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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 12:53

 

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 12:48

fruncut.org -Posté le 15 novembre 2011 à 23:16:00

 

 

Intervention musclée le 15/11/2011 à Occupons la Défense

Nous avons visité Occupy Amsterdam, nous leur avons raconté notre quotidien à La Défense, les violences policières tous les jours, la précarité du camp, l'interdiction de poser ne serait-ce qu'une tente... Ils n'y croyaient pas, nous demandant même si La Défense était bien en Europe. Nous avons suivi de près Occupy Wallstreet et leur expulsion ce matin, puis le revirement de situation après une décision de justice contre l'action de la Police new-yorkaise. Nous avons regardé Occupy LSX (Londres), nous avons vu Occupy Berlin... Partout des tentes, des camions, des espaces multimédias, des livestreams avec les autres lieux Occupés.

les CRS chargent et chargent encore !

Mais aujourd'hui, en France, nous voyons des occupations stratégiques totalement précarisées, que les interventions policières cherchent à montrer désorganisées et gérées par des squatteurs. La réalité est bien différente : depuis le premier jour de Occupons la Défense, à chaque fois que l'occupation se structure, qu'une tente est montée, qu'une bâche est tendue pour se protéger de la pluie... les brigades chargent et chargent encore ! Tous les jours nous subissons des intimidations policières, nous constatons des vols de biens privés par les forces de l'ordre, nous encaissons des coups de matraque et des gaz lacrymo...

Que se passe-t-il en France ?? Dans quelle démocratie moderne sommes-nous pour que de tels ordres soient donnés par des représentants de l'État élus par les français pour les représenter. Et pour qu'ils puissent être exécutés par des êtres humains ?

Ce soir, un niveau supérieur a été franchi.

50 CRS gardent un tas de carton

Ce soir les "Gardiens de la Paix" sont sortis déchaînés et caparaçonnés comme pour se préparer à une guerre civile. Ils ont détruit à nouveau le camp, tapé sur des citoyens non-violents, volé des couvertures et des duvets, détruit une cuisine collective. C'est ici la dignité humaine qui a été clairement visée. Le seul tort des indignés ? Sans doute celui d'avoir la pertinence de viser clairement l'oligarchie financière qui tient les reines du pouvoir aujourd'hui partout dans le monde, et en France en particulier.

Ce sont des parents en transit vers chez eux, des retraités de passage, des consommateurs du centre commercial voisin qui sont venus apporter leur soutien physique contre les brigades d'intervention. Ce sont aussi des centaines d'inconnus qui, tous les jours, apportent un peu de riz, du sucre, du café chaud, des légumes, etc (dommage que nous n'ayons toujours pas la possibilité d'avoir un réchaud sur place). Merci à eux.

Un message d'espoir, un cri d'alerte

Ce communiqué d'urgence est autant un message d'espoir qu'un cri d'alerte. Beaucoup de médias demandent aux indignés de la Défense et d'ailleurs de réagir sur les violences qui ont eu lieu contre Occupy Wallstreet ce matin (15 novembre). Mais combien diffusent au Journal Télévisé de 20h ou dans les premières pages de leurs journaux la réalité de ce qui se passe en bas de leur tour ?

Nous ne lâchons rien : le camp de La Defense est ruiné, mais nous y dormirons ce soir, comme à Nantes, Lyon et ailleurs.

À vous.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 17:11
Posté par SoldatduWeb novembre - 15 - 2011 0 Commentaire

No comment...

Stigmatiser les pauvres pendant que les riches vident la caisse, faire des grands gestes et endormir la foule.
Une fois de plus les pauvres vont sentir la nouvelle donne du Président qui comme d’habitude s’emploie à diviser le peuple pour mieux régner.

« D’ici à la fin de l’année, nous expérimenterons dans une dizaine de départements une obligation de travail de 7 heures pour les bénéficiaires du RSA », a-t-il déclaré, confirmant une annonce faite par le gouvernement en septembre. Et d’ajouter : « Qu’on me comprenne bien, ce n’est pas pour punir, c’est au contraire pour respecter, pour redonner de la dignité ; on n’a pas de dignité quand on ne peut survivre qu’en tendant la main. »
Les allocataires auxquels on proposera les nouveaux contrats de sept heures devront les accepter, au risque de se voir infliger des sanctions par le conseil général (réduction voire suppression du RSA).

