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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 21:43

 

 

 

Compte rendu de l'AG du 21/04/2016 :

 

 

- Il a été proposé de défiler dans les avenues de l'écusson et de bloquer la circulation.
Finalement cette proposition et d'autres actions concrètes seront étudiées pendant la commission action, demain à 18h15. Plus tard, durant l'A.G., il a été noté de prévoir des actions pour le 28 avril, le 1er et le 3 mai.

Il a également été mentionné une grosse manifestation prévue le 8 mai à Paris. Pour ceux qui le souhaite , il a été proposé d'organiser le voyage sur Paris, à cette occasion.

- Validation de la création d'un portail informatif par Adrien.

- Il a été proposé de mettre en place un atelier pour aider à utiliser les moyens de communications informatiques.

- Point sur la convergence des luttes :
30 avril rencontre débat entre les différentes luttes.

La lettre validée en AG à déjà été envoyée. Nous avons une réponse positive du collectif Stop TAFTA.

Une adresse spécifique a été mise en place pour échanger avec les différentes organisations : nd.convergencedesluttes@gmail.com

- La possibilité d'inviter des membres d'organisations syndicale a été approuvée.

-Préparation de la manifestation du 28 avril :

Simone nous a indiqué qu'un tract a été distribué. Il y a un rendez-vous de prévu à 12h30 au jardin de la fontaine pour un pique-nique tiré du sac.

- L'offre de Laura d'organiser des activité l'après-midi pour les enfants a été acceptée. Elle même et Samir vont contacter les centres situés autour du square de la bouquerie.

- Chonchon a évoqué l'idée de passer en circuit court pour les légumes utilisés pour le repas. La question sera étudiée demain.

- Le programme a été établi pour demain et samedi :

Le 22/04, l'installation commence à 18H. A 19h, l'AG. A 20h des grillades seront servies et à 21h diffusion du film « Ne vivons plus comme des esclaves », suivit d'un débat.

Le 23/04 l'installation commence dès 16h. A 17h30 un débat sur l' éducation sera lancé. Après l'AG du chili con carne sera disponible.
Si c'est possible un concert aura lieu. Il est également prévu la diffusion d'un documentaire sur le dépôt d'hydrocarbures de l'Espiguette, suivit d'un débat.

Une apparition de la commission action poétique a également été envisagée.

- Pietro a attiré l'attention de l'assemblée sur la situation intolérables des migrants (500 morts de plus dans un récent naufrage) et la politique inacceptable de l’État français à leur égard.

- Marie a proposé la distributions de tract dans les quartiers populaire. Ce point doit être discuté avec les volontaires.

- Il a été proposé que des petites lumières soient amenées et il a été mentionné l'existence d'un jardin partagé au quartier de Valdegour.

 

 

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 23:38

 

12e Nuit Debout Nimes

 

Photos Pietro Truddaiu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 01:43

 

Pour la 11e fois une nouvelle Nuit Debout à Nîmes débat pour préparer la prochaine journée d'action contre la loi El Khomry

 

Photos Pietro Truddaiu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 23:24

 

10e Nuit Debout square de la bouquerie débats et partages continuent pendant les vacances

Avec au programme, une connexion en direct depuis la Grèce (par skype) avec Yannis Youlontas (philosophe, poète, écrivain et réalisateur des films "Ne vivons plus comme des esclaves" et "Je lutte donc je suis"

 

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Photos de Pietro Truddaiu

 

 

 

 

 

 

 

 

Connexion en direct avec Yannis Youlontas depuis la Grèce

 

 

 

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 23:33

 

8è nuit debout à Nîmes (#47 Mars)- débat sur la convergence des luttes couscous et film "Je lutte donc je suis"

Photos de Pietro Truddaiu

 

Photo de NuitDebout - Nîmes.

