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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 21:35

citizenside.com


envoyé par
nicolasm
 

Rassemblement festif à Paris pour la journée mondiale des Indignés

Manifestation à Paris des indignés à l'occasion de la journée internationale des Indignés. Le cortège est parti de la place de Clichy, le samedi 10 décembre 2011 à 14h.

Une marche festive qui s'est dirigée vers Stalingrad, où s'est tenue une Assemblée Populaire.

Environ 500 manifestants étaient présents d'après notre contributeur (200 selon la police), avec parmi eux les Indignés qui occupent symboliquement le quartier d'affaires de la Défense.

 

nicolasm
2011_12_13 8623b indignés Paris
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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 21:31

 

 

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 19:34
| Par Renaud Ceccotti

De notre correspondant aux Etats-Unis

La caméra de surveillance du NYPD, la police newyorkaise, surplombe toujours Zuccotti Park. Pourtant les casquettes bleues et les gilets jaune fluorescent des agents de la sécurité privée ont fondu comme le nombre de manifestants encore sur place. Les médias conservateurs de Rupert Murdoch (le New York Post, Fox News ou le Wall Street Journal) se félicitent d'être venus à bout de cette bande de fainéants crasseux et de leur campement de fortune... «Mettez vous au travail... et allez prendre un bain», leur avait assené Newt Gingrich, un des principaux candidats à la primaire républicaine.

Pourtant à quelques dizaines de mètres de là, au 60, Wall Street très exactement, coincés entre le New York Stock Exchange, la tour Trump et la bijouterie Tiffany's, les Indignés de Wall Street n'ont pas désarmé. Avec le début de l'hiver et l'évacuation du parc, le hall de cet immeuble, où siège notamment la Deutsche Bank, est devenu le nouveau quartier général du mouvement. Abritant également une sortie de métro, la cour couverte est considérée comme un espace public que les manifestants sont libres d'occuper de 7 heures à 22 heures. C'est désormais là qu'ont lieu toutes les réunions des différents groupes qui composent Occupy Wall Street.

 

 

“Vous ne pouvez pas ignorer les 99%” “Vous ne pouvez pas ignorer les 99%”© Renaud Ceccotti

 

Aujourd'hui, Edwin Molina Chungo y tient l'assemblée générale en espagnol du mouvement. Pablo, un Equatorien sans-papiers vivant à New York depuis sept ans, y participe chaque dimanche. «Ce groupe est avant tout pour moi le moyen d'être au courant de mes droits face à mes patrons ou mon propriétaire. Mais on discute également de la politique des Etats-Unis en Amérique du Sud, des élections au Chili», explique-t-il dans un anglais hésitant.

A deux tables de là, un autre groupe de travail prépare le déplacement du lendemain à Washington, où doit se tenir pendant trois jours une grande manifestation nationale «afin de mettre la pression sur les élus et les lobbyistes». Cette mobilisation rassemble syndicats et chômeurs autour du Congrès des Etats-Unis. «Nous sommes les 99% et nous votons pour la plupart. Cette marche est l'occasion de rappeler aux élus qu'ils sont là grâce à nous et pour nous. S'ils continuent à ne servir que les 1% les plus riches, nous les remplacerons», lance Maria Spagnolia, une sympathisante qui se rend de temps en temps aux réunions après son travail.

«Les propositions ne manquent pas. Un concert de soutien, un débat à l'opéra de New York, une pièce de théâtre en plein Broadway... Le tout en une semaine à peine... Le mouvement n'a jamais été aussi actif», s'enthousiasme Kevin Sheneberger, cuistot dans un restaurant de Soho et membre de la cellule « infos » du mouvement des 99%, qui fait office de centre de logistique. C'est elle qui relaie les propositions des différents groupes, et appuie les demandes de subventions auprès de la cellule «finance»...

«Il n'y a pas de leader à Occupy Wall Street!» C'est ce que répètent chaque jour les participants, vantant les décisions collégiales et leur culture du consensus, suivant ainsi l'un des principes de Mai 68: «S'il est douloureux de subir les chefs, il est encore plus stupide de les choisir»... La réalité n'est pas aussi simple. Après quelques jours passés sur place, on s'aperçoit vite que des leaders non officiels existent. Il suffit de les chercher dans les rangs des cellules stratégiques: «infos», «médias», «tech» (la cellule internet) et, le nerf de la guerre étant ici aussi l'argent, «finance». Vous voulez de quoi acheter de la peinture pour fabriquer les banderoles? Il n'y a que la «finance» qui pourra vous débloquer les fonds nécessaires.

