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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 14:21

 

  mail.google.com Indignés d'Annecy

 

Indignés, indignez-vous !


Quand l'Injustice devient Loi, la Résistance devient un Devoir ... When Injustice is Law, Resistance is Duty.


Nous sommes les 99% et nous refusons la dictature des 1%: politiques, multinationales, actionnaires, banquiers ...
Nous ne payerons pas leur crise, celle d'un système à bout de souffle qui nous divise et nous appauvrit.
Nous ne voulons plus nous taire ... Nous ne voulons plus leur obéir.nousSommesLes99-black-300x194

 

Contact

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Rendez vous à tous les Indignés d'Annecy :

- le lundi à 18h30 à l'Alterlocal, 3 Chemin des Grèves à Cran Gevrier ( direction Meythet, passer la Mairie de Cran, puis première à droite après le rond point.)

- le samedi à 15h place de l'Hotel de Ville.

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 14:19
« Aucune armée ne peut arrêter une idée dont le temps est venu… » Victor Hugo

 

2011 a été l’année des révolutions à travers le monde…


Alors que nous sommes réunis de façon solidaire pour exprimer un sentiment d’injustice générale, nous ne devons pas perdre de vue ce qui nous a réunis. Nous écrivons ceci pour que tous les individus qui se sentent trompés par des entreprises mondiales sachent que nous sommes leurs alliés. En tant que peuple uni, nous constatons cette réalité : l’avenir de l’espèce humaine exige la coopération de ses membres ; notre système doit protéger nos droits, et en cas de corruption de ce système, ce sont les individus qui doivent protéger leurs propres droits et ceux de leurs voisins.

 

Un gouvernement démocratique tire son pouvoir légitime du peuple, mais les entreprises se passent d’autorisations pour extraire les richesses du peuple et de la Terre. Aucune VRAIE DEMOCRATIE n’est atteignable si le processus est déterminé par le pouvoir économique. Nous venons à vous à une époque où les entreprises, qui placent le profit au-dessus des personnes, l’intérêt personnel au-dessus de la Justice et l’oppression au-dessus de l’Egalité, pilotent nos gouvernements. Nous sommes réunis pacifiquement comme le droit nous l’y autorise, pour rendre ces faits publics.

 

Ils ont pris nos maisons par des procédés de liquidation illégaux, sans détenir les hypothèques originales. Ils ont pris les budgets de sortie de crise et continuent à s’octroyer des bonus exorbitants. Ils perpétuent les inégalités et la discrimination sur els lieux de travail, en se basant sur l’âge, la couleur de peau ; l’appartenance, l’orientation et l’identité sexuelle. Ils ont empoisonnés nos ressources alimentaires par négligence et ont déstabilisé le monde rural par des pratiques monopolistiques. Ils ont profité de la torture, du confinement et des traitements cruels envers d’innombrables animaux et cachent activement ces pratiques. Ils ont continuellement cherché à enlever le droit des employés à négocier pour un meilleur salaire et des conditions de travail sécurisées. Ils ont pris pour otages les étudiants en les endettant de plusieurs milliers de dollars afin de recevoir une éducation qui est un droit. Ils ont constamment délocalisé le travail et utilisé cette ressource extérieure comme levier pour diminuer les couvertures de santé et les salaires. Ils ont influencé les tribunaux pour atteindre le droit des peuples, sans la moindre culpabilité et sans la moindre responsabilité. Ils ont dépensé des millions de dollars dans des équipes juridiques pour pouvoir échapper à leur obligation en assurance santé. Ils ont vendu notre intimité comme une marchandise. Ils ont utilisé les forces de police et l’armée pour empêcher la presse d’exercer en toute liberté. Ils ont délibérément « oublié » de rappeler des produits défaillants mettant des vies en danger dans la poursuite de profits. Ils déterminent des politiques économiques malgré les faillites catastrophiques qu’elles ont engendrées et qu’elles continuent de le faire. Ils ont donné des sommes importantes d’argent aux politiciens chargés de les contrôler. Ils continuent à bloquer le développement des énergies alternatives pour nous garder dépendant du pétrole. Ils continuent à bloquer des médicaments génériques qui pourraient sauver des vies ou les soulager, afin de protéger leurs investissements dont ils ont déjà substantiellement profité. Ils ont volontairement couvert les marées noires, les accidents, les falsifications comptables et les produits inactifs dans la recherche de profits. Ils gardent la population dans la désinformation et la peur au travers de leur contrôle des médias. Ils ont accepté des contrats privés pour assassiner des prisonniers, même lorsqu’il y avait de sérieux doutes sur leur culpabilité. Ils ont perpétué le colonialisme, ici comme à l’étranger. Ils ont participé aux actes de torture et aux meurtres de civils innocents à l’étranger. Ils continuent à créer des armes de destruction massive afin de bénéficier de contrats étatiques.