 

NuitDebout - Nîmes

12 h ·

[Nîmes Debout]
PROGRAMME DU 47 MARS

Ce soir, comme hier, comme demain, NuitDebout- Nîmes Square de la BOUQUERIE pour partager et construire ensemble cette soirée de samedi soir
Programme de la soirée :
17h - Accueil installation-réappropriation de l'espace
18h - Apéro-micro libre - ateliers pour enfants - théâtre de l'opprimé - participation à la préparation du repas.
18h30 - réunion de la commission coordination pour préparer l'AG
19h - Assemblée générale
-point revue de presse
-compte rendu de l'avancée des travaux et initiatives
20h - Couscous géant (pensez à prendre vos couverts)
21h - Projection en plein air « Je lutte donc je suis » Film de Yannis Youlountas
pensez a prendre vos verre et bols
23h - scène ouverte & micro libre
Liens utiles:
Affiche : https://www.dropbox.com/…/Affiche%20samedi%2016%20nuit%20de…
Tract : https://goo.gl/ICSLma
le communiqué : https://www.dropbox.com/…/Communiq%C3%A9%20%20de%20nuit%20d…
N'hésitez pas à les imprimer et les partager autour de vous!
Le lien vers les groupes facebook des commissions :
Commission Coordination : https://www.facebook.com/groups/576237799219785/
Commission Communication : https://www.facebook.com/groups/1710445815907881/?fref=ts
Et pour le covoiturage:
https://goo.gl/n6aoJi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Et ça continue...

 

Programme de ce dimanche

 

 

la photo de profil de NuitDebout - Nîmes

[Nîmes Debout]
PROGRAMME DU 48 MARS

Ce soir, comme hier, comme demain, NuitDebout- Nîmes Square de la BOUQUERIE pour partager et construire ensemble

Programme de la soirée :
18h - Accueil installation-réappropriation de l'espace - participation à la préparation du repas.
18h30 - réunion de la commission coordination pour préparer l'AG
19h - Assemblée générale
-point revue de presse
-compte rendu de l'avancée des travaux et initiatives
20h - Repas suivi des débats

Liens utiles:
Affiche : https://goo.gl/KsxasY
Tract : https://goo.gl/ICSLma

N'hésitez pas à les imprimer et les partager autour de vous!

Le lien vers les groupes facebook des commissions :
Commission Coordination : https://www.facebook.com/groups/576237799219785/
Commission Communication : https://www.facebook.com/groups/1710445815907881/?fref=ts

Et pour le covoiturage:
https://goo.gl/n6aoJi

 

 

 

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 21:36

Photos de Pietro Truddaiu

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 13:44

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

Récit

Nuit debout poursuit sa mise en places

Par , , et

 

 

A Saint-Denis, devant la basilique, mercredi. Photo Boris Allin. Hans Lucas

Le mouvement essaime progressivement en banlieue et en région. Exemples à Saint-Denis, Nîmes et Grenoble.

 

 

Comme un bruit de fond qui monte. Au moment où les grandes manifs contre le projet de loi travail marquent le pas - la dernière, le 9 avril, n’a rassemblé que 120 000 personnes, selon la police -, le mouvement Nuit debout semble prendre le relais. Avec ses rassemblements, place de la République à Paris, mais aussi un peu partout en régions ou en banlieue, comme le montrent nos reportages à Grenoble (Isère), Nîmes (Gard) et Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Deux semaines après son lancement, cette nouvelle forme de mobilisation, inspirée, entre autres, des Indignados espagnols, s’organise et s’enracine. Dans la capitale, elle rassemble chaque soir entre 500 et 1 000 personnes selon les jours. On y débat, on s’y restaure, on y danse. Et, de plus en plus, on lance, à partir de cette base arrière, des actions un peu partout dans la ville.

