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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 15:44

 

Source : www.lemonde.fr

 

Constitution : la Tunisie adopte la liberté de conscience et rejette la charia

Le Monde.fr avec AFP | 04.01.2014 à 22h06 • Mis à jour le 05.01.2014 à 10h30

 

 

L'assemblée nationale constituante tunisienne, le 3 janvier.

 

L'assemblée constituante tunisienne a approuvé samedi 4 janvier les premiers articles de la future Constitution, garantissant la liberté de conscience, faisant de l'Etat le « protecteur du sacré », mais rejetant l'islam comme source de droit – des points qui ont suscité de vives controverses pendant des mois.

Les deux premiers articles, non amendables, définissent la Tunisie comme une République guidée par la « primauté du droit », un Etat « libre, indépendant, souverain » et « civil » dont la religion est l'islam. Deux amendements, proposant comme « source principale de la législation » l'islam, et le Coran et la sunna (ensemble des paroles du prophète, de ses actions et de ses jugements) , ont été rejetés.

En revanche, conformément à un compromis entre le parti islamiste Ennahda (majoritaire) et l'opposition, la Constitution fera de l'islam la religion du pays.

 

 COMPTE À REBOURS AVANT LE 14 JANVIER

Si la constituante, élue en octobre 2011, a consacré l'Etat comme « garant de la liberté de conscience », malgré la vive opposition de certains élus, le même article 6 lui confère le rôle de « protecteur du sacré » et de « gardien de la religion ». Cette formulation vague a été critiquée par des ONG craignant l'interprétation qui pourrait être faite d'une notion qui n'a pas été définie. Pour la Ligue tunisienne des droits de l'homme, il pourrait « aboutir à des interprétations menaçant la citoyenneté, les libertés ».

L'assemblée constituante avait approuvé samedi en début de journée douze articles, sur un total de 146. Les députés vont continuer de travailler dans le but d'adopter la loi fondamentale, ainsi qu'une loi électorale avant le 14 janvier, troisième anniversaire de la révolution qui marqua le début du printemps arabe. Ce calendrier est la clé de voûte d'un accord entre opposants et Ennahda pour résoudre une profonde crise déclenchée par l'assassinat le 25 juillet du député de gauche Mohamed Brahmi – le deuxième meurtre en 2013 attribué à la mouvance djihadiste.

 

Lire (édition abonnés) : Les islamistes d’Ennahda veulent tourner la page de la transition tunisienne

 

Source : www.lemonde.fr

 

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 17:05

 

marianne.net

 

 

Rédigé par Martine GOZLAN le Vendredi 13 Septembre 2013 à 13:10

 

Jabeur Mejri, jeune Tunisien d'un village de pêcheurs, près de Mahdia, a été arrêté le 5 mars 2012 après avoir publié des caricatures de Mahomet sur Facebook. Condamné à 7 ans et demi de prison, sa grâce, promise à la famille cet été par le président Moncef Marzouki, n'a pas été accordée. Le sort de ce prisonnier d'opinion, adopté par Amnesty International, rappelle ainsi que la liberté d'expression et de conscience reste bafouée dans la Tunisie post-révolutionnaire, sous le gouvernement islamiste.Son comité de soutien organise un rassemblement et un concert ce 13 septembre, place des droits de l'homme, à Tunis. Le dessinateur Plantu a adressé un SOS pour Jabeur à Marzouki le 2 septembre. Pas de réponse. Curieux silence de la part du président tunisien, naguère président en exil de la ligue tunisienne des droits de l'homme!

 

Tunisie: Jabeur Mejri, le libre penseur au cachot pour 7 ans


Qui se souvient de Jabeur Mejri? En ces heures où le gouvernement tunisien tangue face à la révolte d'une population exaspérée par l'incurie islamiste, ce jeune homme est abandonné dans son cachot de la prison de Mahdia avec comme seul horizon: les murs et encore les murs pour 7 ans. Il symbolise pourtant la fronde ironique, blagueuse, iconoclaste de cette jeunesse qui avait tout espéré de la révolution et a en réalité tout perdu comme l'a rappelé amèrement  Amina Sboui, elle-même ex-prisonnière pour délit de féminisme juvenile,  sur le plateau de TV5 Monde. 
Jabeur avait posté sur Facebook des caricatures de Mahomet, comme son camarade Ghazi Beji. Ghazi est l'auteur d'une "Illusion de l'Islam" dont le seul titre a dû faire dresser les cheveux sur la tête des bigots qui ont malheureusement tous les pouvoirs aujourd'hui. Lui, il  a pu prendre  la fuite. Après une épouvantable errance à travers 7 pays, il a enfin rejoint la France qui lui a offert l'asile politique ( voir son portrait dans le Monde du 11 octobre 2012).
Jabeur a été jeté en prison. Il pensait librement dans son coin -  16 correspondants seulement  sur sa page Facebook! - mais cette insupportable liberté a été  métamorphosée en une série de chefs d'inculpation abracadabrants: trouble à l'ordre public, offense à autrui, atteinte aux bonnes moeurs... Le verdict a été rendu le 28 mars 2012, en l'absence d'un avocat ! En appel, la condamnation a été confirmée en juin 2012. La cour de Cassation a laissé l'affaire s'enterrer dans les méandres de l'oubli. Désespéré, placé dans des conditions de détention éprouvantes, Jabeur Mejri n'espérait plus qu'en une grâce présidentielle promise pour l'Aid, à la fin du Ramadan 2013.
Puis rien. Rien de rien alors que la Tunisie découvrait les assassinats politiques, la fureur djihadiste sur les monts Chaambi. Rien alors que le peuple, massé devant l'Assemblée Constituante, au Bardo, contestait un pouvoir dont le laxisme avait favorisé dans l'ombre et même dans la lumière les groupes extrémistes. Ah, cette " Pax islamica" , cette alliance entre Ennahda et les salafistes conclue dès le lendemain de la victoire islamiste aux élections du 23 octobre 2011! Même si le gouvernement tunisien la dénonce aujourd'hui et qualifie désormais de terroriste  le groupe Ansar al Charia, l'obscurantisme d'Etat a fait des ravages. Et ça continue.