 

A LA POPULATION DU MONDE, NOUS ASSEMBLEE GENERALE DE NEW YORK CITY, occupant Wall Street dans le Square Liberty, nous vous recommandons d’affirmer votre pouvoir. Exercer votre droit à vous rassembler de façon pacifique, occupez l’espace public, créez un processus pour appréhender le problème auquel nous faisons face, et générez une solution à la portée de tous.

 

A toutes les communautés qui agissent et forment des groupes dans l’esprit de la démocratie directe, nous vous offrons soutien, documentation et toutes les ressources à notre disposition. Rejoignez nous et faites entendre votre voix !

 

Dans l’histoire du monde, seules quelques générations ont eu pour mission de défendre la liberté dans des instants de dangers maximums. Vous êtes cette génération ! C’est votre rôle ! C’est maintenant le moment ! La liberté dit être défendue de chaque assaillant, à chaque coin de ce pays et en dehors de ce pays, de l’intérieur, et en particulier de ce gouvernement qui se détourne de nous.

 

Vous êtes les 99% ! Le moment est venu ! Diffusez ce message … Internet est puissant …

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 14:12

 

Partagez SVP - France Uncut http://www.fruncut.org/
Big Brother, on te suis à la trace ! Ceci est une partie de Occupy The Movie, une série de film indépendants dont l'objectif est d'être financé entièrement par les 99%. Rejoignez-nous, devenez producteur sur http://www.indiegogo.com/OccupyTheMovie

 

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 14:06

 

lamarseillaise.fr

02-01-2012

« Si vous aussi vous êtes indignés de la situation politique, économique, sociale, et écologique et que vous désirez un vrai changement rejoignez-nous. » D.R.
« Si vous aussi vous êtes indignés de la situation politique, économique, sociale, et écologique et que vous désirez un vrai changement rejoignez-nous. » D.R.
Toulon. Le mouvement prend peu à peu racine dans le port du Levant gagnant chaque jour de nouveaux adeptes qui viennent renforcer les rangs et enrichir le débat. Rencontres.

« Ca fait un moment que ça me trottait dans la tête. Je faisais toutes les manifs, toutes les grèves… mais en rentrant chez-moi, je me disais : ça sert à rien, on n’est jamais écouté », commence Carine. Elle est prof d’espagnol et appartient au cercle restreint des membres fondateurs du groupe des Indignés toulonnais et varois. Elle exprime à notre demande les raisons de son engagement d’aujourd’hui, la germination dans son esprit de celui-ci, le déclic, la rencontre d’avec les autres…

Elle est installée à la terrasse d’un café de la place de la Liberté en compagnie de Martine (généalogiste), Laurent professeur des écoles, Ackim, (SDF sans emploi), Fred (salarié et syndicaliste)… Et bien d’autres, puisque la réunion de travail de ce mercredi 28 décembre, à laquelle 5 personnes seulement au départ s’étaient inscrites, voit ses effectifs gonfler de minute en minute : on se salue, s’écarte un peu pour faire de la place, on rajoute des tables… et c’est reparti. « C’est toujours comme ça ! », plaisantent les militants.
L’étincelle pour Carine ce sont les 60 000 « indignados » espagnols qui la produisent le 15 mai dernier sur la Puerta del Sol de Madrid. Avec un mot d’ordre ce jour-là : « Nous ne sommes pas des marchandises aux mains des politiques et des banquiers. »
« Je suis à gauche, bien bien à gauche même. Mais force est de constater que voter ne suffit pas, j’aimerais aujourd’hui que le peuple reprenne la main ! », explique cette Indignée.
 
