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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 17:17

 

 

Source : www.midilibre.fr

 

Trèbes : après l'évacuation des Faucheurs, Monsanto dépose plainte

ANTOINE CARRIÉ

19/01/2014, 06 h 00 | Mis à jour le 19/01/2014, 08 h 28
La direction dressera le tableau définitif des dommages causés lundi.
La direction dressera le tableau définitif des dommages causés lundi. (D. R.)

                                                                                                                                                                                                                        Les militants anti-OGM qui s'étaient introduits sur le site trébéen de la multinationale de l'agroalimentaire ont finalement été délogés au cours de la nuit de vendredi à samedi. La direction de Monsanto a confirmé un dépôt de plainte, notamment relatif aux dommages causés aux semences stockées sur le site.

Il aura fallu près de quatre heures aux gendarmes mobiles venus en renfort de Perpignan pour procéder à l’évacuation complète de l’usine Monsanto de Trèbes, au cours de la nuit de vendredi à samedi. Une intervention au long cours, justifiée par l’éparpillement des Faucheurs volontaires dans de multiples parties du site qu’ils avaient investi vendredi en fin d’après-midi.

Entre les militants enchaînés et ceux juchés sur certains bâtiments, c’est à un véritable jeu du chat et de la souris qu’ont dû s’astreindre les gendarmes, à l’œuvre entre 1 h et 5 h du matin. Une opération menée sans heurts, comme le confirmait un des 70 militants encore sur les lieux à l’heure de l’évacuation : "Ça s’est fait tranquillement, il n’y a pas eu de difficultés particulières."

Refus du ministère de l'Agriculture de livrer un communiqué sur le moratoire

L’entrée en scène des gendarmes mobiles faisait suite au dernier contact entre les Faucheurs et le secrétaire général de la préfecture de l’Aude, Thilo Firchow. Des discussions achevées par le refus ferme et définitif signifié par le représentant de l’Etat d’accéder à la demande par les anti-OGM d’une nouvelle prise de position du ministère de l’Agriculture sur la question du maïs génétiquement modifié, le MON 810.

Alors que la période des semences approche, les militants à l’œuvre à Trèbes sollicitaient un communiqué du ministre pour afficher de nouveau le principe d’un moratoire sur la culture de ce produit. Moratoire que Stéphane Le Foll avait déjà réaffirmé le 2 août, au lendemain de l’avis du Conseil d’Etat invalidant l’interdiction française de culture en vigueur sur le territoire depuis 2008.

Les ministres de l’Agriculture et de l’Environnement s’étaient alors engagées à "maintenir le moratoire afin de prévenir les risques environnementaux et économiques pour les autres cultures et l’apiculture". Prise de position suffisamment explicite, expliquait Thilo Firchow, pour ne pas donner droit à un communiqué de plus. Et de demander aux Faucheurs de quitter les lieux. Un appel ignoré par des militants, qui débouchera donc sur l’intervention nocturne des forces de l’ordre.

"Nous allons devoir recontrôler tous nos produits avant de les envoyer à nos clients"

Du côté de l’entreprise, décision a été prise de déposer plainte auprès de la gendarmerie de Trèbes. Un choix expliqué par Brandon Mitchener, chargé de la communication pour Monsanto Europe : "Nous allons poursuivre l’envahisseur devant la justice. Parce qu’ils ont commis un acte criminel, et violé de multiples lois. Il s’agissait d’une manifestation pour laquelle ils ne disposaient d’aucune autorisation. Ils se sont introduits dans une propriété privée. Et ils ont mélangé des semences."

C’est bien ce dernier point qui trouble le plus le géant de l’agroalimentaire : "Ils ont mélangé des semences mâles et femelles, et dégradé des produits qui avaient fait l’objet d’un gros travail de purification. Nous allons devoir contrôler toutes les semences avant leur envoi à nos clients. C’est un travail qui va nous prendre des semaines." Accusations portées en s’étonnant d’être visé : "La direction a clairement dit qu’il n’y avait pas d’OGM sur le site de Trèbes. Monsanto n’a pas l’intention de vendre d’OGM en France ni cette année, ni dans les années futures. Notre activité sur ce territoire est consacrée à des semences conventionnelles. S’ils voulaient protester sur la question du moratoire sur le MON 810, il fallait qu’ils le fassent devant le gouvernement, pas ici."

Un huissier a suivi pas à pas les Faucheurs

Discours chronique, guère suffisant pour convaincre les antis qui, tout au long de leur action, ont fait l’objet d’une attention toute particulière d’un huissier mandaté par la direction de l’usine. Le constat, selon la responsable du site trébéen, Soad Melloul, devrait permettre de relever les dommages causés : "Ils ont souillé tous les lots de semences qui se trouvaient sur les hauteurs des stocks. Des tuyaux d’airs comprimés ont également été arrachés, tout comme des boutons d’arrêt d’urgence." Autant de dégradations présumées qui devraient agrémenter la plainte de la multinationale, pour ouvrir un nouveau front judiciaire avec leurs opposants de toujours.

 

 

Source : www.midilibre.fr

 


 

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 17:09

 

 

*Compte-rendu rédigé par V., un Indigné (démocratie réelle Nîmes) qui a participé à l'action anti Monsanto

 

Trèbes, près de Carcassonne, usine Monsanto, action à l'appel des Faucheurs Volontaires 17.01.2014.

Nous étions plus de 100 et comme nous n'avions pas prévenus la presse, la flicaille n'était pas là.
La barrière n'a pas tenu 2 minutes, le vigile en treillis avec son clebs a regardé ailleurs, les ouvriers ont continué d’œuvrer en silence comme d'hab, les portes du hangar où  Monsanto enrobe et ensache ses semences étaient ouvertes, nous sommes entrés. Il était 15h 30.
 