     " DEFENDRE JABEUR, C'EST DEFENDRE LE DROIT DE TOUS LES TUNISIENS A LA LIBERTE D'EXPRESSION"

" Comment peut-on parler de révolution si Jabeur est en prison pour des idées?" rappelait son comité de soutien lors de la conférence de presse organisée fin août à Tunis. Des jeunes femmes et des jeunes gens déterminés qui résument le sens de leur combat:

"- Ce qui a commencé avec Jabeur Mejri a continué. Les atteintes aux libertés et les menaces ont concerné des artistes, des expositions, des chanteurs, puis des journalistes ou patrons de médias, puis les medias en totalité. Jabeur est en prison. D'autres Jabeur suivent. Pensent-ils, comme Ben Ali avant eux, mettre des idées en prison? Pensent-ils pouvoir nous faire taire? Mais d'autres Jabeur se révèlent. Nous sommes tous Jabeur. Tous en danger maintenant! Mais nous avons décidé de nous exprimer haut et fort. Defendre Jabeur aujourd'hui, c'est défendre le droit de chaque Tunisienne et Tunisien à la liberté d'expression"

C'est ainsi qu'a été lancé le mouvement du 13 mars. Ce n'est pas une date ésotérique: le 13 mars 2012, Moncef Marzouki a décrété que ce jour serait le symbole de la liberté d'expression sur Internet. Jabeur Mejri était alors au cachot depuis huit jours!
Ce que le jeune homme a enduré les premiers temps, de la part des autres détenus, confirme le témoignage que m'avait livré Amina sur son expérience tragique à la prison de Sousse. Dans les deux cas, il y avait eu " préparation" des co-détenus à l'arrivée de prisonniers d'opinion. Présentation comme "blasphémateurs " dans un climat pénitentiaire de violence physique et morale. 

" Au début, Jabeur a été agressé, les autres étaient très durs avec lui. Et puis, petit à petit, grâce à la campagne des ONG, à l'arrivée des lettres de soutien, à l'Organisation mondiale contre la torture, les conditions se sont un peu améliorées, il est maintenant dans une cellule avec un nombre restreint de co-détenus " explique son comité de soutien.

Jabeur sait qu'il n'est pas seul, que, dehors, on le défend. Sa cause, emblématique, n'est pourtant pas adoptée par les grands partis de l'opposition et reprise comme symbolique à l'heure des vastes contestations. Trois communiqués demandent sa libération: ceux du parti El Massar, du Front Populaire, et du Parti Pirate. C'est un début. Mais la solidarité se heurte toujours aux mêmes raisons qui ont fait si longtemps hésiter le camp progressiste face à l'affaire d'Amina: aller trop loin, ce serait offenser les émotions populaires, faire le jeu d'Ennahda,etc...Les mêmes vieilles lunes ont été agitées depuis septembre 2011 et la diffusion par la chaine de télévision Nessma du film de la réalisatrice franco-iranienne Marjane Satrapi, " Persépolis". Et encore avec la campagne de haine et les poursuites déclenchées contre la réalisatrice franco-tunisienne Nadia el Fani et sa " Laïcité Inch Allah!". Laquelle ne peut plus revoir son pays!
Peurs rancies, électoralisme à courte vue, vieilles lunes empoisonnées: la liberté d'expression est pourtant une et indivisible. Jabeur Mejri en paie le prix douloureux. Aujourd'hui, des banderoles se déploient pour lui dans Tunis. Un concert va lui rendre hommage.
Au delà de Tunis, n'oublions pas le libre penseur enchainé de Mahdia!

* On peut écrire à Jabeur Mejri dans sa prison, avec le numéro d'écrou et l'adresse indiquée sur la photo qui illustre cet article
* Pour contacter le comité de soutien et le mouvement du 13 mars:
http://jabeurghazifree.blogspot.fr

 

 

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 16:39

 

 

Le Monde.fr avec AFP

 

08.09.2013 à 01h04 • Mis à jour le 08.09.2013 à 10h41

 
 
Manifestations contre le gouvernement islamiste le 7 septembre à Tunis.

