD DU TESTET

 

ON REDOUTE UNE TENTATIVE D’EXPULSION ET DEBOISEMENT  À PARTIR DU 10 MARS !!

 

Le Collectif Tant Qu’il Il y aura des Bouilles vous appelle toutes et tous à une mobilisation URGENTE ET MASSIVE sur le site occupé depuis octobre 2013.

Notre occupation s’oppose à un projet de barrage destructeur de 40 hectares de forêt et de zone humide. 10 millions d’euros d’argent public au profit d’intérêts privés. Un projet imposé. Une enquête publique truquée.

S’ILS NOUS EXPULSENT ON RE-OCCUPERA, comme on l’a fait le jour même de l’expulsion du jeudi 27 février. Notre résistance est dynamique et créative, nous luttons contre un système, des idées et des pratiques, mais dans aucun cas contre des individus.

Si on tient jusqu’au 31 mars, on peut sauver la forêt et la zone humide du Testet.


IL Y A URGENCE, REJOIGNEZ-NOUS !!

 

Source : tantquilyauradesbouilles.wordpress.com


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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 19:53

 

Source : www.reporterre.net

 

Course contre la montre pour sauver la zone humide du Testet

Grégoire Souchay (Reporterre)

lundi 3 mars 2014

 

 

 

Une zone humide est menacée par un projet de barrage au Testet, dans le Tarn. Après l’expulsion des occupants par les gendarmes, et le report vendredi du procès, une manche décisive a lieu ce lundi au tribunal. José Bové est venu soutenir les écologistes, tandis que sur place, la résistance se renforce.

 


 

- Albi, reportage

Les premières giboulées de printemps n’ont pas empêché la vingtaine de membres du collectif Tant qu’il y aura des Bouilles de se rassembler devant le palais de justice, vendredi 28 février. Sujet de l’audience au Tribunal de grande instance : le référé rétractation sur l’ordonnance d’expulsion intervenue jeudi sur la zone du Testet à la demande du Conseil Général du Tarn.

 

 

À peine la séance est-elle entamée que l’avocate du Conseil général demande le report : « Nous n’avons pris connaissance de l’intégralité des pièces que hier soir à 17 heures et n’avons pas eu, de ce fait, le temps de déposer nos conclusions ». Etonnant paradoxe : le Conseil Général a pris un arrêté sans demander son avis aux occupants et sa représentante, mais il demande un laps de temps supplémentaire pour examiner les pièces du dossier. Le juge décide de renvoyer l’audience à lundi 3 mars.

À la sortie de l’audience, Maitre Dujardin, avocate des habitants expulsés, remarque que « l’ensemble de la procédure a été réalisée en catimini, l’ordonnance n’a été signifiée aux habitants qu’au moment même où elle s’est exécutée. On voit bien la volonté manifeste du Conseil général de passer en force ». Confirmation immédiate avec la réception d’un texto venant de la zone évacuée, où la dizaine de militants restés sur place nous apprend que « des naturalistes accompagnés d’une vingtaine de militaires (gardes-mobiles) sont sur la zone pour procéder au prélèvement d’espèces ». L’avocat reste optimiste : « Lundi, le débat aura vraiment lieu et la décision qui sera prise sera, je pense, plus solide ».

 

 

Il ne s’agit plus de perdre une minute, car depuis le déclenchement des opérations policières de jeudi, les choses se sont accélérées. En même temps que le campement de la Bouillonnante, ancien siège de l’occupation, était détruit, la Préfecture du Tarn publiait un arrêté interdisant la circulation de véhicules sur la route traversant la zone du Testet jusqu’au 5 mars prochain. Le timing est le suivant : expulser les occupants de la zone, déplacer les espèces, puis procéder aux travaux de déforestation, qui devront se dérouler avant le 31 mars.

