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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 18:01

 

Le Monde.fr avec AFP

11.07.2013 à 14h35

 

 

 
Le FSO, service fédéral de protection, a lancé un appel d'offres pour l'achat de 20 machines à écrire après les révélations de la surveillance d'Internet par les agences de renseignement américaines.

Après les révélations de l'informaticien américain Edward Snowden, l'un des services spéciaux russes a décidé d'acheter des machines à écrire pour taper des documents secrets, écrit jeudi 11 juillet le quotidien Izvestia. Le FSO, service fédéral de protection, issu de l'ancien KGB, a lancé un appel d'offres pour l'achat de vingt machines à écrire.

Cette décision a été prise "après les scandales de WikiLeaks, les révélations de Snowden ainsi que les informations selon lesquelles le premier ministre, Dmitri Medvedev, avait été écouté lors d'un sommet du G20 à Londres", explique au journal une source au sein du service. "Il a été décidé d'utiliser davantage de documents papier." Interrogé par l'AFP, le service de presse du FSO s'est refusé à tout commentaire.

Selon d'autres sources citées par le journal, les services spéciaux ainsi que le ministère de la défense utilisent toujours des machines à écrire. "Du point de vue de la sécurité, toute sorte de télécommunication électronique est vulnérable. On peut capter n'importe quelle information depuis un ordinateur", selon le député et ex-directeur du FSB (ex-KGB) Nikolaï Kovalev. "Le moyen le plus primitif est à privilégier : la main humaine ou la machine à écrire", a-t-il ajouté, interrogé par Izvestia.

L'ex-consultant du renseignement américain Edward Snowden, bloqué dans la zone de transit d'un aéroport moscovite depuis près de trois semaines, a fait des révélations fracassantes sur Prism, un programme américain de surveillance des communications mondiales.

Lire aussi : "Prism, Snowden, surveillance : six questions pour tout comprendre"

 


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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 17:37

 

 

Le Monde.fr avec AFP

22.06.2013 à 16h12 • Mis à jour le 22.06.2013 à 16h18
 
 

Plusieurs dizaines d'hommes, dont des policiers russes, ont expulsé par la force dans la nuit l'ONG Pour les droits de l'homme de ses locaux à Moscou, frappant notamment son dirigeant Lev Ponomariev et le leader d'un parti d'opposition, ont indiqué ces derniers.
 

"Ils m'ont frappé à coups de pied, m'ont traîné sur le sol puis m'ont jeté dehors", a déclaré à l'AFP Lev Ponomariev, 71 ans, un des principaux défenseurs russes des droits de l'homme, indiquant avoir été "traîné la tête la première dans l'escalier" et avoirrecevoir des soins.

Une trentaine d'hommes en uniforme noir, apparemment membres d'un service de sécurité privé, s'étaient présentés vendredi 21 juin dans les locaux de l'ONG, accompagnés de policiers, affirmant être mandatés par la mairie de Moscou, propriétaire des lieux, pour expulser les locataires. Ils n'avaient pas présenté de document légal sur la résiliation du bail, avait souligné M. Ponomariev.

L'intervention s'est finalement déroulée au petit matin, dans les locaux où étaient restés une dizaine de personnes, des militants de l'ONG et M. Ponomariev, rejoints par le leader du parti d'opposition Iabloko, Sergueï Mitrokhine. M. Mitrokhine, qui a aussi été battu au cours de l'expulsion, a affirmé que des membres du FSB (service fédéral de sécurité, ex-KGB) supervisaient l'opération, et accusé les autorités du pays d'avoir donné l'ordre d'expulser l'ONG.

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 17:14

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 08.03.2013 à 17h42


 

 

Mikhaïl Chichkine a décliné une invitation pour une Foire aux livres aux Etats-Unis pour protester contre un gouvernement qualifié de "ramassis de voleurs".

La Russie s'est dite "surprise", vendredi 8 mars, par la décision d'un de ses écrivains contemporains les plus célèbres, Mikhaïl Chichkine, de ne pas se rendre à une Foire aux livres aux Etats-Unis pour représenter le "régime criminel" de son pays.

