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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 17:37

LEMONDE.FR | 15.01.12 | 14h59

 
 

 

Depuis le renversement de M. Ben Ali, les médias tunisiens se livrent à un mea culpa collectif.

Depuis le renversement de M. Ben Ali, les médias tunisiens se livrent à un mea culpa collectif. AFP/FETHI BELAID


Tunis, Envoyé spécial - Un an après la révolution de jasmin et le départ précipité du dictateur Ben Ali le 14 janvier 2011, les acteurs des anciens et nouveaux médias se sont réunis les 12 et 13 janvier à Tunis pour un colloque intitulé "Tunisie : révolution, transition et mutation" organisé par Canal France International (CFI), l'Association tunisienne des libertés numériques (ATLN), l'Association du multimédia et de l'audiovisuel et Tunisie Live, premier site tunisien d'information en langue anglaise.

Pendant deux jours, entre conférences et ateliers pratiques, quelques cinq cents blogueurs, journalistes, juristes, universitaires, étudiants, hackers ou simplement "citoyens curieux" venus de plusieurs pays de la Méditerranée (dont la France), ont débattu sur la mutation des médias tunisiens malmenés entre la révolution politique et la révolution numérique, qui, avec des armes comme Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux, ne veut pas se contenter d'une période de transition. "Ils sont très impatients", reconnaît Riadh Medhi Lamloum, chercheur en sciences de l'information à l'université de Manouba de Tunis.

Une impatience exprimée par de nombreux intervenants qui ont regretté que le paysage médiatique tunisien soit quasiment resté en état malgré la révolution. Tous, s'inquiétent de la main mise politique du nouveau pouvoir sur les principaux médias publics dont les nouveaux dirigeants ont été nommés en début d'année. Le 9 janvier, à l'appel du Syndicat national des journalistes Tunisiens (SNJT) un rassemblement a été organisé pour protester "contre les pratiques du nouveau gouvernement" qui "rappellent celles du régime déchu". Les nominations contestées concernent principalement l'Agence Tunis-Afrique Presse (TAP), les journaux La Presse et Essahafa ainsi que la direction de la télévision publique tunisienne.

"DÉCLOISONNER LES UNIVERS, SORTIR DU GHETTO"

Manque de reportages, absence de recul, mauvaise hiérarchie de l'information, vieux réflexes idéologiques : durant ces deux jours, le journalisme "traditionnel" a été sérieusement remis en cause par les acteurs du journalisme "citoyen". Même si certains souhaitent "décloisonner les univers, sortir du ghetto" et apporter leur nouveau savoir-faire technologique, ils s'affirment, aujourd'hui, comme l'avant-garde de la transformation de la société tunisienne et veulent "la transparence".

Leur bataille est d'imposer, petit à petit, le logiciel libre, l'accès aux sources pour tous et "l'opengov" (initiée par Barack Obama aux Etats-Unis) qui permet aux citoyens d'intervenir directement sur la préparation des lois ou de lancer des initiatives politiques. Selon eux, ce "mouvement de libération des données" changerait radicalement le traitement de l'information et offrirait, de plus, un champ nouveau pour les entreprises de presse anciennes et nouvelles.

"IL NE FAUT PAS ACCABLER TOUT LE MONDE"

Pour autant, il est difficile en une année de passer d'une dictature féroce à une liberté totale, quasi autogestionnaire. "Il ne faut pas accabler tout le monde", nuance ainsi Emna Menif qui vient de créer Koulouna Tounes, un nouveau mouvement centriste démocratique et qui n'a pas été tendre avec les médias après la révolution. "Tout le monde a été pris de court et nous devons avoir de la compréhension vis-à-vis des rédactions. La libération de la parole est très difficile à gérer et les médias sont en phase de déculpabilisation", dit-elle.

"Il est vrai que nous avons tous gagné en maturité", concède le "militant de l'info" Malek Khadhraoui, 35 ans, un des quatre fondateurs administrateurs du site Nawaat, blog collectif indépendant, qui fut le premier à dénoncer la propagande de Ben Ali. "Les rédactions ont certes franchi des pas importants en se structurant et en affichant une ligne éditoriale plus claire mais, le nouveau gouvernement ne montre pas une volonté démocratique. La meilleure parade à ces ingérences reste la mobilisation de la société civile", poursuit-il.

Est-ce un signe que le temps se couvre dans la nouvelle Tunisie démocratique ? Dans un message solennel, l'association Reporters sans frontières (RSF) qui a ouvert un bureau à Tunis en octobre 2011, a tenu à dénoncer la menace de filtrage d'Internet par le nouveau gouvernement.

