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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 21:57

 

Marianne - Mardi 16 Octobre 2012 à 12:19 
JC Slovar
Décryptages de l'information politique, économique et sociétale par un citoyen engagé En savoir plus sur cet auteur

 

La radiation : la plus grande crainte des inscrits à Pôle Emploi. Bien qu'il existe une liste précise de motifs pour lesquels on peut être radié, il y aurait tout de même des cas de radiation injustes ou abusifs. Notre blogueur associé Slovar présente un site internet dont le but est d'aider les personnes concernées.

 

(Pôle Emploi, septembre 2012 - Lionel Cironneau/AP/SIPA)
(Pôle Emploi, septembre 2012 - Lionel Cironneau/AP/SIPA)
Etre radié par Pôle Emploi, voila la pire des angoisses pour tous les chômeurs. D'autant qu'il est de plus en plus difficile, en cas de radiation abusive, de se défendre face à un Pôle Emploi qui ressemble de plus en plus à monstre froid réfugié derrière son site web. Heureusement, pour tous ceux qui craignent ou subissent une radiation, il existe le site recours radiation.

Au-delà de la difficulté de retrouver un emploi lorsqu'on l'a perdu, le plus grand tracas du chômeur est sa relation avec Pôle Emploi. Certes, le nombre d'inscrits a considérablement augmenté depuis la fin 2011, mais dans la mesure où obtenir un rendez-vous avec son conseiller relève de l'exploit, comment se défendre lorsque le courrier ou le mail de radiation temporaire ou définitive tombe ?

Un décalage entre la théorie et la réalité

Si vous vous rendez sur le site de Pôle Emploi et que vous lancez la recherche «radiation», voilà ce que vous y trouverez :

«(...) Le Code du travail précise les actes que les demandeurs d'emploi sont tenus d'accomplir à ce titre et les propositions qu'ils ne peuvent refuser sans s'exposer à être radiés. Les motifs de radiation sont :
  • insuffisance d'actes positifs et répétés de recherche d'emploi,
  • refus d'un contrat d'apprentissage et d'un contrat de professionnalisation,
  • refus d'un contrat aidé,
  • refus de suivre une formation s'inscrivant dans le cadre du PPAE,
  • refus d'une action d'insertion,
  • absence à convocation, y compris convocation à une visite médicale,
  • fausses déclarations,
  • refus de définir ou d'actualiser le PPAE,
  • refus de suivre une action d'aide à la recherche d'emploi s'inscrivant dans le cadre du PPAE,
  • refus à 2 reprises sans motif légitime d'une offre raisonnable d'emploi
Les durées de radiation varient entre 15 jours et 12 mois en fonction de la nature des manquements constatés et de leur répétition (...)».

Bon, ça c'est la théorie, mais dans la pratique, que se passe t-il ? Prenons au hasard un exemple significatif, publié sur le site recours radiation :

«(...) Je suis jeune maman d'un petit garçon de 6 ans. Mon ordinateur a rendu l'âme depuis peu donc, j'etais dans l'impossibilité de consulter mes mails. Ce matin de chez une amie j'ai voulu m'actualiser. à ma grande surprise j'ai vu qu'on m'avait radiée, forcement je n'avais pas pu consulter le rendez vous qu'il m'avais donné du 27 août (...) j'ai pris mon telephone ce matin pour leur expliquer la situation mais la dame m'a dit que j'etais radiée depuis hier donc que maintenant tout se passe avec le directeur à qu'il faut que j'envoie un courrier beton pour qu'il puisse annuler ma radiation (...) — Forum Recours radiation (Voir aussi : Radié 2 mois pour 10 min de retard ).

En gros, vous êtes seul au monde face à un organisme qui lui, est le maître d'un jeu qui vous échappe. Prendre un avocat ? Impossible financièrement pour la majorité des chômeurs.

Bien sûr, vous pouvez faire appel au médiateur national ou régional de Pôle Emploi, mais sachez que : «(...) Qu'il soit national ou régional, ils ne formulent que des recommandations aux Directeurs/trices d'agence locale mais n'ont pas le pouvoir d'imposer leurs décisions... (...)».

Une solution : le site internet recours radiation

Alors, pour s'en sortir, quels que soient ses moyens financiers, la seule solution c'est de se rendre sur le formidable site recours radiation qui, comme le faisait remarquer Michel Abhervé sur son blog, au début du mois d'octobre, a fait peau neuve : «(...) Un site consacré aux recours sur les radiations faites par Pôle emploi qui, quotidiennement, aide, des demandeurs d’emploi, victimes de radiations parfois justifiées, souvent abusives, et en tous cas toujours rétroactives et donc sur ce point illégales (...)». Nous ajouterons : et foi de professionnels du web, la nouvelle version de leur site est franchement claire et efficace !

Qui sont-ils ?

«(...) Agé de 32 ans, David, le créateur du site, est juriste. Il a notamment eu l'occasion d'enseigner le droit à l'Université et de travailler pour des juges internationaux. Trois semaines après la mise en ligne du site et du forum, Rose-Marie (alias Rosecelavi) a rejoint le projet, enthousiasmée à l’idée qu’enfin un site sur les droits des demandeurs d’emploi face à ces radiations ait été créé.  Conseillère à Pôle emploi pendant 28 ans, elle a permis la traduction et le décryptage de nombreuses procédures suivies par Pôle Emploi. Syndicaliste, elle a siégé dans les années 90 à la commission départementale de recours où elle a essayé de défendre l'intérêt des chômeurs radiés par l'ANPE, ou exclus par la DDTEFP. Depuis plus de 2 ans, Rose-Marie assure de manière quotidienne l’animation du forum. Comme le disait récemment un juge du Tribunal Administratif de Lyon dans une affaire de radiation abusive : "les droits du justiciable sont sacrés". Mais ce site est là parce que justement les droits des demandeurs d'emploi sont parfois sacrément mis à mal... Ce site est mis à jour et animé de manière complètement indépendante (...)».

Il se trouvera bien quelques chafouins du genre «Medef et associés» pour reprocher aux animateurs du site de fournir des solutions gratuites et légales à «des chômeurs qui ont gravement failli à leurs obligations» mais tous les autres ne pourront que tirer leur chapeau bien bas à David et Rose-Marie !

 

Pôle emploi : quels recours face à la radiation ?
Retrouvez d'autres articles de notre blogueur associé J-C Slovar sur son blog.
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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 13:03

 

http://www.youtube.com/watch?v=kG19Q9UnXE8

 

 

 

Publiée le 23 août 2012 par Anonnews Francophone

 

Salutations peuple du monde




Beaucoup d'entre vous ont entendu récemment des histoires concernant la mise en place de systèmes de surveillance partout dans le monde : Trapwire, INDECT...
La vidéo surveillance constante est une question à laquelle nous devons actuellement faire face.
Cependant, il ya un certain nombre de solutions pour lutter contre cette surveillance. Le port d'un masque est un moyen courant pour garder votre identité cachée. Néanmoins, cela ne vous protègera pas contre l'authentification biométrique. En outre, cela peut aussi causer des problèmes selon le lieu où vous vous rendez. Une autre façon d'éviter la reconnaissance faciale est d'incliner la tête de plus de 15 degrés sur le côté.
En raison des limites techniques, les programmes ne seront pas en mesure de détecter qu'un visage est présent mais il ya des inconvénients évidents à faire cela.
Une méthode alternative consiste à déformer votre visage grâce à un maquillage élaboré. Cette méthode tire également parti des limites logicielles : l'ordinateur ne sera pas en mesure de détecter un visage. Mais ce sont des manières pénibles qui ont tendance à attirer l'attention sur vous-même.
Il ya sûrement de meilleures solutions pour éviter d'être ajouté à une base de données. Saviez-vous qu'un pointeur laser peut désactiver des caméras de surveillance?
Un trépied permettra de s'assurer qu'il reste pointé vers la caméra.
Mais nous avons une autre façon de lutter contre ce dernier. Toutefois, cette méthode nécessite un peu de travail : avec rien de plus qu'un chapeau, une LED infrarouge, des câbles et une pile de 9 volts, vous pouvez créer un dispositif pour vous rendre invisible. Il garantit l'anonymat complet face aux caméras tout en paraissant tout à fait normal pour le reste du monde.
Alors que le gouvernement peut se permettre de nous regarder à chaque instant, nous ne sommes pas impuissants. Il ya toujours des façons de riposter.
Nous allons leur rappeler que 1984 n'était pas un manuel d'instruction.




Nous sommes Anonymous
Nous sommes Legion
Nous ne pardonnons pas
Nous n'oublions pas
Redoutez-nous.