L'Agence fédérale des médias et de l'impression (RosPetchat) avait invité M. Chichkine à faire partie de la délégation russe à BookExpo America, Foire aux livres qui aura lieu en mai à New York, pour promouvoir la littérature russe à l'étranger. Mais M. Chichkine a décliné l'offre, expliquant qu'il ne pouvait pas représenter un Etat avec la politique duquel il est en total désaccord, a indiqué l'agence Ria Novosti.
 

"Nous sommes très surpris, nous regrettons", a déclaré à Ria Novosti le directeur adjoint de RosPetchat, Vladimir Grigoriev, réagissant à la décision de l'écrivain russe résidant en Suisse depuis 1995. "C'est ce qui arrive quand un écrivain russe est loin de sa patrie depuis longtemps. Il y a eu beaucoup de cas comme celui-ci dans l'histoire", a estimé M. Grigoriev.

 

 "RAMASSIS DE VOLEURS"

Dans une lettre adressée à RosPetchat et citée par le quotidien britannique The Guardian, M. Chichkine a estimé que la Russie était dirigée par un "régime criminel", un "ramassis de voleurs", et il a vivement critiqué des "lois qui marquent un retour au Moyen-Age". L'écrivain a ajouté dans sa lettre qu'il voulait représenter "une autre Russie, ma Russie", un pays avec "des médias libres, des élections libres, des gens libres".

Interrogé sur ces propos par la radio Echo de Moscou, le directeur adjoint de l'Agence fédérale des médias et de l'impression a balayé les critiques de l'écrivain visant le régime du président Vladimir Poutine. "J'ai très peur que Mikhaïl ait cédé à la tentation, sous la pression du service de communication d'un éditeur anglais, de créer une certaine image de lui avant la publication de son livre, a déclaré M. Grigoriev. Je ne peux que regretter que l'un des auteurs contemporains les plus talentueux commence à faire du remue-ménage politique."

Mikhaïl Chichkine a remporté de nombreux prix littéraires en Russie, notamment le Booker Prize russe en 2000 pour La Prise d'Izmaïl. Il écrit en russe, et plusieurs de ses ouvrages ont été traduits en allemand et en français.

 

 

 
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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 18:43

 

26-02-2013


   

Les deux Pussy Riot, contestataires russes qui purgent une peine de deux ans de camp pour une "prière punk" contre Vladimir Poutine, pourraient bénéficier d'une libération anticipée avant 2014, a estimé lundi, à Moscou, une de leur camarade, Ekaterina Samoutsevitch. Cette dernière, la Pussy Riot libérée, a également critiqué dans une interview à l'AFP, l'acteur Gérard Depardieu, "devenu, selon elle, une partie du jeu médiatique des autorités" russes.
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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:24

 

Le Monde.fr avec AFP | 21.02.2013 à 13h14 • Mis à jour le 21.02.2013 à 13h14

 

 

 

Le 21 février dans la cathédrale du Christ-Sauveur, à Moscou.

Deux femmes ont été interpellées jeudi 21 février dans la cathédrale de Moscou alors qu'elles voulaient marquer l'anniversaire de la "prière punk" contre Poutine chantée par le groupe contestataire Pussy Riot, dont deux femmes sont aujourd'hui emprisonnées.

Irina Katsouba et Elena Volkova, deux professeurs de l'Université de Moscou, ont été interpellées dans la matinée dans la cathédrale, alors qu'elles avaient revêtu des cagoules et tentaient de déposer des fleurs devant l'iconostase, rapporte le site d'informations en ligne Gazeta.ru. Mme Katsouba a raconté au site vouloir célébrer "l'anniversaire d'un événement qui a changé notre pays".

Le 21 février 2012, cinq jeunes femmes entrent dans la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, enfilent des cagoules colorées et interprètent une chanson punk dénonçant une collusion entre l'Eglise orthodoxe et le pouvoir politique. Elles prient la Sainte Vierge de "chasser Poutine". La scène, qui ne dure que 40 secondes, est filmée et aussitôt placée sur l'internet, ce qui fera la notoriété du groupe, quasi inconnu jusqu'alors.

