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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 20:24

 

Le Monde.fr avec AFP | 14.08.2012 à 16h09

 

 

Ces mesures sont notamment destinées à améliorer la compétitivité du travail par rapport à la concurrence, notamment espagnole.

 

Les principaux ports portugais étaient paralysés mardi 14 août par une grève des dockers pour protester contre des mesures du gouvernement destinées à libéraliser leurs conditions de travail. Commencée lundi à minuit, la grève touchait notamment les ports de Lisbonne Aveiro, Figueira da Foz, Setubal et Sines.

Dans la capitale, cinq cargos ont dû être déroutés vers d'autres destinations tandis que quatre autres restaient en attente, selon l'Institut portuaire et des transports maritimes (IPTM). Les dockers entendent protester contre un projet du gouvernement de mettre en place des contrats de travail temporaire et de favoriser les emplois intermittents en fonction des nécessités de chaque port.

Ces mesures sont notamment destinées à améliorer la compétitivité du travail par rapport à la concurrence, notamment espagnole. Selon la Confédération des syndicats maritimes et portuaires, qui représente entre 600 et 800 personnes, l'activité dans les ports était "entièrement paralysée" en raison de la grève.

 CHÔMAGE RECORD

"Cette adhésion démontre le rejet total des travailleurs face au projet" du gouvernement, a indiqué à l'agence portugaise Lusa Vitor Dias, vice-président de la Confédération. "Le gouvernement cherche à laisser sans emploi 50 % des travailleurs portuaires et leur trouver des remplaçants sans aucune qualification", a-t-il affirmé, ajoutant que les dockers portugais avaient reçu le soutien de délégations représentants leurs collègues français et espagnols.

La modification des conditions de travail des dockers entre dans le cadre des efforts du gouvernement pour améliorer la compétitivité du travail alors que le pays traverse une grave crise financière.

Le Portugal a obtenu en mai 2011 de l'Union européenne et du Fonds monétaire international une aide exceptionnelle de 78 milliards de dollars en échange d'un programme de réformes et de rigueur qui a eu pour conséquence d'aggraver la récession tandis que le chômage a atteint le taux record de 15 % au deuxième trimestre.

 

 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 19:28

 

Rue89 - Tribune des droits humains 10/04/2012 à 14h09
Tribune des droits humains"

Mario Queiroz 

 

(De Lisbonne) Le taux de mortalité a augmenté d’une manière alarmante pendant l’hiver au Portugal. En première ligne, les personnes âgées. Au-delà de la vague de froid, les experts y voient les effets collatéraux des mesures d’austérité adoptées dans le domaine de la santé.

Près de 11 600 personnes sont mortes en février dernier, selon la Direction générale de la santé portugaise (DGS), soit 10% de plus qu’à la même période l’année passée. La plupart des victimes avaient plus de 75 ans.

Pour la DGS, cette hausse résulte des conditions météorologiques inhabituellement froides et des ­maladies saisonnières comme la grippe. Une explication lacunaire pour de nombreux médecins qui dénoncent surtout l’incapacité croissante des gens à s’offrir un régime alimentaire adéquat et des soins de santé appropriés.

Pour le docteur Jaime Teixeira Mendes, membre du conseil d’administration de l’hôpital Santa Maria, le plus grand hôpital public de Lisbonne :

« Je doute fort que la vague de froid et l’épidémie de grippe soient responsables de l’augmentation de la mortalité constatée en février »

Manger ou se soigner

Pour lui, ce sont les mesures d’austérité mises en œuvre « qui sont responsables du déficit nutritionnel, causé par la hausse du prix des produits alimentaires, les mauvaises conditions de logement, et l’absence de chauffage en raison du prix de l’électricité plus élevé ».

Des mesures qui mettent aussi à mal la gratuité des soins, l’une des réussites majeures de la révolution des Œillets qui avait mis fin à un demi-siècle de dictature en 1974. Le plan de sauvetage du Portugal de 78 milliards d’euros par la troïka – le Fonds monétaire international (FMI), l’Union européenne (UE) et la Banque centrale européenne (BCE) – implique de lourdes économies pour Lisbonne, notamment dans le domaine de la santé.