Plusieurs milliers de Tunisiens ont manifesté, samedi 7 septembre dans la soirée, pour réclamer la chute du gouvernement dirigé par le parti islamiste Ennahda. La foule a défilé jusqu'à la place du Bardo, aux portes de Tunis, devenue théâtre de protestations quasi permanentes depuis la mort de l'opposant Mohamed Brahmi, abattu de 14 balles tirées à bout portant, le 25 juillet.

"Le sang a coulé, plus de légitimité pour Ennahda", "Brahmi martyr, sur tes pas nous marcherons", "A bas les oppresseurs du peuple, à bas la bande des Frères", a scandé la foule, faisant référence aux liens entre Ennahda et les Frères musulmans d'Egypte. La famille de M. Brahmi et les proches de Chokri Belaid, un autre opposant de gauche assassiné en février, ont pris la tête de la marche, soigneusement encadrée par la police.

Le meurtre des deux opposants a été attribué par les autorités à des salafistes djihadistes liés à Al-Qaida, qui ne les a toutefois pas revendiqués. Certains de leurs proches accusent Ennahda, qui dément régulièrement toute responsabilité. La veuve de Mohamed Brahmi a fait savoir que les représentants du gouvernement étaient indésirables aux cérémonies commémoratives, et a appelé à sa chute.

 

 DÉMISSION DU GOUVERNEMENT ET DISSOLUTION DE L'ANC

Le Front du salut national (FSN), qui chapeaute le mouvement de protestation, a affirmé que la date symbolique du quarantième jour depuis le décès de Brahmi – qui marque la fin du deuil –, signifiait une "nouvelle étape de mobilisation" pour la chute du cabinet et la dissolution de l'Assemblée nationale constituante (ANC), dont les travaux ont été suspendus après son boycott par plusieurs députés.

Les islamistes ont déjà rejeté ces revendications, proposant à la place d'élargir la coalition au pouvoir et d'organiser des élections à la mi-décembre. Beji Caïd Essebsi, le chef de Nidaa Tounès, principal rival d'Ennahda, a affirmé son engagement avec le FSN "pour sortir la Tunisie de l'ornière" et "dévoiler les commanditaires de l'assassinat de nos martyrs", a-t-il martelé en direction de la foule.

 

Lire l'entretien avec Béji Caïd Essebsi : "Ennahda ne doit plus présider le gouvernement"


Favorable à la chute du cabinet, mais opposée à la dissolution de l'ANC, la centrale syndicale UGTT, qui a aussi mobilisé pour le rassemblement, tente de son côté une médiation laborieuse entre Ennahda et la coalition d'opposition, allant de l'extrême gauche au centre droit. Le chef du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon a par ailleurs fait le déplacement à Tunis pour rendre un hommage posthume à Mohamed Brahmi.

 

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 17:26

 

Rue89

 

Electrochoc 25/07/2013 à 14h36
Pierre Haski | Cofondateur Rue89

 

 

 


Mohamed Brahmi (Nawaat.org)

 

Pour la deuxième fois en quelques mois, un dirigeant d’un parti de gauche tunisien a été assassiné ce jeudi à Tunis. Mohamed Brahmi a été abattu de onze balles tirées à bout portant alors qu’il sortait de chez lui, à la cité el-Ghazela, un mode opératoire qui rappelle l’assassinat de Chokri Belaïd en février dernier. Ses meurtriers ont pu s’enfuir en scooter et n’ont pas été identifiés.

Ce nouvel assassinat a provoqué de très vives réactions en Tunisie, notamment dans sa ville natale, Sidi Bouzid, le point de départ de la révolution de 2011, où le gouvernorat a été incendié, et à Tunis où une des rassemblements ont eu lieu.

Tous les partis membres de la coalition du Front populaire, auquel appartenait Mohamed Brahmi, ont appelé jeudi à :

  • la désobéissance civile,
  • la chute du gouvernement dominé par les islamistes d’Ennahdha,
  • la dissolution de l’Assemblée nationale,
  • la création d’un gouvernement de salut public,
  • la grève générale « le jour de l’enterrement du martyr ».

Un couple recouvert du drapeau tunisien derrière l’ambulance transportant la dépouille de Mohamed Brahmi à Tunis jeudi (Lilia Blaise via Nawaat.org)

 

Agé de 58 ans, député élu à Sidi Bouzid, ancien président du mouvement Echaab (Peuple), Mohamed Brahmi avait récemment fondé un nouveau parti, Attayar Echaab (Courant populaire).

Militant de gauche depuis ses études, notamment dans un mouvement nassérien clandestin, Mohamed Brahmi avait été arrêté deux fois à l’époque de Ben Ali, en 1981 et 1986.

Cet assassinat survient le jour anniversaire de la proclamation de la République en Tunisie.

L’épouse et la fille de Mohamed Brahmi ont mis en cause les islamistes d’Ennahdha au pouvoir dans le meurtre de leur mari et père.