Ce n’est que beaucoup plus tard que le Conseil d’Etat tranchera sur le bien fondé de « l’utilité publique » du barrage. Sauf que les travaux pourraient être déjà entamés et la zone humide et forestière ratiboisée. Alors, si la justice impose de donner un délai d’un mois aux habitants pour quitter les lieux et se reloger, c’est autant de retard dans les travaux. Cela pourrait même remettre en cause le projet puisqu’une partie des financements, venus de l’Europe, est directement liée à des délais très serrés.

Fric et bulldozers

Hasard du calendrier : ce vendredi était voté le budget annuel du département. Raison pour laquelle, le second collectif de la lutte, le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet, appelait à un autre rassemblement devant l’entrée du Conseil Général, située à deux cent mètres du tribunal. L’objectif : remettre aux élus du Conseil Général une lettre déconstruisant point par point les arguments des promoteurs du projet et demander une fois encore un débat contradictoire et public. Mais arrivés à l’entrée, c’est un cordon de policiers et des portes fermées qui nous accueillent.

 

Suite de l'article sur reporterre

 

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

 

 

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 15:22

 

Source : tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

 

[Jeudi 27 Février] Expulsion de la Bouillonnante, continuité de la lutte

Vedette

La Bouillonnante, site occupé pour la sauvegarde de la zone humide du Testet, a été expulsée ce matin du Jeudi 27 Février 2014 par les forces de l’ordre.

 


 

Malgré le gaz lacrymogène, les engins de chantiers destructeurs et le saccage des constructions collectives par le PSIG  (Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie), nous allons continuer à occuper et rebâtir.

Nous serons entendu demain Vendredi 28 Février au tribunal de grande instance d’Albi. Nous vous y attendons nombreuses et nombreux pour venir nous soutenir.

Sur le terrain, un campement est en cours de construction sur la parcelle d’en face. Venez-nous aider dès que possible. On a besoin de palettes, matériaux de construction en tous genres, nourriture, pharmacie et de bonne volonté.

Équipez-vous de bottes, vêtements de pluie, lampe frontale, …

Et en complément : point d’info à 12h30

Ce matin jeudi 27 février 2014 les forces du désordre social en uniformes ont encerclé la zone occupée par le collectif des bouilles, puis ont entrepris de détruire les habitations et les installations.

Une soixantaine de personnes ont pu venir en soutien sur la zone prêter main forte aux habitants pour empêcher les bavures et sauver le plus de matériel possible.

A l’heure actuelle, on note l’absence d’un habitant, qui est peut-être dans un fourgon ou dans un commissariat.

Le chapiteau n’a pas été détruit mais confisqué, une négociation est en cours par son propriétaire pour le récupérer.

Demain vendredi 28 février, au Tribunal de Grande Instance d’Albi, la procédure d’expulsion sera attaquée pour vice de forme. Le juge du TGI a accepté de prendre en compte la requête. Rappelons brièvement qu’aucun huissier n’est passé au camp de la Bouillonante pour constater la résidence, ce qui rendait cette expulsion illégale.

Loin d’anéantir le mouvement d’opposition au barrage, ce coup de force du Conseil Général va lui donner une nouvelle dimension.

Plus on résiste, et plus on est vivants. Plus on est vivants, et plus on les emmerde. Le simple fait de vivre là-bas est la meilleure façon de résister à la marchandisation du monde qui semble éternelle.

Pour ce soir, il y a besoin de tentes, pour loger du monde sur le lieu de repli. La résistance s’organise, se ré-organise…

 

 

  

 

 

 

[Samedi 1er Mars] Convergence des luttes

Vedette

Le Collectif Tant qu’il y aura des Bouilles lutte pour construire un monde plus humain, plus respectueux du vivant, un monde qui ne se résume pas à  l’appât du gain, à la dilapidation et la dégradation.

Notre  combat vise à empêcher la  construction d’un barrage et à préserver la  dernière zone humide d’importance sur la vallée du Tescou. Sachant que de nombreuses autres personnes sont engagées dans des combats qui ont des similitudes avec le nôtre, nous avons décidé d’organiser sur le site que nous occupons une rencontre sur le thème de la convergence des luttes et du soutien  mutuel. Nous y convions toutes les personnes et collectifs en lutte.

