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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 11:54

 

LE MONDE | 26.04.2012 à 12h38 • Mis à jour le 27.04.2012 à 10h41

 

Par Julien Bouissou (New Delhi, correspondant)

 

Une récolte de coton à Chandigarh (Inde) en janvier 2009.

 

Rendements médiocres, nouvelles maladies... Dix ans après la "révolution blanche", les paysans déchantent.

 

Dix ans après son introduction en Inde, le coton transgénique n'a pas rempli toutes ses promesses. La plante est vulnérable à de nouvelles maladies et la hausse des rendements est moins élevée que prévue.

Le gouvernement de l'Etat de l'Andhra Pradesh a ainsi annoncé qu'en 2011 la récolte sur près des deux tiers de ses surfaces cultivées avait été inférieure de moitié à celle de l'année précédente. Et, pour la première fois, le gouvernement du Maharashtra ainsi qu'un tribunal d'un Etat voisin, le Madhya Pradesh, ont ordonné au semencier allemand Bayer CropScience de verser près de 850 000 euros de compensation à plus de 1 000 agriculteurs pour leur avoir vendu des semences n'ayant pas donné les récoltes promises.

L'entreprise allemande rejette toute responsabilité et met en cause la "mauvaise gestion des récoltes ainsi que les conditions météorologiques difficiles". Elle étudie un recours en justice pour obtenir l'annulation de ces décisions.

Depuis l'introduction, en 2002, du coton génétiquement modifié en Inde, les récoltes ont doublé et le pays s'est hissé au rang de deuxième producteur mondial. Mais la "révolution blanche", comme on la surnommait au départ, suscite désormais la méfiance. Les opposants aux OGM estiment qu'au début des années 2000 la hausse des rendements était due, en grande partie, à une meilleure irrigation et à des conditions météorologiques favorables. Au cours des six dernières années, le rendement moyen par hectare a stagné alors que les cultures de coton transgénique ont plus que quadruplé.

 

 VULNÉRABILITÉ AUX BACTÉRIES

En 2009, Monsanto a admis pour la première fois que sa variété de coton Bollgard avait perdu toute résistance au ver rose dans des champs du Gujarat, à l'ouest du pays. Deux ans plus tard, le directeur de l'Institut pour la recherche sur le coton (CICR), Keshav Raj Kranthi, a mis en garde contre la vulnérabilité accrue du coton transgénique aux bactéries.

"La productivité dans le nord de l'Inde devrait décliner en raison de la baisse du potentiel des semences hybrides, de l'apparition du problème du virus de la frisolée sur les nouvelles semences hybrides génétiquement modifiées et d'un haut niveau de vulnérabilité aux parasites suceurs (les variétés non génétiquement modifiées étaient résistantes)", lit-on dans un rapport publié en mai 2011. M. Kranthi constate également que les semences transgéniques consomment davantage d'eau et de nutriments, conduisant à l'épuisement des sols. Elles ont donc besoin d'engrais pour donner des rendements maximaux.

Ces engrais, insecticides et semences génétiquement modifiées ont un coût. Les paysans doivent s'endetter, souvent auprès d'usuriers locaux ou directement auprès des vendeurs de semences et d'engrais. La moindre chute des cours du coton ou des conditions météorologiques défavorables débouchent parfois sur des tragédies. En 2006, dans la région de Vidarbha, des milliers de paysans qui ne pouvaient plus rembourser leurs dettes se sont suicidés en ingurgitant des pesticides.

 

 APPEL À UN MORATOIRE

Le coton OGM est une nouvelle technologie qui nécessite un savoir-faire pour être mise à profit. Chacune des 780 variétés mises sur le marché indien correspond à un type de sol particulier et à des besoins différents en engrais. Pour éviter que les bactéries ou insectes développent des résistances aux variétés transgéniques, des semences locales doivent également être plantées dans de justes proportions.

"Les petits paysans n'ont aucune idée de ce qu'ils achètent et savent encore moins comment faire pousser ces nouvelles variétés. Leur savoir-faire traditionnel est en train de disparaître", s'alarme Sridhar Radhakrishnan, de la Coalition pour une Inde sans OGM.