 


La femme et la fille de Mohamed Brahmi jeudi, après la mort du dirigeant tunisien (Via Zied Mhirsi, @zizoo sur Twitter)

 

La radio Shems FM a mis en ligne une vidéo montrant l’émotion de l’une des filles de Mohamed Brahmi, dans laquelle elle s’en prend à Rached Ghannouchi, le leader d’Ennahdha :

« Vous avez fait de nous des orphelins... L’assassinat de mon père ne passera pas comme ça.

Nous grandirons tout en aimant la Tunisie, et en haïssant Ennahdha et Rached Ghannouchi ».

 

 

La fille de Mohamed Brahmi jeudi, via Shems FM

Electrochoc en Tunisie

La nouvelle a fait l’effet d’un électrochoc en Tunisie, alors que le meurtre de Chokri Belaïd n’a toujours pas été élucidé. Une foule considérable avait participé aux funérailles du leader de gauche en février.

Le parallèle entre les deux meurtres est d’autant plus frappant que les deux hommes, comme le montre cette photo d’archives diffusée sur Twitter, étaient dans le même camp de l’opposition de gauche aux islamistes d’Ennahdha.

 

amia slim @_LamiaS

& manifestant ensemble et tous deux assassinés à moins de 6mois d'intervalle pic.twitter.com/VgtxmvTYPS

Voir l'image sur Twitter

 

Une foule s’est réunie spontanément sur l’avenue Habib-Bourguiba, au centre de Tunis, le point de ralliement de tous les rassemblements depuis la Révolution de 2011, pour exprimer sa colère. La police a fait usage de gaz lacrymogènes, tandis que des renforts ont été déployés devant le Ministère de l’Intérieur, interdit d’accès.

Au premier rang des manifestants, Basma Khalfaoui, veuve de Chokri Belaïd, dirigeant de gauche assassiné le 6 février dernier devant sa maison par des extrémistes religieux, a appelé à la chute du gouvernement et au départ d’Ennahdha, responsable à ses yeux de la situation sécuritaire difficile par laquelle passe le pays, rapporte le site tunisien Kapitalis.com.

Devant ministère de l’intérieur entouré de barbelés, selon Nawaat, la foule scande « dégage », « Ministère de l’intérieur, ministère terroriste », « Ghannouchi [leader d’Ennahdha, ndlr] assassin »

 

Nawaat ~ Tunisia @nawaat

Devant MI, La foule scande "dégage", "Ministère de l'intérieur, ministère terroriste", "ghannouchi assassin" pic.twitter.com/ykUxWgQ50D

Voir l'image sur Twitter

 

David Thomson, le correspondant de France 24, signale qu’une foule est également réunie devant l’hôpital où se trouve le corps de Mohamed Brahmi, et réclame le départ du pouvoir du parti Ennahdha.

 

David Thomson @_DavidThomson

Devant l'hôpital, une foule demande "la chute du régime" et accuse Ennahda pic.twitter.com/OHa5vp6Ix1

Voir l'image sur Twitter

 

« Une photo circule »

Un autre témoin à l’hôpital raconte sur Twitter qu’il y a « un monde fou à l’hôpital Mahmoud-Materi. La colère et l’incompréhension sur tous les visages ».

 

Firas Guefrech @gFiras

Un monde fou à l'hôpital Mahmoud Materi.. La colère et l'incompréhension sur tous les visages.. pic.twitter.com/UxDAuak4wA

Voir l'image sur Twitter

 

Sur Twitter, un internaute rapporte que « les médias veulent filmer le corps du martyre... Une photo circule... Atroce et non publiable ».

 

Bassem Sabry باسم @Bassem_Sabry

RT @gFiras: Les médias veulent filmer le corps du martyre.. Une photo circule.. Atroce et non publiable.. pic.twitter.com/sajMmNZbQR

Voir l'image sur Twitter

 

Selon Mosaïque Radio, le siège du parti Ennahdha au pouvoir a été incendié jeudi à Meknessi, dans la province de Sidi Bouzid dont était originaire Mohamed Brahmi. A Sidi Bouzid même, des affrontements ont éclaté entre manifestants de gauche et forces de l’ordre devant le siège du gouvernorat qui est en flammes, selon Nawaat.

 


Le siège du gouvernorat de Sidi Bouzid est en feu. (SBZone via Nawaat.org)

 

La puissante centrale syndicale tunisienne UGTT a de son côté décrété une grève générale vendredi 26 juillet, en signe de protestation.

« Tomber dans le piège de la violence »

La Présidence de la République tunisienne a réagi jeudi après-midi en condamnant l’assassinat de Mohamed Brahmi, appelant les Tunisiens « à ne pas tomber dans le piège de la violence ».

Le site Nawaat.org fait observer que le communiqué du président Moncef Marzouki fait également référence « à la situation de l’Egypte où la violence a pris le pas sur le processus démocratique ».

Alors que les dirigeants de l’opposition tunisienne devaient se réunir en urgence jeudi après-midi au siège d’un des partis pour décider de leur attitude, des appels ont été lancés à la démission d’un député d’Ennahdha, Sabhi Atig, qui, il y a dix jours, avait déclaré que le « sang devait couler » pour défendre le régime contrôlé par les islamistes.