 
Pique-nique populaire
 
 
« Nous nous sommes rencontrés le 15 octobre à Marseille lors de la première journée de manifestation planétaire des Indignés. Cinq Toulonnais et Varois qui décident à ce moment-là de constituer le groupe et de se réunir tous les samedis place de la Liberté à Toulon. Dès le 22 on était déjà en place. »
« C’est la guerre : les privilégiés contre le reste du monde », prévient Laurent, « indigné depuis longtemps », pour souligner l’urgence qu’il y a à se mettre debout. En commençant par exemple par refuser d’accepter de prendre l’idéologie libérale comme un fait inéluctable.
« Je voudrais que les gens comprennent avant d’avoir touché le fond », exhorte Martine. Pour faire accéder la population à cette prise de conscience, ils comptent bien multiplier les initiatives. Des rencontres et des débats qui promettent d’être, comme ce soir, bouillonnants.
Ils organisent d’ailleurs en ce sens, dimanche 15 janvier aux Lices, une journée de pique-nique populaire « où chacun portera son repas à partager… » Avec au programme, des ateliers et des groupes de musique, ainsi que vraisemblablement l’intervention d’un économiste, pour corser un petit peu la réflexion et l’enrichir. Bref, une initiative citoyenne, revendicative et conviviale ouverte à tous.
« Nous réclamons une nouvelle Constitution », reprend Laurent, en développant ensuite sur la nécessité d’augmenter le lien social à travers, aussi, une nouvelle façon de consommer. Avant de conclure par un réquisitoire tranchant contre « ceux qui s’accaparent les richesses au détriment de l’immense majorité », coupables, selon lui, de crime contre l’humanité et de haute trahison. « Je pense que toute cette clique sera balayée un jour ».
En attendant, bien des combats devront être menés sur tous les terrains. Celui des luttes sociales et des mobilisations citoyennes, bien entendu, mais également sur-le-champ des futures batailles électorales… à gagner. C’est évident.
THIERRY TURPIN
 
  
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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 14:04

Posté le

Lors d’une émission télé sur la chaine Radio Canada, des humoristes quebecquois ont parodié différents clips vidéos en modifiant les paroles et en les adaptant à l’actualité de 2011.

Ils ont parodié les Indignés en faisant à leur manière le clip de Britney Till The World Ends.

 

 

 

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 15:45

 

verslarevolution.hautetfort.com

  03/01/2012

 

 

Je suis tombé sur cet intéressant article du 28 décembre 2011 :

« Occupy Wall Street ne veut plus occuper Facebook et crée son réseau alternatif

Des membres du mouvement Occupy Wall Street développent un réseau social libre et distribué, craignant la mainmise des autorités sur Facebook et Twitter.

Le mouvement Occupy Wall Street (OWS) doit beaucoup aux réseaux sociaux, tout comme le Printemps arabe ou les Indignés européens.

Il essaie maintenant de créer sa propre plate-forme sociale libre, distribuée et hors d’atteinte des autorités.

Les Facebook et autres Twitter ont pourtant permis à ces militants de s’organiser, et de très rapidement populariser leurs causes. Au point que les soulèvements dans les pays arabes aient été baptisés "Révolutions Facebook".

Mais ces services sont contrôlés par des entreprises américaines, qui ont l’obligation de collaborer avec les autorités.

Les esprits se sont particulièrement échauffés la semaine dernière, quand il a été révélé que Twitter était sous le coup d’une injonction d’un procureur du Massachussetts. Il souhaite obtenir toutes les informations possible sur le compte @OccupyBoston, une branche locale d’OWS, et d’autres comptes associés.

De quoi donner un sérieux coup d’accélérateur aux différentes plates-formes développées par et pour les activistes, comme Global Square ou le Federated General Assembly qui tente de rassembler la multitude de réseaux locaux du mouvement Occupy.

Le magazine Wired explique que la principale différence entre ces réseaux libres et distribués avec Facebook ou même Diaspora, est que les membres ont besoin de pouvoir se faire confiance. Du coup, il n’est pas possible de s’y inscrire librement : il faut nécessairement y être invité.

Contrairement à Facebook, ces réseaux ne sont pas conçus pour partager ses propres expériences, mais pour collaborer sur des projets de groupe. Par exemple, plutôt qu’un fil rassemblant toutes les actualités de ses contacts, un utilisateur voit les avancées des travaux de ses groupes.

Chaque groupe décide collectivement quelles contributions sont mises en avant, sur le modèle des sites d’actualité sociaux (Digg, Reddit…). Pour faire émerger les consensus et les opinions intéressantes.

Enfin, la confidentialité est fondamentale : la plupart des contributions sont réservées au groupe de travail concerné, à part celles qui sont destinées à être partagées avec le grand public, comme les communiqués de presse ou les synthèses.