Cette année, le budget de ce secteur devrait être encore raboté d’au moins 5%.

Dans son édition du 3 mars, le quotidien portugais O Correio da Manhã cite des personnes âgées qui résument ainsi le dilemme auquel elles doivent désormais faire face :

« Nous pouvons acheter soit de la nourriture, soit des médicaments, mais pas les deux. »

Economies sur le chauffage

Récemment, le journal lisbonnais Publico a consacré plusieurs pages à une enquête sur la situation précaire des personnes défavorisées, qui représentent un quart de la population.

Tous les experts médicaux interrogés ont établi un lien entre la hausse du taux de mortalité, la crise et les réductions des dépenses publiques.

Mario Jorge Santos, directeur de l’Association portugaise des médecins de la santé publique (AMSP), abonde également dans ce sens. Selon lui, de nombreuses personnes âgées, qui sont les premières victimes d’hypothermie, ont tenté de tirer sur leur maigre pension en réduisant leur consommation de chauffage. Un choix fatal pour nombre d’entre elles.

Pour Ana Filgueiras, directrice de l’ONG Cidadãos do Mundo, l’explication du gouvernement, qui met cette vague de décès sur le compte de la grippe, ne tient pas.

« Cette année il y a eu moins de cas de grippe, notamment de souches virales agressives telles que la grippe A (H1N1) (grippe porcine), que ce que nous avons connu les années précédentes. »

Tout indique donc pour la coordinatrice du programme d’Assistance mutuelle pour les plus jeunes et les plus âgés que « c’est en raison des difficultés causées par la crise actuelle que les personnes âgées pauvres ne peuvent plus se payer les transports, les frais d’hôpitaux et les médicaments pour se soigner. »

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 19:29
Rue89 - Global Voices Online 24/03/2012 à 11h42
Global Voices"

Sara Moreira · Traduit par Samy Boutayeb

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Mário Pais de Oliveira (via Facebook)

Il s'appelle Mário Pais de Oliveira, est prêtre et écrivain au Portugal, vient de fêter ses 75 ans ce mois-ci, et estime que toutes les religions sont perverses et que toutes les idéologies sont fallacieuses.

Dans le même temps, il utilise religieusement les réseaux sociaux pour partager ses réflexions très particulières - et subversives - sur l'actualité.

Après avoir créé en mars 2009 une chaîne sur Youtube, il a déjà publié plus de 1 300 vidéos dans lesquelles, par une approche socratique, il exhorte son auditoire en faveur d'un authentique évangile anti-autoritaire.

Sur son profil Facebook, qui compte près de 4 500 amis, il partage également quotidiennement ses « pensées qui naissent de Pratiques Politiques maïeutiques“. Il s'y présente comme un citoyen du monde, un journaliste à la retraite, et un prêtre pourvu d'ordres de messe pour l'église de Porto, ‘heureusement, sans aucune charge ecclésiastique’.

‘À quoi bon faire une carrière ecclésiastique, jusqu'à devenir évêque résidentiel ou pape, ou bien être gérant d'une multinationale, si, pour cela, nous devons renoncer à être simplement humains, d'autres Jésus ? ’

Esprit contestaire

Pendant la dictature au Portugal (1926-1974), son esprit contestataire le fait ‘soupçonner de fournir une couverture à des activités considérées comme subversives des étudiants (concrètement, afin de favoriser le mouvement associatif, chose interdite par le régime politique de l'époque)’.

Le diocèse de Porto décide alors de l'envoyer, en 1967, comme aumônier sous-lieutenant de l'armée portugaise en Guinée-Bissau, comme en témoigne sa biographie publiée sur le blog ‘Luis Graça & Camaradas da Guiné’. Sa participation à la guerre coloniale n'a toutefois duré que quelques mois, car en mars 1968 :

‘il a été exclu de la fonction d'aumônier militaire, pour avoir osé prêcher pendant la messe, le droit des peuples colonisés à l'autonomie et à l'indépendance, et est renvoyé dans son diocèse, catalogué par l'évêque militaire d'alors, D. António dos Reis Rodrigues, comme un prêtre irrécupérable.’

