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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 18:18

 

- le 2 Mars 2013

 

 

Une fresque du mouvement "Que la Troïka aille se faire voir" appelant à manifester le 2 mars, à Lisbonne.

  

Des manifestations étaient prévues samedi dans une trentaine de villes du Portugal contre l'austérité à l'appel du mouvement civile "Que la Troïka aille se faire voir" qui a réussi en septembre dernier à faire descendre dans la rue des centaines de milliers de personnes. Le principal syndicat portugais, la CGTP, et des fonctionnaires se joindront aux défilés.

"Nous pensons que ce sera une énorme manifestation", a dit à la veille du rassemblement l'un des responsables du mouvement, Nuno Ramos de Almeida. "Nous voulons expliquer que des alternatives à la rigueur existent, qu'un autre de type de politique est possible", a-t-il ajouté.

Le mouvement "Que la Troïka aille se faire voir" (QSLT), comparable aux Indignés espagnols, va tenter de renouveler son exploit de septembre dernier avec une manifestation qui avait réuni plus de 500 000 personnes à Lisbonne. Les manifestations auront lieu alors que la principale cible des protestataires, la "troïka" (UE-FMI-BCE, représentant les créanciers du Portugal), est à Lisbonne pour un nouvel examen des comptes du pays, sous assistance financière.

Très actif sur les réseaux communautaires, le mouvement a annoncé des rassemblements de soutien à l'étranger, Londres, Boston, Paris, Madrid, Barcelone, notamment. Le 15 septembre 2012 il avait rassemblé des centaines de milliers de personnes à travers le pays, une mobilisation exceptionnelle depuis la Révolution des Oeillets de 1974 et l'instauration de la démocratie au Portugal. Les manifestations de samedi interviennent alors que le mécontentement social est à nouveau en hausse contre l'austérité, que le gouvernement applique en contrepartie du plan de sauvetage de 78 milliards d'euros dont il bénéficie depuis mai 2011.

Témoin du malaise, des membres du gouvernement sont fréquemment hués lors de leurs déplacements et une chanson, Grândola Vila Morena, retentit à leur passage au point d'être devenue un symbole de la contestation après avoir été l'hymne de la Révolution des Oeillets. La chanson retentira à nouveau samedi lors des défilés.

Le principal syndicat portugais, la CGTP, doit participer aux manifestations qui devraient également être rejointes par des enseignants, des professionnels de la santé, des retraités, et même des militaires.

  • À voir :

Des étudiants ont interrompu une intervention du Premier ministre, Pedro Passos Coelho, au Parlement pour entonner la chanson "Grândola Vila Morena".

 

 

  • Lire aussi :

L'obstination libérale et austéritaire conduit l'Europe dans l'impasse

Les Portugais ont la gueule de bois

Portugal: vaste grève dans les transports contre la casse du droit du travail


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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 17:33

 

 

[coordreelledemocratiefr] mardi 5 mars Bruxelles assemblée: crise bancaire et enjeux du sommet européen avec Finance watch


Assemblée sur la gestion de la crise bancaire en Europe et les enjeux du sommet européen du printemps
 

Le mardi 5 mars 19h30 à la Maison de la Paix 35 rue Van Elewyck à Ixelles ( à partir de la place Flagey montez la ch d'Ixelles 1ère à gauche)

Le 15M Bruselas vous invite à un atelier très participatif sur la gestion de la crise bancaire en Europe et le enjeux du sommet européen du printemps des 14 et 15 mars ( Union bancaire)
Avec Aline Fares Conseillère du secrétariat général de Finance Watch ( www.finance-watch.org), une ONG internationale créée suite à la crise financière
Elle introduira et présentera l'atelier. Bienvenus à tous ceux qui sont intéressés par le modèle bancaire européen et la menace qu'il pose à la démocratie et la souveraineté
A noter: l'intervention est en anglais mais on s'arrangera pour la traduction française  si nécessaire. (Aline est française)
Des boissons et amuse-gueules  seront disponibles. Vous pouvez aussi apporter quelque chose à partager ( la fameuse auberge espagnole)

A bientôt l'équipe du 15 M bruselas
http://www.facebook.com/events/159104857577438/
renseignements (en français) 0499.43.93.50 et merci à Jean Flinker d'ATTAC-Bruxelles 1 pour le contact.

15M Brussels invites you to a workshop-debate on the European Bank Union and the European Bank System with Aline Fares, Advisor to the Secretary General of Finance Watch, presenting and facilitating the workshop. We welcome everyone with an interest in the EU banking model, and the threat it poses to democracy and sovereignty.And to both make the debate even more exciting and to stimulate creative discussion, drinks and nibbles will be available!! We hope to see you all there!!

www.15Mbruselas.com

voir aussi le site du contre-sommet européen du printemps pour les actions, assemblées et mobilisations des 13 et 14 mars
http://www.foraeuropeanspring.org/
video de présentation http://www.youtube.com/watch?v=nxltnDLasBE&feature=youtu.be
Liste d'échange et de coordination des assemblées du mouvement "indignés - démocratie réelle - occupy " en France
 

 
Site agrégateur national officiel regroupant les informations émanant des différentes assemblées : http://reelledemocratie.info/
 
Sites de coordination/réseaux :
http://coordinationdemocratique.wordpress.com
http://indigne-e-s.net/

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 14:28

 

 

[coordreelledemocratiefr] Pluie d'hommages après la mort de Stéphane Hessel (reuters)