Suivez-nous sur :
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et également sur Twitter:

https://twitter.com/FrAnonnews @FrAnonnews

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 18:25

 

http://paris.reelledemocratie.net/node/645

  • Commission Juridique
  • Sous format word (tract 2p) ici : https://n-1.cc/pg/file/read/1204556/tract-juridique-en-cas-dinterpellation

     

    INTERPELLATIONS : INFO JURIDIQUE ET CONSEILS

     

    Avocat : (à écrire sur votre bras) 

    Référent commission juridique : (idem)

    [les numéro sont mis sur les tracts mais pas sur le site, vous pouvez  les demander à drp.juridique@gmail.com]

     

    CONSEILS

     

    Ne rien avoir qui ressemble à une arme, ni des stupéfiants, avoir des papiers d’identité

    Si les policiers sont agressifs, restez poli, calme et non violent, ne pas tutoyer même s’ils tutoient  

    Dans le bus qui vous emmènent au poste, comptez-vous, prenez les coordonnées de tout le monde (pour vérifier après que tout le monde est sorti), faîtes un point collectif sur vos droits, concertez-vous, et informez vos contacts du commissariat où vous êtes amenés, vérifiez la solidité des vitres avant de poser vos mains dessus…

    Quand vous êtes détenus, par prudence ne déclarez RIEN sauf votre identité (vous en avez le droit !), et ne signez pas le PV. En cas de comparution immédiate demandez un délai pour préparer votre défense (sauf risque de détention provisoire, parlez en avec l'avocat). Refusez le plaider-coupable. 

     

    Si vous n’êtes pas arrêtés, filmez les arrestations, prenez des photos et les coordonnées des personnes embarquées et de celles pouvant témoigner, protestez activement contre les manifestations de violence de la police (ne pas rester spectateurs passifs) pour diminuer le niveau de violence, rappelez aux policiers qu’ils doivent désobéir aux ordres illégaux (art. 28 de la loi de 1983 – statut des fonctionnaires), allez aux commissariats récupérer les camarades interpelés.

     

    LA VERIFICATION D’IDENTITE

     

    La police peut vous emmener au commissariat pour vérifier votre identité et prévenir un « trouble à l’ordre public. »

    Durée maximale : 4h. Après, on doit être relâché (ce qui est généralement le cas), sinon cela devient une garde à vue qui doit vous être notifiée et obéir à certaines règles (ci-dessous).

     

    La carte d’identité n’est pas un document obligatoire. On peut prouver son identité par tout autre cartes ou écrits et même par témoignage. L’impossibilité de prouver son identité n’est pas une infraction. C’est le refus de donner son identité ou le fait de donner une fausse identité qui est illégal. Si l’individu retenu ne coopère pas, le Procureur de la République ou le juge d’instruction peuvent autoriser le recours à la prise d’empreintes digitales et, ou de photos.

     

    En dehors de son identité (nom, prénom, date de naissance, lieu éventuel de résidence), on a le droit de garder le silence et de ne pas répondre.

    Ne dîtes rien, n’écrivez rien, qui puisse être retenu contre vous ou d’autres personnes du mouvement !! Le plus simple : ne donnez que votre identité ; Dites simplement « je n’ai rien d’autre à déclarer », sur un ton neutre. Ne signez pas de procès-verbal. Moins la police a d’information, moins il y a de risques de passer aux étapes suivantes.

     

    La police peut accomplir une palpation de sécurité : elle doit être accomplie par un policier de même sexe et ne peut consister en une fouille au corps.

     

    LA GARDE A VUE (« GAV »)

     

    Peut être placée en GAV toute personne que l’on soupçonne d’avoir commis ou tenté de commettre une infraction.

    Durée maximale : 24h, ou 48h si prolongation (voire 96h pour crime organisé, 144h pour terrorisme). La durée se calcule à partir de l’interpellation.

    Concrètement il s’agit d’une rétention entrecoupée de divers actes dont des interrogatoires. Il peut vous être imposé de vous délester de tout objet dangereux (les lunettes, lacets et soutien-gorge étant considérés comme tels), et d’être fouillé au corps (par un policier de même sexe).

    La police ne peut pas prélever votre ADN si vous le refusez, mais ce refus peut être poursuivi comme une infraction.

     

    Vos droits en garde à vue :

     

    • savoir que vous êtes en GAV, il doit y avoir notification du placement en GAV.
    • être informé des règles et de la durée de la GAV, et de l’infraction suspectée.
    • prévenir un proche : c’est l’officier de police judiciaire qui appelle
    • voir un médecin : dans un délai de 3 heures à partir du moment où la personne en a fait la demande. A partir de 48h, l’examen médical est obligatoire
    • Etre assisté par un avocat : dès le début de la mesure la personne peut être assistée par un avocat de son choix (que vous connaissez ou sinon un avocat doit être mis à votre disposition), qui doit être averti immédiatement qu’il est sollicité de façon immédiate. L’avocat peut notamment communiquer pendant 30 minutes avec la personne placée en GAV, consulter certaines pièces, assister aux auditions et aux confrontations. La première audition ne peut pas débuter avant que l’on laisse un certain délai à l’avocat pour arriver. Au bout de 2 heures, s’il n’est pas là, on  commence l’audition.
    • Se taire. Vous avez droit au silence. Ne dîtes rien qui puisse être retenu contre vous ou d’autres personnes. Par prudence et pour faire simple, ne dîtes rien (sauf votre identité) !! La police n’a pas le droit de vous demander d’avouer en vous promettant de vous relâcher plus rapidement
    • Avoir à boire quand vous le demandez, avoir à manger au moment des repas.
    • Ne pas subir de violence, ni physiques ni morales si c’est le cas parlez-en à l’avocat, aux autres gardés à vue et à tous les policiers que vous rencontrez, et au procureur de la république si vous êtes conduits au tribunal

     

    D’une manière générale si vos droits n’ont pas été respectés écrivez-le sur le procès-verbal

     

    La garde à vue se termine nécessairement sur instruction du procureur de la République. Celui-ci peut alors :

    • vous laisser libre sans suite judiciaire,
    • vous faire remettre une convocation en justice,
    • vous faire amener par la force publique au palais de justice : c’est le déferrement qui peut être préalable à une comparution immédiate.

    Si la fin de la GAV est à 23H, la personne est présentée au magistrat le lendemain matin. Il y a un délai possible de 20H au maximum pour la présentation effective au magistrat.

     

    LA COMPARUTION IMMEDIATE

    Vous pouvez refuser d’être jugé immédiatement. Cela vous permet de bénéficier d’un délai pour préparer votre défense. Mais si cela vous conduit à être mis en détention provisoire, certains considèrent qu'il vaut mieux la comparution immédiate. Parlez-en avec l'avocat.

     

    Des infractions qui peuvent être reprochées aux manifestants :

    • Rébellion : il suffit de ne pas se laisser faire durant une interpellation
    • Outrage : « paroles, gestes ou menaces, des écrits ou images, l’envoi d’objets quelconques,  de nature à porter atteinte à la dignité ou au respect dû à la fonction » des policiers
    • Participation à une manifestation illicite (c’est-à-dire non déclarée)
    • Continuer de participer à un attroupement après les sommations de dispersion
    • La dissimulation volontaire de son visage pour ne pas être identifié
    • Dégradation de biens d’autrui

     

    A consulter : le "guide du manifestant arrêté" (syndicat de la magistrature) http://www.guidedumanifestant.org/

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 14:36



A voir les ruées de manifestants, qui, ces temps-ci près de la Sorbonne, doivent réussir l’exploit de courir à toute vitesse, mais les yeux fermés, pour s’écarter des fumées blanches et trouver refuge dans les cafés ; à entendre les conseils paniqués «frotte pas les yeux, frotte pas les yeux !!!» lancés par les plus aguerris aux débutants en contestation, il fallait bien, un jour, répondre à cette question brûlante : «Comment me protéger des gaz lacrymogènes quand je reste un peu trop longtemps aux manifestations ?» Dont acte.

Citron.
En ouverture, et comme rien ne vaut les conseils des professionnels, on entendra ceux d’un CRS, vingt ans de maison, qui recommande de se masquer le nez et les yeux avec ce que l’on peut avoir sous la main : «Une écharpe, un cheiche.» Gérald, 21 ans, ex-occupant de la Sorbonne, au front tous les jours face aux forces de police, ajoute une petite astuce supplémentaire : «Avant les jets de grenades, tu presses un citron sur ton écharpe. L’acidité, ça filtre les gaz, et tu respires mieux.» Sur Internet, quelques variantes croquignolettes sont proposées comme celle-ci, sur le site de la Confédération nationale du travail (CNT anarchiste) : «Un foulard mouillé dans du vinaigre au cidre de pomme.» Notons aussi que, selon le CRS interrogé, les masques chirurgicaux sont très appréciés chez les forces de l’ordre. Reste, enfin, à ne pas s’affoler lors du jet des gaz : celui qui s’affole respire beaucoup, et, c’est d’une logique implacable, il inhale plus de gaz que les autres.

Mais le manifestant prévoyant ne s’arrêtera pas là : il aura également songé à se protéger l’épiderme. C’est facile : se protéger, c’est ne rien faire, mise à part se laver le matin, quand même. Les coquettes en seront pour leur frais, car elles devront éviter maquillages et lotions de beauté, qui ont tendance à fixer les gaz sur la peau. Dans ce petit guide du Parfait protestataire, on n’oubliera pas non plus que la sueur est le grand ennemi du manifestant : car quand la peau est mouillée, les pores sont dilatés, et le gaz s’y incruste avec plus de facilité.