«Cela fait des années que les gens se contentent de broutilles»

Il faut dire qu'avec plus de 500.000 dollars de dons depuis le début du mouvement, il y a de quoi faciliter quelques projets. Juste avant l'évacuation du parc, l'assemblée générale se demandait si elle devait envoyer des représentants en Egypte pour s'en inspirer, les frais auraient été pris en charge par la communauté. Tout cet argent n'est bien entendu pas placé sur un compte en banque habituel. «Nous avons un compte auprès d'une banque mutualiste, nous rassure Kevin Sheneberger. Elle ne spécule pas sur notre argent pour engraisser ses actionnaires. C'est la première banque américaine à avoir offert à ses adhérents des chèques gratuits...»

 

Cet engouement pour les banques coopératives a fait des émules. Selon Time magazine, 650.000 Américains auraient ouvert un compte dans une de ces banques d'un nouveau genre (tout du moins pour les Etats-Unis) lors du dernier mois. La plupart mettent en avant les frais de fonctionnement outranciers de Bank of America ou de ses concurrents comme raison de leur changement, mais nombreux sont ceux qui disent en avoir entendu parler grâce aux «Occupy». «C'est la preuve que notre poids ne peut pas se calculer uniquement au nombre de personnes présentes dans le parc. Il y a des milliers de personnes qui ne sont pas physiquement sur cette place mais qui partagent notre ras-le-bol», s'agace Steven Diaz, un autre historique de Zuccotti Park.

De l'autre côté, sur Broadway, on trouve les «bureaux» du mouvement. Des ordinateurs, des salles de réunion, des pièces pour stocker les centaines de dons (nourriture, vêtements) qui arrivent chaque jour des quatre coins du pays... En plein cœur de Manhattan, là où un simple studio se loue en moyenne 2000 euros, un tel luxe immobilier laisse sceptique les médias américains. «On ne paye pas de loyer. Il s'agit là encore d'une donation», précise pourtant Megan Hayes, une des occupantes. C'est la même banque coopérative qui prête gracieusement ses locaux selon Kevin Sheneberger, ainsi que tout le matériel qui s'y trouve.

«Le mouvement est-il devenu plus professionnel depuis qu'il possède ces bureaux?», demande une journaliste de CNN. «Pas du tout», répond Haywood Carey, un autre membre influent. «On reste fidèle à nos principes et les méthodes de décisions n'ont pas varié d'un iota.»  Rien n'aurait donc changé depuis l'appel du 17 septembre par le magazine canadien AdBusters, désireux de créer une «place Tahrir au sein de Wall Street». L'évacuation du campement par la police mi-novembre n'aurait même eu que des conséquences bénéfiques selon certains, un sentiment d'injustice décuplant les forces de ceux qui étaient déjà présents et finissant de convaincre ceux qui hésitaient encore à rejoindre l'aventure.

«J'étais un peu sceptique au début du mouvement», explique ainsi Matt Sky, un développeur de sites internet venu grossir les rangs du mouvement il y a peu. «L'absence de but commun entre les manifestants me posait problème... Et puis il y a eu l'évacuation par la police et là, je me suis rendu compte que je ne voulais pas que cette dynamique de débats prenne fin. C'était notre seul espace de liberté...»

«Le reproche que l'on nous adresse, c'est de ne pas avoir un objectif en tête, quelque chose à demander qui, une fois obtenu, nous permettrait de rentrer chez nous avec le sentiment d'avoir accompli notre mission», continue Tim, un punk anarchiste qui continue à venir chaque jour sur la place, même sous la pluie. «C'est justement ce dont on ne veut pas. Cela fait des années que les gens se contentent de broutilles. La classe dirigeante leur jette un os, comme une soupape de sécurité, pour éviter que tout explose. Mais l'inégalité reste toujours la même. On ne veut pas d'une révolution violente mais on veut remettre tout le système à plat...» Ce désir de changement en profondeur est une des caractéristiques de ce mouvement, une des raisons majeures pour lesquelles il doit s'installer dans la durée. «Vous vous rendez compte de ce que vous nous demandez ?», lance Nicole Carty, une étudiante en sociologie, à ceux qui reprochent à OWS de stagner. «Nous avons débuté en septembre, il y a à peine trois mois, et vous voudriez que l'on ait déjà résolu les problèmes créés par des siècles de capitalisme ? C'est une tâche énorme, cela prendra beaucoup de temps...»

Le caractère non-violent des manifestants leur confère une légitimité

Dans son bureau de l'université de journalisme de Columbia, au nord de Manhattan, le professeur Todd Gitlin ne dit d'ailleurs pas autre chose. «La pire chose serait que ce mouvement, qui est par définition très jeune, se laisse submerger par une certaine impatience. Leur tâche est longue et difficile. Ce qu'il ne faudrait pas, c'est qu'arrivés en janvier, ils se disent: ça fait trois mois qu'on se bat, le capitalisme est toujours debout, il est temps de passer la seconde.» Pour Gitlin, qui fut dans les années soixante le président de l'association des Etudiants pour une société démocratique – un des mouvements d'activistes de gauche les plus radicaux des années 1960 –, OWS ne tient que par le soutien réel de la population.

