Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 19:27

 

 

http://www.citizenside.com/fr/photos/politique/2012-04-28/59015/greenpeace-manifeste-contre-le-programme-sur-le-nucleaire-des-deux-candidats-a-la-presidence.html

 

Paris, France ♦ 28 avril 2012

018.jpg
018.jpg2 007.jpg2 001.jpg2 031.jpg2 050.jpg002.jpg
michel94
 
 Greenpeace appellait samedi 28 avril 2012 à des « rassemblements citoyens » dans 22 villes de France  pour dénoncer "l'égale irresponsabilité des deux prétendants à la présidence de la République face au risque nucléaire".

 


A Paris, le rassemblement s’est tenu sur le Parvis des droits de l’Homme, au Trocadéro.

 

                                                   ***************************************************************

 

2012-04-28 023.jpg

Greenpeace alerte les électeurs sur le nucléaire lors d'une manifestation à Toulouse

Toulouse, France ♦ 28 avril 2012
2012-04-28 023.jpg2012-04-28 010.jpg2012-04-28 024.jpg2012-04-28 022.jpg2012-04-28 018.jpg2012-04-28 034.jpg2012-04-28 031.jpg

C'est sous le slogan : "Risque nucléaire : ils ne voient rien, ils n'entendent rien... On en parle !" que Greenpeace a organisé un rassemblement place du Capitole à Toulouse, ce samedi 28 avril 2012.

Greenpeace a appellé à des "rassemblements citoyens" dans 22 villes de France ceweek-end pour dénoncer "l'égale irresponsabilité des deux prétendants à la présidence de la République face au risque nucléaire".

Plus d'informations : Greenpeace

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Nucléaire
commenter cet article
26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 15:07

 

«N'attendons pas qu'une catastrophe arrive sur notre territoire, n'attendons pas d'être nous-mêmes des réfugiés du nucléaire pour enfin mesurer toute la dangerosité de cette technologie mortifère.» Par Michèle Rivasi, députée européenne EELV.

 

 



Voilà une discussion de comptoir que certains ont pu entendre:


- Tiens, à la fin du mois c'est l'anniversaire de Tchernobyl: 26 ans déjà.
- Ah bon? Je croyais que c'était celui de Fukushima...
- Je ne sais plus...c'est vrai qu'on s'y perd dans les dates!


Si nous continuons notre fuite en avant nucléaire, nous aurons bientôt une catastrophe nucléaire à célébrer chaque mois de l'année. Les bougies de l'ironie seront-elles assez nombreuses pour le gâteau de l'infamie?

Vingt-six ans après la catastrophe de Tchernobyl, survenue le 26 avril 1986, les conséquences sanitaires se font toujours ressentir sur place et la sécurisation du site n'est nullement achevée.

En effet, le premier sarcophage, construit dans l'urgence, n'est pas étanche à l'humidité: on estime à 100 m2 la surface des interstices ouverts dans sa structure de béton et d'acier. Ce sarcophage a par ailleurs montré des signes de fragilité, laissant planer un doute mortel sur les quatre tonnes de poussières radioactives encore présente sur le site.

C'est pourquoi l'an dernier, la conférence des donateurs pour Tchernobyl s'est engagée sur un financement à hauteur de 550 millions d'euros pour construire une nouvelle enceinte de protection... alors que le programme complet des travaux est évalué à 1 540 millions d'euros, dont 990 millions d'euros pour le seul sarcophage. Des chiffres astronomiques qui n'ont pourtant toujours pas permis la récupération du cœur radioactif, sa prise en charge et son conditionnement posant encore des problèmes techniques et de financement.

Alors que des millions sont engloutis dans une sécurisation qui ne durera qu'un siècle selon les experts en charge du projet, les populations ne touchent pas un kopek et sont laissées dans le plus grand dénuement. Entre six et sept millions de personnes vivent encore dans les 150 000 km2 de territoires contaminés au césium en Ukraine, en Biélorussie et en Russie.

Rien qu'en Ukraine 2,4 millions d’Ukrainiens (dont 428 000 enfants) souffrent de problèmes de santé liés à la catastrophe, selon les chiffres du ministère ukrainien de la santé. Les liquidateurs victimes de l’irradiation lors de l’accident sont éparpillés aux quatre coins de l'ex-URSS, ce qui empêche tout suivi épidémiologique. Pire, aujourd'hui, les enfants nés après la catastrophe sont victimes de la contamination par l’ingestion d’aliments cultivés en territoires contaminés. Le Japon est en passe de faire les frais d'un tel scénario, même si la traçabilité des victimes devrait être plus facile et donc leur prise en charge améliorée...

Ce qui se passe à Tchernobyl et au Japon nous concerne tous. Si l'URSS n'avait pas sacrifié la vie des centaines de milliers de liquidateurs, une grande partie de l'Europe aurait pu devenir inhabitable. Aujourd'hui, le Japon doit rester une source de préoccupation puisque la catastrophe est loin d'être circonscrite et ravive les craintes à chaque nouveau séisme.

