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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 15:54

 

Source : http://zad.nadir.org

 

 

 

Infos du 27 juillet au 2 août

lundi 27 juillet 2015, par zadist

 

 

Merci de nous signaler toute information sur d’éventuelles présences de flics ou d’engins de travaux autour de la ZAD au numéro d’urgence : 06 43 92 07 01. Avant de faire tourner une info, de la recouper en regardant sur ce site web ou en appelant le numéro d’urgence si elle n’est pas encore publiée sur le site.

Les infos d’urgence qui tournent sur les réseaux sociaux ne sont pas toujours confirmées. Restons vigilants, mais évitons de crier au loup ! Ca nous permettra de réagir rapidement et évitera de faire tourner des rumeurs.

Merci d’avance !


Pour verifier les clef de cryptage de notre site SSL https://zad.nadir.org et adresse mail zad(arrobase)riseup(point)net retrouver les information sur l’article ici : Vérifie nos certificats SSL && clef email GPG


- La saison d’étude du "Suivi scientifique du dispositif de compensation en faveur du Triton marbré" ayant repris, ouvrons l’oeil pour repérer les étudiant-e-s, les dispositifs de prélèvements, ... (de mi mars à fin juillet). Contre l’aéroport et son monde de compensation ! =========================

Pour certain-e-s c’est les vacances, pour d’autres il y a plein de projets en cours. Mais nous sommes toujours présent-e-s ! Le flash info sera misà jours dans une fréquence moins intense jusque a la fin de l’été, mais n’hésitez pas à continuer de nous informer avec les infos de vos luttes, événements ou vos textes !!

Lundi 27 juillet

- Bonne marche 0’Larron  ! pour rejoindre la grande marche contre le grand projet de conchyliculture industrielle de la Malconche, lire les détails ici

-  du côté de la ZAD de NDDL, ça soude, meule, construit des vélos fous, moissone, coupe des planches, discute, fait de la musique .... : voir l’agenda ci-contre si vous passez dans le coin !

- un texte de réaction aux demandes d’évacuation de la ZAD

- à lire ici, les dernières infos avant de partir pour Bure : Bure, comment la préfecture fabrique la tension !

 

 

Infos du 20 au 27 juillet

- La saison d’étude du "Suivi scientifique du dispositif de compensation en faveur du Triton marbré" ayant repris, ouvrons l’oeil pour repérer les étudiant-e-s, les dispositifs de prélèvements, ... (de mi mars à fin juillet). Contre l’aéroport et son monde de compensation ! =========================

Samedi 25 juillet

- début du cyclocamp à la Wardine

- à lire ici, Desintoxe, une analyse par une habitante de la ZAD de la situation après le rejet des recours.

- ZAD d’Oléron : Suite à l’annonce du lancement des travaux du grand projet de conchyliculture industrielle de la Malconche le 1er août 2015, Grande marche O’Larrons contre le projet de conchyliculture industrielle du 27 juillet au 1er août

 

- à Paris, la mobilisation continue avec les migrant-e-s expulsé-e-s de la Chapelle : De Vintimille à Paris, de Paris à Calais, les frontières tuent, appel à solidarité les 24, 25 et 26 juillet !. une vidéo tournée en juin à voir ici

Mardi 21 juillet

- suite au rejet des recours déposés contre le projet d’aéroport : ( à lire ici, le rendu du tribunal adminstratif) les déclarations se suivent et se ressemblent ( Valls, Cazeneuve, les ailes pour l’ouest,eelv) pendant que les gouvernements interrogent leur "conscience" ( avec un "sommet des consciences pour le climat" !)

- le communiqué du comité bigouden contre l’aéroport :
"Totalement mobilisé en ce début d’été, le comité bigouden contre l’aéroport de Notre Dame des Landes tient à réagir aux dernières informations parues concernant le rejet des premiers recours juridiques et l’impatience de M. Valls à intervenir à tout prix.

Tout d’abord des actions juridiques sont en cours au niveau européen et les associations opposantes font appel du jugement rendu le 17 juillet dernier.

Par ailleurs, M. Hollande s’est engagé à ne pas démarrer les travaux avant l’épuisement des recours.

Enfin, alors que la France accueille en décembre la Conférence sur le climat et qu’elle se prévaut d’un rôle moteur dans ce domaine, le passage en force sur un projet aussi coûteux, inutile et dangereux pour l’environnement serait un bien mauvais message envoyé à la communauté internationale.

Les études montrent que l’amélioration de l’aéroport actuel est faisable et répondrait aux éventuels besoins à moindre coût.

Dans toute la France, les comités de soutien sont en alerte et avec eux les paysans et occupants du site !

Nous invitons toutes celles et ceux qui soutiennent nos actions à s’inscrire à la liste de diffusion en passant par notre site internet : www.bigouden-nddl.org

<http://www.bigouden-nddl.org>

"

- un candidat aux régionales a lancé le sondage de ces rêves, hommage à la démocratie...

- mais sur la zone, les chantiers divers et variés se poursuivent, les rencontres et concerts aussi : contre ce monde et son aéroport, la lutte continue !

- solidarité avec les Kurdes  : à lire ici Notre tristesse sera notre colère, Kobanê sera reconstruite sur les derniers événements là-bas

- bientôt une ZAD sur le plateau de Saclay ?

- et un peu de lecture ; une analyse des zad, parue sur Indymedia : Au delà des forêts : Après avoir détruit les projets, démolissons le futur !

Documents joints

  • Document (OpenDocument Text – 3.2 ko)

 

 

 

Infos du 13 au 19 julliet

 

 

- La saison d’étude du "Suivi scientifique du dispositif de compensation en faveur du Triton marbré" ayant repris, ouvrons l’oeil pour repérer les étudiant-e-s, les dispositifs de prélèvements, ... (de mi mars à fin juillet). Contre l’aéroport et son monde de compensation !


samedi 18 juillet

comme nous l’avons déjà dit hier, nous restons mobilisé en cas d’une quelconque intervention sur le terrain.
mais on le redit au cas où vous n’auriez pas compris
- > voir le texte de quelques occupant.es : (re)cours toujours !

...Quelle que soit la réalité des menaces, l’occupation de la ZAD de Notre Dame des Landes va continuer. Les cultures, habitats, activités se densifient et s’envisagent dans le long terme avec des paysan-nes et habitant-e-s du coin, avec de nombreux-ses amies de la lutte d’ici ou d’ailleurs. Nous nous battrons jusqu’au bout pour continuer à vivre sur cette zone et contre l’aménagement capitaliste du territoire.

S’il leur prenait la folle envie de démarrer de quelconques chantiers liés à l’aéroport et ses dessertes ou d’attaquer la zad, nous sommes prêt-e-s à résister ensemble dans toute notre diversité sur les terres de Notre Dame des Landes et bien au-delà...

*

- nous apportons aussi tout notre soutien à nos ami.es et camarades de lutte du Mexique, dans la communauté de Xochicutla, les flics sont en route pour aider à la construction d’un projet megalo.

Solidarité avec la lutte de Xochicuautla, contre le projet d’autoroute Toluca – Naucalpan

COMMUNIQUE DU 2 JUILLET DERNIER

Durant ces derniers jours notre voix, notre présence et notre résistance parcourent le pays, et même le monde.

A nouveau, nous dénoncons les violations systematiques opérées depuis 2007 a l’encontre de notre communauté autochtone, vu que les trois échelons des gouvernements ont ouvert la voie aux investissements immobiliers, aux méga-infrastructures, aux entreprises minieres et a la franche privatisation de nos biens communaux naturels.. Lire la suite

- du côté de la Grèce

Nouvelle publiée par Y. Youlountas sur son blog :

L’ASSAUT FINAL SE PRÉPARE CONTRE LES ZAD GRECQUES.
Dans le nouveau gouvernement grec, créé sur mesure pour collaborer avec la troïka sans opposer la moindre résistance, le remplacement le plus important symboliquement est celui de Panagiotis Lafazanis par Panos Skourleti au ministère de l’écologie et de l’énergie. Non seulement pour diverses raisons politiques (rupture consommée avec la plateforme de gauche de Syriza, droitisation), mais aussi parce que cela augure des privatisations massives annoncées dans plusieurs domaines : - énergie (électricité, etc.) ; - eau potable ; - zones de montagnes ; - sous-sols ; - nombreuses plages ; - îles entières. Ce remplacement annonce également l’assaut final contre les ZAD, aux dires de nos copains/pines zadistes en Grèce. Notamment en Chalicidique où Eldorado Gold a retrouvé l’optimisme pour sa mine d’or (cf. fin de "Ne vivons plus comme des esclaves"), mais aussi en Crète, dans les luttes contre l’éolien industriel (nombreuses inquiétudes), et dans beaucoup d’autres endroits concernés en Grèce. A savoir également qu’il y aura un grand campement européen en Chalcidique du 18 au 25 août, pour réfléchir aux différentes formes de résistances : http://camp.beyondeurope.net/2015/06/10/beyond-europe-camp La lutte continue. Y.Y.

- et c’est l’ultime appel pour le camp de Bure qui aura lieu le mois prochain, avec aussi un besoin de matériel :
L’équipe VMC a besoin de vous ! Les retours très nombreux et positifs quant au rassemblement de début août nous ont amené.e.s à revoir à la hausse le dimensionnement du campement et il nous manque quelques structures pour permettre la meilleure installation possible. Nous recherchons notamment :
une tente de 6m2 pour un espace soin
une tente de 6m2 pour le parc batterie et le matériel électrique
une caravane pour le stockage des outils de chantier
une yourte pour un espace enfants
deux caravanes
un grand chapiteau pour 200 personnes
2 structures de 8x8m ou une de 70m2

Si vous avez ça dans votre jardin ou votre cave, et que vous pouvez le mettre à disposition du 1er au 10 août, vous nous seriez d’une grande aide.