Mais les technologies développées pour ces solutions, qui doivent être multi-plates-formes, multi-formats et reposent sur les standards du Web sémantique, pourront s’appliquer bien au delà des mouvements militants.

Ces technologies de collaboration décentralisées seraient même idéales pour les PME, souligne Ed Knutson, un programmeur travaillant sur le projet Global Square.

"Je pense que n’importe quel type de groupe de petite ou moyenne taille, ou une équipe avec une personne dans 8 villes différentes, pourraient l’utiliser pour collaborer" explique-t-il à Wired.

"Tout propriétaire d’une petite ou moyenne entreprise fait partie des 99%", ajoute-t-il d’ailleurs, toujours militant.

Il pense qu’une première version de Global Square sera mise en ligne en janvier. »

Ces gens sont vraiment loin d'être bêtes.

Nous ferions bien de nous en inspirer, vous ne trouvez pas ?

16:59 Écrit par Boreas

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 15:41

 

L'air du monde | LEMONDE | 03.01.12 | 13h31   •  Mis à jour le 03.01.12 | 16h12

par Sylvie Kauffmann (L'air du monde)

 
 

Une devinette sur l'actualité pour commencer l'année. Quel est le point commun entre Alexeï Navalny, Anna Hazare et Park Won-soon ? Entre Wukan et Brasilia ?

La mondialisation ? D'une certaine manière, oui. Si ces noms se sont retrouvés mêlés dans vos lectures ces derniers temps, c'est parce que l'Inde, la Corée du Sud, le Brésil ou la Chine sont aujourd'hui plus proches, à la fois de nous et les uns des autres. Aujourd'hui, tout ce qui s'y passe nous concerne et tout ce que nous faisons les affecte.

Mais ce qui relie vraiment ces trois personnes et ces deux lieux, le point commun entre le nouveau héros de Moscou, le gréviste de la faim de New Delhi et le nouveau maire de Séoul, entre le village du sud de la Chine qui a réussi à se révolter sans être écrasé et la capitale brésilienne où valsent les ministres, c'est un fléau auquel, précisément, la mondialisation a donné une nouvelle dimension : la corruption. Pour l'économie du pot-de-vin, la mondialisation est à la fois une mauvaise et une bonne nouvelle. Ou une bonne et une mauvaise nouvelle, selon le point de vue duquel on se place.

Une mauvaise nouvelle, parce que les taux de croissance économique effrénés, l'afflux d'investissements, la course aux matières premières, la libre circulation des capitaux et l'intégration dans l'économie mondiale sont autant de facteurs qui, en multipliant l'offre et les occasions, ont exacerbé la corruption. La Banque mondiale chiffre entre 20 et 40 milliards de dollars (15,4 et 30,9 milliards d'euros) par an le montant des ressources soustrait aux aides diverses par cette forme de vol organisé : c'est énorme.

La bonne nouvelle, c'est Alexeï Navalny, c'est Anna Hazare, c'est Park Won-soon. C'est le/la protestataire arabe que le magazine Time a proclamé(e) personnalité de l'année 2011. Ce sont les paysans de Wukan, village de 20 000 habitants dans la province de Canton, qui se sont soulevés contre les fonctionnaires locaux véreux. Ceux-ci vendaient leurs terres aux promoteurs immobiliers en empochant, au passage, les dédommagements. C'est la présidente Dilma Rousseff contrainte de faire le ménage (une tâche qui incombe souvent aux femmes) dans son gouvernement par un puissant mouvement citoyen saturé de décennies de corruption au Brésil. Plus énergique, sur ce point, que son prédécesseur Lula, elle n'a pas reculé : en moins d'un an, elle s'est séparée de six de ses ministres.

Le blond avocat blogueur russe Alexeï Navalny, que la police a eu la très mauvaise idée de jeter en prison pendant quinze jours, s'était rendu célèbre sur Internet en qualifiant le parti de Vladimir Poutine, Russie unie, de "parti des escrocs et des voleurs". Il a mis dans le mille : "voleurs" est un mot omniprésent dans le vocabulaire russe actuel. Cette formule assassine est devenue le slogan de la vague de protestation qui s'est emparée de la Russie depuis le scrutin frauduleux de décembre.

