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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 20:24

 

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr

 

 

Action anti-OGM d'un collectif de faucheurs volontaires au port de Nantes/Saint-Nazaire

 

  • Claude Bouchet avec AFP
  • Publié le , mis à jour le

 

Les membres d'un collectif de faucheurs volontaires anti-OGM ont "neutralisé" dimanche un stock de tourteau OGM destiné à l'alimentation animale sur le terminal agro de Montoir-de-Bretagne, dépendant du port de Nantes/Saint-Nazaire.

 

 

 

 

Ce matin, des faucheurs volontaires d'OGM venu-e-s de toute la France ont neutralisé un stock important de tourteau de Soja Round Up Ready (OGM/Pesticides) pour le rendre impropre à la consommation animale. La neutralisation s'est effectuée à l'aide d'eau déversée grâce aux lances incendie situées dans le hangar de stockage. Le soja transgénique était entreposé dans les silos situés sur le port de Saint-Nazaire"
 

Les faucheurs sont arrivés vers 06H30 sur les lieux et étaient, au plus fort de l'action, 34. Selon des analyses réalisées par le collectif avant l'action, il s'agissait bien de soja OGM. 

Le port de Saint Nazaire est le premier port français pour l'importation de matières premières destinées à l'alimentation animale, et le tourteau de Soja est la base de ce trafic. Plus de 1,5 million de tonnes de soja - en majorité OGM - transite par ce port par an, en provenance quasi-exclusive d'Amérique du Sud. Ce tonnage représente environ 1/3 du Soja OGM importé en France chaque année (4,5 millions de tonnes)"
Communiqué des faucheurs


Ils réclament notamment "l'étiquetage de tous les produits alimentaires contenant des OGM afin de garantir aux citoyen-ne-s le droit de savoir et de choisir de manger sans OGM". "Nous demandons au gouvernement l'application du principe de précaution par l'instauration d'un moratoire sur les importations d'OGM", ajoutent-ils.

>> VIDÉO. Notre reportage sur place ce matin 

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 16:33

 

Source : https://rebellyon.info

 

 

Les Faucheurs Volontaires et d’autres collectifs occupent les DRAAF de France

 

Les faucheurs volontaires occupent actuellement les locaux de la DRAAF à Lyon (Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt).

Si aujourd’hui, nous sommes venus investir ces locaux, c’est parce que le gouvernement doit agir :

– pour exiger des semenciers une vraie traçabilité pour les cultures de tournesol et colza mutés, et un étiquetage de la semence à l’assiette

– pour faire pression auprès de la Commission Européenne afin que les nouveaux OGM soient bien considérés comme tels, et qu’ils soient ainsi évalués, tracés et étiquetés de la semence à l’assiette

Ne laissons les multinationales contrôler nos agricultures et notre alimentation ne les laissons pas s’approprier le vivant !

 

 

Communiqué de Presse – Lyon, le 1er juin 2016

Les Faucheurs Volontaires et d’autres collectifs occupent les DRAAF de France

OGM cachés : c’est l’omerta.

Depuis plusieurs années, nous alertons le Ministère de l’Agriculture et ses délégations régionales, les DRAAF, sur les problèmes posés par le développement des cultures de tournesol et de colza obtenus par mutagénèse. Ce sont des OGM cachés dans nos champs et nos assiettes. Aucune réponse ne nous a jamais été donnée quant aux surfaces cultivées, au suivi de ces cultures et de leur implantation. Comment par exemple un apiculteur peut-il savoir si des champs de colza ou de tournesol OGM ont été semés près de son rucher ? Comment un éleveur peut-il garantir que les tourteaux consommés par ses animaux sont sans OGM ? Comment un consommateur peut-il faire le choix de ne pas consommer d’huile de colza ou de tournesol sans OGM ?

Nouvelles techniques de modification génétique : ce sont de nouveaux OGM

Par ailleurs, les multinationales, dont Vilmorin-Limagrain en France, veulent nous imposer leurs nouveaux OGM. Elles font pression auprès du gouvernement et de la Commission Européenne pour qu’ils soient exclus du champ d’application de la réglementation européenne. Ainsi ces produits ne seraient pas OGM, donc pas évalués, pas tracés, pas étiquetés, mais bel et bien brevetés. Et le tour est joué pour cacher ces OGM dans nos champs et nos assiettes.
Notons que le danger ne portera pas que sur les plantes : des virus, bactéries, des animaux pourront aussi être manipulés et envahir notre environnement.

Si aujourd’hui, nous sommes venus investir ces locaux, c’est parce que le gouvernement doit agir :
– pour exiger des semenciers une vraie traçabilité pour les cultures de tournesol et colza
mutés, et un étiquetage de la semence à l’assiette
– pour faire pression auprès de la Commission Européenne afin que les nouveaux OGM
soient bien considérés comme tels, et qu’ils soient ainsi évalués, tracés et étiquetés de la
semence à l’assiette

 

Documents associés à l'article :

 

 

Source : https://rebellyon.info

 

 

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 15:24

 

Source : http://reporterre.net

 

 

En crise, Monsanto pourrait fusionner avec Bayer

21 mai 2016 / Lorène Lavocat (Reporterre)
 


 

Annoncées jeudi, les négociations de fusion entre Monsanto et l’allemand Bayer constituent une étape supplémentaire dans la course au gigantisme des agro-industriels. Objectif pour ces mastodontes : amortir les coûts de recherche sur les biotechnologies, concentrer les brevets et, in fine, maîtriser l’ensemble de la filière. En face, la dépendance des paysans et des pays s’accroît.

La marche mondiale contre Monsanto devra peut-être bientôt changer de nom. Car le leader des semences OGM pourrait bientôt être racheté par le chimiste allemand Bayer. Jeudi 19 mai, ce dernier a ainsi annoncé mener des discussions avec la firme étasunienne à propos d’une fusion. « Les dirigeants de Bayer ont récemment rencontré les responsables de Monsanto pour discuter en privé d’une acquisition négociée de l’entreprise », a indiqué le groupe allemand dans un communiqué. Une offre de 35 milliards d’euros, « actuellement étudiée » par Monsanto, le fabriquant du Roundup. Si elles fusionnaient, les deux firmes formeraient un géant de l’agro-industrie.

Avec une capitalisation boursière de plus de 80 milliards d’euros et 18 % du marché, Bayer est le numéro deux mondial de l’agrochimie, juste derrière Syngenta. Monsanto, qui pèse quelque 37,5 milliards d’euros en Bourse, est le leader des semences avec 26 % du marché. « Face aux difficultés économiques et à une réglementation de plus en plus contraignante, la fusion apparaît comme la solution pour les entreprises comme Monsanto », analyse Stéphane Lemarié, économiste à l’Institut national de recherche agronomique (Inra) de Grenoble. Depuis un an, la multinationale, basée dans l’État du Missouri, accumule en effet les revers. Baisse du prix des matières premières agricoles, pression citoyenne contre son herbicide phare, le Roundup, contestation de sa suprématie en Inde. Le groupe a ainsi perdu presque un tiers de sa valeur boursière en une année... et annoncé la suppression de 3.600 postes d’ici 2018.