Si vous avez des jerricans à robinet 5, 10 ou 20 litres, des baignoires à bébé pour faire la vaisselle, des seaux en plastique à prêter, merci de nous faire signe ! contact : vmc(chez)riseup.net

vendredi 17 juillet

- sans surprise, le tribunal administratif de Nantes a suivi les recommandations du rapporteur et rejeté les différents recours sur la loi sur l’eau, les espèces protégées et d’autres :
dans leur communiqué, l’ACIPA et Cedpa disent leur déception et intention de faire appel , et appellent "les comités de soutien et tous les opposants au projet à la plus extrême vigilance. Nous ne laisserons pas détruire le site de Notre-Dame-des-Landes ni expulser ses habitants !", la conférence de presse est écoutable ici
des articles à lire dans la presse ici, les déclarations de Valls , ...
Comme le disait le communiqué de l’inter-collectifs du 22 novembre , (il) est certain que le maintien d’un rapport de forces, appuyé sur une diversité des tactiques, sera la seule garantie de l’abandon du projet.

- et la lutte continue : s’ils reviennent, on résistera plus fort encore ! ici, un (r)appel à tous les comités et personnes solidaires : réactions en cas d’opération policière, d’expulsion de la zad de Notre dame des Landes ou de démarrage de chantiers de l’aéroport : L’aéroport ne se fera pas - La zad de Notre Dame des Landes continuera à fleurir !

- en attendant, ici, les chantiers vont bon train (sans LGV), les récoltes de légumes sont belles,

- et après deux jours de rencontres à laquelle plus de 80 personnes ont participé, voilà le Communiqué de fin des rencontres Interzad

jeudi 16 juillet

- victoire juridique à Roybon ! où le Tribunal Administratif de Grenoble a en effet jugé illégal l’arrêté préfectoral « Loi sur l’eau » autorisant à détruire des zones humides pour la construction du center Parcs de Chambaran/Roybon, et annulé l’autorisation de travaux.

"Pierre, les vacances sont vraiment finies !! la Zad est partout !! VICTOIRE !!! Dès à présent venez fêter avec nous la victoire de tout les opposants unifiés au Center Parcs de Roybon !!!"
jusqu’à la prochaine fois... ( Pierre et Vacances va faire appel de cette décision)

Des messages de vigilance par rapport à des expulsions ont tourné sur des listes d’urgence de là-bas, pour l’instant, rien à signaler.

- demain, c’est le rendu pour NDDL...

mercredi 15 juillet

QUAND LES POLICIERS METTENT EN LIGNE LEUR PROPRE VIOLENCE https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2015/06/17/quand-les-policiers-mettent-en-ligne-leur-propre-violence/

- ce we, c’était le rassemblement de la coordination des opposants à l’aéroport :
voir le site de l’ACIPA pour savoir comment s’est déroulé son 15ème rassemblement contre le projet d’aéroport "Chauffe la lutte pas le climat"
et un article de Place de Montreuil

- ZAD d’ailleurs ...

- Vous retrouverez ici une interview toute fraiche d’un copain opposant au Center Parcs sur radio zinzine

- Et des nouveaux articles sur le site de tant qu’il y aura des bouilles au testet

- Un appel à mobilisation de la zad de Nice Voici un résumé de ce qu’est ce projet dément destructeur d’environnement à Nice http://www.reporterre.net/Pres-de-Nice-un-immense-gaspillage Et voici l’historique de la Zad de Nice que l’on avait faite en 2013

- Voici le lien vers la chronique des ZAD de juin 2015 concoctée par un membre du collectifNDDL66. http://lemurparle.blogspot.fr/2015/07/chronique-des-zad-zones-defendre-juin.html

 

 

 

 

Infos du 6 au 12 julliet

 

 

" La Black Plouc Kitchen sera sur le site du festival du 11 et 12 juillet et proposera de la petite restauration a prix libre pendant le weekend, nous avons envie d’ouvrir les portes aux gens qui souhaitent s’impliquer dans ce projet le temps d’un weekend, c’est pourquoi on cherche des bénévoles le vendredi, le samedi et le dimanche, toutes les infos ici —> https://blackplouckitchen.wordpress.com/ "


- La saison d’étude du "Suivi scientifique du dispositif de compensation en faveur du Triton marbré" ayant repris, ouvrons l’oeil pour repérer les étudiant-e-s, les dispositifs de prélèvements, ... (de mi mars à fin juillet). Contre l’aéroport et son monde de compensation !


Nos amies chez immerda.ch nous a rendu consciente que la machine qui hébergent le site de l’occupation de la ZAD a une panne physique, mais que maintenant ça devrais bien fonctionner. N’hésite pas a nous envoyer un mail pour indiquer des souci ou des problème technique avec notre site.

Jeudi 9 juillet

- Une nouvelle équipe de "l’union pour les pays de la loire" un groupuscule de "les républicains" ont mis un sondage sur leur site contre les occupantes de la zone http://www.retailleau2015.fr/sondage/zadnddl/ vu a les spécialités des psychopathes derrière cette initiative : "du développement économique et numérique" & "l’aménagement du territoire et la ruralité." cette tentative de désespérance, n’est pas plus étonnant que ça...

Nouvelles du marche de [NoTav]
- Grande marche No TAV de Chimilin au Val de Suse. Infos pratiques et suivi quotidien… http://notavfrance.noblogs.org/post/2015/07/03/grande-marche-no-tav-de-chimilin-au-val-de-suse-infos-pratiques/
- Rejoignez la grande marche NoTav de Chimilin au Val de Susa http://notavfrance.noblogs.org/post/2015/06/30/rejoignez-la-grande-marche-notav-de-chimilin-au-val-de-susa/
- Compte rendu de la marche No TAV au Val de Suse du 28 juin 2015 http://notavfrance.noblogs.org/post/2015/07/02/compte-rendu-de-la-marche-no-tav-au-val-de-suse-du-28-juin-2015/

Droit dans le Bure ! Cet été, du 1er au 10 août s’organise un campement autogéré à Bure, pensé à la fois comme temps de rencontre et comme opportunité de renforcement de la lutte locale contre le projet CIGÉO d’enfouissement nucléaire.
Lire le texte complète sur le site : http://vmc.camp/2015/06/30/droit-dans-le-bure/
Appel à don - Camp de Bure du 1er au 10 août 2015

Reçu : Plus fort que les lobbies, des citoyens réinventent l’aéroport de Nantes
http://www.reporterre.net/Plus-fort-que-les-lobbies-des-citoyens-reinventent-l-aeroport-de-Nantes

Reçu : Hypothèses sur le profilage exceptionnel du nouveau sous-préfet chargé de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes, Stéphan de Ribou http://lucky.blog.lemonde.fr/2015/07/09/hypotheses-sur-le-profilage-exceptionnel-du-nouveau-sous-prefet-charge-de-laeroport-notre-dame-des-landes-stephan-de-ribou/

Lundi 6 juillet

A Sivens la répression se prends les pieds dans le tapis Le collectif tant qu’il y aura des bouilles propose de relayer les accusation de délit de destruction de biens en réunion visant le prefet du tarn, le maire de lisle-sur-tarn, et le président du conseil général du tarn Ce délit est passible de 5 ans d’emprisonnement http://www.npa2009.org/actualite/sivens-la-repression-se-prend-les-pieds-dans-le-tapis

Vous pouvez écouter ou réécouter l’émission Terre à terre où il est question des Center Parcs ici : http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-%E2%80%A6et-des-jeux-2-2015-07-04

La déclaration d’utilité publique émise en juillet 2005 ne sera pas prorogée. Le projet d’autoroute A831 est donc définitivement enterré. Certains le regretteront, beaucoup d’autres s’en réjouiront à nos côtés, comme les 11 500 signataires de la pétition demandant cette annulation d’un projet d’une autre époque. http://vne.eklablog.com/a831-sortie-de-route-definitive-a118088442

Des nouvelles de la zad patate http://www.leparisien.fr/montesson-78360/montesson-les-proprietaires-de-la-plaine-veulent-faire-entendre-leur-voix-06-07-2015-4923237.php

 

 

Infos du 3 au 6 juillet

" La Black Plouc Kitchen sera sur le site du festival du 11 et 12 juillet et proposera de la petite restauration a prix libre pendant le weekend, nous avons envie d’ouvrir les portes aux gens qui souhaitent s’impliquer dans ce projet le temps d’un weekend, c’est pourquoi on cherche des bénévoles le vendredi, le samedi et le dimanche, toutes les infos ici —> https://blackplouckitchen.wordpress.com/ "


- La saison d’étude du "Suivi scientifique du dispositif de compensation en faveur du Triton marbré" ayant repris, ouvrons l’oeil pour repérer les étudiant-e-s, les dispositifs de prélèvements, ... (de mi mars à fin juillet). Contre l’aéroport et son monde de compensation !


Pour certaines c’est les vacances, pour des autres il y a plein de projets a gérer. Mais nous sommes toujours présente ! Le flash info sera mise en jours dans une fréquence moins intense jusque a la fin de l’été, mais n’hésite pas à continuer de nous informer avec les infos de vos luttes, événements ou vos textes !!

Vendredi 3 juillet

- quelques infos au tour de NDDL dans les merdias :

  • France-Subventions à l’aéroport Notre-Dame-des-Landes validées : http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL8N0ZI39Z20150702
  • Aeroport Notre-Dame-des-Landes. "Le gouvernement ne tergiverse pas !" : http://www.ouest-france.fr/aeroport-notre-dame-des-landes-le-gouvernement-ne-tergiverse-pas-3530778
  • N’oublions pas que c’est cette même préfecture qui a "désaffecter" " déclasser " et tenter de bloquer avec des cailloux colossale notre fameux D281, et que se sont les paysans, les riverains et les occupantes qui ont ré-ouverte cette rue pour la libre circulation !

    À propos de la situation dans la zone, le préfet reconnaît que « la vie sur site est difficile. Chaque fois que nous le pouvons nous saisissons l’autorité judiciaire. » Mais si le préfet considère que la fermeture effective de la route départementale 281 est « intolérable », il n’annonce pas de mesure à court terme. « La remise en circulation de cette route rentre dans une approche globale du dossier. »

- Le communiqué spécial des Les mutins et les Lutines de la forêt des Chambaran : http://zadroybon.wordpress.com/2015/07/02/communique-special-audience-decisive-au-tribunal-de-grenoble/ Nous attendons maintenant le rendu du délibéré annoncé pour le 16 juillet prochain.

 

 

 

 

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Notre Dame des Landes
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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 19:30

 

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

Notre-Dame-des-Landes : la justice renvoie le gouvernement à ses responsabilités

|  Par Jade Lindgaard

 

 

 

 

Après le rejet par la justice des recours contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement va-t-il expulser la ZAD et démarrer les travaux ? Il existe quatre scénarios d’action, du plus démocratique au plus brutal.