Nous nous sommes appropriés les lieux, avons étudié les positions de défense, les cachettes, là où les poulets venus défendre le grain que leur distribuent leurs maîtres mettraient le plus de temps à nous déloger. Certains sont montés sur le toit, d'autres ont accrochés des banderolles aux grues qui dominent le chantier des gigantesques silos que Monsanto a réussi à faire construire, malgré tout, grâce aux zélés zélus locaux et à d'opportunes et soudaines accélérations des procédures, de celles qui pour vous et moi prennent des mois....

Puis nous avons attendu que les représentants de la Mafion viennent pour savoir ce que nous voulions.

Quand un galonné et une sorte d'énarque, clone immature de Xavier Bertrand ou d'une créature s'en approchant, sont venus,  les Faucheurs ont dit: nous voulons que le gouvernement prenne une position claire et prévienne les semenciers et les agriculteurs qui vont leur acheter des semences pour la saison qui commence pour qu'ils sachent positivement que le moratoire contre le maïs OGM Mon810 (au moins çui là, d'autres viendront prendre la relève...on s'en occupera) actuellement suspendu sera bien effectivement reconduit pour cette année. Ce serait honnête et avisé de les en informer comme la ministre de l'environnement du précédent gouvernement l'as eu fait en son temps ( lourd sous entendu: elle).

Le galonné a dit que, attention, nous violions la propriété privée, l'énarque à peine sorti du cocon (et encore attaché)
a récité que le gouvernement s'était prononcé il y a 6 mois, qu'il préparait un texte pour le moratoire, que c'était juridiquement foutrement compliqué et qu'ils ne pouvaient montrer leurs billes que le plus tard possible pour que le texte qu'ils allaient pondre puisse ne pas être attaqué en justice, par le conseil constitutionnel (ou un truc de ce genre), par l'Europe et l'OMC et bientôt Tafta...
 
??????

Sachez le donc, il est désormais incroyablement difficile aux représentants de la Mafion d'édicter des lois que le peuple réclame, ils y suent sang et eau depuis 6 mois les pauv' choux sur les trucs abracadabrantesques qu'on leur réclame. A qui la faute?
Quel état gère? Ce genre d'excuses est-il crédible un seul instant?

Les Faucheurs ont alors demandé s'il n'était pas possible que le gouvernement s'engage à faire très prochainement une déclaration précise (et écrite si possible 'siou plait M'sieur) annonçant simplement que le texte du moratoire était effectivement en préparation. Le représentant de la Mafion nous a demandé d'attendre tranquillement, la réponse n'allait pas tarder, 'on' est à l'écoute...

Nous avons attendu  une heure et quand le 'Négociateur' a reparut c'était avec quelques centaines de policiers, quelques chiens parmi eux et...cerise sur le gâteau, paraît-il la très compétente PSIG (Police Spéciale d'Intervention de la Gendarmerie, si c'est inventé c'est pas par moi...) qui serait seule habilitée et formée à gérer 'dans le calme' les situations où des inconscients irresponsables se mettent en se perchant le plus haut possible, là ou le moindre faux pas fait inévitablement une fâcheuse tâche sur le sol en dessous et fatalement aussi dans un rapport de gendarmerie (et, éventuellement, un article de presse).

Sous les ordres du 'Négociateur', nous avons été délogé un par un des lieux auxquels nous nous cramponnions. Ceux qui s'étaient réfugiés en haut des piles de containers, tous dans un container vide d'où les flics ne pouvaient les extraire sans se casser la figure, ont été ceuillis par un Fenwick qui a déplacé un à un tous les containeurs jusqu'à  ce qu'il puisse descendre celui où se tenaient nos camarades. Ceux réfugiés tout en haut de la tour de mélange et d'enrobage (insecticide, fongicide...certains interdits, tous dangereux...) extraits sans ménagements de la 'tortue' qu'ils avaient formés, puis portés ou trainés plus ou moins doucement dans les escaliers, conduits vers l'extérieur entre deux haies plus ou moins hargneuses de robocops, selon la loi du délit de plus ou moins sale gueule et l'adage policier qu'il est bon de connaître: pour qui coopère 'gentiment', juste quelques insultes, un peu de bousculades...mais qui résiste 'plus que de raison', quelques coups en douce au passage, des bras ou des doigts tordus, des empoignades par les cheveux (ou la barbe...) des doigts dans le nez, des gifles...rien de bien méchant mais tout pour
mater et humilier. Rien de clair ni d'assumé. Côté face: "protect and serve", côté pile ...dite merci quand même, c'est mieux que si c'était pire.

Ceux du toit ont été évacué par une nacelle après un 'essai' d'évacuation par les échelles d'accès: un camarade a été prié de descendre par là, il a refusé. Il a été empoigné et jeté à l'étage en dessous, réceptionné par d'autres robocops... Il y avait 4 ou 5 étages successifs... Libéré parmi nous autres, le camarade a mis un certain temps à s'en remettre et ce n'était pas l'amour du genre humain qui brillait
comme d'habitude dans ses yeux à ce moment là ...honte (eh oui, car humiliation), peur, haine, indignation, solitude, incrédulité, braverie (m'en fout, crétins, j'recommancerai!), révolte et détermination j'ai vu tout cela passer dans ses yeux à la fois.