Masque de ski.
Reste le très délicat problème des yeux, à qui ce satané gaz fait plus mal qu’à tout le reste. Richard Chemoul, ophtalmologue, détaille pourquoi : «Le gaz lacrymogène augmente la sécrétion lacrymale, qui fait pleurer. Et il provoque dans ces larmes une réaction allergique, qui pique énormément, donne les yeux rouges, gonfle les paupières.» Il ne faut donc pas se les frotter, comme le conseillent donc les aguerris «plus on se les frotte, plus on pleure, plus on a mal», atteste le médecin et les rincer abondamment, à l’aide d’un sérum physiologique. Les lentilles de contact sont proscrites, les masques de ski et lunettes de piscine, plutôt conseillés. Gérald, le manifestant, y voit malgré tout un problème : «Les masques, ça fait pitié.» Peut-être, mais on n’est pas obligé de les porter très longtemps : les effets des gaz lacrymogènes durent rarement plus d’une dizaine de minutes.

http://www.liberation.fr/page.php?Article=369186

Un peu de Chimie :
3 agents sont principalement utilisés : le 1-chloroacétophénone (CN), le 2-chlorobenzylidenemalononitrile (CS) et le dibenz[b,f]-1,4-oxapine (CR).
Ces gaz, sous forme de poudre, sont combinés à une base pyrotechnique qui les fait volatiliser sous forme d’un aérosol au contact de l’air frais. A l’état naturel ils sont sous forme solide et au contact de l’eau, ils subissent une hydrolyse.
L’eau est donc l’ami des manifestants.

Toxicité mortelle :
Plusieurs études démontrent la toxicité importante de ces gaz dans un espace confiné. Plusieurs études ont rapporté des décès dus à ces gaz. Ainsi, lorsque une personne reçoit des bombes à gaz lacrymogènes à l’intérieur de son domicile et qu’elle n’arrive pas à se sauver à l’extérieur (cas des personnes âgées et des bébés), elle risque de perdre la vie assez rapidement. Cette issue fatale, lors d’expertise médico-légale, est due soit à une atteinte pulmonaire et/ou une asphyxie.

Toxicocinétique et physiopathologie :
Nous nous excusons pour ces termes scientifiques, mais il faut être précis. Les gaz toxiques sont de puissants irritants des muqueuses et des activateurs des glandes lacrymales. Le CN et le CS sont des agents alkylants, c’est-à-dire réagissent avec les protéines et autres molécules comme l’ADN et les enzymes.
L’effet immédiat est la nécrose tissulaire, l’inactivation de plusieurs enzymes.
Les effets à long terme sont de 3 types :
- l’effet mutagène et donc cancérigène de produits.
- l’effet tératogène : les femmes enceintes risquent donc d’avoir des enfants avec des malformations.
- l’effet nécrosant : une pneumopathologie chronique peut malheureusement s’installer et devenir irréversible.

Ces gaz toxiques sont rapidement absorbés par voie pulmonaire. Une grande partie est hydrolysée puis éliminée par les reins dans les urines. ce qui explique que les insuffisants sont très sensibles à ces gaz toxiques.

Tableau Clinique :
Yeux : On voit apparaître rapidement des érythèmes de la conjonctive, une douleur, une lacrymation, une augmentation de la pression intra-oculaire .Les symptômes diminuent 30 minutes après exposition. _ Parmi les atteintes oculaires qui risquent de s’installer, on notera : une conjonctivite irritante, un ecchymose, un oedème de la cornée, une kératite nécrosante avec perte de substance, une nécrose coagulante, une iridocyclitite et une déformation de l’angle de la chambre antérieure.

Voies respiratoires hautes :
On note une rhinorhée, une irritation et congestion nasale, une bronchorhée, une toux, des éternuements, un goût amer. La brûlure de la langue a lieu rapidement.

Poumons :
Laryngeotrachéobronchite est observée lorsque l’exposition à ces gaz se prolonge. Un enfant développe des râles persistants avec ou sans sifflement, une toux et des sécrétions bronchiques durant 3 à 4 jours après seulement 2 heures d’exposition à ces gaz. les bébés et jeunes enfants avec les personnes âgées sont une population fragile et très sensible à ces gaz toxiques, ainsi que les insuffisants rénaux. Ils peuvent développer une syndrome de dysfonctionnement respiratoire réactif. ce syndrome ainsi que la bronchopneumonie et un oedème pulmonaire peuvent s’installer définitivement.
On peut assister aussi à une fièvre persistante.

Système digestif :
On assiste à des douleurs de crampes abdominales et à des diarrhées. Le foie peut subir une atteinte nécrosante importante de type stéatose.

Système cérébral :
Un oedème cérébral peut s’observer.

Peau :
Brûlures et érythèmes pouvant donner lieu, si exposition prolongée, à l’installation d’un prurit, d’un rash papulovésiculaire et une allergie sensitive à ces gaz. Ces effets chroniques se voient en général quelques jours après exposition répétées.

Sur un plan médico-légal
Vu qu’il y a eu des morts suite à ces gaz toxiques, des enquêtes judiciaires peuvent être ouvertes avec comme partie de dossier des expertises toxicologiques pour asseoir la cause toxique de ces décès. La méthodologie scientifique passe par la recherche de ces gaz et de leurs métabolites dans les urines, le sang et certains organes comme le rein et le foie. Mais un milieu biologique est aussi à privilégier c’est l’humeur vitrée. La technique d’analyse est la chromatographie gazeuse couplée à la spectromètrie de masse.

Traitement :
- Si une bombe lacrymogène est jetée à l’intérieur d’un domicile, on doit quitter rapidement cet espace confiné.
- Le vinaigre (acide acétique), le citron (acide citrique) permettent de diminuer la toxicité de ces gaz en réagissant avec eux. Il est donc conseillé d’imbiber les mouchoirs avec du vinaigre ou du citron pour respirer moins ces toxiques.
- L’eau rajoutée à du savon liquide, à défaut à une lessive permet de laver la peau et donc de diminuer l’effet irritant de ces gaz.
- Si irritation des yeux, laver abondamment avec de l’eau physiologique (se prépare en faisant dissoudre 9 grammes de sel de table NaCl dans 1 litre d’eau bouillie), ou à défaut de l’eau courante.
- Atteinte pulmonaire avec toux, traiter avec de l’ampicilline durant 1 semaine et associer une corticothérapie et des antalgiques.
Pour les bébés, la corticothérapie ne doit pas dépasser 3 jours.
- Pour les cas graves avec détresse respiratoire, prise en charge immédiate en réanimation avec suivi des gaz du sang, monitorage cardiaque et ventilation avec oxygénothérapie et les bronchospasmes traités à l’aminophylline et au salbutamol.
- Il est conseillé aux femmes enceintes d’augmenter la surveillance médicale de leur grossesse et pour les personnes ayant présenté des atteintes pulmonaire, il leur est conseillé de faire des radio pulmonaires à distance de l’exposition à ces gaz toxiques.

http://tiziouzou.ifrance.com/gaz.html

Face aux gaz lacrymogènes :

Parce que ya plein de petitEs nouvelles-aux dans les manifs, et que un bon coup de gaz dans la tronche ça peut faire bien flipper (même les vieilles-vieux !), un petit rappel technique :

Avant de se rendre à une manifestation, se protéger.

Bien se laver avec du savon végétal : les chimiques affectent moins la peau propre. N’utiliser ni maquillage, ni crèmes à base d’huile végétale ou minérale en pensant que votre peau sera protégée, l’effet serait inverse !

Recouvrir le plus possible la peau et les cheveux pour éviter l’exposition au gaz, et autant que possible avec des vêtements imperméables. Vous pouvez utiliser un foulard mouillé dans du vinaigre cidre de pomme ou du jus de citron pour vous recouvrir le nez et la bouche et diminuer ainsi l’effet des gaz.

Protégez vos yeux.
Utilisez des lunettes protectrices qui ne laissent pas passer l’air (comme des lunettes de plongée par exemple). Autant que possible ne portez pas de lentilles de contacts, les chimiques pourraient se trouver coincés et endommager vos yeux.

• Conserver un citron /ou vos dosettes de sérum physiologique dans un sac plastique imperméable au gaz. En cas d’exposition aux gaz :

Restez calmes, ne paniquez pas. Vous êtes solides.
Les effets du gaz lacrymogène peuvent durer de quelques minutes à une heure environ. Les gaz peuvent causer des troubles respiratoires qui cessent assez rapidement.

Ne touchez pas votre visage et ne vous frottez pas les yeux.
Dirigez vous vers un endroit où il y a de l’air pur, ouvrez les yeux, allongez les bras, respirez lentement et profondément. Mouchez vous et crachez les produits chimiques.

