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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 11:37

LEMONDE.FR avec Reuters | 07.11.11 | 07h46   •  Mis à jour le 07.11.11 | 12h00

 
 

 

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad répète que son programme nucléaire reste à but strictement énergétique. L'Agence internationale de l'énergie atomique devrait publier mercredi 9 novembre son rapport.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad répète que son programme nucléaire reste à but strictement énergétique. L'Agence internationale de l'énergie atomique devrait publier mercredi 9 novembre son rapport.AFP/-

Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, affirme que les Etats-Unis craignent les capacités militaires de l'Iran, qui peut selon lui tenir tête aux Occidentaux et à Israël. Ce dernier envisage de plus en plus sérieusement une attaque contre les installations nucléaires de l'Iran, à l'orée de la publication d'un rapport susceptible de renforcer les soupçons occidentaux quant au développement d'un programme nucléaire militaire par la République islamique.

Mahmoud Ahmadinejad défie les Etats-Unis et Israël dans un entretien, publié lundi 7 novembre, dans le journal égyptien Al-Akhbar. "Nous avons des capacités militaires différentes de tous les autres pays de la région. L'Iran […] est capable de tenir tête à Israël et à l'Occident, et particulièrement aux Etats-Unis, déclare le président iranien. Les Etats-Unis craignent le potentiel iranien. L'Iran ne permettra aucune action [militaire] à son encontre."

Le président iranien répète qu'il ne cherche pas à se procurer l'arme atomique et que son programme nucléaire est à but strictement énergétique : "C'est Israël qui possède quelque 300 têtes nucléaires. L'Iran ne cherche des capacités nucléaires que dans un but pacifique." "Mais les sionistes sont voués à disparaître", poursuit Ahmadinejad. L'Iran dément le droit à l'existence d'Israël, qui considère que la République islamique menace sa survie.

 RECHERCHE SUR UN DÉTONATEUR DE BOMBE ATOMIQUE

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) devrait publier mercredi son rapport le plus détaillé à ce jour sur les recherches de l'Iran, un document susceptible de renforcer les soupçons occidentaux quant au développement d'un arsenal nucléaire par la République islamique. Selon des sources ayant connaissance du contenu de ce rapport, celui-ci devrait prouver que l'Iran mène dans le domaine nucléaire diverses expériences ne pouvant se justifier que dans le cadre d'un programme militaire.

Le rapport de l'AIEA se fonde sur des éléments fournis par les services de renseignement occidentaux et sur les propres enquêtes de l'agence. Il devrait notamment faire état de recherches sur la mise au point d'un détonateur de bombe atomique et sur la modélisation informatique d'une arme nucléaire. Il devrait également comprendre des éléments à la fois antérieurs et postérieurs à 2003, date à laquelle, selon une note controversée des services secrets américains en 2007, l'Iran aurait cessé ses efforts manifestes d'"armement".

Selon le Washington Post, les renseignements fournis à l'AIEA indiqueraient au contraire que l'Iran est parvenu à la maîtrise des étapes nécessaires à la fabrication d'une arme nucléaire, grâce à l'aide de scientifiques étrangers. Les documents fournis à l'AIEA citent notamment le rôle joué par un expert russe qui aurait participé à l'élaboration de détonateurs nécessaires au déclenchement de la réaction en chaîne provoquant une explosion nucléaire. L'Iran aurait aussi reçu l'aide du Pakistan et de la Corée du Nord.

"FAUX DOCUMENTS"

Un important religieux conservateur iranien, l'ayatollah Ahmad Khatami, a appelé lundi le directeur général de l'AIEA, le Japonais Yukiya Amano, à ne pas agir comme "un instrument sans volonté aux mains des Etats-Unis" contre l'Iran, a rapporté l'agence officielle IRNA. "Si M. Amano devait agir comme un instrument sans volonté aux mains des Etats-Unis et agir contre le peuple iranien en publiant des mensonges et en les présentant comme des documents, l'AIEA perdra le peu de réputation qu'il lui reste", a déclaré M. Khatami lors d'un discours à l'occasion de la prière collective pour l'Aïd (la fête du Sacrifice).

Samedi, le ministre des affaires étrangères iranien, Ali Akbar Salehi, a réfuté par avance le rapport de l'AIEA en affirmant qu'il était basé sur de "faux documents". "La propagande (occidentale) commence à dire que le prochain rapport de l'AIEA va présenter des documents sur une activité de l'Iran en matière de missiles, mais l'agence l'a déjà dit auparavant en présentant de tels documents et nous y avons répondu", a déclaré M. Salehi. "Nous estimons que ces documents sont des faux et nous avons répété qu'ils étaient sans fondement", a-t-il ajouté.

