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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 14:52

 

| Par Jade Lindgaard

 

Notre-Dame-des-Landes, envoyée spéciale

Depuis le 11 avril, deux agriculteurs opposés au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, sont en grève de la faim. Michel Tarin est un paysan retraité, propriétaire d’une petite parcelle de terrain sur la zone réservée aux travaux. Marcel Thébaud exploite avec son épouse une petite ferme d’élevage. Tous deux viennent de recevoir une ordonnance d’expropriation. Avec une centaine d’autres personnes, ils refusent de céder leurs terres à Vinci, la multinationale qui a remporté le contrat de partenariat public-privé pour la construction et l’exploitation du nouvel aéroport de l’agglomération nantaise.

 

 


Les grévistes exigent l’arrêt des procédures d’expropriation en cours sur le site, ainsi que le réexamen de la déclaration d’utilité publique de l’aérogare. Ils ont écrit aux candidats à l’élection présidentielle pour leur demander de prendre position sur leurs revendications.
Mardi 17 avril, une conseillère générale du Front de gauche, Françoise Verchère, également co-présidente du CéDpa (le collectif des élus contre l’aéroport) a, elle aussi, entamé une grève de la faim, en solidarité avec les deux paysans. Candidate d’Europe Ecologie-Les Verts, Eva Joly a rendu visite, dimanche dernier, au campement des grévistes.

Contesté depuis plusieurs décennies par des habitants du bocage concerné, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est en revanche défendu par le député socialiste et maire de Nantes, proche de François Hollande, Jean-Marc Ayrault. Si bien que, pendant la campagne, les meetings de soutien à François Hollande ont souvent été perturbés par des opposants au projet d’aéroport.

Fin mars, sur 1.650 hectares de zone d’utilité publique, il manquait toujours un peu moins de 600 hectares de terrains aux porteurs du projet. Vinci a obtenu un accord de vente pour 92 parcelles couvrant 144,5 hectares, et le conseil général de Loire-Atlantique possède près de 900 hectares. Mi-mars, les opposants à l’aéroport ont déposé 50 dossiers de pourvoi en cassation contre les ordonnances d’expropriation. Les travaux doivent débuter en 2014, pour une ouverture prévue en 2016.

Retrouver nos articles et enquêtes sur ce projet contesté d'aéroport :

  • Notre-Dame-des-Landes, questions sur l'aéroport de la discorde, enquête sur les failles du contrat de partenariat public-privé signé par Vinci pour construire et gérer le futur aéroport.

 

  • Bienvenue dans la Zone, reportage sur les militants libertaires qui occupent la zone de construction du futur aéroport.

 

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 16:23
| Par La rédaction de Mediapart

Deux agriculteurs opposés au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, ont entamé mercredi 11 avril une grève de la faim. C’est « un cri de colère envers l'obstination du monde politique à vouloir détruire et bétonner », explique leur comité de soutien dans un communiqué. Propriétaire chacun d’une parcelle de terrain se trouvant dans la zone déclarée d’utilité publique pour les travaux, Michel Tarin et Marcel Thébaud, tous deux membres de la Confédération paysanne, viennent de recevoir une ordonnance d’expropriation. Au total, une centaine de propriétaires et d’exploitants agricoles refusent de céder leur terre à Vinci, la multinationale qui a remporté le contrat de partenariat public privé pour la construction et l’exploitation de l’aéroport (voir ici et ici nos enquêtes sur le sujet).

Fin mars, sur 1 650 hectares de zone d’utilité publique, il manquait toujours un peu moins de 600 hectares aux porteurs du projet – Vinci a obtenu un accord de vente pour 92 parcelles couvrant 144,5 hectares, et le conseil général de Loire-Atlantique en possède près de 900 hectares. Mi-mars, les opposants à l’aéroport ont déposé 50 dossiers de pourvoi en cassation contre les ordonnances d’expropriation.

Contesté depuis plusieurs décennies par des habitants du bocage concerné, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est en revanche défendu par le député-maire de Nantes et proche de François Hollande, Jean-Marc Ayrault.

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 22:29

 

france3.fr - Publié le 24/03/2012 | 19:25

Par Evelyne Jousset  

 

Les anti-aéroport se sont rassemblés dès 13h30 dans le centre de Nantes ils sont 3000 de source officielle

La manifestation  se tient dans le centre-ville de Nantes, organisée par des associations locales, des syndicats et des groupes politiques comme Europe Ecologie-Les Verts (EELV), les Alternatifs, la Confédérations Paysanne, Attac ou le Parti de Gauche. Parmi eux 300 ultra.