Rincez les yeux et la gorge avec de l’eau ou du sérum physiologique. jamais d’alcool d’aucune sorte cela empirerait les effets des gaz

Ceci fera passer la douleur.
Pour un rinçage des yeux efficace, penchez votre tête ou celle de la personne atteinte vers l’arrière et légèrement de côté. Prenez un citron coupé ou une dosette de sérum physiologique dans une main, et à l’aide de votre main libre, ouvrez doucement mais fermement la paupière située du même côté que vous avez penché la tête (si la tête est penchée vers la droite, ouvrez la paupière droite). Pressez votre pouce au-dessus de l’os sourcilier. Placez le goulot de la bouteille à quelques centimètres de l’oeil que vous soignez, et rapidement, envoyez un jet d’eau dans l’oeil.
Dirigez le jet du coin interne de l’oeil vers le coin externe. Le jet d’eau doit être important, le but est d’enlever les agents contaminants, non pas de les diluer. Si vous vous contentez d’hydrater l’oeil la douleur pourrait s’accentuer. Répétez la même procédure sur l’autre oeil.

Après
Prenez une douche tiède et lavez tous vos vêtements avec du détergent à lessive non-biodégradable. Puis mettre des vêtements propres.

Liste médocs
de plus si des personnes peuvent récupérer du matériel médical il ne faut pas hésiter car ont risque d’en manquer cruellement et il n’y en a jamais assez (et si jamais il y en a de trop il sera réutilisé lors des prochain événements qui ne manqueront pas), pour le faire parvenir aux équipes médicales.
http://1libertaire.free.fr/Conseilsmedicmanif.html

Liste du matériel recherche :
bandes
compresses
pansements compressifs
désinfectants (pas d’alcool) les mieux étant Bétadine et Biseptine
du Maalox liquide (utilise contre les gaz)
sparadraps
Biafine (pommade)

à imprimer, photocopier, diffuser

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 13:06

 

Rue89 - Tribune 14/03/2012 à 11h35

Antoine Chopin | Inside Electronic Pipo

Envoyer l'article par emailC'est connu : qu'on fasse une recherche sur Google ou qu'on se serve de réseaux sociaux, nos données personnelles sont collectées, notamment à des fins commerciales.

Les Etats peuvent également s'en servir à des fins judiciaires. A cela, la réponse est souvent la même :

« Peu importe que Facebook ou Google connaissent mes goûts musicaux ou mes opinions ! »

« Je n'ai rien à me reprocher. »

Pourtant, le problème n'est pas là et va beaucoup plus loin : la collecte des données personnelles atteint des proportions très importantes (identité, goûts, opinions, croyances, géolocalisation…), elle est peu régulée et le fichage constant des citoyens met en péril la présomption d'innocence.

Vers un outil de gestion des populations ?

Le décloisonnement de la vie privée : le profilage devient permanent

La collecte de données est passée depuis quelques années à un stade plus avancé de regroupement d'informations en créant des passerelles entre toutes les occupations de l'internaute qui étaient jusque-là cloisonnées. Exemples : les sites équipés de plug-ins Facebook (notamment la connexion avec son compte Facebook et le bouton « J'aime ») et Twitter, ou la géolocalisation dont les smartphones sont équipés.

Cette collecte permanente et vaste de détails anodins aboutit à la création de profils extrêmement précis des utilisateurs : il est non seulement possible de connaître les goûts, tendances politiques et religieuses, relations, achats, occupations d'une personne, mais aussi ses déplacements (virtuels et physiques), ses horaires ou ses modes de transport.

La vie de l'individu moderne, jusqu'ici caractérisée par le cloisonnement tant horaire que spatial de son quotidien, est donc rendue accessible et lisible facilement.

Chez Google, ce décloisonnement vient d'être officialisé par leurs nouvelles politiques de confidentialité : les données personnelles collectées par les différents services de Google seront désormais réunies en une seule base de données. La publicité selon votre géolocalisation exacte (smartphone) sur votre ordinateur, c'est pour bientôt.

Les enjeux d'un profilage constant

Nombreux sont ceux qui, en ayant conscience de ces changements, n'y accordent pas réellement d'importance. Les arguments abondent pour soutenir une telle opinion. Avec deux clichés qui reviennent le plus souvent.

  • Cliché 1. « Mes données enregistrées sur Internet ne sont pas sensibles, peu importe qu'elles soient conservées par tel ou tel organisme. »

Bien au contraire. Une fois un fichier mis en place, il ne reste plus qu'à espérer qu'il ne serve jamais à autre chose que le but initial pour lequel il a été conçu, et c'est un vœu pieu.

On l'a déjà vu avec les fichiers policiers en France : on commence par créer un fichier à but non judiciaire, puis le gouvernement suivant change sa politique et décide de le recouper avec des fichiers policiers. Les informations collectées, jusque là inoffensives, deviennent une arme contre les citoyens.

Or, c'est exactement la même chose avec Facebook : aujourd'hui, les informations dorment tranquillement dans des bases de données mais demain, telle ou telle officine peut très bien faire pression sur le réseau social et mettre la main dessus. Si ce n'est pas déjà fait.

Les possibilités sont d'autant plus importantes que le fichage étatique gagne en vigueur, comme le présage le projet de loi française instaurant un fichier des « gens honnêtes ».

  • Cliché 2. « Les comportements que l'on veut cacher sont forcément des comportements malsains. Les gens honnêtes n'ont pas à avoir peur de la surveillance. »

Cette idée semble avoir la vie dure, et malgré l'histoire chargée qui est la sienne, on la retrouve dans la bouche de presque tous ceux qui se targuent de faire respecter la vie privée. Ainsi selon Eric Schmidt, ancien PDG de Google :

« Si vous avez quelque chose que vous ne voulez pas que les autres sachent, ne le faites pas. »

Cette phrase est une négation de la vie privée, puisqu'elle insinue que toute information que l'on veut garder pour soi est une information immorale ou illégitime.

Or c'est à dans l'essence même de notre régime des libertés de pouvoir choisir d'entretenir sa sphère privée loin des regards intrusifs de ses voisins, de l'Etat ou du monde des affaires. L'argument que les gens honnêtes n'ont rien à craindre d'une surveillance constante a été utilisé presque chaque fois qu'il a fallu faire passer des mesures intrusives pour la vie du citoyen.

Il est d'autant plus immonde qu'il pousse l'individu à censurer son comportement privé au nom d'une prétendue morale collective.

« Regardez-moi » : le paradoxe des réseaux sociaux

Il est cependant évident que cette récupération massive des données n'est pas réalisée de manière autoritaire. C'est en effet tout le paradoxe des réseaux : on voit les usagers adopter successivement des attitudes et des opinions contradictoires.

Tout en protestant contre le non-respect de leur vie privée, les internautes participent joyeusement au décloisonnement de leurs informations personnelles et à leur collecte.

Pour autant, cela signifie-t-il que la protection de la vie privée est un combat qui doit être abandonné sous prétexte que les internautes l'auraient, après tout, bien cherché ?

Certainement pas. Il serait temps de faire enfin appliquer les principes fondamentaux de notre régime des libertés publiques, réaffirmés par le droit européen, mais toujours pas imposés aux organismes comme Facebook ou Google.

Messages privés, courrier électronique... la vie réellement « privée »

Au delà des données à caractère personnel, il faut également s'interroger sur la communication réellement privée – qui n'est destinée à aucun tiers que ce soit, entreprise ou particulier. Comme les messages instantanés, les messages privés, les courriers électroniques ou les conversations audio privées. Comment accepter qu'une entreprise comme Facebook conserve tous les messages privés et tous les e-mails ?

Il y a déjà plusieurs mois, un utilisateur de Facebook a demandé à l'entreprise de lui communiquer toutes les données qu'elle avait conservées sur lui, en vertu de la directive de l'Union européenne à ce sujet. Le résultat est frappant : le fichier PDF rendu contient une quantité astronomique d'informations, dont l'ensemble des messages privés envoyés et reçus, supprimés ou non par l'utilisateur.

Concrètement, cela signifie que tous vos messages privés, notamment, sont conservés dans la base de donnée de Facebook, sans qu'ils puissent être supprimés.

La messagerie instantanée n'est pas épargnée : c'est sur des conversations Skype que reposent par exemple une grande partie des accusations vis-à-vis de Kim « Dotcom » Schmitz. Il n'échappera donc à personne que les communications privées, malgré l'engagement des entreprises, peuvent être consultées grâce aux outils d'espionnage adéquats.

Plus problématique : les historiques de conversation

Il existe ainsi des moyens légaux d'espionner des conversations ou de consulter des e-mails : c'est du moins le cas aux Etats-Unis, où la compagnie Yahoo a même créé un guide pour les autorités publiques expliquant quelles données sont conservées, combien de temps, ainsi que comment y accéder.

Le plus problématique n'est encore pas la possibilité qu'a l'Etat d'espionner des conversations, mais plutôt de consulter des historiques de conversation (par exemple les messages privés conservés sur Facebook). Ces messages privés ne devraient pas être initialement stockés : ils concernent uniquement les citoyens et leurs interlocuteurs.