Attaquer l'Iran serait une "erreur aux conséquences imprévisibles" pour la Russie

Attaquer l'Iran "serait une très grave erreur, aux conséquences imprévisibles", déclare, lundi, le ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, au lendemain de déclarations du président israélien, Shimon Pérès, sur cette possibilité. "Il ne peut y avoir aucune solution militaire au problème du nucléaire iranien, pas plus que pour tout autre problème du monde contemporain", ajoute M. Lavrov, qui s'exprimait à l'issue d'entretiens avec son homologue irlandais, Eamon Gilmore. "Une intervention militaire ne fait que multiplier le nombre de victimes et les souffrances humaines, a-t-il souligné. Tout conflit doit être résolu exclusivement par les moyens approuvés par la communauté internationale dans la charte des Nations unies."

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 13:46

LEMONDE.FR Avec AFP | 01.11.11 | 11h57

 
 

 

Logo de l'industriel français.

Logo de l'industriel français.AFP/JOHN MACDOUGALL

Le groupe nucléaire Areva a découvert 12 300 tonnes d'uranium dans le centre de la Jordanie. C'est ce que rapporte mardi l'agence de presse officielle jordanienne Petra alors que le pays cherche à développer l'énergie nucléaire pour répondre à ses besoins croissants. Le royaume, qui importe 95 % de ses besoins énergétiques et qui est un des pays les plus pauvres en eau de la planète, souhaite obtenir l'énergie nucléaire pour produire de l'électricité et dessaler de l'eau. Il compte 1,2 milliard de tonnes de réserves de phosphate qui, selon les estimations, contiennent 130 000 tonnes d'uranium.

UN PREMIER RÉACTEUR NUCLÉAIRE EN JORDANIE

La Jordan French Uranium Mining Company, une joint-venture entre Areva et la Jordan Energy Resources Inc., formée en 2009, se dit "certaine qu'elle va trouver une réserve stratégique de plus de 20 000 tonnes d'uranium d'ici la fin de l'année, a affirmé Petra, qui ajoute : La réserve est essentielle pour augmenter les ressources en combustible nucléaire de la Jordanie dans l'avenir." La Jordanie envisage de construire son premier réacteur nucléaire avec l'aide d'un partenaire mondial et doit annoncer au cours de ce mois de novembre le nom de la compagnie choisie pour le construire. Trois compagnies ont été retenues : Atmea (consortium Areva-Mitsubishi), la compagnie russe Atomstroyexport et la compagnie d'énergie atomique canadienne AECL.

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 13:39

LEMONDE | 01.11.11 | 11h20

 
 

 

Vue du chantier de l'EPR, à Flamanville, le 1er juillet 2011.

Vue du chantier de l'EPR, à Flamanville, le 1er juillet 2011.AFP/KENZO TRIBOUILLARD

Ce devait être le fleuron de la filière électronucléaire française, la vitrine de son savoir-faire et de son haut niveau de sûreté, son meilleur ambassadeur pour exporter sa technologie. Las ! Le réacteur EPR (European Pressurized Reactor) s'est surtout illustré par ses contretemps, ses surcoûts et les rappels à l'ordre de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Ces déboires ne sont pas imputables uniquement aux inévitables tâtonnements d'un prototype.

Pour l'EPR de Flamanville (Manche), dont le chantier a démarré en 2007, le bilan est sévère : quatre ans de retard, après deux reports successifs qui ont repoussé à 2016 sa mise en service, initialement prévue en 2012, et un budget qui a presque doublé, pour atteindre 6 milliards d'euros.

L'EPR français, dit de 3e génération, est destiné, comme son nom l'indique, à assurer la transition entre les réacteurs à eau pressurisée (REP) de 2e génération, entrés en activité dans les années 1970 à 2000 et formant la totalité du parc actuel, et les réacteurs de 4e génération, dont le déploiement industriel n'est pas attendu avant 2040. Les REP ont été conçus pour durer quarante ans et, même avec une vie prolongée de dix ou vingt ans, les plus anciens deviendront obsolètes avant l'arrivée des réacteurs du futur.

Développé depuis le début des années 1990 par Areva (ex-Cogema) et EDF, en partenariat avec des électriciens allemands, l'EPR est prévu pour fonctionner soixante ans. Quatre exemplaires sont en construction dans le monde, le premier en Finlande, à Olkiluoto (le chantier, commencé en 2005, a pris lui aussi du retard), le deuxième à Flamanville, les deux derniers en Chine, à Taishan.

"MANQUE DE RIGUEUR"

Il s'agit, en fait, d'une version améliorée des REP actuels : puissance accrue (1 650 mégawatts), rendement supérieur (17 % d'uranium consommé en moins pour une même quantité d'énergie produite), sécurité renforcée (plusieurs dispositifs sont destinés à résister à une fusion du cœur, l'accident nucléaire majeur qui s'est produit en 1979 aux Etats-Unis, à Three Mile Island, et en 2011 au Japon, à Fukushima), impact sur l'environnement réduit (30 % d'effluents et de certains déchets radioactifs en moins).
 