Les deux tiers du marché mondial des semences commerciales contrôlés par dix sociétés 

Ce rapprochement s’inscrit dans un mouvement de concentration sans précédent dans le secteur de l’agrochimie. Après l’annonce de la fusion en décembre 2015 de Dow Chemical et Dupont, puis le rachat du suisse Syngenta par le chinois ChemChina en février dernier, c’est donc au tour de Bayer et de Monsanto de s’allier. « Depuis la fin des années 1990, on assiste à un important mouvement de consolidation, avec notamment une intégration croissante entre les activités de la semence et de l’agrochimie », observe Stéphane Lemarié. Ainsi, d’après l’ONG Swissaid, les deux tiers du marché mondial des semences commerciales sont aujourd’hui contrôlés par dix sociétés seulement. Et six compagnies de pesticides dominent les trois quarts du marché, selon le groupe de recherche indépendant ETC.

 

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Parts de marché des principaux semenciers (4 pour la betterave, 5 pour les autres produits) dans l’Union européenne en 2012-2013 pour - de haut en bas - le maïs, la betterave sucrière et les légumes.

Un phénomène que l’économiste explique par le développement des biotechnologies — OGM en premier lieu : « Pour amortir des coûts de recherche élevés et s’adapter aux réglementations contraignantes, mieux vaut être gros. » Autre facteur de concentration : l’essor des brevets. « Une innovation dans le domaine des biotechnologies, par exemple sur un caractère OGM, peut reposer sur un nombre important de brevets qui ne sont pas nécessairement détenus par les mêmes firmes, explique Stéphane Lemarié. D’une façon générale, l’accès au brevet d’une autre firme peut se faire soit par un contrat de licence, soit par l’acquisition de cette autre firme. » Ainsi, les gros groupes ont peu à peu racheté tous leurs petits concurrents. « Le brevet est une arme économique redoutable », estime Émilie Lapprand, du réseau Semences paysannes. « Plus une entreprise possède de brevets, plus elle contrôle le marché. » D’après une étude des eurodéputés écologistes, « l’immense majorité des brevets sur les biotechnologies est détenue par quatre firmes : Monsanto, Dupont, Syngenta et Bayer ».

Réunir les activités semencières et agrochimiques — voire les activités de conseil et d’équipement — permet aussi aux multinationales de vendre aux agriculteurs des « paquets » : semences + engrais + pesticides + conseil. C’est la stratégie de Monsanto avec le Roundup associé aux OGM rendus résistants à l’herbicide. « En maîtrisant l’ensemble de la filière, les firmes dictent aux paysans quoi faire et comment le faire, et petit à petit, notre autonomie disparaît », observe Guy Kastler, éleveur et membre de la Confédération paysanne.

« Imposer leur loi au détriment de la souveraineté populaire » ...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://reporterre.net

 

 

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 21:27

 

 

 

21 MAI 2016 :
MARCHE MONDIALE CONTRE MONSANTO & CO.

Rendez-vous à 14H,
devant le CAMPING DE LA BASTIDE,
D 13, Route de Générac - Allée du Mas de la Bastide

MARCHE JUSQU’AU SIÈGE DE MONSANTO NÎMES


21 MAI 2016 : MARCHE MONDIALE CONTRE MONSANTO & CO.
Le 21 mai 2016, pour la 4ème année consécutive, des citoyens du monde entier feront converger leurs luttes contre Monsanto et les multinationales de l’empoisonnement, lors d’une journée mondiale de marches et d’actions.
La Marche mondiale contre Monsanto (MaM) n’a pas vocation à se limiter à une simple marche, ni à un seul jour de mobilisation : il s’agit surtout d’un événement citoyen et militant, autogéré localement par les personnes qui s’en emparent et qui s’organisent, dans une logique horizontale de convergence et de non-violence, afin d’assurer la participation du plus grand nombre.
La confédération paysanne du Gard.

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 17:18

 

 

21 MAI 2016 :

MARCHE MONDIALE CONTRE MONSANTO & CO.



Rendez-vous à 14H,

devant le CAMPING DE LA BASTIDE,

D 13, Route de Générac - Allée du Mas de la Bastide

 

MARCHE JUSQU’AU SIÈGE DE MONSANTO NÎMES

 

21 MAI 2016 : MARCHE MONDIALE CONTRE MONSANTO & CO.

Le 21 mai 2016, pour la 4ème année consécutive, des citoyens du monde entier feront converger leurs luttes contre Monsanto et les multinationales de l’empoisonnement, lors d’une journée mondiale de marches et d’actions.

La Marche mondiale contre Monsanto (MaM) n’a pas vocation à se limiter à une simple marche, ni à un seul jour de mobilisation : il s’agit surtout d’un événement citoyen et militant, autogéré localement par les personnes qui s’en emparent et qui s’organisent, dans une logique horizontale de convergence et de non-violence, afin d’assurer la participation du plus grand nombre.

 

Rejoignez nous sur les réseaux sociaux #MaM2016 #Monsanto : https://www.facebook.com/events/204717463210142
Retrouvez la liste de toutes les villes françaises et francophones participant : http://combat-monsanto.org/spip.php?article1074

 

 

                                                                        ********************

 

 

Source : http://combat-monsanto.org

 

 

21 mai 2016 : Marche mondiale contre Monsanto
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Le 21 mai 2016, pour la 4ème année consécutive, des citoyens du monde entier feront converger leurs luttes contre Monsanto et les multinationales de l’empoisonnement, lors d’une journée mondiale de marches et d’actions.

La Marche mondiale contre Monsanto (MaM) n’a pas vocation à se limiter à une simple marche, ni à un seul jour de mobilisation : il s’agit surtout d’un événement citoyen et militant, autogéré localement par les personnes qui s’en emparent et qui s’organisent, dans une logique horizontale de convergence et de non-violence, afin d’assurer la participation du plus grand nombre.

Cette page regroupe tous les liens (events plus bas) vers les différentes manifestations locales, nous encourageons les organisateurs à nous les faire connaître.

 

"Notre santé avant leurs profits"

La MaM est l’occasion de dénoncer collectivement une agriculture intensive, usant de semences génétiquement modifiées (OGM) et dépendantes de pesticides toxiques, sous la coupe de multinationales s’appropriant le vivant, et dont Monsanto est le symbole planétaire, mais pas l’unique représentant (Dow Chemical, Syngenta, Bayer, BASF, DuPont, Limagrain,...).