Daniel Psenny

 


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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 17:12
| Par La rédaction de Mediapart

Des milliers de Tunisiens se sont rassemblés samedi 14 janvier sur l’avenue Bourguiba à Tunis pour fêter le premier anniversaire de la chute de Ben Ali et clamer leur droit au travail et à la dignité. Certains participants ont réclamé la reconnaissance pour les «martyrs» abattus lors du soulèvement de décembre-janvier.

Plusieurs blessés de la révolution ont d'ailleurs entamé un sit in devant le palais gouvernemental à la Kasbah. Selon un décompte de l'ONU, 300 Tunisiens ont été tués et 700 blessés durant le soulèvement. «Nos blessés et nos martyrs n'ont pas eu la reconnaissance qu'ils méritent», a estimé, la veille, le président tunisien Moncef Marzouki dans une déclaration diffusée sur la chaîne nationale.

D'autres manifestants ont défilé sur l'avenue en criant: «Le peuple tunisien est libre et ne veut pas de l'ingérence américaine ni de celle du Qatar!», alors que l'émir de ce pays, cheikh Hamad ben Khalifa Al-Thani, est actuellement l'invité des autorités tunisiennes, en compagnie d'autres leaders arabes dont le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, et le chef du Conseil national de transition libyen, Moustapha Abdeljalil. Le Qatar et le parti islamiste tunisien Ennahda, vainqueur des élections du 23 octobre, entretiennent des relations étroites. Une cérémonie officielle commémorant le 14 janvier 2011 est prévue dans la journée au Palais des Congrès à Tunis en présence de ces responsables arabes et de diplomates occidentaux.

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 15:25

LEMONDE.FR avec AFP | 06.01.12 | 11h29   •  Mis à jour le 06.01.12 | 11h45

 
 

Le ministre des affaires sociales tunisien, Khalil Zaouia, a estimé vendredi que la tension sociale était "extrême" dans le bassin minier de Gafsa, au lendemain d'une visite dans cette région marquée par la tentative d'immolation d'un chômeur devant le gouvernorat.

"Il y a une situation de tension sociale extrême. Les attentes sont énormes et les nerfs sont à vif, a déclaré M. Zaouia au lendemain de sa visite à Gafsa, en compagnie des ministres de l'industrie Mohamed Lamine Chakhari et de l'emploi Abdelwahab Maatar. Hier, c'était la première fois depuis des dizaines d'années que des ministres se rendaient dans les mines. C'était un premier contact, on est désolé que cela se soit terminé par un drame, un geste de désespoir."


 "MÊME LES SYNDICATS SONT DÉPASSÉS"

Un quadragénaire qui faisait un sit-in avec d'autres chômeurs depuis plusieurs jours devant le gouvernorat de Gafsa a tenté de s'immoler jeudi et a été hospitalisé dans un état critique près de Tunis. La région de Gafsa, qui vit essentiellement sur l'extraction des phosphates, est l'une des plus défavorisées de la Tunisie et a connu en 2008 six mois d'émeutes souvent considérées comme les prémices de la révolution de 2010-2011.

 

"Il y a une accumulation de problèmes depuis des décennies, aujourd'hui les gens veulent que tout soit réglé immédiatement, même si on leur parle de quelques mois, pour eux c'est une éternité, a poursuivi M. Zaouia. Je suis rentré de là-bas avec des dizaines de demandes personnelles. Chacun veut une solution pour son cas, même les syndicats sont dépassés."


Il s'est prononcé en faveur de la constitution rapide d'une "task force" regroupant les représentants des ministères de l'emploi, des affaires sociales, de la santé, de l'environnement, du développement régional. "Il faut que les populations des gouvernorats de Gafsa, Sidi Bouzid et Kasserine [les trois grandes régions défavorisées de l'intérieur] aient le sentiment que leurs problèmes sont enfin pris en mains par Tunis", a-t-il dit. Le soulèvement qui a chassé Ben Ali du pouvoir il y a un an avait commencé le 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid, après l'immolation par le feu d'un marchand ambulant.

 

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 13:42

LEMONDE.FR avec AFP | 24.11.11 | 07h54

 
 

Des troubles ont éclaté mercredi dans des localités du Centre-Ouest de la Tunisie. Des milliers de personnes ont manifesté à Kasserine, à 350 km de Tunis, pour protester contre "l'oubli des martyrs" de leur ville dans l'hommage rendu aux morts de la révolution lors de la première réunion de l'Assemblée constituante mardi, a indiqué un dirigeant syndicaliste, Sadok Mahmoudi.

Soixante-seize personnes "blessées" par des gaz lacrymogènes ont été admises à l'hôpital de la ville, a indiqué une source médicale. La citation des noms des "martyrs de la révolution" avait été improvisée lors de la cérémonie inaugurale de l'Assemblée constituante, à la demande d'un élu qui en a fourni la liste.