‘Nous devons inventer de nouvelles manières de transformer la société’

La grève générale du 22 mars - la troisième organisée au cours des 18 derniers mois, contre les mesures d'austérité et les politiques de restrictions imposées par le gouvernement - renvoie à une vidéo publiée par le Père Mário suite à la Grève Générale du 24 novembre.

Celle-ci avait mobilisé moins de 11 % de la fonction publiqueselon le gouvernement, ou plus de 3 millions de travailleurs, selon des estimations des deux centrales syndicales (CGTP et UGT). Commentaire du père Mário :

 

 

‘Les centrales syndicales et les syndicats qui les organisent semblent s'accorder avec les églises (…) qui insistent toujours année après année sur les moyens d'intervenir dans la société.

Elles ne révèlent pas la capacité créatrice, la capacité d'inventer des moyens, des processus, des méthodologies, des contenus, des attitudes, des pratiques s'opposant à la grande puissance financière, au grand marché mondial qui nous ruine, qui nous tue, qui nous asphyxie, qui ne nous laisse que la peau sur les os.

Non. Les centrales syndicales sont épuisées, leurs dirigeants sont épuisés. Il semble que leur imagination ait disparu. Le système financier qui nous tue, nous asphyxie, semble vider notre esprit, nous ne sommes plus en mesure de trouver d'issue, de solution capable de la faire disparaître ou de la discréditer.

Chaque grève générale renforce ainsi plus encore le pouvoir de la finance. (…)

Cela me désole qu'un appel à la grève générale n'ait rien à voir avec une grève générale. La majorité de la population continue à travailler. (…) Une grève générale, cela signifie que le pays entier cesse de fonctionner !

Tout le monde reste à la maison, personne ne sort, personne n'achète rien, personne ne va au marché, personne ne sort dans la rue, il n'y a plus de circulation, plus de voiture. RIEN ! C'est la grève générale : TOUT LE MONDE S'ARRÊTE !

Or, une grève conduite comme elle l'est maintenant n'a aucun sens. Elle est simplement le signal pour renforcer le pouvoir (…) et que la grève générale est autorisée par le pouvoir (…).

Ceci signifie que le pouvoir autorise les gens à faire une grève générale. S'il l'autorise (…) cela montre qu'il perçoit que cette grève générale - qui n'a de générale que le nom - est bien plus une fiction qu'une réalité, même si elle mobilise de nombreuses personnes, la majeure partie du pays n'est pas mobilisée car elle n'est pas arrêtée.

Ceci renforce le pouvoir car tout est fait avec son accord. Au début (…) les grèves étaient illégales, elles n'étaient pas autorisées, il y avait une persécution policière dans la rue, la police, ou le pouvoir devait montrer son vrai visage. (…) Il s'agissait de véritables grèves, mais c'est fini. Elles sont devenues un véritable folklore (…). Elles ressemblent désormais à un pèlerinage, une procession.

Le père Mário édite une fois par mois le Jornal Fraternizar, qui paraît depuis janvier 2011 exclusivemente en ligne. Il présentera le 24 mars prochain son nouveau livre, Evangelho de Jesus segundo Maria, Mãe de João Marcos, e Maria Madalena’ [L'Evangile de Jésus selon Marie, mère de Jean-Marc et Marie-Madeleine].

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 19:03

Le Monde.fr avec AFP | 22.03.2012 à 11h18 • Mis à jour le 22.03.2012 à 17h18

 

De nombreux secteurs publics - en particulier les transports - étaient perturbés, jeudi 22 mars, en raison d'une grève générale contre les mesures d'austérité.

C'est la première grève générale depuis le début de l'année. Les transports en commun étaient très perturbés jeudi dans les principales villes, en raison de la protestation contre les mesures d'austérité. De nombreux services publics devraient également être affectés.

A Lisbonne, le métro et les navettes fluviales reliant les deux rives du Tage étaient totalement à l'arrêt et ne devraient pas fonctionner toute la journée de jeudi. Des services minimum devraient toutefois être assurés pour les trains et les services de bus de la capitale, ainsi que dans le métro de Porto, la deuxième ville du pays.

En revanche, le transport aérien devrait être peu affecté, les contrôleurs aériens n'ayant pas déposé de préavis de grève. Ana, le gestionnaire des aéroports portugais, demandait cependant aux passagers de vérifier si leur vol était maintenu avant de se rendre à l'aéroport.