 

La réaction de Manuel Valls est tombée comme un couperet, quelques minutes à peine après le rejet par la justice des recours des opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, vendredi midi : « Le Premier ministre prend acte de cette décision qui doit entraîner la reprise des travaux. La réalisation du projet est ainsi à nouveau engagée après avoir été suspendue depuis fin 2012. » Pour Matignon, « le projet va donc pouvoir se poursuivre ». L’ancien chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, si discret habituellement, n’a pas boudé son plaisir, et tweeté : « La décision du TA confirme une nouvelle fois la validité de ce projet d'intérêt général. L'Etat de droit doit désormais être respecté #NDDL. »

 

Stéphane Mahé/Reuters.
Stéphane Mahé/Reuters.

Et le président de la région Pays de la Loire, Jacques Auxiette, s’est aussitôt réjoui de la communication de Matignon, « qui annonce que cette décision doit entraîner la reprise des travaux, marquant ainsi la fin de la période de suspension décidée par l’État ». Pour l’élu, l’un des plus fervents partisans du transfert de l’actuel aéroport de Nantes Atlantique vers la zone d’aménagement différé autour du village de Notre-Dame-des-Landes, « aucune procédure en cours ne peut désormais empêcher la réalisation de l’aéroport, tant au niveau national qu’au niveau européen ».

 

 

Tout n’est pourtant pas si simple. Pendant sa campagne présidentielle, en 2012, François Hollande avait promis à des agriculteurs en grève de la faim contre le projet de nouvel aéroport (voir ici notre reportage à l'époque) qu’aucuns travaux ne commenceraient avant la fin des recours juridiques. En janvier dernier, sur France Inter, il confirmait que « quand les recours seront épuisés, le projet de Notre-Dame-des-Landes sera lancé ».

Les recours expirent-ils avec les jugement du 17 juillet (voir les décisions sous l'onglet Prolonger) ? Pas selon Thomas Dubreuil, avocat des requérants (plusieurs associations dont l’Acipa, le collectif historique d’opposants, le CéDpA regroupant des élus et EELV) : « Nous allons saisir la cour administrative d’appel car nous ne sommes pas satisfaits des jugements du tribunal administratif qui a évacué des sujets centraux comme celui de la compensation. Si le juge d’appel nous semble mal appliquer le droit, nous saisirons le Conseil d’État. Les recours ne sont pas épuisés. L’accord sur le moratoire est toujours en vigueur. Nous nous appuyons sur la parole présidentielle. Cela rajoute au moins trois ans de procédure. Nous sommes sereins. » L’Acipa et le CéDpA, dans un communiqué commun, rappellent que « le projet d’extension du port de Nantes-Saint-Nazaire, à l’est de Donges, a été abandonné en 2009, suite à l’annulation du jugement en cour administrative d’appel »Et qu’il est donc encore possible à la justice d’arrêter le projet d’aéroport.

Pour Arnaud Gossement, avocat spécialisé en droit de l’environnement, « il n’y aura jamais épuisement des recours ». Par ailleurs, le litige avec la commission européenne n’est toujours pas levé, Raphaël Romi, professeur de droit public, explique ainsi que la France n’a toujours pas répondu à la mise en demeure de Bruxelles sur le pré-contentieux portant sur l’absence de certaines évaluations d’impact environnemental dans le dossier de l’aéroport nantais.

Sollicités vendredi matin, ni l’Élysée, ni le ministère de l’écologie n’ont accepté de se positionner sur la fin ou non du moratoire présidentiel. Tous deux ont renvoyé vers Matignon. La préfecture de Loire-Atlantique n’a pas plus donné suite à nos demandes de précisions. En début de mois, le nouveau préfet, Henri-Michel Comet, avait pourtant déclaré devant le conseil départemental : « Nous attendons encore quelques décisions de justice. Nous n’attendrons pas les épuisements. Le gouvernement prendra une décision sur la façon de progresser après les décisions de justice cet été » (c’est le site Reporterre qui l’avait signalé).

Les travaux de construction de l’aéroport ne peuvent pas démarrer dès cet été en raison de plusieurs obstacles juridiques. La préfecture n’a pas publié l’arrêté autorisant la destruction du campagnol amphibie, petit rongeur menacé au niveau mondial et donc protégé par la loi, et présent un peu partout sur la zone concernée par le projet d’aéroport. Elle n’a pas non plus autorisé le défrichement du bois de Rohanne, occupé par des opposants qui y vivent en cabanes dans les arbres, qui s’étend sur une grande partie de la ZAD, à l’emplacement prévu de la piste du projet d’aéroport.

Autre problème : impossible de déplacer des espèces animales en été, explique François de Beaulieu, membre des Naturalistes en lutte qui ont expertisé la biodiversité de la ZAD. Il faut attendre l’automne et pour certaines, la fin de l’hiver pour y être autorisé par le droit de l’environnement. Or ces transferts sont obligatoires dans le but de préserver un peu de la faune et de la flore condamnées par le bétonnage du bocage. Pour autant, l’appel du jugement du tribunal administratif de Nantes n’est pas suspensif. Concrètement, le rendu de ces jugements clôt une importante séquence juridique et renvoie le gouvernement à ses responsabilités politiques, alors que Ségolène Royal a plusieurs fois déclaré ne pas être favorable au projet.

 

Plusieurs scénarios semblent possibles.

  • La non-décision

Il ne se passe rien sur le terrain : pas de retour des gendarmes sur les routes, pas de tentative d’expulsion, mais l’État reprend l’instruction des procédures administratives gelées depuis deux ans, à commencer par le permis de construire de l’aérogare, déposé par AGO, la filiale de Vinci concessionnaire du projet, mais pas examiné par la préfecture. Il publie les arrêtés sur le défrichement de la forêt de Rohanne et le campagnol amphibie. Celui-ci devrait être attaqué par les opposants, qui s’appuient sur l’avis du Conseil national de protection de la nature (CNPN), instance consultative du ministère de l’environnement, qui a rendu à l’unanimité un avis défavorable à la demande de dérogation pour la destruction de cette espèce protégée.

Le gouvernement laisse passer le sommet sur le climat, ce qui lui évite le ridicule de présider la COP 21 et, en même temps, de construire un aéroport qui émettra des centaines de milliers de tonnes de CO2. Contradiction dénoncée vendredi par Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace, sur Twitter : « S'entêter sur un nouvel aéroport à #NDDL l'année du climat en dit long sur la santé mentale du gouvernement. » Laisser passer les élections régionales et espérer une alliance de second tour avec EELV, alors que, rappelle le sénateur écologiste du cru Ronan Dantec, « on ne peut pas rassembler la gauche et faire l’aéroport ». Laisser passer les élections présidentielles, et laisser le dossier sur les bras de la prochaine majorité présidentielle. La déclaration d’utilité publique de l’aéroport expire en 2018 et l’on sait désormais que l’indemnisation à verser à Vinci en cas d’arrêt du projet ne serait pas faramineuse.

 

 
  • La consultation locale

La commission d’Alain Richard sur le dialogue environnemental propose d’organiser des consultations locales d’électeurs sur les projets litigieux d’aménagement du territoire. Une idée reprise dans l’article 28 de la loi Macron. « Cette procédure nous a été présentée comme une possible voie de sortie des projets enkystés et bloqués par des occupations de type ZAD », explique Arnaud Gossement, membre de la commission Richard. Les ordonnances de l’article seraient en préparation et pourraient sortir dans les semaines qui viennent. Une consultation locale serait possible à la fin de l’année ou en début d’année prochaine. Dans ce type de système, tous les électeurs du département, ou d’un autre périmètre géographique, sont appelés à se prononcer pour ou contre le projet de Notre-Dame-des-Landes. C’est une forme de référendum local. Difficile de prévoir quel en serait le résultat, dans une région où des habitants se disent lassés de la bataille autour d’un aéroport imaginé dans les années 60.

  • Les petits pas

Le gouvernement attend l’automne et commence, discrètement, sans des légions de gendarmes et de CRS, à déplacer des espèces et à préparer le terrain pour les travaux en 2016. C’est le scénario le plus improbable. La mobilisation reste forte autour de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Le week-end des 11 et 12 juillet, un rassemblement d’opposants a réuni 10 000 personnes, selon l’Acipa. À la moindre alerte, en quelques heures, des centaines de personnes pourraient y converger pour protéger la zone. Difficile dans ces conditions d’imaginer qu’une intervention préparatoire aux travaux se déroule dans le calme.

  • L’opération casques à pointe

Le gouvernement choisit la manière forte et publie un arrêté d’évacuation de la ZAD. Comme en 2012, lors de l’opération César, il mobilise des centaines de gendarmes et de policiers pour vider la zone de ses occupants. C’est le scénario de la tension et de l’affirmation de la raison supérieure du maintien de l’ordre. C’est aussi un message envoyé aux militants pratiquant la désobéissance civile qui préparent des actions pendant la COP 21, afin de les décourager d’entreprendre des actions trop radicales. C’est le scénario catastrophe, avec le risque de faire des blessés et de causer la mort d’une nouvelle personne, près d’un an après la mort de Rémi Fraisse à Sivens. C’est aussi la division assurée de la gauche avec les écologistes pour la présidentielle de 2017.
 

À Notre-Dame-des-Landes, dans la nuit du 11 au 12 juillet 2015. (©DR)
À Notre-Dame-des-Landes, dans la nuit du 11 au 12 juillet 2015. (©DR)
 

Le jugement du tribunal administratif de Nantes porte sur 17 recours concernant l’application de la loi sur l’eau et de celle sur les espèces protégées. Une procédure proche de celle concernant le projet de Center Parcs à Roybon dans l’Isère, pourtant bloqué, lui,  jeudi 16 juillet, par la justice, qui a annulé un arrêté préfectoral autorisant la destruction de zones humides dans la forêt de Chambaran, préalable au démarrage du chantier de construction de ce centre de loisirs. La différence de traitement est flagrante. Pour François de Beaulieu, des Naturalistes en lutte, « c’est paradoxal car l’enjeu de l’eau est beaucoup plus important à Notre-Dame-des-Landes, dont la zone humide est bien plus étendue que dans l’Isère ». Raphaël Romi, professeur de droit, souligne l’absence de prise en compte des enjeux de la compensation dans le dossier de l’aéroport alors que « 80 % des agriculteurs qui avaient été pressentis pour signer une convention de compensation avec le maître d’ouvrage, la refusent et que donc concrètement la compensation ne peut pas se faire ». Il s’étonne aussi de la non prise en compte d’un récent arrêt du Conseil d’État qui annule le décret des Autorités environnementales, ces instances consultatives du ministère de l’écologie.