Selon M. Mahmoudi, environ 4 000 personnes se sont rassemblées "spontanément" devant le siège régional de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT, centrale syndicale) à Kasserine pour une manifestation pacifique, qui a dégénéré lorsque des manifestants ont tenté de forcer les portes de la prison et jeté des pierres sur les forces de sécurité. Celles-ci ont riposté en tirant des balles en l'air et des grenades lacrymogènes pour disperser les protestataires, qui ont brûlé des pneus sur la place et l'avenue centrale de la ville, a ajouté le secrétaire général du syndicat régional.

"LOURD TRIBUT"

"Kasserine a payé un lourd tribut à la révolution et l'oubli de ses morts par les élus du peuple est inacceptable", a affirmé M. Mahmoudi. Selon lui, la liste citée à l'Assemblée ne mentionnait que 7 morts sur 23 tombés dans la région de Kasserine. Selon un témoin, un dépôt de marchandises de Kasserine a été pillé. Des renforts militaires sont arrivés sur place et la ville était quadrillée mercredi soir.

Le ministère de l'intérieur a confirmé les incidents de Kasserine et fait état de troubles à Thala et Feriana, deux localités de cette même région, ainsi qu'à Gafsa, ville minière située à 350 km au sud-ouest de Tunis. Des manifestants ont brûlé des pneus à Feriana et d'autres ont incendié mercredi soir les équipements d'un district de la gendarmerie. L'armée a tiré des salves en l'air pour les empêcher de saccager les locaux de la sous-préfecture, a indiqué le porte-parole de ce ministère.

A Oum Laraies, une localité minière de Gafsa, des manifestants ont vandalisé mercredi soir des bâtiments et se sont attaqués au siège des recettes des finances. Des sit-in ont été observés ces derniers jours par des chômeurs devant la Compagnie de phosphates de Gafsa, principal employeur de cette ville, qui a connu de graves troubles en 2008.

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29 octobre 2011 6 29 /10 /octobre /2011 19:53
AgoraVox - par Fethi GHARBI samedi 29 octobre 2011

Ceux qui n'ont pas vécu de l'intérieur l'expérience révolutionnaire tunisienne et égyptienne ne peuvent imaginer malgré toute leur bonne volonté l'ampleur de la métamorphose. Le bouleversement a plus transformé les esprits qu'il n'a modifié d'une manière radicale les apparences. C'est pour cette raison qu'un tel phénomène est difficilement quantifiable. En l'espace de quelques heures, quelque jours, des hommes et des femmes ont subitement mué. Des sujets qui pendant de longues décennies ont mené une existence politique presque végétative prennent soudain conscience qu'ils sont des citoyens, qu'ils sont les vrais maîtres de la cité. Voila que toutes les places dans les villes et dans les villages se transforment en agoras et que les nouveaux maîtres, maîtres de leur propre destin, dictent dans l'euphorie mais avec détermination leurs quatre volontés, directement, sans intermédiaires et sans représentants hypocrites. Oui, les révoltes tunisienne et égyptienne se sont faites sans leaders et sans encadrement même si après coup syndicats et formations politiques s'y sont ralliés. Soulèvements populaires purs, sans souillures politiciennes ni compromis, ils ressemblent plus à un hymne à la démocratie qu'à un mouvement organisé. Stupéfait, le monde assiste à travers les écrans à l'impossible exploit de peuples pacifiques, armés de leur seule volonté déposer leurs despotes.