 

 

171 tracteurs, accompagnés de vélos et d'animaux du bocage, ont convergé vers la ville dés 13h30. Mais un appel à former un "cortège anti-capitaliste" contre "l'aéroport et son monde" a doublé les affichages officiels et a été largement relayé sur internet, alimentant les craintes des autorités quant à des risques de débordements.

Les représentants d'EELV ont eux aussi exprimé leurs craintes. "Nous espérons que les appels à converger des milieux anarchistes mondiaux ne viendront pas masquer notre message", a déclaré Jean-Philippe Magnen, vice-président EELV

 

 

Entre la Préfecture où se trouve l'état major pompiers, gendarmes et le PC au commissariat de Nantes l'on essaie de gérer au mieux ces manifestations dont on craint les débordements.

 

 

 

 

 

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 13:18
http://zad.nadir.org/spip.php?article206

 

Grande manif à Nantes/Naoned

samedi 24 mars 2012, par zadist

Déroulement de la journée

24 MARS 2012 - NANTES / NAONED

 

MANIFESTATION POUR L’ARRÊT IMMÉDIAT DU PROJET D’AÉROPORT A NOTRE-DAME DES LANDES

A l’appel de tous les opposant-e-s au projet d’aéroport

LE 24 MARS, TOUS A NANTES

 

3 CORTÈGES POUR RENTRER DANS LA VILLE

 

Au Nord : Tracteurs, vélos : rdv 12h Esplanade du Cardo Piétons : rdv 12h30 rond point de Rennes

A l’Est : Tracteurs, vélos : rdv 12h à la Haluchère Piétons : rdv 12h30 rond point de Paris

Au Sud : Tracteurs, vélos, piétons : rdv 12h à Pirmil

 

MANIFESTATION DANS LE CENTRE VILLE

 

Départ de la manifestation

13h30 Place du Pont Morand (près de la préfecture)

OCCUPATION PLACE DU CIRQUE A PARTIR DE 15h00

 

source : http://24marsnantes.noblogs.org/

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 14:50

 

Ayrault airport 18/02/2012 à 18h36

Sophie Verney-Caillat | Journaliste Rue89

Alors que la construction de l'aéroport nantais semble inéluctable, une poignée d'irréductibles opposants rêve d'une mobilisation semblable à celle du Larzac.

 


Le local des opposants, « La Vache rit » (Sophie Verney-Caillat/Rue89)

 

(De Nantes) C'est l'histoire d'une ville de province qui se prenait pour une capitale. Son maire, Jean-Marc Ayrault, ne parle plus du « projet » de Notre-Dame-des-Landes, mais d'un aéroport du Grand-Ouest qui est « en train de se faire ». Ce conseiller spécial de François Hollande, que l'on dit « ministrable », a convaincu le candidat PS d'inscrire dans son programme la poursuite de ce projet, vieux de plus de quarante ans, soutenu par la droite locale, indispensable à la région. Circulez, y a rien à voir.

Pour nombre de Nantais, il est trop tard pour inverser le cours de l'histoire. La question de l'aéroport a été écartée de l'accord de gouvernement PS-EELV, et chaque jour dans la presse locale, le syndicat mixte annonce le « décollage imminent » du futur aéroport.

 

 

Présentation du projet d'aéroport par Vinci

Guidée par Ariel Aliega, producteur chilien marié à la fille d'un agriculteur de Notre-Dame-des-Landes, je suis allée à la rencontre de ceux qui peuvent apparaître, vus de Paris, comme des jusqu'au-boutistes défendant leur pré carré, des écolos radicaux refusant le progrès, des décroissants préférant les petits oiseaux à l'emploi. Et je suis tombée sur des citoyens de tous horizons politiques, prônant la bonne gestion des deniers publics, en révolte contre les « mensonges » de l'oligarchie, où les deux partis majoritaires sont alliés aux intérêts économiques des géants du BTP.

« Décider de la société dans laquelle on veut vivre »

Odile Martin se gèle cet après-midi-là, place Royale à Nantes. C'est son tour de tenir la « vigie citoyenne », montée il y a trois ans sur le modèle de celle installée devant le siège de l'OMS à Genève pour demander la vérité sur l'après-Tchernobyl. Odile alpague les passants un par un. Certains ajoutent leur signature aux 25 000 déjà recueillies contre l'aéroport. Odile :

« Il s'agit de décider de la société dans laquelle on veut vivre. Il n'y a qu'une personne sur dix qui soutient cet aéroport, mais les gens ne vont pas s'afficher. Nantes est certes une ville socialiste, mais bourgeoise. »


La vigie citoyenne à Nantes (Sophie Verney-Caillat/Rue89)

 

Débordement par la gauche

A première vue, l'affaire Notre-Dame-des-Landes ressemble à un Larzac qui n'aurait pas trouvé son José Bové.