Pour sa part, le député du Bloc démocratique, Iyed Dahmani, a annoncé qu’il démissionnerait de l’Assemblée nationale après le meurtre de son collègue Mohamed Brahmi.

Sur les réseaux sociaux, d’autres voix appellent les députés d’opposition à e faire autant, et le site tunisien Business News annonce que l’opposition démocratique se dirige effectivement vers une démission collective, au risque de provoquer l’effondrement du processus de transition.

La propre fille du leader assassiné a demandé à l’opposition de présenter sa démission pour faire chuter le gouvernement. Elle a affirmé que son père avait l’intention de le faire mais il a été tué avant cela.

Selon Nawaat, Rached Ghannouchi, le leader du parti Ennahdha, a pris la parole jeudi après-midi pour condamner lui aussi le meurtre et appeler à la création d’une « coalition nationale contre la violence » :

« C’est un meurtre contre l’Etat tunisien et la démocratie. On cherche à travers ça à mettre la Tunisie dans l’instabilité et pousser les Tunisiens à s’accuser les uns et les autres. » (…)

« Ceux qui ont commis ce meurtre sont les opposants de la démocratie. La révolution tunisienne était pacifique, on cherche a la rendre sanguinaire alors que nous sommes en train de finir la Constitution et mettre en place les institutions qui vont mener le pays vers des élections libres… » (…)

« Nous demandons la mise en place d’une coalition nationale contre la violence. »

L’Elysée condamne « avec la plus grande fermeté »

A Paris, François Hollande, qui se trouvait il y a peu en Tunisie, a lui aussi condamné « avec la plus grande fermeté », le meurtre du dirigeant de gauche.

 

Élysée         @Elysee

Le président de la République condamne avec la plus grande fermeté l'assassinat à du député Mohammed BRAHMI pic.twitter.com/AxQdSyOWHa

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 14:13

 

Marianne

Mercredi 17 Juillet 2013 à 12:09

 

Caroline Amouyal

 

A l’heure où les manifestations font rage, le berceau du printemps arabe connaît l’éveil de nouveaux indignés ; ces « faters » du ramadan qui depuis le début de la fête religieuse, la semaine dernière, revendiquent leur droit de ne pas jeûner, via Google, Twitter et Facebook.

 

Capture d'écran de la page facebook « Photos prises durant Ramadan chmeta fi Adel Almi »
Capture d'écran de la page facebook « Photos prises durant Ramadan chmeta fi Adel Almi »

Le 10 juillet dernier, date du début du ramadan, un groupe de jeunes tunisiens s’est emparé de la toile pour revendiquer leur droit à ne pas jeûner, dans un pays ou Etat et religion sont étroitement liés. À l’origine de cette vague de résistance, les menaces d’Adel Almi, président de l’association « centriste » pour la sensibilisation et la réforme, proche du parti islamiste Ennahda, qui a fait savoir qu’il souhaitait que les « fattaras » (les non-jeûneurs) soient pris en « flagrant délit ».
 

Dès lors, un groupe Facebook a été crée, regroupant les photos des « pêcheurs » en action, sirotant des cafés sur les terrasses ensoleillées, cigarettes au bec, ou engloutissant leurs gâteaux en plein milieu de l’après-midi. Sur Twitter, un hashtag #fater « ne pas jeûner » permet aux internautes concernés d’indiquer les restaurants et les cafés ouverts durant la journée pour se regrouper. Un google Map, créé par la bloggeuse Myriam Karoui (@Myriii), recense quant à lui les différents lieux de restauration ouverts au public.

 

Myriam Karoui @Myriii

Donc RT la google map de .. c'est publique et accessible pour modification .. http://goo.gl/maps/86S1e  

 

L’opération est un franc succès puisque le mot clef est utilisé plusieurs dizaines de fois par heure en Tunisie (également en Algérie). En revanche, elle a suscité nombre de réactions hostiles. Des internautes réfractaires ont en effet apporté leur soutien au ministre des affaires religieuses, Nourddine Kadhemi,  qui souhaite la fermeture de certains lieux de restauration. L'initiative des faters « va à l’encontre des sentiments des gens et à l’encontre de l’identité du peuple tunisien ainsi qu’à la sacralité de ce mois… » avait-il récemment déclaré sur Radio Mosaïque FM. Néanmoins, les restaurants et cafés des zones touristiques ne sont pas concernés, a affirmé lundi 8 juillet, à l’agence TAP, le ministre du Tourisme, Jamel Gamra, de manière à garantir le bon déroulement de la saison touristique.

Rien ne garantit pour l’heure que le système restera actif. Des détracteurs ont ainsi d’ores et déjà commencé à saboter le Google Map des faters, révélant à la fois l’emprise de la religion sur l’Etat tunisien et le rôle joué par internet : une échappatoire pour ceux qui souhaitent en découdre.
 