Les citoyens sont également concernés par les préoccupations sanitaires qui pèsent sur eux et leurs enfants, du fait de la dispersion incontrôlée de milliers de molécules chimiques dans l’environnement. La situation est d’autant plus alarmante que la France est le 1er consommateur européen de pesticides et le 3ème au niveau mondial.

 

Faire pression pour une agriculture relocalisée et écologique :

Nous demandons une agriculture relocalisée, écologique et productive, capable d’assurer aux producteurs un revenu juste, et aux consommateurs des produits sains et accessibles à tous les budgets. Nous réclamons une agriculture transparente et sans OGM, ni dans les champs, ni dans l’alimentation animale, grâce à un étiquetage adapté sur tous les produits alimentaires, y compris les œufs, les produits laitiers et la viande.

Nous ferons pression sur les décideurs politiques, élus locaux ou ministres, pour demander des mesures immédiates d’interdiction de toutes les molécules chimiques dangereuses, l’interdiction de l’usage des pesticides dans les lieux publics (rue, parc, terrain de sport) et pour favoriser la promotion d’une alimentation saine et bio dans les cantines, et dans toute restauration publique (hôpitaux, entreprises...).

Afin d’être plus efficaces, nous ne nous contenterons pas de marcher le 21 mai : nous mènerons aussi des actions d’interpellation directe, qui placeront multinationales, distributeurs, producteurs et élus, devant leurs responsabilités.

 

Aux graines citoyens !

 

Sur les Réseaux sociaux : #Monsanto #MaM2016

 

RESSOURCES COM Deux posters et (bientôt) un tract modifiable en libre

téléchargement pour annoncer vos marches locales.

Cliquez sur la vignette pour ouvrir l’image puis faire "enregistrer image" dans la nouvelle fenêtre.

JPEG - 1.9 Mo
Affiche MaM 2016 couleur
JPEG - 1.7 Mo
Affiche MaM 2016 N&B
PDF - 754.7 ko
Tract N&B MaM 2016
PDF - 512.2 ko
Tract couleur MaM 2016
PDF - 556.1 ko
Tract couleur Paris
PDF - 768.7 ko
Tract N&B Paris

Soutenez la campagne "OGM transparence"

Signez la pétition "OGM transparence" de Consommateur, pas Cobayes ! pour la transparence et l’étiquetage obligatoire des produits issus d’animaux nourris aux OGM (viande, lait, oeuf...) : http://www.consommateurspascobayes.com/petition-n2-ogm-transparence.html

 

La campagne « OGM TRANSPARENCE », que Combat Monsanto, soutien porte sur :
▶ la transparence OGM, par leur évaluation plus indépendante et plus appropriée, par leur traçabilité, leur étiquetage obligatoire, et le référencement des OGM cachés (mutagenèse et autres manipulations) ;
▶ le rassemblement des consommateurs éco-responsables en grand nombre, pour une plus grande efficacité des campagnes menées (objectif 1 million de signatures) : chaque voix compte !
▶ l’ancrage plus démocratique et plus systématique du concept de « choix écologique humainement responsable » ;
▶ la réappropriation par les consommateurs, d’une manière générale, de tout ce qui touche à leur alimentation - qui n’est pas un secteur de production comme les autres – et en particulier à leur santé et celle de leurs enfants.

 

Liste des villes participantes en France

- Agen (Le Gravier à 14h) : https://www.facebook.com/events/698735616896478/
- Ajaccio (Assemblée de Corse CTC à 14h30) : https://www.facebook.com/events/1685738368310432/
- Amiens (Palais de Justice à 14h) : https://www.facebook.com/events/1714448272138472/68310432/
- Avesnes-sur-Helpe (Place de la Gare à 14h) : https://www.facebook.com/events/1554161511544120/
- Bayonne (Mairie à 10h) : https://www.facebook.com/events/1707247716218341/
- Belfort (Place d’Armes à 12h) : https://www.facebook.com/events/997226410362793/
- Besançon (Place de la Révolution à 14h)  : https://www.facebook.com/events/1156764864368016/
- Bordeaux (Place de la Victoire à 14h) : https://www.facebook.com/events/209238736085547/
- Caen (Le Régent (3, avenue de la Libération à 11h puis Place de la République à 14h) : https://www.facebook.com/events/1517688361889331/
- Chalon-sur-Saône (Place Saint Vincent à 10h30) : https://www.facebook.com/events/1292317844118703/
- Châteauroux (Place de la République à 14h) : https://www.facebook.com/events/1764946930404913
- Charleville-Mézières (Marché couvert à 8h puis Place à définir à 12h) : https://www.facebook.com/events/223767238004448/
- Cherbourg (incertain) : https://www.facebook.com/events/1552599835061725/
- Clermont-Ferrand (Place Delille Montlosier à 15h) : https://www.facebook.com/events/522840297887230/
- Draguignan (Cinéma CGR à 11h) : https://www.facebook.com/events/813180525494012/
- Fort-de-France (Le Malecon à 9h) : https://www.facebook.com/events/1704311769846360/
- Laon (Place des Droits de l’Homme à 10h) : http://nonogm02.canalblog.com/
- La Rochelle (Place de Verdun à 15h) : https://www.facebook.com/events/162744294109533/
- Le Mans (Place de la République à 15h) : https://www.facebook.com/events/905794462873160/
- Lille (Grand place à 14h30) : https://www.facebook.com/events/1657379147843602/
- Limoges (Place d’Aine à 14h30) : https://www.facebook.com/events/1116430141711241/
- Lorient (Quai des Indes à 10h) : https://www.facebook.com/events/1691271307783115/
- Lyon (Place Carnot à 12h30) : https://www.facebook.com/events/838376339605031/
- Marseille (le Kiosque à Musique, en haut de la Canebière, à 13h) : https://www.facebook.com/events/259085591089334/
- Monaco (à 12h) : https://www.facebook.com/events/944271135649216/
- Montpellier (Jardin du Peyrou à 15h) : https://www.facebook.com/events/188504391505570/
- Nancy (Place Maginot à 14h30) : https://www.facebook.com/events/1728896587367478/
- Nantes (Place Royale à 14h) : https://www.facebook.com/events/1068790263142411/
- Nice (Avenue Thiers à côté de la gare à 13h) : https://www.facebook.com/events/1683722838575351/
-  Paris (Place de la République à 14h30) : https://www.facebook.com/events/226508871021613/
- Perpignan (Place Arago à 14h) : https://www.facebook.com/events/1061031860604738/
- Rennes (Mail François Mitterrand à 12h) : https://www.facebook.com/events/784362171700311/
- Saint Leu (Parc du 20 décembre à 12h) : https://www.facebook.com/events/492376447618017/
- Strasbourg (Parlement européen à 14h) : https://www.facebook.com/events/191703221185728/
- Thionville (Parc Wilson à 11h30) : https://www.facebook.com/events/196918750694246/
- Toulouse (Square Charles de Gaulle à 11h) : https://www.facebook.com/events/949340705131648/
- Tours (Place de la Liberté à 14h) : https://www.facebook.com/events/1691125171156337/