Après le premier Camp action climat de 2009, quelques dizaines de manifestants ont commencé à squatter des friches et maisons vides. Ces promoteurs de l'autogestion sont toujours sur la lande, mais bien cachés derrière les haies. L'été dernier, des violences avaient éclaté en marge d'une manifestation, et les militants historiques avaient craint que leur mouvement ne soit discrédité.

 


Ariel Aliega (Sophie Verney-Caillat)

 

« En 2014, toute cette histoire sera oubliée », prophétise Cyril Bouligand, dont la ferme est située à 10 km de la future tour de contrôle.

Quand le promoteur Vinci l'a invité à participer à la « ferme pédagogique » projetée à la sortie de l'aérogare « haute qualité environnementale », il a répondu que c'était « odieux de vouloir nous mettre dans un zoo ». Depuis, il boycotte les réunions, empêche le rachat de ses terres, et attend les bulldozers.

« Ce sont les contribuables qui paieront la facture »

Christian Grisollet consacre son temps libre à la distribution du tract « Danger et bruit, mensonges et propagande », dans 100 000 boîtes aux lettres de l'agglomération nantaise. Ce formateur technique, pas personnellement concerné par le futur aéroport, est l'un des coprésidents de l'Acipa, l'association citoyenne, qui revendique 3 000 cotisants dont une cinquantaine de membres très actifs. Il nous jure que « la mobilisation grandit » :

« Depuis la crise, les gens ont compris qu'on a bien d'autres choses à faire avec l'argent public. Vinci a promis 12% de rentabilité à ses actionnaires et si l'aéroport est déficitaire, ce sont les contribuables qui paieront la facture. C'est un cas d'école de ce qu'il ne faut plus faire. »

Une étude prône l'optimisation de Nantes-Altantique

Désormais, c'est sur le terrain économique que les opposants combattent le maire et ses soutiens (l'UMP locale, le conseil général et régional, la chambre de commerce et bien sûr Vinci le concessionnaire).


L'aéroport de Nantes-Atlantique (Sophie Verney-Caillat/Rue89)

 

L'ancienne maire de Bouguenais, la commune où est situé l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique, conseillère générale Front de Gauche, a pris la tête du Collectif d'élus doutant de la pertinence de l'aéroport (le Cedpa, regroupant écologistes, Front de Gauche, NPA, MoDem, une moitié de locaux, une moitié de nationaux) créé en 2009.

Françoise Verchère explique pourquoi il n'y a pas de « nimbysme » (de « Not in my backyard », pas dans ma cour arrière en anglais) dans cette lutte :

« Notre credo est : ni ici ni ailleurs, c'est un projet inutile. Je n'arrive pas à comprendre comment les gens de gauche que je connais déroulent un tel tapis rouge à Vinci. »

Espérant se faire mieux entendre, le millier d'élus du Cedpa a trouvé 20 000 euros pour faire faire une analyse indépendante. Le cabinet hollandais CE Delft, connu pour ses études d'impact économique des grands projets, a rendu en octobre un document de 50 pages qui démonte point par point les scénarios sur lesquels se fonde la Déclaration d'utilité publique (DUP) (décret du 9 février 2008) du projet d'aéroport. Florilège des erreurs relevées :

Voir le document

(Fichier PDF)

  • le prix du pétrole est projeté comme étant 15 à 50% moins cher que ce qu'il est réellement ;
  • le marché des émissions de CO2, qui renchérit le coût de l'aviation, a été omis ;
  • la nouvelle liaison TGV Rennes-Paris prévue pour 2020-2025 devrait inciter beaucoup de Rennais à prendre l'avion à Paris plutôt qu'à Notre-Dame-des-Landes ;
  • si le tram-train pour l'aéroport ne se fait pas tout de suite (or son coût n'est pas dans le budget prévu), cela oblige nombre de passagers à venir en voiture et engendre des coûts de parking élevés...