Les principaux ports du pays devraient également être fortement touchés par ce mouvement. Par ailleurs, de nombreux services publics seront également concernés : écoles, hôpitaux, tribunaux, administrations, postes, biliothèques, musées ou les services de ramassage des ordures ménagères devraient tourner au ralenti.

 

 "TENTATIVE MACHIAVÉLIQUE"

L'objectif de cette grève est de protester "contre les mesures d'austérité" mises en œuvre depuis l'an dernier par le gouvernement en échange d'une aide financière internationale de 78 milliards d'euros, explique Arménio Carlos, leader de la CGTP - première confédération syndicale du pays, qui a convoqué cette grève générale.

Elle vise également, selon lui, à s'opposer à "la déréglementation du marché du travail et le modèle des bas salaires (...) une tentative machiavélique de supprimer le droit du travail".

Le gouvernement portugais, qui s'est engagé à réformer son économie auprès de ses créanciers internationaux (Union européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne), s'apprête à adopter une réforme du code du travail prévoyant notamment un assouplissement des horaires et des procédures de licenciement, ainsi que la suppression de jours fériés et de jours de congé.

Dans l'après-midi, des dizaines de rassemblements et manifestations étaient également prévus dans les principales villes.

 

 SUSPENSION DÉFINITIVE DU PROJET DE TGV LISBONNE-MADRID

Le ministère de l'économie a annoncé jeudi qu'il allait "définitivement suspendre" le projet de construction du TGV, initialement prévu pour 2013, qui devait relier Lisbonne à Madrid en moins de trois heures.

Le gouvernement de centre droit confirme ainsi sa décision de juin dernier, lors de sa prise de fonction, de suspendre le projet-phare du précédent gouvernement socialiste, au nom de la réduction de l'endettement public.

Cette annonce survient après que la Cour des comptes a estimé que le contrat accordé au consortium Elos en mai 2010 pour la construction du premier tronçon de TGV, qui devait traverser le Portugal d'ouest en est sur une distance de 167 kilomètres de Poceirao à Caia (à la frontière espagnole), ne respectait pas le cahier des charges.

Pour en savoir plus :

 

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 14:33

 

http://www.youtube.com/watch?v=pPvOnSFgU5g&feature=player_embedded

 

 

Ajoutée par PiqueteSombra le  5 mars 2012

Organiza-te e resiste | 22 de Março | adere à greve geral!

 

 

 

 

Ajoutée par PiqueteSombra le  4 mars 2012

Organiza-te e resiste | 22 de Março | adere à greve geral!

 

 

 

 

Ajoutée par PiqueteSombra le  2 mars 2012

Organiza-te e resiste | 22 de Março | adere à greve geral!

 

 

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 19:35

 

 

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http://bxl.indymedia.org/articles/3938

 

Publié: vendredi 09 mars 2012 01:19 par sh  


Depuis un an, le Portugal s'agite...

 

Manifeste du 12 mars 2012


Nous, personnes sans emploi, « cinqcenteurotistes » et autres mal rémunérées, esclaves déguisées, en sous contrats, en CDD, fausses travailleuses indépendantes, travailleuses intermittentes, stagiaires, boursières, travailleuses-étudiants, précaires, virées, licenciées, sans abri, émigrantes, immigrées, exilées isolées, retraitées, exclues, censurées, personnes nouvelles et anciennes pauvres, toutes et tous nous confrontons quotidiennement aux graves limitations de notre dignité et liberté,

Il y a 1 an, le 12 mars 2011, au Portugal et à l'étranger, nous sommes sortis dans les rues révolté-e-s mais avec espoir, préoccupés mais déterminés à construire un futur meilleur. « à l'arrache » et indignés mais avec des propositions : nous étions plus de 500 000.

C'est le jour où nous avons affirmé : nous sommes la Démocratie.

Avec la volonté d'exercer activement nos droits, nous avons versé au Parlement des milliers de propositions et idées concrètes, que chacune et chacun de nous avons apporté lors de la manifestation, sur comment construire une nouvelle et meilleure société. Nous avons lancé une semence de participation civique. Nous avons montré qu'il est possible, que nous pouvons décider et faire. Que nous nous dépassons à chaque fois, à chaque génération, lorsque nous coopérons.