Mais quelle dignité pour le Président qui vole le peuple d’une main et réprimande le glaneur de l’autre?

En espérant que toi cher lecteur tu ne sois pas déjà lobotomisé par la propagande caricaturale de ce pouvoir, je t’invite s’il te reste encore un peu de colère à rejoindre la #FrenchRevolution avec nous et si tu es de Paris, va faire un petit saut vers la Défense…

SoldatduWeb

 

Commissions de Karachi: pourquoi on sait que Sarkozy est impliqué

Les dernières révélations de Ziad Takieddine à propos d’éventuels détournements de fonds dans le cadre de ventes d’armements conclues par le gouvernement Balladur inquiètent l’Elysée. L’homme d’affaires a décidé de mouiller Jacques Chirac et Dominique de Villepin, les accusant d’avoir récupéré à leur profit de faramineuses commissions occultes. Mais le clan Sarkozy n’a pas envie d’une surenchère de révélations qui risqueraient d’éclabousser trop de monde à droite.

Le commun des citoyens pourrait s’y perdre. Les contrats portent des noms exotiques, les sommes en jeu défient l’entendement, l’ampleur des détournements fait frémir. Des gens sont morts, y compris des innocents. Depuis deux ans, l’affaire dite du Karachigate s’est accélérée.

Commissions de Karachi: pourquoi on sait que Sarkozy est impliqué

Voici quelques clés et une synthèse pour comprendre où nous en sommes de cette affaire d’une mandature.

Sarkozy nie mais s’inquiète
D’un attentat meurtrier commis il y a 9 ans à Karachi, voici que les enquêtes englobent désormais un ensemble bien plus large. Les rares fois où il a été interrogé, Nicolas Sarkozy a toujours botté en touche: en juillet 2009, il s’agaçait contre la « fable ». En juin 2010, Marc Trévidic, le juge en charge de l’enquête sur l’attentat de Karachi lui-même, confirme l’existence de rétrocommissions illicites. En novembre 2010, il s’énervait brutalement contre l’ampleur des soupçons le concernant, insultant au passage un journaliste en marge d’un sommet européen. Le 27 octobre dernier à la télévision, il faisait mine de s’étonner qu’on enquête encore sur cette affaire « vieille de 17 ans ».  « Est-ce que vous imaginez, s’il y avait quoi que ce soit à reprocher à M. Balladur, qu’on ne l’aurait pas trouvé en 17 ans ? »

Les contrats sont faramineux
C’est justement ce jour-là que les juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire, initialement chargés de l’enquête sur le volet financier du Karachigate, ont obtenu du parquet de Paris d’élargir leur champ d’instruction à trois nouveaux contrats d’armement : outre le contrat Agosta (la vente de 3 sous-marins au Pakistan pour 825 millions d’euros le 21 septembre 1994), puis Sawari II (la vente de trois frégates Lafayette à l’Arabie Saoudite pour 2,8 milliards d’euros le 19 novembre 1994), les juges ont ajouté le contrat Mouette (le carénage de 2 pétroliers et quatre frégates saoudiens pour 503 millions d’euros le 30 janvier 1994) et les contrats SHOLA et SLBS (la vente de missiles et pièces de rechange pour 647 millions d’euros le 30 janvier 1994).

Ces contrats ont été identifiés dans le cours de l’enquête initiale, après l’audition d’un ancien directeur international de Thomson (Thalès) et d’une perquisition de la Sofresa (société d’Etat spécialisée dans les ventes d’armes).