Et de conclure :

« L'optimisation de Nantes-Atlantique apparaît plus génératrice de richesses pour la France que la construction d'un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes. »

« C'est de la spoliation »


Un autocollant anti-Notre-Dame-des-Landes sur une voiture (Sophie Verney-Caillat/Rue89)

Etienne Boittin lance des procédures tous azimuts pour tenter de bloquer les bulldozers, programmés pour 2014 :

« Parcelle par parcelle, je conteste devant le tribunal administratif les arrêtés de cessibilité de 23 requérants. Tous les jours, j'attaque les actes d'expropriation que reçoivent les agriculteurs.

Les indemnités proposées aux propriétaires sont de 16 centimes par m2, alors que l'un d'eux a acheté son terrain 24 centimes par m2 en 1977. Je demande 5 euros et je considère qu'en-dessous d'1 euro, c'est de la spoliation. »

« On n'y a jamais cru à leurs prévisions »

Gérard Lefèvre, le directeur du Syndicat mixte Aéroport Grand-Ouest réagit tranquillement sur l'analyse économique du cabinet néerlandais. Pour lui :

« Il n'y a rien de nouveau dans les arguments des opposants. Cette étude est très sommaire par rapport à l'analyse de la DUP, et ces accusations sont un peu gratuites. Il n'y a pas de raison de dire qu'on ne sera pas aux 4 millions de voyageurs par an à l'ouverture. »

Pas de raison, sauf que, se souvient Michel Tarin, agriculteur à la retraite et mémoire de la résistance à l'aéroport :


Michel Tarin (Sophie Verney-Caillat/Rue89)

« Les politiques rêvaient d'un aéroport intercontinental comme Roissy et ses 55 millions de passagers, mais Nantes a vocation à rester une plateforme régionale.

En France, on a déjà 147 aéroports dont 14 dans le Grand-Ouest, on n'a pas besoin d'un quinzième. Regardez l'aéroport d'Angers tout neuf, et quasi désert... “

Lui jure que pour l'exproprier, il faudra l'expulser. ‘Il y aura peut-être des drames mais la violence sera de leur côté.’

Vinci, grand bénéficiaire de l'opération ?

Les militants s'appuient désormais sur l'expertise technique de spécialistes de l'aéronautique. Thierry Masson est pilote de ligne chez Air France. Piqué au vif un jour de 2007 où il entend dire que le survol de Nantes est ‘dangereux’, il s'engage :

‘Certes, pour atterrir, il faut survoler la ville. Si on veut interdire les survols, il faudra fermer Toulouse, Marseille, Paris...’

Avec quelque 200 collègues, il se met à fournir des arguments aux opposants ‘dans l'ombre, hors de toute association, en raison des pressions que l'on subit de toutes parts’. Littérature de l'aviation civile en main, il démontre techniquement l'inutilité d'un nouvel aéroport à Nantes :

  • L'approche : ni relief ni météo particulièrement sensibles à Nantes-Atlantique ;
  • La capacité de la piste : l'actuelle (2 900 m + 100 m roulables et un taxiway parallèle) permet d'absorber 35 avions par heure, alors qu'il n'y en a que 10 à 12 actuellement ;
  • La capacité du terminal peut aller jusqu'à 4,1 millions de passagers, il y en a pour l'instant 3,2 millions par an ;
  • Les parkings : il y a un manque à Nantes-Atlantique, mais pourquoi ne pas en construire en étages comme ça se fait partout ailleurs ?
  • Les servitudes, c'est-à-dire le réseau reliant à l'aéroport : il y a justement des voies de chemin de fer s'arrêtant à 150 mètres de Nantes-Atlantique, et le tram a son terminus à 1 km, pourquoi ne pas le prolonger ? »

La communication officielle laisse croire à un transfert d'un aéroport désuet vers un autre tout neuf, mais en réalité, Nantes-Atlantique conservera sa piste pour les besoins de l'usine Airbus de Bouguenais, donc il y aura bien deux aéroports à Nantes.

Libérer des terrains dans cette partie sud-ouest de l'agglomération répond surtout à une logique d'aménagement global : selon l'Insee, répète Jean-Marc Ayrault, Nantes accueillera 150 000 habitants supplémentaires d'ici 2030.

Et c'est notamment le groupe Vinci, qui vient d'obtenir la concession de cinq aéroports de l'Ouest, qui aura le droit de construire de nouveaux quartiers sur les terrains libérés. Le géant du BTP semble soumettre les pouvoirs publics à tous ses désirs. N'a-t-il pas obtenu d'agrandir les parkings du futur aéroport du Grand-Ouest de 7 000 à 11 000 places de parking, alors que les pistes ont été revues à la baisse, faute de moyens ?