Des milliers de barres de combustible irradié sont encore présentes au sein des différents réacteurs et piscines de refroidissement de la centrale de Fukushima. En cas de tsunami ou de tremblement de terre, les enceintes de confinement endommagées risquent de céder et de libérer des quantités de radionucléides bien plus importantes que la catastrophe initiale ne l'a déjà fait.

Ce serait un véritable cataclysme écologique et humain car une partie de ces barres contiennent du MOX (dans le réacteur 3 assurément), un mélange d'uranium appauvri et de plutonium retraité dont l'inhalation de quelques milligrammes suffit à provoquer un décès. Rappelons au passage que le plutonium est le fruit mortifère de la création humaine, puisqu'il n'existait pas à la surface du globe avant les premiers essais nucléaires et leurs retombées radioactives. Aussi, n'oublions pas que le MOX est la fierté mondiale du groupe français Arevaseule entreprise à produire ce type de combustible– qui nous vaut le doux sobriquet de shi no shônin (marchands de mort) au Japon.

Selon les estimations, environ 1 500 barres de combustible se trouveraient dans le réacteur 4 (le plus affaibli des bâtiments) et environ 10 000 sur l'ensemble du site de Fukushima Daiichi. Si le réacteur 4 s'effondre, la radioactivité ambiante sera telle que plus aucune intervention ne sera possible sur le site et nous n'aurons plus qu'à croiser les doigts pour éviter une catastrophe dont l'étendue est inimaginable. Vous pouvez d'ailleurs croiser les doigts une petite dizaine d'années, puisque c'est le temps jugé nécessaire par Tepco pour retirer le combustible usé des piscines de désactivation. Ce retrait ne commencera pas avant deux ans, du fait d'une radioactivité encore trop importante. L'extraction du combustible fondu dans les réacteurs 1 à 3 commencera d'ici dix ans et durera au moins deux décennies. Je vois difficilement comment l'on peut relativiser de tels risques quand on connaît l'activité sismique aussi intense que régulière du Japon.

Face à la difficile réalité que nous imposent ces faits –et avant de lancer aveuglément une nouvelle génération de centrales ou de rallonger la durée de vie de nos centrales existantes– il est temps de réfléchir à l'avenir énergétique de notre pays comme à celui de l'ensemble du globe. N'attendons pas qu'une catastrophe arrive sur notre territoire, n'attendons pas d'être nous-mêmes des réfugiés du nucléaire pour enfin mesurer toute la dangerosité de cette technologie mortifère.

La demi-vie de notre crainte humaine ne doit plus laisser place à la demi-vie de notre résignation technologique. La renaissance du nucléaire semblait enfin avorter, soyons sûr qu'il ne ressurgisse jamais: plutôt que vivre à moitié l'illusion nucléaire, vivons pleinement la transition énergétique!

 


Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Nucléaire
commenter cet article
17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 14:44

 

 

 

 

Le Monde.fr | 17.04.2012 à 11h57 • Mis à jour le 17.04.2012 à 14h27

Par Samuel Laurent

 
 
Le 10 décembre 2007, M. Sarkozy recevait M. Kadhafi.

 

"Permettez-moi de vous dire que s'il y a un chef d'Etat qui, dans le monde, n'a pas frayé avec M. Kadhafi et est responsable de son départ et de ce qui lui est arrivé, je pense peut-être que c'est moi".

Sur France Inter, mardi 17 avril, Nicolas Sarkozy a cherché à minimiser les liens tissés, au début de son quinquennat, avec le régime du colonel Kadhafi. Un régime qu'il a effectivement combattu en 2011, dans la foulée des révolutions arabes, en prenant la tête de la coalition internationale contre la dictature libyenne et en soutenant les insurgés.

Mais, mardi, le président-candidat a démenti catégoriquement avoir cherché à vendre à Tripoli une centrale nucléaire, comme l'affirme l'ex-patronne du groupe Areva, Anne Lauvergeon, qui assure dans un livre que les négociations ont duré jusqu'à l'été 2010. "C'est mensonge éhonté", s'est emporté M. Sarkozy. "Il n'a jamais été question de vendre une centrale à M. Kadhafi".

 


 

Lire : M. Sarkozy nie toute tentative de vente de centrale nucléaire à la Libye

 

Des affirmations pourtant aisément démenties par... les discours de M. Sarkozy, disponibles sur le site de l'Elysée.  Le 3 juillet 2008, le chef de l'Etat affirme : "Je sais qu'il y a des gens et des pays qui se disent : n'est-ce pas un peu dangereux de proposer le nucléaire civil à des pays comme l'Algérie, les Emirats arabes unis, ou la Libye ? Ce qui serait vraiment dangereux, ce serait de leur refuser. D'abord parce qu'on donnerait raison à l'Iran qui fait croire que l'Occident refuse par principe le nucléaire à des pays musulmans. Mais aussi parce que chaque baril de pétrole et chaque mètre cube de gaz économisé sur la planète (...) c'est un peu moins d'effet de serre".