Au cours de cette journée d’échange, nous envisageons de réaliser une  plantation, d’arbres, d’arbustes et de graines pour symboliser notre volonté de sauvegarder ce lieu. Venez, si vous le pouvez, avec un plant propre à la zone humide : saule, aulne, noisetier, frêne, osier, etc…  (ce n’est évidemment pas une obligation)

Nous vous invitons également à venir avec des flyers présentant votre combat.

Vous trouverez sur cette page le programme de la journée.

Nous vous serions reconnaissants de faire suivre notre invitation à tout collectif susceptible de se joindre à nous. Si  vous acceptez notre invitation, veuillez, s’il vous plaît nous le faire  savoir, en indiquant aussi le nombre (approximatif) de personnes qui viendraient.

 

 

 

Approprions-nous nos territoires !


Appel à mobilisation, occupation, réoccupation et actions décentralisées

contre le barrage de Sivens, pour la sauvegarde de la zone humide du Testet

La magnifique vallée du Tescou est menacée par un projet de barrage. En bordure de la forêt de Sivens à 10 Km de Gaillac (Tarn), c’est 35 hectares de zone humide, forêt et bouilles* qui doivent être noyées pour satisfaire les besoins de l’économie capitaliste : un gros chantier pour une grosse entreprise (la CACG) et de l’eau à profusion pour favoriser l’agriculture intensive. 18 hectares classés «zone humide» sont concernés, ainsi que de la forêt. Parmi les nombreux animaux sauvages qui y vivent, on compte une centaine d’espèces  « protégées » dont cinq menacées.

Le projet est financé intégralement par des fonds publics (dans les 10 millions d’euros) et doit servir uniquement des intérêts privés. Il a été mené en contournant les lois trop contraignantes et en jouant sur les chiffres pour fausser les dossiers. Les alternatives proposées ont été occultées par les politiques qui ont scrupuleusement suivi les consignes de leurs amis affairistes en leur apportant une caution démocratique.

Depuis le mois de novembre, nous avons déjà bloqué plusieurs tentatives de "déplacements d’espèces" et les opérations d’une équipe de géomètres. Le projet est peu connu par la population locale qui n’a presque pas été informée, mais le potentiel de soutien est grand. Un gros travail de communication reste à faire. Nous occupions depuis le 23 octobre 2013, une ancienne ferme à l’abandon, la Métairie Neuve, jusqu’à ce qu’elle soit saccagée par une vingtaine d’individus cagoulés le 23 janvier. Les 25 et 26 du même mois, une cabane et un campement étaient collectivements reconstruits sur un autre terrain, la "Bouillonnante", situé sur la "Zone à Défendre" proprement dite.

Une procédure judiciaire a abouti à une ordonnance d’expulsion pour le terrain occupé, sans qu’aucun huissier ne se soit présenté, ni que personne ne nous ait prévenu officiellement. On nous réserve donc une expulsion "surprise". Les promoteurs du projet sont tenus par des délais très serrés (arrêtés préfectoraux et conditions des financements européens). Nous nous attendons donc à une expulsion imminente et à une accélération des opérations. Nous sommes à une période charnière du projet et les semaines à venir seront décisives.

En cas d’expulsion, nous appelons touTEs les individuEs, comités, collectifs et autres forces de résistance à organiser des actions décentralisées auprès des entreprises et institutions porteurs du projet: CACG, Adour Garonne, conseils généraux du Tarn et du Tarn et Garonne, ou auprès des représentations locales des institutions ayants pris partie dans le projet: préfectures (état), DREAL (ministère de l’écologie), communanuté européenne.