MERCI RIVERAINS ! Malène
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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 13:13

Bienvenue dans la Zone

 

| Par Jade Lindgaard

 

Ici, c'est La Belichroute. Un campement d'une bonne dizaine de personnes sur un bout de terre où doit se construire l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à 20 kilomètres de Nantes (voir notre enquête). La Belichroute, ça s'écrit comme on veut. L'abolition de l'orthographe n'est pas la moindre des libérations des occupants des 1700 hectares promis au nouvel aérogare. Un panneau pointe vers « le Far ouezt », autre lieu de vie collective. Une affichette célèbre les « pirates de l'ère ». Une pancarte en forme de bouclier annonce un village de « cultivateureuses » d'horizons intergalactiques. Le nom de Vinci, le concessionnaire du projet, s'écrit parfois avec deux lettres « s » en style gothique façon IIIe Reich.

 

La cuisine de la Belichroute, sur la Zad (JL)
La cuisine de la Belichroute, sur la Zad (JL)

Sur cette enclave administrative à l'intitulé abscons de  « zone à aménagement différée » – tout le monde dit « la Zad » –, une centaine de personnes s'apprêtent à passer l'hiver en occupant des terres qu'elles espèrent bien ainsi voler au bitume et aux pelleteuses. « Tritons crété-e-s contre béton armé », proclame une affichette. Sur un champ, dans la forêt, dans un arbre, dans les ronces : chacun choisit son emplacement, son groupe affinitaire : « le Sabot », « les Cent chênes », « le No name »... Tous autonomes et en même temps rassemblés contre le nouvel aéroport nantais et bien d'autres choses encore : le bétonnage des campagnes, le consumérisme, la dépendance à la voiture, le tout pétrole, le salariat, le machisme, la verticalité du pouvoir, l'âgisme, la réduction de la vie à la quête du profit. L'originalité de leur lutte, en ces temps de mouvements d'indignés et d'occupations d'espaces urbains symboliques (Occupy Wall Street, parvis de la cathédrale Saint-Paul à Londres, Occupons la Défense), c'est que pour s'affronter au système qu'ils dénoncent, ils ont décidé d'investir un espace rural et de transformer leurs modes de vie.

Une cabane auto-construite du campement de la Belichroute (JL)  
Une cabane auto-construite du campement de la Belichroute (JL)

Ce sont deux révolutions à mener en même temps, explique Antoine, un grand jeune homme barbu arrivé de Saint-Denis : la lutte contre l'aéroport et le système économique et politique qu'il représente, d'un côté, et la bataille d'une vie collective réfléchie, dans l'autogestion, et la recherche de l'autosuffisance, de l'autre. Repenser le partage des tâches pour éviter les assignations de genre. Se débarrasser des addictions anciennes comme « le café » ou « l'alcool ». Eviter les transactions monétaires en pratiquant le prix libre (celui qui achète donne ce qu'il peut ou veut). S'organiser sans avoir de chef ni de représentant. Et sans trop se spécialiser afin de ne pas devenir irremplaçable. Chercher de l'eau. Trouver de la paille pour isoler les cabanes. Eviter le plus possible l'agglomération nantaise que certains ont rebaptisée « Babylone ». Ici, il faut tout repenser, annonce Antoine. Il vit au campement du « Far ouezt », planté à l'orée d'une forêt. A l'entrée du lieu, une plateforme en bois construite autour d'un arbre vous observe de toute sa hauteur. En bas, du linge sèche et des vélos s'étalent par terre. « Ils nous endorment, crétinisent, aménagent. Ya basta ! » proclame le panneau d'accueil.

 

Vers le Far ouezt, sur la Zad (JL)  
Vers le Far ouezt, sur la Zad (JL)

Le plus grand squat du monde

Sur la Zad, ils viennent vivre au rythme de la nature, de la façon la plus écologique possible, la moins polluante. Autoconstruisent leur habitat : un tipi, une cabane en argile, une yourte. Ou squattent une ferme abandonnée. Recherchent l'autosuffisance alimentaire et énergétique. A la « Belich' », des panneaux solaires permettent de recharger les téléphones portables et les ordinateurs. Un groupe électrogène peut s'allumer pour que fonctionne « la yourte à musique électronique ». Un boulanger fabrique du pain. Pour cultiver leur potager sur ces terres argileuses gorgées d'eau, les néo-agriculteurs du Sabot, un autre collectif, ont dû apprendre à cultiver en butte pour protéger les racines des carottes et des pommes de terre d'un trop-plein d'humidité. Résultat, des dizaines de mètres de rangées de légumes vendus à prix libre pour nourrir la lutte. Il n'y a ni bonne, ni mauvaise terre, il suffit de savoir s'adapter à son environnement, commente JB, chanteur et comédien originaire de Dijon converti aux travaux des champs. Un élevage de chèvres se développe. Un atelier vélo doit s'ouvrir. Pour les outils, chacun apporte ce qu'il possède. Les instruments manquants sont « récupérés » dans les grandes surfaces environnantes, sans toujours d'échange monétaire. Dans les rayons, il arrive que se croisent des occupants de la Zad, un peu raides, avec du matériel dans le pantalon.