Je sais pas s'ils savent ce qu'ils font, ces gens là et ceux qui les manipulent, je sais pas si c'est à nous de les pardonner, mais qu'ils ne s'étonnent pas qu'ici et là, la réponse soit moins pacifique...Les faucheurs sont pacifiques et non violents. Moyenne d'âge? 50 ans (allez 45...). M'est avis que la jeunesse si elle est ailleurs, et à NDDL notamment, c'est peut-être qu'elle a certaines 'impatiences' légitimes...cela dit sans dénigrer un instant le combat (que j'admire, c'est pas un secret) des faucheurs, juste un constat.

L'évacuation 'dans le calme' a pris 3 bonnes heures, mobilisés une centaine de flics. Dans la nuit étoilé nous avons allumé un feu aux portes du site. Nous nous sommes rassemblés et réchauffés tous ensemble, avons vérifié que tous étaient sortis puis séparés en nous promettant de revenir, là où ailleurs...Il était 4 h du matin.

Le bilan est mitigé. Certes nous sommes 'entré', certes nous les avons 'occupé' un moment. Les seules images, les seuls témoignages seront les nôtres, la presse est à 2 mn de scooter de l’Élisée, rue du Cirque...On en a gratté une à Monsanto mais l'autre a à peine bougé.
Par contre, le gouvernement sait que les faux vont s'aiguiser avant le printemps...et que la guerre se rallumant dans les campagnes il pourra alors 'calmer généreusement'  les bonnets rouges, les éleveurs de porcs, le lobby céréalier et de tous ceux qui ont besoin de 1 tonne de dérivés du pétrole pour produire 1 g de viande...qui nous rend malade et rempli les cliniques (celles des 'Cahuzac'?). Et hop, y'à bon PIB, vive la croissance...on vous l'avait bien dit...
Je résume outrageusement comme d'hab???

Ce que nous savions déjà se confirme encore. Ce n'est pas que ce gouvernement ne sait pas ce qu'il veut. Ce n'est pas qu'il hésite sur la marche à suivre...
ces gens ne reculent (à peine) que devant  l'ampleur du mensonge qu'ils doivent nous faire avaler. Cette 'trahison'  nécessite tout leur savoir faire d'énarques qui gèrent, et de communicants à deux balles
et prends tout leur temps. Jamais un Le Foll (ou un de ses clones) qui nous concocte un Nano-monde avec ses potes de Grenoble ne pourra renoncer aux OGM et au monde selon Monsanto. Pour lui, pour eux,  c'est leur Dieu qui est en jeu, le Progrès celui qui avance toujours en avant (belle découverte) et doit sauver le Monde...et s'il faut accoucher une autre humanité pour en endurer les conséquences, c'est à coup de bottes et de narcoleptiques qu'on convaincra ceux qui s'entêtent 'déraisonnablement' à rester humains, simplement humains...Béton, Béton, Béton et Technologie (et même pas science...) sont leurs seules réponses aux problèmes de notre temps.

Dialogue? Il est inutile et ils en ont une conception bizarre qui se rapproche de leur conception du partage: "ce qui est à toi est à moi et ce qui est à moi est à moi".
Dialogue? Avec des gens qui ne font pas ce qu'ils annoncent et n'annoncent pas ce qu'ils font?
Alors Hollande un traître? Nous le savions déjà mais là où il est il ne peut plus le cacher à personne. Le roi est nu un peu trop souvent ces temps ci. D
'ailleurs sa duchesse est  à "La Lanterne" paraît-il (ah! ça ira, ça ira... incroyable non? j'invente rien, la Valérie T si j'mens...), c'est au château de Versailles, un logement public de luxe pour se remettre à nos frais des frasques privées  (il insiste là-dessus, ce con) de son cher Premier Homme de France...bref on va pas en faire une affaire d'état n'est-ce pas?, ce doit être ça un président 'normal'...
Hé, François te fatigue plus, laisse tomber le masque, nous on est tous un peu comme "Sergio": tous immunisés parlementaires... ton 'mandat' on s'en tape, tu ne nous représente pas, on a compris:
Oligarchie partout, Démocratie nulle part!

Concluons:
Ni de nos champs ni de nos assiettes nous n'avons chassé les OGM, la lutte n'est pas finie et elle est terriblement inégale: en face la force de l'Ordre et le pouvoir de l'Argent contre les gueux et les pacifiques. Les Faucheurs ne gagneront pas seuls. Ce n'est pas qu'un combat agricole, ce n'est pas un combat pour uniquement notre petit bien-être personnel et sacré:  à ceux qui veulent gouverner le monde, nous répondons: RESISTANCE!
Il y aura des 'prochaines fois' et si on n'en veut pas du 'monde selon Monsanto', faudra
bien quelqu'un  pour aller piétiner le colza, faucher le maïs...

 

 
PS : Désolé de pas avoir pu participer à l'action 'boycott Unilever'. Mais voilà: depuis ma douce banlieue, à 17 km du musée de la Romanité, 25 mn de bagnole pour rejoindre le stade des Costières...ensuite, 30 mn pour arriver au parking de Géant Casino,1 km plus loin. Ensuite 20 mn à tourner dans le parking pour pas trouver de place (et croiser Marleen dans la même situation que moi...mais elle a été plus têtue que moi...). Bref, il est presque plus court d'aller à Trèbes qu'au Géant Casino...j'en ai eu marre, j'suis allé me coucher.
Quand même, j'ai pu admirer depuis le confortable siège de ma limousine climatisée la redoutable efficacité des transports en commun par vrai faux tram-bus...5-6 passagers par bus, à l'aller comme au retour, et ceux qui rentraient étaient mains vides ou presque. Un transport en commun vers une zone commerciale pour des gens qui ne peuvent presque rien acheter et des kilomètres d'emmerdes pour les autres qui pourraient  y acheter s'ils pouvaient les atteindre, ayant  eu la 'bonne idée' de vouloir devenir petits propriétaires loin de toute humanité...
le Progrès vous dis-je!