PARIS (Reuters) - Stéphane Hessel, l'auteur en 2010 du manifeste "Indignez-vous", dont l'immense succès mondial a inspiré les jeunes "indignés" occidentaux en rupture avec le système établi, est mort dans la nuit de mardi à mercredi à l'âge de 95 ans.
Son décès a provoqué une vive émotion au sein de la classe politique qui a multiplié les réactions. Cinq députés socialistes ont écrit à François Hollande pour lui demander l'organisation d'un hommage national.
Sept personnalités, dont Eva Joly, eurodéputée écologiste, et Julien Bayou, cofondateur de Génération précaire, ont lancé une pétition pour appeler le chef de l'Etat à faire entrer l'ancien résistant au Panthéon.
"Le parcours de Stéphane Hessel fait en effet de lui un grand Républicain, bien au delà des clivages partisans", expliquent-elles sur le site internet du quotidien Libération.
Quelque 200 personnes se sont rassemblées mercredi soir devant les marches de l'opéra Bastille, à Paris, pour rendre hommage à l'intellectuel français à l'appel notamment du mouvement "Les Désobéissants".
"Ce matin j'étais bouleversée, comme si j'avais perdu mon père", a dit à Reuters une militante. "Il a ouvert la voie et maintenant il nous passe le flambeau."
Le court pamphlet de Stéphane Hessel, prônant, soixante-cinq ans après, les valeurs du Conseil national de la Résistance à l'occupation nazie s'est vendu à 4,5 millions d'exemplaires à travers le monde, dont deux millions en langue française.
Cet ancien résistant et diplomate, engagé à gauche, avait soutenu François Hollande lors de la dernière campagne présidentielle.
"Sa capacité d'indignation était sans limite, sauf celle de sa propre vie. Au moment où celle-ci s'achève, il nous laisse une leçon, celle de ne se résigner à aucune injustice", écrit François Hollande dans un communiqué.
Dans son opuscule de 32 pages, vendu 3 euros, l'auteur appelait à une "insurrection pacifique" qui, en ces temps de crise, a provoqué une déferlante mondiale et mêmes des élites du printemps arabe se sont référées à l'ouvrage.
Il dénonçait notamment l'écart croissant entre les très riches et les très pauvres, le traitement fait aux sans-papiers et aux immigrés, ainsi que la dictature des marchés financiers.
Ses prises de position pro-palestiniennes lui ont valu des critiques acerbes d'une partie de la communauté juive l'accusant d'être antisémite.
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a fait entendre mercredi une voix discordante en dénonçant la "mise au pavois de Stéphane Hessel", qui "fut avant tout un maître à ne pas penser".
"Son grand âge, son sourire, son apparente ingénuité, son indignation focalisée et ses poèmes surannés évoquaient un monde angélique, mais pavaient la route, certainement sans qu'il le voulût lui-même, aux véritables criminels tapis derrière l'enfer des bonnes intentions", écrit son président Richard Prasquier.
"LAISSONS DU TEMPS À HOLLANDE"
Né en 1917 à Berlin, dans une famille d'origine juive convertie au luthéranisme, Stéphane Hessel a été naturalisé français à l'âge de 20 ans. Engagé dans la Résistance, il fut arrêté par la Gestapo en 1941 et déporté au camp de Buchenwald.
Il avait entamé une carrière diplomatique à la Libération comme détaché au secrétariat général de l'ONU (1946-1951) puis participé, au côté de René Cassin, à l'élaboration de la Déclaration universelle des Droits de l'homme.
Stéphane Hessel avait ensuite occupé plusieurs postes de conseiller, notamment au cabinet de Mendès-France (1954-1955) ou, plus tard, au ministère de la Coopération, où il avait tenté sans succès de faire libérer Françoise Claustre, otage au Tchad.
Il avait créé la surprise en présentant une motion au dernier congrès du Parti socialiste en octobre, obtenant 11,9% des suffrages, et récemment confié sur Europe 1 qu'il fallait se montrer "patient" avec François Hollande.
"Ne jugeons pas Hollande sur les trois premiers mois. Il a dit des choses justes, il fait déjà un certain nombre de choses essentielles, utiles, qui vont dans le sens de ses engagements. Laissons-lui le temps", disait-il.
LA MORT ATTENDUE AVEC "GOURMANDISE"
Il y a un an, sur RTL, Stéphane Hessel disait attendre la mort "avec beaucoup de gourmandise".
De nombreuses personnalités socialistes ou de la gauche du PS ont rendu hommage à cet éternel indigné.
Valérie Trierweiler, la compagne du chef de l'Etat, a salué sur son compte Twitter "la vie exceptionnelle de Stéphane Hessel" avant d'expliquer sur RTL qu'il vivait mal le succès d'"Indignez-vous".
"Je veux saluer le combattant des droits de l'Homme, l'un des artisans de la déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948 et le militant de la cause des plus démunis, l'homme infatigable dont la capacité d'indignation n'a jamais été altérée", a déclaré le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.
Pour Martine Aubry, ancienne dirigeante du PS, "c'était une voix qui réveille, qui bouscule, qui réchauffe. Une voix qui nous manquera terriblement".
"Le succès mondial de son livre 'Indignez-vous' notamment parmi la jeunesse l'avait propulsé au devant de la planète entière, suscitant une irruption démocratique bienvenue", déclare Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste.


Liste d'échange et de coordination des assemblées du mouvement "indignés - démocratie réelle - occupy " en France


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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 14:24

 

Collectif Roosevelt

 

Stéphane est décédé cette nuit. C’était un homme lumineux.