Des commission balladuriennes…
Quand le contrat Sawari II a été signé, le gouvernement français a eu recours à deux intermédiaires baptisés le « réseau K », Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-assir, réputés proches de François Léotard (alors ministre de la Défense) et Renaud Donnedieu de Vabres, son conseiller. Le « réseau K » devait se partager quelques 213 millions d’euros de commissions. C’est ce qu’a affirmé aux enquêteurs le directeur général délégué de la Sofresa de l’époque, Jacques-Yves Gourcuff lors d’une audition le 23 septembre dernier. Grâce un autre témoignage et divers documents saisis lors de perquisitions, les juges ont pu reconstituer qu’au moins une cinquantaine de millions d’euros avaient été payés au réseau K avant l’élection de Jacques Chirac.

… aux commissions chiraquiennes
M. Gourcuff a également affirmé que son patron dès 1995, nommé par Jacques Chirac devenu président, avait remplacé le « réseau K » par un le « réseau des Bugshan, des Saoudiens d’origine yéménite ». Et Gourcuff de préciser aux enquêteurs que les commissions dues au réseau K et bloquées par Jacques Chirac « ont été plus basculées que bloquées pour être encaissée par le réseau Bugshan».

Le témoin confirme ainsi partiellement les précédentes accusations de Ziad Takieddine du 12 octobre dernier.  D’après le Monde, ce dernier avait « désigné nommément Jacques Chirac, Dominique de Villepin, et l’homme d’affaires Alexandre Djouhri comme les maîtres d’œuvre de ce nouveau réseau imposé en 1996, estimant même que les deux premiers auraient bénéficié de rétrocommissions. « Les commissions n’ont pas été arrêtées mais elles ont pris une autre destination après la destruction des contrats, a-t-il assuré aux magistrats. Dès le départ, Bugshan était lié à Djouhri. » »

Qui est soupçonné ?
A l’heure actuelle, trois proches de Nicolas Sarkozy ont été mis en examen: Ziad Takieddine (désormais mis à l’écart), Thierry Gaubert (ancien conseiller d’avant 2007), et Nicolas Bazire (ancien dircab d’Edouard Balladur). Le Monde révèle que ce dernier a été mis sur écoute en septembre, en vain. L’écoute de Thierry Gaubert avait été plus productive: on y avait découvert que ce dernier était informé par Brice Hortefeux en personne !

Les juges van Ruymbeke et Le Loire voudraient pouvoir enquêter sur ce nouveau volet, l’hypothèse de commissions occultes au profit du clan chiraquien.

Sarkozy est cité
Rien de neuf ces derniers jours. Nicolas Sarkozy est impliqué dans l’affaire Karachi à plusieurs titres: contrairement à ce qu’il explique, il a dû valider le montage fiscal permettant le versement des commissions d’intermédiaires dans ces différents contrats. La police luxembourgeoise le cite d’ailleurs nommément: en tant que ministre du Budget, il avait avalisé la création d’une société-écran en 1994 pour le versement des commissions occultes du contrat Agosta, baptisée HEINE. Les mêmes enquêteurs ont d’ailleurs « saisi des courriers à en-tête de Heine échangés entre Nicolas Sarkozy (alors ministre de l’Intérieur) et les administrateurs de la société », rapportait Libération en novembre 2010.

Le jour même de son investiture, Nicolas Sarkozy recevait un courrier de l’ancienpatron de HEINE, Jean-Marie Boivin, déçu de n’avoir reçu la juste compensation qu’il croyait après la dissolution de la société. Deux ans plus tard, il recevait quelques millions d’euros en vertu d’un protocole transactionnel. Sarkozy avait chargé ses conseillers de « négocier avec l’ancien dirigeant d’une société écran de la Direction des constructions navales (DCN) » expliquait Mediapart.

Sarkozy s’inquiète
Mais le parquet « hésite », expliquait Laurent Valdiguié le 13 novembre. Pour mémoire, ce journaliste du JDD revenait de Libye avec Ziad Takieddine quand ce dernier fut arrêté à l’aéroport du Bourget en mars dernier avec 1,5 million d’euros en espèces.

Un « proche »  de Nicolas Sarkozy a livré une stupéfiante confession ce weekend au même JDD : « Pas question pour Sarkozy de partir en campagne avec dans son dos le Villepin déchaîné de l’affaire Clearstream […] Personne n’a intérêt à droite à réveiller ces vieux dossiers de financement », décode un proche du Président.»