Par quel miracle quotidiennement renouvelé ce monde tient-il encore debout?
La réponse est peut-être que dans le vide on ne tombe jamais....

Bien bonne nuit et biz à tous...

 

 

 

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 16:15

 

 

Source : www.bastamag.net

 

Maïs OGM : des militants occupent une usine de Monsanto

par Sophie Chapelle 17 janvier 2014

 

 

 

Une centaine de faucheurs volontaires occupent depuis 15h30 ce 17 janvier l’usine du groupe Monsanto à Trèbes (Languedoc-Roussillon). Selon les informations recueillies, une partie des militants sont sur les grues, d’autres se sont enchainés sur les toits. « Nous ne sortirons que lorsque le gouvernement nous aura assuré d’un nouveau moratoire sur le maïs OGM Mon810 », a déclaré Pascal Pavie, joint au téléphone par Basta !. Le Conseil d’Etat a invalidé le 1er août dernier l’interdiction française de ce maïs, estimant que la France « n’avait pas apporté la preuve de l’urgence et d’une situation susceptible de présenter un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l’environnement », rappelle l’association Inf’Ogm.

Le lendemain de cette décision, les ministres de l’Agriculture et de l’Environnement s’étaient engagés à « maintenir le moratoire sur la mise en culture de semences OGM, afin de prévenir les risques environnementaux et économiques pour les autres cultures et l’apiculture », d’ici aux prochains semis. Mais « la saison des semis de maïs commence dans deux mois et aucun nouveau moratoire n’a été pris, poursuit Pascal Pavie. Nous craignons que les commandes de semences ne soient passées et que l’on nous mette devant le fait accompli. »

Le lieu choisi pour cette action est symbolique : Monsanto est le fabricant du maïs Mon810, et l’usine de Trèbes est l’un des plus grands sites d’Europe de production et de conditionnement des semences de maïs et de colza. Sur place, des faucheurs volontaires, des désobéissants, des militants de la Confédération paysanne et de la fédération Nature et progrès, assurent être prêts à passer la nuit sur place, sans violence, jusqu’à obtenir l’assurance par le gouvernement d’un nouveau moratoire.

A lire, notre dossier sur le maïs OGM Mon810.

 

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 17:42

 

Source : http://lesbrindherbes.org

 

 

OGM : les scientifiques donnent l’alerte, les politiques restent sourds

 

 

 

Titre initial :
140 chercheurs défendent le prof Séralini et ses thèses sur la toxicité des OGM

 


Pour ceux qui ne connaissent pas cette histoire, il convient de rappeler que le 19 septembre dernier, le professeur Gilles-Eric Séralini publie des résultats chocs sur la toxicité d’un maïs OGM et du pesticide Round up utilisé en association. Des photos avec des rats ayant développé d’importantes tumeurs sont diffusées dans toute la presse. La réaction ne tarde pas : le 20 septembre, soit le lendemain, des scientifiques s’élèvent contre la manière dont ont été faites les expériences.

Tout dernièrement, soit le 14 novembre, dans une lettre ouverte intitulée «Science et conscience» publiée sur le Monde.fr,

140 scientifiques s’insurgent contre les critiques de l’étude et défendent le professeur Séralini.

Voici ce qu’ils disent:

 

 

« D’une part, les scientifiques qui se sont exprimés sur ce sujet l’ont fait en leur nom propre et ne peuvent prétendre représenter la communauté scientifique dans son ensemble. Le fait qu’un groupe d’une douzaine de personnes,prétendant représenter six académies, ait décidé d’un communiqué commun sans débat est contraire au fonctionnement normal de ces institutions et interroge sur la vision de la science et de la technologie »

Ces chercheurs sont issus de plusieurs instituts de recherche français sérieux comme le CNRS (Centre national de la recherche scientifique). Ils veulent que les risques liés aux technologies soient pris en compte et mettent en doute la déontologie scientifique de ceux qui ont très rapidement critiqué l’étude de Séralini.

« Disqualifier le protocole suivi dans le cadre de cette étude revient à disqualifier du même coup les données ayant fondé les décisions d’acceptation des OGM par les experts. Il est remarquable de voir ces mêmes experts accepter (même s’ils le critiquent parfois) un protocole expérimental quand il donne des résultats qui vont dans le sens de l’acceptation d’une technique et le démolir aussi ardemment quand les résultats vont dans le sens opposé ».

 

 

Ces scientifiques ajoutent : « Nous sommes profondément choqués de l’image de notre communauté que cette polémique donne aux citoyens. L’expertise des risques pour la santé humaine ou l’environnement est une activité difficile qui doit faire face à de nombreuses incertitudes.
« Beaucoup des menaces qui pèsent sur notre planète ont été révélées par des scientifiques isolés puis confirmées par des études nombreuses venues de la communauté scientifique. »

Ce débat sur les OGM me rappelle celui sur le nucléaire. Il y a tellement d’intérêts financiers en jeu qu’il est difficile d’obtenir des informations scientifiques fiables et il y aura toujours des chercheurs pour venir défendre l’indéfendable.