Pour le Conseil, elles ne sont pas assez autonomes dans leur fonctionnement et leur budget. Or il leur incombe notamment de rendre un avis sur les arrêtés concernant l’application de la loi sur l’eau. Si bien que pour le juriste, cela aurait dû motiver l’annulation de cet arrêt pour le projet d’aéroport.

Le week-end dernier, sur un champ de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, une fois la nuit tombée, des dizaines de personnes regardaient s’élever dans le ciel une petite montgolfière traînant derrière elle une banderole lumineuse : « Ciel LIBRE. » Ce n’est pas encore fait.

 

 

 

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

 

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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 19:12

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

Grands projets inutiles

Le Tribunal permanent des peuples ouvre une enquête sur Notre-Dame-des-Landes

par

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« Chauffe la lutte, pas le climat ! » C’est le mot d’ordre du rassemblement estival organisé à Notre-dame-des-Landes ces samedi 11 et dimanche 12 juillet par la coordination des opposants au projet d’aéroport [1]. 15 000 personnes se sont pressées sur le site, pour des débats, forums et tables rondes. Après les opposants à un projet de méga-scierie dans le Morvan en 2013, puis les opposants au projet de la ferme des 1000 vaches en 2014, c’est le collectif de lutte « Pour les Chambaran sans center parc » (PCSCP) qui était à l’honneur cette année. Démarré en 2007, le projet du groupe Pierre et Vacances en Isère, entre Grenoble et Lyon, prévoit la construction d’un village vacances, en plein coeur d’une zone humide, avec la création d’une bulle tropicale chauffée à 29°C toute l’année. Le tout grâce à d’abondantes subventions publiques (voir notre article ici).

L’autre invité d’honneur était Gianni Tognoni, secrétaire général du Tribunal permanent des peuples (TPP), devant lequel une plainte a été déposée en décembre 2014 par la coordination des opposants à l’aéroport de NDDL. Le TPP est un tribunal d’opinion qui s’inspire du tribunal Russel, fondé en 1966 par Jean-Paul Sartre et Bertrand Russel pour juger les crimes de guerre des États-Unis au Vietnam. Le TPP n’émet aucune sentence contraignante. « Cependant une condamnation morale de sa part des responsables et porteurs des GPII [grand projet inutile et imposé, ndlr] affirmerait (...) toutes les atteintes aux droits des peuples qu’ils génèrent », pense la coordination des opposants à l’aéroport de NDDL.

Initiée par des membres du mouvements No-Tav (collectif de lutte contre la ligne à grande vitesse Lyon-Turin), cette idée de plainte devant le TPP a été reprise par plusieurs groupes européens en lutte contre des grands projets critiqués. Ils s’appuient sur la Déclaration des Nations-Unies sur les droits des peuples autochtones qui oblige les États à consulter les peuples et à « obtenir leur consentement, donné librement et en connaissance de cause, avant l’approbation de tout projet ayant des incidences sur leurs terres ou territoires – ressources minérales, hydriques ou autres ». « Chacun des collectifs a monté un dossier pour déposer plainte, explique Geneviève Coiffard-Grosdoy, du collectif de NDDL. Elles ont été longuement instruites et jugées recevables. »

La venue de Gianni Tognoni au rassemblement estival de NDDL est l’une des étapes de l’investigation menée par le TPP suite au dépôt de plainte. Pour son enquête sur le terrain, Gianni Tognoni a visité l’aéroport de Nantes Atlantique, a survolé la zone du projet, s’est entretenu avec les naturalistes en lutte et les zadistes, a rencontré divers membres de la coordination des opposants, s’est réuni avec les élus et les agriculteurs [2]. L’enquête doit se poursuivre dans les mois qui viennent, par l’étude de divers dossiers et des investigations sur le terrain dans divers endroits d’Europe, pour aboutir en décembre 2015 à une session spéciale du tribunal des peuples sur les grands projets imposés à Turin.

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11 juillet 2015 6 11 /07 /juillet /2015 21:37

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

Le gouvernement envisage l’évacuation de la Zad de Notre Dame des Landes cet été

11 juillet 2015 / Vladimir Slonska-Malvaud (Reporterre)

 

 

 

Le préfet de la Loire-Atlantique a évoqué l’intention du gouvernement de lancer les travaux du nouvel aéroport après une décision du tribunal administratif, le 17 juillet : « Nous n’attendrons pas les épuisements » des recours juridiques. Voici la vidéo de sa déclaration, qui est intervenue peu avant le grand rassemblement des opposants à l’aéroport les 11 et 12 juillet.


- Nantes, correspondance

Henri-Michel Comet, préfet de la Loire-Atlantique depuis mai 2014, s’est fendu d’une déclaration remarquée devant le conseil départemental, réuni en session extraordinaire jeudi 2 juillet.

À une question du conseiller départemental Gatien Meunier (LR), élu du canton de la Baule-Escoublac, qui reprochait au gouvernement de « tergiverser sur ce dossier », le préfet a répondu : « Nous attendons encore quelques décisions de justice. […] Nous n’attendrons pas les épuisements. […] Le gouvernement prendra une décision sur la façon de progresser après les décisions de justice cet été. »

Regardez la video ci-dessous, les phrases concernées étant à 3’40’’, 5’20’’ et 06’48’’ :

 

 

- Source : Conseil général de Loire-Atlantique

Cette déclaration fait suite à plusieurs prises de positions ambiguës, ces derniers mois, de membres du gouvernement ou de ses représentants. Le Premier ministre, Manuel Valls, avait notamment déclaré, dans un entretien à Ouest France paru le 18 décembre 2014, vouloir commencer les travaux au premier semestre 2015. Après le rendu des décisions du tribunal administratif de Nantes sur les recours liés à la loi sur l’eau et aux destructions d’espèces protégées, mais avant les appels devant la Cour administrative d’appel puis devant le Conseil d’État.

La promesse de ne procéder à aucune expulsion des occupants « légaux » de la zone avait été arrachée à la suite d’une grève de la faim de citoyens en 2012, puis confirmée par François Hollande à plusieurs reprises. Un moratoire sur le début des travaux s’était également installé de fait après l’échec de l’opération « César » à l’automne 2012, qui visait à expulser les occupants sans titre de propriété ou sans bail.

Le préfet de région a donc, dans son intervention du 2 juillet, contredit cet engagement, et confirmé les propos de Manuel Valls. De quoi ajouter de l’eau au moulin de ceux qui soupçonnent deux lignes de s’affronter au sein du gouvernement.

« Cela nous surprend de la part d’un préfet, qui doit connaître le sens des mots », affirme Françoise Verchère

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 19:50

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

Plus fort que les lobbies, des citoyens réinventent l’aéroport de Nantes

8 juillet 2015 / Henri Le Roux (Reporterre)

 

 

 

Un « atelier citoyen » : consultation publique légitimant la décision d’une collectivité par une illusion de participation ? Non. A Nantes, une association élabore en commun une étude pour repenser l’aéroport, et éviter le gâchis à Notre-Dame-des-Landes.


- Nantes, correspondance

Ce soir du 19 juin 2015, dans une salle du cinéma Bonne Garde, près de deux-cents personnes écoutent attentivement les participants à latelier citoyen pour l’optimisation de l’aéroport de Nantes Atlantique exposer leurs conclusions. Lancée en décembre dernier, l’initiative rassemble une soixantaine de volontaires autour d’un double constat : Nantes a déjà un aéroport, on peut l’améliorer.

D’où la démarche est-elle née ? En juin 2014, le Collectif d’élus doutant de la pertinence de l’aéroport (CéDpa) a demandé à deux architectes de réaliser une contre-expertise d’un rapport de la DGAC. Les auteurs, Ivan Fouquet et Franco Fedele, y pointaient de « nombreux raccourcis, lacunes et erreurs » et proposaient pour Nantes Atlantique un scénario « pensé et dimensionné avec intelligence et sobriété », deux à quatre fois moins cher.

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Ivan Fouquet

Ce fut le point de départ de l’atelier citoyen : prolonger cette expertise et permettre au public de s’approprier le débat. Pendant six mois, les bénévoles – opposants de longue date à Notre-Dame-des-Landes ou riverains plus indécis de la zone aéroportuaire, étudiants, salariés d’Airbus et d’entreprises locales – ont partagé leurs compétences pour étudier l’alternative sous différents angles.

Parmi eux, trois étudiantes en architecture, réunies au sein du Labo méta urba, ont poursuivi un travail sur l’urbanisme de la zone de l’actuel aéroport, posant la question : « Déplacer l’aéroport, n’est-ce pas déplacer le problème ? »

Jean-Marie Ravier, chef d’entreprise passionné de chiffres, et un jeune retraité, qui a passé trente ans à réparer la piste de Nantes Atlantique et souhaite garder l’anonymat, ont déconstruti les calculs de la DGAC. Résultat : la facture de la rénovation de la piste passe de 378 millions d’euros à 25 millions d’euros.

« Pourquoi Nantes Atlantique serait-il le seul aéroport où les zones de bruit devraient augmenter ? », s’est pour sa part interrogé Geneviève Lebouteux, du CéDpa, qui rappelle que le plan d’exposition au bruit (PEB) n’a pas été révisé depuis 2003 et ne tient pas compte des nouvelles technologies diminuant le bruit des avions.

Du côté du groupe « trajectoires et circulation aériennes », Thierry Masson et son collectif de pilotes doutant de la pertinence de l’aéroport ont développé leurs propositions pour fluidifier le trafic et limiter le survol de la métropole et les nuisances sonores qui en découlent.

 

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Thierry Masson, pilote de ligne expérimenté, expose les conclusions de son groupe de travail sur les trajectoires et la circulation aériennes.