Liste des mobilisations en Belgique :

- Bruxelles (Place de l’Albertine,Gare centrale, à 14h) : https://www.facebook.com/events/802484883217913/

Liste des mobilisations en Suisse :

- Bâle (Barfüsserplatz à 13h30)  : https://www.facebook.com/events/161373310907540/
- Morges (Grand-Rue à 14h30) : https://www.facebook.com/events/1106922992672732/

Liste des mobilisations au Québec

- Montréal (Square Dorchester à 14h) : https://www.facebook.com/events/1995936620631991/
- Québec (Place d’Youville à 14h) : https://www.facebook.com/events/527533000749903/
- Saint-Georges (Passerelles,en face de l’Aréna, à 13h) : https://www.facebook.com/events/1574872012838674/
- Sherbrooke (Marché de la Gare à 14h)  : https://www.facebook.com/events/1546466789015242/

Liste des mobilisations dans le monde : http://www.march-against-monsanto.com/may21/

Un événement autogéré, comment ça s’organise ?

Conseils aux organisateurs des MaM locales, nous vous rappelons quelques principes pour assurer la solidité de l’organisation :

1° Avant de lancer un événement sur facebook, cherchez à entrer en contact avec des personnes de votre ville sur la page de l’event principal, et/ou les organisateurs des années passées.
2° Contactez des associations locales engagées sur le sujet.
3° Assurez-vous d’organiser des rencontres préalables et ouvertes à tous en amont.
4° Ne vous précipitez pas, et ne lancez un évènement Facebook que lorsque vous êtes sûrs d’aller jusqu’au bout (nous serons là pour vous aider si besoin et vérifier de toute façon).

 

Rendez-vous le 21 Mai !

 

 

Source : http://combat-monsanto.org

 

 

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 14:09

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Négociations commerciales

Comment l’accord de libre-échange Tafta pourrait laminer l’agriculture européenne

par , Sophie Chapelle

 

 

Quelles seraient les conséquences sur le secteur agricole de la signature de l’accord de libre-échange Tafta, actuellement en cours de négociation entre l’Europe et les États-Unis ? Au-delà des impacts sanitaires – OGM, rinçage chimique des volailles ou utilisation des hormones de croissance dans l’élevage porcin –, le Tafta provoquerait une augmentation des importations et une chute de revenu conséquente pour les agriculteurs européens. Au point de bouleverser complétement le visage de l’agriculture européenne. Explications.

On parle beaucoup des risques du Tafta, le traité de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis, pour les normes sanitaires et environnementales du vieux continent. Bœuf aux hormones, OGM, lavage des carcasses animales aux produits chimiques, résidus de pesticides dans les fruits et légumes, bien-être animal constituent autant de sujets de contentieux entre les deux parties. Là où les Européens voient une remise en cause de leur modèle agricole et de la protection des consommateurs, les Américains voient des « barrières commerciales » déguisées.

Mais derrière ces risques se profile une autre menace, moins visible : l’agriculture européenne sortira laminée de l’ouverture des marchés aux producteurs américains. Tel est le verdict sans appel du nouveau rapport des Amis de la terre – intitulé « Agriculture européenne, la grande braderie » [1]. Il détaille, secteur par secteur, les conclusions des rares études économiques concernant l’impact d’une signature du Tafta. Les exportations agricoles des États-Unis vers les pays de l’Union exploseraient, tandis que les augmentations des exportations européennes en sens inverse seraient limitées à quelques secteurs, comme le fromage. Et « même ces secteurs épargnés, comme le fromage, dépendent fortement du bon vouloir des États-Unis de modifier les "mesures non tarifaires" qu’ils utilisent pour limiter le commerce », nuance le rapport. Les agriculteurs européens ont donc très peu à gagner de la libéralisation des échanges avec les États-Unis, et beaucoup à perdre.

 

La fin de l’élevage bovin en Europe ?

Le secteur de l’élevage européen, déjà frappé par la crise agricole, apparait particulièrement vulnérable. Certains évoquent même une disparition pure et simple de l’élevage bovin dans de nombreux pays européens. Les importations de bœufs des États-Unis ont jusqu’ici été limitées, du fait de l’interdiction du bœuf aux hormones et d’un contingent d’importation défini pour le bœuf non traité aux hormones. « Mais les pressions pour lever cette interdiction se sont multipliées », note le rapport [2].

La menace est d’autant plus sérieuse que le traité de libre-échange avec le Canada – le CETA, déjà finalisé, qui doit être ratifié cet automne – prévoit déjà des importations accrues de bœuf canadien en Europe. Une augmentation des quotas d’importation qui pourrait provoquer « une chute de revenu de 40 % à 50 % pour (…) les producteurs européens de bovins », selon Interbev, l’interprofession bétail et viande (lire à ce sujet : CETA : l’accord commercial qui menace les filières locales).

 

Lourd impact sur l’élevage de volailles et de porcs

Les questions relatives au bien-être animal ont par ailleurs été exclues du Tafta. Or, les normes de bien-être animal sont généralement plus faibles aux États-Unis. Les importations de viandes de volaille des États-Unis ont jusque-là été limitées, l’Union européenne interdisant les « rinçages de réduction des pathogènes » sur les produits volaillers. « L’inquiétude est pourtant forte de voir la Commission européenne préparer le terrain pour une autorisation de ces rinçages chimiques », prévient le rapport. Les groupes de pression travaillent également à l’élimination complète des tarifs douaniers qui provoquerait « une baisse du secteur européen des "viandes blanches", allant jusqu’à 9 % dans les pays baltes ».

Le secteur porcin pourrait lui aussi être gravement affecté. La levée de l’interdiction de la ractopamine, des hormones de croissance utilisées dans les élevages de porcs, est sur la table des négociations. « Les exploitations françaises de type “naisseur” (élevages herbagers extensifs) doivent supporter un surcoût de 29 % par rapport à leurs concurrentes américaines, disséminé principalement sur la main-d’œuvre, l’équipement, les frais vétérinaires et les bâtiments », observe Interbev. Pour réaliser une telle performance, une grande partie des éleveurs américains recourent à des méthodes industrielles : 39 % de la production états-unienne provient de parcs d’engraissement de plus de 32 000 bovins !