Depuis ce jour, de nouvelles dynamiques sociales se sont créées, de nouveaux mouvements, de nouvelles rencontres de volontés, espérances et projets; une proposition de Loi Contre la Précarité faite par des citoyen-ne-s, une Initiative d'Audit citoyen de la Dette Publique, des protestations, assemblées populaire, actions directes, ce ne sont que quelques exemples de la vitalité d'une société qui participe de façon informée et responsable aux processus d'influence et de changement politique et social, tout au long de cette année passée.

Le 12 mars sera toujours une conquête, parce que les personnes ont prit conscience de leur pouvoir.

Nous voulons nous faire entendre. Nous avons montré que « nous ne voulions pas aller par là » et, un an après, tout est pire.

Les gouvernants ne nous ont pas écouté. Jamais nous n'avons tant travaillé, d'une forme si flexible, comme de façon tant précaire.

Ils nous ont vendus la fausse promesse que, si nous avions moins de sécurité au travail, il existerait plus d'emplois pour tous. Aujourd'hui, le taux de chômage est le plus élevé de l'après 25 avril 1974. Dans les écoles, des enfants ont faim. Abandonnés, des milliers de personnes âgées doivent choisir entre les médicaments ou manger. Du nord au sud des commerces, fabriques, boutiques se ferment lançant des milliers de personnes au chômage. Les personnes les plus jeunes, étudiant-e-s, récemment-licencié-e-s, sont incitées à émigrer, en une claire confession d'impotence et d'incompétence du gouvernement.

Dès l'arrivée antidémocratique de la troïka, nous souffrons d'un plan d'austérité qui nous asphyxie. Le Portugal est aujourd'hui le pays d'Europe où ces mesures exigent plus aux personnes les plus pauvres qu'aux plus riches. Où la distribution des richesses est des plus inégalitaires de toute l'OCDE. Et où l'on oblige les personnes les plus fragiles à payer la corruption, les des mafias locales, régionales et internationales. S'instaure une dictature économique qui rompt ce qu'il restait du pacte social inauguré avec le 25 avril 1974.

Le 12 mars 2012, nous réaffirmons que, nous, citoyen-ne-s, sommes la Démocratie. Que les États démocratiques sont des personnes et non des marchés. L'économie existe pour servir les personnes, et non pas le FMI et autres créanciers.

Les États existent parce que nous leur confions le devoir d'organiser les droits élémentaires comme l'éducation, la santé, la justice, la sécurité, la mobilité, la protection des ressources naturelles, la sécurité sociale pour toutes et tous et surtout aux plus défavorisés. C'est pour ces raisons, pour qu'il y ait la justice sociale, pour que le pays se développe de façon soutenable, que nous payons l'impôt. Non pour alimenter des emprunts internationaux à des taux odieux.

L'État portugais se doit d'être le garant des droits fondamentaux consacrés dans la Constitution et le Droit International.

Si les taxes que nous payons, fruit de notre travail, ne servent plus à assurer les droits, la liberté et les garanties, pourquoi payons-nous les impôts ?

Nous réaffirmons les idées, l'espérance et la volonté de reconstruire notre communauté, notre rue, notre village, notre quartier, notre ville, notre pays, notre continent, notre Monde.

Nous n'acceptons pas l'imposition d'un État proto-fasciste qui a pour prétexte le paiement, à tout prix, d'une dette. Nous ne permettrons pas la criminalisation du mouvement social et que les forces de sécurité soient instrumentalisées pour provoquer le désordre et distiller la peur dans la population.

Nous n'abdiquons pas du droit à manifester, du droit à la contradiction et à la pluralité d'opinions. Nous ne croyons pas à l'inévitable, en la pensée unique ni dans la politique moraliste des sacrifices.

Parce que la démocratie est ce que nous faisons d'elle.

Nous allons, unis, s'en dessus dessous, refonder l'État et de nouveau défendre des idéaux de justice, d'égalité, de liberté e de coopération que les gouvernants ont depuis longtemps cessé de pratiquer.

Le 12 mars est à toutes, est à tous. Il est à chacun et chacune d'entre nous.