Un article de Isabelle Chevalley, publié par tdg.ch et relayé par SOS-planete

Note de Jacques : il fut un temps où les hommes de sciences étaient respectés. Leurs travaux, une fois reconnus par un comité de lecture, paraissaient dans des revues scientifiques au-dessus de tout soupçon. Ils étaient parfois récompensés par un prix Nobel lorsque leur travail représentait une avancée scientifique majeure. Cette pratique est toujours d’actualité mais les événements prennent une tournure dramatique et insupportable.
La science n’est plus la science et nous ne pouvons plus avoir confiance en ses représentants.

Pour preuve, Monsanto s’est quasiment attribué le prix mondial de l’alimentation ! http://www.bastamag.net/Le-prix-mondial-de-l-alimentation

Les services de santé et de l’alimentation sont complètement anesthésiées par les lobbies du médicament et de l’agro-alimentaire, au point de laisser circuler des substances nocives pour l’humanité entière.

Les courageux qui se sont attaqués aux laboratoires pharmaceutiques ont vécu les pires moments de leur vie. Bizarrement, les labos sont toujours sûrs d’eux-mêmes, détiennent la vérité et ne supportent pas d’être contrariés.
Les faits démontrant que les intérêts financiers passent avant la vérité scientifique ne manquent pas. Le dernier en date concerne l’étude du Professeur Gilles-Eric Séralini sur les OGM et le Roundup.

L’histoire est une suite de mensonges sur lesquels on est d’accord. Napoléon 1er

Source : http://www.terresacree.org

 

Source : http://lesbrindherbes.org

 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 18:23

 

Source : reporterre.net

 

OGM : si on leur appliquait les mêmes critères qu’à l’étude de Séralini, les autres études devraient être annulées

Hartmut Meyer et Angelika Hilbeck

lundi 16 décembre 2013

 

 

 

 

Une analyse comparative des études d’alimentation d’OGM avec les rats a été menée. Elle montre que, si l’on appliquait aux autres études les critiques portées contre l’étude de Gilles-Eric Séralini, la majorité d’entre elles, dont celles de Monsanto, devraient aussi être rejetées. Il y a bien eu, en l’espèce, une décision arbitraire contre celle de M. Séralini, critiquée par l’EFSA et retirée

 


 

Une controverse récente a porté sur la validité de l’étude publiée par Séralini et al. en tant que preuve suffisante pour remettre en cause la sécurité du maïs NK603 et de sa technologie d’accompagnement à base de glyphosate.

Cette étude de deux ans sur des rats nourris avec le maïs NK603 génétiquement modifié a suscité un débat scientifique et public international, ainsi que des réponses réglementaires de la Commission européenne. L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), appliquant de façon rétroactive ses récentes recommandations sur les études d’alimentation de quatre-vingt dix jours, a rejeté l’étude de Séralini comme présentant des lacunes conceptuelles et méthodologiques.

Notre analyse comparative des trois études concernant le NK603, dont une étude de Monsanto sur quatre-vingt dix jours, a montré qu’elles souffrent de lacunes comparables, et qu’aucune n’est conforme aux critères d’évaluation de l’EFSA. Le rejet d’une seule de ces études est donc injustifié scientifiquement.

Nous montrons également que, dans vingt-et-une autres études d’au moins douze mois sur l’alimentation des rats, les critères de l’EFSA ne sont pas appliqués couramment. L’examen révèle qu’il y a donc deux poids, deux mesures dans l’évaluation des études d’alimentation présentées comme des preuves de sécurité pour obtenir l’approbation réglementaire de l’EFSA.

La principale différence entre l’étude du groupe français et celle de Monsanto réside dans la présentation des données finales. En janvier 2013, le groupe français a déposé ses résultats bruts chez un notaire et mis comme condition d’accès la possibilité d’avoir accès également aux données brutes de Monsanto sur la sécurité du NK603 et du glyphosate. Peu après cette annonce, l’EFSA a permis le libre accès aux fichiers NK603 sur sa page web. Mais les données des tests de sécurité avec le glyphosate sont restés confidentiels, comme c’est généralement la règle pour les données sur les pesticides.

En ce qui concerne le choix des rats, nous concluons que Monsanto, Hammond et al. et également Séralini et al. ont tous une approche pragmatique. Le choix de l’espèce de rat était approprié puisque Séralini voulait répéter l’étude d’alimentation de quatre-vingt-dix jours de Monsanto, mais pendant plus longtemps et avec des paramètres mesurés différents. Nous concluons également que la souche de rats SD utilisée est standard pour les tests de toxicité et de cancérogénicité.

Un rejet de la validité de l’étude Séralini sur la base du choix de rats montrerait un manque de...

*-Pour accéder à la suite de l'article, cliquer  ici

 

Source : reporterre.net

 

 

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 16:29

 

Collectif des Faucheurs volontaires Gard/Lozère

 

 Extrait d’une conférence donnée à l’Espace éthique APHP/Île-de-France 

*OGM et Biodiversité*

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=_SQDIfokSxA Les multinationales comme *Monsanto*, entre autres *(n'oublions pas Syngenta,
Limagrain, BASF, Pioneer ...)* sont évidemment directement visées par ce
constat de Pierre-Henri Gouyon. Seulement une poignée de firmes est impliquée
dans cette guerre mondiale du contrôle des semences, alors que les semences
sont à la base de toute la nourriture de l'humanité : *« S'ils gagnent, ils seront les rois du monde... »*

« La concentration de la propriété des ressources génétiques dans quelques mains
met en danger toute la nourriture de la planète. » Il y a 13 conférences en tout, un cours complet ! Il faut coincer devant ces conférences très pédagogiques, les élus de votre
commune, votre canton, votre département etc... A suggérer aussi à vos voisins,
vos amis, vos contacts ! *Pierre-Henri Gouyon est Professeur à l’Université de Paris-Sud 11,
à l’École Polytechnique et à l’Institut national agronomique, directeur du
laboratoire d’Écologie, Systématique & Évolution (UMR 8079 UPS-CNRS-ENGREF,
membre du Comité d’éthique de l’Inserm.* -- Collectif des Faucheurs volontaires Gard/Lozère

 


http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=_SQDIfokSxA

 

 

 

 

Publiée le 18 avril 2013

Pierre-Henri Gouyon est Professeur à l'Université de Paris-Sud 11, à l'École Polytechnique

et à l'Institut national agronomique, directeur du laboratoire d'Écologie, Systématique & Évolution

(UMR 8079 UPS-CNRS-ENGREF, membre du Comité d'éthique de l'Inserm.