Un atelier pour donner son avis

Chaque groupe de travail thématique s’organise librement, à domicile ou dans des cafés, et met en commun ses trouvailles lors de réunions mensuelles. « On voulait proposer des solutions et montrer une autre image que celle de l’opposant violent véhiculée dans les médias », explique Ivan Fouquet. Comme son confrère nantais, l’architecte installé à Paris a l’habitude d’associer les habitants à la conception des projets dont il a la charge. Les deux compères sont d’ailleurs soutenus par Patrick Bouchain, un grand nom de la profession. « Ce sont des volontaires issus de tous les bords politiques, sauf peut-être le Front national », précise Franco Fedele...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

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24 juin 2015 3 24 /06 /juin /2015 13:25

 

Source : https://lundi.am/De-la-ZAD-aux-Communaux-Partie-I

 

 

 

De la ZAD aux Communaux

Que faire de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes ?
C’est certainement la question que se posent bon nombres de conseillers du Roi. Se résoudre sans bruit à ce que soit maintenue une zone non-gouvernable au milieu du bocage français ? Préparer pour l’hiver une tentative d’expulsion qui ne manquera pas de se transformer en Vietnam ? Nous verrons.
Pendant ce temps, des habitants de la ZAD envisagent eux aussi à l’avenir. Comment se projeter sur un temps long ? Comment penser l’habitation et l’occupation de cette zone « libérée ». Voici un document interne qui fait état des réflexions en cours.

 

1.

Beaucoup de questions se posent actuellement sur le devenir des terres de Notre-Dame-des- Landes une fois le projet dʼaéroport abandonné. Des pistes sont explorées par plusieurs composantes du mouvement, mais en réduisant trop souvent la question foncière à celle du statut juridique futur de ces terres, la question des usages à un enjeu de propriété. Dʼun autre côté, sur la ZAD, intronisée « zone de non droit » de lʼaveu même du pouvoir, beaucoup de conflits dʼusage se déploient. Quʼil sʼagisse de lʼusage des prairies et des champs ou de celui des routes et des chemins, de la chasse ou des pratiques agricoles, ces conflits sont multiples.

Le devenir de ces terres dépend entièrement de notre capacité à y vivre en commun aujourdʼhui. Ces deux problématiques sont indissociables. Si nous ne parvenons pas, ici et maintenant, à concilier les différentes pratiques et la multiplicité des usages qui co-habitent sur les terres de la ZAD, alors il nous sera difficile de nous projeter ensemble dans un avenir sans aéroport.

 

2.

A lʼheure où les décideurs pataugent, où le projet est comme gelé dans une sorte de moratoire qui ne dit pas son nom, nous disposons dʼune fenêtre de quelques années pour rendre envisageable et surtout désirable lʼhypothèse dʼune Commune à Notre-Dame-des-Landes. Demain, quand les cumulards et autres gros propriétaires voudront se partager le gâteau du foncier ou quand lʼEtat établira de nouveaux plans pour ce bocage, ce nʼest que par une volonté commune quʼici se vive autre chose que nous pourrons leur résister.

Pour lʼinstant, nous avons en partage le refus dʼun aéroport. Si nous en restons là, nous sommes condamnés à disparaître en tant que mouvement au moment de lʼabandon du projet contre lequel nous nous organisons. Cʼest en faisant naître parmi nous un horizon commun vers lequel cheminer que nous serons capables dʼempêcher la reconquête de ce territoire par la métropole. Au moment où ce bocage nʼa jamais été aussi ingouvernable, nous refusons de croire que pendant les semis collectifs ou sur les barricades, pendant les chantiers de construction ou dans les rues de Nantes, il était simplement question dʼun aéroport.

 

3.

Comment faire pour résoudre les conflits dʼusages entre habitants sans avoir besoin de la police ou de la justice ?

Comment faire pour habiter ce bocage et y construire des formes dʼorganisation collectives sans avoir besoin de la chambre dʼagriculture ou de la CDOA (Commission Départementale dʼOrientation Agricole), ni dʼexperts ou d’aménageurs, pour décider des usages présents et futurs de ces terres ?

Comment faire pour que les personnes qui vivent, habitent et cultivent la ZAD, mais aussi toutes celles qui participent du mouvement de lutte, puissent ensemble déterminer ce quʼelles veulent pour ce territoire, et ensemble construire ce que sera ce bocage demain une fois que nous aurons fait échouer le projet dʼaéroport ?

Comment faire Commune ?

« La commune - le municipio- a été dans la péninsule ibérique la formation sociale la plus proche de la polis grecque et en même temps la plus contraire à lʼEtat (...) Les décisions se prenaient en assemblée ouverte ; les voisins se régissaient à travers des normes dictées par la coutume et combattaient la misère par lʼusage collectif des terres communales. Dans une telle société sans Etat - ou plutôt hors de sa portée - eut lieu la synthèse entre lʼurbain et le rural qui donna forme à une culture riche et intense. »
Miguel Amoros, Le second assaut

 

4.

Par Communaux nous désignons à la fois un territoire partagé, les terres communales, et les infrastructures de lʼautonomie qui sʼy élaborent, les communs.

 

4. bis

Les communs, cʼest toutes les infrastructures de lʼautonomie dont a su se doter le mouvement au fil des années et qui sʼinventent au jour le jour dans ce bocage. Ces outils sont multiples et ont pour objet de sʼorganiser collectivement pour répondre à nos besoins :
- se nourrir (cultures collectives sur les terres occupées, formes de mise en partage des machines agricoles communes, tentatives de distribution non marchandes des denrées autoproduites sur la zone mais aussi des invendus des supermarchés, etc.).
- sʼinformer et communiquer (radio klaxon, zadnadir, zadnews, photocopilleuses communes, etc.),
- se défendre (formes de mises en partages de matériel médical et dʼapprentissage collectif de gestes de soins, de stratégies de défense face à la police et à la justice, caisse antirépression, diffusion de pratiques et de matériaux pour lʼaffrontement, tractopelle commun, etc.).

Les communs, pour lʼinstant, cʼest un archipel diffus de groupes entremêlés qui sʼorganisent parfois ensemble, parfois côte à côte, pour tenir des infrastructures mises en partage avec lʼensemble du mouvement. Pour nous en puissance, ce joyeux bordel nʼest rien moins quʼune esquisse de base matérielle pour asseoir une Commune dans ce bocage. Reste à renforcer ce mouvement, à accroître notre force matérielle tout en approfondissant les modes de partages qui y sont attachés.

 

4. ter

Les terres communales, cʼest un territoire mis en partage dans lequel la propriété foncière, la propriété du sol, nʼest plus définie par le droit, pour lʼinstant inapplicable dans ce bocage. Par territoire, nous entendons : les champs, les bois, les prés, les haies, les fermes, les maisons et les cabanes, mais aussi les routes et les chemins. Le territoire des communaux, cʼest donc :
- un territoire physique délimité collectivement et déclaré comme bien commun, cʼest à dire comme propriété collective du mouvement ;
- un territoire voué aux usages des individus et des groupes qui lʼhabitent, le défendent ou le cultivent, quʼils habitent ou non de manière continue sur la zone, quʼils la traversent ou sʼy promènent, y cueillent des plantes ou des champignons, y chassent du gibier ou y observent les tritons...
- un territoire dont les usages présents et futurs sont discutés par le mouvement réuni en assemblées, et non pas par des décideurs, des aménageurs, des experts, déconnectés de ce qui se vit ici.
Construire des communaux, peut être un premier pas dans la perspective de faire commune.

 

5.

Sur la ZAD, le contour encore incertain des terres communales pourrait être le suivant : il inclurait toutes les terres appartenant à AGO/VINCI exceptées celles dont les paysans en lutte ont actuellement lʼusage et qui les font vivre. Parmi ces terres il y aurait donc à la fois des terres redistribuées et des terres en zone travaux.

Que ce soit bien clair : la communisation dʼune partie des terres de la ZAD nʼa pas pour objectif de soustraire des terres aux agriculteurs en lutte, qui refusent de collaborer avec AGO, qui font lʼobjet de procédures dʼexpropriations et de menaces dʼexpulsion. Nous souhaitons quʼils puissent continuer dʼavoir lʼusage de ces terres et de les travailler dans de bonnes conditions. Cʼest lʼun des enjeux du mouvement : pouvoir communer avec tous les paysans et les habitants qui ont refusé le projet et claqué la porte au nez dʼAGO/VINCI.

 

6.

Il est possible dʼimaginer une multitude dʼusages agricoles pour les terres communales :
- Quʼelles continuent de servir à des cultures collectives pour nourrir cette lutte et dʼautres.
- Quʼelles puisent servir à de nouvelles installations quʼelles soient issues du mouvement dʼoccupation, de la jeunesse paysanne des alentours, dʼhabitants du coin ou de nouveaux arrivants venus dʼailleurs, quʼelles soient légales ou illégales.
- Quʼelles puissent être cultivées par des comités locaux intéressés par lʼidée de conduire des cultures sur la zone.
- Quʼelles puissent également servir à dédommager des agriculteurs en lutte dont les terres seraient affectées par des fouilles, des forages, ou les conséquences dʼune nouvelle occupation militaire.
- Quʼune partie de ces terres puisse servir à des cultures de solidarité dont la récolte serait destinée à dʼautres groupes au de-là de la ZAD.

 

7.

Les terres communales de la ZAD, ce nʼest pas uniquement le territoire où se déploient de multiples usages dans le présent, ce sont également des terres que nous réservons à des usages futurs déterminés collectivement. Pour les usages agricoles, cʼest dans la perspective de constituer une réserve foncière, que COPAIN et lʼADECA se retrouvent parties prenantes de dynamiques dʼoccupation. Les terres de la réserve foncière, auraient pour vocation de permettre des installations agricoles futures contre lʼagrandissement dʼexploitations agricoles existantes.

Penser les usages possibles de ces terres pour lʼavenir implique de sʼorganiser ensemble dès aujourdʼhui, hors de toute légalité, contre les agrandissements dʼexploitations existantes, et contre la redistribution opérée par AGO/VINCI. Cela nécessite également de sʼorganiser en commun pour cultiver ou entretenir ces terres. Cʼest en ce sens quʼont été mené les semis collectifs de céréales du 5 octobre 2013, les semis de sarrasin du printemps 2014, et les futurs semis de prairies sur ces mêmes terres occupées. Aujourdʼhui, lʼoccupation illégale des terres sʼaffirme comme une stratégie partagée par toutes les composantes de la lutte. Quʼil sʼagisse de lʼidée de réserve foncière, ou de celles des communaux, ces projections dans lʼaprès-projet, quʼelles cherchent à prolonger la situation extra-légale dʼaujourdʼhui ou à explorer des formes juridiques pour lʼavenir ne seront possibles que par un approfondissement des pratiques et des rencontres nées de cette lutte.