Si son gouvernement fait mine de déclassifier les documents secret-défense pour faciliter l’enquête, les obstacles restent au contraire nombreux. A la faveur d’une loi sur-mesure, le secret défense est désormais applicable à l’ensemble d’un bâtiment et non plus seulement un document. C’est bien pratique ! Jeudi dernier, le conseil constitutionnel avait censuré ces règles relatives aux lieux classés secret défense. Mais les familles de victimes de l’attentat de Karachi ont décidé de saisir la Cour européenne des droits de l’homme : « Dans sa décision, le Conseil n’a pas abordé un point contraire au principe de séparation des pouvoirs, à savoir qu’il revient au seul pouvoir exécutif de décider in fine de déclassifier ou non des documents », a annoncé vendredi 11 novembre leur avocat Olivier Morice.

Résumons-nous: officiellement, l’Elysée considère que (1) la justice fait son travail, (2) cette affaire est très ancienne et (3) ne concerne en rien Nicolas Sarkozy sauf à vouloir le salir. Officieusement, le monarque ne veut  pas raviver la guerre des droites et réfléchit à interdire au parquet toute extension de l’instruction. Bref, c’est la panique générale.

http://www.marianne2.fr/sarkofrance/Commissions-de-Karachi-pourquoi-on-sait-que-Sarkozy-est-implique_a634.html

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 17:04
Posté par SoldatduWeb novembre - 15 - 2011

Puisque la police est inefficace dans les banlieues, incapable de protéger les citoyens face aux agressions sur les personnes, corrompue au plus haut niveau avec l’affaire Neyret, guidée et dirigée par des malfrats eux aussi corrompus, dépassée quand il s’agit de gérer les indignés, pathétique pour déloger 2 bâches invasives, rejoignez la défense et venez avec nous, venez vous rendre compte par vous même, si le pouvoir juge que les indignés sont dangereux, c’est que nous ne sommes pas si loin de la victoire, notre nombre et notre ténacité feront notre force!

SoldatduWeb

 

 
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 17:03


NEW YORK - Plusieurs centaines de manifestants d'Occupy Wall Street se sont rassemblés mardi matin dans un autre espace public du sud de Manhattan à New York, déterminés à poursuivre leur action après leur éviction du square qu'ils occupaient depuis le 17 septembre.

En milieu de matinée, ils y ont tenu une assemblée générale, à l'angle de la 6e avenue et de Canal Street, a constaté l'AFP.

Des panneaux dénonçaient la brutalité de l'intervention menée en pleine nuit par des centaines de policiers pour déloger les protestataires du square Zuccotti, situé dans le quartier de Wall Street.

Quelque 200 personnes auraient été arrêtées, selon la presse locale. La police a refusé de confirmer ce chiffre dans l'immédiat.

En fin de matinée, Occupy Wall Street (OWS) a annoncé que plusieurs centaines de manifestants retournaient au square Zuccotti, pour faire respecter l'ordre d'une juge qui a temporairement gelé la mesure d'expulsion.

Mais ils n'ont pas pu pénétrer dans le square entièrement nettoyé. Le maire Michael Bloomberg a annoncé dans une conférence de presse qu'il resterait fermé tant que la situation juridique ne serait pas clarifiée.

Nous sommes horrifiés par ce qu'a fait la municipalité, mais nous ne sommes pas découragés. Nous sommes aujourd'hui plus forts que nous l'étions hier, et serons encore plus forts demain, a déclaré OWS dans un communiqué.

Ce mouvement ne peut être limité à un endroit de Manhattan. Il est plus important que cela. Vous ne pouvez pas expulser une idée quand son temps est venu, ont ajouté les protestataires.

Le maire a justifié l'éviction, menée en pleine nuit alors que les protestataires dormaient, en expliquant que la situation dans le square était devenue intolérable.

Malheureusement, le parc devenait un endroit où les gens ne venaient pas pour protester mais pour violer la loi, a-t-il ajouté, mettant également en avant des raisons de sécurité et de santé.