Extrait d'une conférence donnée à l'Espace éthique APHP/Île-de-France.

 

 

 

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 18:35

 

Source : reporterre.net

 

OGM : une nouvelle offensive est lancée contre l’étude de l’équipe Séralini

Marie Astier (Reporterre)

vendredi 29 novembre 2013

 

 

 

 

Il y a un an, Gilles-Eric Séralini et son équipe avaient publié une étude sur le RoundUp dans la revue scientifique Food and Chemical Toxicology. Elle avait suscité une vive controverse. La revue, qui a intégré depuis quelques mois un ancien salarié de Monsanto, demande aujourd’hui aux chercheurs de retirer leur étude. Enjeu caché : l’autorisation de nouveaux OGM en Europe.

 


 

Les auteurs de l’étude sont formels : on n’avait jamais vu cela en matière de publication scientifique. Par une lettre datée du 19 novembre, Gilles-Eric Séralini et son équipe ont appris de la très sérieuse revue Food and Chemical Toxicology leur demande de retirer leur étude publiée l’an dernier par cette même revue sur les effets du maïs transgénique NK 603 de Monsanto. Une étude pourtant relue et approuvée par des scientifiques avant publication, comme il est d’usage dans les revues scientifiques à comité de lecture.

 

 

Il y a un an, cette étude a été présentée comme la première du genre sur les OGM (organismes génétiquement modifiés). Menée dans le plus grand secret pendant deux ans par le laboratoire du CRIIGEN (Comité de recherche et d’information indépendante sur le génie génétique), elle tend à démontrer la toxicité de ce maïs sur les rats de laboratoire. Lors de sa publication en septembre 2012, elle avait suscité une vive controverse.

Hier jeudi 28 novembre, lors d’une conférence de presse à Bruxelles, Gilles-Eric Séralini a donné sa réponse : « Nous refusons le retrait de l’article. »

La lettre de la revue Food and Chemical est signée du directeur éditorial de la revue A.Wallace Hayes. Reporterre la reproduit ici :

PDF - 257 kolien

M. Hayes indique aux auteurs que le panel qui a examiné les données sur lesquelles se fonde l’étude "a beaucoup de préoccupations sur la qualité des données, et a finalement recommandé que l’article soit retiré. (…). Si vous n’acceptez pas de retirer l’article, il sera retiré [par nous]."

Certes, indique M. Hayes, "le rédacteur en chef, sans ambiguïté, n’a pas trouvé de preuve de fraude ou de présentation trompeuse des données. Cependant, il y a une préoccupation légitime en ce ce qui concerne et le nombre d’animaux de chaque groupe d’étude, et la race sélectionnée."

Il observe finalement : "Le rédacteur en chef loue l’auteur [M. Séralini] pour son ouverture et sa participation à ce dialogue. Le retrait de l’article n’est motivé que par le caractère non conclusif de l’étude.".

« La lettre du journal nous donne deux possibilités, explique Joël Spiroux, médecin et président du Criigen. Soit on retire le papier nous-mêmes. Soit Food and Chemical Toxicology le retire et publie les raisons de ce retrait. »

C’est la deuxième solution qui a été choisie. Pour l’expliquer, Joël Spiroux cite la lettre elle-même. La revue reconnaît n’avoir trouvé « aucune preuve de fraude ou de falsification des données ». « Nous n’avons donc pas manqué au code éthique, or c’est la seule raison qui peut justifier le retrait d’un article ! », s’étonne le docteur, qui cite le COPE (Commitee on publication ethics, un code éthique pour les revues scientifiques auquel adhère Food and Chemical Toxicology.

 


- Gilles-Eric Séralini et Joël Spiroux -

 

Pour justifier le retrait de l’article, la revue explique dans sa lettre avoir réexaminé les données avec un panel de chercheurs. Puis elle cite deux raisons :
- d’abord, le nombre de rats est insuffisant,
- ensuite, la race de rats choisie, la Sprague-Dawley, est connue pour développer fréquemment des tumeurs : celles observées par l’équipe du Pr. Séralini n’auraient donc pas été provoquées par le maïs OGM.

En se basant sur ces arguments, la revue explique donc que les résultats de l’étude qu’elle a publiée « ne permettent pas de conclure ».

Ces arguments sont réfutés par le CRIIGEN. « Nous avons déjà répondu à ces critiques dans un deuxième article, lui aussi relu et publié par Food and Chemical Toxicology », rappelle Joël Spiroux à Reporterre.