 

Des lecteurs du Occupied Wall Street Journal, satire du quotidien de Murdoch  
Des lecteurs du Occupied Wall Street Journal, satire du quotidien de Murdoch© Renaud Ceccotti

Selon une enquête conjointe de la chaîne NBC et du Wall Street Journal, que l'on ne peut pas vraiment qualifier comme particulièrement favorable au mouvement, les trois quarts des Américains estiment que le système économique avantage illégitimement les plus riches et que le pouvoir des banques devrait être circonscrit... «Lorsque le mouvement des droits civiques et, plus encore, celui contre la guerre du Viêtnam, ont débuté, ils étaient très impopulaires. Celui-ci est d'emblée apprécié. Il faut garder cet avantage», estime Todd Gitlin.

Selon lui, le caractère non-violent des manifestants leur confère une légitimité qui disparaîtrait s'ils se radicalisaient et se mettaient à tenter des actions coup de poing. « Ce qui est à craindre, comme ce fut le cas dans les années 1960, c'est de voir ce mouvement se faire infiltrer par des policiers en civil qui tentent de durcir les positions des manifestants et de les pousser à chercher la confrontation», prévient le professeur.

Selon le Los Angeles Times, qui cite des sources policières anonymes, une dizaine de policiers en civil auraient ainsi infiltré le camp de Los Angeles dans les semaines précédant le raid du LAPD pour déloger les manifestants qui campaient devant la mairie. 291 personnes ont été arrêtées à cette occasion et 500 tentes démantelées. «On se croirait dans les années 1950 sous McCarthy», s'offusque Mario Brito, un des manifestants, à la télévision.

Pour Todd Gitlin, plus encore que les années 1950 ou 60, il faut s'intéresser au mouvement anti-OMC (Organisation mondiale du commerce) de 1999 à Seattle pour comprendre l'évolution d'OWS. «A Seattle, le mouvement était composé à la fois d'écologistes et de syndicalistes d'un côté, qui devaient cohabiter avec le Black Bloc, des manifestants autonomes, cagoulés, qui cassaient les vitrines et se battaient avec la police anti-émeute.» Quel que soit le degré d'implication de la police dans ce qui s'est passé en 1999, une chose est certaine : le mouvement de Seattle a souffert de cette image de violence. Mis à part quelques arrestations à Oakland ou Portland, le mouvement Occupy Wall Street a réussi pour le moment à éviter cet écueil qui lui ferait perdre très vite toute sa popularité.

«Il est important de garder à l'esprit les mouvements sociaux du passé, notamment ceux des années 1960-70, pour éviter de commettre les mêmes erreurs et pour en reprendre ce qui marchait», estime quant à lui Mark Shapiro, 61 ans. Il a vécu le «Free Speech Movement» des étudiants de Berkeley, en Californie, il y a quarante ans et dit retrouver une partie de cet esprit chez les «occupants». «Il y a une certaine cacophonie appréciable. Chacun est libre d'apporter son point de vue, même s'il est farfelu ou illuminé. Ce qui est important, c'est que tout le monde se sente le bienvenu, comme sur le campus de Berkeley à l'époque.»

L'héritage des Sixties

Cette ambiance contestataire des années 1960 est largement palpable sur la place de la Liberté. Il n'y a qu'à écouter les chants des manifestants chaque fin de soirée. Joan Baez, Janis Joplin et Bob Dylan y sont le plus souvent à l'honneur, mais la chanson la plus populaire est de loin «We shall overcome» («Nous triompherons»), l'hymne du mouvement des droits civiques tiré d'un chant gospel et réécrit par le chanteur folk Pete Seeger.

 

 

Joan Baez chante «We shall overcome» en 1965

 

Les légendes folks ou rock de cette période se sont d'ailleurs succédé devant la bourse de New York avec leur guitare pour apporter leur soutien  au mouvement. Joan Baez, Pete Seeger (âgé de 98 ans), Peter Yarrow du groupe Peter, Paul and Mary ou le duo David Crosby et Graham Nash, qui ont joué avec Neil Young à Woodstock (Crosby, Stills, Nash & Young)...

 

 

Peter Yarrow chante «Blowing in the wind» à Zuccotti Park

 

Mais ce n'est pas le seul point commun avec les belles années de la contestation américaine. Les marches sur Washington organisées régulièrement par les différents mouvements d'Occupy (que ce soit depuis New York, Philadelphie ou Baltimore) rappellent évidemment celles organisées par Martin Luther King en plein mouvement pour l'abolition de la ségrégation raciale. Bien sûr, les participants y sont moins nombreux mais le symbole y est bien présent, tous comme les hommages au leader afro-américain sont visibles sur les badges et les affiches des nouveaux protestataires. L'emblème du mouvement, un poing fermé noir, était d'ailleurs déjà très célèbre sur les affiches de la Nouvelle Gauche des années 1960-70.