En Tunisie, après la fuite du dictateur, un peu partout dans le pays, des bandes de barbouzes au service du RCD et des clans rivaux s'étaient mises à saccager et à incendier municipalités, sous-préfectures, tribunaux, recettes des finances et même des écoles primaires. Leurs but était en même temps de détruire des archives compromettantes et de provoquer le désarroi parmi les habitants . La Tunisie était en feu. La police pourtant pléthorique à l'époque de Ben Ali a totalement disparu. Face au danger, un miracle se produit : la population au lieu de paniquer a pris spontanément son destin en mains. Des gens nés et nourris au sein des dictatures, totalement apolitiques, se mettent à s'autogérer comme si la chose politique s'apparentait plus à l'inné qu'à l'acquis. Je n'ai pu alors m'empêcher de penser que plus les institutions sont organisées et fortes plus l'individu perd le sens du politique. Cette quasi vacance du pouvoir au lieu d'instaurer la loi de la jungle a au contraire permis l'éclosion des solidarités. Des comités de quartiers poussent un peu partout, des jeunes et des moins jeunes, armés de gourdins, de barres de fer ou même de vieux amortisseurs, dressent des barrages à tous les carrefours et sur toutes les routes. Les voisins se découvrent soudain, des cercles se forment, les uns sortant de chez eux des chaises, les autres distribuant des rafraîchissements, des gâteaux... et les veillées se prolongent tard dans la nuit. Cadres, ouvriers, commerçants, étudiants discutent d'égal à égal de politique, rien que de politique. Dire que quelques jours auparavant ils n'avaient droit qu'au Foot, un sujet devenu presque obscène pendant ces jours de grâce. Les barrages dressés jour et nuit ont fini par mettre en échec le plan de la contre-révolution fasciste même si plusieurs personnes y ont laissé la vie. Personne ne mesurait le danger, les enfants, entêtés, se mêlaient aux adultes qui assuraient la garde. Et je me demandait si c'est l'euphorie de la liberté ou celle de la convivialité, de la solidarité retrouvée qui rendait les gens si héroïques. Lorsque le calme commençait à revenir, les adultes laissaient faire les tout jeunes qui plein de zèle arrêtaient les voitures, ouvraient les portières, regardaient sous les sièges. Tout le monde se laissait faire même les taxis qui se font arrêter quatre ou cinq fois lors d'une seule course. Tous étaient conscients du rôle salvateur que jouait ce service de sécurité assuré par la masse anonyme des citoyens...par le peuple au service du peuple. Un fait plaisant que je n'oublierai jamais : quelques semaines après la fuite de Ben Ali, la police a commencé de nouveau à montrer le bout de son nez. Des petits jeunes assurant la garde d'un barrage tout près de chez moi arrêtent un fourgon de la police et inspectent la cabine, les agents se laissent faire ; mais lorsque les jeunes demandent à vérifier l'arrière du fourgon, l'un des deux agents, hors de lui, se met à vociférer et à pourchasser les enfants qui détalaient à toutes jambes...Tout le monde rigolait. Il est vrai que l'un des acquis important de ce soulèvement populaire est cette démythification de la police. Je me dis, il y a au moins ça de gagné.

Ce qui mérite d'être souligné, c'est cette population qui en l'absence de tout encadrement parvient pendant des semaines à assurer sa sécurité pourtant si menacée, à lever les ordures, à nettoyer les rues...La plupart des préfets et sous-préfets fraîchement nommés par le gouvernement provisoire sont hués par les foules et déguerpissent sans demander leur reste. Le premier ministre Md. Ghanouchi en personne n'a pu résister à la pression citoyenne et a fini par démissionner. L'histoire ne manquera pas de marquer d'une pierre blanche le rassemblement de tous ces jeunes diplômés en chômage venu de l'intérieur et campant jour et nuit place du gouvernement à la Casbah. L'éloquence éblouissante de tous ces tribuns de la plèbe charmait l'assistance qui buvait goulûment leurs mots étincelants. Qu'on ne me parle d'élitisme ! Au tiers monde, il marche plutôt sur la tête. En écoutant ces jeunes orateurs, on mesure à quel point nous avons toujours été assujettis au règne des médiocres.

Mais le rêve n'a que assez duré. M. Béji Caïd Sebsi, ancien ministre de l'intérieur de Bourguiba, encensé par la France et les États Unis, devient le nouveau premier ministre provisoire. Il a vite fait de se plier à l'exigence populaire réclamant l'élection d'une assemblée constituante et réussit ainsi à baisser la pression. Il a ensuite oeuvré pour remettre sur pied le RCD légalement dissous en octroyant des visas à une quarantaines de partis clones. Toute contestation ou manifestation à caractère politique est sévèrement réprimée. Tous ces jeunes contestataires qui avec leur sang et leur souffrance ont fait la révolution sont renvoyés dans leurs provinces. La honte est que le gouvernement provisoire n'a pas cru bon prendre en charge ces blessés et mutilés qui ont payé cher leur opposition à la dictature. Les partis de l'opposition réagissent à peine à ces exactions, hypnotisés semble-t-il par l'appât des élections. L'ordre immuable du couple état centralisé, partis d'opposition a vite fait de prendre le dessus. "L'élite", tous ces professionnels de la politique ont horreur de l'ordre populaire. Pourtant l'expérience de plusieurs semaines de démocratie directe embryonnaire fournit la preuve que des formes plus démocratiques de gestion du politique sont possibles. La participation de tous à la définition d'un vivre ensemble, en dehors des seules institutions représentatives, voilà peut être l'apport le plus précieux de ce soulèvement.

Malgré la confusion entretenue pendant des mois par le pouvoir, la population au lieu d'être découragée, s'est dirigé en masse vers les urnes déjouant ainsi les plans ourdis par la contre-révolution. Pour la première fois de son histoire, le peuple chasse légalement la dictature et choisit ses élus. En ce moment crucial, peu importe qui l'emporte, ce qui compte est la mise en marche de la mécanique démocratique. Les élections prochaines auront raison de toute déviation.