Que ce soit clair : de même que les terres travaillées par des agriculteurs en lutte sur la zone ne sont pas inclues dans les terres communales, les terres déjà habitées illégalement par le mouvement dʼoccupation ne rentrent pas dans la réserve foncière. Il nʼest pas question dʼimposer de futures installations agricoles à des endroits où dʼautres formes de vie et dʼusages se déploient et se projettent dans un avenir sans aéroport.

 

8.

Mais le territoire des communaux est plus vaste que les terres que nous cultivons. Il dépasse largement la simple question des usages agricoles. Approfondir et étendre ce quʼil y a de commun dans le mouvement, cʼest construire dès à présent la force qui permettra, une fois le projet définitivement abandonné, que ce territoire soit façonné par et pour celles et ceux qui y en ont lʼusage, pour lʼautodétermination de ce bocage, pour que demain, la ZAD devienne Commune plutôt quʼaéroport.

Construire les communaux, c’est défendre ce territoire contre tout projet d’aménagement de la métropole (aéroport, barreau routier, lotissement, éco-quartier, réserve naturelle, etc.) tout en se donnant les moyens pour que tous les habitants expulsables qui le souhaitent puissent rester et continuer de vivre sur ce territoire, qu’il s’agisse d’habitants avec ou sans droit et titre, récents ou anciens, de maisons, de fermes ou d’habitat auto-construit, de caravanes, etc.

C’est pousser un mouvement sur le point de faire définitivement échouer le projet d’aéroport à s’attaquer à l’un des fondements de son monde : la propriété foncière. C’est chercher à réaliser un très vieux rêve : que nul ne puisse vendre, acheter ou monnayer l’usage des terres, cabanes et fermes, friches et champs que nous avons en partage.

Les habitants « demandent qu’on ne soit plus obligé de (...) payer des rentes pour des biens communs » et « qu’il ne soit plus disposé de ces mêmes biens que par un commun consentement ».
Extrait des Cahiers de doléances de la paroisse Fay de Bretagne « dressés par les habitants (...) assemblés le quatre avril 1789 ».

 

9.

Nombre de pratiques qui se déploient dans le mouvement contre l’aéroport et son monde tendent déjà vers la réalisation dʼune partie de ces objectifs. Cʼest pourquoi plutôt que de partir dʼun hypothétique statut juridique futur, nous souhaiterions prendre pour point de départ ces pratiques nées de la lutte, et construire ensemble une coutume.

Pour construire les communaux, il nous faut donc partir des pratiques qui sont déjà à lʼoeuvre sur le territoire (habitat illégal, cultures collectives en plein champ, potagers, permaculture, chasse, autoconstruction, exploitation agricoles professionnelles, cueillette, balades...) ainsi que des espaces dʼorganisation qui existent déjà (Assemblées du mouvement, Sème ta ZAD, COPAIN, réunion des habitants, discussions informelles, etc.). Cʼest en partie de ces espaces dʼassemblée, même si nous éprouvons par ailleurs leurs limites, que sont issues les infrastructures de lʼautonomie dont sʼest doté le mouvement ainsi que la dynamique de reprise des terres. Mais, pour donner corps aux communaux, il nous faut inventer de nouvelles formes et créer de nouveaux espaces pour traiter de la question des usages du territoire.

 

10.

Imaginons une assemblée extraordinaire impliquant le mouvement toutes ses composantes, ainsi que les habitants de ce bocage, les personnes et les groupes qui en ont lʼusage : lʼAssemblée des Communaux.

Lʼassemblée des Communaux ne serait pas une structure légale officielle. Elle serait une structure coutumière, horizontale, un espace où sʼinvente progressivement, au rythme des conflits, une manière de vivre ensemble, à lʼéchelle de la ZAD. Elle serait aussi un lieu depuis lequel affirmer la primauté de nos pratiques et de nos usages sur le droit en vigueur.

La première assemblée des communaux, solennelle et destituante, pourrait se dérouler dans un lieu du pouvoir foncier (CDOA, chambre de lʼagriculture, siège de la SAFER...). Son geste inaugural pourrait être lʼexpropriation sauvage dʼAGO VINCI, et la déclaration en Communs dʼune partie des terres de la ZAD. Elle pourrait publier une carte des communaux et une lettre ouverte aux agriculteurs qui se sont vu redistribuer par AGO-VINCI des terres communales, pour leur signifier que cette redistribution est nulle et non avenue, puisque ces terres sont nôtres.

 

10. bis

Suite à cette première assemblée, il pourrait sʼen tenir une par saison. Les usages dʼun territoire sʼinscrivent dans des rythmes saisonniers : la cueillette, la chasse, les semis et les récoltes, lʼélevage et le bois de chauffe sont pris dans des cycles. Caler le rythme de lʼassemblée des Communaux sur celui des saisons, en discutant durant lʼhiver de ce qui adviendra au printemps permettrait dʼanticiper les conflits dʼusages avant quʼils ne se présentent, mais aussi dʼélaborer des stratégies dʼoccupation pour contrecarrer la redistribution des terres opérée chaque saison par AGO/ Vinci ou le conseil général avec lʼattribution de baux précaires, mais gratuits, à des gros exploitants. Tout au long de lʼannée, entre chaque assemblée saisonnière pourraient sʼorganiser des groupes pour réfléchir et agir sur des aspects spécifiques de la vie commune : question des déchets, du bois de chauffe, des fossés, de la chasse, des routes, etc.

 

11.

Nous croyons à la nécessité politique et stratégique dʼopposer à la légitimité du droit conçu par et pour les décideurs, celle dʼune assemblée qui rassemble le mouvement dans toutes ses composantes, et qui accorde une place centrale aux usages et aux manières de lʼhabiter sur la ZAD. En revanche, nous ne ne croyons pas une seconde que la simple création dʼune assemblée de plus puisse résoudre par magie les conflits dʼusage sur la zone. Elaborer du commun ne signifie pas pour autant faire disparaitre les conflits.

 

11. bis

Communer, signifie une volonté de sʼorganiser collectivement et donc une disposition au compromis, une capacité à faire des concessions mutuelles, mais aussi une disposition à lʼautodéfense, une capacité à assumer certains conflits. Communer signifie donc aussi être en mesure, quand toutes les formes de médiations sont épuisées et quʼil nʼy a plus dʼautre choix, de se constituer en force pour faire primer le bien commun sur lʼintérêt privé.

Ne perdons par de vue que les communaux sont une stratégie pour soustraire des terres à lʼEtat et à la propriété privée. Quiconque collabore avec AGO-VINCI ou décide de sʼaccaparer un bien commun en empêchant dʼautres de continuer dʼen avoir lʼusage doit craindre que la communauté de lutte qui sʼélabore depuis des années dans ce bocage, se retourne contre lui. Si nous ne parvenons pas à constituer cette force, le retour à lʼordre sera toujours désirable pour une partie significative de celles et ceux avec qui nous avons ce territoire en partage.

 

12.

Sur la ZAD, les communaux sont déjà là, en puissance. A nous de les approfondir, de les renforcer, de les étendre et de les défendre. A nous de les rendre visibles de nos complices ailleurs pour que chaque tentative dʼarracher un fragment de territoire à lʼemprise de la marchandise, de la métropole, de lʼEtat, contamine par delà le local. A nous de les rendre visibles du pouvoir pour quʼil soit contraint de prendre acte de notre sécession. Il nous faut des mots pour dire nos pratiques et les rendre partageables, des mots pour dire, agir et faire cause commune. Reprise des terres et déprise vis à vis des pouvoirs institués sont pour nous deux lignes dʼun même front.

 

13.

Pour donner corps aux communaux, une assemblée saisonnière ne suffira donc pas, il sʼagit de faire communauté. Si nous voulons parvenir à faire coexister les différents usages du territoire, les différents rapports au monde qui se déploient dans ce bocage, il nous faut créer des coutumes, des rites, des solidarités et des habitudes communes. Multiplier les moments de travail en commun, densifier les échanges et les solidarités, les dons et contre-dons qui font lʼépaisseur de nos liens. Il faut pour cela construire dʼautres espaces, expérimenter dʼautres outils, dʼautres pratiques, dʼautres formes que les assemblées, même si ces dernières sont indispensables par ailleurs. Il nous faut approfondir les rencontres, les passerelles entre les mondes, et les amitiés improbables nées de cette lutte.

 

13. bis

Imaginons :
- Poursuivre et amplifier les actions de semis collectifs avec les agriculteurs de la zone et de la
région.
- Penser des actions collectives pour tracer de nouveaux talus sur certaines terres communales, pour marquer le territoire et redensifier le bocage au de-là des terres que nous cultivons. Ces actions seraient prolongées par des chantiers de plantation de haies.
- Organiser des chantiers collectifs réguliers pour entretenir routes, chemins et fossés, le ramassage des déchets...
- Multiplier les repas communs pour se retrouver avec le mouvement autour de grandes tablées, en dehors de tout enjeu décisionnel.
- Etablir une série de chantiers collectifs, à la fois pour signifier que nous entrons dans un avenir sans aéroport, et pour renforcer les infrastructures de lʼautonomie, améliorer les modes de partages qui sʼy rattachent, et en créer de nouvelles. Ces infrastructures communes pourraient être multiples : avoir un lieu chaud et confortable pour tenir assemblée, un lieu de stockage pour faciliter la mutualisation des récups, un espace de recyclerie pour nos déchets, des bains-douches publics, ou bien dʼautres choses encore à imaginer ensemble.

 

14.

Nous sommes tous, désormais occupants sans droit ni titre aux yeux de lʼEtat que nous soyons anciens locataires, agriculteurs en lutte, ou personnes ayant fait le choix de venir vivre ici illégalement pour empêcher les travaux et occuper des terres. Cʼest à nous, en approfondissant les pratiques extra-légales dʼaujourdʼhui, de créer une forme de propriété collective fondée sur les usages communs du territoire, par et pour ceux qui habitent, défendent ou cultivent ce bocage. Cʼest à nous de faire communauté pour devenir Commune et ainsi se projeter dans un décrochage durable de ce territoire vis à vis des pouvoirs institués, pour peupler les années à venir dʼune tentative qui susciterait autre chose que le désir dʼun retour à lʼordre.