Un citoyen doit avoir le droit de supprimer ce type de contenu s'il le désire, quelle qu'en soit la raison. Nos courriers, nos messages, nos conversations n'appartiennent ni à Facebook, ni à l'Etat, ni à qui que ce soit d'autre que l'émetteur et le(s) destinataire(s).

L'Union européenne n'est heureusement pas dotée du Patriot Act américain, qui autorise le FBI à exiger l'accès aux données personnelles collectées par des groupes privées, sans supervision judiciaire. Mais le droit en la matière reste flou, incomplet, et a déjà posé problème en raison de l'hégémonie américaine sur Internet.

Pour cette raison, nous pensons que le droit doit être renforcé, à la fois pour limiter la collecte des données personnelles et pour limiter l'utilisation par les Etats de ces données. Le « droit à l'oubli », proposé dans une nouvelle directive européenne, doit également être plus qu'envisagé.

 

 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 14:47

 

Naviguez masqués 02/02/2012 à 12h33

Rue89 - Martin Untersinger - Mis à jour le jeudi 2 février 2012 à 14h45


 

Hadopi, Acta : les lois qui surveillent Internet se multiplient. Mode d'emploi à l'usage des non-geeks pour utiliser le Web sans laisser de traces.

 

 


Un homme cagoulé (Instant Vantage/Flickr/CC)

 

Naviguer sur Internet, c'est comme sauter à pieds joints dans du béton frais : on laisse des traces (presque) indélébiles partout. C'est aussi ce que dit Bruce Schneier, expert en sécurité informatique :

« Si vous pensez que la technologie peut résoudre vos problèmes de sécurité, alors vous n'avez rien compris aux problèmes ni à la technologie. »

L'informatique, et plus particulièrement Internet, est un formidable moyen de liberté d'expression, mais aussi une machine à surveiller. Or, surfer anonymement peut être souhaitable pour des tas de raisons, et pas seulement pour les paranos. On peut être amené à vouloir être anonyme sur Internet à un moment de sa vie. Liste non exhaustive et non exclusive :

  • échapper au flicage de son patron ;
  • éviter les yeux indiscrets de sa femme/son mari ;
  • déjouer la surveillance des autorités (cela ne vaut que si on habite dans un pays autoritaire, bien entendu), comme le font tant de dissidents, de la Biélorussie à la Syrie ;
  • empêcher de grandes entreprises – de préférence américaines – de collecter une foule de données personnelles ;
  • protéger son travail ou ses sources (si on est journaliste ou militant).

Renforcer son anonymat sur Internet, ce n'est pas « un truc de geek » : on dit souvent que la solution (ou le problème) se trouve entre la chaise et le clavier.

On peut agir, très simplement et toujours gratuitement, pour protéger sa vie privée et surfer anonymement sur Internet. Les solutions qui suivent ne sont pas à appliquer « en bloc », mais sont davantage un catalogue dans lequel piocher en fonction de ses besoins.

1Le navigateur

 

L'historique

C'est parfois aussi simple que cela. La plupart des navigateurs stockent toutes les pages sur lesquelles vous vous rendez. Autant d'indiscrétions sur vos activités en ligne pour ceux qui ont accès à votre ordinateur (patron, conjoint(e)...).

Accessible dans les options ou en tapant Ctrl(Pomme)+H sur la plupart des navigateurs, il est également possible de supprimer l'historique avec le raccourci Ctrl(Pomme)+Maj+Suppr.

Les cookies

Ce sont des petits fichiers créés par certains sites que vous visitez et qui sont stockés dans votre navigateurs. Ils fourmillent (entre autres) de détails personnels : certains mémorisent l'identifiant et le mot de passe (afin que vous n'ayez pas à le ressaisir), d'autres stockent un panier d'achats sur un site d'e-commerce.

Ils sont autant de traces et vos passages sur le Web. Il est possible de les désactiver ou de les supprimer (via le menu « préférences » de votre navigateur).

La plupart des navigateurs modernes disposent d'une fonctionnalité qui permet de naviguer sans laisser de trace (historique et cookies). Mais attention, ce mode de connexion n'a aucun impact sur votre logiciel d'envoi d'e-mails ou de messagerie instantanée, seulement sur l'historique et les cookies de votre navigateurs.

2La connexion

 

Pour afficher une page web, c'est le protocole HTTP qui est le plus souvent utilisé (oui, celui qui est dans votre barre d'adresse) : les données qui circulent avec ce protocole ne sont pas chiffrées.

Parfois, notamment sur les sites de commerce en ligne, un « s » vient s'ajouter au « HTTP » dans la barre d'adresse. Cela signifie que la communication entre votre ordinateur et le site web est chiffrée, donc beaucoup plus sécurisée.

Mais, afin d'éviter de voir son identité compromise sur Internet, cette précaution ne doit pas être cantonnée aux services de commerce en ligne. En 2010, un développeur mettait au point un petit programme, que l'on pouvait rajouter au navigateur Firefox, qui permettait par exemple, notamment via le réseau WiFi, de dérober les identifiants Facebook ou Twitter de tous ceux qui se connectaient au réseau.

Une précaution simple pour éviter ce genre de déconvenues, l'installation de l'extension Firefox « HTTPS everywhere », qui porte bien son nom : elle force tous les sites à communiquer avec votre ordinateur de manière chiffrée. Un bon moyen d'éviter que des yeux indiscrets sachent ce que vous faites avec votre connexion. Attention, certains sites n'autorisent pas une connexion sécurisée (vérifier le cas échéant la présence d'un petit cadenas dans la barre d'adresse ou celle du « s » après « HTTP »).

Cependant, la sécurité de la navigation en HTTPS réside dans des certificats, qui authentifient les sites utilisant cette technologie. Ces certificats sont de plus en plus volés et falsifiés, poussant même WikiLeaks à changer de système de soumission de ses documents confidentiels.

3L'adresse IP

 

L'adresse IP est un élément central à comprendre afin d'être discret sur Internet.

C'est un peu la carte d'identité de votre ordinateur : tous les sites ou services que vous visitez conservent une trace de votre connexion (plus ou moins longuement selon la législation du pays où ils sont implantés) – les « logs » : il est donc possible de savoir qui s'est connecté, où et quand.

Lorsque vous laissez un commentaire ou postez une photo en ligne, l'adresse IP est « mémorisée ». Les fournisseurs d'accès sont généralement capables de faire le lien entre une adresse IP et une identité bien réelle (en France, le délai de conservation des « logs » est généralement d'un an).

Heureusement, plusieurs solutions existent pour se faire discret.

Le proxy

Un proxy est un ordinateur par lequel va transiter votre connexion, afin de masquer votre adresse IP.

Reporters Sans Frontières, dans son guide pour bloguer anonymement, explique (à travers l'exemple de Sarah, une fonctionnaire qui veut dénoncer les travers de son patron en utilisant un proxy) :

« Au lieu de se connecter directement à Hotmail.com, elle se connecte d'abord au proxy, qui lui-même se connecte à Hotmail. Quand Hotmail lui envoie une page, celle-ci est dans un premier temps reçue par le serveur proxy, qui la lui renvoie. »

C'est l'adresse IP du proxy, et non celle de son ordinateur qui est semée un peu partout sur Internet.

Le proxy présente quatre problèmes :

  • c'est le proxy qui stocke les adresses IP : ce qui n'est pas sans poser problème ;
  • un proxy se paramètre directement depuis son navigateur web ou certaines applications (e-mail, messagerie instantanée...) : ces dernières ne prévoient pas toutes cette fonctionnalité ;
  • la navigation devient plus lente, puisque la connexion fait sans cesse des aller-retours ;
  • les communications avec le proxy ne sont généralement pas chiffrées.

Une liste de proxys (ainsi que les moyens de les installer) est accessible sur cette plateforme collaborative.

Le réseau Tor

Tor est un réseau composé de multiples nœuds (ou couches, d'où son nom, qui signifie « oignon » en anglais). Un ordinateur qui s'y connecte accède à Internet (sites web, mais aussi messagerie, mails...) à travers un « chemin » tracé aléatoirement dans ces nœuds : cela permet de ne pas savoir d'où la connexion – chiffrée, bien évidemment – provient, ni ce qu'elle contient.

C'est un système souvent utilisé par les dissidents dans les pays où Internet est très surveillé.


Schéma de fonctionnement de Tor (Torproject/CC)

Tor se présente sous la forme d'un logiciel assez facile à installer. Il est très largement utilisé dans les pays autoritaires, a même été financé par le gouvernement américain et a été utilisé par WikiLeaks. Problèmes :

  • la navigation utilisant ce logiciel est parfois lente ;
  • la sécurité de Tor n'est pas totale, et failles ont été découvertes.
4La cryptographie

 

Jusqu'à la toute fin des années 90, les logiciels de cryptographie étaient considérés comme une arme de guerre, et donc soumis à une régulation très stricte.