En cas de défaillance des récoltes, l'Inde n'a prévu aucune disposition juridique pour permettre aux agriculteurs de réclamer des compensations. "Si quelque chose ne va pas ou si les fermiers sont en difficulté, les Etats doivent prévoir des lois qui obligent les entreprises à leur verser des compensations", a admis devant le Parlement indien le ministre de l'agriculture, Sharad Pawar, le 30 mars.

Dix ans après l'introduction du coton transgénique, les semences locales ont quasiment disparu. Le marché des semences transgéniques, installé à grand renfort de publicité, est estimé à 280 millions d'euros. Les semenciers promettent de commercialiser des variétés encore plus résistantes et moins consommatrices d'eau ou d'engrais. Les opposants, eux, appellent à un moratoire sur la culture du coton transgénique en Inde.

Lire aussi l'entretien de Michel Fok, chercheur au Cirad

Julien Bouissou (New Delhi, correspondant)

 

 

 

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 14:44

Ecologie|chronique | LEMONDE | 06.02.12 | 17h05

 
 

Pendant le tohu-bohu de la campagne présidentielle, la vie déroule ses flots imprévisibles. Et si le débat oublie l'environnement, celui-ci n'en continue pas moins de développer problèmes et conflits. Ainsi en va-t-il de la guerre des organismes génétiquement modifiés (OGM). La trêve avait été conclue en janvier 2008 : le gouvernement décidait le moratoire sur la culture du maïs transgénique de Monsanto. La paix revint dans les campagnes. Mais les adversaires ne désarmaient pas. En septembre 2011, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) jugeait mal fondée la décision, qu'annulait, le 28 novembre, le Conseil d'Etat. La culture du maïs transgénique redevenait possible en France.

Ministres et président juraient alors qu'ils ne le permettraient pas. En même temps, le gouvernement demandait au Haut Conseil des biotechnologies (HCB) de lui indiquer comment organiser la coexistence entre cultures transgéniques et normales, de façon que les premières ne nuisent pas aux autres. Au terme de divers épisodes, le HCB rendait des avis contournés. Des virulentes discussions ayant agité cette honorable assemblée, il ressortait que la coexistence était envisageable, à condition de l'encadrer de nombreuses et difficiles précautions.

Sans doute la sophistication de cette position parut-elle excessive au ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire. Il déposait, le 30 janvier, un projet d'arrêté sur la mise en culture des OGM, réduisant au minimum les précautions à prendre et négligeant l'avis du HCB. De son côté, la ministre de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, promet que le gouvernement prendra une mesure d'interdiction fin février.

Celle-ci pourrait s'appuyer sur le tort fait par les OGM aux apiculteurs, reconnu par un autre jugement de la CJUE le 6 septembre 2011. A condition que le veuille le ministère de l'agriculture, ce qui pourrait n'être pas le cas. Si bien que la décision, si elle ne se réfère pas aux abeilles, risque d'être annulée par le Conseil d'Etat, saisi en référé par les promoteurs des OGM. Ceux-ci planteraient alors le maïs transgénique en avril ou en mai. Une jolie chausse-trappe pour le tout nouveau président...

Les OGM restent un problème politique. Qui ne pourra pas se résoudre tant qu'on ne formulera pas clairement le choix qu'ils impliquent : une agriculture productiviste et destructrice d'emplois, ou une agriculture écologique et créant du travail.


 

kempf@lemonde.fr

Hervé Kempf

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 13:52

LEMONDE.FR avec AFP | 23.01.12 | 14h11   •  Mis à jour le 23.01.12 | 14h32

 
 

 

Le moratoire sur les cultures OGM, lancé par la France en février 2008, a été invalidé l'an dernier par la Cour européenne de justice de Luxembourg et le Conseil d'Etat.

Le moratoire sur les cultures OGM, lancé par la France en février 2008, a été invalidé l'an dernier par la Cour européenne de justice de Luxembourg et le Conseil d'Etat.THOMAS Fred


La mise en culture du maïs génétiquement modifié Mon 810 du géant américain Monsanto sera interdite par une nouvelle clause de sauvegarde que le gouvernement prendra "avant la fin février", juste avant les semailles, a affirmé lundi 23 janvier la ministre de l'écologie.

Le gouvernement prendra une "clause de sauvegarde [pour interdire la mise en culture du Mon 810] avant la période des semailles, mais pas trop tôt avant pour que la Commission européenne n'ait pas le temps de la remettre en cause" comme cela avait eu lieu pour la précédente clause, a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet. Selon elle, la période des semailles va commencer début mars "donc la clause de sauvegarde sera prise avant la fin février mais cela ne sert à rien de la prendre trop tôt avant".