 

 

Source : https://lundi.am/De-la-ZAD-aux-Communaux-Partie-I

 

 

 

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 15:56

 

Source : http://zad.nadir.org

 

 

Infos du 22 au 28 juin

lundi 22 juin 2015, par zadist

 

 

 

Merci de nous signaler toute information sur d’éventuelles présences de flics ou d’engins de travaux autour de la ZAD au numéro d’urgence : 06 43 92 07 01. Avant de faire tourner une info, de la recouper en regardant sur ce site web ou en appelant le numéro d’urgence si elle n’est pas encore publiée sur le site.

Les infos d’urgence qui tournent sur les réseaux sociaux ne sont pas toujours confirmées. Restons vigilants, mais évitons de crier au loup ! Ca nous permettra de réagir rapidement et évitera de faire tourner des rumeurs.

Merci d’avance !


Pour la connexion sécurisé de notre site : https://zad.nadir.org l’empreinte du certificat c’est SHA1 : 16:46:04:20:7F:09:9C:E6:8B:10:30:65:AF:B9:73:1F:35:DA:AF:89 MD5 : DC:33:87:6C:32:C7:72:DA:27:A7:51:E1:5E:EF:D2:AE

Du 11/062015 au 21/07/2015


" La Black Plouc Kitchen sera sur le site du festival du 11 et 12 juillet et proposera de la petite restauration a prix libre pendant le weekend, nous avons envie d’ouvrir les portes aux gens qui souhaitent s’impliquer dans ce projet le temps d’un weekend, c’est pourquoi on cherche des bénévoles le vendredi, le samedi et le dimanche, toutes les infos ici —> https://blackplouckitchen.wordpress.com/ "


- La saison d’étude du "Suivi scientifique du dispositif de compensation en faveur du Triton marbré" ayant repris, ouvrons l’oeil pour repérer les étudiant-e-s, les dispositifs de prélèvements, ... (de mi mars à fin juillet). Contre l’aéroport et son monde de compensation !


Lundi 22 juin

L’association des pro-aéroport, des Ailes pour l’Ouest, demande des conseils à la FNSEA du Tarn !
Des Ailes pour l’Ouest tient son AG ce soir ( à 18h30 à Saint-Aignan de Grand-Lieu Salle de l’Héronnière Rue du Pressoir) , et y invite la FNSEA du Tarn :
"la FNSEA du Tarn sera présente pour nous expliquer comment elle a travaillé pour préparer l’évacuation des zadistes à Sivens. Nul doute que nous devrons nous en inspirer si par bonheur la décision du rapporteur public était confirmée par le tribunal !"

Pour leur dire ce qu’on pense de leurs pratiques : desailespourlouest@gmail.com, fdsea81@fdsea81.com (05.63.48.83.60)

 

 

Source : http://zad.nadir.org

 

 

 

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18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 16:04

 

 

*Note perso : L'audience du tribunal administratif de Nantes concernant les 17 recours environnementaux déposés contre les arrêtés préfectoraux autorisant le coup d’envoi des travaux de construction de l’aéroport s’est tenue ce jeudi matin.

Le tribunal a mis son jugement en délibéré. Il sera rendu le 17 juillet...

 

 

                                                                       ******************

 

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

Notre-Dame-des-Landes: et si on l’arrêtait, combien ça coûterait ?

|  Par Jade Lindgaard

 

 

Le coût de la résiliation de l'aéroport est limité, entre 100 et 200 millions d’euros, selon des opposants au projet qui ont étudié le contrat de la filiale de Vinci qui a emporté le projet. Une audience importante pour le sort de l'aérogare se tient ce jeudi 18 juin à Nantes.

 

Si le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes était abandonné, combien cela coûterait-il à l’État ? Aucun chiffre officiel n’a jamais été communiqué par le gouvernement, ni par Aéroport du Grand Ouest (AGO), la filiale de Vinci qui a remporté la délégation de service public. Pour la première fois, à notre connaissance, une estimation chiffrée du coût de résiliation du contrat est portée à la connaissance du public.

Elle a été calculée par le groupe de travail finances de l’atelier citoyen créé par un collectif d’architectes à Nantes pour optimiser l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique. Ils obtiennent une fourchette comprise entre 122 et 214 millions d’euros, soit, à titre de comparaison, un quart (ou moins) des 800 millions d’euros que l’État s’est engagé à verser à la société italienne Ecomouv, qui devait exploiter les portiques servant à percevoir l’écotaxe – en janvier dernier, L'Express avait évoqué le chiffre de 2 milliards d'euros mais sans confirmation officielle et surtout, sans détailler son calcul.

 

 

Affiche de l&#039;atelier citoyen pour l&#039;optimisation de Nantes Atlantique (DR).
Affiche de l'atelier citoyen pour l'optimisation de Nantes Atlantique (DR).
 

Entre 100 et 200 millions d’euros, est-ce beaucoup ou peu d’argent ? C’est à peu près le prix d’un avion Rafale (dont Dassault vient de vendre 24 exemplaires à l’Égypte et 36 exemplaires à l’Inde). C’est un peu moins que ce qu’a coûté la modernisation de la gare Saint-Lazare à Paris (250 millions). C’est ce que prévoit de dépenser Thalès pour un nouveau site industriel en Gironde (200 millions). C’est ce que doit débourser la ville de Bezons (28 000 habitants) dans le Val-d’Oise pour son nouveau centre-ville (200 millions). C’est à l’évidence une somme importante. Mais elle ne sort pas de la norme des dépenses publiques ou des grands groupes industriels.

 

Le contrat de concession prévoit plusieurs hypothèses de résiliation à l’initiative de la puissance publique : imprévision ou force majeure, c’est-à-dire un événement extérieur au projet (l’explosion du prix du pétrole ou une loi de protection de l’eau trop contraignante, par exemple) ou d’intérêt général, si pour des raisons qui lui sont propres, l’État décide que la construction du site n’est plus d’utilité publique. Les implications financières ne sont pas du tout les mêmes. Dans le premier cas, l’indemnité est essentiellement composée des encours de fonds propres et quasi-fonds propres des actionnaires, soit environ 122 millions d’euros (voir le détail du calcul sous l’onglet Prolonger) en cas de résiliation à court terme, par exemple en 2016. Dans le second, la principale variable est le manque à gagner (voir le détail du calcul sous l’onglet Prolonger). En choisissant un taux d’actualisation de 2 %, la somme due à AGO s’élève au moins à environ 214 millions d’euros.

Ce sont des montants minimum car tous les chiffres de l’opération ne sont pas connus. AGO n’a jamais communiqué sur l’encours de ses financements externes (les emprunts auprès des banques), les conditions de résiliation de ces contrats, des engagements auprès de prestataires, de rupture des instruments de couverture (les assurances), ou les dommages et intérêts pour les contrats déjà signés. Mais selon Jean-Marie Ravier, l’un des auteurs de l’estimation, la valeur totale de ces montants inconnus ne devrait pas dépasser le million d’euros puisque les travaux n’ont pas démarré sur le site. Le permis de construire n’a toujours pas été déposé (il est en cours de révision après un premier dépôt, puis retrait). La semaine dernière, lors d’une réunion à l’initiative du Conseil de développement de Nantes Métropole, François Marie, le PDG d’AGO, a indiqué n’avoir pas commencé à rédiger l’avant-projet détaillé (APD), selon un participant. Or c’est un document clef, qui sert à établir les commandes aux intervenants du chantier : BTP, électriciens, plombiers… Sans ce dossier, AGO n’est tout simplement pas en situation de mettre en place les frais qu’il faudrait indemniser en cas de résiliation. La société n’a donc pas pu débourser ces montants. Selon AGO, 18 mois sont nécessaires pour boucler ce document stratégique.

 

« On s'est fait berner »

Même si les conditions financières d’une rupture de contrat ont été précisément contractualisées, elles sont en partie théoriques. Si l’État décidait de résilier le contrat de Notre-Dame-des-Landes, il engagerait une négociation avec le concessionnaire. Première cliente de Vinci, la puissance publique dispose de bien des arguments commerciaux et financiers pour obtenir des conditions plus favorables que celles prévues sur le papier – à commencer par la lucrative exploitation d’une partie des autoroutes françaises.
Autre argument de poids pour les opposants : l’exploitation de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique, concédée à Vinci en attendant l’ouverture de Notre-Dame-des-Landes, se révèle extrêmement lucrative : elle a rapporté 31 millions de revenus nets après impôts à la filiale de Vinci depuis le 1er janvier 2011, début du contrat.

Contactée par Mediapart, la société AGO n’a pas réagi à ces estimations, considérant que « ce n’est pas un sujet d’actualité ». La direction générale de l’aviation civile répond par la voix de son directeur de la communication qu’« il est évidemment impossible de donner notre estimation. D'une part la résiliation n'est pas à l'ordre du jour, d'autre part elle ferait l'objet de discussions complexes et nous ne dévoilerons pas nos positions ». Sollicité également, le ministère de l’écologie n’a pas davantage répondu. C’est le black-out. Pour Françoise Verchère, coprésidente du comité des élus doutant de la pertinence de l’aéroport, le CéDpa : « On ne nous a jamais dit que cela coûterait aussi peu d’argent de résilier ce contrat. On s’est fait berner. »

Sur place, le projet de Notre-Dame-des-Landes est toujours gelé de facto. Le gouvernement Valls a repris à son compte la ligne de son prédécesseur : pas de nouvelle tentative d’expulsion de la ZAD, la zone réservée au futur aérogare, et occupée par plusieurs centaines de personnes, tant que les recours des opposants n’ont pas été jugés. Jeudi 18 juin, se tient au tribunal administratif de Nantes une audience importante : elle porte sur les recours concernant le respect de la loi sur l’eau, sur les espèces protégées et sur la déclaration d'utilité publique sur le programme viaire, concernant les voies d’accès. Le rapporteur public devrait s’y prononcer pour le rejet des plaintes, qui dénoncent l'insuffisante compensation de la destruction de la zone humide. Si le tribunal décide de le suivre, les requérants devraient faire appel, ce qui prolongera le moratoire actuel sur la construction de l’aéroport. Mais officiellement, Manuel Valls affiche toujours sa volonté de construire l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, bien que le climat ait reçu de Matignon le label de « grande cause nationale ». Une contradiction de plus dans la politique écologique de l'exécutif.