Ce fut un homme lumineux jusqu’au bout. Il y a trois semaines, il m’a appelé pour que je vienne le voir. Il était dans son lit. Son corps était usé mais son visage était toujours aussi souriant. Il savait que la mort pouvait advenir d’un jour à l’autre (cela fait plusieurs mois qu’il nous parlait de sa mort possible) mais comme Václav Havel qu’il aimait beaucoup, il voulait jusqu’au bout « contempler le miracle de l’être. »

Jusqu’au bout, agir pour la dignité de l’Homme et de la Femme. Un de ses plus grands regrets était de ne pas être parvenu à construire la Paix entre Israël et la Palestine. Juste avant Noël, lors d’un dîner amical, Christiane et Stéphane se demandaient encore quelle initiative on pouvait prendre pour ouvrir les yeux de ceux qui ne comprennent pas ce qui se passe en Palestine.

Jusqu’au bout, agir pour la dignité : même allongé dans son lit, il réfléchissait à ce que nous pouvions faire ensemble pour obliger les dirigeants de notre pays à mettre en œuvre les solutions de Roosevelt 2012. Nous pensions publier bientôt un petit livre (Répondez-nous !) et dans sa dernière interview au Nouvel Observateur, la semaine dernière, à deux reprises, il met en avant Roosevelt 2012 comme un des moyens de répondre à la crise du politique. Jusqu’au bout, alors que ses forces le quittaient, il aura porté cette volonté d’agir ensemble pour la justice, pour la dignité de l’homme et de la femme dans ce qu’elle a de très concret et de très matériel.

Mais jusqu’au bout, il aura porté aussi ce qu’il y a d’immatériel, de léger, d’inaliénable en chacune et chacun de nous : jamais un dîner ne se finissait sans que Stéphane ne récite un poème. Puis, dans le taxi, il me parlait du plaisir qu’il avait à retrouver Christiane : « J’ai beaucoup de chance d’avoir une femme aussi jeune - elle a dix ans de moins que moi - et aussi délicieuse que Christiane. »

Je ne sais comment nous pourrons consoler Christiane mais je pense que c’est nous qui avons eu beaucoup de chance de rencontrer Stéphane. Il avait dix ans de moins que nous. Il gardait au cœur une incroyable jeunesse. Lui qui avait connu tant de moments difficiles gardait une incroyable énergie et une Joie contagieuse.

A nous maintenant de reprendre le flambeau. En gardant la même intransigeance sur le fond et la même humanité dans le dialogue.


    Pierre Larrouturou

     Roosevelt2012.fr


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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 22:10
Médiapart

Durant toute l’année 2011, les crises, financière, sociale et démocratique, ont fait souffler un vent d’indignation sans précédent sur le monde. Un mouvement consacré par le Time qui, au mois de décembre, avait désigné comme personnalité de l'année la figure du manifestant. Tant les Américains dénonçant la folie des marchés financiers à Wall Street, les manifestants des printemps arabes luttant pour la démocratie à Tunis ou au Caire ou les Espagnols protestant contre la politique d’austérité de leur gouvernement, tous ces mouvements ont pour point commun de plonger leurs racines dans la misère, et de se réclamer d’une même indignation, celle théorisée par Stéphane Hessel dans son célèbre livre, sorti quelques mois auparavant.


 
© Reuters

 

Lorsque paraît « Indignez-vous », le 21 octobre 2010, l’air du temps n’est pourtant pas à la révolte. La finance mondiale, après avoir fait la preuve de sa folie en entraînant les économies nationales dans sa chute, a réussi à faire accepter l’idée de faire payer les États. Partout en Europe, les gouvernements préparent leurs peuples à une cure d’austérité présentée comme indispensable.

Le livre lui-même, édité par une petite maison d’édition de Montpellier, Indigènes éditions, ne semble pas au départ voué à devenir un best-seller. Pour son lancement, ce petit ouvrage de 32 pages vendu 3 euros et tiré à 6 000 exemplaires ne bénéficie d’aucune couverture médiatique. Mais très vite, le bouche à oreille se met en place et, au fil des semaines, les ventes augmentent de façon exponentielle. Avant la fin de l’année, plus de 300 000 exemplaires sont écoulés et des traductions sont lancées dans le monde entier. Un an après sa sortie, Indignez-vous est traduit dans 34 langues et a été vendu à plus de 4 millions d'exemplaires. Le livre devient un « phénomène éditorial » et son auteur une véritable autorité morale.

Les premiers signes de révolte viendront, de manière tragique, de Tunisie où, le 17 décembre à Sidi Bouzid, un vendeur ambulant s’immole par le feu devant le siège du gouvernorat, déclenchant une vague de manifestations contre la pauvreté qui marque le début du « printemps arabe ». Dès le 28 décembre, celui-ci se propage à l’Algérie voisine. Sorti seulement quelques semaines auparavant en France, Indignez-vous n’a pas pu directement influencer ces révoltes. Mais, a posteriori, plusieurs de ses acteurs se réclameront de Stéphane Hessel et de son slogan, comme la Tunisienne Lina Ben Mhenni, journaliste, cyberdissidente et blogueuse sous le nom de Tunisian Girl, qui sort en juin 2011 un livre rendant hommage à Indignez-vous : « Tunisian Girl, blogueuse pour le printemps arabe ».