Malgré cette carte de visite flatteuse, l'EPR a, dès le départ, connu des problèmes. A Flamanville, l'Autorité de sûreté a prescrit à EDF, en 2008, de suspendre les travaux de bétonnage "à la suite de multiples écarts constatés dans le ferraillage ou le bétonnage des radiers [socles] constitutifs de l'îlot nucléaire". Le gendarme du nucléaire y a vu "un manque de rigueur de l'exploitant sur les activités de construction, des difficultés dans la surveillance des prestataires et des lacunes en matière d'organisation".

Fin 2009, les autorités de sûreté française, britannique et finlandaise ont demandé à EDF et à Areva, maître d'œuvre du réacteur d'Olkiluoto, d'"améliorer la conception initiale de l'EPR". Motif: une insuffisante indépendance des systèmes de contrôle, utilisés en fonctionnement normal, et des systèmes de sûreté, actionnés en cas d'incident, qui "ne doivent pas faillir simultanément".

"MORATOIRE"

Le 24 janvier, puis le 11 juin, deux accidents mortels se sont produits sur le chantier de la Manche. Début juin, l'ASN a reproché aux entreprises intervenant sur le site, en particulier au groupe Bouygues, "l'absence de déclaration d'accidents du travail survenus sur le chantier".

Peu après l'accident de Fukushima, le président de l'ASN, André-Claude Lacoste, déclarait : "Si la question d'un moratoire [sur l'EPR] se pose, et nous nous la posons, ce sera sur la construction de Flamanville."

Un peu tard, EDF a annoncé, en juillet, la mise en place d'une "nouvelle organisation" et de "nouvelles pratiques dans le pilotage et la conduite du chantier", ainsi que le "renforcement des exigences en matière de sûreté".

Pierre Le Hir

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 13:38

Publié le 31-10-11 à 08:02    Modifié à 08:14     par Le Nouvel Observateur avec AFP  

 

Le futur gouvernement a confirmé le principe de la fermeture progressive des sept réacteurs belges.

 

La Belgique va sortir du nucléaire à partir de 2015 (AFP) La Belgique va sortir du nucléaire à partir de 2015 (AFP)

Les négociateurs qui travaillent à la formation d'un nouveau gouvernement en Belgique se sont mis d'accord dimanche pour sortir du nucléaire à partir de 2015, mais sans fixer de date précise pour la fermeture des premières tranches, a-t-on appris dimanche 31 octobre de sources concordantes.

Après deux journées intenses de discussions vendredi et dimanche, les négociateurs, sous la houlette du futur Premier ministre pressenti, le socialiste Elio Di Rupo, ont confirmé le principe de la fermeture progressive des sept réacteurs belges, qui était contenu dans une loi de 2003.

"Nous nous sommes mis d'accord sur le fait de revenir à la loi de 2003", a déclaré Frédéric Cauderlier, porte-parole du Mouvement réformateur (libéral) "mais il fallait que le pays puisse se doter d'un plan d'approvisionnement stratégique".

Le nouveau gouvernement élaborera donc dans un délai de six mois après son entrée en fonctions un plan d'équipement permettant de remplacer les centrales par de nouvelles sources d'énergie diversifiées.

Loi en 2003

La date effective de la fermeture des premières tranches sera fixée ultérieurement, en fonction du calendrier nécessaire à la mise en oeuvre d'alternatives au nucléaire.

Le débat sur le bien-fondé du nucléaire a été relancé en Belgique après l'accident de Fukushima en mars.

En 2003, sous l'impulsion des partis écologistes alors au gouvernement, le Parlement belge avait décidé l'extinction progressive, entre 2015 et 2025, des sept réacteurs belges, répartis sur les sites de Tihange (sud) et Doel (nord), au moment où ils atteindraient l'âge de 40 ans.

En 2009, le gouvernement d'Herman Van Rompuy, faute de solution de rechange crédible, avait toutefois passé un accord avec l'exploitant des centrales Electrabel (GDF Suez) afin de prolonger de dix ans les trois plus anciens réacteurs, appelés à fermer en 2015.

Mais la chute du gouvernement fin avril 2010 et la crise politique qui perdure depuis lors en Belgique ont empêché le Parlement de donner force de loi à cet accord, qui vient donc d'être abandonné.

"Taxe nucléaire"

En fonction des alternatives disponibles, les premières tranches fermeront peut-être dès 2015 ou seront "prolongées d'un, deux ou trois ans", a déclaré une autre source.

L'accord de dimanche soir "est un signal au secteur privé pour lui demander d'investir pour assurer la transition énergétique", selon cette source.

Par ailleurs, les négociateurs se sont également mis d'accord sur la "taxe nucléaire".

Elio Di Rupo, qui doit trouver quelque 10 milliards d'euros d'économies, avait récemment déclaré qu'il faudrait sans doute augmenter cette taxe fondée sur la "rente nucléaire" dont bénéficient les producteurs sous la forme de recettes supplémentaires depuis que les centrales ont été amorties.

Cette taxe sera relevée, dans des proportions qui restent à définir dans les négociations budgétaires, selon les mêmes sources.