En Inde, c'est un vieux monsieur de 74 ans aux accents gandhiens, Anna Hazare, qui ébranle la classe politique depuis le mois d'avril par sa croisade pour la création d'une agence anticorruption indépendante. Rien de bien nouveau sous le soleil du sous-continent, direz-vous. Sauf que cette fois-ci, les classes moyennes de Delhi et de Bombay, elles aussi saturées de ces pratiques qui leur empoisonnent la vie, lui ont emboîté le pas. Sentant le vent du boulet, le parti au pouvoir a vite déposé un projet de loi - que la Chambre haute du Parlement vient de rejeter.

Pendant ce temps, les habitants de Séoul élisaient, fin octobre, hors du système des partis, un maire indépendant connu pour son engagement en faveur des droits de l'homme et de la lutte contre la corruption.

Partout, cette réaction civique de fond est relayée et amplifiée par Internet et les médias sociaux.

La morale de l'histoire, c'est Cobus de Swardt, directeur général de Transparency International, qui la tire. Dans son bureau clair et moderne, au siège de l'organisation à Berlin, ce sociologue sud-africain, ancien militant anti-apartheid, constate qu'une tendance de fond s'est dégagée à la faveur du "printemps arabe" : "On a dépassé la revendication purement droit-de-l'hommiste de 1989, dit-il. Maintenant, on attend du pouvoir qu'il soit comptable de ses actions et qu'il dise la vérité. C'est un mouvement qui ira au-delà du "printemps arabe"." Sur le terrain, ses équipes ont observé l'évolution. "Il y a dix ans, un soulèvement contre la corruption était inimaginable. C'était un sujet technique, pas une cause populaire."

Les choses ont bougé ces deux ou trois dernières années. La victoire du Hamas aux élections législatives palestiniennes en 2006 pouvait être perçue comme un signe avant-coureur. Fermant les yeux sur les accusations de corruption portées contre le Fatah et l'Autorité palestinienne, les Occidentaux ne l'avaient pas vue venir. Transparency International a, depuis, adapté sa stratégie de lutte contre la corruption : l'ONG, désormais, se concentre sur la société civile.

Les Etats, eux aussi, voient le vent tourner. La Russie cherche à rejoindre l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques, le club des pays riches et propres, et veut bien tout signer. Soudain, en Arabie saoudite, en Chine, en Indonésie, naissent des agences anticorruption. Il ne reste plus qu'à appliquer les règles...

Et en France ?

En France, la corruption existe aussi. Elle est même punie. Simplement, ça prend du temps. Ici, ce n'est pas la pression populaire qui traque les malversations. Il faut le travail minutieux et obstiné d'un juge, Renaud Van Ruymbeke, et la pression du combat électoral proche, pour que le public découvre, dix-sept ans plus tard, les modalités du financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, en 1995. Il faut la lente hâte de la justice pour condamner, deux décennies plus tard, l'ex-maire de Paris, Jacques Chirac, longtemps protégé par l'immunité présidentielle, à deux ans de prison avec sursis pour prise illégale d'intérêt, détournement de fonds publics et abus de confiance. Et encore le mot de "corruption" n'aura-t-il pas été prononcé. Il s'agissait, tout bêtement, d'une "affaire d'emplois fictifs". Selon l'expression consacrée.


kauffmann@lemonde.fr

A noter : la chronique Ecologie d'Hervé Kempf sera désormais publiée dans le "Monde" daté dimanche-lundi.

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 15:36

 

occupygeneva.ch - Poële(s)

02/01/2012 in Annonces


 

Cher(E)s sympathisant(E)s,
Cher(E)s soutiens de l’extérieur,

 

Suite au montage de la grand tente mise gracieusement à disposition par « MAMAJAH » et du non-moins miraculeux don du premier poële de chauffe par Isabelle et François ( de la place St-François )  nous manquons encore cruellement de tuyaux et de coudes ( au moins un coude ) pour notre poële ( sortie  : 12 cm. de diamètre ) de la tente d’Assemblée Générale.

Par ailleurs : il nous manque toujours 2 autres poëles pour cette même tente d’Assemblée Générale ( à bois, si possible ) AVEC, SI POSSIBLE leurs COUDES ET TUYAUX…

Et dites-vous que :  »Nous sommes …  LAS, Nous sommes … SANS BLE, On  GÊNE, On  RÂLE … mais nous sommes … L’ ASSEMBLEE  GENERALE !!!

Merci de chercher autour de vous, ainsi que dans vos souvenirs et vos greniers ou caves. Mille merci à  :  Phil de c/o Mamajah, à Isabelle et François … et aux prochains donateurs !!!