L’année passée, le parti Ennahda, qui avait officiellement rejeté l’intégration de la loi islamique au sein de la Constitution tunisienne de 1959, avait fait l’objet de contestations pour avoir tenté de passer insidieusement un projet  permettant de réintégrer la Charia au sein du texte constitutionnel. Une information aussitôt mise en circulation sur la toile, contraignant les membres d’Ennahda à reporter l’islamisation des institutions.

 

 

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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 19:24

 

 

HuffPost Maghreb

  Publication: 11/07/2013 12h39 CEST  |  Mis à jour: 11/07/2013 12h39 CEST

 


ramadan restaurant ouvert

 

En ce mois de Ramadan, la plupart des restaurants et cafés sont fermés en Tunisie. Pour les "fattaras" (ceux qui ne jeûnent pas), c'est le mois de tous les interdits. Où déjeuner en journée? Où boire son indispensable café matinal? Où fumer sa cigarette à l'abri des regards accusateurs? La vie de ceux qui ne jeûnent pas devient vite un vrai parcours du combattant.

"Les cafés doivent fermer, ceux qui ne jeûnent pas peuvent très bien manger chez eux", ordonnait Noureddine Khadmi, imam et homme politique tunisien. Mais tout le monde n'est pas de cet avis et les internautes se sont donc mobilisés pour recenser les restaurants ouverts en journée, à Tunis et dans sa banlieue.

Ainsi, sur le réseau social Twitter, un Hashtag a été créé en ce sens: #Fater (je ne jeûne pas). Un hashtag utilisé pour donner les bons plans, restaurants et autres cafés ouverts, ou encore commenter, ironiser ou critiquer ceux qui n'observent pas le jeûne.

 

  1. ugh i just got a craving for mozzarella sticks †

 

 

  1. Donc, le hashtag est un fameux pied de nez aux Islamistes... la preuve que non, tous les ne font pas le

 

 

  1. pic.twitter.com/2FsQ76y8X1

    View image on Twitter

 

 

  1. Café delcapo au manar ( en face de colisée soula ) est ouvert :)

    Retweeted by rania hammi

 

 

  1. et sinon la carte des n'est plus opérationnelle hein ?

    Retweeted by rania hammi

 

 

  1. Poste de police d'Hammam-lif (oui oui) Ils déjeunent tranquilles les gars. C'est le garçon du cafe d'en face qui vient les servir

    Retweeted by Tunisie

 

 

  1. Le moussa qu'a saboté la carte a cherché son chemin le 11 sept 2011 mil 7ancha jusqu'au bur. Nahdha ariana https://maps.google.com/maps/ms?hl=fr&ptab=2&ie=UTF8&oe=UTF8&msa=0&msid=203498314108737449883.0004aca9a01383d5e0ade 

    Retweeted by wad

 

 

  1. : la carte mise à jour :) http://shr.tn/Y02V  fi

    Retweeted by Félicie le Dragon

 

 

  1. Poste de police d'Hammam-lif (oui oui) Ils déjeunent tranquilles les gars. C'est le garçon du cafe d'en face qui vient les servir

    Retweeted by Devil Angel
  1. God

 

  1. et fier de l'être !

 

  1. je peux comprendre les malades etc. et les membres des autres religions mais le musulmans qui s'enfoutent du ramadan c'est la folie

 

 

  1. 俺が爆睡してる間にfate新アニメ化決まってた件

 

 

  1. RT @Moncef_Marzouki

 

 

  1. Watch من أعطي شي فلا يرده ـ الشيخ صالح المغامسي https://www.youtube.com/watch?v=7eArnsN8kk8 

 

 

  1. RT @weldelkabba: La carte est mise à jour http://shrd.by/OnLMYQ 

 

 

Une carte interactive collaborative a, de plus, été créée sur Google, pour situer tous les cafés et restaurants qui ont pu être listés. Cette carte évolue régulièrement, selon les ajouts des utilisateurs.


Afficher #Fater sur une carte plus grande

D'autres internautes ont décidé de répondre aux propos de Adel Almi, un prédicateur tunisien qui avait appelé à installer des caméras pour ceux qui ne respecteraient pas les prescriptions du jeûne. Ils ont donc décidé de poster des photos de leur déjeuner ou de leur café, réunies sur une page appelée "Photos prises durant Ramadan "chmeta" fi Adel Almi" (...pour narguer Adel Almi).

 

 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 21:58

 

Rue89

 

Rap + justice 17/06/2013 à 17h36
Pierre Haski | Cofondateur Rue89

 

 


Hind Meddeb (via France24)

 

C’est une affaire qui va soulever bien des passions et des polémiques : Hind Meddeb, une journaliste franco-tunisienne, s’est enfuie en France plutôt que de se présenter à une convocation de la justice tunisienne, affirmant qu’elle n’avait « plus confiance dans la Tunisie d’aujourd’hui ».

Hind Meddeb avait été interpelée vendredi par la police à la sortie du procès du rappeur tunisien Weld el 15, condamné à deux ans de prison par un tribunal tunisien pour un clip et une chanson violemment hostiles à la police.