«C'est en se basant sur ce passé et en y incorporant nos particularités de contestataires en 2011, avec internet notamment, que l'on construit et reconstruit chaque jour Occupy Wall Street», estime Sam Mellins, tout juste 15 ans, qui n'a connu «ni Woodstock, ni les manifestations contre la guerre du Viêtnam, ni les Black Panthers» mais qui se dit «certain de participer à un événement historique».

«Contrairement aux années 1960, la plupart des manifestants ont des caméras et diffusent en live toutes les exactions de la police. C'est aussi cela qui nous rend populaires, explique Matt Sky. Si les anti-guerre du Viêtnam avaient eu nos moyens pour communiquer avec la population, peut-être que leur mouvement aurait été populaire plus tôt.»

 

 

 

Les images de la police aspergeant de gaz lacrymogène des étudiants californiens

 

«Plus qu'aux années 1960-70, ce mouvement me fait penser aux années 1930», coupe Robert Cohen, professeur d'histoire des mouvements sociaux à la New York University (NYU). «Comme dans les années 1930, les revendications sont plus d'ordre économiques que politiques, si l'on peut vraiment distinguer les deux. En période de crise, comme lors de la Grande Dépression, il y avait des grèves, des marches de chômeurs dans tout le pays. Les vétérans de la Première Guerre mondiale ne recevaient plus leurs pensions, des milliers de personnes perdaient leur logement et campaient dans les parcs ou les terrains vagues... C'est très similaire à aujourd'hui.»

Le mouvement a investi le monde politique

L'évolution du mouvement se traduit aussi par les types d'actions mis en place ces dernières semaines. Mardi 6 décembre, les manifestants new-yorkais et leurs émules à travers le pays ont décidé d'instaurer la journée contre les saisies immobilières. Ils ont entrepris d'occuper les immeubles vacants appartenant aux banques et aux grosses entreprises et d'y reloger les familles ayant perdu leur maison à la suite de la crise de 2008. A Brooklyn, Alfredo Carasquillo, sa femme Natasha et leurs deux enfants Alfredo Junior, 5 ans, et Tanisha, 9 ans, vivent depuis des années de foyers d'accueil en hébergements provisoires, faute de salaire suffisant. «Les membres d'Occupy Wall Street nous ont trouvé cet appartement», explique le père de famille. «Il appartient à une banque mais il est vide depuis trois ans...»

 

“Occupation perpétuelle” “Occupation perpétuelle”© Renaud Ceccotti

«Les conservateurs sont persuadés que parce qu'il n'y a plus grand-monde à rester dans le froid à Zuccotti Park, le mouvement est mort. Depuis le début, ils sont persuadés que nous sommes une bande d'étudiants privilégiés et utopiques et qu'une fois les premiers frimas venus, nous allions retourner chez papa-maman... Ce cliché du révolutionnaire-petit-bourgeois est vieux comme le monde», s'énerve un des responsables d'«Occupy Our Homes» («Occupons nos maisons»), sorte de Droit au logement américain. «La situation est désespérée pour la plupart d'entre nous et la neige n'y changera rien, au contraire. Pendant qu'ils pensaient que l'on hibernait, on était donc des dizaines à repérer les immeubles inoccupés...»

Plusieurs voisins sont venus souhaiter la bienvenue aux nouveaux habitants. Une fête de quartier est improvisée avec sapin de noël, gâteaux, musique et cadeaux de bienvenue. «Nous resterons ici nuits et jours pour s'assurer que cette famille ne soit pas à nouveau délogée, lance Eliot Tarver, du comité anti-expulsion. Vous pouvez le dire aux politiciens... Notre travail ne fait que commencer!»

L'avenir du mouvement est difficile à imaginer. Une chose est certaine, le débat a investi le monde politique. Comme le reconnaît lui-même David Plouffe, l'ancien responsable de campagne d'Obama en 2008, dans le Washington Post, la colère anti-Wall Street du mouvement Occupy «sera un des éléments central de la campagne» du président sortant. Les membres du parti démocrate les plus radicaux ont déjà été envoyés pour tenter une approche auprès du mouvement. Jesse Jackson, figure du mouvement des droits civiques, l'ex-gouverneur du Vermont Howard Dean ou la figure montante de la gauche américaine, Elizabeth Warren, ont tous montré leur soutien avec les Occupy.