Dans tous les cas et dès maintenant, le collectif « Tant qu’il y aura des bouilles » appelle celles et ceux qui refusent ce monde à venir occuper, construire, reconstruire et habiter la zone pour bloquer ce projet jusqu’à son annulation ! Notre résistance est dynamique et créative, nous luttons contre un système, des idées et des pratiques, mais dans aucun cas contre des individus.

Copains d’ici et d’ailleurs, amiEs bâtisseuses et bâtisseurs de nouveaux mondes, rejoignez-nous au plus vite ! Les courtes visites sont appréciées autant que les longs séjours! Une victoire sur un grand projet nuisible est à notre portée!

http://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com; collectifbouilles@riseup.net

*bouilles: terres ou prairies humides sans valeur financière

télécharger l’appel en .pdf

télécharger l’appel illustré en version tract en .pdf

sauvegardezonehumide

 

À la Bouillonnante :

tous les week-ends : chantiers participatifs

les lundis : projections "Ciné Bouilles"

les samedis : débats de fond "Débat Bouilles"

les dimanches à 17h précises : Assemblées Générales

Convergence des luttes, 1er mars 2014 dès 10h à la Bouillonnante : journée de rencontres et débats, plantation d’arbres, soirée festive et musicale.

Printemps de Sivens, 26 et 27 avril 2014 : samedi soir : concerts ; dimanche : découverte faune et flore, ateliers, débats, constructions, …

 

 

 

 

Appel à contribution

La Bouillonnante bouillonne de gens motivés mais sans revenu… Nous sommes preneurs de victuailles, notamment huiles, céréales, légumineuses,… N’hésitez pas à demander des dons ou des prix de soutien aux copains paysans ! Les dons financiers sont aussi les bienvenus pour les tracts, matériel, fonctionnement,…

Une liste de besoins de matériel est dispo.

Nous allons acheter plus d’une tonne de couvertures pour isoler les cabanes, yourtes,… ça nous coûte 150 euros et nous vous appelons à un soutien financier ! Si chacun.e met un peu dans la boite, ça nous sera d’une grande aide !

Merci d’avance à toutes et tous.

 

 

 

 

 

Les mesures compensatoires au barrage de Sivens

Cette synthèse à pour but d’expliquer ce que sont les travaux des naturalistes sur le Testet et les raisons de notre mobilisation pour les empêcher. Ces travaux, appelés mesures de compensation, sont parties intégrantes des opérations de réalisation du barrage.

Lorsque l’on parle de «mesures de compensation», on pense d’abord à la déportation d’espèces animales et végétales. À ce «transferts d’espèces », il faut ajouter les travaux d’«ingénierie écologique», C’est à dire la création de milieux complètement artificiels pour «compenser» ce qu’on vient de bousiller. Il s’agit de remodeler complètement l’espace : creuser des mares, planter des arbres, fabriquer des refuges pour les reptiles, redessiner le paysage.

Il faut savoir que tous ces travaux sont permis par un arrêté intitulé "autorisation de capture, enlèvement, destruction, perturbation intentionnelle d’individus, ainsi que de destruction, altération, dégradation d’aires de repos et de reproduction d’espèces animales protégées".

Les mesures d’«ingénierie écologique» sont majoritairement concentrés autour du futur "plan d’eau normal" mais concernent aussi d’autres communes proches de Lisle-sur-Tarn.

Nous présenterons, ici, ce que les naturalistes, qui travaillent avec la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne pour verdir ses projets, entendent faire, quand et comment.

1- Les transferts d’espèces : modalités du déplacement d’espèces animales protégées.

a) Lamproies de Planer :

Cette espèce de poisson est capturée par pêche électrique, durant les 2 premières années du chantier, avant la mise en eau de la retenue, d’abord au niveau de la digue, puis tout le long du Tescou.