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 SOCIÉTÉ RUSSE DIVISÉE

Face à des fidèles orthodoxes sous le choc, les jeunes femmes parviennent à s'enfuir ce matin-là, mais trois d'entre elles sont arrêtées quelques jours plus tard. Les autres n'ont jusqu'à présent pas été identifiées. Aujourd'hui, deux d'entre elles, Nadejda Tolokonnikova, 23 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, toutes deux mères d'enfants en bas âge, purgent une peine de deux ans dans des camps de l'Oural et de Mordovie.

La troisième, Ekaterina Samoutsevitch, 30 ans, a vu en octobre sa peine commuée en sursis, ayant fait valoir qu'elle n'avait pas chanté avec les autres, ayant été interpellée une quinzaine de secondes après son arrivée dans l'église avec sa guitare.

L'affaire a profondément divisé la société en Russie, mais le groupe est devenu depuis un symbole à l'étranger de la protestation contre le régime russe. Selon un sondage de l'institut indépendant Levada effectué en octobre, 35 % des Russes estiment que la peine de deux ans de prison est inappropriée, tandis que 43 % pensent que ce n'est pas assez sévère. Seuls 13 % des personnes interrogées jugent qu'elle est beaucoup trop sévère.

 

 

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 18:22

 

Ceux qui continuent à se goinfrer sous la gauche

 Marianne - Lundi 4 Février 2013 à 05:00

 

Arnaud Bouillin - Marianne

 

Quand elle était dans l'opposition, la gauche accusait Nicolas Sarkozy d'être le "président des riches". Au pouvoir, que fait-elle pour corriger les excès des profiteurs d'en haut et limiter la gloutonnerie de certaines professions ? Pas grand-chose, hélas ! Enquête sur ceux que ni la crise ni le gouvernement n'empêchent de dormir.

 

GILE MICHEL/SIPA
GILE MICHEL/SIPA
Ce fut l'un des thèmes fétiches du sarkozysme finissant : traquer les accros aux allocations chômage, les abuseurs de RSA, les biberonnés aux arrêts de travail, à la carte Vitale, à la CMU... Ces légions fantasmées de prébendiers brandis comme des épouvantails par un régime en fin de règne pour masquer sa propre incapacité à endiguer la montée du chômage et à colmater les trous béants ouverts par la crise dans le portefeuille des ménages. Dans ce concert d'outrances verbales, Laurent Wauquiez, pas encore porte-voix d'une motion UMP portée par La Droite sociale et qui prône, dans un magnifique oxymore, l'exact contraire de son intitulé, s'emporta contre «le cancer de l'assistanat». Son plagiaire de La Droite forte, Guillaume Peltier, jamais avare d'une surenchère, propose, lui, de «supprimer à vie les allocations pour tout fraudeur récidiviste».

Leurs deux motions sont arrivées en tête du dernier vote des militants UMP. On l'a peu relevé, tellement la bouffonnerie Copé-Fillon occupait les esprits. Mais c'est un fait : pour près de la moitié des cadres du principal parti d'opposition, les «profiteurs d'en bas» sont une menace majeure qu'il convient par tous les moyens d'éradiquer. Et ceux d'en haut, qui tous ont largement bénéficié de la mansuétude de l'ancienne majorité, si ce n'est de sa connivence, pour gonfler leur compte en banque déjà replet, qui s'en préoccupe ? Peu de monde à gauche. Encore moins au gouvernement.

Qu'est-il advenu de la volonté affichée du candidat François Hollande d'opérer une «redistribution en faveur des salariés et des familles au détriment des plus hauts revenus et des fortunes les plus importantes» ? Pas grand-chose. La chasse aux sorcières, façon UMP, n'honore pas ceux qui la pratiquent. Mais de là à rester inerte face à des rentes de situation pour lesquelles les mêmes qui sont aujourd'hui aux manettes criaient naguère au scandale, il y a tout de même un fossé... Ces atermoiements à corriger les excès manifestes de professions ou de castes, dont Marianne vous propose cette semaine quelques exemples édifiants, sont d'autant plus inquiétants qu'ils s'accompagnent d'un fatalisme déjà résigné... après huit mois seulement d'exercice du pouvoir.