Un appui pas toujours réciproque, tant une partie du mouvement se dit «déçue» par le mandat d'Obama. Le choix de Tim Geithner, l'ancien directeur de la Banque de réserve fédérale, comme secrétaire du Trésor, puis le sauvetage des banques restent en travers de la gorge de certains. «L'espoir et le changement que représentait Obama sont aujourd'hui sur les épaules de ce mouvement», estime le professeur Robert Cohen. «Si cela permet que le gouvernement se penche sur la question du chômage, sur le besoin de réguler le monde bancaire et sur tout ce qui touche les gens plutôt que de s'intéresser à la dette et au déficit, alors Occupy Wall Street aura remporté une belle bataille.»

 

 

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 14:16

AUTORISATION | Malgré le froid et la pluie de ces derniers jours, les indignés ne «décampent» pas des Bastions. Au contraire, ils envisagent même de s’installer un peu plus longtemps.

Olivier Vogelsang
© Olivier Vogelsang | Les indignés conserveront leur espace jusqu'à la fin du mois.
tdg.ch - Sarah Hussain | 08.12.2011 | 18:20

 

La semaine dernière la situation des indignés était encore incertaine. Mercredi, le Conseil Administratif a tranché: les indignés resteront dans le parc jusqu’à la fin du mois. Une décision qui touche une vingtaine de tentes installées en face de l'échiquier depuis octobre: «Nous les avons autorisé à séjourner aux Bastions jusqu’au 31 décembre 2011. L’autorisation est «permanente et renouvelable». Dans un mois, nous pourrons réévaluer la situation», explique Rémy Pagani, conseiller administratif en charge du Département des constructions et de l’aménagements.

Indifférents aux intempéries, mais surtout «ravis d’être toujours là», les indignés comptent bien prolonger leur séjour au-delà de la date prévue, en réaménageant au mieux leur campement: «le challenge aujourd’hui, c’est de trouver le moyen de rendre agréable nos réunions. Être à 120 ou 140 quand il fait beau c’est possible, mais en temps de pluie, on ne peut recueillir plus de 60 personnes sous notre grande tente! On cherche donc des solutions», lance Arkan Akin, étudiant en relations internationales.

Une tente de réunion plus spacieuse, mais également plus étanche et mieux isolée est souhaitée. Le «village indigné» a déjà le soutien d'une entreprise d’éco construction pour mener à bien ce projet, qui est encore en cours de discussion avec le conseil administratif. Quant au nouveau visage du campement, chacun y amène ses idées: «on aimerait bien relier le stand information à la tente de réunions et peut-être aussi avoir un espace pour des soins ou encore pour les enfants», confie Janaina, maman et masseuse de formation.

Le groupe a d’ailleurs prévu de se réunir ce soir entre indignés, pour en débattre.

 

 

swissinfo.ch - 08. décembre 2011 - 18:03  

Le campement des indignés de Genève autorisé jusqu'au 31 décembre

La ville de Genève a autorisé les indignés à rester dans le parc des Bastions jusqu'au 31 décembre. Ils seraient une dizaine à dormir la nuit sur le site. Ils se sont rassemblés pour protester, en majorité, contre le système bancaire.

Les protestataires se sont installés dans le parc des Bastions le 15 octobre. Dans un premier temps, ils avaient planté leurs tentes devant le Mur des Réformateurs, mais avaient été contraints de se déplacer pour permettre le montage des structures destinées à la course de l'Escalade.

 

sda-ats

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 14:09
Agoravox - par enréfléchissant vendredi 9 décembre 2011 -
10 décembre : Journée mondiale des Indignés, les RDV en France

Il y-a eu le 15 octobre, journée lors de laquelle des millions de manifestants se sont réunis dans les rues de plus d'un millier de ville, afin de créer une vraie démocratie et de construire un mouvement populaire mondial. Lors de cette journée on a compté plus d'un millions d'Espagnols dans la rue, des centaines de milliers de manifestants aux Etats-Unis et en Italie, des dizaines de milliers en Angleterre, en Allemagne, au Portugal et en Croatie, et des milliers au Japon, en France, au Brésil, en Argentine, en Australie, à Taiwan, à Hong-Kong... Bref, c'est la première fois qu'un mouvement sans hiérarchie et qu'un mouvement en dehors de tout cadre institutionnel (partis, syndicats, associations, ONG) réussit à réunir autant de personnes dans des lieux si variés.

Depuis le 15O les Indignés continuent d'agir sur toute la planète, des centaines d'assemblées populaires ont lieu chaque semaine (en général les samedis), et des dizaines d'actions ont lieu chaque jour.

En novembre, le vendredi 11/11/11, a eu lieu une tentative de deuxième journée mondiale de mobilisation, la mobilisation a été bien moindre que lors du 15O, cela peut s'expliquer par plusieurs raisons. La journée était un vendredi, beaucoup de gens travaillaient. Il n'y avait pas vraiment de texte fédérateur ou de mot d'ordre pour cette journée. La date a peut-être été trop proche du 15O.