Que le 13 mars le soit aussi !

 

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 13:51

 

euronews.net

21/01 23:04 CET

 

Pour visualiser la vidéo, suivre ce lien :

http://fr.euronews.net/2012/01/21/les-indignes-manifestent-au-portugal-contre-l-austerite/

 

 

La manifestation devait être pacifique, mais elle a dégénéré. Au Portugal, alors que les “indignés” défilaient à Lisbonne, ils ont affronté d’autres manifestants appartenant à l’extrême-droite ; la police a écarté ces derniers du cortège. Signe que l’ambiance est électrique au Portugal, soumis à une cure d’austérité rejetée par une population éprouvée.

Troisième pays de la zone euro à faire appel à une aide extérieure, le Portugal s’est engagé à la rigueur, en échange d’un prêt de 78 milliards d’euros de l’UE et du FMI. Cette semaine le gouvernement a signé un accord avec les partenaires sociaux qui permettra d’assouplir le marché du travail, supprimer des jours fériés et réduire les congés. Le premier syndicat du pays s’y oppose.

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 18:51
latribune.fr
Crise européenne - 21/01/2012 | 19:37
Copyright Reuters
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Plusieurs centaines de personnes ont manifesté aujourd'hui à Lisbonne lors d'une "marche de l'indignation" contre les mesures d'austérité et les réformes mises en oeuvre par le gouvernement portugais dans le cadre du plan d'aide accordé par l'UE et le FMI.


Rangés derrière une banderole clamant "cette dette n'est pas la nôtre", environ un millier de manifestants, selon les estimations des médias, ont défilé dans l'après-midi en direction du Parlement à l'appel du mouvement des "indignés". "Suspendre le paiement de la dette" ou "austérité, chômage, précarité... Basta!", disaient les pancartes brandies par certains.

Le début du défilé a été marqué par de brèves échauffourées entre ces manifestants et une vingtaine de militants nationalistes, facilement écartés du cortège par la police.

Troisième pays de la zone euro à faire appel à une aide extérieure, le Portugal s'est engagé auprès de l'Union européenne et du Fonds monétaire international à mettre en oeuvre un exigeant programme de rigueur et de réformes en échange d'un prêt de 78 milliards d'euros. Cette semaine, le gouvernement de centre-droit a franchi un cap important en signant un accord pour "la croissance, la compétitivité et l'emploi" avec le patronat et l'UGT, la deuxième confédération syndicale du pays.

L'accord, auquel s'oppose fermement la CGTP, principale centrale syndicale, permettra notamment d'assouplir le marché du travail, supprimer des jours fériés et réduire les congés. "Je suis dans la rue pour réaffirmer mon opposition à ce régime d'austérité et au retrait des droits des travailleurs", a expliqué Rafael Rostm, un chômeur de 25 ans qui, sans aucune aide sociale, vit de petits boulots et de l'aide de sa famille. Pour Alexandre Carvalho, activiste du mouvement Génération galère, "le désespoir et la misère seront de plus en plus évidents et la contestation à l'austérité va continuer, car beaucoup de gens refusent ce soi-disant accord de concertation sociale".

Dans la matinée, le Premier ministre Pedro Passos Coelho avait assuré devant des représentants de la troïka des créanciers UE-BCE-FMI que le pays était "remarquablement uni autour de la nécessité de changer profondément certaines de nos institutions économiques".

latribune.fr - 21/01/2012, 19:37

 

 
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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 19:36

 

 

.lepost.fr - Publié par enréfléchissant

 

Les Indignés au Portugal lors de la grève générale

  

Les "Indignados"  portugais se sont heurtés à la police dans les environs du parlement  dans la capitale au cours de manifestations organisées pendant la grève générale au Portugal.

A la fin d'une marche de plusieurs milliers de personnes défilant en solidarité avec la grève déclenchée par les syndicats, les forces de sécurité ont chargé les manifestants, qui avaient jeté des objets et fait tombé des barrières de sécurité. Les autorités ont arrêté plusieurs indignés, entre deux et sept, selon les sources, et il y-a eu deux blessés, dont un policier.