 

Le potager du Sabot, sur la Zad (JL)  
Le potager du Sabot, sur la Zad (JL)

Quelques enfants, pas mal de passage. Et des livres. Un client de Damien le boulanger repart avec Dans la dèche à Paris et à Londres de George Orwell. Pour ses nouveaux habitants, la Zad, c'est aussi la « Zone d'expérimentation d'Autres modes De vie », ou la « Zone D'autonomie Définitive », ou encore, tout simplement « la Zone à Défendre ».

Ce qui compte, c'est la réappropriation militante de terres achetées par le conseil général de Loire-Atlantique, explique Rody, 45 ans, venu de Nantes, qui a ouvert la chèvrerie de la Zad avec sa compagne et les enfants de cette famille recomposée, dont un petit d'un an. A ses yeux, la récupération de biens publics, c'est le temps fort de cette lutte. Mais attention aux malentendus. Elever des chèvres ne fait pas de lui « un néo-babacool en pull de laine ». Rody insiste : il est dans ce monde, ni exclu, ni marginal. Il se sent proche des mouvements zapatistes, des luttes dans les pays arabes. Il veut agir « global ». Pas seulement pour lui-même mais pour une alternative au système économique dominant. Michel, proche de la quarantaine, fabricant de décors pour des séries et des pubs télé à Paris il y a encore deux ans, vit aujourd'hui dans un igloo d'argile et de paille qu'il s'est construit en face d'un potager en friche. Il aimerait y pratiquer la permaculture. Il sourit. Pour lui, la Zad, c'est potentiellement le plus grand squat du monde. Le point de bascule du système.

 

L'entrée du campement des Cent chênes (JL)
L'entrée du campement des Cent chênes (JL)

Voyage immobile loin de la crise de la dette

Certaines fermes squattées sont sous le coup de procédures d'expulsion – suspendues par la trêve hivernale. Les autres sont pour l'instant tolérées par les forces de police qui les survolent parfois en hélicoptère. Les occupants ont commencé à s'installer en 2009. A la suite du Camp action climat, un premier village autogéré d'actions et de luttes contre l'aéroport, un appel à l'installation est lancé. Et petit à petit les campements se sont ouverts. Ils viennent d'horizons politiques et sociaux différents, ce qui provoque remous et tensions parfois entre eux, entre nouveaux arrivants et vétérans, squatteurs et riverains. Les rapports avec les élus sont exécrables, y compris les écologistes. En août, une action musclée contre la caravane des primaires du PS (pneus crevés, tags, pare-brise cassés) a achevé de les monter les uns contre les autres.

 

Panneau sur la Zad (JL)
Panneau sur la Zad (JL)

Jacques Auxiette, le président de la région Loire-Atlantique, veut « passer un bon coup de kärcher » pour s'en débarrasser (sur France Bleu Loire Océan, en août dernier). François de Rugy, député d'Europe Ecologie, distingue les associations d'agriculteurs et de riverains, qu'il soutient, des squatteurs, qu'il condamne. Jean-Paul Naud, maire sans étiquette du village de Notre-Dame-des-Landes qui doit donner son nom à l'aéroport, opposé au projet, considère que « la présence sur notre territoire de squatteurs » ne « sert aucunement la lutte historique » (dans sa gazette municipale d'octobre).

Les travaux de l'aéroport n'ont pas encore commencé – ils sont attendus en 2014. Mais des géomètres viennent faire des fouilles archéologiques, protégés désormais par les gendarmes, pour éviter vols et actions de blocage. Même si les squatteurs côtoient les agriculteurs du coin, et manifestent parfois avec eux, ce n'est pas un nouveau Larzac. Certains agriculteurs résistent à l'aménagement du site mais ils restent peu nombreux et semblent perdre courage, s'inquiète Julien Durand, paysan à la retraite et cheville ouvrière de l'Acipa, l'association des populations concernées par le projet. Dans le reportage vidéo ci-dessous, il décrit les pressions subies aujourd'hui par les cultivateurs et éleveurs pour céder leurs biens et outils de travail au concessionnaire.