Les Espagnols, premiers à répondre à l'appel

C’est en Espagne que l’influence du livre de Stéphane Hessel est la plus visible. Frappés de plein fouet par les conséquences de la crise financière, les Espagnols font partie des premiers, en Europe, à s’élever contre les politiques d’austérité imposées par les institutions internationales. Dès le début de l’année 2011, des petits groupes se constituent au niveau local et organisent la contestation contre ce qu’ils considèrent être une dictature de la finance et un abandon des politiques de tous bords.

 

Les indignés sur la place Puerta del Sol en mai 2011 
Les indignés sur la place Puerta del Sol en mai 2011© Reuters


À l’approche des élections municipales du 22 mai, cette nébuleuse d’associations citoyennes, sociales, locales, étudiantes… se rassemble au sein d’un mouvement baptisé ¡ Democracia real ya ! (« Une vraie démocratie, maintenant »). Celui-ci publie un manifeste appelant à défiler, le 15 mai, dans toutes les grandes villes du pays. Si Stéphane Hessel n’est pas directement cité, le texte se conclut par un hommage à l’auteur : « À la vue de cela, je suis indigné/e. Je crois que je peux changer les choses. Je crois que je peux aider. Je sais que, tous ensemble, nous le pouvons. Sors avec nous. C’est ton droit. »

Le dimanche 15 mai, des centaines de milliers d’Espagnols se mobilisent dans une centaine de villes. À Madrid, une fois le défilé terminé, quelque 200 manifestants décident de s’installer sur la place Puerta del Sol pour y passer la nuit. Plusieurs milliers d’autres les imitent dans d’autres villes du pays. Ils sont délogés dès le lendemain, mais la démonstration de force a lancé un mouvement qui va se propager dans le monde entier et que les médias espagnols baptisent le « Mouvement 15-M » ou encore « Los Indignados ».

Dès le 17 mai, des dizaines de milliers d’indignés sont de retour Puerta del Sol. Le lendemain, ils parviennent à y installer des tentes, et même des accès à internet pour diffuser l’occupation sur internet via webcam et sur les réseaux sociaux. Jusqu’au 19 juin, date d’évacuation de la place, par ailleurs utilisée comme point kilométrique zéro du pays, Puerta del Sol devient également le point de départ d’un mouvement que de nombreuses marches populaires vont prolonger un peu partout en Europe, culminant avec l’organisation, le 15 octobre, de la première Journée mondiale des indignés, au cours de laquelle près d’un millier de manifestations sont organisées dans le monde entier.

 

Occupy Wall Street : les indignés américains

Le mouvement des indignés n’a pas essaimé qu’en Europe. Le 9 juin, trois jours avant le démantèlement du campement de Puerta del Sol, le magazine canadien de critique publicitaire, Ad Buster, enregistre discrètement le nom de domaine occupywallstreet.org. Le 11 juillet, il lance officiellement un appel à imiter les indignés européens en manifestant pacifiquement devant Wall Street, à New York. Le 23 août, le mouvement prend de l’ampleur en recevant le soutien du collectif Anonymous qui appelle ses membres à participer à l’occupation. Et, le 17 septembre, quelques centaines de personnes investissent le parc Zuccotti situé non loin du centre financier, lançant le mouvement Occupy Wall Street. Celui-ci va se décliner un peu partout aux États-Unis en Occupy San Francisco, Occupy Boston, etc., mais également dans de nombreux pays du monde. En France environ 200 indignés tentent, au mois de novembre, d’installer à Paris un mouvement Occupy La Défense, mais ils sont immédiatement délogés par la police.

À cette occasion, les États-Unis découvrent Indignez-vous, cité comme étant l’une de leurs sources d'inspiration, avec les printemps arabes et le mouvement des indignés, par plusieurs organisateurs d’Occupy, les médias alternatifs tels que Democratie Now diffusant en outre des entretiens avec l’auteur.

 


 

Malgré l’évacuation d’Occupy Wall Street à la mi-novembre et l’essoufflement progressif du mouvement dans les mois qui ont suivi, Stéphane Hessel est, pour beaucoup, le « père spirituel » d’un nouveau mouvement de contestation. Au mois de décembre 2011, le magazine Time publie ainsi un portrait intitulé « Stéphane Hessel et le manuel de la révolution ». Dans cet article, l’auteur d'Indignez-vous semblait pourtant refuser cette paternité. « Les choses vont assez mal dans le monde – le niveau d’injustice et d’indignité est tel – que les gens étaient déjà en train de se dire qu’il fallait faire quelque chose », déclarait Stéphane Hessel. « Peut-être le livre a-t-il été utile en fournissant un cadre de pensée et un appel général à l’action sur lequel on a pu s’appuyer ici ou là », reconnaissait-il cependant, avant d’ajouter : « La chose importante, c’est que la réaction se produise, pas le pourquoi. »


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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 20:12

 

http://www.youtube.com/watch?v=MdunBBzqmw0&sns=em

 

 

 

 infoslibrespartage

 

 

Publiée le 14 sept. 2012

Indignez-vous ! s'inscrit dans la lignée du livre mondialement célèbre de Stéphane Hessel.

Il dresse le portrait d'un monde en dysfonctionnement, où des espérances et des voies nouvelles apparaissent aussi.

« POBUNITE SE ! » en bosniaque, « Bli Sint ! » en norvégien, « Nos Vos ! » en brésilien, « Empört Euch ! » en allemand : « Indignez-vous ! », l'ouvrage de Stéphane Hessel publié en 2010, a été traduit en 26 langues, y compris en néo-zélandais et en coréen.

Des millions d'exemplaires lus et relus, telle une Bible, par une jeunesse en colère contre les élites politiques et l'impitoyable monde de la finance. Un succès phénoménal pour un sujet a priori rébarbatif.