Le moratoire sur les cultures OGM, lancé par la France en février 2008, a été invalidé l'an dernier par la Cour européenne de justice de Luxembourg et le Conseil d'Etat. Lundi matin une centaine de militants anti-OGM ont investi un site du géant américain Monsanto, à Trèbes, dans l'Aude, et ont menacé de rester sur place jusqu'à l'annonce d'une date d'un nouvel "arrêté d'interdiction de cession, de circulation, et de mise en culture" du maïs OGM.

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 14:27

LEMONDE.FR avec AFP | 16.01.12 | 13h14   •  Mis à jour le 16.01.12 | 13h55

 
 

 

Des pommes de terre transgéniques Amflora, en mars 2010.

Des pommes de terre transgéniques Amflora, en mars 2010.AFP/BASF


Le numéro un mondial de la chimie, l'allemand BASF, a annoncé, lundi 16 janvier, qu'il renonçait au développement et à la commercialisation de nouveaux produits transgéniques destinés à l'Union européenne, face aux réserves de certains pays vis-à-vis de cette technologie.

"Nous sommes convaincus que les biotechnologies vertes sont cruciales pour le XXIe siècle. Mais elles ne sont pas suffisamment acceptées dans de nombreuses régions en Europe par la majorité des consommateurs, des agriculteurs et des responsables politiques", a estimé Stefan Marcinowski, membre du directoire de BASF, cité dans un communiqué.


ARRÊT DE LA CULTURE D'AMFLORA

Le groupe, qui a décidé de transférer le siège de son département recherche-développement en cultures transgéniques aux Etats-Unis, va par ailleurs cesser la culture d'Amflora, sa pomme de terre renforcée en amidon destinée à l'industrie, qui avait été autorisée en Europe en 2010. Depuis son autorisation, Amflora inquiète parce qu'elle contient un gène de résistance à des antibiotiques. Des scientifiques craignent le transfert de ces gènes des plantes aux bactéries, risquant alors de rendre les traitements inefficaces chez l'homme.

Le groupe laisse toutefois la porte ouverte pour ses pommes de terre transgéniques déjà développées Amadea, Modena et Fortuna : leurs demandes d'autorisation déjà lancées dans l'Union européenne vont se poursuivre.

 

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 19:39

| Par La rédaction de Mediapart


Le Conseil d'État a annulé, lundi 28 novembre, la suspension de culture du maïs OGM de Monsanto prise par le gouvernement français en février 2008.

En septembre dernier, la Cour de justice européenne avait demandé à la France de revoir sa copie, estimant que sa décision ne reposait sur aucune base juridique acceptable. Le ministère de l'écologie avait alors annoncé qu'il prendrait «une nouvelle clause de sauvegarde» sur le maïs génétiquement modifié de Monsanto si la suspension actuelle était annulée, afin «d'éviter la mise en culture d'un OGM qui n'a pas été évalué suivant les nouvelles exigences demandées au niveau européen, ou pour lequel des incertitudes quant à ses impacts potentiels sur l'environnement persistent».

«Tirant les conséquences de l'arrêt de la Cour de justice européenne, le Conseil d'État relève que le ministre de l'Agriculture n'a pu justifier de sa compétence pour prendre les arrêtés faute d'avoir apporté la preuve de l'existence d'un niveau de risque particulièrement élevé pour la santé ou l'environnement», a indiqué la plus haute juridiction administrative dans un communiqué.

Une décision que regrette l'association Greenpeace qui souligne que «depuis février 2008, aucune étude scientifique sérieuse n'est venue lever les risques que représentent les OGM pour l'environnement ni nous assurer de leur innocuité pour la santé humaine».

Prenant acte de la «nouvelle situation juridique» créée par l'arrêt du Conseil d'État, le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, entend «examiner tous les moyens qui permettront de ne pas cultiver le maïs Monsanto 810»: «Nous restons hostiles à (sa) culture (...) sur le territoire français car nous estimons qu'il reste encore trop d'incertitudes», a-t-il assuré.

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4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 12:31

LEMONDE.FR avec AFP | 03.10.11 | 16h18   •  Mis à jour le 03.10.11 | 17h59

 
 

 

Manifestation d'apiculteurs contre l'insecticide Cruiser à Paris, le 14 septembre 2011.