Une nouvelle date de mobilisation mondiale a été lancée dès la mi-novembre pour le 10Décembre, à l'occasion de la journée mondiale des droits de l'homme. Il y-a un site internet destiné à cette journée d'action, et une carte recense les différents rassemblements (carte sur laquelle il manque la plupart des évènements). En ce 10 décembre il semble que ce sera du côté de la Russie que se porteront les regards, puisque là bas aussi le peuple semble se décider à prendre les choses en main (dimanche plus de 20 000 manifestants à Moscou). Même si apparemment les Russes ne sortent pas dans la rue pour réclamer une vraie démocratie ( l'élection est contraire à la démocratie) mais pour exiger une oligarchie à l'occidentale, le développement de grands mouvements sociaux ne peut que donner au peuple toujours plus d'envie d'émancipation. Après ce 10 décembre il semble que le week end du 14 et du 15 janvier soit le prochain grand rendez-vous mondial de la démocratie.

Voici la liste rassemblements en France pour cette journée mondiale des Indignés #10D :

Lorient : 14H30 Place de la mairie, devant le grand théâtre

Marseille : 13H Hotel de Ville puis 15H Cours Julien pour Assemblée, fête et CAMP

Orléans : 14H Hôtel de Ville

Aix : 11H30 Allées Provençales et 14H Place de la Mairie

Lille : Place de la République 11H et Place de l'Opéra 14H

Chambéry : 14H Place de la Mairie

Angoulême : 14H Place du Champs de Mars

Metz : 14H Hôtel de Ville

Toulon : 15H Place de la Liberté

Montpellier : 15H Place de la Comédie

Narbonne : 14H devant la médiathèque

Perpignan : 10H30 Castillet

Toulouse : 14H La place de la Daurade

Bordeaux : 14H Place Pey Berland (Mairie)

Quimper : 11H Place Terre au Duc

Paris : 14H Place Clichy

Dijon : 14H Mairie

Auxerre : 14H Mairie

Lyon : 14H Place des Terreaux

Valence : 14H Place de la Mairie

Annecy : 14H Hôtel de Ville

Grenoble : 14H Place Notre Dame

Clermont Ferrand : 14H Place de Jaude

Annonay : 14H Place de la Liberté

Le Havre : 14H Hôtel de Ville

Dax : 14H Marché Couvert

Caen : 14H Place du Théâtre

Rennes : 14H30 République

Nantes : 14H Hôtel Dieu

Angers : 14H30 Place du Ralliement

Annecy : 14H devant la mairie

La Rochelle : 14H Cours des Dames

Poitiers : 15H Place du Marché

Tours : 14H Hôtel de Ville

Vannes : 14H Place de l'Opéra

Rouen : 14H devant la mairie

Nice : 14H Massena

Nîmes : 14H Place de la Maison Carrée

Perpignan : 10H30 Place de la Victoire

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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 12:19

URGENT !

Alerte aux indignés suite à la disparition de Kelly Karbodin (Makaij), 14 ans ! Elle est originaire de Purmerend aux Pays-Bas

Cette jeune fille a disparue depuis le camp des Indigné-e-s de la Defense le 27 novembre. Elle aurait fuit suite à une intervention de la police française sur le camp

Il semblerait qu’elle se soit dirigée vers une marche ?? (Bretagne, Italie ? ?)

Si quelqu’un l'as vue svp contacter sa mère ou la police néerlandaise. Cette dernière est déjà avertie de cette disparition.

Courriel:mamarijke@gmail.com
N° d’appel de la police néerlandaise, +31 79 345 9876.

Profil facebook de sa maman:http://www.facebook.com/mrijke1 

 MERCI DE DIFFUSER CET AVIS DE RECHERCHE VERS LES MEMBRES DE VOS GROUPES LOCAUX ET SUR VOS SUPPORT INTERNET.

Les photos de cette jeune fille 

https://picasaweb.google.com/102408326519735861850/KellyMakaij

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 13:27

La justice populaire reste à l’heure actuelle la meilleure lorsqu’elle est justifiée! Aux USA, le foreclosure gate à permit aux banquiers d’exproprier plusieurs centaines de milliers de familles en toute impunité en allant jusqu’à créer des faux tribunaux avec de faux policiers et de faux juges pour mieux saisir, des faux documents officiels dont de justice, aucune vergogne, aucune limite et tout cela pour le pognon. Quand à la justice, aucun banquier n’a été condamné, au contraire, ils ont été protégés par Obama!!! Mais les choses changent, les américains ont décidé de reprendre leurs biens, la révolution a commencé!

C’est une maison de briques sur Vermont Street, à Brooklyn. Elle a été saisie il y a trois ans par la Bank of America et n’a jamais rouvert ses portes. Depuis mardi toutefois, la maison est devenue le nouveau lieu de ralliement pour les militants d’Occupy Wall Street.