Le Nouvel Observateur - AFP

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 12:51

LEMONDE.FR | 31.10.11 | 11h19   •  Mis à jour le 31.10.11 | 11h30

 
 

 

La centrale de Dampierre (Loiret).

La centrale de Dampierre (Loiret).AFP/ANDRÉ DURAND

L'action du groupe EDF – exploitant historique des 19 centrales et 58 réacteurs nucléaires français – a lourdement chuté vendredi 28 octobre, après que Le Monde a révélé les bases d'un accord électoral en cours entre Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et le Parti socialiste.

A la clôture vendredi, le titre EDF avait perdu 5,52 % de sa valeur, dans un marché en recul de seulement 0,59 % – soit une perte potentielle d'environ 2,3 milliards d'euros. Le cours a commencé à chuter lourdement à partir de 15 heures, quelques heures après la parution de l'article. Lundi, à 11 heures, l'action EDF était encore à la baisse : -1,77 %.

Une porte-parole du groupe a déclaré qu'EDF avait demandé une enquête à l'Autorité des marchés financiers sur une éventuelle "manipulation de cours". Un telle procédure est assez classique en cas de décrochage d'une action. L'AMF devrait dire s'il ouvre une enquête dans les deux semaines à venir.

Six mois après la catastrophe de Fukushima, la question du nucléaire est revenue à plusieurs reprises durant la campagne de la primaire socialiste, et elle reviendra sans doute durant celle pour la présidentielle. Alors que certains de ses adversaires de la primaire, dont Martine Aubry, ont affiché leur ambition de "sortir" du nucléaire, François Hollande a, lui, plaidé pour une position moins radicale : une baisse de 75 à 50 % de la part du nucléaire dans la production électrique française, d'ici 2025.

LA QUESTION DES FERMETURES DE CENTRALES

Jugée trop frileuse, cette position a été dans un premier temps critiquée par les écologistes et leur candidate Eva Joly. Puis est venu le temps de la négociation. Les écologistes ont finalement accepté le principe d'un accord électoral qui prévoit la fermeture de centrales vieillissantes. Dans son édition datée de samedi 29 octobre, Le Monde détaillait l'état d'avancement de cet accord.

"Les socialistes ont dû concéder la fermeture de quelques centrales (une demi-douzaine ?) parmi les plus anciennes, comme celle de Fessenheim (...) dont la fermeture est quasiment acquise, même pour la majorité en place. Les centrales de Chinon et de Bugey sont donc sur la sellette, mais pas seulement", écrivait Le Monde en précisant que la fermeture d'autres sites construits avant 1980 était "à l'étude".

 Il était également précisé que la question de l'EPR de Flamanville, le réacteur nouvelle génération actuellement en cours de construction et confronté à des difficultés, "n'est pas réglée".

Les discussions ne sont pas encore arrêtées, précisent les deux partis. Comme l'annonçait Le Monde, socialistes et écologistes doivent se revoir pour poursuivre les négociations ce mercredi 2 novembre.

Le Monde.fr

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 10:19

 
 
Lettre de Jean-Luc Mélenchon adressée aux candidats de gauche sur la question du nucléaire

Cher François Hollande, chère Eva Joly, chère Nathalie Arthaud, cher Philippe Poutou,

La question du recours à l'énergie nucléaire divise la gauche. Cette situation paralyse la réflexion et l'action sur l'enjeu majeur de notre temps pour l'humanité. Car elle fait perdre de vue l'objectif commun : sortir des énergies carbonées. Notre génération a le devoir de ne pas se laisser enfermer dans l'impasse actuelle. La catastrophe écologique qui s'avance est sans doute la manifestation la plus terrible de l'aberration à laquelle conduit le mode de développement dominant.

Les scientifiques s'accordent pour dire que les énergies carbonées aggravent le changement climatique dans des conditions qui ne tarderont pas à devenir immaîtrisables. Mais nous connaissons aussi les risques et les servitudes liés à l'utilisation de l'énergie nucléaire. Nul parmi nous ne les nie.

Nous pouvons tous également anticiper la raréfaction puis l'épuisement des ressources en énergies fossiles. Hélas, rien n'est fait pour parer au problème. Alors même que ces processus menacent les conditions de la vie humaine sur Terre, le capital financier qui dicte aujourd'hui sa marche au monde ne se préoccupe que de ses profits à court terme. Il pousse même parfois le cynisme jusqu'à se prévaloir d'un « capitalisme vert » qui amnistierait le productivisme de ses tares.

Notre responsabilité est donc immense. Jamais sans doute dans l'histoire, l'humanité toute entière n'a été confrontée à un tel défi. Jamais nous, les héritiers des Lumières et du mouvement ouvrier n'avons été mis au pied du mur de résoudre une aussi grande difficulté. Il n'y a qu'un seul écosystème viable pour tous les êtres humains quelles que soient leurs opinions politiques, qu'ils soient riches ou pauvres. C'est à nous d'incarner une nouvelle fois dans l'histoire l'intérêt général humain, les droits universels.