M. Bloomberg a ajouté que les manifestants pourraient revenir une fois le parc entièrement nettoyé, mais a précisé qu'ils devraient en respecter les règles qui interdisent les tentes et sacs de couchage.

C'est cette décision que les manifestants ont immédiatement contesté devant la justice, conduisant à la décision temporaire de la juge Lucy Billings.


(©AFP / 15 novembre 2011 17h55)

Romandie News  
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 17:01

La police de la ville de Zurich a évacué mardi matin le camp des indignés. Environ 30 militants qui ont résisté pacifiquement à leur expulsion, ont été emmenés au poste avant d'être relâchés. Ils ont trouvé refuge dans une église du centre-ville.

Quelque 80 policiers sont arrivés peu après 08h00 au Lindenhof, le parc où campaient les indignés depuis un mois. Ils ont donné 20 minutes aux activistes pour partir de leur plein gré. Si certains ont saisi l'opportunité, une trentaine de militants se sont assis en cercle fermé en guise de résistance.

Les policiers ont dû les porter vers leurs fourgonnettes. Certains ont été menottés. Les quelque 40 tentes ont été fouillées puis pliées. La voirie a ramassé 3,5 tonnes de déchets.

Facture salée

Le coût de l'intervention n'a pas encore été calculé mais il devrait s'élever à environ 10'000 francs, a indiqué la police. Elle ne sait pas encore qui réglera la note.

L'intervention s'est déroulée "absolument pacifiquement et de manière proportionnée", a souligné la police. Selon une militante, les agents ont usé de spray au poivre et de gaz lacrymogène.

31 dénonciations

En tout, 31 personnes ont été dénoncées pour opposition à un acte d'autorité. Elles ont reçu une amende de 500 francs et une interdiction de se rendre en vieille ville et à la Paradeplatz pendant 24 heures. Une Suissesse de 26 ans a été dénoncée auprès du Ministère public pour violence et menace envers un fonctionnaire.

Les activistes ont prévu de se réunir dans la soirée pour décider s'ils veulent rester en l'église Saint-Jacques. La paroisse leur met à disposition le foyer et le parvis. Le domaine étant privé, la police ne peut pas intervenir.

A Genève, les militants avaient monté une trentaine de tentes devant le Mur des réformateurs, mais ont dû se déplacer de l'autre côté du Parc des Bastions à cause de la préparation de la course de l'Escalade. Pour l'instant, la ville continue de les tolérer.



(ats / 15.11.2011 17h22)

Romandie News  
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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 16:58
france24.com - Dernière modification : 15/11/2011 
- Espagne - José Luis Zapatero

Comment le pays des Indignés s'apprête à élire un gouvernement conservateur

Aux élections de dimanche prochain, le Parti populaire est promis à une large victoire, et bénéficierait du rejet qu’inspirent les insuccès du socialiste Zapatero. Tant pis pour l'idéologie de gauche prônée par les "Indignados".

Par Priscille LAFITTE (texte)
 

Les Espagnols sont-ils devenus schizophrènes ? Ou n’y a-t-il pas d’issue politique immédiate au mouvement des Indignés ? Né à Puerto Del Sol à Madrid et ancré idéologiquement à gauche, le vaste mouvement de contestation, qui prône plus de démocratie, s’est adjoint la sympathie d’une grande majorité de la population. Pourtant, l’électorat s’apprête à porter les conservateurs au pouvoir lors des élections générales de dimanche. D’après les derniers sondages, la droite bénéficie d’une avance d'environ 17 points.

"Ce n’est pas paradoxal", explique Adeline Percept, correspondante de FRANCE 24 à Madrid. "Le mouvement des Indignés est un mouvement de défiance envers le pouvoir en place, donc envers les socialistes". Étant donné la situation politique et économique actuelle, l’aspiration à une alternance toute pragmatique prédomine donc chez les Espagnols.

Ceux qui mènent la fronde dans les rues et défendent les idéaux de gauche auront plutôt tendance à s’abstenir de voter dimanche. Ils n’iront surtout pas soutenir le Parti socialiste, discrédité après sept ans au pouvoir.