Depuis, n'importe qui peut chiffrer ses communications (e-mail, tchat, ou même ses fichiers et son disque dur tout entier).

Plusieurs solutions existent pour chiffrer ses communications.

La messagerie instantanée

De nombreux « plugins » (petits modules qu'on ajoute à des logiciels) dit OTR (« off the record ») permettent d'activer le chiffrement des communications.

Quelques logiciels sur lesquels cette fonctionnalité peut être activée : Adium, Pidgin, Miranda...

Les e-mails

Les e-mails sont très souvent surveillés. Même chose que pour la messagerie instantanée : des plugins peuvent être activés sur de nombreux logiciels, dont le célèbre Thunderbird.

La plupart du temps, c'est le logiciel PGP qui est utilisé et qui offre le rapport qualité/facilité d'utilisation le plus intéressant.

Les fichiers

Le logiciel TrueCrypt permet de chiffrer très facilement un fichier, un dossier ou même son disque dur tout entier.

C'est souvent l'algorithme AES, agréé par la NSA (un des services de renseignement des Etats-Unis) pour le chiffrement des informations top-secrètes du gouvernement américain, qui est utilisé. Officiellement, on commence à peine à trouver des failles à cet algorithme, réputé inviolable.

5Précautions diverses

 

Un système d'exploitation ultra discret sur clé USB

Il est possible d'utiliser un ordinateur sans y laisser aucune trace. Tails est une variante du système d'exploitation Linux, qui combine les outils mentionnés précédemment pour chiffrer les e-mails et naviguer sur Internet anonymement.

Il se lance très simplement depuis un CD ou une clé USB, sans laisser la moindre trace de son passage sur l'ordinateur utilisé.

Les logiciels libres

De manière générale, pour renforcer sa confidentialité, il est conseillé de privilégier les logiciels libres. Leur code source est disponible et modifiable à souhait : les dizaines de milliers de programmeurs qui constituent la « communauté du libre » ont décortiqué et analysé la plupart de ces logiciels.

Il y a donc beaucoup moins de chances que ces programmes contiennent des fonctionnalités « malveillantes » comme des « portes dérobées », qui pourraient menacer l'anonymat ou la sécurité. A l'inverse, seules les entreprises qui ont développé des logiciels dits « propriétaires » ont accès aux codes sources de ces derniers.

Le site Framasoft entretient une liste de plus de 1 500 logiciels libres.

Les services payants et le « cloud computing »

A des fins d'anonymat, il faut évidemment éviter tous les services qui exigent des coordonnées bancaires. Problème : beaucoup de services gratuits (comme Gmail ou Facebook) sont soumis au droit américain (et notamment à son Patriot Act), et peuvent être amenés, sur demande de la justice, à transmettre des données personnelles (à l'instar de Google, qui communique beaucoup sur cette question).

Beaucoup des services payants sont des services de « cloud computing » – un terme à la mode. Ces techniques, qui consistent à héberger et à traiter des données en ligne plutôt que sur son propre ordinateur (Gmail ou Google Docs en font par exemple partie), sont évidemment à utiliser avec prudence.

Les données « sur le cloud » ne vous appartiennent plus totalement, et vous n'avez pas une parfaite maîtrise sur qui en fait quoi et n'êtes pas à l'abri d'un bug ou d'une négligence.

Plusieurs identités numériques

Une autre précaution, si vous utilisez de nombreux services différents, est de recourir à un grand nombre de pseudos et d'adresses mail différentes, afin de rendre plus compliqué le croisement entre les bases de données et la compromission de l'anonymat.

Les métadonnées

Des détails contenus dans les fichiers Word, PDF, Excel ou les images peuvent compromettre l'identité du créateur du document ou de son émetteur.

C'est ce qu'on appelle les « métadonnées » : ces dernières peuvent indiquer quel ordinateur a créé le document, quel logiciel a été utilisé, voire qui est son propriétaire ! Des moyens existent pour effacer [PDF] ces données peu discrètes.

Impossible d'être parfaitement anonyme

Ces précautions peuvent paraître inutiles. Pourtant, les menaces sur les libertés des internautes se sont multipliées :

  • la DCRI (contre-espionnage français) est capable de rentrer dans n'importe quel ordinateur ;
  • WikiLeaks a révélé la capacité de certaines entreprises à surveiller Internet à l'échelle d'un pays entier ;
  • et les initiatives comme Hadopi et Acta accroissent la surveillance de l'Etat et des entreprises sur les internautes.

Malgré toutes ces techniques, l'anonymat et plus généralement la sécurité informatique ne sont pas des notions absolues : il est impossible d'être parfaitement anonyme sur Internet, comme le note le journaliste spécialisé Jean-Marc Manach :

« La sécurité est un processus, pas un produit, et rien n'est pire qu'un faux sentiment de sécurité engendré par une accumulation de “trucs” ou parce qu'on a acheté tel ou tel “produit” ou logiciel de sécurité. »

 

Infos pratiques
Formation et rencontre entre journalistes et hackers
Le 25/02 à La Cantine
RSF organise une journée de formation et de rencontres entre journalistes et hackers le 25 février à La Cantine (151 rue Montmartre, Passage des Panoramas, Paris IIe). Journalistes et hackers discuteront des meilleurs moyens de se protéger sur Internet. 
Ateliers de 13 à 18 heures (inscription obligatoire) suivi d'une table ronde de 18 à 20 heures (ouverte au public). Pour plus de renseignements et inscriptions aux ateliers : wefightcensorship@rsf.org.
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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 13:06

Quelques conseils de base pour éviter la propagation des Virus

 

Comment « nettoyer » un Courriel avant d’y répondre, ou de le

re-transmettre

 

Ces conseils proviennent d’Experts en informatique, Administrateur au Bureau Corporatif des Ordinateurs. Elles s’appliquent à nous tous qui envoyons des courriels (Emails).

 

Lisez attentivement cette brève procédure, même si vous êtes persuadés d’avoir, et de pratiquer la bonne méthode, pour envoyer des messages par Internet.

 

Savez-vous comment re-transmettre un message que l’on vous a  envoyé :

50 % d’entre nous le savent, mais les autres 50 % L’IGNORENT

 

Vous demandez-vous pourquoi vous avez des  « VIRUS »  ou des  « SPAMS »  ???

Chaque fois que vous re-transmettez un message, vous véhiculez des informations sur les personnes qui ont eu le message avant vous : leurs Noms ou Surnoms, mais surtout leur adresse courriel. Comme bien souvent le message est retransmis à d’autres, la liste des noms et adresses grossit, grossit, et fait boule de neige. Lorsqu’un virus pénètre dans cette liste, elle atteindra tous ceux qui la composent, y compris vous-même. Il faut savoir que les virus peuvent s’incruster dans nos messages entre leur départ et leur arrivée.

Certains « récupèrent » ces adresses pour les revendre, ou ils vous envoient un courriel pour vous faire visiter leur site, gagnent 5 cent d’Euro par visite, mais vous, vous êtes piégés !

 

COMMENT POUVEZ-VOUS ARRETER CELA ?

Tout simplement par quelques précautions élémentaires :

1°)  Lorsque vous faites suivre un message, après avoir fait un clic gauche dans la case « Transmettre », c’est là que vous devez faire disparaître tous les Noms et les Adresses Email des personnes qui ont déjà reçu le message. Vous les « noircissez » et les supprimez avec la touche « Suppr », ou si vous préférez, effacez lettre par lettre, en reculant progressivement. Toutes les manières sont bonnes, mais il est IMPERATIF de faire disparaître les noms et adresses de tout autre personne que vous, et celui à qui vous envoyez le message.

 

Seul le texte ou bien le « Lien » à re-transmettre doit figurer sur la page,

Vous pouvez y ajouter votre propre texte, par ex. : Bonne Journée, et votre Signature, mais encore une fois il est essentiel de faire disparaître tous les noms et adresses courriel des personnes qui apparaissaient précédemment sur cette page. 

 

2°)  Lorsque vous faites un envoi groupé de Mails à plusieurs personnes, d’abord, vous avez intérêt à constituer un « groupe » dans votre carnet, mais surtout, ne positionnez pas vos adresses dans la  case « A » ou « Cc », mais prenez plutôt l’habitude d’employer la case « Cci » (Copie Carbonne Invisible) dénommée quelque fois « Bcc ».

De cette manière, seule la personne à qui vous écrivez verra son Nom et son Adresse, mais pas celles des autres. Personne ne pourra relever ces adresses. Il est évident que si vous désirez que les destinataires soient tous au courant des personnes à qui vous adressez ce message, n’utilisez pas cette disposition, mais soyez conscient qu’elle comporte un risque…

 

3°)  Dans la ligne « Sujet », enlevez toutes abréviations telles que « FW » ou « Réf » ou « Rép » ou autres, mais par contre, vous pouvez renommer le sujet si vous le désirez.