Dans ce contexte, nous ne pouvons-nous contenter d'échanger des anathèmes, de nous admonester mutuellement ou de nous opposer des oukases contradictoires. Nous devons, à mon avis, d'abord chercher ce qui peut unifier la société autour d'un intérêt général. Ce point de convergence c'est, je crois, la nécessité de sortir des énergies carbonées. Il est aujourd'hui partagé par tous. En prenant le problème posé par ce bout, on peut avancer. La question du recours à l'énergie nucléaire s'y ajoute. C'est une réflexion d'ampleur inouïe: proposons à la société tout entière de s'y impliquer.

Je n'évacue pas les discussions qui traversent la gauche sur ce point du nucléaire. Elles ont leur noblesse. La force des arguments qui se confrontent est connue. Evitons de faire des dogmes avec des raisonnements. Admettons la loyauté de chacun de ceux qui contribuent à cette discussion et respectons les argumentations. Ma position personnelle à ce sujet est connue. Je suis favorable à une sortie programmée du nucléaire. Si je reviens sur cette conviction personnelle c'est précisément parce qu'elle n'est pas partagée au sein du Front de Gauche dont je suis pourtant le candidat commun. En effet, notre rassemblement regroupe plusieurs points de vue sur ce sujet, à l'image de la gauche et de la France dans son ensemble ! Comment avons-nous surmonté cette difficulté ? Nous avons pris le temps d'échanger nos arguments et de nous écouter. Je vous propose de vous inspirer de notre exemple. Je suggère qu'on en propose autant au pays.

Puisque cette question n'a jamais été soumise au peuple lui-même, faisons le maintenant. Rendons-le juge du problème à trancher. Proposons un référendum au pays. Un référendum argumenté et informé. Ne demandons pas une réponse émotive ou crispée. Chaque point de vue aurait le devoir de proposer un scénario énergétique complet avec son calendrier d'application et son mode de suivi et d'évaluation des résultats.

Ne pouvons-nous nous accorder sur cette idée et la démarche raisonnée qu'elle avance ? Ne serions-nous pas les uns et les autres prêts à nous incliner devant la décision de la volonté populaire ? Notre pays ne sortirait-il pas grandi et mieux informé et donc plus fort après cet exercice de souveraineté populaire ?

Je vous propose donc que nous portions cette proposition tous ensemble. Elle est respectueuse des idées de chacun et permet au pays tout entier d'avancer sur la solution d'un problème majeur qui engage son avenir. Cette démarche serait à l'honneur de la gauche et à la hauteur de la responsabilité qui est la nôtre sur un sujet qui touche à l'intérêt général humain.

Je vous prie de croire, chers camarades, en l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Jean-Luc Mélenchon
Candidat du Front de gauche

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 12:11

LEMONDE.FR avec AFP | 26.10.11 | 13h49   •  Mis à jour le 26.10.11 | 13h51

 
 

Jean-Marc Ayrault et François Rebsamen, proches du candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, ont mis en garde mercredi 26 octobre les écologistes contre toute tentative d'imposer leur programme au PS, en menaçant de fonder le rapport de forces sur le score à venir d'Eva Joly.

 

François Rebsamen et Jean-Marc Ayrault mettent en garde EELV contre toute tentative d'imposer son programme au PS. Montage réalisé le 26 octobre 2011 d'une photo prise le 21 décembre 2010 à Paris du président du groupe PS à l'Assemblée (D) et d'une photo le 27 août 2011 à La Rochelle du président du groupe socialiste du Sénat.

François Rebsamen et Jean-Marc Ayrault mettent en garde EELV contre toute tentative d'imposer son programme au PS. Montage réalisé le 26 octobre 2011 d'une photo prise le 21 décembre 2010 à Paris du président du groupe PS à l'Assemblée (D) et d'une photo le 27 août 2011 à La Rochelle du président du groupe socialiste du Sénat. AFP/BERTRAND LANGLOIS,PIERRE ANDRIEU

Eva Joly est actuellement créditée dans les sondages pour 2012 d'un score tournant autour de 5 %, selon les instituts. Mardi, la candidate des écologistes à la présidentielle a de nouveau pressé M. Hollande de faire "évoluer" sa position sur le nucléaire. Elle a redit qu'un "abandon à terme" de cette énergie est la condition d'un accord avec le PS pour 2012.

"ILS NE PEUVENT PAS IMPOSER LEUR PROGRAMME"

Sur Canal +, M. Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, a averti, à propos d'Europe Ecologie-Les Verts et de leurs exigences sur le nucléaire : "je crois qu'ils ne peuvent pas imposer leur programme purement et simplement, ça n'a pas de sens".

D'ailleurs, a glissé le député-maire de Nantes, "ils ont un candidat à l'élection présidentielle au premier tour. Quel sera le score ? On donne des chiffres qui sont quand même très faibles". "Si on devait se baser sur le pourcentage qu'Eva Joly risque de faire pour elle et les Verts, cela ne fait pas beaucoup de place, beaucoup d'arguments pour négocier un programme", a-t-il insisté.