C’est même la seconde facette de ce mouvement : le développement de micromobilisations, qui entretiennent un climat de joyeux bazar (avec parfois des actes de vandalisme) dans les rues de la capitale, et derrière lesquelles courent les forces de l’ordre. Manifs nocturnes devant les commissariats pour demander la libération des personnes interpellées, apéro surprise sous les fenêtres de Manuel Valls, opérations avec Droit au logement, actions de défense des migrants, envahissement de la gare Saint-Lazare pour soutenir les cheminots, blocage des rues jouxtant la place de la République le soir…

A Paris, par exemple, la seule journée de jeudi a commencé, le matin, par un rassemblement de lycéens, suivi du blocage d’un McDo et d’un défilé improvisé aux abords de la gare du Nord. Dans le même temps, des dizaines d’intermittents, qui participent aussi à Nuit debout, perturbent la conférence de presse de lancement du Festival de Cannes. L’après-midi, tout ce petit monde rejoint les étudiants à Stalingrad. Puis retour à République. Avec, tout au long de la journée, des anicroches avec la police.

Après avoir tenté, en début de semaine, d’étouffer le mouvement, notamment par une pression policière accrue autour de la place de la République, le gouvernement paraît désormais miser sur l’essoufflement. Les deux semaines de vacances scolaires, qui débutent ce vendredi soir dans la région parisienne, constitueront un vrai défi pour la pérennité de Nuit debout. 

 

A Saint-Denis, «je suis venue parce que ça se passe dans ma ville»

Les gestes sont encore un peu hésitants, mais tout y est : tours de parole successifs, barnums abritant une cantine et retransmission en direct sur Periscope. Mercredi soir, pour la première Nuit debout à Saint-Denis, de l’autre côté du périph parisien, les codes du mouvement ont été respectés. Au rendez-vous : 300 personnes venues pour faire vivre une mobilisation que l’on regardait surtout, jusqu’ici, à la télévision.

«C’est pas simple d’aller passer une partie de la soirée à République lorsqu’on habite en banlieue, qu’on travaille et qu’on a des enfants, explique Simon, 36 ans. Là, les gens peuvent venir et rentrer chez eux à pied ensuite.» C’est même une des raisons qui ont poussé cet enseignant à organiser - avec un petit groupe de militants - cette première Nuit debout. Pour ce faire, «on s’est appuyés sur le réseau associatif qui existe déjà à Saint-Denis», explique Amel, 43 ans, coorganisatrice de la soirée et fonctionnaire à la ville de Saint-Denis. Et notamment sur la vingtaine de structures (Union locale CGT, SUD, Réseau éducation sans frontières, Droit au logement, Femmes en lutte 93…) qui ont signé l’appel à mobilisation. «C’est vrai que c’est surtout militant ce soir, ceux qui organisent sont de toutes les luttes», remarque Sarah, 25 ans. Quant aux jeunes, la plupart sont étudiants à l’université Paris-VIII, et n’habitent pas la ville. Bref, les jeunes des quartiers populaires n’ont, pour l’instant, pas répondu présent.

Rapidement, les premières prises de parole s’enchaînent : sans-papiers, enseignants, médecins du travail… «Il y a mille raisons de se mobiliser à Saint-Denis, c’est une ville discriminée dans un des départements les plus pauvres de France», rappelle Amel, qui considère que «la première étape, c’est de libérer la parole». Et si le retrait du projet de loi travail revient souvent dans les interventions, beaucoup évoquent aussi les conditions sociales dans la ville. De passage, un vieux monsieur se met à grogner : «Il faut prendre les armes, ça sert à rien de parler toute la soirée.»

Pour les Dyonisiens présents ce soir, la question des armes rappelle surtout le raid de la police, le 18 novembre, contre les terroristes des attentats de Paris, à l’issue duquel plusieurs habitants ont été blessés, tandis que l’immeuble était entièrement évacué. «Ils n’ont toujours pas trouvé de solution de relogement pour les personnes concernées», s’énerve Sabrina, 33 ans, assistante juridique dans un cabinet d’avocats à Paris. La jeune femme, qui vit à Saint-Denis, n’avait jamais participé jusqu’ici à une manifestation. «Ça fait un moment que je me pose des questions sur mon manque d’engagement», sourit-elle. Mais ce soir, «je suis venue parce que ça se passe dans ma ville». Milieu de soirée, une autre question surgit : quand organiser la prochaine Nuit debout? «Mercredi», propose un des organisateurs. Quelqu’un se lève : «Pourquoi pas tous les soirs ?» L’assemblée vote : rendez-vous est pris pour la semaine prochaine.