Les péages, dont les prix poussent chaque année comme du chiendent sur le bas-côté et qui enrichissent toujours plus les concessionnaires privés ? «On ne peut rien faire», balaye Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports. Et l'on s'étonne après que Cofiroute ose franchir la barre symbolique du 1 € le kilomètre - tarif pratiqué les vendredis et veilles de jours fériés pour les non-abonnés - dans son tunnel reliant Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) à Vélizy (Yvelines).

Les bonus des grands patrons du privé ? «Depuis 2002, les dirigeants du CAC 40 ont vu leurs salaires augmenter de 400 % quand les salaires du secteur privé n'ont augmenté en moyenne que de 3,5 %. De tels écarts de rémunération sont aussi injustifiables qu'intolérables», affirmait le projet socialiste 2012, censé servir de «boîte à outils» au candidat Hollande. De boîte noire, plutôt : avec l'arrivée de la gauche aux responsabilités, le sujet a brusquement disparu de l'agenda. Tout juste Pierre Moscovici, le ministre de l'Economie, promet-il du bout des lèvres «vouloir encourager les entreprises à améliorer leurs codes de bonne conduite».

Banquiers, notaires, autoroutiers etc.

La parade, professe-t-on dans son entourage, ne peut venir que du renforcement de la fiscalité sur les plus hauts revenus. D'où la création d'un nouveau barème d'imposition à 45 % - contre 41 % auparavant - pour la tranche supérieure à 150 000 € par mois. Et d'une «contribution exceptionnelle de solidarité» à 75 % pour la tranche supérieure à 1 million d'euros. «La première mesure n'enthousiasme pas mes clients, mais elle n'est pas insupportable au point de les décider à quitter la France, explique un avocat parisien en vue, spécialisé dans les questions fiscales. La seconde posait plus problème. On sait comment elle a fini...» Rembarrée par le Conseil constitutionnel pendant la trêve des confiseurs ! Vu l'importance symbolique de cette «supertaxe» dans le succès électoral de François Hollande, on se disait benoîtement que le gouvernement avait un plan B. En fait, non...

Par un communiqué plan-plan, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, s'est contenté d'annoncer un «dispositif nouveau» dans le cadre de la prochaine loi de finances. Un an de gagné pour les très riches, et 300 millions d'euros en moins - au bas mot - dans les caisses de l'Etat. Brillant.

En ne maniant que le bâton fiscal pour réduire la carotte des contribuables les plus aisés, l'exécutif privilégierait, nous dit-on, l'efficacité. Mais au prix d'inextricables contorsions. Et, plus inquiétant encore, d'un silence radio général sur les questions de fond que posent certaines corporations. Pourquoi les notaires, dont le statut ultraprotégé est jugé contraire au principe de la libre concurrence par un arrêt de mai 2011 de la Cour de justice de l'Union européenne, continuent-ils de bénéficier du soutien inconditionnel du ministère de la Justice ?

>> Lire : Notaire, on ne change pas une profession qui gagne autant

En septembre dernier, Christiane Taubira, la garde des Sceaux, a pris le chemin du Sud - vers Montpellier, pas Canossa - pour tenir un discours tout sucre, tout miel au 108e congrès du notariat et affirmer «la détermination du gouvernement [...] à préserver la profession de notaire», parce qu'elle est «d'une autorité particulière et d'une indiscutable nécessité». Tellement nécessaire que la plus haute autorité judiciaire de l'Europe, et avant elle une batterie de rapports officiels franco-français, réclame l'abolition de ses privilèges hérités de l'Ancien Régime...

Les banquiers, dont les acrobaties sans filet ont largement contribué à plonger les économies européennes dans la récession, n'ont pas non plus de mouron à se faire : leurs bénéfices, qui se chiffrent en milliards d'euros, affichent de beaux niveaux, de même que leur cours de Bourse (lire ci-contre). Quant au projet de loi présenté par Pierre Moscovici, il préserve l'essentiel de leur sacro-saint modèle de «banque universelle», une spécificité française qui fait cohabiter sous le même toit le Livret A de M. Tout-le-Monde et le trading à haute fréquence - des transactions à la microseconde - sur les marchés des matières premières. «Les dirigeants de ces banques passent leur temps à dire qu'il y a des barrières étanches entre les dépôts des clients et les activités d'investissement. Eh bien, s'il y a des barrières aussi étanches que cela, cela veut dire que l'on peut facilement scinder les banques», notait récemment Bernard Esambert sur l'excellent blog lescrises.fr.