Le Criigen a publié un communiqué de presse à ce propos :

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Le groupe y rappelle qu’une étude commanditée par Monsanto, utilisant la même race et le même nombre de rats, mais ne portant que sur trois mois, a également été publiée par la revue. « Pourquoi cette étude là n’est pas retirée ?, interroge le docteur Spiroux. Nous demandons à Food and Chemical Toxicology de la retirer également ! »

Pour Gilles-Eric Séralini et son équipe, la vraie raison de ce retrait est à chercher ailleurs : « En avril, M. Richard Goodman, qui a travaillé sept ans chez Monsanto, est arrivé dans l’équipe éditoriale de la revue. Il a pris la place de M. Domingo qui avait fait tout le suivi de notre article. Or peu après l’arrivée de M. Goodman, Food and Chemical Toxicology nous a encore une fois demandé les données brutes de notre étude », raconte Joël Spiroux. Avant d’ajouter : « Avant parution, il est normal que les relecteurs demandent à approfondir les données. Mais après publication, cela ne s’est jamais vu. »



- Richard Goodman -

 

L’arrivée de Richard Goodman au comité scientifique de la revue aurait donc pu provoquer la remise en cause de l’étude du professeur Séralini. « Mais nous n’en avons pas la preuve », reconnaît Joël Spiroux. Les défenseurs de l’étude rappellent simplement que Richard Goodman a effectivement travaillé pour Monsanto de 1997 à 2004 et que sa nomination au comité éditorial de Food and Chemical Toxicology a suscité des débats, comme en atteste cet article du site internet américain Independant Science News, qui relève que Richard Goodman n’a jamais eu de relation avec la revue avant février 2013.

Dans la conférence de presse de jeudi, la députée européenne Corinne Lepage n’a donc pas hésité à dénoncer « une prise de pouvoir des lobbies ».

Une arme dans la bataille européenne

Surtout, elle rappelle que cette affaire intervient alors qu’en ce moment même, l’Union européenne étudie une demande pour cultiver le maïs OGM TC1507. Pour l’instant, seul le maïs MON810 est autorisé à la culture dans l’Union.

L’étude de Gilles-Eric Séralini aurait pu être citée par l’Europe pour refuser de nouvelles autorisations de culture. Mais son retrait de Food and Chemical Toxicology la gommerait du champ scientifique. Elle ne pourrait désormais plus être utilisée lors de l’évaluation des risques faite à chaque demande d’autorisation. « En ce moment, c’est la guerre des OGM en Europe et Monsanto place ses pions », estime Joël Spiroux. Pour l’instant, le statut du retrait est incertain, puisque l’étude est toujours publiée sur le site en ligne de la revue.

Les auteurs de l’étude s’inquiètent aussi pour l’avenir de la recherche sur les OGM. L’EFSA (Agence européenne de sécurité des aliments) et l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) ont certes rejeté les conclusions de l’étude du Pr. Séralini. Mais ces deux agences ont recommandé que de nouvelles études, elles aussi de long terme, soit lancées.

Selon Corinne Lepage, l’offensive contre l’article de l’équipe Séralini montre bien que « les lobbies veulent fermer la porte à des études de long terme » sur les OGM. 


Complément d’info : Les éléments du dossier :

- Etude scientifique originale de M. Séralini et son équipe. On peut la télécharger ici :

PDF - 2.1 Molien

- Reporterre en a publié la traduction de plusieurs extraits en français.

- EXCLUSIF : Séralini répond à ses détracteurs (entretien en vidéo).


Source : Marie Astier pour Reporterre.

Photos :
. Gilles-Eric Séralini et une partie de son équipe de chercheurs : FR3 Basse Normandie ;
. Richard Goodman : Independent science news ;
. Gilles-Eric Séralini et Joël Spiroux : 20minutes.fr.


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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 17:02

 

Source : rue89.com

 

Chronologie

29/11/2013 à 15h56

OGM et tumeurs : l’étude choc effacée de la littérature scientifique

 

 

L'étude du Pr Séralini vient d'être retirée de la revue Food and Chemical Toxicology. Le scientifique proteste.

 

(Capture de "Tous cobayes", de Jean-Paul Jaud, septembre 2012)

Révélée en septembre 2012,

Tumeur sur un rat au quinzième mois d’expérience

 

 

28 novembre 2012

 

Quatorze mois après sa publication, l’étude dirigée par le professeur Gilles-Eric Séralini sur l’effet à long terme des OGM a été retirée de la revue scientifique Food and Chemical Toxicology.

Le professeur Séralini avait accepté de fournir ses données brutes à la revue pour une nouvelle analyse critique. Celle-ci n’a relevé aucune fraude ni malhonnêteté intellectuelle mais estime que l’étude ne « permet pas de conclure » sur l’aspect cancérigène des OGM :

« Il existe une cause légitime de préoccupation sur le faible nombre d’animaux par groupe ainsi que sur la souche choisie. »

Le chercheur s’est défendu lors d’une conférence de presse tenue à Bruxelles et menace d’attaquer la revue en justice :

« Il s’agit d’une nouvelle attaque contre mon travail, qui s’inscrit dans une campagne de diffamation lancée par Monsanto, le producteur des deux produits que j’ai étudiés. »

« Le destin d’un article sur 1 000 ou sur 2 000 »

 

Interrogé par Le Point, le professeur Bernard Meunier, pharmaco-chimiste membre de l’Académie des sciences, explique que le retrait d’un article scientifique est rare mais pas exceptionnel :

« De ma propre expérience d’éditeur de revue scientifique, je dirais que c’est peut-être le destin d’un article sur 1 000 ou sur 2 000. L’auteur peut le demander s’il n’est plus en accord avec ses propres conclusions, mais le rédacteur en chef peut également le décider face à de nombreuses critiques de scientifiques sérieux s’exprimant de manière non anonyme. C’est exactement ce qui s’est passé dans le cas de cette étude. »

Retour ci-dessus sur l’histoire d’une étude qui déchaîne les passions, y compris sur Rue89. lien

 

 

 

 

 


 

 


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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 15:53

 

Source : reporterre.net

 

Les paysans se sont imposé à un colloque sur les OGM à l’Institut de France

Barnabé Binctin (Reporterre)

mercredi 20 novembre 2013

 

 

 

Peut-on parler d’organismes génétiquement modifiés sans entendre les paysans ? C’est la question posée par la Confédération paysanne, qui s’est imposée mardi 19 novembre dans un colloque discrètement organisé par l’Institut de France.