 

A Nîmes, «des frissons à chaque fois que je viens ici»

A Nîmes, square de la Bouquerie, mercredi. Photo David Richard. Transit

Dans la préfecture du Gard, Nîmes, Nuit debout ne fait que commencer. Le mouvement a pris ses marques depuis cinq soirs, mais semble bien enraciné dans ce square collé à la bien nommée place de la Révolution. Déjà, les petites habitudes sont prises : l’un apporte les légumes, l’autre les épluche, un troisième fournit chips ou saucisses, un boulanger donne des baguettes… L’annonce d’un prochain couscous rallie illico tous les suffrages.

Depuis le 40 mars (9 avril), une petite foule sentimentale vient étancher sa soif d’idéal, entre quelques bières et le brasero de Dédé. L’alcool, la soupe gratuite, deux guitares et une trompette ont aussi attiré une poignée de zonards et leurs chiens. «On est une centaine par soir, estime Fanny, 49 ans. Mais on récupère aussi des gens du quartier qui ne savent pas quoi faire de leur peau.» Mercredi soir, ils ne sont qu’une cinquantaine à braver l’humidité apportée plus tôt par la pluie et la grêle. Simone, 58 ans, dont quarante de syndicalisme, leur porte un regard attendri : «J’en ai vu des luttes, mais c’est la première fois que je vois ça : des gens aussi mélangés, avec tous les profils.»

 

C’est vrai. François, touriste venu de Haute-Savoie, déclare faire partie des nantis : «Je travaille à Genève, c’est vous dire que ça va pour moi.» Il est venu voir une Nuit debout pour en organiser une dans son village : «Un tel mouvement qui naît sous un gouvernement de gauche, c’est vraiment qu’il y a un sacré ras-le-bol.» Nanti, Thomas, 25 ans, ingénieur dans le BTP, affirme l’être aussi. C’est son troisième soir ici : «On se dit tous qu’il se passe un truc et on a envie d’en faire partie.» Ils veulent en être, comme les moins chanceux, plus nombreux. Parmi eux, Murielle, 56 ans : «Mon fils n’a pas de travail, moi non plus. J’habite en HLM, je vis du RSA. Et pour occuper ma vie, je fais du bénévolat.» Elle vient depuis la première nuit et y trouve la chaleur qu’elle n’a plus ailleurs. Tout comme Simone, la syndicaliste, qui travaille depuis vingt ans dans une centrale d’EDF qui va fermer : «Sur 130 agents, ils vont en garder 7. Moi, on me pousse vers la retraite, je ne suis pas reclassable.» A côté d’elle, Anaïs, 22 ans, raconte qu’elle vient de trouver un «vrai» boulot de serveuse après avoir travaillé six mois au black. «A chaque fois que je viens ici, ça me donne des frissons de voir comme les gens s’investissent, qu’ils ne lâchent rien…»

Du «paysan boulanger» prônant la grève générale au marchand de primeurs offrant quelques courgettes, en passant par ces deux jeunes Espagnols venus travailler puis galérer en France, le besoin de se retrouver est fort. Comme pour Adrien, 25 ans, barbichette et cheveux longs : «On ne réécrit pas le monde du jour au lendemain, mais c’est génial de reprendre contact avec les gens et la réalité, surtout quand on est d’une génération très virtualisée.» Hugo, 39 ans, champion des CDD enchaînés, livre une analyse plus sombre : «On vit là la dernière initiative populaire qui peut avoir du poids avant les échéances de 2017.»