A l’annonce du verdict, la jeune femme a manifesté dans la salle d’audience son désaccord avec la décision du juge.

« Nouvelle défaite pour la liberté d’expression »

La veille du procès, elle avait publié une tribune dans Libération, cosignée avec plusieurs rappeurs, affirmant :

« Qi la justice le condamne aujourd’hui, ce sera une nouvelle défaite pour la liberté d’expression en Tunisie. »


La rappeur Weld el 15 (Capture d’écran de son clip)

Journaliste basée à Paris et notamment chroniqueuse sur France Info, Hind Meddeb est aussi la fille d’Abdelwahab Meddeb, universitaire, écrivain et islamologue réputé, pourfendeur de l’islamisme, habitué des tribunes médiatiques en France. Le père avait pris l’avion pour Tunis dès l’annonce de l’arrestation de sa fille, et exprimé son « soutien indéfectible », même s’il ajoutait au site tunisien Nawaat.org qu’il fallait « calmer le jeu ».

Alors qu’elle était attendue ce lundi au tribunal de Ben Arous, dans la banlieue de Tunis, après avoir été libérée au bout de quelques heures, Hind Meddeb a fait savoir sur sa page Facebook qu’elle avait décidé de s’enfuir de Tunisie et de se réfugier dimanche en France ;

« Ce lundi 17 juin, je ne me suis pas présentée à ma convocation devant la police judiciaire à Tunis. Hier, j’ai quitté mon pays, car je n’ai plus confiance dans la Tunisie d’aujourd’hui où pour une chanson, on condamne un rappeur à deux ans de prison ferme et on relâche ceux qui ont attaqué l’ambassade des Etats-Unis au mois de septembre dernier.

Capture d’écran de la lettre ouverte de Hind Meddeb publiée sur Facebook (Facebook)

Tu vas le rejoindre en prison’

Dans son long texte sur Facebook, Hind Meddeb raconte les conditions de son interpellation au palais de justice, puis au commissariat :

‘Les policiers qui m’ont empoignée m’ont hurlé : Puisque tu soutiens le rappeur Weld el 15, tu vas le rejoindre en prison. ’

Ils m’ont descendue dans une cellule qui jouxtait celle dans laquelle ils ont enfermé mon ami Alaa Eddine Yaacoubi, alias Weld el 15 ; il a été surpris et paniqué en me voyant fermement prise de chaque côté par deux policiers.

Après avoir retrouvé mon calme, j’ai demandé aux policiers d’accepter mes excuses. Je leur ai dit que j’étais journaliste et que je n’aurais pas dû protester dans la salle d’audience mais que comme le rappeur Weld el 15 est un ami, j’avais été emportée par l’émotion.

Ils n’ont pas accepté mes excuses. Ils m’ont dit que j’allais rester deux ans en prison avec mon ami Alaa car ma réaction dans la salle d’audience équivalait à un outrage non seulement à agent mais aussi à magistrat, ce qui est passible de deux ans de prison ferme.

Ils ont ajouté que je serai confrontée au même juge qui se vengerait en me condamnant (pourtant je n’ai pas protesté devant le juge, il était déjà sorti au moment des faits).

‘ Ce n’est pas parce que tu es journaliste ou française qu’on ne va pas te condamner ! Tu vas payer ton soutien à Weld el 15 ! Ce soir tu dormiras en prison !’

J’étais terrorisée. J’essayais de les raisonner, mais ils refusaient de m’écouter ou de me parler. Par la suite, on m’a laissée pendant trois heures dans une cellule sans me donner aucune information.

J’entendais d’autres personnes interpellées arriver, les policiers les ont frappés, j’entendais les coups et les cris.”

Un choix controversé

Il suffit de voir les commentaires sous ce texte sur Facebook pour comprendre que ce choix va faire polémique, entre ceux qui saluent son “courage” et ceux qui qualifient sa fuite de “honteuse”.

Son geste met sérieusement en cause des institutions tunisiennes clés comme la police et la justice, mais il fait aussi des vagues parce que son auteure est franco-tunisienne, et la fille d’un homme célèbre mais lui aussi controversé.

Spécialiste de l’islam, Abdelwahab Meddeb a lui-même reconnu qu’il avait observé avec une certaine complaisance le régime de Ben Ali. Il a écrit non sans courage dans un ouvrage consacré à la révolution tunisienne :

“ Nous n’avions pas protesté quand Ben Ali avait procédé à l’éradication des islamistes par la terreur en 1990-1991. Nous en étions même soulagés. ”

Après avoir salué la chute de la dictature, il est devenu de plus en plus critique de la montée en puissance des islamistes en Tunisie, qu’il s’agisse d’Ennahdha au pouvoir ou des salafistes dans la rue.

Cette affaire intervient dans un contexte de plusieurs affaires judiciaires délicates, entre la condamnation des Femen étrangères à des peines de prison ferme, l’affaire d’Amina, la Femen tunisienne, et ce procès du rappeur antiflics.