 

 

Des paysans contre l'aéroport de... par Mediapart Des paysans contre l'aéroport Notre-Dame-des-Landes© Jade Lindgaard

 

Si bien que ce n'est sans doute pas une lutte paysanne qui se déroule aujourd'hui sur la Zad. Mais plutôt une tentative de sortie du capitalisme, qui voudrait ne pas se transformer en exil en dehors du monde. Antoine, du Far Ouezt, explique ainsi qu'il ne veut pas rester enfermé dans la Zad. S'il a refusé de « s'installer en yourte dans les Cévennes », c'est justement pour garder des contacts, avoir du passage, et bouger.

Leur appétit d'un monde nouveau délivré du stress urbain et des structures de domination fait penser à l'An 01, le film de Doillon, Gébé, Resnais et Rouch sur une utopie post-Mai 68. Mais les références au passé les embarrassent et ne leur parlent pas plus que ça. Ils ont entrepris un voyage immobile loin, très loin de la crise des dettes souveraines et de la campagne présidentielle de 2012.

 

Dans la cuisine de la Belichroute (JL)  
Dans la cuisine de la Belichroute (JL)

Marlène, une jeune militante du vélo venue de Lyon, géographe de formation, spécialiste des déplacements, décidée à passer l'hiver ici avant de partir traverser l'Atlantique en voilier, découvre après coup la gravité des turbulences financières européennes. Ça lui fait « un bien fou » de se déconnecter des infos, comme si elle quittait « un monde virtuel ». Son actualité désormais, c'est celle qui les concerne directement : la date d'une réunion publique, la déclaration d'un maire du coin, le lancement de fouilles archéologiques sur telle parcelle. Autour d'elle, cohabitent divers registres de rapport au monde extérieur. Certains possèdent un téléphone portable. D'autres non. Pour assurer un minimum de communication interne, les lendemains de réunion, au matin, quelqu'un vient livrer à vélo à chaque collectif le compte-rendu de l'assemblée et l'agenda de la semaine, le « Zad news ». Un bon vieux service postal à l'ancienne. Plus étonnant, la Zad a aussi sa page sur Facebook et un site internet pour y donner les nouvelles du front.

C'est le groupe « automedia » qui en a la charge, non sans quelques tiraillements internes. Leurs relations aux médias sont d'ailleurs traversées de paradoxes et butent sur des incompréhensions mutuelles, comme souvent avec les mouvements d'inspiration libertaire. La presse locale les a fustigés en « ultras » dotés du défaut supplémentaire de ne pas être du « cru ». En réponse, ils ont organisé une conférence de presse d'« ultra légumes », portant des feuilles de choux accrochés au visage en guise de cagoule. Mais la diffusion d'un reportage de France Culture sur leur mouvement réunit tous les habitants de la Bélich' autour de la table commune et les plonge dans une écoute attentive et silencieuse. Ils semblent toujours partagés entre l'envie de parler de leur engagement et leur méfiance de ce qui en sera rapporté. Pendant que Mediapart était sur place, une lettre de réponse à un article du Monde sur les « enragés » contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes s'élaborait sur un coin de table.

«Rien du tout-iste»

C'est une révolution pragmatique qui se soucie de la quantité d'eau qu'elle consomme pour faire sa vaisselle et sa cuisine, et consacre une énergie follement poétique à inventer des architectures de Robinson des forêts, comme cette tour en bois qui penche comme la tour de Pise au-dessus d'une cahute en matériaux de récupération. Elle dessine la silhouette d'une tourelle de château de conte de fées. Et peut aussi, le cas échéant, servir de poste d'observation d'ennemis casqués en uniformes verts ou bleu marine.

En ces derniers jours d'octobre, alors que le froid arrive et que les jours raccourcissent, il leur faut finir les habitations individuelles et les cabanes collectives encore en chantier. Quête de palettes et de pneus pour surélever les structures dans cet environnement humide et boueux. Découpe de bûches de bois pour chauffer les âtres des tipis. Consommer le moins possible de son écosystème. Un message urgent arrive un matin depuis la forêt de Rohanne : le collectif des cabanes dans les arbres cherche d'urgence de l'aide : un pin vacillant menace de tomber sur leur cabane collective. « Ils vivent dans les bois et ne savent pas couper un arbre ! » sourit un jeune homme. Ces hommes et femmes des cabanes, dont pas mal d'« internationaux » comme on les appelle sur la Zad, sont connus pour leur extrême précaution des espèces végétales. Au point de refuser de planter des clous dans les arbres. Et donc visiblement de ne pas savoir, ou vouloir, couper les arbres.