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 15:33

Menace sur les droits de l'homme 
  • Genre : Documentaire - Culture Infos
  • Pays : France
  • Nationalité : français
  • Date de sortie : 2011 | Durée : 52 mn
  • Tous publics

Synopsis : La bataille pour le respect des droits humains est plus que jamais d'actualité. L'année 2011 en témoigne avec les révolutions arabes en Tunisie et en Egypte, avec le mouvement planétaire des indignés et les mouvements sociaux qui agitent la Chine. Ce document retrace l'histoire du monde de ce demi-siècle à travers le prisme du combat pour les droits humains. Les auteurs reviennent sur les conflits des vingt dernières années, en Côte d'Ivoire, en Chine, ou encore au Nigéria et donnent la parole à de grands témoins comme Hubert Védrine, Jean Ziegler, Rony Brauman et le dissident chinois Wei Kingsheng. Ce film montre également que l'idée des droits de l'homme a été instrumentalisée par les grands de ce monde, de Washington à Pékin en passant par le FMI et l'OMC, pour satisfaire les intérêts des multinationales et de la finance mondiale.
  • Diffusions tv
  • Stéréo Sous-titres sourds/malentendants4:3  Mar 03 à 20h35 sur France 5
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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 15:29

french-revolution.fr

Posté par SoldatduWeb janvier - 2 - 2012  

69 ans, Charles Gave a créé plusieurs sociétés financières dont la dernière, GaveKal, basée à Hong Kong. Il s’est fait connaître du grand public en publiant « Des lions menés par des ânes » ou « L’Etat est mort, vive l’Etat ».

 

Vous avez été un des premiers à prédire les difficultés de l’euro. Vous trouvez-vous aujourd’hui conforté ?

Depuis la création de l’euro, je n’ai cessé de dire qu’il s’agissait d’un système bancal qui ne peut fonctionner puisqu’il n’existe pas de mécanisme d’ajustement des différences de productivité des pays membres. Autrefois, ces différences étaient réglées par des dévaluations ponctuelles devenues impossibles. Ce qui ne peut s’ajuster a vocation à exploser. Aux États-Unis, il existe aussi des différences de productivité entre États, mais il y a une volonté de vivre ensemble, ce qui, pour Ernest Renan, constituait une nation, qui conduit à accepter que l’on taxe les plus productifs pour payer les moins productifs. Cette volonté n’existe pas en Europe, qui est une civilisation et non un pays. L’euro est donc une tentative, faite par une classe politique de créer une nation européenne. La crise, pense-t-elle, forcera la création d’un État fédéral, de transferts entre les pays et d’un ministère des Finances. C’est une espèce de coup d’État larvé contre les souverainetés qui est en train d’échouer. Car, comme l’a montré le cas de l’Union soviétique, la technocratie, cela ne marche pas. C’est la liberté qui marche.

Vous évoquez une « tentative de coup d’État ». Pourquoi cette tentative : par volonté de puissance ou parce que, sincèrement, ces politiques pensent que l’Europe est une solution ?

Depuis soixante ans, coexistent deux idées européennes. La première, celle de De Gasperi, Adenauer, Pie XII et Robert Schumann, voulait recréer l’Europe catholique des XIIe et XIIIe siècles, et voyait dans l’Europe un espace de liberté basé sur le principe de la subsidiarité. En cas de problème entre deux entités, on en appelle à l’échelon supérieur et on crée des instances d’arbitrage. La seconde est celle de Jean Monet et des technocrates français qui ont décidé de créer un État pour faire renaître l’Empire romain afin de s’opposer aux Américains et d’empêcher la domination allemande. Cette vision l’a emporté. Évidemment, la volonté d’augmenter leur pouvoir personnel existe aussi. Ces technocrates pensent que leur rôle est d’assurer le bonheur des peuples malgré eux. Ils ne croient pas à la liberté individuelle. Il suffit d’observer les institutions européennes : il n’y a pas de séparation des pouvoirs.

Pourquoi la classe politique française ne s’est guère opposée à cette dérive ?

Depuis la présidence Giscard, la France est gouvernée par une classe administrative qui, de droite comme de gauche, est représentative de cette idée technocratique. Les référendums sur Maastricht ou sur la Constitution européenne ont montré que le peuple n’acceptait pas cette dérive. Mais il l’admettait. À présent, les gens se rendent compte que cela ruine le pays. La prochaine étape sera donc de se débarrasser de cette classe administrative. Mais j’ignore comment.