 

 

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 21:38

 

Marianne - Lundi 15 Avril 2013 à 16:51

 

Martine GOZLAN - Marianne

 

Amina, la jeune Tunisienne menacée de mort par les salafistes et kidnappée par sa famille après avoir rallié le mouvement des Femen, s'est enfuie du domicile où elle était retenue prisonnière. Elle a enregistré une vidéo où elle raconte son enlèvement par sa famille et sa séquestration.

 

Capture d'écran Youtube
Capture d'écran Youtube

Amina a réussi à s'enfuir du lieu où la séquestrait sa famille, communique ce matin le site des Femen.  Elle a enregistré une vidéo où elle relate les circonstances de son enlèvement, de sa séquestration et de sa fuite. 

 

Selon nos sources et comme je  l'ai écrit à plusieurs reprises, les informations diffusées par une avocate qui prétendait être sa porte-parole (" elle va bien, elle est auprès de sa famille") se révèlent encore plus fausses que je l'avais constaté de visu le 27 mars lors de notre rencontre de deux heures sous contrôle. 

 

Amina aurait été battue à plusieurs reprises. Aujourd'hui, la jeune fille a échappé à cette séquestration mais elle est toujours en grand danger. 

 

Loin de Tunisie, elle affirme que les déclarations faites à une équipe de télévision et condamnant les actions des Femen ont été faites sous la contrainte. Elle a déjà tenté de s'évader à plusieurs reprises. 

 

Regardez: 

 

 

 

 

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 16:47

 

 

Marianne - Jeudi 4 Avril 2013 à 13:21 
Martine Gozlan

 

Le 4 avril est la journée internationale de solidarité avec Amina Tyler, 19 ans, majeure, Tunisienne, qui a choisi d'écrire sur son corps nu la révolte d'un esprit libre contre le sort fait aux femmes dans la société où elle a grandi. La révolte des Femen, Amina l'a saisie au vol: avec plus de force qu'ailleurs, son geste radical a brisé les tabous. Captive de sa famille et des menaces salafistes, soutenue par 110 000 signataires, Amina-Liberté est à la fois seule et au coeur de l'universel.

 

Zied
Zied

Chère Amina, 


J'espère que tu liras bientôt ces lignes comme les centaines de messages qui te sont adressés depuis le vaste monde où tu rêves de vivre ta vie. Ou plutôt j'espère que tu auras autre chose à faire que de nous lire. J'espère que tu seras trop occupée à courir en riant, à bondir  d'un rêve et d'une ville à l'autre, d'un livre et d'un cours au suivant, vers toi et vers les autres, vers ce que tu décideras seule de devenir. 

 

Amina, tu m'as dit durant ces deux heures étranges où j'ai pu te rencontrer, le 27 mars, faible, et la voix souvent couverte par les voix de ta famille, mais toujours décidée, que tu voulais être journaliste. Je te comprends:  partir  vers les zones cachées de la vérité, cela remplit une vie. T'avoir découverte cachée et captive, assourdie par les psychotropes mais t'arrachant  à leurs effets pour me transmettre ta vérité, cela restera pour moi l'un des moments les plus forts, les plus graves de ce métier que je fais depuis si longtemps. C'est ainsi: les guerres que livrent les individus, seuls,sans armes, peuvent être aussi impressionnantes que les guerres livrées par les peuples.

Lire la suite sur le blog de Martine Golzan

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 17:21

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 01.04.2013 à 15h54 • Mis à jour le 01.04.2013 à 16h02


 
Un centre d'appel de Teleperformance à Tunis, en 2004. Aujourd'hui l'entreprise française emploie près de six mille personnes en Tunisie.

Teleperformance, le géant français des centres d'appel, qui emploie près de six mille personnes en Tunisie, était confronté, lundi 1er avril, à un important mouvement social de ses salariés tunisiens. "La grève est suivie à 80 %", a indiqué Mongi Ben Mbarek, qui dirige la section poste et télécommunications du principal syndicat du pays, l'Union générale tunisienne du travail, précisant que l'arrêt de travail se prolongerait jusqu'à mercredi inclus.

Teleperformance assure le service à la clientèle de certaines des plus grandes entreprises de télécommunications françaises. Ses dirigeants n'étaient pas joignables dans l'immédiat.

 

 GRÈVE DE LA FAIM

La protestation a commencé en février, plusieurs salariés s'étant même mis en grève de la faim pour faire aboutir leurs revendications. Les grévistes réclament une hausse des salaires, l'annulation des licenciements d'une demi-douzaine d'employés en février et l'application d'une convention de 2010 sur l'évolution des carrières. Une réunion de conciliation a échoué le 29 mars.

 

Sur les motivations des grévistes, lire : Des salariés en grève de la faim dans les centres d'appel tunisiens de Teleperformance


Les grèves et mouvements sociaux, certains violents, se sont multipliés ces derniers mois en Tunisie, sur fond de mécontentement face à la hausse des prix et du chômage, plus de deux ans après la révolution de janvier 2011, un soulèvement largement motivé par la misère.

L'instabilité sociale, les crises politiques à répétition et les vagues de violence dans le pays ont paralysé les investissements, si bien que l'économie tunisienne peine à se rétablir.

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