De ce petit opuscule de 32 pages vendu 3 euros est né un mouvement contestataire qui s'est propagé dans le monde entier.

Le metteur en scène Tony Gatlif a voulu mettre en images le manifeste de Stéphane Hessel en transformant son texte en acteur principal de ce documentaire où ne figurent ni discours ni interviews.

« Face à l'urgence, j'ai poussé un coup de gueule. Face à l'urgence, j'ai pris ma caméra et j'ai fait un film », dit Tony Gatlif, qui a découvert le fameux manifeste chez le philosophe et écrivain Jean-Paul Dollé. De là, et de l'indignation ressentie par les lois sarkozistes à l'encontre des Roms, est née son idée de donner la parole à ceux qui ne l'ont pas et qui n'ont pas l'habitude d'être écoutés.

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« Le monde du partage doit remplacer le partage du monde »

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 17:40

 

Inscription des 4 ateliers d’ABC’éditions au FSM de Tunis :

http://www.fsm2013.org/fr/organisation_info/18015


Lexique pour un dictionnaire de la réelle démocratie maintenant http://www.abceditions.net/nos-projets/5-nos-projets/45-lexique-pour-un-dictionnaire-de-la-reelle-democratie-maintenant

Relation avec les thèmes axes objectifs suivants dans le FSM : 

Pour une société humaine fondée sur les principes et les valeurs de dignité, de diversité, de justice, d’égalité entre tous les êtres humains

Pour la construction de processus démocratiques d’intégration et d’unions

http://www.fsm2013.org/fr/node/4532

Mots clés : 

Réelle démocratie maintenant, Vocabulaires à désambiguïser, Révolutions du savoir, Approches expérimentales, Lexicologie

 

NE PAYONS PLUS ! Stop-Paying sans frontières ! Campagne de désobéissance civile de masse :

http://www.abceditions.net/abc-editions/quoi-de-neuf-/2-quoi-de-neuf/40-edito-construire-des-universaux-socio-culturels +  http://stop-paying.org/ (http://stop-paying.org/music et  http://stop-paying.org/solici)

Relation avec les thèmes axes objectifs suivants dans le FSM : 

Pour un approfondissement radical des processus révolutionnaires et de décolonisation au sud et au nord

Pour un monde débarrassé de toute hégémonie et de toute domination impérialiste

Pour la construction de nouveaux universalismes

Pour un monde en paix débarrassée de la guerre comme instrument de domination économique, politique et culturelle

http://www.fsm2013.org/fr/node/4535

Mots clés : 

Boycott des finances odieuses et illégitimes, Contre l'usage militaire de nos fonds, Désobéissance civile de masse, Construction de nouveaux paradigmes

 

Université populaire de la biodiversité sans frontières :  

http://www.abceditions.net/nos-projets/5-nos-projets/44-universite-populaire-de-la-biodiversite-sans-frontieres

http://www.fsm2013.org/fr/node/4534

Relation avec les thèmes axes objectifs suivants dans le FSM : 

Pour la construction de nouveaux universalismes

Pour la justice cognitive

http://www.fsm2013.org/fr/node/4534

Mots clés : 

Ce qu'on fait de sa vie, Biodiversité, Savoirs et savoir faire, Souveraineté alimentaire, du local au global, Autonomie.

 

Arguments pour l’espéranto comme langue véhiculaire de débats : http://www.abceditions.net/nos-projets/5-nos-projets/31-7-arguments-pour-lesperanto-dans-les-echanges-sans-frontieres

Relation avec les thèmes axes objectifs suivants dans le FSM : 

Pour un approfondissement radical des processus révolutionnaires et de décolonisation au sud et au nord

Pour un monde débarrassé de toute hégémonie et de toute domination impérialiste

Pour la construction de nouveaux universalismes

Pour une société humaine fondée sur les principes et les valeurs de dignité, de diversité, de justice, d’égalité entre tous les êtres humains

Pour la justice cognitive

Pour la construction de processus démocratiques d’intégration et d’unions

http://www.fsm2013.org/fr/node/4679

Mots clés : 

Multilinguisme, Espéranto, Débats démocratiques, Économies de la parole et de l'action

 

 

Activités étendues : 

Activités organisées à Tunis, mais intéressées à "l’élargissement" grâce à Internet.

 

 

Jean-Jacques M’µ
ABC’éditions Ah, Bienvenus Clandestins ! http://www.abceditions.net
Sur FaceBook : http://www.facebook.com/

Blog Mediapart : http://www.mediapart.fr/blog/club/jjmu



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VIA22Global
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Twitter : @VIA22GLOBAL #VIA22

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 16:27

 

 

FFSLbanner3.JPG  Tunis étendu : quelle place

pour les Indignés, Démocratie Réelle Maintenant, Occupy, M15 ? 

 
   

 

Le Forum Social Mondial (FSM) fait étape à Tunis du 26 au 30 mars 2013. Créer des convergences entre ce qu’on appele parfois la « première vague de l’altermondialisme » - celle de la charnière du siècle qui a notamment créé le FSM - et la « deuxième vague de l’altermondialisme » - « Indignés », Démocratie Réelle Maintenant, Occupy, M15, etc. - est un des objectifs affirmés des organisateurs de cet événement du FSM. Alors que cet objectif a rencontré la sympathie de participants de la « deuxième vague », le dispositif « Tunis étendu » qui permet à tout acteur local dans le monde de participer et d’amplifier ainsi grandement le sens de cet évènement semble le vecteur idoine pour la participation des acteurs de cette deuxième vague qui ancrent dans le local leur action.