Accrochées aux fenêtres, des banderoles proclament : “Saisissez les banques pas les gens”. A l’intérieur, des dizaines de personnes s’activent et disent “préparer la maison” pour y installer une famille de sans abris. “C’est un scandale que les banques aient explulsé les gens de leurs maisons et les laissent vides alors que des millions d’Américains sont dans la rue”, assure Sean, un étudiant, “il faut reprendre ces maisons et les redonner au peuple”. 

Trois semaines après l’expulsion forcée de Zuccotti Park, dans le sud de Manhattan, et après la multiplication des évictions à travers les Etats-Unis, Occupy Wall Street tente donc de diversifier ses actions pour continuer à faire entendre sa voix. La journée “Occupez les maisons” s’est déroulée dans 25 villes aux Etats-Unis, avec le soutien de plusieurs groupes de défense des sans abris.

Occupy Wall Street  a toutefois perdu en visibilité depuis quelques semaines et s’interroge sur les meilleurs moyens de poursuivre son mouvement et notamment de peser sur la campagne présidentielle américaine.

Mardi, Barack Obama a évoqué la colère des 99% dans un discours au Kansas. Mais OWS doit toujours décider de soutenir ou pas certains candidats pour les élections et d’établir un programme en cinq ou six points à soumettre à tous d’ici le début de l’année prochaine.

Source: washington.blogs.liberation.fr via realinfos.wordpress.com

 

http://lesmoutonsenrages.fr/2011/12/08/%E2%80%9Coccupez-les-maisons%E2%80%9D-le-nouveau-mot-d%E2%80%99ordre-des-indignes-americains/
8 décembre 2011 Posté par benji  
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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 13:22
http://acampadamontpellier.blogspot.com/2011/12/10-decembre-evenement-mondial-sur-le.html
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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 13:19

Le Point.fr - Publié le 08/12/2011 à 12:19 - Modifié le 08/12/2011 à 12:20

Alors que nombre d'entre eux ont abandonné le campement de la Défense, les Indignés abordent une "trêve hivernale".

Bilal sert le café brûlant du matin, un élément indispensable à la vie sur le site.

Bilal sert le café brûlant du matin, un élément indispensable à la vie sur le site. © Olivier Laffargue / LePoint.fr


Le vent qui s'engouffre dans la Grande Arche fait claquer les bâches tendues sur le bric-à-brac des Indignés, massé contre des grilles. Une rangée de duvets, couvertures, tables et cageots, quelques panneaux au sol et des carrés de moquette éparpillés : le camp n'a pas son allure des grands jours. Et pour cause, en assemblée générale, une partie des militants les plus engagés ont décidé de le lever. Le mouvement se trouve dans un virage délicat de son histoire.

La décision a été prise mercredi dernier, en AG, de privilégier d'autres moyens d'action et de laisser hiberner le mouvement quelque temps. "Tout le monde était très fatigué, on a pris conscience que ça n'allait pas se jouer dehors, pas maintenant. Et d'ailleurs, le mouvement observe aussi une pause dans les autres pays", explique Julien. Une décision de raison ? Stéphanie (elle ne souhaite pas témoigner sous son vrai prénom) passe ses premières nuits au chaud depuis un mois avant de rejoindre le campement qui s'organise à Marseille. Selon elle, il y a un moment où "il faut être réaliste : le nombre de gens au camp n'a jamais explosé, on a besoin de s'arrêter un moment et de réfléchir sur nos difficultés à mobiliser". Pour la jeune étudiante, c'est la rançon de la spontanéité.

Aucune possibilité de confort

Stéphanie explique que les militants semblaient avoir besoin de se ressourcer : "Il commençait à y avoir des tensions entre certains, et on n'arrivait plus à trouver de consensus. Les gens se sont un peu dispersés." C'est que les conditions de vie sur l'esplanade deviennent de plus en plus rudes. Il y a la météo, évidemment, le vent, la pluie et le froid. Mais il y a aussi les forces de l'ordre, la violence épisodique des charges, le harcèlement quotidien dont se plaignent les campeurs, et le filtrage très strict des passants à chaque point d'entrée de l'esplanade.

Contrairement à ce qui se passe en Espagne ou aux États-Unis, les CRS ne leur ont laissé aucune possibilité de confort. Les tentes sont par exemple proscrites. "C'est juste absurde, déplore Rémy. On nous laisse passer avec deux palettes en bois, qui nous servent à ne pas dormir à même le sol, mais pas la troisième. Une fille a été bloquée parce qu'elle emmenait un oreiller." Les Indignés ont été choqués par la destruction de leur "dôme" lors d'une charge de CRS il y a dix jours, l'oeuvre d'art dont ils étaient très fiers.