 

Bénéfices très limités

Il apparaît que la Commission européenne est très sélective lorsqu’elle met en avant les bienfaits présumés du Tafta pour l’agriculture européenne. Elle met énormément l’accent, par exemple, sur les exportations de fromage, en ignorant les risques pour le reste de la production laitière. Elle insiste sur les bienfaits qu’apporterait une reconnaissance par les États-Unis des « indications géographiques » européennes (comme les AOC françaises), laquelle n’est pas du tout acquise.

Les études disponibles suggèrent que les bénéfices de ces appellations en termes d’exportation se limitent à une poignée de produits phare : le champagne, le cognac, le parmesan et le whisky, et peut-être quelques vins. Dans le cadre de l’accord Ceta avec le Canada, la Commission européenne n’a d’ailleurs obtenu que la reconnaissance d’un nombre limité d’indications géographiques européennes.

 

 

Mobilisations des deux côtés de l’Atlantique

Ce sont principalement les petits producteurs – ceux dont les pratiques sont les plus compatibles avec la préservation de l’environnement et des économies locales – qui souffriront le plus de la concurrence de l’agriculture américaine, beaucoup plus industrialisée. « Une ferme dans l’Union européenne fait environ 13 hectares, contre 170 aux États-Unis », rappelle Aurélie Trouvé, de l’association Attac France. Un grand nombre de ceux qui défendent le Tafta auprès de la Commission et des gouvernements européens – les plus grandes exploitations, les firmes agroalimentaires, et quelques indications géographiques – sont les mêmes qui souhaitent que le modèle agricole européen se tourne encore davantage vers l’industrialisation du secteur (voir cet entretien).

Aux États-Unis, le projet d’accord Tafta suscite également l’inquiétude des organisations paysannes. Une large alliance se noue aux côtés de la Coalition nationale des paysans familiaux (NFFC), membre de la Via Campesina. « Notre lutte, relève la Coordination européenne de la Via Campesina, est une lutte, à la fois aux États-Unis et dans l’Union européenne, en faveur d’une agriculture de dimension humaine, au lieu d’un modèle agricole industriel qui détruit à la fois l’environnement et la santé des humains, et dans lequel les animaux et les ouvriers sont exploités ». Pour Nicolas Roux, des Amis de la terre, « les plus grands gagnants du Tafta seront les multinationales de l’agro-alimentaire qui profitent déjà d’économies d’échelle plus importantes et de coûts de production plus bas ».

Olivier Petitjean et Sophie Chapelle

 

Pour aller plus loin :
- Notre dossier : Traités de libre-échange : les multinationales contre la démocratie
- Tafta : l’élaboration des normes et des lois bientôt confiée aux lobbies industriels ?
- Europe : la liberté de cultiver entravée par les futurs traités de libre-échange

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 01:53

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Biotechnologies

De nouveaux OGM, sans évaluation ni étiquetage, bientôt dans les assiettes ?

par

 

 

Les consommateurs européens sont majoritairement opposés à la consommation d’OGM. Une réticence qui a contribué à limiter l’importation et la commercialisation de plantes et semences génétiquement modifiées. Mais l’apparition sur le marché de nouvelles techniques de modification du génome pourrait changer la donne. La Commission européenne doit prochainement rendre un avis pour savoir si les organismes issus de ces techniques doivent être ou non couverts par la réglementation OGM. S’ils y échappent, ils pourront être cultivés sans évaluation ni étiquetage. Des organisations paysannes et environnementales lancent l’alerte.

Pour la première fois depuis vingt ans, la culture de plantes transgéniques diminue légèrement dans le monde [1]. Pas de quoi inquiéter pour autant les pro-OGM. L’Isaaa, organisation qui compte parmi ses contributeurs les grandes firmes agrochimiques mondiales (Monsanto, Syngenta, DuPont, Novartis,...), se réjouit de l’arrivée sur le marché de nouvelles biotechnologies végétales, regroupées sous le terme d’« édition du génome » [2]. Sept de ces techniques de modifications génétiques sont actuellement à l’étude par la Commission européenne, qui doit déterminer si les produits qui en sont issus sont ou non des OGM. Et donc s’ils doivent être couverts par la réglementation OGM. Si ce n’est pas le cas, ils échapperont aux procédures d’évaluation des risques, d’autorisation, d’étiquetage ou de suivi [3].

Pas simple pour le grand public de s’emparer de ce débat. Même les acronymes choisis pour qualifier ces techniques sont complexes et opaques : « NPBT » ou « NBT », pour New Plant Breeding Techniques, « Nouvelles techniques de sélection des plantes ». « C’est l’appellation des industriels, relève Daniel Evain de la Fédération nationale de l’agriculture biologique. Mais il ne s’agit en aucun cas de sélection ». Car ces nouvelles techniques vont bien au-delà : elles modifient le génome de la plante.

Les techniques utilisées jusqu’à présent pour fabriquer des OGM consistent généralement à prendre le gène d’une plante pour le mettre dans une autre – c’est la transgénèse [4]. Mais ces nouvelles techniques à l’étude ne font pas intervenir un gène extérieur : il est désormais possible de modifier les gènes à l’intérieur même des cellules des embryons de plantes. Ces techniques peuvent permettre d’éteindre des gènes, de les activer, de les muter ou de les répliquer.

 

Des enjeux économiques défendus par la FNSEA

Ces nouvelles techniques génèrent-elles ou non des OGM ? Selon la réglementation européenne, qui date de 2001, les OGM sont les organismes « dont le matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle » [5]. « Nous avons avec ces nouvelles techniques, des procédés non naturels, ce sont donc des OGM », plaide Guy Kastler de la Confédération paysanne. Une analyse qui est loin d’être partagée par les défenseurs de ces techniques, qui mettent en avant l’absence de traces de manipulations dans le produit final issu des NPBT – ce qui n’est pas scientifiquement prouvé. Mais aussi le fait que ces produits sont obtenus par des techniques, comme la mutagénèse dirigée, d’ores et déjà exclues du champ d’application de la loi [6].

En France, plusieurs organisations dénoncent la « stigmatisation » dont ces nouvelles techniques font l’objet [7]. La FNSEA met ainsi l’accent sur « la précision » et « la rapidité » de ces techniques qui permettraient d’opérer des modifications « limitées » et « ciblées » du génome. Le syndicat insiste en particulier sur les enjeux économiques et agronomiques de ces biotechnologies qui rendent « plus rapide le processus de sélection de nouvelles variétés ». « Cela devrait à terme profiter tant aux agriculteurs qu’aux consommateurs et aux entreprises semencières françaises et européennes, aujourd’hui pénalisées par les exigences règlementaires qui, en Europe, pèsent sur les OGM », souligne la FNSEA. L’Isaaa confirme que sont d’ores et déjà développées des variétés de maïs résistants à la sécheresse, de colza tolérants aux herbicides, de blé et de riz résistants aux maladies, d’arachides sans allergènes... Autant de variétés qui pourraient échapper aux processus d’évaluation et d’étiquetage.