 Tout semble maintenant rentrer dans l'ordre. C'est à l'élite partisane d'occuper le devant de la scène et c'est au peuple de déléguer son pouvoir. On est loin des premiers jours de la révolution où le peuple dictait ses choix et organisait son quotidien. Des questions me brûlent : Est-il nécessaire que cette démocratie naissante emboîte le pas à toutes ces démocratie représentatives occidentales à l'agonie ? Faut-il que nous soyons toujours habités par ce mimétisme aveugle qui caractérise tant l'élite du Tiers-monde ? Et je me mets à rêver d'Athènes débarrassée de ses tyrans qui entre le VI et IV siècle a opté pour la démocratie directe en rejetant toute forme d'élitisme. Le tirage au sort des représentants qui venant de milieux différents et n'exerçant qu'une seule fois et pour une courte période ne peuvent en aucun cas former une élite. Le peuple adopte lui-même les lois et décisions importantes et se donne le droit de révoquer à tout moment ses mandataires. Cette gouvernance reposant sur une rotation continuelle du pouvoir empêche le développement des aristocraties qui finissent toujours par dégénérer en oligarchies.

Accepter l'élitisme c'est renoncer à la démocratie. Bernard Manin, dans son ouvrage Principes du gouvernement représentatif, met en lumière l'actuel paradoxe du gouvernement représentatif : « le rapport entre les représentants et les représentés est maintenant perçu comme démocratique, alors qu'il fut conçu en opposition avec la démocratie ». Les révolutionnaires français de 1789 n'avaient pas comme idéal l'auto-gouvernement du peuple mais l'aristocratie élective. Les démarches politiques participatives (telles que le tirage au sort) ont été écartées au profit d'une démocratie représentative dont l'horizon s'est progressivement élargi au suffrage universel. En réalité, Le système représentatif s’est imposé depuis le XVIIIème siècle afin d’exclure le peuple du gouvernement au profit d’une élite. Cette forme de gouvernance élitiste est présentée aujourd'hui par l'idéologie bourgeoise occidentale comme étant l'expression parfaite de la démocratie : un pur mensonge. Il y a plus de deux siècle, Rousseau dénonçait déjà ce système par lequel le représentant fini toujours par usurper le peuple souverain. Les électeurs dans les pays de l'Union Européenne l'apprennent à leur dépend lorsqu'ils constatent que leurs élus nationaux font allégeance aux multinationales et aux banques privées et se rendent complices de ceux qui font leurs malheurs. En d'autres temps ceci aurait été considéré comme un crime de haute trahison. Cette dérive n'a rien de conjoncturel, elle est au contraire inhérente à ce système de gouvernement. Cependant, une telle aliénation devient plus visible avec la forte poussée du néolibéralisme qui a totalement assujetti le politique à l'économique. La mobilité du capital trahit de manière plus voyante la soumission des élus nationaux aux diktats des finances internationales. Nous vivons en effet à une époque où le politique en tant qu'expression de la souveraineté du peuple est mort de sa belle mort.

L'élan révolutionnaire conjugué à la fraîcheur des partis politiques offre à la Tunisie cette chance inouï de penser autrement la démocratie. Bien entendu, ceci ne serait possible qu'une fois les intellectuels de ce pays seront débarrassés de ce mimétisme aveugle qui pousse une bonne partie d'entre eux à singer le modèle occidental. Cette première révolution du XXIème siècle comme on se plaît à le répéter se doit d'être conséquente et assumer un rôle pionnier. Une assemblée constituante ouverte à toutes les sensibilités politiques devra avant tout se prémunir contre les dérives de la démocratie représentative et tendre vers une vraie démocratie. Si la démocratie directe est souvent considérée comme anachronique, la démocratie participative attire de plus en plus d'adeptes à travers le monde. Il s'agit de brider au maximum le pouvoir des élus en rapprochant le processus de décision des citoyens et en favorisant l'émergence d'une démocratie de proximité. Décentralisation, votations, référendums et participation citoyenne à la gestion des communes se dresseront tel un rempart face à la dégénérescence élitiste. Des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent en France et appellent à une nouvelle constitution. Et si les tunisiens leur montraient le chemin...qui sait !...

Dans L’Express du 25 octobre, Christophe Barbier en parfait éditocrate ne semble pas partager tout à fait mon point de vue. Il s'affole même : "...Et si nous avions fourni, enfants béats de Danton et de Rousseau, le moteur démocratique au véhicule islamiste ?... " Votre moteur qui pouffe, pétarde et vous enfume et qui risque à tout moment de vous exploser à la figure, on n'en a cure cher monsieur...On préfère regarder ailleurs. Quant à votre épouvantail islamiste, depuis le temps que vous l'agitez, il part en lambeaux. En parfaits pompiers pyromanes, vous avez inventé le choc des civilisations et poussé malgré lui le monde musulman à défendre son dernier carré identitaire. Mais tranquillisez-vous, les partis islamiques ne sont après tout que des partis politiques. Les tunisiens qui ont su faire fuir votre ami Ben Ali, sauront congédier ceux qui les servent mal.