 UN ACCORD FRANCO-LIBYEN SUR LE NUCLÉAIRE DÈS JUILLET 2007

Et cette théorie fut mise en application avec le colonel Kadhafi. Ainsi, ce commmuniqué du ministère des affaires étrangères, en date du 8 juillet 2009, faisant état de la signature par Alain Joyandet, alors secrétaire d'Etat à la coopération, d'un "accord de coopération pour le développement des utilisations pacifiques de l'énergie nucléaire avec Abdelaati Ibrahim el Obeidi, ministre libyen des affaires européennes".

Ce document rappelle explicitement que cet accord fait suite à un "premier mémorandum d'entente", "signé à l'occasion du déplacement du président de la République française à Tripoli, le 25 juillet 2007 qui prévoyait la conclusion d'un accord de coopération "pour le développement des utilisations pacifiques de l'énergie nucléaire".

Le document en question est consultable sur le web. Cosigné par le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner et son homologue Mohamed Chalgam, il prévoit "d'autoriser les instutions et entreprises industrielles des deux pays à œuvrer conjointement en vue de la réalisation de projets de production d'énergie nucléaire et de dessalement de l'eau, ainsi que d'autres projets de développement liés à l'utilisation pacifique de l'énergie atomique".

Ce projet nucléaire n'a pas cessé de se poursuivre. Le 21 octobre 2010, moins d'un an avant la chute du régime de Kadhafi, le ministre français de l'industrie, Christian Estrosi, signait à Tripoli un partenariat stratégique prévoyant toujours l'ouverture de négociations pour la construction d'une centrale nucléaire.

EN 2009, KADHAFI ÉTAIT "DEVENU FRÉQUENTABLE"

Du reste, la France a "frayé" régulièrement avec le régime de Tripoli avant sa chute. Le 11 juin 2010, un décret ratifiait ainsi un accord de coopération "en matière de sécurité et de lutte contre la criminalité organisée".

L'année précédente, en septembre 2009, Alain Joyandet se rendait à Tripoli pour célébrer le 40e anniversaire de la révolution libyenne et donc les 40 ans de pouvoir de Muammar Kadhafi. Dans le JDD, il jugeait que ce dernier était "devenu fréquentable". Et n'hésitait pas à affirmer : "Si des avions de chasse doivent être vendus, autant que ce soit la France qui les vendent."

Lire : Quand la diplomatie française louait la "Libye nouvelle"

Samuel Laurent

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Nucléaire
commenter cet article
14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 17:23
| Par Jade Lindgaard

 

C’est l’une des questions les plus déterminantes du débat énergétique européen : en sortant du nucléaire, l’Allemagne va-t-elle brûler plus de charbon et de gaz, et détériorer son bilan carbone ? Bien évidemment, assurent les défenseurs de l’atome, pour qui l’argument climatique est devenu premier (voir par exemple ce billet de l’association Sauvons le climat).

En réalité, cette affirmation est contredite par les données énergétiques allemandes : en 2011, l’Allemagne n’a pas compensé la fermeture d’une partie de ses centrales nucléaires en brûlant plus de gaz et de charbon, mais en réduisant ses exportations d’électricité et en augmentant sa production d’énergie de source renouvelable. Telle est l'analyse du chercheur Andreas Rudinger dans une passionnante note rédigée pour l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri). Cela ne garantit pas qu’elle parvienne à respecter ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre (– 80 % en 2050). Mais c’est un sérieux indicateur qu’elle s’est mise en situation de le faire.

« Les décisions post-Fukushima ne constituent ni un renversement brutal de la politique nucléaire existante, ni un obstacle majeur à la réalisation des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre », explique ce spécialiste en politiques énergétiques et climatiques. A la suite de l’accident japonais de Fukushima Daiichi, Berlin a décidé l’arrêt anticipé de huit réacteurs (sur un total de dix-sept). Long d’une vingtaine de pages, cet article détaille, chiffres à l’appui, les paradoxes du tournant énergétique allemand. Sa lecture va à l’encontre de bien des idées reçues si souvent claironnées en France.