 

A Grenoble, «il faut tenir entre trois mois et trois ans»

Cinquième « nuit debout » à Grenoble le 13 avril 2016. A cause de la pluie, l'AG quotidienne a été déplacé sous le préau d'un lieu associatif à proximité de la maison de la culture.A la Bifurk de Grenoble, mercredi. Photo Pablo Chignard. Hans Lucas

Dans la ville de Grenoble (Isère), c’est la mairie qui paie la facture de Nuit debout. Depuis samedi, la municipalité verte, rouge et citoyenne d’Eric Piolle a pris un arrêté pour autoriser l’occupation, fournit l’eau, l’électricité et s’occupe du nettoyage matinal du campement, installé autour du parvis de la Maison de la culture (MC2), jusqu’à nouvel ordre. «Tant que cela reste dans un esprit positif, la ville s’organise pour que ce soit possible», dit-on au cabinet du maire, qui se défend de toute récupération : «Le pari, c’est de dépasser la logique de concurrence. Il s’agit juste de favoriser les bonnes énergies et tout ce qui participe à un débat public de qualité. Nous gardons une distance respectueuse.» La foule le lui rend bien, qui a déclaré les élus municipaux persona non grata durant les AG.

Sans surprise, la greffe Nuit debout a pris à Grenoble, où les réseaux militants sont denses, regroupant au gré des combats étudiants syndicats, associatifs, universitaires, montagnards et autonomes. Sur la pelouse, une dizaine de tentes ont été plantées. De l’autre côté, des toilettes sèches, faites de palettes et de récup. Quelqu’un a suggéré de démarrer un potager. En attendant, la cantine-buvette est alimentée grâce aux poubelles des supermarchés et à des emplettes chez des producteurs locaux.

Samedi, ils étaient un millier pour inaugurer l’installation, sur les marches de la Maison de la culture qui servent d’agora aux assemblées générales, fixées chaque jour à 18 heures. Mardi, ce sont plus de 200 personnes qui y assistent. Les questions logistiques monopolisent les interventions. Puis c’est le débrief des actions du jour. Un militant de Droit au logement, la trentaine, raconte le rassemblement devant un centre d’hébergement d’urgence «indigne», pourtant propriété de l’Etat. Un orateur, la soixantaine, vient dénoncer le «sabordage de la politique d’aide sociale à l’enfance par la nouvelle majorité départementale» - passée à droite aux dernières élections. Quelqu’un propose à la volée «une réflexion dépassant l’échelle locale». Eliane profite de la tribune libre pour présenter son idée destinée à «lutter contre la mainmise mondiale de la finance sur tous les pouvoirs» : «Sur le modèle de Nuit debout, on lance une mobilisation sur un fuseau horaire et une heure plus tard, le prochain fuseau prend le relais.» Comme une gigantesque ola contestataire qui ne cesserait de faire le tour du globe. «Faut tenir entre trois mois et trois ans», renchérit Jeannot, casquette à badges et gilet jaune de sécurité. Les crieurs publics, qui vont à la rencontre des habitants dans le tram et dans le centre-ville, cherchent des volontaires.

Le lendemain, la pluie a eu raison d’une partie des troupes. Une petite centaine de personnes assiste à l’AG délocalisée à la Bifurk, un lieu culturel à deux pas de la MC2. Pas de quoi décourager Moustache, 25 ans : «C’est plus intime ce soir. Mais il y a de belles paroles, ça remet du baume au cœur. Il y a peut-être un peu de désillusion, mais on a aussi besoin de se confronter à la réalité.»

 

 

 

 

 

Luc Peillon , Maïté Darnault , Sarah Finger , Ismaël Halissat

 

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 12:11

 

 

NuitDebout - Nîmes

 

[Lettre debout]
Voici le texte que nous a lu Robin hier soir et qui a été écrit au cours des soirs précédents avec une trentaine de participants.