 

Risques de dissémination

« S’il y a une plus grande précision dans ces techniques, c’est uniquement à l’échelle de la pipette, réagit le chercheur Christian Vélot, docteur en biologie, membre du Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (Criigen) et de l’association Sciences Citoyennes. « Quelle que soit la nature de la modification et sa précision, on est incapables de prévoir les effets à court, moyen et long terme. Se restreindre à l’échelle de la manipulation elle-même, c’est un déni de connaissance et une vision simpliste du vivant. Il faut prendre en considération l’organisme dans sa complexité, dans ses interactions et dans son environnement. »

Les opposants à ces techniques redoutent leur dissémination dans la nature, d’autant plus que des brevets pourraient être déposés sur les variétés ou les « traits génétiques » issus de ces techniques. « Nous avons besoin d’un étiquetage pour que les consommateurs sachent ce qu’ils ont dans leurs assiettes, et pour être en mesure de retirer la marchandise du marché s’il y a un problème », appuie Guy Kastler.

 

Modifier l’ADN, une technique « à la portée de tous »

Parmi les différentes techniques de modification du génome, l’association Isaaa juge « prometteuse » la plus récente, dénommée « CRISPR-Cas9 ». Ce mécanisme d’assemblage d’une séquence d’ADN – qui permet de faire des sortes de copier/coller génétiques – est de plus en plus utilisé. Cette technique serait même tellement simple à mettre en œuvre et peu coûteuse qu’elle rendrait la modification de l’ADN « à la portée de tous » [8]. La manipulation du génome figure pourtant dans la liste des menaces jugées les plus importantes aux États-Unis, selon un rapport du renseignement américain [9]. En cause, « le risque de création d’agents ou de produits biologiques dangereux » qui découle de l’utilisation inconsidérée de ces techniques.

Le risque que cette technique soit utilisée sur des cellules reproductrices, et donc que ces modifications soient transmissibles et puissent orienter l’évolution d’une espèce, a conduit le Comité international de bioéthique de l’Unesco à appeler en octobre 2015 à un moratoire sur les modifications touchant à la part héréditaire du génome humain. Pour les organisations paysannes, ce moratoire devrait aussi s’étendre aux plantes et semences. « Les techniques proposées agissent directement sur les cellules reproductrices des semences », insiste Daniel Evain de la Fédération nationale de l’agriculture biologique.

 

Démissions en série au Haut conseil des biotechnologies

Qu’en dit la Commission européenne ? Elle annonce depuis de nombreux mois un avis juridique sur ces NPBT. Mais sa publication est sans cesse reportée. La Commission attend notamment les positions des gouvernements. En France, l’avis des ministères de l’Agriculture et de l’Ecologie se fonde sur les travaux du Haut conseil des biotechnologies (HCB), créé en 2009 [10]. Problème : ces dernières semaines, les démissions se sont multipliées au HCB. Les origines de la discorde remontent au 16 décembre 2015. Les membres du comité scientifique sont invités à commenter un rapport sur ces nouvelles techniques reçu cinq jours avant. Celui-ci résulte du travail entamé depuis deux ans par six experts, à la « neutralité relative » selon une enquête menée par le site Inf’Ogm, puisque certains experts sont en situation de conflit d’intérêts [11]. Lors de cette réunion, les membres du comité scientifique ne savent pas à quoi servira leur discussion. Ils apprennent par la suite que les résultats de cette discussion ont le statut d’avis officiel, transmis au gouvernement, relate au journal Le Monde le chercheur Yves Bertheau, membre du comité scientifique.

Yves Bertheau juge que les effets des modifications non intentionnelles du génome des plantes (dits « effets hors cible ») sont insuffisamment abordés dans le texte [12]. En outre, le texte considère que la plupart des variétés issues de ces techniques devraient être « exemptées d’évaluation des risques », car on ne peut les distinguer des variétés dites « conventionnelles ». Une analyse contestée par Yves Bertheau, qui demande la possibilité de publier un avis divergent, en annexe de ce qui est devenu un avis officiel du HCB. Cela lui est refusé, au motif que les divergences en question n’ont pas été discutées en séance. Il dénonce un « détournement de procédure » et donne sa démission mi-février.

 

Le gouvernement français ne veut pas soumettre ces techniques à la réglementation OGM

C’est pourtant sur ce texte que vont s’appuyer les ministres de l’Environnement et de l’Agriculture. Dans un courrier du 22 février consulté par Basta !, les ministres demandent au Haut conseil des biotechnologies de proposer un nouvel encadrement pour ces techniques. En clair, le gouvernement écarte ces techniques de la réglementation OGM [13]. Et suggère que des « pistes intermédiaires » soient proposées pour encadrer l’usage de ces techniques. « C’est un enfumage total qui va permettre au gouvernement de s’appuyer sur un vrai faux avis scientifique pour défendre cette position à Bruxelles », dénonce Patrick de Kochko, du réseau Semences paysannes.

Cette décision du HCB a pourtant toutes les apparences d’un vrai avis officiel : elle est alors publiée sur son site internet dans la rubrique « avis ». Curieusement, elle n’est plus disponible à cet emplacement et apparaît désormais dans la rubrique « publications ». « Il n’y a pas eu de saisine, et aucun des deux comités n’a été averti qu’il devait rendre un avis, dénonce Patrick de Kochko. « La façon de travailler au HCB est inacceptable ! ». Il décide de démissionner à son tour le 9 avril de la vice-présidence du Comité économique, éthique et social [14]. Il est suivi quatre jours plus tard par sept organisations paysannes et de la société civile [15]. « On a besoin que ce débat soit porté au HCB, car les problèmes posés par ces techniques en termes de risques économiques, environnementaux et sociaux doivent être évalués », souligne Bénédicte Bonzi des Amis de la Terre.

 

« Nouveaux OGM : non merci ! »

Après huit ans de controverses sur le statut de ces nouveaux OGM, la Commission européenne devrait donc prochainement décider de l’exclusion ou non de ces techniques de la réglementation OGM. Elle aura reçu par la France ce « vrai-faux avis » contesté. « On ne peut pas nous demander d’être consensuels sur ce sujet, ajoute Bénédicte Bonzi. Il y a un choix de société à faire qui aura des conséquences irréversibles. » « Des changements aussi brutaux de rythmes d’évolution doivent s’évaluer globalement et pas au cas par cas », appuie Frédéric Jacquemart, président du groupe international d’études transdisciplinaires. Les organisations démissionnaires du HCB viennent de lancer une pétition européenne intitulée « Nouveaux OGM : non merci ! ». Elles demandent que les ministères français de l’Environnement et de l’Agriculture ainsi que la Commission européenne « ne laissent planer aucun doute sur le fait que les nouveaux OGM issus de techniques d’édition de gènes ou d’autres techniques doivent être soumis à la réglementation européenne sur les OGM. » Pour Bénédicte Bonzi, « la mobilisation contre les OGM, ce n’est pas du tout fini, même si on essaie de les appeler autrement. Il faut se remettre en ordre de bataille. »

@Sophie_Chapelle

Photo de une : action le 6 avril 2016 devant le siège du Haut conseil aux biotechnologies / CC Sophie Chapelle - Basta !