D’abord, la production d’électricité d’origine fossile n’a pas augmenté en 2011 par rapport à 2010, calcule Andreas Rudinger. Une stabilité permise par la diminution de la consommation intérieure brute (2 TWh), alors que la production de renouvelables a gonflé de 19 %. A l’avenir, les scénarios officiels font état, de plus, de l’ambition de ne pas compenser la perte des capacités nucléaires par un recours accru aux centrales à combustion fossile. Pourtant, l’Allemagne est bien en train de construire des centrales fossiles (10 Gigawatt). Mais, les installations en construction « visent en premier lieu à remplacer des centrales vétustes et polluantes par des centrales plus efficaces (…) et à réduire la part des centrales thermiques à charbon au profit de centrales à gaz et à co-génération», révèle le chercheur. C’est ce paradoxe qui explique que, contrairement à ce qu’affirment les pro-nucléaires, l’Allemagne peut à la fois construire de nouvelles centrales à gaz et améliorer son bilan carbone.

 

La fin du plus important conflit technico-politique

Ensuite, l’Allemagne a « considérablement réduit sa marge d’exportation » sans pour autant devenir exportatrice nette d’électricité, sur l’ensemble des échanges avec les pays transfrontaliers. Sur ce sujet, il y a bien une exception française, puisque l’année dernière, la France est, pour la première fois depuis de longues années, devenue exportatrice d’électricité vers son voisin allemand.

Mais cette exception n’est pas représentative de la situation de la balance commerciale de notre voisin : l’Allemagne est exportatrice nette sur toute la période observée, malgré la fermeture de réacteurs nucléaires, avec une marge d’exportation de 6,3 Terrawattheure (TWh). Les importations ont progressé de 18 % entre 2010 et 2011, mais les exportations n’ont diminué que de 6,5 %. Surprise : l’Allemagne a été importatrice nette pendant les mois les plus chauds, pourtant moins consommateurs, et fortement exportatrice pendant la période la plus froide. Pourquoi ? « Elle souhaite maintenir des capacités à l’export pour profiter de la variation des prix du marché dans une logique d’optimisation économique », analyse le chercheur.

Ce n’est pas qu’une question de kilowatt et de tuyau, mais aussi de consensus politique, pointe par ailleurs l’article de l’Iddri. La réforme de la politique nucléaire, le 30 juin 2011, a reçu 83 % d’approbation, avec le soutien des quatre grands partis (CDU, SPD, FDP et Verts). Cette union nationale signe la fin du « plus important conflit technico-politique de ces quarante dernières années ». C’est un « déclencheur politique ». Et elle rend ainsi possible l’adhésion collective à un ambitieux projet de transition énergétique à l’horizon 2050.

Finalement, conclut le chercheur, la décision de sortie du nucléaire n’apparaît que comme « une étape intermédiaire » de la transformation du modèle énergétique allemand. Une difficulté supplémentaire, dans la perspective de la sortie du carbone pour lutter contre le changement climatique. Mais un problème surmontable.

Un an après l’accident de Fukushima, l’Allemagne emprunte donc la voie d’une sortie du nucléaire et d’une lutte maintenue contre le changement climatique. Preuve, pour l’instant, que ces deux horizons ne sont pas incompatibles.


Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Nucléaire
commenter cet article
11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 09:38

 

Le Monde - il y a 2 heures


La candidate EELV à l'Elysée a affirmé mercredi 11 avril sur i-Télé que "l'enjeu" du prochain quinquennat était la fermeture de "plusieurs centrales" nucléaires alors que François Hollande n'en a annoncé qu'une, celle de Fessenheim.

 

"Notre convention, notre accord signé prévoit la fermeture de 24 centrales", a-t-elle relevé à propos de l'accord PS-EELV de novembre. "Et donc, l'enjeu est de fermer plusieurs centrales pendant ces cinq années". Interrogée sur la déclaration, la veille, du candidat PS ("Je suis socialiste et je me sens écologiste"), l'eurodéputée a lancé: "c'est une très bonne nouvelle, ça veut dire que nous avons devant nous des débats concrets sur la transition énergétique, la sortie du nucléaire, et surtout la montée en puissance de la lutte contre le réchauffement climatique"."Nous avons la chance en France de pouvoir" sortir du nucléaire "en douceur, de ne pas être dans la situation du Japon, il faut prendre cet avertissement pour ce qu'il est" a-t-elle ajouté.

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Nucléaire
commenter cet article
10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 19:23
Rue89 - défaillances 10/04/2012 à 16h50

Elsa Fayner

 

Envoyer l'article par email

 

La centrale de Penly, en Seine-Maritime (REUTERS/Pascal Rossignol)

 

Jeudi 5 avril, vers midi, deux flaques d’huile prennent feu dans le bâtiment abritant le réacteur numéro 2 de la centrale de Penly (Seine-Maritime). Puis un joint de la pompe du circuit de refroidissement – qui sert à refroidir le cœur du réacteur – se met à fuir.

Documentaire

Depuis le début des années 90, l’entretien des centrales nucléaires françaises est sous-traité. J’étais tombée sur cette information voilà cinq ans. Intriguée, j’avais commencé à me renseigner, à rencontrer des sous-traitants. Ils vivaient dans des caravanes, au pied du château de Chinon. Durant quelques mois. Avant de repartir pour parcourir 600 km dans la nuit et rejoindre une nouvelle centrale.