"Il faut tout repenser"

Le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero, porté à la tête du gouvernement en 2004, puis réélu en 2008, avait senti le vent tourner dès avril dernier, lorsqu’il annonçait qu'il ne se présenterait pas pour un troisième mandat. Puis en juillet, vaincu par la crise économique et par le mécontentement massif de la population, il avait décidé d’avancer de quatre mois les élections législatives et sénatoriales, initialement prévues pour mars 2012.

Le gouvernement de Zapatero est accusé d’avoir mal réagi et trop tard lorsque la tourmente financière de 2008 s’est transformée en crise économique. Le chômage atteint plus de 21 % de la population active en Espagne (30 % en Andalousie), les prévisions de croissance sont faibles (0,8 % pour la fin de l’année), et le secteur de l’immobilier est atone après avoir porté l’économie pendant une décennie.

"Des familles complètes sont au chômage, les gens n’arrivent pas à payer l’électricité", décrit Jose Miguel, l’un des leaders des Indignés à Monte Quinto, près de Séville. "On est fatigués par les problèmes de chômage, de logement, d’éducation… C’est toujours l’argent qui domine tous les gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche. Or notre ras le bol ne peut être résolu actuellement ni par les socialistes, ni par les conservateurs : il faut tout repenser."

Les Indignés de droite

Depuis le début du mouvement des "Indignados" au mois de mai, une grande majorité d’Espagnols adhère à leurs revendications. Soit en participant aux manifestations, soit en exprimant une sympathie sans sortir de chez eux. Or George Verstrynge, professeur de sciences politiques à l’université de Madrid, distingue deux types d'électeurs : "Ceux qui descendent dans la rue sont plutôt des électeurs de gauche, qui veulent changer le système, en ont assez de l’argent roi et des compromissions du Parti socialiste. Les Indignés qui restent dans leur salon sont plutôt des électeurs de droite, qui veulent surtout se débarrasser du gouvernement socialiste de Zapatero." D’après le politologue, le nombre d’Indignés de droite est aussi important que le nombre d’Indignés de gauche.

Les Indignés de gauche auraient tendance à s’abstenir de se rendre aux urnes, pour ne pas prêter leur voix au "système" et au bipartisme. Ou alors ils pourraient être tentés de voter pour des partis d’ultra-gauche ou régionalistes qui n’ont pas ou peu de représentation à l’Assemblée nationale.

Or la loi électorale en Espagne, inspirée de celle qui existe en Belgique, favorise le bipartisme (le Parti populaire et le Parti Socialiste) et empêche l'émergence des petites formations. "Il faut environ deux fois plus de voix à un petit parti pour décrocher un siège au Parlement, par rapport aux deux grands partis", explique George Verstrynge.

Mariano Rajoy, dit le hérisson

Si le raz-de-marée des conservateurs aux élections de dimanche semble incontournable, les conservateurs de Mariano Rajoy ne font pas rêver l’Espagne pour autant. "Rajoy, qui est surnommé le 'Hérisson', n’est pas très charismatique et n’a pas dit ce qu’il allait faire : si c'est de la rigueur et dans quelle mesure", résume Adeline Percept. Le Parti populaire est cependant réputé partisan du libéralisme (au meeting de Séville, le parti avait pour seul invité français Alain Madelin, chantre du libre-échange économique). Et sur le plan sociétal, le parti soutient des positions conservatrices : il s’est opposé à l’instauration du mariage gay et à la facilitation de l’avortement, permis par le gouvernement socialiste.