Les captures se font en minimum 2 passages, dans les zones les plus favorables (substrat fin). Les relâchés se font principalement en amont de la retenue, ainsi qu’en aval, dans les zones où la population est en mauvais état de conservation.

b) Amphibiens :

Ils seront capturés en 4 passages par ramassage à la main en milieu terrestre ou au filet troubleau (épuisette) en milieu aquatique. Les relâchés seront effectués principalement en aval de la retenue, ainsi que dans la zone humide proche de la Métairie Neuve.

Des passages supplémentaires pourront être réalisés en mars et avril si des adultes ou des pontes sont observés pendant les travaux.

c) Reptiles :

Ils seront capturés en 2 passages effectués à 10 jours d’intervalle afin de recueillir les individus dans leur habitat ou sous des plaques refuges. Les relâchés seront fait en aval et en amont. Des passages supplémentaires sont également prévus en cas de présence d’adultes dans la zone des travaux.

d) Agrion de Mercure :

Les larves de cette espèce de demoiselles (insectes proches des libellules) seront collectées dans le Tescou, soit en collectant les plantes leur servant d’habitat, soit au filet "Surber" en peignant la végétation. Les individus seront déposés dans les ruisseaux de la rive droite du Tescou.

2- Ingénierie écologique :

Comme les transferts d’espèces, les mesures d’ingénierie écologiques sont une obligation légale.

Elles consistent en la création de milieux artificiels destinés à "compenser" les surfaces de zones humides détruites par le projet et peuvent être réalisées avant, pendant et après le début des travaux.

Le coefficient de compensation préconisé par les services du Conseil Général est de 2 à 2,5 fois la surface détruite mais pour ce projet, il sera de 1,5 (18 ha recréés pour 12 ha engloutis).

3- Planning des interventions :

Comme pour chaque étape du projet, les aménageurs proposent un calendrier prévisionnel.

 
Voici un bref résumé du planning des prochaines interventions sur le terrain :

- Février 2014 : Déplacement des larves d’Agrions de Mercure et début des captures d’amphibiens

- Mars 2014 : Fin des transferts d’amphibiens (4 passages en tout) et des larves de demoiselles, déplacements des reptiles (2 passages à 10 jours d’intervalle).

À partir du 10, début des travaux de déboisement et débroussaillage, jusqu’au 31.

Captures supplémentaires éventuelles si des individus (reptiles ou amphibiens) sont repérés au cours des travaux.

- Septembre 2014 : début des travaux de terrassement.

- Septembre, octobre et novembre 2014 : déplacements d’espèces éventuels.

- Novembre 2014 à fin janvier 2015 : reboisement des rives du plan d’eau normal

Les dates de réalisation des autres opérations de génie écologique sur le site sont conditionnées par la date de début du chantier.

Des suivis écologiques réguliers auront lieu jusqu’à 10 ans après la fin du chantier.

Télécharger les mesures compensatoires en .pdf

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Lettre ouverte à Monsieur Carcenac

Une lettre ouverte a été écrite par le Collectif Tant qu’il y aura des Bouilles à l’adresse de Monsieur Carcenac, Président du Conseil général du Tarn, ainsi qu’à tous les conseillers généraux du Tarn.

Pour que son impact soit maximum, ce message est à diffuser à tous vos réseaux qui se mobilisent pour annuler ce projet scandaleux.

Vous pouvez écrire à M. Carcenac, le président du Conseil général du Tarn et à votre conseiller général (liste) si vous êtes du Tarn.

M. Thierry CARCENAC
Président du conseil général du Tarn
hôtel du département
81013 ALBI Cedex.

M.(ou Mme) Prénom NOM
conseiller(ère) général du canton de ZZ
hôtel du département
81013 ALBI Cedex

Dans cette lettre mettez-y vos arguments, ce qui vous scandalise.

Ce que vous devez savoir et tenir compte en rédigeant votre courrier :

M. PAGES du canton de Vabre s’est prononcé contre le barrage.
MM. FOISSAC et ENTRAYGUES se sont prononcé pour un moratoire.