Manifestation d'apiculteurs contre l'insecticide Cruiser à Paris, le 14 septembre 2011.AFP/JACQUES DEMARTHON

Le Conseil d'Etat a annulé lundi 3 octobre l'autorisation de mise sur le marché (AMM) pour l'année 2010 du pesticide Cruiser 350. Cette décision permet aux apiculteurs, qui accusent ce produit d'avoir tué leurs abeilles, de réclamer des indemnisations.

La plus haute juridiction administrative donne ainsi raison à la requête déposée début 2010 par l'Union nationale de l'apiculture française. Il avait déjà annulé en février les AMM pour 2008 et 2009 du Cruiser, prédécesseur du Cruiser 350 également commercialisé par Syngenta Agro, après des requêtes similaires des associations d'apiculteurs.

"ABSENCE DE CONTRÔLE APPROPRIÉ"

Dans sa décision de lundi, le Conseil d'Etat rappelle que l'UNAF estimait "que la pratique, répétée par le ministre depuis 2008, consistant à accorder une autorisation d'une durée d'un an assortie de prescriptions destinées à s'assurer par des mesures de suivi de l'inocuité du produit, révèle l'absence de contrôle approprié."

Le Conseil d'Etat juge l'autorisation pour une durée de un an illégale car ne répondant à aucune des hypothèses permettant de déroger à la règle de l'AMM de dix ans instaurée par le code rural.

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 12:42

LEMONDE.FR avec AFP | 28.09.11 | 06h34   •  Mis à jour le 28.09.11 | 06h38

 
 

 

Le 15 août 2010, les faucheurs avaient arraché plusieurs dizaines de pieds de vignes OGM, plantés dans le cadre d'une expérimentation en plein air de l'Institut national de la recherche agronomique à Colmar.

Le 15 août 2010, les faucheurs avaient arraché plusieurs dizaines de pieds de vignes OGM, plantés dans le cadre d'une expérimentation en plein air de l'Institut national de la recherche agronomique à Colmar.AFP/ERIC CABANIS

Le procès de 61 faucheurs de plants de vignes transgéniques, qui doit débuter, mercredi 28 septembre, à Colmar, confrontera des prévenus persuadés d'avoir stoppé une "dérive" de la science à des chercheurs écœurés par une "prise en otage" de la recherche publique.

 

Le 15 août 2010, les faucheurs avaient arraché plusieurs dizaines de pieds de vignes OGM, plantés dans le cadre d'une expérimentation en plein air de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), à Colmar. Il s'agissait pour l'INRA de tester la résistance de porte-greffes de vignes génétiquement modifiés à une maladie, le court-noué. Une expérimentation que des associations écologistes avaient tenté de faire interdire devant la justice, avec un premier succès, en 2009, devant le tribunal administratif de Strasbourg, infirmé en janvier 2011 par la cour d'appel de Nancy.

Les prévenus sont poursuivis pour "délit de fauchage" et "violation de domicile". "On va plaider la relaxe, on a des arguments juridiques pour cela", a confié l'un de leurs deux avocats, Me Guillaume Tumerelle. Chef d'entreprise, ingénieur, étudiant… les faucheurs montrent des profils divers. "On voit bien que ce ne sont pas des obscurantistes comme le disent certains", fait valoir leur conseil.

C'est le message que vont tenter de faire passer les faucheurs, bien au-delà du tribunal, lors des nombreuses manifestations (débats publics sur les risques des OGM, projections de films) prévues à Colmar autour des audiences. Selon leur comité de soutien, quelque 200 personnes venant de toute la France sont attendues. "Cette expérimentation, c'était surtout un test grandeur nature pour faire accepter les tests OGM en plein air à la société", affirme l'un des faucheurs, Etienne Raphaël, qui va "plaider la désobéissance civile face à une dérive de l'INRA".

L'audience est prévue sur trois journées, jusqu'à vendredi, devant le tribunal correctionnel. Les prévenus encourent jusqu'à trois ans de prison et 150 000 euros d'amende ; en outre des dommages et intérêts pour plus de 500 000 euros pourraient leur être demandés.