J’avais proposé à plusieurs magazines et chaînes de télévision de les suivre pour savoir comment ils vivaient et comment ils travaillaient. Personne n’avait été intéressé. Jusqu’à Fukushima. Fin 2012, j’ai pu réaliser un documentaire sur leurs conditions de travail et les conséquences que peut avoir leur dégradation sur la sûreté des centrales. « Nucléaire : la bombe humaine » est diffusé ce soir, mardi 10 avril, 20h30, sur France 5.

Une eau radioactive est « collectée dans des réservoirs prévus à cet effet [...] à l’intérieur du bâtiment réacteur », selon EDF, qui assure que l’incident n’a eu « aucune conséquence sur l’environnement ». Le réacteur est néanmoins à l’arrêt depuis jeudi.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a mené une inspection sur le site et publiera ses conclusions « dans quelques jours ». Provisoirement, l’ASN a classé l’incident au niveau 1 sur l’échelle INES, l’échelle internationale des événements nucléaires, qui en compte 7. Ce qui arrive rarement.

En six mois, c’est pourtant le deuxième incident de ce niveau survenu à la centrale de Penly.

Le 28 novembre 2011, l’ASN signalait, sur un réacteur, la perte de l’alimentation normale d’un tableau électrique, lors d’une opération de maintenance. Un groupe électrogène avait été automatiquement mis en route par le système de protection du réacteur.

Des défaillances humaines

En cause ce jour-là, selon l’Autorité de sûreté :

  • « un manque de rigueur » ;
  • « une configuration inappropriée des circuits électriques du réacteur » ;
  • « des défaillances relevées en matière de culture de sûreté des intervenants ».

Autrement dit, des manquements dans la formation et la pratique des travailleurs du nucléaire étaient à déplorer.

Treize mois après la catastrophe de Fukushima, comment cette dimension est-elle prise en compte par les autorités de sûreté nucléaires en France ?

Les stress tests ont failli oublier l’homme

Dans les semaines qui ont suivi l’accident japonais, les autorités européennes ont demandé que des « évaluations complètes des risques et de la sûreté » soient menées dans les centrales des Etats membres.

En France, les « évaluations complémentaires de sûreté » doivent se pencher sur :

  • les séismes ;
  • les inondations ;
  • la perte des alimentations électriques ;
  • la perte de la source froide ;
  • la gestion de crise.

In extremis, ce qu’on appelle pudiquement en entreprise les « facteurs humains » sont ajoutés au cahier des charges. A la demande du Haut comité pour la transparence et l’information sur la sûreté nucléaire (HCTISN), chargé de veiller au bon déroulement de ces stress tests.

Composée notamment de représentants des exploitants et des syndicats, l’instance demande surtout d’examiner la situation des sous-traitants, ces 20 000 prestataires extérieurs qui s’occupent de la maintenance des réacteurs, au gré des besoins et des appels d’offres.

Des stress tests inquiétants

Les centrales remettent leur copie mi-septembre comme convenu. L’Autorité de sûreté examine les dossiers pour publier un bilan complet début janvier 2012. Si l’instance ne demande la fermeture d’aucun site, elle n’en révèle pas moins un certain nombre de dysfonctionnements de taille :

  • « Sur la plupart des sites, les opérateurs de conduite ne sont pas sensibilisés au risque sismique » ;
  • « La plupart des sites n’ont pas établi de procédures pour une gestion de crise dans la durée » ;
  • Concernant le risque d’inondation, l’ASN considère que « la gestion de la protection volumétrique doit être améliorée sur plusieurs sites inspectés » ;
  • L’ASN estime qu’il est nécessaire de réévaluer les risques induits par les autres activités industrielles présentes autour des installations nucléaires. Pour la centrale de Gravelines, notamment, il s’agit d’évaluer « l’impact de l’oléoduc enjambant le canal d’amenée de Gravelines et de sa passerelle sur le site. »

En réponse, l’Autorité de sûreté nucléaire préconise notamment la mise en place :

  • sur chaque site d’un « noyau dur » de dispositions matérielles et organisationnelles permettant de maîtriser les fonctions fondamentales de sûreté dans des situations extrêmes ;
  • d’une force d’intervention rapide.

Les conditions de travail restent dans l’ombre

Côté facteurs humains, la position de l’ASN se révèle plus ambiguë. L’Autorité ne demande, sur ce point-là, aucune mesure concrète, alors même qu’elle relève des défaillances graves :

  • « EDF n’a pas suffisamment démontré que le champ des activités sous-traitées, à la fois en termes de types d’activités considérés et en termes de compétences internes préservées, est compatible avec la pleine responsabilité d’exploitant en matière de sûreté et de radioprotection » ;
  • Concernant Areva, « l’ASN ne peut se prononcer pleinement sur la gestion de la sous-traitance, étant donné que les éléments fournis sont incomplets. »

Autrement dit, EDF, le principal exploitant français, ne fournit pas les garanties permettant d’assurer qu’il garde la maîtrise des conditions de travail et des comportements de ses sous-traitants. Et, pour l’instant, l’ASN laisse faire.