 

Pourquoi créer des ponts entre les deux « vagues de l’altermondialisme » ?

 

D’un événement singulier fin janvier 2001 à Porto Alegre s’opposant au forum économique de Davos, le FSM est progressivement devenu un processus permanent avec ses événements de Porto Alegre, Mumbaï, Caracas, Bamako, Karachi, Nairobi, Belém, Dakar et maintenant Tunis ainsi qu’avec ses forums thématiques, les forums sociaux locaux (FSL) s’y rapportant également. Lieu d’apprentissage d’une nouvelle culture politique, d’intégration de nouvelles thématiques, notamment l’écologie[1], de convergence, d’émergence de réseaux et de projets, le FSM a ainsi contribué, même si une petite partie seulement du chemin a été accomplie, à fédérer la société civile progressiste et à la constituer en sujet pluriel de l’émancipation face au 1% oligarchique (banques, transnationales, milliardaires, … et leurs serviteurs institutionnels) charriant finance toute puissante, dédain du mur écologique et finalement défiguration de la démocratie[2].

 

La problématique et les objectifs des deux « vagues de l’altermondialisme  » sont ainsi proches et en résonance, par delà leurs spécificités, la « deuxième vague » étant d’emblée plus connotée « horizontalité », « actions » et « individus », ce qui en fait potentiellement une structure d’accueil large pour des mobilisations/insurrections citoyennes dans les mois ou années à venir. Alors que la crise, notamment en Europe, s’exacerbe, il importe d’œuvrer à créer des ponts, potentiellement riches de nouvelles inventions et mobilisations, entre « première vague » et « deuxième vague ».

 

Alors que les instances du FSM ont engagé une réflexion sur les évolutions à donner à l’organisation du processus pour aller dans ce sens, l’avancée de cette convergence ne pourra corollairement prendre son essor qu’à partir d’une jonction opérant au niveau où les forces se rejoignent : le « local ». Cela peut notamment se faire à l’aide du « FSM étendu ».

 

Qu’est-ce que « Tunis étendu » ? Comment peut-on y participer ?

 

Pour être véritablement opérant, il importe que le processus FSM progresse jusqu’au cœur des populations, s’étaye aussi sur le « local », ses problématiques, ses acteurs, ses projets, ses façons de faire, ses modalités d’expression. En actant que pour des raisons financières, de disponibilité et de logistique, tout le monde ne peut se rendre en un même endroit, chaque événement du FSM est dorénavant étendu à tout lieu dans le monde ayant des acteurs disposés à procéder à cette extension (on parle de « FSM étendu » et en l’occurrence de « Tunis étendu »).

 

Trois types d’activités, non exclusives les unes des autres pour une même localisation, y sont génériquement possibles :

 

1)      l’activité en local : réunion ou projection-débat, visite d’un lieu lié à une alternative concrète, animation de rue, émission à partir d’une radio ou d’un média alternatif, conférence de presse, …

 

2)      l’activité à distance « local - Tunis » : a) la télé-rencontre (visioconférence, audioconférence, …) « échos de Tunis » avec des personnes de la localisation présentes à Tunis ; b) la télé-rencontre thématique avec un(e) ou des intervenants présents à Tunis ; c) la télé-participation (vidéo, audio, chat, …) à une activité centrée à Tunis. Cette télé-participation peut impliquer plusieurs localisations dans le monde.

 

3)      l’activité à distance « local - local » implique deux (ou plus) localisations dans le monde. Elle peut être particulièrement utile pour parler des retours d’expérience et faire émerger des projets communs.

 

Des activités déjà prévues dans les agendas peuvent être mises sous le label du FSM étendu[3].

 

Quelles articulations entre « Indignés » / Démocratie Réelle Maintenant / Occupy  / M15 et « FSM étendu » ?

 

Trois schémas peuvent être imaginés  et  proposés (il peut y en avoir d’autres) :

 

a)      des FSL/FSM étendus[4] sont construits à partir d’assemblées locales fonctionnant selon la méthodologie « Indignés » ; de telles assemblées auxquelles participent, en tant que personnes,  des membres d’organisations de la société civile se substituent en tout ou partie au comité de facilitation constitué d’organisations dans la méthodologie FSM (dans ce schéma le moment de l’événement FSM est donc positionné en aval de moments « Indignés »)

b)      des assemblées ou d’autres types de réunion d’ « Indignés » sont inscrites comme activité dans le programme des FSL/FSM étendus (positionnement simultané dans le temps des moments FSM et « Indignés »)

c)       des assemblées locales d’« Indignés » résultent (d’une partie) des travaux des FSL/FSM étendus ; dans ce schéma où le moment de l’événement FSM est donc positionné en amont du moment « Indignés », l’assemblée « Indignés » occupe ainsi une place proche, dans la méthodologie FSM, d’une assemblée de convergence pour l’action (en générale inexistante au niveau local)[5] ; une telle assemblée locale peut se tenir le dernier jour d’un FSL/FSM étendu ou un peu plus tard (par exemple dans le cadre d’une mobilisation internationale) ; une activité de ces FSL/FSM étendus - cf. cas b ci‑dessus - en donnent les clés (méthodologie « Indignés », etc.).

 

En  outre,  un atelier débattant sur cette articulation en associant des intervenants  localisés à Tunis et dans plusieurs localisations dans le monde,  selon les modalités de la télé-participation évoquée ci‑dessus, pourrait être construit au moment de l'évènement FSM.  