 

Tentons de faire un bilan de ces quelques premières journées de nuit debout. Sur les places, seules les initiatives concernant la communication, l'organisation et la logistique sont à même de rassembler et susciter un enthousiasme commun et fédérateur... Au détriment de la réflexion commune d'un projet de société diront peut être certains.
Mais nous ne croyons pas que cela soit un problème. Au contraire même, laissons nous aller à cet élan, car notre projet est contenu dans la façon dont nous partageons fraternellement nos soupes, par la façon dont nous décidons au consensus, sans jamais laisser les avis minoritaires sur la touche, en les prenant en compte par notre intelligence du compromis. Nous posons notre projet par la façon dont nos actions se réalisent dans la joie, avec spontanéité, en laissant la créativité de chacun s'exprimer. Nous posons notre projet par les actes visant à inclure toujours plus de personnes dans notre mouvement, par notre volonté que chacun y trouve sa place.
Car nos actes nous montrent que c'est une extension quantitative que nous visons désormais depuis ce point de départ du 31 mars. Nous visons en quelque sorte à inviter chaque soir, partout en France, demain peut être partout en Europe et dans le Monde, toujours plus d’êtres humains à nos fêtes, à nos repas et à nos débats. Chemin faisant nous bâtissons les bases d'un nouveau rapport social. Un rapport social qui dépasse les contradictions qui faisaient jusqu’alors s'écrouler le vieux monde du capital. Chemin faisant nous construisons un rapport de force qui, tôt ou tard, fera s'effondrer le monde de la loi Travail, le monde du fric, le monde du désastre écologique et social !
Nous sommes convaincus que ce que nous faisons est profondément révolutionnaire, le mot est fort mais ce que nous vivons aussi est fort ! Révolutionnaire non pas par le but que nous nous fixons, car nous ne nous posons même plus la question de créer des commissions projet politique, projet social ou projet économique, mais bien par le chemin que nous façonnons pour renverser ce vieux monde qui nous promet un futur sans avenir. Car c’est bien la situation qui nous amène à façonner ce chemin : nous avons déjà des conditions de vie indécentes et ils nous disent que la seule solution pour sauver le mode de production capitaliste, c’est de rendre ces conditions de survie encore bien pire. Et ils ont raison ! Et nous les croyons ! Mais nous faisons le choix de laisser ce vieux monde agoniser derrière nous, et de créer ensemble, jour après jour, un rapport social à notre image : Humain ! Fondé sur le partage, l’écoute de chacun, le respect du plus vulnérable. Un monde humain qui offre à chacun selon ses besoins, un monde humain construit selon les possibilités et la créativité de chacun.
La tache qui se présente devant nous est immense : Convaincre l’humanité de se joindre à notre fête. Pour cela nous devrons simplement continuer. Continuons à nous coordonner pour unir les efforts d'un nombre toujours plus important de personnes ! Continuons à faire en sorte que notre fête soit belle, réussie, et qu’elle puisse permettre à chacun l’épanouissement de sa personnalité ! Continuons à inviter une part toujours croissante de la population à être acteur de notre fête ! Continuons à rendre obsolète leurs gouvernement et leurs capitaux, et surtout, continuons ne pas laisser la flicaille nous gâcher le bal !
Nous avons confiance, nous avons confiance car nous sommes à la hauteur de cette tache immense. De par l'intelligence collective que notre fonctionnement fluide nous offre, de par la force et l’unité qui nous rassemble dans ce projet commun. Jamais le chemin vers l'émancipation de l'homme n'a été aussi limpide, avançons pas à pas, et laissons nous aller à jouir de la beauté du monde que nous créons à chaque foulée.
Par ce mouvement festif, joyeux, créatif, insoumis et ambitieux, nous retrouvons notre Animalité Politique : Elle s’annonce bestiale ! Elle s’annonce Debout !

 

 

 

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 21:40

 

Toujours debout

Photos de Pietro Truddaiu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 21:30

 

La Société générale possède 103 agences de « banque privée » en France. Ces agences dédiées à la « gestion de patrimoine d’une clientèle d’entrepreneurs et de particuliers fortunés » sont un des points de départ de l’évasion fiscale organisée par la banque. Prise la main dans le sac avec ses 979 société offshore des « Panama Papers » de nombreux citoyens et militants sont venus manifestés devant la banque du bd Courbet de Nimes

Nous y avons trouvé porte close... bravant la pluie et la grêle durant 1 heure. Cela n'a pourtant pas réfreiné notre détermination...

 

 

 

 

 

 

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