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Nucléaire
commenter cet article
6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 17:02
| Par Michel de Pracontal

Vue de Penly 
Vue de Penly© EDF

 L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a procédé, vendredi 6 avril, à une inspection sur le site de la centrale de Penly, à 15 kilomètres de Dieppe (Seine-Maritime), après l’incident survenu la veille. Selon Simon Huffeteau, chef de la division de Caen de l’ASN, les conclusions de l’inspection seront publiées «d’ici environ une semaine». L’ASN indique que l’incident n’a pas eu de conséquence sur l’environnement et l’a classé «provisoirement» au niveau 1 de l’échelle internationale des événements nucléaires (Ines), qui va de 0 (écart sans conséquence pour la sûreté) à 7 (accident majeur tel que Tchernobyl ou Fukushima).

C’est le deuxième incident de niveau 1 signalé cette année sur le site de Penly, qui comporte deux réacteurs nucléaires de 1300 MW chacun. Une quinzaine d’incidents de niveau 1 ont eu lieu sur l’ensemble du parc nucléaire d’EDF en 2012, plus un événement de niveau 2 survenu à la centrale de Cattenom, en Lorraine. «Le classement du dernier incident de Penly au niveau 1 étant provisoire, on ne peut pas exclure qu’il soit ensuite modifié, mais le niveau de sûreté de ce site était jusqu’ici considéré comme satisfaisant », dit Simon Huffeteau.

L’incident a débuté par une fuite d’huile dans une des pompes du circuit primaire. On ignore pour l’instant les causes précises de cette fuite, qui s’est produite alors que le réacteur était en fonctionnement à pleine puissance. Tout incident qui affecte le circuit primaire est potentiellement lourd de conséquences, parce que ce circuit est en contact avec le cœur du réacteur, qui contient le combustible radioactif. L’eau du circuit primaire, chauffée par le cœur, est portée à une pression d’environ 150 bars et à une température de l’ordre de 300°C. Quatre pompes font circuler cette eau, qui transmet sa chaleur au circuit secondaire par l’intermédiaire d’un générateur de vapeur. L’eau du circuit secondaire, vaporisée, fait tourner la turbine qui produit l’électricité.

Le 5 avril, l’huile qui s’est échappée d’une des quatre pompes primaires du réacteur n°2 de Penly a provoqué deux départs de feu qui ont déclenché une alarme à 12h20. Le manque d’huile a entraîné l’échauffement de la pompe. Selon une note d’information de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, organisme d’expertise de l’ASN),  «une température anormalement élevée au niveau de la pompe primaire concernée a provoqué son arrêt, qui a lui-même entraîné l’arrêt automatique du réacteur». Les trois autres pompes primaires ont permis de maintenir le refroidissement du cœur du réacteur.

 

Schéma d'un réacteur de la centrale de Penly 
Schéma d'un réacteur de la centrale de Penly© IRSN

Les pompiers sont intervenus pour éteindre le feu d’huile, ce qui a nécessité d’entrer dans le bâtiment réacteur. Selon EDF, l’opération n’a provoqué aucun rejet à l’extérieur de l’installation. Un opérateur présent sur le site pendant l’incendie nous a confirmé que le niveau de radioactivité dans le bâtiment réacteur permettait d’y pénétrer et qu’aucune information n'allait dans le sens d’un rejet radioactif dans l’atmosphère.

Cependant, la ventilation du bâtiment réacteur a pu entraîner l’expulsion de fumée contenant de la radioactivité. Mais, « s’il y a eu des rejets, ils n’ont pas dépassé le cadre de ce qui se produit en fonctionnement normal », estime Simon Huffeteau.

L’incident ne s’est pas limité au feu d’huile. En début de soirée, EDF a constaté, selon l’IRSN, «  une fuite d’eau anormalement élevée sur un des joints de la pompe primaire concernée par la fuite d’huile ». Situation qui a entraîné la mise en alerte de l’ASN et l’activation du Centre technique de crise de l’IRSN.

Selon EDF, «dans la nuit du 5 au 6 avril, les équipes de la centrale de Penly ont réussi à maîtriser la fuite d'eau sur le joint de la pompe du circuit primaire de refroidissement du réacteur en faisant baisser la pression et la température de ce circuit ». La fuite a été stoppée à 4 heures du matin, ce qui a permis « de lever le plan de mobilisation interne à 5h15 ce matin (6 avril) ».