 

Jean Michel Coulomb

 

 

 

Informations utiles

 

Pour dialoguer là-dessus : contacter contact.reseau.ffsl@gmail.com .

 

Pour être en contact avec les autres animateurs d’activités « Tunis étendu » dans le monde francophone et être informé : s’inscrire sur la liste : tuneo-fr@lists.openfsm.net

 

Pour rendre visible une activité « Tunis étendu » : l’inscrire sur le site fsm2013.org (c’est indispensable au moins pour les activités à distance et fort souhaitable pour les activités en local).

 

 

[1] Si le FSM était constitué aujourd’hui, il est probable qu’il aurait une autre appellation.

[3] Les façons de participer à « Tunis étendu » sont plus précisément données à http://openfsm.net/projects/facili-tation-de-fsl/7-facons-de-participer-a-tunis-etendu.

[4] Les FSL se déroulant au moment d’un FSM sont parfois appelés « FSM étendu de <nom de la localisation> » (ex : FSM étendu de/à Toulouse).

[5] S’appuyant sur les travaux des ateliers et séminaires de l’évènement FSM, les assemblées de convergence pour l’action ont pour objectif d’élaborer plates-formes, déclarations et agendas.


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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 19:38

 

 

02-02-2013

 

 

 

www.telesurtv.net
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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 18:28

 

A message from Slovenia to the World: We take responsibility for each other!

 

 

3. MARIBORSKA VSTAJA, PROTESTI V MARIBORU

                                                                                         Maribor, Liberty Square

 

We demand that the irresponsible and the unpunished government officials, bankers and CEO’s withdraw from the democratic process we are creating at this moment in Slovenia.

We know exactly what we don’t want. Let us speak to each other what we want; what we desire as individuals, what we desire as a community. We need to open all the possibilities, all channels, all flows to talk about pain, oppression, violence, as well as hopes and visions. We need to listen to each other and to know that we are able to take the steps and enter the path of building such a democratic society, where even the weakest voice is heard, and one’s pain everyone’s pain.

Violence, injustice, intimidation and arrogance can no longer find refuge in our country. Theft and economic looting must be punished, and undue oppression of the people put to an end. We have to put the concepts of equality, reciprocity, fairness and dignity into action. Only through action and activity we can find our way to where we want to go and how to get there. Strategy and vision development can not be generated or delegated by the few; we must all make an effort to determine our collective future.

We have risen! We have conquered fear. In exactly two weeks, Slovenia has had a total of 54 uprisings in 28 cities: Maribor, Ljubljana, Ptuj, Gornja Radgona, Jesenice, Kranj, Bled,  Koper, Nova Gorica, Novo mesto, Velenje, Ajdovščina, Trbovlje, Celje, Dravograd, Ravne na Koroškem, Krško, Brežice, Izola, Murska  Sobota, Bohinjska Bistrica, Lendava, Trebnje, Slovenske Konjice, Litija, Kočevje, Radenci. Over 77,500 people took the streets, according to reports from all over Slovenia, though of course media, police and politicians counted our numbers several thousand less. They trivialize our fight and they will continue to do that. They can’t hide our numbers, because the streets belong to those who care about the country and want to change what has been forced upon us over the last 20 years. In order not to lose the future, we have to take back the freedom and power of our votes!

 

Repressive authorities have detained 254 people in Slovenia, some of them still remain in custody. Young people are locked in jail because Minister of Interior Gorenak claims they will return to the protests. Thousands return regardless, for we are not all in jail! We are the mothers of the arrested children, we are all the friends, families and supporters who will return to the streets and participate in the uprisings until we achieve change. As long as there are children confined, no one is free! Young people can not be criminalized by the very people who have stolen all the prospects of their future, by those that violently choke the protests that are the only channel available for the people to express their collective will. The never ending violence of capitalism goes unchecked, and meanwhile the attacks of rulers and marshals continue in impunity, without responsibility or accountability. What they call riots have emerged from the state of fear and poverty, into which we as citizens were pushed. We demand tears of joy, not tear gas!

 

 

 

We have a responsibility to judge and condemn these corrupt powers for the intentional destruction we still suffer as we stand up alone and almost unheard as they continue to attempt to render us mute. Slovenia stood up with such vehemence, and now, as we taste a rare moment of freedom, denied to us for so long, we will not shut up. We must connect, communicate, organize, promote and move forward – toward a solution. We must set goals, seek consensus, establish strategies, and create a shared vision. We must not be silent and must not give up. Now is the moment, we must seize it! We must break free of the tenticles of corruption that extend from Maribor to Ljubljana, crisscrossing across Slovenia and extending into Europe. Janez Janša, Slovenian prime minister, carries the objective responsibility for overhearing what has been said in Maribor, Ljubljana and the other uprisings. The authorities who thought nothing of having stolen all the flowers in the garden should listen now that their roots are being pulled out. Janez Janša, you are finished.

We are gathered against the nepotism, corruption, impunity of those responsible for the theft, destruction of our futures for the profit of the few, saving at the expense of the impoverished and the needy, political manipulations, making a mockery of the state, the lives, the people. We hold 20 years of smothered cries in our lungs. To replace humiliation and oppression we have stood up and demanded a different, alternative common creation of our communities. No one can do this but ourselves. This is not just a resistance, this is a class struggle. We raise our hands, our fists in solidarity. Fists of freedom!