Ce faux ingénu n'est pas n'importe qui : conseiller de Georges Pompidou à Matignon puis à l'Elysée, il a ensuite présidé de 1977 à 1993 la Compagnie financière Edmond de Rothschild. Difficile, donc, de considérer cet ancien banquier, promu grand officier de la Légion d'honneur sous Sarkozy, comme un dangereux gauchiste... «Je ne vois pas de raisons, poursuit notre homme, de faire prendre des risques à chaque catégorie visée par la banque universelle sur des opérations qui ne la concernent absolument pas et qui peuvent créer des désordres importants. On n'a pas été loin en 2008 et en 2009 de voir des queues s'installer devant les banques. Ce sont des spectacles que l'on ne veut pas revoir, que l'on a connus en 1929, et pour les éviter définitivement, il faut séparer, encore une fois, ces deux catégories.» Du bon sens. Qui n'a pas eu l'heur d'inspirer les services de Pierre Moscovici...

Un avenir rose... pour certains

Certes, la messe n'est pas tout à fait dite et les parlementaires, saisis du texte, vont pouvoir apporter leur contribution dans les jours qui viennent. L'UFC-Que choisir les presse déjà de renforcer les droits des consommateurs en matière de frais bancaires, une jungle à peine éclaircie par les précédentes réformes de la droite et dont le gouvernement ne dit rien, ou si peu. L'économiste Gaël Giraud, plutôt classé à gauche, chercheur au CNRS et à l'Ecole d'économie de Paris, déplore lui, dans une note critique qui fait hurler à Bercy, que «le projet de loi français ne résout aucun des problèmes» et que la France, «en légiférant la première, risque de préempter le débat européen». On souhaite bon courage aux députés et sénateurs socialistes... D'autant, et c'est un signe, que leurs collègues de l'UMP ne semblent pas franchement remontés contre ce texte, préférant réserver leurs diatribes au mariage pour tous ou au logement social.

Concessionnaires autoroutiers, notaires, banquiers, mais aussi liquidateurs et administrateurs judiciaires, promoteurs immobiliers ou rentiers de tout poil. Des «profiteurs» qui voient leur avenir en rose. La couleur, pas l'emblème faussement menaçant du PS. Quand Nicolas Sarkozy stigmatisait ceux qui «volent la Sécu» et qui trahissaient à ses yeux «la confiance des Français», toute la gauche faisait bloc contre ces propos. Quand François Hollande entend mettre au pas la finance, la droite se dit prête à lui apporter son soutien. Il y a comme un hic, non ?
 

Article publié dans le magazine Marianne (823), du 26 janvier au 1er février

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 17:35

 

Le Monde.fr | 22.01.2013 à 18h07

 

 

 

22-01-2013

  Par lemondefr

Des militants en faveur des droits des homosexuels ont été passés à tabac, mardi 22 janvier devant le Parlement (Douma) à Moscou, alors qu'ils étaient rassemblés pour un "kiss-in". Au moins cinq assaillants auraient été arrêtés, rapporte Têtu.

Les organisateurs de la manifestation entendaient protester contre l'intention affichée par le Parlement russe d'interdire toute "propagande homosexuelle" en Russie, sur le modèle d'un loi déjà entrée en vigueur l'année dernière à Saint-Pétersbourg. Cette loi punirait au niveau national tout "acte public" faisant l'apologie de l'homosexualité avec des amendes allant jusqu'à 500 000 roubles (12 500 euros).

Images : Reuters
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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 17:05

 

LE MONDE | 18.01.2013 à 12h27 Par Marie Jégo - Moscou, correspondante


 

Maria Alyokhina dans le box des accusés, le 16 janvier, durant son procès devant le tribunal de Beriozniki de la région de Perm (Oural).

 

 

 

Maria Alyokhina, 24 ans, la militante du groupe Pussy Riot qui purge actuellement une peine de deux ans de prison pour avoir entonné un chant anti-Poutine dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, s'est vu refuser, mercredi 16 janvier, sa demande de remise en liberté. Selon la loi russe, les condamnées mères de jeunes enfants ont pourtant droit à un report de peine.