L'incident aurait pu tourner nettement plus mal

EDF, l’ASN et l’IRSN affirment que les opérations de refroidissement et de réduction de la pression du circuit primaire ont pu s’effectuer dans le cadre d’un fonctionnement normal, sans pollution radioactive dépassant les autorisations et sans rejets d’eau du circuit primaire à l’intérieur du bâtiment réacteur.

 

Centrale de Penly 
Centrale de Penly© Morpheus2309

L’IRSN explique que l’étanchéité d’une pompe primaire est assurée par une succession de joints à « fuite contrôlée » qui se trouvent au niveau de l’axe de la pompe (voir schéma ci-dessous). « Le premier de ces joints a présenté une fuite d’eau excessive, indique l’IRSN. L’eau de cette fuite était toutefois collectée normalement au niveau du joint suivant et l’étanchéité de la pompe est restée assurée. »

Autrement dit, l’eau radioactive du circuit primaire ne s’est pas répandue dans le bâtiment réacteur, mais est restée contenue dans les circuits de la pompe. Toutefois, les choses auraient pu tourner nettement plus mal, si l’on s’en tient aux explications de l’IRSN : «La cause de cette fuite excessive du premier joint n’étant pas connue et une dégradation des joints suivants pouvant conduire à une fuite externe à la pompe, EDF a entrepris les opérations de repli du réacteur, conformément aux procédures incidentelles existantes, afin de rejoindre l’état sûr final d’un réacteur à l’arrêt, dit « arrêt à froid » (circuit primaire à une pression d’un bar et eau à une température d’environ 60 °C). »

 

Schéma d'une pompe primaire 
Schéma d'une pompe primaire© IRSN

En somme, tout a fini par rentrer dans l’ordre. Mais ni EDF ni les experts de la sûreté nucléaire ne peuvent expliquer aujourd’hui pourquoi le circuit d’huile de la pompe primaire s’est détérioré ni pourquoi cette pompe a subi une fuite d’eau aussi importante. Qui plus est, aucune des sources que nous avons interrogées n’a pu établir de lien entre cet incident et des événements antérieurs.

Il s’agit donc d’une panne inexpliquée survenant sur un organe vital du circuit primaire, ce qui suffit à qualifier l’incident de sérieux. En effet, toute atteinte à l’intégrité du circuit primaire présente un risque important. Et cela, même s’il s’avère que l’incident reste classé au niveau 1 et s’il se confirme qu’il n’a pas eu de conséquence pour l’environnement.

A cet égard, le collectif « Stop EPR, ni à Penly, ni ailleurs » estime que l’événement de Penly  devrait être classé au niveau 2 (plus qu’une simple anomalie). Rappelons à ce propos que le site de Penly avait été retenu pour construire un deuxième EPR en France, après celui de Flamanville. L’enquête publique devait être menée en octobre 2011, mais EDF en a demandé le report en 2012. Le nouvel incident ne devrait pas contribuer à accélérer la décision.

« Stop EPR » indique par ailleurs que des prélèvements seront effectués ces jours-ci par l’ afin de vérifier qu’il n’y a pas eu de rejets à l’extérieur de la centrale.

En tout état de cause, le scénario-catastrophe imaginé par Mediapart à la centrale de Fessenheim reste heureusement dans le registre de la fiction (voir ici). Mais la floraison d’incidents sur le parc d’EDF en ce début d’année rappelle que la sûreté nucléaire est un combat permanent. Jeudi 5 avril, à peine une heure après l’alarme incendie survenue à Penly, un réacteur de la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) s’est arrêté automatiquement dans le cadre d’une procédure d’urgence. Suite à un problème mineur, selon EDF, qui prévoyait le rédémarrage du réacteur dans la soirée du 6 avril.

 

 

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Nucléaire
commenter cet article
5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 17:08

 

Le Monde.fr avec AFP | 05.04.2012 à 17h11 • Mis à jour le 05.04.2012 à 18h46

 
Dix camions de pompier se sont mobilisés pour stopper l'incendie dans la centrale nucléaire de Penly, en Seine-Maritime.

Un incendie "sans gravité", selon EDF, s'est déclenché dans un local pourtant situé dans le bâtiment du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Penly, en Seine-Maritime. Une alarme incendie s'est mise en route, jeudi 5 avril à 12h20, en raison d'un dégagement de fumée et le réacteur s'est arrêté automatiquement. "Il n'y a pas de blessés et les installations sont en sécurité", a déclaré un porte-parole de la société.

Le président de la Commission locale d'information (CLI), Serge Boulanger, a précisé à l'AFP avoir été informé en début d'après-midi par EDF "d'un dégagement de fumée au niveau d'une pompe d'alimentation d'eau qui se serait mise à fumer suite à un manquement d'huile, au niveau de l'enceinte du réacteur 2". Selon ces informations, "il y aurait eu de la fumée mais pas de flammes", a ajouté M. Boulanger.

