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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 12:51
Régis Soubrouillard - Marianne | Mardi 4 Octobre 2011 à 12:01


Des dizaines de milliers de personnes ont défilé samedi 1er octobre dans les rues de Lisbonne et Porto pour protester contre le nouveau plan d'austérité annoncé par le gouvernement de droite, sous la pression du FMI. Privatisations, gel des salaires, baisse des prestations sociales, hausses de certains impôts, une thérapie de choc qui a montré son inefficacité partout où elle a été mise en oeuvre. Rien n'y fait: la saignée continue.



FMI oblige, le Portugal poursuit la saignée populaire
Alors que la Grèce s’apprête à vivre sa quatrième année de récession -une spirale récessive qui démontre l’inefficacité des plans d’austérité concoctés par les agents du FMI- la rue portugaise a démontré ce week-end qu’une poartie au moins du pays était bien décidée à ne pas entrer dans ce petit « club de l’austérité ».

Des dizaines de milliers de personnes ont défilé ce week-end dans les principales villes du pays. Cent trente mille manifestants à Lisbonne, 50.000 à Porto selon les organisateurs. « Quand on analyse les 100 premiers jours du nouveau gouvernement, c'est une honte. La droite et l'extrême droite n'ont pas de solution pour les problèmes du pays, aucun développement économique », a déclaré Manuel Carvalho da Sila, président de la première centrale syndicale à la foule.

Déjà en novembre 2010, le Parti socialiste alors au pouvoir avait dû affronter la grève générale la plus importante dans l’histoire du pays en contestation des mesures d’austérité. Quelques milliers de personnes s’étaient réunies sur la place du Rossio pour écouter José Mario Branco, l’un des chanteurs engagés portugais, le Léo ferré lusitanien, auteur dès 1979 d’une chanson indémodable baptisée…FMI. Un hymne, longtemps censuré,  de la contestation économique.   

C’est que le Portugal connaît la chanson de l’austérité. Le Fonds Monétaire International avait déjà fait des siennes dans le pays en 1977, avant d’y revenir en 1983. Toujours le même refrain des Programmes de Stabilisation et de Croissance (PEC) : « davantage de récession et d’asymétrie dans la répartition de l’austérité. On comprend que le musicien s’excuse de venir avec de vieilles chansons, sur des sujets « si peu actuels »… » ironisait la journaliste Sandra Monteiro, responsable de l’édition portugaise du Monde Diplomatique.
 
Le Portugal a obtenu en mai dernier une aide financière de 78 milliards d'euros sur trois ans et s'est engagé à mettre en oeuvre un exigeant programme de rigueur et de réformes pour assainir ses finances publiques et relancer la croissance de son économie.

Toujours plus de sacrifices

Pour y parvenir le gouvernement de droite de Pedro Passos Coelho, issu des élections de juin dernier, a même promis qu’il entendait aller plus loin que le plan de mesures du FMI : « Nous allons être beaucoup plus ambitieux » promettait-il lors de son élection. Et quelle ambition ! L’objectif est de surprendre les investisseurs avec une taxe extraordinaire sur les revenus, diverses hausses d'impôts, une baisse des prestations sociales, privatisations des services de l’eau et de la poste ou encore le maintien du gel des salaires et des embauches des fonctionnaires. A plus long terme, envisager des alternatives privées à la sécurité sociale publique.

Comme en Grèce, les premiers résultats ne se sont pas fait attendre. Les manifestations sont intervenues au lendemain de la publication des premières mauvaises nouvelles macroéconomiques qui ont révélé un déficit au premier semestre plus important qu'escompté (à 8,3 % du PIB) et loin encore de l'objectif que s'était fixé le gouvernement de le ramener à 5,9 % à la fin de l'année.
Un seul remède en cas d’hémorragies: multiplier les saignées !  Populaires évidemment.  

C’est que les milieux patronaux ne sont jamais de lobbyistes aussi efficaces qu’en ces périodes tourmentées. Economiste, entrepreneur et à la tête d’un think tank patronal, Pedro Ferraz da Costa confiait à The Economist en juin 2011 que « ces trente dernières années, aucun parti politique n’a osé proposé des réformes aussi radicales. Le Portugal ne peut pas se permettre de laisser passer une telle occasion ».   

Le message est passé si l’on se fie aux déclarations du Ministre des Affaires parlementaires Miguel Relvas qui, dès samedi, annonçait au pays qu’il n’arrivait encore rien vu.
«C'est un chemin irréversible. Nous allons continuer de demander des sacrifices aux Portugais ».
Loué pour ses vertus régulatrices et apaisantes, le recours abusif à la notion de sacrifice et le ciblage systématique des mêmes victimes « acceptables » pourrait rapidement virer à l'instabilité. 
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Published by democratie-reelle-nimes - dans Portugal
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