Maria, qui a un fils de 5 ans, a tenté d'en bénéficier, en vain...

(  L’accès à la totalité de l’article est protégé)

 

 

                                                                           ************************************

 

 

http://www.lecourrierderussie.com/2013/01/16/pussy-riot-pas-de-liberation-anticipee-pour-maria-alekhina/#.UPmOyfLuqn8

 

 

Pussy Riot : pas de libération anticipée pour Maria Alekhina

Publié le 16 janvier 2013 à 19:22

 

Mercredi 16 janvier, la demande de libération conditionnelle de Maria Alekhina, une des deux membres de Pussy Riot encore en détention, a été rejetée par le tribunal de Berezniki, dans la région de Perm, où l’activiste purge actuellement sa peine.


maria_alekhina

« Maria Alekhina purgera sa peine jusqu’à la fin », a rapporté le portail RAPSI, The Russian Legal Information Agency. Le tribunal de Berezniki a refusé la demande de liberté conditionnelle de la jeune femme, estimant que « son statut de mère était connu depuis les premiers jugements et qu’il ne pouvait donc plus compter en tant que nouvel élément dans l’affaire », comme cela avait été demandé par la défense de l’activiste.

La défense de Maria Alekhina a désormais dix jours pour faire appel de la décision.

Selon la loi russe, une mère de famille peut bénéficier d’une libération conditionnelle jusqu’à ce que son enfant atteigne l’âge de 14 ans. Si aucune infraction n’est commise entre-temps, la prévenue peut ensuite obtenir une annulation de peine. Dans le cas de Maria Alekhina, cela signifiait dix ans de liberté conditionnelle, son fils étant âgé de 4 ans.

En colonie pénitentiaire depuis le 3 mars 2012, Maria Alekhina aurait ainsi pu être la deuxième membre de Pussy Riot à être libérée après Ekaterina Samoutsevitch, le 10 octobre 2012. Rappelons que les trois jeunes femmes ont été condamnées le 17 août dernier à deux ans de colonie pénitentiaire pour avoir chanté une prière punk dans la cathédrale Christ-Sauveur à Moscou en février 2012.

 

  Thomas GRAS Source : Rapsi

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 19:38

 

 

Marianne - Mardi 15 Janvier 2013 à 16:45

 

Paul Antone

 

Ekaterina (Katia) Samoutsevitch – la seule des trois Pussy riot condamnées en août dernier qui ne soit pas en prison – donnait une vidéo conférence à la Maison d’Europe et d’Orient, à Paris, lundi 7 janvier. Portrait d’une activiste qui n’a pas froid aux yeux.

 

Ekaterina (Katia) Samoutsevitch - Alexander Zemlianichenko/AP/SIPA
Ekaterina (Katia) Samoutsevitch - Alexander Zemlianichenko/AP/SIPA
« Pour nous, ça n’était pas facile de mettre la cagoule rapidement ». Cela se passait de manière furtive avant qu’elles fassent leur « coup ». Elles étaient conscientes du risque mais voulaient protester contre le pouvoir poutinien, en place depuis 2000.

Les Pussy riot, un groupe punk féministe, composé de cinq jeunes militantes, avaient brièvement entonné, cagoulées et vêtues de couleurs vives, une joyeuse « prière punk », baptisée « Ste Vierge, débarrasse nous de Poutine », dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou le 21 février 2012.


Cette histoire avait suscité de vives réactions. Accusées de profanation et de blasphème, trois d’entre elles avaient été arrêtées et jugées fin août 2012. Tandis que ses deux amies étaient déportées dans des camps où elles purgent actuellement leur peine, Katia avait été relâchée le 10 octobre. « Je ne m'attendais pas du tout à être libérée », confait-elle à l'Express quelques jours après cette décision.

« Beaucoup de gens ont cru, à tort, à une attaque anti-chrétienne ! Mais c’est parce que l’on leur a martelé cela, et qu’ils sont mal informés», explique la jeune trentenaire, depuis son appartement moscovite via skype, coiffée d’un casque, l’air juvénile, à la fois réservée et déterminée. Il n’y a jamais eu de sens religieux à leur action : « L’objectif était de faire réagir le public en utilisant les mêmes symboles que le pouvoir, car Poutine a récupéré les symboles cléricaux pour asseoir sa politique ». Pourtant, le « happening » des Pussy riot a beaucoup indigné en Russie.