 "DÉSINFORMATION"

"Je n'ai jamais vu une telle entreprise de désinformation", rétorque le directeur de la communication de l'INRA, Jean-François Launay. "Le procès qui s'ouvre mercredi, c'est avant tout celui d'un énorme gâchis, celui de 60 personnes qui ont saccagé huit ans de travail", poursuit-il, estimant que les faucheurs "prennent la recherche publique en otage".
 

"S'il y a un garde-fou contre l'introduction d'OGM de manière irraisonnée, c'est bien l'INRA", estime-t-il, rappelant la concertation qui avait été organisée autour de son expérimentation, associant des associations locales hostiles aux OGM et des viticulteurs.

Pierre Azelvandre, un faucheur qui s'était déjà attaqué, seul, aux mêmes plants, en 2009, a écopé en janvier d'un mois de prison avec sursis et de plus de 50 000 euros de dommages et intérêts à verser à l'INRA, devant la cour d'appel de Colmar.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 14:25

LEMONDE.FR avec AFP | 08.09.11 | 12h34   •  Mis à jour le 08.09.11 | 13h16

 
 

 

Une parcelle de maïs transgénique cultivé en plein champ près de Vic-Fezensac, à quelques kilomètres d'Auch, dans le Gers, en 2004.

Une parcelle de maïs transgénique cultivé en plein champ près de Vic-Fezensac, à quelques kilomètres d'Auch, dans le Gers, en 2004.AFP/ERIC CABANIS

La Cour européenne de justice (CEJ) a demandé, jeudi 8 septembre, à la France de revoir sa copie sur la suspension de culture du maïs génétiquement modifié de Monsanto. L'institution estime que cette décision, remontant à 2008, n'avait pas été prise de façon satisfaisante sur le plan juridique.

La CEJ note que Paris était en droit d'adopter "des mesures d'urgence" pour suspendre la mise en culture de cet OGM controversé mais souligne que cette procédure est soumise à des règles précises et contraignantes. Le Conseil d'Etat français devra se prononcer sur la légalité ou non de la décision des autorités françaises de suspendre la mise en culture de l'OGM MON 810 à la lumière de l'arrêt de la Cour européenne de justice (CEJ).

La France a suspendu, en février 2008, la mise en culture de l'OGM MON 810 sur le territoire national en recourant à une clause de sauvegarde prévue par la législation européenne et en invoquant des "risques sérieux pour l'environnement".

Or, note la CEJ, "un Etat membre [de l'UE] ne peut recourir à la clause de sauvegarde pour adopter des mesures suspendant puis interdisant provisoirement l'utilisation ou la mise sur le marché d'un OGM tel que le maïs MON 810". En revanche, ajoute l'arrêt, des "mesures d'urgence" peuvent être adoptées.

Cependant, détaille le tribunal, lorsqu'un Etat entend adopter de telles mesures d'urgence, il doit respecter plusieurs conditions et notamment informer "officiellement la Commission [européenne] de la nécessité de [les] prendre". Si la Commission ne prend pas de mesures, l'Etat doit alors l'informer "immédiatement" de la teneur des mesures conservatoires qu'il a adoptées. Cette information doit intervenir "au plus tard de manière concomitante à l'adoption des mesures d'urgence", précise la Cour.

Outre l'urgence, les Etats sont dans l'obligation d'établir l'existence d'une situation susceptible de présenter un risque important "mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l'environnement", souligne également la Cour. L'évaluation des risques doit être "aussi complète que possible", insiste le tribunal.

La CEJ répondait à une demande du Conseil d'Etat en France, saisi de plusieurs recours introduits par le géant américain Monsanto, l'Association générale des producteurs de maïs et par plusieurs producteurs de semences.

Seuls deux OGM sont cultivés dans l'UE : le maïs MON 810 en Espagne, au Portugal, en République tchèque et en Slovaquie, et la pomme de terre OGM Amflora, développée par le groupe allemand BASF, en Allemagne et en Suède. Quinze autres plantes OGM, pour la plupart des maïs génétiquement modifiés, ont demandé une autorisation de culture. Le processus d'autorisation pour les cultures est l'objet d'un vif débat en Europe, actuellement dans l'impasse. La Commission suggère de laisser aux Etats la décision d'autoriser ou non la culture sur leur territoire. En échange, l'exécutif européen attend leur accord pour les homologations réclamées par les géants de l'agroalimentaire, dans les pays qui le souhaitent.

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