Le positionnement politique du Parti populaire va forcément hérisser le poil des "Indignados", et les manifestations post-scrutin promettent d’être houleuses. À défaut de pouvoir construire une représentation politique, les Indignés savent parfaitement se positionner comme force contestataire. "Dès que l’état de grâce sera passé, les manifestations du printemps risquent de reprendre de plus belle", prédit le politologue George Verstrynge.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 16:56

Ajoutée par SocieteNouvelleTV le 15 nov. 2011

La Société Nouvelle présente aux côtés des Indignés (en la présence de Christopher Guéna, président) dénonce ce 15 novembre 2011 la violence policière sur les Indignés. ''Une démonstration de force disproportionnée selon Christopher Guéna'' (témoin). http://www.societe-nouvelle.fr

 

 

 

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 14:33
| Par Ellen Salvi
Lire aussi

Le mouvement «Occupons la Défense», initié le 5 novembre, a été renforcé vendredi par l'arrivée de près de 400 «Indignés», venus de toute la France (voir notre reportage ici). Ils étaient moins d'une centaine encore ce lundi à camper sur le parvis du «temple de la finance» pour «bouger le cul de la France». Le même jour, le tribunal correctionnel a relaxé onze «Indignés» poursuivis pour dégradation de biens publics après une manifestation le 19 septembre, place de la Bourse, à Paris.

 

 

Dans la lignée des «Indignados» espagnols, plusieurs groupes se sont créés au mois de mai dans une trentaine de villes de province. Baptisés «Indignés», «Réelle Démocratie» ou «Nous sommes les 99%», ces groupes entendent dénoncer la «dictature financière» et «construire un autre monde» afin que «cesse l'austérité et vive la démocratie réelle».

Sans structure instituée, ils s'organisent et communiquent principalement via les réseaux sociaux. Mais pour bon nombre d'observateurs, le mouvement français peine à émerger. Les intéressés, eux, pointent du doigt le désert médiatique et la répression policière qui freine toute initiative.

 

Les mouvements d'«Indignés» français du 15 octobre © 15octobre.net  
Les mouvements d'«Indignés» français du 15 octobre © 15octobre.net

 

En Bretagne, une coordination s'est mise en place au printemps dernier. Des groupes se sont ainsi créés à Brest, Rennes, Quimper, Saint-Brieuc, Vannes ou Saint-Nazaire, où une trentaine de personnes se sont encore retrouvées vendredi dernier, place de l'Amérique-Latine, comme le rapporte Ouest France.

 

 

A Nantes, plusieurs «Indignés» se sont installés, vendredi 11 novembre, au cœur de la ville, sur la place Royale, rebaptisée pour l'occasion «place du Peuple». Ils appellent le maximum de personnes à se révolter «pour la justice sociale et une démocratie réelle». Alors qu'ils étaient une centaine en fin de semaine dernière, seule une petite dizaine d'entre eux campaient encore ce lundi.

 

Interrogé par le site MOP Nantes, Nicolas, présent sur le campement depuis vendredi, explique la démarche du groupe: «La politique aujourd'hui, c'est de la merde ! Le monde politique est contrôlé par l'appât du gain et l'argent, la démocratie se meurt, nous on veut sensibiliser les gens sur cette indignation massive surtout à la veille des élections.»

 

Le groupe nantais s'est créé le 21 mai afin de répliquer le mouvement espagnol en France: «Les problématiques mises en lumière par les indignés espagnols sont les mêmes partout dans le monde, peut-on lire sur le blog du mouvement. Nous ressentons le même malaise en France et ailleurs. Nous sommes de plus en plus nombreux à désirer un changement radical et à vouloir AGIR pour ce faire.»

 

Après plusieurs mois d'action et de «débats populaires et citoyens» plus ou moins suivis, le groupe risque d'être bientôt délogé en raison de la prochaine installation du marché de Noël sur la place Royale. Les «Indignés nantais» ont réclamé à la mairie la mise à disposition de l'un des chalets de Noël. Interrogé par l'AFP, l'adjoint au maire de Nantes, Alain Robert, a indiqué qu'il ne pourrait répondre favorablement à cette demande car «tous les chalets ont été réservés par des commerçants depuis longtemps, à une société privée qui organise le marché de Noël».

 

A Lyon, un petit groupe d'«Indignés» occupe également depuis le 11 novembre la place des Terreaux, face à l'Hôtel de Ville. Selon la page Facebook du mouvement, ils étaient entre 250 et 300 personnes à s'être mobilisées au premier jour. Ils ne sont qu'une dizaine aujourd'hui.