M. Ayrault a tout de même nuancé ses propos, affirmant que "François Hollande est pour un contrat de majorité avec les écologistes sur la base d'un contrat de confiance et de solidarité (...) Il faut créer de la confiance et ça commence maintenant."

"HOLLANDE N'IRA PAS PLUS LOIN"

L'homologue de M. Ayrault au Sénat, François Rebsamen, souligne dans Le Parisien-Aujourd'hui en France (article payant) que "sans accord sur le programme au préalable, il n'y aura pas d'accord électoral pour les législatives". "Les convergences sont importantes. S'il restait des points de divergences, ils seraient tranchés par le premier tour de la présidentielle", a-t-il averti.

Sur la demande d'Europe Ecologie-Les Verts d'une dose de proportionnelle, M. Rebsamen "pense que l'on peut arriver à un accord sans trop de difficulté". Mais sur le nucléaire, François Hollande s'est déjà engagé publiquement à une réduction" de sa part dans la production d'électricité, rappelle le sénateur-maire de Dijon. "Il n'ira pas plus loin".

 

Eva Joly, candidate EE-LV à l'élection présidentielle, avec la secrétaire nationale du parti, Cécile Duflot, le 18 août.

Eva Joly, candidate EE-LV à l'élection présidentielle, avec la secrétaire nationale du parti, Cécile Duflot, le 18 août. AFP / BERTRAND GUAY

UNE "AMBIANCE DOMMAGEABLE"

De son côté, le porte-parole d'Europe Ecologie-Les Verts, Pascal Durand, a déploré mercredi ces piques envoyées aux écologistes par des proches de François Hollande. Les déclarations de MM. Ayrault et Rebsamen provoquent une "ambiance dommageable à l'esprit de rassemblement et de travail en commun" nécessaire pour 2012, a-t-il dit lors d'un point-presse au siège d'EELV.

Dénonçant ceux qui "jouent des cartes individuelles", M. Durand a notamment conseillé à la députée PS Aurélie Filippetti de se concentrer sur ses "réponses" à la ministre de l'écologie Nathalie Kosciusko-Morizet qui a récemment critiqué François Hollande, "plutôt que de parler de nous". Soutien de M. Hollande, Mme Filippetti, qui est une ancienne verte, avait déjà répondu aux écologistes sur un ton virulent, lundi.

"Nous, on ne se trompe pas d'adversaire", a lancé M. Durand, relevant toutefois "faire confiance" aux négociateurs de l'équipe Hollande, comme Michel Sapin, pour discuter sérieusement.

Dans une interview au Monde publiée le 18 octobre, Eva Joly a déjà prévenu les socialistes qu'ils devront prendre des engagements clairs sur la sortie du nucléaire pour pouvoir former un gouvernement de coalition avec les écologistes.

La patronne des écologistes, Cécile Duflot, a également mis en garde le PS, dimanche, évoquant la possibilité que son parti ne trouve pas d'accord avec François Hollande, et a posé un certain nombre de conditions.

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 14:05
Libération - Aujourd'hui à 10h09

La candidate EELV à l’Elysée entend faire évoluer la position du candidat du PS sur le nucléaire.

147 commentaires

Eva Joly. (© AFP Yoshikazu Tsuno)

Eva Joly, candidate EELV à l’Elysée, a invité mardi le candidat du PS, François Hollande à se rendre avec elle sur le site japonais de Fukushima, d’où on ne peut revenir, selon elle, sans la conviction qu’il faut sortir du nucléaire.
«Lorsqu’on a vu ce que j’ai vu à Fukushima, on ne peut pas ne pas comprendre qu’il faut sortir du nucléaire», a déclaré la responsable écologiste, de retour d’un séjour au Japon où elle s’est rendue dans la ville de Fukushima, à une soixantaine de km du site atomique, à l’intérieur des terres.

«J’inviterai François Hollande a venir avec moi voir les paysages si splendides» de cette région, les «terres agricoles impropres à l’usage humain pour les 30 ans à venir. C’est insupportable!», a lancé la candidate d’Europe Ecologie-Les Verts.

«Insupportable» aussi, à ses yeux, de voir «le déni du gouvernement japonais», qui «souhaite continuer» dans cette filière, malgré une population «qui n’en veut plus». «Il n’y pas de doute qu’il veuille continuer, appuyé par le lobby nucléaire et la diplomatie française. La visite de Fillon n’avait pas d’autre objectif», a-t-elle accusé, alors que le Premier ministre français rentre d’une tournée en Asie.

«Je suis allée dire qu’il n’y a pas de solution technologique», a-t-elle poursuivi. «Si la France prend la décision politique de sortir du nucléaire, nous aidons très positivement le peuple japonais.»