La voie fédéraliste ne peut-elle pas l’emporter ?

C’est ce qui s’est passé jusqu’à présent. Tout le monde s’est mis au garde-à-vous au dernier sommet de Bruxelles, mais le diable est dans les détails. Plusieurs pays, comme le Royaume-Uni, l’Espagne, la République tchèque, ne semblent pas prêts à accepter les abandons significatifs de leur souveraineté.

La convergence franco-allemande ne vise-t-elle pas à contourner ces difficultés ?

Elle signifie d’accepter des hauts fonctionnaires allemands à Bercy qui ordonnent ce que l’on peut dépenser ou pas. La France a un tiers de fonctionnaires de plus que l’Allemagne pour 100 habitants. Le fonctionnaire ne produit rien pour l’exportation. Le défaut de compétitivité française par rapport aux Allemands est donc lié au poids de l’État. Comme la France semble incapable de dégraisser son État, il faudra, en cas de convergence, que les ordres viennent de Berlin. Je viens d’une famille qui a quitté l’Alsace en 1870 pour rester français et je ne perçois pas l’avantage pour la France de devenir un protectorat allemand. Et l’opinion ne l’acceptera pas.

Mais la France pourrait ainsi retrouver sa compétitivité…

C’est déjà ce que disait le maréchal Pétain, non ?

Nombre d’économistes mettent en garde sur les conséquences de la fin de l’euro. Qu’en pensez-vous ?

Je ne suis pas très inquiet. Ceux qui vous expliquaient que l’euro allait rendre les femmes plus belles et les oiseaux plus chantants, comme Alain Minc et Jacques Attali, nous expliquent à présent que, si l’on quitte l’euro, ce sera le désastre absolu. Ils se sont trompés. Ils n’ont rien vu, rien compris. Pourquoi leur donner de la crédibilité sur l’après-euro ? C’est comme demander au général Gamelin [chef des forces françaises en 1940, Ndlr] de diriger le débarquement en Normandie. Concrètement : le système bancaire européen est en faillite, le taux de chômage, Allemagne exceptée, est historiquement élevé, la moitié des États européens n’ont plus accès aux marchés financiers dans des conditions normales, la Bourse de Paris n’a pas cessé de reculer depuis la création de l’euro. En 2000, le niveau du CAC était deux fois plus élevé qu’aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que l’euro conduit à une mauvaise allocation des capitaux et fait passer l’argent de ceux qui le gagnent à ceux qui ne le gagnent pas. Ceci conduit toujours à un marché vendeur qui, d’ordinaire, ne dure pas plus d’un an et demi. Mais ce marché vendeur dure en Europe depuis dix ans parce que le secteur public, la BCE et les politiques dépensent l’argent du futur pour maintenir une unité qui ne tient pas la route. Le désastre n’est-il pas suffisant pour que l’on passe à autre chose ?

Comment jugez-vous le quinquennat de Nicolas Sarkozy ?

Pour faire des réformes, il faut faire comme Madame Thatcher : être un gouvernement de conviction et pas de consensus. Nicolas Sarkozy a suivi une politique schizophrène : il tenait un discours de réformes et il a essayé de séduire ses ennemis naturels. Comme disait Pompidou : si vous essayez de gouverner avec vos opposants, vous allez perdre vos partisans. Ces cinq ans ont été un échec total, à part la réforme de l’université. Les impôts ont augmenté, les déficits et le poids de l’État aussi. Il n’y a pas eu de réformes.

On ne peut pas réformer la France ?

Les classes politiques grecques ou espagnoles ne voulaient pas non plus faire des réformes. Et puis, quand il n’y a plus eu d’argent et qu’on n’a plus voulu leur en prêter, ils ont été dans l’obligation de se réformer. C’est ce qui se passera en France. Parce que nous ne sommes pas face à une crise économique, mais bien face à une crise d’un État devenu obèse. L’État chinois réalise 30 % du PIB du pays. En France, c’est 55 %. Il faut que notre mur de Berlin tombe, l’État doit sortir des domaines où il n’a rien à faire. Sinon, c’est le FMI qui le fera pour nous. D’après mes calculs, le système français atteindra ses limites en 2013 ou 2014.

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20111229trib000674390/zone-euro-nous-vivons-une-tentative-de-coup-d-etat-larve.html

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            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



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