Une dizaine de camions de pompier sont venus en renfort des équipes de lutte anti-incendie d'EDF, déjà sur place. L'Autorité de sûreté nucléaire, la préfecture de région, la sous-préfecture de Dieppe et la CLI ont été immédiatement informées de cet évènement.

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Nucléaire
commenter cet article
21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 15:51

 

| Par La rédaction de Mediapart

«Aucun impact ni sur la sûreté des installations, ni sur l'environnement»: la direction de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) l'assure, l'arrêt automatique du réacteur n°2 est sans conséquence «sur la sûreté des installations». Ce n'est qu'«un dysfonctionnement sur le transformateur principal».

Le réacteur en question venait juste d'être remis en route le 6 mars, après plusieurs mois de maintenance et de vérifications pour sa troisième visite décennale

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Nucléaire
commenter cet article
14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 12:17

Récit | Le Monde.fr | 14.03.12 | 10h07   •  Mis à jour le 14.03.12 | 12h46

 
 

 

Luc Oursel (à g.), président du directoire d'Areva, Vincent de Rivaz, directeur général d'EDF et Ed Davey (à g. au second plan), le ministre de l'énergie britannique, le 17 février à Paris.

Luc Oursel (à g.), président du directoire d'Areva, Vincent de Rivaz, directeur général d'EDF et Ed Davey (à g. au second plan), le ministre de l'énergie britannique, le 17 février à Paris.AFP/BENOIT TESSIER


Londres, correspondance - Ils sont quatre, très influents anciens directeurs des Amis de la Terre, l'une des associations britanniques les plus puissantes sur les questions d'énergie. Jonathon Porritt, Tony Juniper, Charles Secrett et Tom Burke ont tous les quatre tapé du poing sur la table, ce mardi 13 mars, en envoyant une lettre au vitriol à David Cameron, le premier ministre britannique.

Ils dénoncent son soutien sans faille à la construction de nouvelles centrales nucléaires, avec un argument choc : "Le gouvernement est en train de donner le contrôle de l'avenir énergétique et climatique du Royaume-Uni au gouvernement de la France." Derrière ce "French bashing" toujours efficace, le coup de gueule vise le nucléaire, et en premier lieu EDF, qui espère construire quatre centrales EPR outre-Manche. C'est – de loin – la principale entreprise derrière le renouvellement du nucléaire, souhaité par Downing Street.

L'ANTI-"FROGGIES", UNE ARME MARKETING

Mais pour financer son gigantesque projet – autour de 25 milliards d'euros au total –, la compagnie électrique française négocie depuis des années des conditions d'investissement favorables auprès du gouvernement britannique. Vincent de Rivaz, le patron de la branche britannique d'EDF, connaît par cœur les ministres de l'énergie qui se succèdent depuis une décennie, et fait tourner une machine de lobbying très efficace.

Il serait sur le point d'emporter la bataille, selon les quatre défenseurs de l'environnement. Downing Street a lancé l'an dernier une grande réforme de l'énergie, et EDF serait en passe d'obtenir les concessions désirées. "Le gouvernement offre des subventions considérables au nucléaire", accuse M. Burke, l'un des auteurs de la lettre.

Selon lui, la réforme apporte deux cadeaux importants à EDF. Le premier est un "prix plancher" du CO2, qui force les entreprises qui émettent du gaz carbonique à payer un prix croissant au fur et à mesure des années. Cela rend comparativement plus rentables les énergies "propres" – renouvelable et nucléaire –, qui n'émettent pas de CO2. Le second est un prix garanti pour l'électricité propre, y compris nucléaire. Le niveau exact de ce prix est en cours de négociation. "EDF a mis le pistolet sur la tempe du gouvernement britannique, et lui dit que s'il ne lui donne pas ce qu'il souhaite, il retirera son investissement", affirme M. Burke.

Bien sûr, l'attaque de l'ancien patron des Amis de la Terre contre les méchants "Froggies" est avant tout une arme marketing. "C'est une façon de mettre mal à l'aise un premier ministre eurosceptique", sourit-il. Sa vraie cible est le nucléaire.

L'ÉNERGIE RENOUVELABLE PLUS ATTRAYANTE

Outre les dangers de cette technologie, il estime aussi que ses coûts sont désormais trop élevés, particulièrement depuis l'accident de Fukushima l'an dernier. "Il n'y a pas de raisons de croire qu'Areva [l'entreprise qui fabrique le réacteur de l'EPR] sera capable de construire les nouveaux réacteurs dans les temps et les budgets impartis, écrivent les quatre auteurs de la lettre. Deux actuellement en construction ont quatre ans en retard et coûtent deux fois plus que prévu."

Selon eux, mieux vaudrait mettre tous les efforts sur l'énergie renouvelable, dont les coûts baissent rapidement. Sinon, l'argent des contribuables britanniques risquent d'engraisser ces maudits Frenchies.

Eric Albert

 


Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Nucléaire
commenter cet article

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22