 

En haut de la tour de la roncière (JL)
En haut de la tour de la roncière (JL)

Pour Marie, habitante d'un village frontalier de la Zad, qui travaille à l'accueil d'une société de contrôle technique de voiture, et qui voyage si peu, c'est « une chance extraordinaire » dans sa vie de rencontrer des gens aussi différents. Sur les routes départementales, les voitures qui filent vers Nantes ont dû s'habituer aux silhouettes noires et encapuchonnées de cyclistes équipés de lampes frontales pour rouler dans cette campagne dépourvue d'éclairage public. Michel se souvient d'une discussion avec un automobiliste qui l'avait pris en stop et l'abreuvait de questions sur cette mystérieuse zone et ses militants. Et au moment où il s'étonnait de n'en avoir jamais vu, trois hommes en noir sortirent d'un bond d'un treillis à la recherche d'un véhicule. De plus en plus, le monde de la Zad et celui des riverains semblent se croiser.

Autour de la table commune de la Belich', discussion avec Arthur, la vingtaine, ancien éducateur dans une association d'aide aux Roms et aux jeunes à la rue, à Paris. La seule limite qu'il voit au mouvement de la Zad, c'est le temps. Et la seule pression, les expulsions par les forces de police. Elles n'ont pour l'heure pas commencé. Il se définit comme « rien du tout-iste ». A perdu ses papiers, n'a pas envie de les refaire. N'est pas inscrit à Pôle Emploi. Il ne veut plus participer, plus cautionner. Etre ici, pour lui, c'est faire un pas de côté. Il n'a plus envie d'être français. Sous les arbres qui abritent la cuisine en pleine air, des gouttelettes de bruine commencent à tomber, il sourit : « Je me désinscris. »

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 20:43

 

 

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 20:17
Libération - Aujourd'hui à 14h34

 

Les manifestants au départ de Notre-Dame-des-Landes, le 6 novembre (REUTERS/Stephane Mahe)

Les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes, près de Nantes, ont rejoint Paris à vélo et en tracteurs pour dénoncer samedi un projet qu'ils jugent "inutile" et qui empiète sur des terres agricoles.

Au moins 3.000 personnes arrivées pour la plupart en cars, selon les organisateurs, ont pris - pacifiquement - d'assaut la capitale.

«Des moutons, pas des avions»

Arrivés en majorité de l'ouest, à 400 km de là, dont plusieurs dizaines à bicyclette, les manifestants ont remonté le bd Saint-Michel jusqu'aux jardins du Luxembourg qui abrite le Palais du Sénat, en présence d'un fort dispositif policier et sans incident.

Des banderoles proclamaient "Oui aux moutons, Non aux avions", ou pour les "bocages et pâturages contre l'aéroport" - dont les travaux doivent commencer en 2014.

Cinq tracteurs avaient pris position aux abords du Sénat dès le début de la matinée. Quelques animaux de la ferme, vaches, moutons, chèvres, étaient poussés devant le cortège mené par José Bové, eurodéputé écologiste (EELV).

"Tout au long du parcours, ceux qui sont venus en vélo ont reçu un merveilleux accueil de la population", s'est réjoui Julien Durand, de la Coordination des opposants au projet. "Ce combat est devenu une cause nationale, on n'a plus besoin d'expliquer: tout le monde nous rejoint dans la nécessité de défendre les terres agricoles", a-t-il déclaré à l'AFP.

Premiers vols en 2017

Le projet empiète sur des terres agricoles dédiées à l'élevage - lait et viande - et aux cultures fourragères, "pourvoyeuses d'emplois", a relevé Julien Durand.

Certains manifestants étaient déguisés en vaches, en paysans ou en fermières, outils à la main, s'égosillant contre un projet qui ne vise, selon l'un d'eux, qu'à "faire plaisir à Vinci"- le groupe missionné pour la construction du nouvel aéroport.

L'idée, qui date maintenant de plus de 40 ans, est de remplacer l'aéroport actuel, Nantes-Atlantique à 10 km au sud-ouest de la ville, par un aéroport plus étendu, quelque 25 km au nord.

Après l'enquête publique en 2006, la déclaration d'utilité publique en février 2008, et, en décembre dernier, l'attribution de la réalisation et de la concession pour 55 ans au groupe Vinci, l'ouverture de l'aéroport est prévue en 2017.

(Source AFP)

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