Fethi GHARBI

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 13:57

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 28.10.11 | 12h48   •  Mis à jour le 28.10.11 | 15h33

 
 

Face à la reprise dans la matinée des troubles à Sidi Bouzid, ville symbole de la révolution tunisienne, le ministère de l'intérieur a annoncé l'instauration d'un couvre-feu à partir de vendredi 28 octobre au soir. "Un couvre-feu sera instauré à partir de ce soir 19 heures (18 heures GMT) jusqu'à 5 heures demain matin (4 heures GMT), et ce tous les jours jusqu'à nouvel ordre", a déclaré le porte-parole du ministère.

Les troubles, qui ont éclaté après l'annonce du résultat des élections du 23 octobre, ont donné lieu à une nuit de violences. Rached Ghannouchi, le chef du parti islamiste Ennahda, a lancé vendredi un appel au calme, alors que le local d'Ennahda et des bâtiments publics de cette ville du centre du pays ont été mis à sac et des dossiers administratifs brûlés. "Nous appelons au calme et à la préservation des biens publics", a déclaré M. Ghannouchi, dont le parti est sorti vainqueur du scrutin. Il a affirmé voir dans ces troubles "la main du RCD dissous", l'ancien parti du président Zine El Abidine Ben Ali.

TROUBLES APRÈS LES RÉSULTATS

 

Hechmi Haamdi, originaire de Sidi Bouzid, a fait campagne de Londres par le biais de sa télévision satellitaire Al-Mustakilla.

Hechmi Haamdi, originaire de Sidi Bouzid, a fait campagne de Londres par le biais de sa télévision satellitaire Al-Mustakilla.AFP/BEN STANSALL

Les violences ont repris vendredi dans les rues de Sidi Bouzid après quelques heures de calme. Plusieurs milliers de manifestants stationnaient de nouveau à la mi-journée devant la mairie.

Les forces de sécurité ont tiré en l'air pour tenter de disperser une foule de manifestants qui tentaient d'attaquer les bureaux du gouvernement régional. "L'armée tente de disperser les manifestants en tirant en l'air et en utilisant du gaz lacrymogène", a indiqué un des témoins, Attia Athmouni. Selon un autre témoin, Mahdi Horchani, l'armée est intervenue lorsque la foule a tenté de s'en prendre au bureau du gouverneur. Par ailleurs, des policiers retranchés dans le commissariat ont fait usage de gaz lacrymogènes pour dissuader les manifestants de s'en prendre au bâtiment, après qu'une voiture de la police a été brûlée, a indiqué le ministère de l'intérieur qui ne signale toutefois aucun blessé.

Environ un millier de personnes s'étaient rassemblées dans la nuit de jeudi à vendredi dans la rue principale de la ville pour protester contre l'invalidation de six listes de Hechmi Haamdi, richissime homme d'affaires, dont les bulletins n'ont pas été comptabilisés en raison d'irrégularités. Les troubles ont duré jusqu'à 4 heures du matin (3 heures, heure de Paris) et une quinzaine de personnes ont été interpellées. Des manifestations similaires ont eu lieu dans des bourgades autour de Sidi Bouzid, d'où est originaire l'homme d'affaires.

La Pétition populaire, liste totalement absente sur le terrain pendant la campagne électorale, a obtenu 19 sièges dans l'Assemblée constituante sur 217. Hechmi Haamdi a fait campagne de Londres par le biais de sa télévision satellitaire Al-Mustakilla. Jeudi soir, il a annoncé son retrait de l'Assemblée constituante pour protester contre les invalidations de ses listes.

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 12:14

LEMONDE.FR avec AFP | 24.10.11 | 20h59

 
 

 

Meeting de clôture de Ennahda dans le stade de football de Ben Arous, le 24 octobre.

Meeting de clôture de Ennahda dans le stade de football de Ben Arous, le 24 octobre.© Nicolas Fauque / www.imagesd pour "Le Monde"

Le parti islamiste Ennahda, donné vainqueur des élections tunisiennes de dimanche, a affirmé lundi 24 octobre son engagement à respecter les droits acquis des Tunisiennes et des minorités religieuses dans le pays.

"Nous respecterons les droits de la femme sur la base du code de statut personnel et de légalité entre les Tunisiens quels que soient leur religion, leur sexe ou leur appartenance sociale", a déclaré Nourreddine Bhiri, membre de la direction du parti islamiste.