L’eurodéputée estime que la position de François Hollande sur cette énergie «doit évoluer». «Si nous sommes d’accord sur le fait que nous allons abandonner à terme le nucléaire, nous pouvons négocier sur les modalités», a-t-elle dit. «Nous négocierons sur la date, sur la vitesse».
«Je suis responsable pour deux»,
a ajouté Eva Joly: «Ma responsabilité historique, est de faire en sorte que lors de l’alternance de 2012», en cas de victoire de la gauche, ce soit «aussi une alternance sur l’énergie».

«Je ne rentre pas dans des combines, des négociations d’épicier», a-t-elle assuré. «La Normandie risque de se retrouver dans la même position que Fukushima», selon elle, évoquant cette région qui contient huit réacteurs et deux en construction.

Comme on lui demandait si le contraste entre leurs scores aux primaires PS et EELV (plus de 1,6 million de voix se sont portées sur le député de Corrèze, 13.000 sur l’ex-juge d’instruction) n’allait pas peser sur la négociation à venir, elle a tranché: «le problème c’est que moi, j’ai raison. Et je suis portée par l’histoire». «Quand on est légitime et qu’on a raison, on est irrésistible», a conclu Eva Joly.

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 19:41

Publié le 15-10-11 à 21:18    Modifié à 21:38     par Le Nouvel Observateur avec AFP  

 

La participation a été particulièrement forte à Rennes. Eva Joly, Corinne Lepage et Philippe Poutou faisaient partie du cortège.

Succès de la journée nationale "Nucléaire Stop" JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP Succès de la journée nationale "Nucléaire Stop" JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Plus de 25.000 manifestants, selon le réseau Sortir du Nucléaire, ont manifesté samedi 15 octobre en France dans le cadre d'une journée nationale "Nucléaire Stop" avec notamment une importante mobilisation à Rennes, en présence de trois candidats déclarés à la présidentielle.

A Rennes, au milieu d'un cortège de 8.000 (préfecture) à plus de 15.000 (organisateurs) manifestants venus du Grand Ouest, Eva Joly, candidate Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) à la présidentielle, se définissant comme "candidate de la sortie du nucléaire" a tenu à mettre en garde le futur candidat socialiste à la présidentielle.

"Il n'y a pas de victoire de la gauche sans les écologistes et il n'y a pas de victoire des écologistes sans les socialistes. Notre sort est scellé", a-t-elle lancé.

Plusieurs autres personnalités étaient à Rennes pour réclamer la sortie du nucléaire dont les candidats à la présidentielle Corinne Lepage (Cap21) et Philippe Poutou (NPA).

"Là où le nucléaire passe, la démocratie trépasse!"

Le cortège mené par un joueur de cornemuse a rassemblé de nombreux jeunes dont Valérie, 16 ans, tee-shirt jaune frappé du sigle "warning", et le visage peint de rose et vert "pour le côté peace and love".

Devant la centrale nucléaire du Bugey (Ain) un millier de personnes selon les gendarmes, 3 à 4.000 selon les organisateurs - qui avaient dans un premier temps annoncé plus de 2.000 manifestants - ont défilé en scandant "Là où le nucléaire passe, la démocratie trépasse!".

Ils ont réclamé l'arrêt de cette centrale, "l'une des plus vieilles d'Europe" selon Emmanuel Coux, porte-parole du collectif Stop-Bugey.

A Toulouse, comme à Bordeaux, ils étaient entre 500 et un millier de manifestants, mais aussi plus de 500 à Avignon, où ils ont formé une chaîne humaine de protestation, plusieurs centaines à Strasbourg, et 150 à 200 à Dunkerque.

Dans la ville rose ils ont simulé l'arrêt des 58 réacteurs nucléaires français puis un cortège composé de nombreux enfants a défilé en chantant "Affreux nucléaire, dangereux nucléaire, veux-tu me laisser tranquille, je veux te quitter, je veux m'en aller, je veux changer d'énergie".

En tête de la manifestation Phil Gallion, du Réseau Sortir du nucléaire, a soudé trois bidons d'huile pour former une tour jaune et noire, symbolisant un empilement de déchets "pour dénoncer le mensonge et l'omerta".

"Une belle réussite"

A Bordeaux les manifestants ont déployé sur les marches du Grand Théâtre une banderole vert fluo géante avec écrit "Le nucléaire tue l'avenir". Il se sont ensuite allongé au son d'une sirène, simulant les victimes d'une catastrophe nucléaire.

"Une belle réussite" selon Stéphane Lhomme, un des candidats malheureux à la primaire d'EELV et président de l'association Tchernoblaye, qui milite pour la fermeture de la centrale nucléaire du Blayais (Gironde) qui selon lui doit fermer "avant d'avoir un nouveau Fukushima en France".

A Strasbourg, militants français et allemands rassemblés sur le parvis de la cathédrale ont ouvert 300 parapluies jaunes et noirs pour former un "trèfle radioactif" géant et réclamer la fermeture de la centrale de Fessenheim.

Photographes et cameramen étaient juchés sur la terrasse panoramique de la cathédrale, 66 mètres plus haut, pour immortaliser l'événement.