Et tout au long du procès, la composante religieuse a monopolisé le débat. Finalement, deux membres des Pussy riot sur trois demeurent en détention. Leur état de santé est relativement acceptable. « Nadia a souvent des mots de tête, mais le plus grave c’est qu’elle ne peut pas voir son enfant », indique Katia.

 

Sergey Ponomarev/AP/SIPA
Sergey Ponomarev/AP/SIPA

Accusée d’extrémisme

Lorsqu’on leur reprochait d’être un groupe athée et anticlérical, Katia répond « C’est vrai mais on n’était pas non plus un groupe de musique religieuse ». Ses projets pour le futur ? « J’ai eu beaucoup de propositions, dont certaines fort inattendues », lâche-t-elle modestement. L’une d’elle vient de l’excellent théâtre moscovite teatr.doc, qui s’est fait une spécialité de mettre en scène des affaires récentes qui agitent la Russie. Mais, pour la jeune femme, il est bien difficile d’oublier les Pussy riot. D’une part parce qu’elle n’aura de cesse de faire libérer ses deux amies. Mais aussi parce que c’est une image qui lui colle à la peau. Car dans son pays, Katia est considérée comme une extrémiste, en vertu d’une nouvelle législation permettant de qualifier ainsi toute activité sortant de l’ordinaire.  « Il y a un préjugé négatif contre moi », souligne-t-elle, d’un sourire narquois. 

À tel point que certains artistes reconnus sont réticents à l’idée de manifester à ses côtés. « C’est une façon se protéger. Les artistes ne veulent pas avoir de problème. C’est pourquoi on ne veut pas laisser entrer les Pussy Riot dans ce monde des artistes reconnus ».
 

N’en déplaise à Depardieu. Lorsqu’on demande à Katia si elle voudrait la nationalité française, elle répond d’un sourire amusé qu’elle serait ravie d’être « citoyenne française et même du monde » et de voyager. Mais tout de suite elle recentre le sujet : « On n’a pas fait tout cela pour rien. Il faut continuer la lutte. »

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 22:04

 

Le Monde.fr avec AFP | 14.12.2012 à 13h04


 
Manifestation à Moscou à la mémoire de la journaliste russe d'opposition, Anna Politkovskaïa, en 2010.

Un ancien policier russe a été condamné, vendredi 14 décembre, à Moscou à onze ans de camp pour avoir organisé l'assassinat en 2006 de la journaliste d'opposition Anna Politkovskaïa, dont le commanditaire reste inconnu.

Lire : L'affaire Politkovskaïa, dossier noir de Poutine

L'ancien lieutenant-colonel Dmitri Pavlioutchenkov avait reconnu sa culpabilité devant le tribunal municipal de Moscou. Condamné à onze ans de camp à régime sévère, c'est une année de moins que les réquisitions du procureur, mercredi.

Lors de sa plaidoirie, l'avocate de la famille de la journaliste Me Anna Stavitskaïa, avait annoncé que si l'ex-policier n'était pas condamné à la peine maximale en tant qu'organisateur, soit treize ans, elle ferait appel du jugement. Elle a également protesté contre la décision du tribunal d'ordonner le huis clos partiel. Le parquet avait en effet estimé que certains documents "secrets" ne pouvaient être lus en public, selon l'agence de presse Interfax.

L'homme aurait reconnu avoir pris en filature Anna Politkovskaïa, acheté un pistolet et remis l'arme au tueur. "Il n'a pas participé à la phase finale du crime", avaient soutenu les avocats de la défense, qui demandaient une peine avec sursis. "Pourquoi n'a-t-il rien dit sur le crime [qui allait se produire] ? C'est qu'il a eu peur pour sa vie et celle de ses proches", a expliqué Me Karen Nersessian, citée par Interfax, soulignant que l'ex-policier redoutait que ses complices dans cette affaire ne l'éliminent.

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       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



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