La percée d'Ennahda sur la scène politique a fait craindre dans le camp laïque une remise en question du statut des femmes en Tunisie. Les Tunisiennes disposent d'un statut juridique enviable dans le monde arabo-musulman : la loi en vigueur interdit la polygamie et la répudiation, permet l'avortement libre et donne droit au divorce judiciaire.

 ACQUIS ENRACINÉS

Ces acquis introduits par le père de l'indépendance, Habib Bourguiba, sont enracinés dans la pratique sociale et ont permis aux femmes, qui représentent 50 % de la population, d'être présentes dans tous les domaines d'activités.

L'islam est la religion officielle de la Tunisie où cohabitent avec les musulmans sunnites (qui représentent plus de 90 % de la population) des minorités religieuses, dont un millier de juifs.

M. Bhiri a aussi affirmé la détermination du parti islamiste à respecter les engagements internationaux de la Tunisie, pays lié notamment par un accord de libre-échange avec l'Union européenne et signataire de la convention de l'ONU contre toutes formes de discrimination à l'égard des femmes.

"MAIN TENDUE"

"Quel que soit le nombre de sièges qui nous reviendra dans l'assemblée constituante, nous ne gouvernerons pas seuls et nous ne permettrons à personne de monopoliser le pouvoir", a assuré en outre le dirigeant islamiste. "La légalité sera rétablie sur la base du consensus. Nous tendons la main à tous pour tourner la page de la tyrannie et de l'injustice", a-t-il dit en réponse à une question sur une alliance possible de sa formation avec le parti Ettakatol (centre gauche).

Ce parti talonnait Ennahda avec le Parti du congrès pour la république (gauche nationaliste), selon les résultats préliminaires non officiels, l'instance électorale indépendante devant annoncer les résultats officiels mardi.

Plus de 7 millions d'électeurs étaient appelés dimanche à élire une assemblée nationale constituante, neuf mois après la chute du président Ben Ali.

>> Pour aller plus loin : lire les réponses de Hamadi Jebali, secrétaire général d'Ennahda, aux internautes du Monde.fr, le 18 octobre : "L'essentiel est de respecter les libertés."

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 12:46

Le Monde - 13 octobre 2011

Yassine Ayari, blogueur et candidat à l'Assemblée constituante

"Je ne suis pas qu'un blogueur ! [...] Je suis un jeune Tunisien, qui pense qu'il a des choses intéressantes à dire et à faire, et qui veut participer à la construction d'une meilleure Tunisie", lance le 13 septembre Yassine Ayari sur son blog Mel7it. Fers de lance de la révolution tunisienne, les blogueurs et autres facebookers entendent bien ne pas se voir cantonner à ce rôle virtuel. Et revendiquent pleinement leur rôle de citoyen. Yassine Ayari et six autres blogueurs célèbres ont décidé de s'atteler à la dure tâche d'écrire la future Constitution du pays en se présentant aux élections du 23 octobre pour l'Assemblée constituante.

Slim Amamou, célèbre blogueur tunisien, avait déjà montré la voie de la participation politique en mode réel en devenant secrétaire d'Etat à la jeunesse et aux sports dans le premier gouvernement de transition. Sur le site Nawaat, la blogueuse Emna El-Hammi rappelle que cette nomination "a constitué un véritable espoir pour la jeunesse connectée de voir les valeurs et les idées qu'elle n'a cessé de défendre, portées aux plus hautes sphères d'un gouvernement gérontocrate".

L'expérience s'est révélée plutôt amère pour Slim Amamou, qui s'est résolu à démissionner le 23 mai (voir Le "M. Twitter" du gouvernement tunisien démissionne). Et a été riche en enseignements pour les autres militants politiques de la Toile. "Les blogueurs ont compris que ce changement profond qu'ils attendaient ne pouvait se faire que depuis la société civile vers ce gouvernement illégitime, et non l'inverse [...], et se sont ainsi rendus à l'évidence qu'il était très difficile de changer le système tel qu'il est encore aujourd'hui, en l'intégrant", analyse Emna Al-Hammi.

SEPT CANDIDATS BLOGUEURS

Sept des quelque 11 000 candidats à l'élection pour l'Assemblée constituante sont ainsi des blogueurs, qui ont décidé de mettre leur engagement au service de la population, en s'engageant, non pas au sein de partis, mais sur des listes indépendantes :

Amira Yahyaoui (@Mira404). Cette jeune femme de 27 ans est tête de liste à Paris de la liste indépendante Sawt Mostakel ("Voix indépendante"). "Figure emblématique de l'Internet tunisien", note Emna El-Hammi, la fille du juge Mokhtar Yahyaoui a longtemps milité pour la liberté d'expression et participé à des actions anti-censure en Tunisie. Sur le site de Sawt Mostakel, elle déclare : "Jusqu'alors, mon engagement politique en Tunisie se faisait dans l'opposition. Aujourd'hui, je veux proposer et construire."