 

4°)  Utilisez toujours le bouton « Transmettre », de la page sur laquelle vous lisez votre message, vous éviterez ainsi à votre correspondant d’avoir à passer en revue toutes les autres pages adressées précédemment.

 

5°)  Avez-vous déjà reçu un Mail sous forme de pétition ?  Il y a une liste de noms, et l’on vous demande d’y ajouter le votre en dernier et de re-transmettre ce message à 10 ou 15 personnes de votre carnet d’adresses. Ce Mail pourra être re-transmis et re-re-transmis à  l’infini, et réunir ainsi des centaines de Noms et d’Adresses courriel. En fait cette pétition vaut quelques Dollars ou quelques Euros pour un professionnel des « SPAMS » à cause des Noms et Adresses Email  « VERITABLES »  qui la composent.

 

Si vous désirez vraiment défendre cette pétition, faites une lettre personnelle à son initiateur, celle-ci aura plus de poids qu’une liste de noms, qui peut-être inventée de toutes pièces, mais comme par hasard, le nom et adresse de l’initiateur n’y figure jamais...

Ne croyez pas lorsqu’il est écrit que ce Mail sera repris utilement par telle ou telle Sté…

C’est impossible si l’on n’envoie pas de copie directement à la Sté mentionnée.

 

6°)  Le message le plus détestable est celui qui vous demande d’envoyer votre courriel à 5, 10, ou 15 personnes, et que si vous le faite, il vous arrivera un bienfait quelconque, ou alors que vous verrez apparaître quelque chose sur votre écran, ou bien encore que vous recevrez carrément une caisse de champagne… Soyez certain que rien de cela n’arrivera….

Ce genre de Mails revient régulièrement chaque année…    Une seule attitude à avoir :

 

Destruction immédiate sans compromis.

 

7°) Avant d’envisager de faire suivre un message d’alerte sur un quelconque Virus, une  recherche de personne, ou la propagation d’une histoire à dormir debout, il y a un site Internet en France à compulser impérativement :

 

http://www.hoaxbuster.com/

 

Ce site répertorie, analyse et informe sur la véracité du contenu de ces messages : 

VRAI ou FAUX !!!

S’ils sont réels, vous pouvez les faire suivre si vous le désirez, mais avec les précautions élémentaires énumérées au début de ce texte.

 Par Pitié, ne re-transmettez pas de fausses alertes…  Vérifiez ! ! !

 

8°)  Attention aux pièces jointes que vous envoyez, celles dont la référence de fichier se terminent par : « .exe », sont les plus vulnérables et souvent détruites d’office par un bon nombre d’antivirus. Si vous êtes certains de leur « bonne santé » et que vous vouliez impérativement les faire parvenir à quelqu’un, prenez la précaution de « Zipper » votre dossier, qui voyagera ainsi en toute sécurité…

 

 

 

Bonne idée : Envoyez cette lettre à tout votre carnet d’adresses… (En « Cci »)

Mais n’oubliez pas d’enlever mon Nom et Adresse avant de l’expédier… Merci !

 

 

 

 

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 16:33

Rue89 - Pratique 26/12/2011 à 10h35

Elodie Barakat Journaliste
 

Un contrôle de police à Paris (Audrey Cerdan/Rue89)

« Vos papiers s'il vous plait », « Rangez vous sur le côté », « Videz vos poches »... La loi, l'ordre, la sécurité, le code de la route : on nous rabâche tellement nos devoirs qu'on en oublie nos droits. Voilà neuf choses que nous ne sommes pas toujours obligés de faire.

 

1 Seul un policier ou un gendarme peut exiger vos papiers

 

« Vos papiers s'il vous plait » « Vous d'abord ! » Police municipale, contrôleurs SNCF et RATP ou agents de sécurité ne sont pas habilités à faire un contrôle d'identité, sauf flagrant délit d'infraction. Ils peuvent vous demander une pièce d'identité, mais rien ne vous oblige à la leur fournir.

Cependant, s'ils font du zèle, ils ont le droit de vous retenir (sans contact) jusqu'à l'arrivée de la police judiciaire qui, elle, y est habilitée. Pour le reste, lorsqu'il s'agit bien de la gendarmerie, de la police nationale et des douanes, on ne peut déroger à un contrôle d'identité. 

Comme on peut le lire sur Service-public.fr, il en existe trois types :

  • le contrôle judiciaire, « lié aux recherches ou poursuites d'infraction »
  • le contrôle dans le cadre de la convention de Schengen, qui « permet de vérifier le respect de l'obligation de détention, port et présentation des titres et documents obligatoires »
  • le contrôle administratif, dont le but est de « prévenir toute atteinte à l'ordre public » : il peut avoir lieu dans une rue ou une gare et concerner toute personne, quel que soit son comportement.

Autrement dit, les gendarmes et les policiers peuvent vous demander vos papiers en toute occasion. 

 

2 On n'est pas obligé d'avoir sa carte d'identité sur soi

 

Avoir en permanence sur soi sa carte d'identité nationale n'est pas obligatoire. Cependant, tout individu doit pouvoir justifier de son identité à tout moment.

Faute de carte d'identité, on peut présenter un passeport, un permis de conduire, un état civil, un livret de service militaire, un visa, une carte de séjour, une carte professionnelle, ou encore une carte vitale, voire même un témoignage.

Les forces de l'ordre peuvent quand même se réserver le droit de faire une vérification d'identité, particulièrement si il n'y a pas de photo sur le document.

Que ce soit au poste ou sur place, une vérification d'identité ne peut pas dépasser quatre heures, pendant lesquelles on peut prévenir le procureur de la République, un avocat, un témoin, ou sa grand-mère.

Enfin, seul un ordre du juge d'instruction ou du procureur autorise la prise de photo et/ou d'empreintes. A noter, en accord avec l »article 78-3 du code de procédure pénale, si vous n'êtes l'objet d'aucune enquête, votre vérification d'identité ne doit pas être fichée et tous les éléments, procès verbal compris, doivent être détruits dans les six mois.

Sachez que toute vérification d'identité donne lieu à un procès verbal. Si vous n'êtes pas d'accord avec ses termes, vous n'êtes pas obligé de le signer et pouvez faire appel à un avocat pour porter plainte pour voie de faits.

 

3 Ne fouille pas qui veut comme il veut

 

Même lors d'un contrôle d'identité dans les règles, les fouilles ne sont pas autorisées au delà de la palpation dite « de sécurité ».

Donc, hormis vous palper par dessus les vêtements de la tête au pied, on n'a pas le droit de vous vider les poches ou de fouiller votre sac : pour cela, il faut une commission rogatoire signée par un juge ou un ordre du procureur de la République.

Comme l'indique Me Claire Boutaud de la Combe, avocat en droit pénal et droit routier :

« Seuls les officiers de police judiciaire sont habilités à effectuer des fouilles corporelles, lesquelles ne sont pratiquées qu'en cas d'infraction flagrante ou, en cas d'enquête préliminaire, avec l'accord exprès de la personne.

 

L'officier qui opère la fouille doit être du même sexe que la personne et la fouille doit être faite dans un commissariat ou une gendarmerie. »

Ladite « fouille corporelle » a pour but le retrait de tout objet dans les vêtements et dans les bagages à main ou pour constater des traces sur le corps.

La fouille peut nécessiter que la personne retire ses vêtements et que les cavités internes du corps soient examinées. Dans ce cas, un médecin est appelé pour effectuer l'examen.

Tous les policiers ne sont pas des Officiers de police judiciaire. OPJ (Officier de police judiciaire) est une qualification policiers et gendarmes peuvent passer quelque soit leur grade. Vous êtres en droit de demander sa carte à un agent. Manifestations, douanes et plan Vigipirate font exception car elles tombent sous le joug de l'action préventive.

Bon à savoir. A l'aéroport, les agents de sécurité dépendent d'organismes privés. La loi ne les autorise qu'à opérer une inspection visuelle de vos bagages. Ils ne peuvent les fouiller qu'avec votre consentement.

Enfin, toute fouille doit donner lieu à un procès verbal. Si vous n'êtes pas d'accord avec ses termes, vous n'êtes pas obligé de le signer et pouvez faire appel à un avocat pour porter plainte.

4 La fouille d'une voiture est réglementée

 

Comme pour la fouille corporelle, la fouille du véhicule nécessite une commission rogatoire et doit être faite par un officier de police judiciaire (OPJ).

Aussi, la fouille du véhicule doit être effectuée en présence du conducteur ou du propriétaire du véhicule ou de deux témoins désignés par l'OPJ. Sans commission rogatoire, une fouille peut se faire dans deux cas de figure :

  • s'il existe « une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner » qu'un des occupants a commis ou tenté de commettre un crime ou délit flagrant ;
  • pour « prévenir une atteinte grave à la sécurité des personnes et des biens », ce qui élargit beaucoup le champ des possibilités. Reste que, sans autorisation du conducteur ou commission rogatoire, la fouille est illégale.

Toutefois, la police peut exiger de contrôler votre roue de secours, et donc vous faire ouvrir votre coffre sans commission. Les zones de frontières et les postes de douane font là aussi exception.