 

Le Sud a également vu naître un certain nombre de mouvements, notamment à Aix-en-Provence, Toulouse, Montpellier ou encore Bayonne.

 

Depuis le 15 octobre, «journée mondiale des Indignés», des assemblées populaires ont lieu chaque samedi à Marseille, où un groupe a mis en place des commissions de travail. Selon La Provence, ils étaient une quarantaine à s'être rassemblés, vendredi dernier, devant la préfecture, avant de se diriger vers la Banque de France où ils ont déposé un cercueil avec des gerbes de fleurs. «On est indignés de l'absence de sollicitation de la population», a réagi l'un des participants, cité par le quotidien marseillais.

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 13:32

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 15.11.11 | 08h20   •  Mis à jour le 15.11.11 | 12h31

 
 

 

Des membres du collectif d'occupation de Zuccotti Park évacués par la police, le 15 novembre 2011.

Des membres du collectif d'occupation de Zuccotti Park évacués par la police, le 15 novembre 2011.REUTERS/LUCAS JACKSON


Des centaines de policiers sont intervenus tôt, mardi 15 novembre, pour évacuer le campement d'Occupy Wall Street à New York, et les tentes installées dans Zuccotti Park, où avait commencé ce mouvement national de protestation, ont été arrachées. L'accès au parc est interdit et le quartier, bouclé.

La police a diffusé à plusieurs reprises par haut-parleur un message enregistré, invitant les manifestants anti-Wall Street à retirer leurs tentes et tout leur matériel. "Tout doit être enlevé immédiatement. Si vous refusez d'enlever vos tentes et de partir, vous serez sujet à arrestation." Une dizaine de protestataires ont été arrêtés par des policiers casqués mais sans équipement anti-émeute, et embarqués dans une camionnette de police.

NETTOYAGE DES LIEUX

Vers 4 heures du matin, heure locale (10 heures en France), la plupart des campeurs avaient quitté le parc et les installations avaient été enlevées. Il ne restait plus qu'un petit groupe encerclé par d'importantes forces de police. Une des manifestantes, hagarde, brandissait un drapeau américain. "Nous avons fait une chaîne humaine, mais nous ne voulions pas de violence", a expliqué Mia Costa, 22 ans. "Cela ne fait que commencer", a-t-elle ajouté. "Nous allons nous retrouver à Foley Square", à quelques centaines de mètres, a-t-elle ajouté.

Le bureau du maire de New York avait publié un communiqué sur Twitter indiquant que les occupants de Zuccotti Park devaient quitter temporairement les lieux et enlever les tentes et les bâches. Ils pourront y revenir après le nettoyage des lieux. Cette expulsion intervient alors que les manifestants avaient annoncé qu'ils souhaitaient faire fermer la Bourse américaine, jeudi 16 novembre.

 

Interpellation d'un manifestant aux abords du Zuccotti Park, le 15 novembre 2011.

Interpellation d'un manifestant aux abords du Zuccotti Park, le 15 novembre 2011.AP/John Minchillo


ÉVACUATION À OAKLAND

A quelque 4 700 kilomètres de là, la police d'Oakland, près de San Francisco, est intervenue la veille, à l'aube, pour démanteler un campement installé par des militants anti-Wall Street. Les manifestants avaient rejeté vendredi un appel à lever leur camp de toile, installé sur une place faisant face à l'hôtel de ville, après plusieurs échauffourées avec les forces de l'ordre au cours des dernières semaines. La police a procédé à trente-deux arrestations.

Le mouvement d'Oakland, inspiré par le mouvement Occupy Wall Street à New York qui a, depuis le mois de septembre, essaimé dans de nombreuses villes américaines, entend dénoncer les inégalités sociales et la cupidité des banques et des marchés financiers. Les policiers, agissant sur ordre de la municipalité, ont mis en place des barrières autour du lieu occupé par les protestataires. Environ deux cents d'entre eux se sont rassemblés dans les rues en scandant "Honte !" à l'adresse des forces de l'ordre. Ces dernières ont fait preuve d'une certaine retenue, contrairement à leur première intervention du 25 octobre émaillée par de graves échauffourées.

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