Au programme de Sawt Mostakel : consacrer la place du citoyen face à l'Etat et une société du "libre choix" ; la reconnaissance des droits et libertés fondamentales, dont notamment l’égalité totale des droits entre les hommes et les femmes et la proscription de toute forme de censure. Concernant le régime politique, Sawt Mostakel propose que le président de la république soit élu au suffrage universel direct et que le premier ministre soit issu de la majorité parlementaire. La liste est favorable à la régionalisation, avec des gouvernorats dotés d’un exécutif et d’un conseil élu, autonomes financièrement et souverains sur les compétences qui seront dévolues aux régions. Sawt Mostakel appelle par ailleurs à l'organisation d'un référendum sur le projet de Constitution, une fois rédigé.

Imen Braham (@__Imen), ingénieur agronome et militante pour l'environnement, cette jeune femme de 28 ans, auteure du blog Moonsgirl, est également candidate sur la liste Sawt Mostakel. "Les jeunes doivent s’engager dans la vie politique, puisque c’est notre avenir qu’on décide aujourd’hui avec cette Assemblée", défend-elle sur le site de la liste. elle y met également son engagement pour l'environnement : "La Constitution doit assurer le respect des ressources naturelles dans le cadre d’un développement rationnel".

Adib Samoud (sa page Facebook), photographe, vétérinaire et militant pour l'environnement se présente dans la circonscription de Nabeul 1 à la tête de la liste indépendante Ayoun Harisa عيون حريصة ("Regards vigilants"). Sur le site Internet de Ayoun Harisa, Adib Samoud affirme que sa liste "porte avant tout un projet constitutionnel, mais l’Assemblée constituante étant amenée à faire des lois et à prendre des décisions politiques, nous avons aussi un programme économique et social, ainsi qu’un programme politique". Les idées force de leur projet sont : une éco-constitution, cinq institutions constitutionnelles (Haute Cour constitutionnelle, Haute Cour de justice, Conseil supérieur des libertés, Conseil supérieur économique social et culturel et Conseil pour la surveillance des dépenses de l’Etat). Ayoun Harisa se dit par ailleurs attaché aux "libertés fondamentales, à la séparation des pouvoirs et à un système où existe un équilibre entre le législatif et l’exécutif".

Mehdi Lamloum (@MehdiLamloum) est concepteur en agence de pub (sa page personnelle) et blogueur vidéo. Il est devenu célèbre avec son blog Pink Lemon, dédié à la communication, à Internet et aux médias. Son entrée sur la scène politique est quelque peu inattendue. Il appartient à cette catégorie de "blogueurs qui s'autocensuraient au temps de Ben Ali, par fatalisme ou par peur [et] veulent aujourd'hui saisir cette opportunité de participer à la construction d'une Tunisie à leur image", note Emna El-Hammi. Il a décidé de s'engager aux côtés de Youssef Sedik, philosophe et anthropologue tunisien, sur sa liste indépendante Al-Mouwaten Essedik ("le citoyen véridique"). "En tant que citoyen, je sais que Youssef Seddik fera entendre ma voix dans l'Assemblée constituante. j'ai choisi de m'engager à ses côtés pour soutenir sa candidature", dit-il.

Riadh Guerfali (@Astrubaal), co-fondateur et co-administrateur du site collaboratif Nawaat, il est docteur en droit public, spécialisé dans le droit constitutionnel, les institutions politiques et le droit des nouvelles technologies de l'information. Sous le régime Ben Ali, il dénonçait régulièrement sur son blog les violations par le régime du droit national et international relatif au libre accès à l'information et à l'Internet. Il se présente en tête de la liste indépendante Al-Jalaa ("L'évacuation") dans sa ville natale, Bizerte.

Tarek Kahlaoui (@t_kahlaoui et page Facebook) se présente aux élections à la tête de la liste indépendante Sawt Echabab ("La Voix des jeunes") à Ben Arouss. Professeur au département d'histoire et d'art de l'université Rutgers, dans le New Jersey, aux Etats-Unis, il est confondateur du journal en ligne Al-Machhad Attounsi ("La scène tunisienne"). Militant pour la liberté d'expression et actif dans les mouvements estudiantins, son blog avait été censuré en février 2010.

Yassine Ayari (@yassayari, sa page Facebook et son blog Mel7it), blogueur et cyberactiviste. Avec Slim Amamou, Yassine Ayari avait été détenu plusieurs heures par la police le 21 mai 2010 pour avoir prévu de lancer la première grande manifestation contre la censure en Tunisie. Il se présente comme tête de liste de la liste Al-Chabeb Al-Ahrar ("les jeunes libres") à Zaghouan, dans le nord du pays.

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