La manifestation, qui commença vers 15h00 heure locale, est passée à travers les principales artères de la capitale portugaise - Avenue de la Liberté, place Rossio et place de Camoes - et a réuni un groupe hétérogène dont les drapeaux montraient l'opposition face au programme d'austérité lancé par le gouvernement conservateur.

Lorsque le front de la contestation, qui jusqu'alors avait défilé sans altercations, cria des slogans contre l' Assemblée législative (Assemblée nationale), à la fin de la concentration, divers objets ont été jetés sur les forces de l'ordre.

Après quelques minutes de confusion, de cris et de tension, la police a arrêté deux jeunes et dispersé des manifestants.

La plate-forme sociale appelée «Octobre 15», héritière du mouvement portugais "Génération en détresse" a été le principal promoteur de cet événement, qui a coïncidé avec une trentaine de marches syndicales dans les grandes villes au Portugal pour lesquelles il n'y a pas eu d'incidents.

Ce mouvement de citoyens sans affiliation à un parti, qui rejette le manque de démocratie dans le système politique actuel, a protesté contre les mesures d'ajustement et de l'assujettissement politique aux intérêts économiques.

«Il est temps de faire entendre aux marchés et à la classe politique qu'on ne peut pas admettre toutes sortes de coupes, sans expliquer où va l'argent,  ce que nous devons à et à qui", a protesté l'espagnol Pedro N., résidant à Lisbonne depuis plus d'une décennie et miliant de "15 Octobre".

S'adressant à EFE, le protestataire, 35 ans, a déclaré que son mouvement exige au pouvoirs politique et économique qu'ils «entendent» leurs demandes et exigences d'un "changement d'attitude."

«Je suis très préoccupé par la direction du pays et les politiques poursuivies», a déclaré Agnès portugaise Mestre, 29 ans, un participant à la manifestation et favorable à la grève générale, la deuxième à se tenir au Portugal depuis un an.

La Confédération générale des travailleurs portugais (CGTP, communiste) et l'Union générale des travailleurs (UGT, socialiste), les principaux organisateurs, ont salué aujourd'hui le résultat de la protestation, qui a été fortement ressenti dans les zones de transport et d'industrie de Lisbonne, et moins dans le commerce et les entreprises privées.


Il y-a eu après les rassemblements des dizaines d'assemblées populaires dans les villes portugaises

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 11:47

LEMONDE.FR avec AFP | 13.10.11 | 22h27   •  Mis à jour le 13.10.11 | 22h31

 
 

 

Le premier ministre portugais Pedro Passos Coelho.

Le premier ministre portugais Pedro Passos Coelho.AP/Armando Franca

C'est un budget extrêmement austère pour 2012 qu'a présenté le gouvernement portugais, jeudi 13 octobre, au moment où le pays, sous assistance financière, peine à réaliser ses objectifs de réduction des déficits.

Parmi les mesures annoncées par le premier ministre, Pedro Passos Coelho, la suppression temporaire des 13e et 14e mois pour les fonctionnaires et les retraités dont les revenus sont supérieurs à 1 000 euros. Dans le secteur privé, il a annoncé une augmentation de l'horaire de travail d'une demi-heure par jour.


"URGENCE NATIONALE"

M. Passos Coelho a également annoncé la hausse des taux intermédiaires de TVA et des "réductions substantielles des budgets de la santé et de l'éducation". Le gouvernement de droite, issu des élections de juin dernier, a déjà mis en œuvre une série de mesures drastiques : une taxe extraordinaire sur les revenus, diverses hausses d'impôt, une baisse des prestations sociales ou encore le maintien du gel des salaires et des embauches des fonctionnaires.

"Nous devons faire plus, beaucoup plus que ce qui était initialement prévu", a reconnu le premier ministre, estimant que le Portugal vit actuellement "un moment d'urgence nationale". L'année prochaine "le processus d'ajustement devra être plus profond et comprendre des mesures plus exigeantes", a-t-il encore prévenu.

En mai, le Portugal s'était engagé auprès de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) à un rigoureux programme d'austérité et de réformes en échange d'une aide financière de 78 milliards d'euros sur trois ans. Un des objectifs est notamment de ramener le déficit à 5,9 % du PIB en 2011.

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            et pendant l'été

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       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



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