Notes

[1Les surfaces OGM passent de 181,5 millions d’hectares en 2014 à 179,7 millions d’hectares en 2015. Source.

[2L’Isaaa (International service for the acquisition of agri-biotech applications) est une organisation non gouvernementale pro-OGM qui est à l’initiative d’un rapport annuel sur les surfaces cultivées en OGM. Malgré son manque de neutralité, ses statistiques sont les seules à donner une image de la place des OGM dans le monde. Son communiqué sur ces nouvelles biotechnologies végétales

[3Les 7 techniques sont les suivantes : technique des nucléases à doigt de zinc (ZFN-1, 2 et 3), Mutagénèse dirigée par oligonucléotides (ODM), Cisgenèse / Intragenèse, Méthylation de l’Adn dépendante de l’ARN, Greffe (sur un porte-greffe GM), Amélioration inverse, Agro-infiltration.

[4A noter que dans les plantes transgéniques « classiques », le gène « étranger » ne vient pas forcément d’une autre plante. Pour la très grande majorité des plantes agricoles transgéniques (plantes Bt et plantes tolérantes au Roundup), le transgène provient d’une bactérie du sol (bacillus de thuringiensis pour les plantes Bt et agrobacterium tumefaciens pour les plantes tolérantes au Roundup).

[6La réglementation européenne sur les OGM est très claire : elle exclut de son champ d’application les variétés obtenues par mutagénèse. Des plantes rendues tolérantes aux herbicides par cette technique, comme le colza et le tournesol, sont ainsi cultivées en France. Ces variétés sont présentées comme des plantes issues de sélection classique et échappent donc aux contraintes appliquées aux OGM. Voir notre reportage Les plantes mutées arrivent en force.

[7C’est le cas notamment de la FNSEA (syndicat professionnel majoritaire dans la profession agricole en France), du Groupement national interprofessionnel des semences (Gnis), de Coop de France, des Jeunes Agriculteurs, et de l’Union française des semenciers, qui ont rendu une position commune au Haut Commissariat au Biotechnologies sur les NPBT. Voir leur position ici (pages 24 à 44).

[8Lire cet article de La Recherche

[9Télécharger le rapport et voir cet article de BigBrowser sur le site du Monde.

[10Ce conseil est composé d’un comité scientifique avec une quarantaine d’experts qui rendent des avis pour éclairer le gouvernement, et d’un comité économique, éthique et social qui s’appuie sur cet avis pour émettre des recommandations. Le comité économique, éthique et social du HCB est composé d’élus, de représentants d’organisations professionnelles, de salariés, d’associations de protection de l’environnement, d’associations de défense des consommateurs et de personnalités qualifiées.

[11Inf’OGM décrypte les liens étroits entre les experts du groupe de travail que le HCB a mis en place et les intérêts financiers liés aux nouvelles techniques. Lire leur enquête : HCB : une neutralité très relative sur le dossier des nouvelles biotechnologies

[12Télécharger le texte du comité scientifique qui souligne notamment à la page 20 : « comme les techniques s’améliorent, en-deçà d’un seuil, le nombre des modifications hors-cible ne sera pas différent de celui des variations naturelles de séquence, il ne sera alors pas possible de faire une différence avec ces variations naturelles ».

[13Interrogée à l’Assemblée nationale sur les nouvelles techniques de modification génétique des plantes, la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie répond le 8 mars 2016 : « L’analyse du HCB montre ainsi que la réglementation relative aux OGM ne devrait pas s’appliquer à certaines nouvelles techniques ». Source

[14Télécharger la lettre de démission de Patrick de Kochko.

[15Voir le communiqué de presse relatif à cette démission, de la Fnab, les Amis de la terre, la Confédération paysanne, France Nature Environnement, Greenpeace, Réseau semences paysannes, Unaf

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 14:13

 

Source : http://www.franceinfo.fr

 

 

Le Conseil d’État annule l’arrêté interdisant le maïs transgénique MON810

par Rédaction de France Info vendredi 15 avril 2016 14:22
 
 

Manifestation anti OGM de Greenpeace à Sabens (Midi Pyrénées), en 2014, contre le maïs MON810 de Monsanto

Manifestation anti OGM de Greenpeace à Sabens (Midi Pyrénées), en 2014, contre le maïs MON810 de Monsanto @ Frédéric Lancelot/SIPA
 

Le Conseil d’État a annulé l’arrêté interdisant le maïs génétiquement modifié MON 810. Il estime que "les études scientifiques ne permettaient pas d’estimer que le maïs MON 810 était plus risqué pour l’environnement que le maïs conventionnel". Cette décision ne signifie pas pour autant que la culture de cet OGM devient possible en France.

 

Autorisé par la Commission européenne en 1998, le maïs transgénique MON810 avait été interdit par le ministère français de l'Agriculture en 2014. Mais pour le Conseil d'Etat, si les Etats peuvent prendre de telles "mesures conservatoires", cela ne peut se faire qu'en "cas d’urgence" et "en présence d’une situation susceptible de présenter un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l’environnement". Des conditions qui ne "sont pas remplies". 
 
Les Sages se fondent sur les avis rendus par l’Autorité européenne de sécurité des aliments. Elle estime que les risques "de développement d'une résistance chez les insectes ou d’atteinte à certaines espèces de lépidoptères" peuvent être maitrisés, et "ne permettent pas de dire que le maïs MON 810 est plus risqué pour l’environnement que le maïs conventionnel". 
 

Le maïs transgénique reste quand même interdit en France qui s'appuie sur d'autres textes


L'annulation de l'interdiction du maïs transgénique MON810 de Monsanto par le Conseil d'Etat ne signifie pas pour autant que la culture de cet OGM devient possible en France. Il existe en effet d'autres textes qui protègent la France de la culture de ce maïs transgénique. Une loi interdit les maïs OGM en France, mais elle est attaquée devant le Conseil Constitutionnel. Par ailleurs, une nouvelle directive européenne de 2015 sur les OGM donne le droit à la France de ne pas en cultiver sur son territoire. Cette directive autorise chaque Etat membre à interdire les cultures OGM.