"Dès qu'on commence à s'organiser, à donner une apparence correcte à notre campement, il y a une charge policière qui détruit tout", explique Rémy. Cet indigné a visité le camp d'Amsterdam : "Ça n'a rien à voir, tout est hyperorganisé, il y a des concerts tous les jours, beaucoup de tentes, ils ont installé des toilettes sèches... Qu'on nous laisse nous organiser et on fait un camp de oufs, avec un jardin, si on veut !" Ce "harcèlement" policier, qui a tout d'une stratégie délibérée, a eu en outre pour conséquence de nuire à l'image du campement, qui ressemble davantage à un squat qu'à une société utopique autogérée, ou même simplement à un mouvement revendicatif digne.

"Je resterai, même sous la neige"

Du coup ne restent que les irréductibles : quelques Espagnols de la première heure, des étudiants, des travailleurs qui quittent le camp au matin pour revenir le soir et d'autres qui sont là parce qu'ils n'ont rien de mieux à faire. Un concentré de l'étrange mélange qui a occupé les lieux tant bien que mal. Les endurcis supportent le froid et rappellent que le mouvement n'est dirigé par personne, comme Bilal : "La décision de lever le camp n'engage que les gens qui ont décidé de partir, et on les voit peu ici de toute façon. Nous on n'a pas la pression, si je dois rester ici un an, eh bien je resterai un an, même sous la neige. Je n'ai pas l'impression de perdre mon temps." Ou Rémy, qui dit qu'il ne peut pas revenir en arrière : "Je ne peux pas changer d'avis. Quand on sait comment le monde fonctionne, on est indigné. Je ne peux pas tout arrêter et faire comme avant." D'ailleurs, le camp attire encore quelques nouvelles têtes, comme Benoît, qui a lâché sa vie et son appartement à Annecy pour venir en vélo occuper l'esplanade.

Mais le mouvement ne se résume pas à l'occupation. Le travail des différentes commissions se poursuit, de la commission communication à la commission juridique en passant par le groupe de travail "Constituante". Les assemblées générales se poursuivent ainsi que les manifestations, comme cette deuxième journée mondiale des Indignés, samedi. Julien, qui participe au fonctionnement d'une webradio interne au mouvement, travaille au ralliement d'autres collectifs et associations pour agrandir le réseau. Les Indignés veulent se développer en sous-main, et parient sur une reprise explosive au printemps.

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 13:15
jeudi 8 décembre 2011 04h13
 
 

par Katharine Jackson  

 

WASHINGTON, 7 décembre (Reuters) - Les "indignés" de Washington ont investi mercredi le quartier de K Street qui abrite de nombreux groupes de pression de grandes entreprises selon eux trop influentes.

La police de la capitale a procédé à une soixantaine d'arrestations, alors qu'ils tentaient de bloquer la circulation.

"A qui est la rue ? Elle est à nous !", ont-ils scandé, défiant les forces de l'ordre.

Dans la matinée, un campement de la déclinaison locale du mouvement "Occupy Wall Street" avait été démantelé à San Francisco, où une cinquantaine de personnes ont été interpellées. Il s'agissait du dernier grand campement d'"indignés" sur la côte Ouest.

Ces dernières semaines, la municipalité avait demandé à plusieurs reprises aux manifestants de quitter la place qu'ils occupaient près de Market Street et tenté sans succès de négocier leur installation à un autre endroit.

Une centaine de personnes se trouvaient sur les lieux lorsque les forces de l'ordre sont intervenues, peu avant 02h00 du matin, a indiqué Greg Suhr, chef de la police de San Francisco.

Une opération analogue menée le mois dernier à Oakland avait entraîné de violents affrontements qui s'étaient soldés par plusieurs blessés graves. Les autorités de San Francisco tenaient à éviter un tel scénario.

Les autorités de nombreuses villes américaines ont fait démonter les camps de tentes qui ont été dressés un peu partout après l'apparition de celui de New York. Washington fait toutefois exception.

Les militants d'"Occupy DC", qui obtiennent parfois le renfort d'autres organisations, ont lancé cette semaine un mouvement baptisé "Reprenons le Capitole". Plusieurs sit-in ont été organisés mardi sur le site, qui abrite les deux chambres du Congrès.

Malgré la pluie, les manifestants se sont donc rendus mercredi dans le quartier de K Street, où certains ont tenté de dresser une barricade à un carrefour. Ils ont été dispersés par des policiers à cheval. Soixante deux personnes ont été arrêtées, ont fait savoir les forces de l'ordre.

D'autres initiatives étaient prévues dans la journée aux abords de la Maison blanche et de la Cour suprême. (Jean-Philippe Lefief pour le service français)

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5E7N800N20111208?sp=true

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