Bon à savoir. D'après l »article 78-2-2 du code de procédure pénale, le véhicule ne peut être immobilisé que le temps strictement nécessaire au déroulement de la fouille.

Une fois la fouille réalisée, si elle n'est pas concluante, les forces de l'ordre doivent vous laisser partir. Me Claire Boutaud de la Combe avocat en droit pénal et droit routier précise :

« L'article L.233-2 du code de la route dispose : “le fait pour tout conducteur de refuser de se soumettre à toutes vérifications prescrites concernant son véhicule ou sa personne est puni de trois mois d'emprisonnement et de 3 750 euros d'amende.”

 

Toutefois, ce texte ne permet pas aux officiers de police judiciaire de procéder à la fouille du véhicule. Ce texte leur permet uniquement de vérifier si le véhicule est en règle et si le conducteur est apte à conduire. »

5 On est en droit de refuser un scanner corporel sans être interdit de vol

 

La finalité de départ à beau être sécuritaire, les armes ne sont pas les seules mises à nu par le scanner corporel. Prothèses, implants, parties génitales, formes...

Tout y passe. A ce délicat flirt avec la protection de la vie privée s'ajoute que certains appareils utilisent les rayons X, dont les effets sur la santé soulèvent beaucoup de questions.

Comme l'indique Me Olivier Proust, avocat aux barreaux de Paris et de Bruxelles,

« La Commission Européenne a procédé à une brève période d'essai de ces dispositifs (les premier scanners on été installés en France en 2010), avant d'adopter de nouvelles règles d'encadrement entrés en vigueur en Décembre 2011 et applicables aux pays de l'Union. »

Les rayons X seront donc interdits dans les aéroports de l'Union européenne et le règlement stipule que le passager doit être parfaitement informé des conditions d'utilisation des scanners et du dessein de leur utilisation.

D'après le projet de rapport déposé en février 2011 et adopté en novembre par la commission européenne, les images du scanner doivent être anonymes, ne doivent pas être conservées, copiées ou imprimées.

Aussi, et surtout, si le passager ne souhaite pas passer au scanner corporel, il doit alors être soumis à un autre type de contrôle comme la palpation et le détecteur de métaux.

On ne peut donc pas vous refuser l'accès au vol dans les aéroports de l'Union européenne.

6 La police ne peut entrer chez vous sans autorisation

 

« Ouvrez c'est la police ! » Oui, et alors ? Comme pour la fouille, sans commission rogatoire ou flagrant délit, pas de perquisition sans votre accord.

Mais la perquisition prévoit aussi d »autres contraintes. Elle doit être faite en votre présence, ou en présence d'un témoin. Doit aussi être présent un officier de police judiciaire et la police ne peut en aucun cas commencer une perquisition entre 21 heures et 6 heures du matin sauf dans les cas de criminalité organisée (stupéfiants, proxénétisme...) et de terrorisme.

Même en cas de tapage nocturne, la police n'a pas le droit de pénétrer dans votre domicile.

Bon à savoir. Si on trouve chez vous des armes ou des stupéfiants, même si ce n'est pas l'objet de la perquisition, c'est un flagrant délit. Comme pour une fouille, une perquisition doit donner lieu à un procès verbal.

Si vous n'êtes pas d'accord avec ses termes, vous n'êtes pas obligé de le signer et pouvez faire appel à un avocat pour porter plainte pour voie de fait ou violation de domicile.

7 A vélo, trottinette ou en tracteur ? On ne peut pas vous retirer des points de permis

 

Tous égaux face au guidon. Par le simple principe d'égalité face à la loi, il n'y a pas de raison pour que les cyclistes détenteurs du permis de conduire soient plus pénalisés qu'un cycliste sans permis pour une même infraction commise à vélo.

Me Claire Boutaud de la Combe avocat en droit pénal et droit routier explique :

« Le Conseil d'Etat a rappelé dans deux arrêts du 8 décembre 1995 qu'il ne pouvait y avoir de retrait de points sur un permis de conduire que pour les infractions commises par des conducteurs de véhicules pour la conduite desquels un permis de conduire est exigé, exception faite des contraventions commises par d'autres personnes, notamment par des passagers, lesquels ne sont pas nécessairement titulaires d'un permis de conduire. »

Donc, en vélo, en cyclomoteur, au volant d'une voiture sans permis, ou même sur un tracteur agricole, on ne peut pas vous retirer de points. Bien sûr, personne n'est dispensé d'amende.

« Si toutefois des points étaient malencontreusement retirés du permis du cycliste verbalisé, il conviendrait de faire un recours gracieux envoyé en recommandé avec accusé de réception auprès du ministre de l'intérieur, Fichier national des permis de conduire, Place Beauvau, 75800 Paris »

Bon à savoir. En cas de responsabilité dans un grave accident, ou de prise de guidon en état d'ébriété, un juge peut décider d'une suspension de permis de conduire, voire d'une annulation.

8 Le stage de récupération des points n'est pas toujours obligatoire

 

S'il existe des cas de stages obligatoires, notamment dans le cadre du permis probatoire (trois ans après obtention, ou deux si conduite accompagnée), le stage de récupération des points est fondamentalement volontaire et peut être effectué tous les ans, explique Me Claire Boutaud de la Combe. Ce stage permet de récupérer quatre points.

Pour un titulaire d'un permis probatoire à six points, le stage n'est obligatoire qu'en cas de perte de trois points ou plus. Il permet dans ce cas notamment de demander un remboursement de l'amende après réalisation.

Les stages de récupération des points ne sont pas à confondre avec des stages de sensibilisation à la sécurité routière qui sont eux obligatoires car ordonnés par décision de justice et ne permettent pas de récupérer de points.

9 Attention, faire respecter ses droits peut avoir un coût

 

Faire respecter ses droits c'est bien, mais attention, ne le faites pas n'importe comment ni quand. Réclamer la présence d'un officier de police judiciaire pour prouver votre identité (point 1) peut vous coûter de précieuses heures.

Refuser de signer un PV (point 3) peut vous coûter de l'argent. Un avocat comme Me Bouteau de La Combe, peut facturer 200 euros de l'heure à 3 000 euros d'honoraires forfaitaires, prix augmentant avec l'ancienneté et la réputation du juriste.

Reste que vous pouvez toujours choisir de vous défendre seul, ou faire appel à l'aide juridictionnelle.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 12:27
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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 11:36

Pour accéder directement au site "Recours radiation",  appuyer sur "Ctrl" (clavier) + cliquer gauche sur "link" ci-dessous:

link

 

Exemple du contenu :

 

500 000 radiations Pôle emploi par an

 

Aujourd'hui, Pôle emploi, ex-ANPE, selon ses propres chiffres, procède à plus de 500 000 radiations par an (voir l'avant dernier paragraphe du rapport législatif déposé devant le Sénat en 2008 ou encore l'interview du Directeur Général de Pôle emploi). Afin d'aboutir à un tel résultat, la procédure est largement informatisée, ce qui est bien évidemment source d'erreurs. De plus, depuis quelques années, les agents de Pôle emploi font l'objet de consignes de plus en plus pressantes afin de "gérer de manière plus dynamique leur stock de demandeurs d'emploi", ce qui peut parfois entraîner le déclenchement de procédures de radiation plus ou moins justifiées.

Des décisions potentiellement dramatiques

Or ces décisions de radiation peuvent avoir des conséquences humaines dramatiques pour les demandeurs d'emploi qui en sont victimes. En effet, aujourd'hui les radiations sont quasiment automatiquement prononcées pour une durée minimum de 2 mois. Cela signifie donc très concrètement que la personne qui en est victime sera privée de toutes ressources financières pendant 2 mois pleins même après une seule et unique absence par exemple...

L'impossibilité pratique d'annuler cette décision par contestation orale

Tout citoyen pourrait naturellement penser que dans le cas de décision de radiation abusive, il suffit de simplement téléphoner ou de se rendre à Pôle emploi afin d'annuler la décision. Mais la pratique montre que l'administration restera le plus souvent sourde à toute plainte orale et répondra quasi invariablement : "si vous n'êtes pas content, vous n'avez qu'à former un recours". Or rédiger un tel recours est toujours décourageant pour la personne fragilisée par une décision de radiation, voire impossible pour les personnes ayant des difficultés à écrire. Et on peut facilement imaginer que de telles personnes ne sont pas rares dans le "portefeuille" des agents de Pôle emploi.

Faciliter l'accès au droit

Ce site a donc pour objectif de présenter, le plus clairement et précisément possible, la procédure à suivre afin de contester une décision de radiation abusive adoptée par Pôle emploi ou la DIRECCTE (ex DDTEFP). Ce site s'adresse tant aux demandeurs d'emploi qui disposent des ressources nécessaires afin d'effectuer personnellement ces démarches qu'aux associations et collectifs oeuvrant pour la défense des droits des chômeurs et précaires.

Avec le soutien de la Région Rhône-Alpes

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