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll confirme dans un communiqué qu'il n'y aura pas de "retour des mises en culture de maïs transgénique en France". La ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, le redit aussi dans un tweet.
 

L'interdiction de l'OGM Monsanto MON 810 s'applique car elle a été validée par la loi

 
 
 
 
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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 15:39

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Inquiétudes et controverse autour des « nouveaux OGM »

LE MONDE | • Mis à jour le | Par

 
 

Nouveau signe des inquiétudes suscitées par les « nouveaux OGM », une manifestation a eu lieu mercredi 6 avril devant l’école AgroParisTech, à Paris, où devaient se réunir, en assemblée plénière, les membres du Haut Conseil des biotechnologies (HCB). Leur réunion a dû être annulée du fait de la manifestation.

 

A l’initiative du mouvement, huit associations qui ont suspendu depuis février leurs travaux avec le HCB sur les nouvelles techniques de modification génétique : Les Amis de la Terre, la Confédération paysanne, la Fédération nationale de l’agriculture biologique, France nature environnement, Greenpeace, le Réseau semences paysannes, l’Union nationale de l’apiculture française, et l’Association de consommateurs Cnafal. Elles protestent contre « la falsification de l’expertise scientifique officielle » et « les OGM cachés ». Explications.


 

Rassemblement en cours devant AgroParisTech contre les nouveaux cachés

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 15:41

 

Info reçue par mail

 

 

 

SETE, Opération port propre ?..

 

 

 

....En attendant, c'est plutôt Sète port OGM

 

Parce que le port de Sète, c'est d'abord le port de commerce et qu'on y trouve:

 

-SEA INVEST, une entreprise d'importation de tourteaux soja principalement Ogm,

 

-SOFIPROTEOL, une usine du groupe AVRIL, qui fabrique des agro

-carburants, et l'usine de trituration et de raffinage de colza,

 

SAIPOL, du même groupe AVRIL qui fabrique des huiles alimentaires et des aliments pour animaux d'élevage, à base de tournesol.

 

Les importations de tourteaux SOJA OGM à Sète.

 

Il en arrive environ 300 000 tonnes chaque année, d'Argentine et du Brésil.

Ce Soja, tolérant à l'herbicide Round’up Ready de Monsanto, est destiné à l'alimentation animale dans la région LR.

Sa culture entraîne de graves conséquences dans les pays producteurs,

entre autres, déforestation, recul de la forêt amazonienne, pollution des nappes phréatiques, expulsion des petits paysans, problèmes

très graves de santé (nombreux cancers, mortalité néo-natale, malformations , etc).

En Europe, elle favorise l'élevage productiviste et industriel au détriment de l'autonomie des paysans, de l'état sanitaire des animaux, et de l'équilibre agro

-écologique des régions. Quant aux consommateurs qui sont de plus en plus nombreux à désirer une alimentation saine, de qualité, ils se voient proposer des produits (viande, produits laitiers, œufs, etc.) issus d'animaux nourris avec des ogm, et ce, sans en être informés. Parce qu'il n'y toujours pas d'obligation à étiqueter cette catégorie d'aliments.

Enfin, rappelons que l'OMS a déclaré le Glyphosate (produit de base du Round’up), cancérigène probable, il y a quelques mois. A Sète, quand il fait du vent, les poussières de tourteaux qui se répandent dans l'air sont peut-être chargées de traces de Round’up. Y-a-t-il déjà eu des études à ce sujet? Si oui, sont-elles accessibles au public?

 

La fabrication d'AGRO-CARBURANTS à Sète.

Produits avec du colza, ils seraient censés être utiles contre le réchauffement climatique puisqu'ils diminueraient la part des énergies fossiles. En fait, il s'agit d'un leurre, l'agriculture qui les produit est une

grande dévoreuse de carburant fossile et de forêts, le colza peut parcourir des milliers de Km avant  d'arriver à l'usine (par exemple, être importé d'Australie!).

Enfin, l'agriculture doit servir principalement à nourrir les êtres humains, pas les bagnoles.

 

La fabrication d'ALIMENTS pour le BETAIL et d'HUILE ALIMENTAIRE à Sète.

Réalisée à partir de graines de tournesol de variétés le plus souvent obtenues par manipulation génétique destinée à les rendre tolérantes à des herbicides.

 

De quel type de MANIPULATION GENETIQUE s'agit-il?

C'est une biotechnologie,la MUTAGENESE.

Elle permet de modifier le génome d'une plante en l'irradiant ou en l'exposant à des acides extrêmement violents. En utilisant cette technique, pour le Tournesol et le colza, le but des entreprises chimico

-semencières (comme Pioneer ou Basf) est de rendre

ces plantes tolérantes aux herbicides qu'elles produisent aussi. Les variétés obtenues s'appellent des VRTH (Variétés Rendues Tolérantes aux Herbicides).

 

Ces VRTH obtenues sont donc bien des OGM. Mais les lobbies des semenciers ont réussi (jusqu'à présent) à peser de tout leur poids auprès des gouvernements afin de les faire passer pour des plantes de

sélection ordinaire et éviter par là d'être soumis aux conditions légales en vigueur pour les OGM obtenus par transgénèse.

Il en résulte qu'un agriculteur semant de ces Ogm dans son champ n'est pas tenu d'en avertir son voisin qui peut voir ses cultures contaminées.

Le consommateur, quant à lui n'aura pas droit à un étiquetage. Il pourra donc utiliser, pour son alimentation, une huile contenant des résidus de pesticides, sans le savoir. C'est pourquoi, ces Ogm sont appelés OGM CACHES.

 

Les dangers pour l'environnement sont les mêmes que pour les Ogm issus de la transgénèse:

Danger pour la biodiversité, risques de contamination, apparition de plantes résistantes aux herbicides en question, contamination de l'environnement par croisement avec des espèces sauvages proches, (par exemple, autour du portles repousses de colza sont nombreuses.

Il se pourrait qu'un jour nous trouvions des plants mutés).

 

Et finalement, le but ultime de ces OGM reste toujours le même, à savoir le PROFIT et l'appropriation de ce qui constitue notre patrimoine commun, les semences par le biais du

BREVETAGE du VIVANT.

 

Alors, Sète, Port Propre? Il y a beaucoup à faire pour qu'il le devienne...

 

En attendant, on peut toujours boycotter les huiles de tournesol et de colza, ou les acheter bio ou bien utiliser de l'huile d'olive. Et tant pis pour les actionnaires du groupe Avril!

Vous pouvez aussi soutenir les Faucheurs Volontaires, continuer à vous informer, nous contacter.

 

Collectif des Faucheurs Volontaires d’OGM de l'Hérault faucheurs34@no-log.org

Comité de soutien aux FV: VIGILANCE OGM34,

17 rue Théodore Aubanel 34090 Montpellier

 

 

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