 


 

- Reportage, Académie française, Paris

Mardi matin 19 novembre, un colloque sur les plantes génétiquement modifiées se tenait à l’Institut de France, sous l’égide de l’Académie des Sciences, de l’Académie d’Agriculture de France et de l’Académie des technologies. Sous les lustres en or et les portraits d’illustres savants tels Lavoisier, Turgot ou Voltaire, il était question de mutagénèse, de marqueur moléculaire, de fragments chromosomiques et de variabilité génétique. Il s’agissait notamment de promouvoir l’amélioration des plantes par le « génie génétique, qui permet de favoriser des variétés adaptés au changement climatique et de répondre ainsi aux besoins de l’agriculture durable », selon André Gallais, professeur honoraire d’AgroParisTech.

 

 

Dehors, l’ambiance est beaucoup moins calme. Une vingtaine de membres de la Confédération Paysanne sont bloqués par un cordon policier leur interdisant l’entrée. Les forces de sécurité sont deux fois plus nombreuses que les représentants syndicaux.

 

 

Derrière une banderole affichant le message « Les plantes mutées sont des OGM », la revendication de la Confédération Paysanne est simple : participer aux échanges sur la question pour faire entendre un point de vue opposé aux OGM. L’entrée leur est d’abord refusée : « Le colloque est un débat scientifique alors que les manifestants portent un message citoyen, ils font du social, cela n’a pas sa place ici », justifie l’attachée de presse de l’Institut de France. La directrice des services administratifs de l’Institut poursuit : « Ici, c’est le parlement des savants, on ne peut pas laisser la parole aux membres de la Confédération, car il faut avoir un certain niveau d’expertise. Leur propos ne porte pas sur le même niveau, il y a des choses qu’on ne peut pas laisser dire ici sur les OGM ».

Deux membres de la délégation sont finalement autorisés à rejoindre la grande salle des séances. Dans une brève allocution, Laurent Pinatel, porte-parole du syndicat, regrette de devoir « faire le coup de poing pour pouvoir s’exprimer ». Sur les deux minutes qui lui sont allouées, il concentre son discours sur l’absence de transparence des pouvoirs publics alors qu’il existe un refus populaire des OGM : « Les citoyens rejettent massivement ces biotechnologies et les pollutions qu’elles induisent ».

Guy Kastler est le responsable sur les semences à la Confédération Paysanne. Il explique que les plantes mutées sont des OGM au sens de la définition qu’en donne la Commission européenne dans la directive 2001/18. Alors que la transgénèse reste interdite par la réglementation, la mutagénèse permet selon lui de contourner la loi pour produire des « OGM clandestins ». Il dénonce l’opacité des informations quant à l’utilisation de cette technique : « Il n’y a aucune traçabilité, donc il est difficile d’avoir des chiffres exacts. Mais tout le riz cultivé en France et tout le colza autorisé sont par exemple issus de mutagénèse. On estime que plus du tiers de notre alimentation vient des plantes mutées. Or si on ne peut pas établir des preuves de toxicité pour l’instant, il est scientifiquement prouvé que la mutagénèse a plus d’effets indirects que la transgénèse ».

Quelques minutes après cet incident, un ancien ingénieur agronome devenu expert en biologie cellulaire, et membre de l’Académie d’agriculture, Jean-Claude Mounolou décrypte pour Reporterre les conceptions qui s’entrechoquent sur la question de la modification génétique du vivant.

Il y a d’abord, selon lui, les chercheurs en biologie moléculaire qui travaillent sur les méthodes de sélection, à l’échelle microscopique des génomes. Leur objectif est de développer les connaissances dans ce domaine. Ils représentaient l’importante majorité des participants du colloque.

Ensuite, ce qu’il appelle les écologistes, qui réfléchissent aux milieux naturels, aux réserves de biodiversité. L’enjeu des plantes génétiquement modifiées pose pour eux la question de la diversité du vivant, le risque d’une généralisation des OGM étant d’aboutir à l’uniformité des paysages et des milieux agricoles.

Et puis, il y a les agriculteurs-paysans, qui s’inquiètent d’un certain modèle social issu du développement de ces cultures. Il s’agit de savoir comment tirer un revenu suffisant pour vivre quand les semences brevetées réduisent toujours plus l’autonomie de leur profession. « Ils ressentent les OGM et PGM comme une façon d’être toujours plus exploités, à juste titre », reconnaît le scientifique.

Pour Jean-Claude Mounolou, ces trois approches sont légitimes et doivent exister. Elles peuvent ne pas être contradictoires en soi, bien qu’elles s’opposent sur l’angle d’approche du problème. Se pose alors la question de l’arbitrage et de l’utilisation des avancées de la science, qui, par définition, ne doit pas être contrainte dans ses recherches ? « C’est le citoyen qui doit trancher, à travers le pouvoir politique, et avec l’aide des médias. Au fond, la question n’est pas tant de régulation que d’éducation ».

 


 

Source et photos : Barnabé Binctin pour Reporterre.

Lire aussi : En Inde, le refus des OGM se généralise.

 


 

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 16:08
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