"Aujourd'hui, ces parapluies c'est tout ce que nous avons pour nous protéger du nucléaire", a lancé le physicien Jean-Marie Brom, porte-parole du réseau Sortir du Nucléaire.

A Dunkerque les manifestants ont défilé équipés de lunettes anti-radiations, brandissant des pancartes "l'énergie verte créée 10 fois plus d'emplois que le nucléaire".

Vincent Dhelin, responsable régional EELV, y a dénoncé l'insécurité de la centrale de Gravelines qui pour lui est "comme une voiture d'occasion de 200.000 km, on fait des révisions, des contrôles techniques, mais on sait bien qu'il y a une durite qui un jour va péter et qu'il finira par y avoir une fuite d'huile, c'est inévitable".

Le Nouvel Observateur - AFP

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 18:38

LEMONDE.FR avec AFP | 15.10.11 | 18h59   •  Mis à jour le 15.10.11 | 19h32

 
 

 

Entre 8 000 et 15 000 personnes ont défilé dans les rues de Rennes, samedi 15 octobre, pour appeler à la sortie du nucléaire.

Entre 8 000 et 15 000 personnes ont défilé dans les rues de Rennes, samedi 15 octobre, pour appeler à la sortie du nucléaire.AFP/DAMIEN MEYER

Plus de 25 000 personnes, selon le réseau Sortir du Nucléaire, ont manifesté samedi 15 octobre en France dans le cadre d'une journée nationale "Nucléaire Stop" avec notamment une importante mobilisation à Rennes (Ille-et-Vilaine), en présence de trois candidats déclarés à la présidentielle : Eva Joly (Europe-Ecologie-Les Verts, EE-LV), Corinne Lepage (Cap21) et Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste, NPA).

A Rennes, le cortège comptait entre 8 000 (préfecture) et plus de 15 000 (organisateurs) manifestants venus du Grand Ouest. Eva Joly, candidate d'EE-LV à la présidentielle et se définissant comme "candidate de la sortie du nucléaire", a tenu à mettre en garde le futur candidat socialiste : "Il n'y a pas de victoire de la gauche sans les écologistes et il n'y a pas de victoire des écologistes sans les socialistes. Notre sort est scellé."

 "DÉNONCER LE MENSONGE ET L'OMERTA"

Devant la centrale nucléaire du Bugey (Ain) un millier de personnes selon les gendarmes, 3 à 4 000 selon les organisateurs, ont défilé en scandant "Là où le nucléaire passe, la démocratie trépasse !". Ils ont réclamé l'arrêt de cette centrale, "l'une des plus vieilles d'Europe", selon Emmanuel Coux, porte-parole du collectif Stop-Bugey.

A Toulouse (Haute-Garonne), ils étaient entre 500 et un millier à simuler l'arrêt des 58 réacteurs nucléaires français, précédant un cortège composé de nombreux enfants chantant : "Affreux nucléaire, dangereux nucléaire, veux-tu me laisser tranquille, je veux te quitter, je veux m'en aller, je veux changer d'énergie." En tête de la manifestation, Phil Gallion, du Réseau Sortir du nucléaire, a soudé trois bidons d'huile pour former une tour jaune et noire, symbolisant un empilement de déchets "pour dénoncer le mensonge et l'omerta".

A Bordeaux (Gironde), les 500 à 1 000 manifestants ont déployé sur les marches du Grand Théâtre une banderole vert fluo géante "Le nucléaire tue l'avenir". Il se sont ensuite allongé au son d'une sirène, simulant les victimes d'une catastrophe nucléaire. "Une belle réussite" selon Stéphane Lhomme, un des candidats malheureux à la primaire d'EE-LV et président de l'association Tchernoblaye, qui milite pour la fermeture de la centrale nucléaire du Blayais (Gironde).

A Strasbourg (Bas-Rhin), plusieurs centaines de militants français et allemands, rassemblés sur le parvis de la cathédrale, ont ouvert 300 parapluies jaunes et noirs pour former un "trèfle radioactif" géant et réclamer la fermeture de la centrale de Fessenheim. Photographes et cameramen étaient juchés sur la terrasse panoramique de la cathédrale, 66 mètres plus haut, pour immortaliser l'événement. "Aujourd'hui, ces parapluies, c'est tout ce que nous avons pour nous protéger du nucléaire", a lancé le physicien Jean-Marie Brom, porte-parole du réseau Sortir du Nucléaire.

A Dunkerque (Nord), entre 150 et 200 manifestants ont défilé équipés de lunettes anti-radiations, brandissant des pancartes "l'énergie verte créée 10 fois plus d'emplois que le nucléaire". Vincent Dhelin, responsable régional EE-LV, y a dénoncé l'insécurité de la centrale de Gravelines qui, selon lui, est "comme une voiture d'occasion de 200 000 kilomètres, on fait des révisions, des contrôles techniques, mais on sait bien qu'il y a une durite qui un jour va péter et qu'il finira par y avoir une fuite d'huile, c'est inévitable".

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