Tous les autres Conseillers généraux se sont prononcés pour, mais certains probablement suivent les porteurs du projet (MM. CABOT et PAULIN)

Faites attention de rester respectueux de la personne humaine car il ne sert à rien d’insulter les personnes, si ce n’est de les rendre agressives d’y trouver prétexte pour rejeter vos arguments et, dans une autre mesure de prendre le risque d’être attaqué en justice pour insulte ou diffamation.

Si c’est une lettre ouverte, merci d’envoyer une copie électronique sur l’adresse mail des bouilles (collectifbouilles@riseup.net) et si votre lettre est privée merci, tout de même de nous signaler son envoi afin que nous estimions l’impact de cette campagne.

Merci de votre soutien et votre implication !


  

[Lundi 24 Février] Conférence de presse

 

Devant l’urgence de la mencade de déboisement de 29 hectares, de destruction de 13 hectares de zone humide et d’expulsion du site du Testet (forêt de Sivens) à partir du Lundi 24 Février 2014, le collectif Tant qu’il y aura des bouilles organise une conférence de presse le Lundi 24 Février 2014 à 10h à la Bouillonnante (zone occupée sur la D132 au croisement vers la maison forestière de Sivens, Barat 81310 Lisle-sur-Tarn).

Entre autre, nous vous présenterons la lettre ouverte à Thierry Carcenac, président du Conseil Général du Tarn.

 

 

Source : tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 

 

 

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 15:03

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

La ZAD du Testet, dans le Tarn, est expulsée, l’occupation continue

Camille Martin (Reporterre)

jeudi 27 février 2014

 

 

 

 

Les gendarmes ont investi ce matin la zone à défendre contre un barrage inutile dans le Tarn. Les zadistes - rejoints par des personnes venues des alentours - se sont installés sur un champ voisin. Non sans opposer une résistance non-violente. Prochaine étape : le tribunal à Albi, vendredi matin.

 


 

Une Zad est installée depuis plusieurs semaines au Testet, dans le Tarn, afin d’empêcher la construction d’un barrage destructeur de biodiversité et inutile.

Elle est en cours d’expulsion depuis ce matin, a appris Reporterre, alerté par un courriel à notre adresse [planete (arobase) reporterre.net].

Selon le témoignage d’un occupant du collectif Tant qu’il y aura des bouilles, recueilli au téléphone et des courriels reçus par Reporterre, l’expulsion a commencé à 8 h 25, conduite par une soixantaine de gendarmes mobiles. Les routes d’accès sont bloquées. Une pelle mécanique a détruit la grande cabane d’habitation, le poste de garde, les toilettes, et une plateforme. Le chapiteau est confisqué. Des employés ont redonné leurs meubles aux occupants.

La parcelle occupée couvre environ un demi hectare.

 

- Démontage du chapiteau -

Les occupants ont pu se réfugier sur une parcelle voisine, appartenant à l’ONF (Office naturel des forêts) et non expulsable. Ils ont pu emporter le gros de leurs affaires. Ils sont une dizaine, qui dormaient dans la cabane, le chapiteau, et des véhicules.

Une soixantes de personnes sont arrivées en renfort durant la matinée, en passant par les chemins et déjouant les barrages de gendarmerie.

L’avocate, selon qui la procédure n’est pas respectée, a entamé des démarches juridiques.

- Actualisation 12 h 20 - Il a été obtenu qu’une audience ait lieu devant le Tribunal de grande instance d’Albi, vendredi 28 février à 11 h. Les zadistes demandent que des personnes viennent les soutenir à ce moment-là.

- Actualisation photos 16 h .

En fin de matinée, les habitants et leurs soutiens ont réussi à déborder les gendarmes.

 

Plusieurs d’entre eux sont parvenus à grimper sur la pelle mécanique, l’empêchant de poursuivre sa tâche.

Quelques bousculades se sont produites avec les gendarmes, qui ont usé de gaz lacrymogène, mais pas de matraques.

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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Présentation

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DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

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          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



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