 

 

 

We will not pay for your crisis! We have a long and difficult path ahead of us if we are to continue our achievements of the last several weeks and continue to nurture this miracle uprising. The resounding cry “THEY ARE FINISHED!” must be followed by the even louder cheers that will accompany the resignation of all who denied the will of the people, who manipulate them for personal gain, who have brought this country to the brink of collapse. We are now faced with the task of finding solutions. Slovenia will be choked if we merely delegate new faces to represent us and manage our lives. We must persevere to ensure we take a permanent step forward, if not for ourselves, for those that will come after us. Failure is leaving for the future what we have inherited from the past. Let’s search for new systems, new mechanisms. They have destroyed our country, we shall rebuild a much better one with the foundations of principles and the advancements of collective invention. Even as we gather, various nationalist initiatives and rising party leaders are sniffing about for opportunities to privatize and monopolize on the anguish of the humiliated and impoverished. We recognize that every uprising opens a possibility for negative consolidation of forces to attempt to seize control; we must guard vigilantly against these people who sit back and wait to co-opt our efforts. Jankovic is not an alternative for Slovenia, nor any of the other tired faces of the established quasi-left parties. We have been let down and robbed by them just as often as by those who now form the coalition. Our parliament has been filled by those who wanted to delegate: some have no education, others have false degrees or diplomas, some have just an empty bag that they would like to fill with millions. It has been filled by those who want to subjugate others. But we must not let them! This isn’t the time for parties, nor for new leaders, new faces.

 

 

 

This has been a clear message of the uprisings. Now is the time for resignation of the government. Now is our turn.

We must organize ourselves in formal an informal networks. We must begin in our streets and communities, organize where we feel at home and where we are most exploited. In our streets, our buildings, our squares, in neighborhoods, in our workplaces, in pubs if necessary. We must carry the uprising in our hands like a precious jewel. We must not surrender it to anyone until we are ready to find the people among us who will not let us down. People we can trust and can be proud of. People who will be able to collaboratively create with us our cities, our country, the world.

We must form people’s assemblies on the level of communities, made up of citizens instead of government, to give voice to civil society. We must engage the public institutions, the university, cultural and social institutions, education and health care. They are on our side, and we must find a way to awaken them to participate in the struggle for a better future. These institutions must play a key role in the development today. They should be the first to raise their voice and not keep silent as they did 20 years ago. We have all been fighting for our existence, but divided into separate categories of workers, university professors or pensioners. We are finished with that! Let’s look beyond our own gardens and create our communities together. Where are you, trade unions? Where are you, civil society movements? We must reach out and connect with the workers, with the unemployed, with the retired, with farmers. We must all wake up ! We must break all the barriers ahead of us. We will move forward even if we must risk our paychecks, our jobs, even violent attacks from these privileged groups who are tying to retain control despite the cost to us all. We are already risking everything; we have nothing to lose. They have already almost destroyed our companies, our environment, our social services; our young people have been forced to go abroad to survive. Together we shall make Slovenia the place they can come home to; they will return with options and a life of dignity.

We must move from the digital reality of online organizing into real Assemblies, committees should initiate concrete proposals to deal with the issues of the common needs in each community. We need to accomplish the most difficult task – achieving consensus agreement, the intersection where needs and interests meet. We must begin at the point where our common needs meet and build from there. There are examples of both struggles and accomplishments all around us. Iceland is a successful example. Egypt shows us uprising can result in an even more closed system, with increased delegation and dictation. We must beware of the pitfalls that Greece has suffered,where a decade of general strikes, university occupations, and global initiatives for justice have failed and the population finds themselves partitioned into the left/right party options, which continue to function as mechanisms for oppression. We must stop relying on the media, which has stolen truth, locked it away, and bombards us with a barrage of sensational topics that are at best cheap diversions. We must take responsibility for ourselves and each other, and communicate the truth and news through our own channels.

There are several groups who are already working on preparing operational, strategic and organizational methods, and searching for new approaches for achieving consensus. Many have not yet found the means or opportunity to make their voices heard; we must begin in the streets and look for solutions. The general public has initiated a conversation, and we must insure that all voices are heard, the elderly, the poor, the desperate, the isolated. We do not want banners, we want transparency! But until transparency is achieved we shall carry banners!

The uprising must not take place only in the evening, it must flourish in the full light of day. What we have seen so far is merely a rehearsal for the 21st December, when people from across the country will stand together as one and raise their voices. Our weapons are art, creativity, and word of mouth communication. We know we will face the same mechanisms of oppression once again, which forces us to radicalize, but not to retreat. The government has been clear that above all, they seek to silence the cries of “THEY ARE FINISHED!” that are ringing through their streets. We shall not be silent. The old is finished, the mafia is finished. We are starting anew. We are going to build a new country. The government must resign, the parliament must resign. They will be held accountable for the consequences of the actions they take against their own people, for the disappearing documents that are turned into ashes even now. There is no turning back. We choose life, we choose courage!

 

 

 

We have only just begin our uprising, and it will only intensify and grow as we build an alternative to the corruption and economic despair offered by the officials of Slovenia.

We reject your methods: we don’t intimidate, humiliate or use force, we will deny them the repression they try to impose on us. We are different, ordinary people, the crowd in the street. If their only communication is using violence and oppression, we will respond by playing music and dancing in liberation. If they use the army, they still will not take away our voice. We do not destroy, we collaborate and create. We want to create a society of welfare, trust, justice, equality. We shall achieve that. Their water-cannons and pepper spray are useless. They must open their eyes and ears to the messages of each and every uprising. We will show them what we can accomplish without them.

Together we know, another world is possible…

They are finished! (GOTOVI SO)

 

 

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