 

 

 

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

Note perso : L'audience du tribunal administratif de Nantes concernant les 17 recours environnementaux déposés contre les arrêtés préfectoraux autorisant le coup d’envoi des travaux de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes s’est tenue ce jeudi matin

Le tribunal a mis son jugement en délibéré. Il sera rendu le 17 juillet

 

 

 

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 16:12

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

ça bouge ! ZAD

Rassemblement à Notre-Dame-des-Landes : « Chauffe la lutte, pas le climat ! »

par

 

 

 

La lutte à Notre-Dame-des-Landes se poursuit. Les projets collectifs se multiplient sur la ZAD. Si aucune expulsion ne peut avoir lieu tant que les recours juridiques ne sont pas épuisés, le projet d’aéroport n’est toujours pas annulé. Les 11 et 12 juillet, la coordination des opposants à Notre-Dame-des-Landes invite donc à un rassemblement estival « pour que la France annule [ce] projet d’aéroport avant la COP21 ». L’occasion de manifester sa solidarité avec d’autres ZAD, comme celle de Roybon contre le Center Parcs, et de débattre du nucléaire, des fermes-usines, des traités de libre-échange, ou du revenu d’existence... Basta ! relaie l’appel.

Photo © Laurent Guizard / Basta !

Une nouvelle fois, la Coordination des opposants s’adresse à toute la population de la région, comme à tous les militants, toutes les organisations locales, nationales… et au-delà, engagés avec elle dans la lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Elle les invite à partager ce grand moment de démonstration de vigueur, de détermination et de convivialité qu’est notre rassemblement estival.

 

Un de plus ?

Non, car si nous n’avons pas encore réussi à arracher l’abandon du projet, abandon qui serait attesté par l’abrogation de la DUP (déclaration d’utilité publique) ou le début du réaménagement de Nantes-Atlantique, la période actuelle, marquée par l’attente des rendus des recours, n’a rien de passive, et nous n’avons rien lâché sur le fond. Nous ne sommes en rien dans la répétition rituelle d’une gentille kermesse estivale, mais dans la volonté de renforcer encore et encore notre solidarité et le rapport de force pour arracher cet abandon. Chauffe la lutte !

 

Un de trop ?

Oui, un de trop, car le projet aurait dû être abandonné depuis longtemps, si l’on s’en tient aux magnifiques discours selon lesquels la France (et ses institutions, aux différents niveaux...) serait responsable et exemplaire dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ses politiques sont en contradiction avec sa prétention à être motrice de l’accord qui doit sortir de la COP21 [1] début décembre à Paris. Il est plus que temps que les actes se conforment enfin aux discours ! Nous l’exigerons ensemble, et notre rassemblement sera l’un des jalons importants sur le chemin de la COP21 : il n’y a pas de planète B ! Freinons le réchauffement climatique !

L’année 2014 a été riche en projets, en expérimentations prometteuses sur la ZAD (zone à défendre) et en travaux sur la démocratie. Nous avons encore démonté les mensonges de la soi-disant « impossibilité » de réaménager Nantes-Atlantique ou encore de la création d’emplois que procurerait la création d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes...

Mobilisons-nous, et mobilisons autour de nous pour que la France annule le projet d’aéroport Notre-Dame-des-Landes avant la COP21

 

CHAUFFE LA LUTTE, PAS LE CLIMAT !

 

La Coordination des opposants au projet de Notre-Dame-des-Landes [2], le 13 avril 2015.

- Plus d’infos sur notredamedeslandes2015.org (programmation des forums-débats, concerts et bals...)
- Un appel à bénévoles est lancé.
- Télécharger l’affiche

 

 

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 16:01

 

Source : http://zad.nadir.org

 

 

Infos du 15 au 21 juin

lundi 15 juin 2015, par zadist

 

 

 

Merci de nous signaler toute information sur d’éventuelles présences de flics ou d’engins de travaux autour de la ZAD au numéro d’urgence : 06 43 92 07 01. Avant de faire tourner une info, de la recouper en regardant sur ce site web ou en appelant le numéro d’urgence si elle n’est pas encore publiée sur le site.

Les infos d’urgence qui tournent sur les réseaux sociaux ne sont pas toujours confirmées. Restons vigilants, mais évitons de crier au loup ! Ca nous permettra de réagir rapidement et évitera de faire tourner des rumeurs.

Merci d’avance !


Pour la connexion sécurisé de notre site : https://zad.nadir.org l’empreinte du certificat c’est SHA1 : 16:46:04:20:7F:09:9C:E6:8B:10:30:65:AF:B9:73:1F:35:DA:AF:89 MD5 : DC:33:87:6C:32:C7:72:DA:27:A7:51:E1:5E:EF:D2:AE

Du 11/062015 au 21/07/2015


" La Black Plouc Kitchen sera sur le site du festival du 11 et 12 juillet et proposera de la petite restauration a prix libre pendant le weekend, nous avons envie d’ouvrir les portes aux gens qui souhaitent s’impliquer dans ce projet le temps d’un weekend, c’est pourquoi on cherche des bénévoles le vendredi, le samedi et le dimanche, toutes les infos ici —> https://blackplouckitchen.wordpress.com/ "


- La saison d’étude du "Suivi scientifique du dispositif de compensation en faveur du Triton marbré" ayant repris, ouvrons l’oeil pour repérer les étudiant-e-s, les dispositifs de prélèvements, ... (de mi mars à fin juillet). Contre l’aéroport et son monde de compensation !


Mardi 16 juin

- Encore une manipulation médiatique réussie, la nouvelle loi pour lutter contre les squatteurs votée à l’unanimité.... Pour rappel, cette loi vient d’être votée suite à l’affaire "marie-yvonne" à Rennes, que Ouest-france (notamment) a présenté comme une grand-mère mise à la porte de son domicile par des squatteur-euse-s... Squatteur-euse-s qui ont fini par être expulsés parce que la maison, en fait abandonnée depuis 12 ans et mise en vente en 2013, était classée 7 sur une échelle de 7 à 8 qui mesure l’insalubrité. Cherchez l’erreur.

- On n’entend plus Jacques Auxiette brailler que l’on est dans un "état de droit" quand c’est Vinci qui est dans l’illégalité et la préfecture qui couvre ses petits amis... Bizarre...

- A propos des recours en justice sur les arrêtés sur les espèces protégées, les mesures compensatoires et la loi sur l’eau, article sur lemoniteur.fr

- Areva attaque en diffamation la coordination anti-nucléaire du sud-est. Illes lançent un appel à solidarité ici. Force est de constater que "la liberté d’expression" est une évidence pour beaucoup quand il s’agit de taper sur les musulman-e-s mais un délit quand il s’agit de s’opposer aux industriels du nucléaire.

- A Limoges, ‘Eurovia’ [filiale de ‘Vinci’ constructeur de prisons, d’installations nucléaires*, d’aéroports et tout un tas d’infrastructures/projets utiles au capitalisme et à la société de contrôle a été la cible d’un sabotage.

- Menaces d’expulsion pour les personnes qui bloquent le chantier du Center Parc dans la forêt des Chambarans, d’après le Dauphiné.

Lundi 15 juin

Départs groupés pour soutenir les accusés dans l’affaire du démontage de la salle de traite de l’usine des 1000 vaches.
DERNIER APPEL
- voir17/06 Procès de l’usine des 1000 vaches à Amiens - Départs groupés

A l’occasion de ce procès, nous organisons des trajets en bus à prix libre aux départs de Lille, Fresnes, Arras et Doullens. Un second bus peut être mis en place aux départs de Dunkerque, Calais, Boulogne et Montreuil sur Mer si suffisamment de personnes se montrent intéressées. Contactez-nous au plus vite pour réserver votre place, en nous précisant votre lieu de prise en charge et votre numéro de téléphone, par mail à l’adresse bus1000vaches@gmail.com

- Keelbeek nous vous contactons pour vous proposer de venir renforcer une dynamique collective autour du potager au Keelbeek. (le Keelbeek, c’est ou, c’est quoi ? => http://haren.luttespaysannes.be/. Plus d’infos ? keelbeek@sdu.collectifs.net)

Un petit espace est déjà cultivé sur place, et quelques chèvres font parfois de la résistance dans le coin, mais la dynamique a grand besoin d’être renforcée (en particulier cet été). D’autant qu’il serait possible d’agrandir les activités agricoles sur plusieurs hectares ! D’autres idées de chantiers plus motivantes les unes que les autres ont germé, mais demandent des énergies sur le moyen terme pour être mises en place...

D’où l’idée de faire circuler cet appel, qui on l’espère devrait bien toucher quelques Bruxellois-es en mal de terres à cultiver, de cabanes terre-paille à construire, ou d’éoliennes à monter.

*Une première journée de rencontre / jardinage collectif / discussion sur comment s’organiser pour faire quoi aura donc lieu ce samedi (13) à 14h sur le terrain*.

Tout le monde est bienvenu-e, n’hésitez pas à faire tourner l’info, et de manière générale à passer à n’importe quel moment.

Ni prison, ni béton ! Des chicons...

- c’était déjà la semaine derniere mais bon...
Pro-aéroport NDDL. La plainte pour menaces est classée sans suite

Des entreprises susceptibles de travailler sur le projet d’aéroport avaient été menacées en novembre. La justice classe la plainte de l’association Des Ailes pour l’Ouest.

En octobre dernier, des entreprises susceptibles de travailler sur le chantier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes avaient reçu des lettres de menaces anonymes, via un courrier électronique. Des écrits explicites : "Nous ne saurions trop vous conseiller de réfléchir à deux fois avant de répondre à ces appels d’offres, l’intégrité de votre entreprise pourrait en être gravement affectée." En réalité, le texte était signé d’un pseudonyme Alain Michelin. voir lettre
Des Ailes pour l’ouest et son president Alain Mustière avait porté plainte

L’enquête n’a rien donné, et la justice vient de décider de classer sans suite cette plainte, faute d’avoir pu identifier l’auteur des courriers. Alain Mustière estime que ce classement sans suite "est la porte ouverte et un encouragement à de nouvelles exacti bla bla bla...

 

 

Source : http://zad.nadir.org

 

 

 

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