Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 22:52

The Cuckoo’s Nest

 

In #globalrevolution, March to Athens on 20 January 2012 at 18:56


Feline on the Hood

Rome, January 20

Dear people,

We have all been admitted to a former mental institution in the north of Rome. Fortunately, the gates are open. Since 1978 the use of closed mental hospitals has been abolished in Italy. It turned out that people who were relatively sane went completely nuts in these places. What’s left, here in Rome, is a quiet park with all the typical pine trees and about forty buildings. It would make a great place for a postrevolutionary university.

We are housed in the former lavandry. It has been occupied for seven years by a cultural organisation that offers a wide panorama of initiatives to the local community. Their great wish would be to turn this entire park into a cultural centre. But that’s not going to happen in the short term. Many of the buildings are closed, some are used by the city council and others still have some kind of psychomedical purpose. One of them has been turned into the ‘Museum of the Mind’.

A mental institution is an excellent place to reflect on contemporary Italian politics. And so I did.

I will keep it short, I will stay on the main roads, because Italian politics as a whole is an intricate maze full of shady alleyways, corpses in closets, masonic conspiracies, lost notebooks, screams in the dark and women at their balconies. You can get lost in it and never get out. Neither will I touch on the breakdown of values that was caused by twenty years of berlusconism. All things in due time.

So, in general you have the old left, the old right, and the puddle of parliament in between. The old left is composed of a myriad of communist flavoured parties and unions. The old right is made up of another myriad of fascist flavoured parties and action groups. And parliament is the place where the elected parties divide the pieces of cake among each other.

Lacking a true liberal democratic tradition, Italian politics is centered on strong personalities. Like a kind of universe where the minor characters revolve around the big ones until their suns burn out and everyone rearranges itself around another leader.

Political generations last very long in Italy. In the northern countries the parties are always the same even though their politics converge, but the faces change at least once every decade. In Italy there have only been about three political generations since WW2. De Gasperi/Togliatti, Andreotti/Craxi, and Berlusconi. Over here, the faces never seem to change, even though the parties have lately been reinventing themselves at every election. Even now, on the billboards and in the press I see the same names that have been around since the early 90s. Or maybe longer. They are not worth mentioning, but they seem to last forever.

Italy is an old country, in every sense. Statistically the population is the oldest of the world. It’s being weighed down by its own history, and it seems to advance with its back towards the future. The left is nostalgic of old industrial age ideologies and dreams of a working class paradise, the right is obsessed with ancient aspirations to nationhood and empire, while parliament is in the final act of selling the country to the banks.

The left and the right are both fiercely hostile to the government of Monti, but they hate each other more than they hate the banks. It all goes back to the years of civil war 1943-45, when communist and other partisans fought the loyalist fascists in the context of World War Two. Since then the animosity between fascists and anti-fascists has been passed on from father to son to grandson. But even within the left and the right, there’s often more hatred between the various denominations than between them and ‘the common enemy’, be it the other side or be it the government. All in all, it’s a mad house.

In the midst of all this, the indignados are only a very small and unorganised bunch. But we have one strength. We are something new. We don’t look at the past, because we don’t have any history yet. We have no flags and no idols. We’re citizens. And we’re fed up with the old way of thinking. Communists, socialists, fascists, liberals, conservatives, socialdemocrats. To hell with them all. We want a new paradigm.

 

Lifting camp at San Giovanni

Cleaning the monument

Goodbye to San Francesco

 

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 15:46

http://cnr-midipyrenees.blogspot.com/2012/01/les-indignes-demandent-la-protection-de.html

 

jeudi 19 janvier 2012

Les indignés demandent la protection de la justice

Les indignés saisissent la justice contre les forces de l'ordre : pour défendre nos droits en justice comme sur les places publiques et faire en sorte que la loi soit respectée par ceux qui sont censés la faire appliquer.

Conférence de presse le 17 janvier 2012 à 15 heures chez Oscar 11-13 boulevard Beaumarchais 75004 Paris (Métro Bastille).

 

Ce99379b8deed3443a84b3396ac2cd12a29a51d8.1280x960
Image by: Pressenza Francia

Pressenza Paris, 1/17/12 Rappel : le 4 novembre 2011, 700 Indignés, pacifiques et porteurs d'un message d'avenir démocratique, se sont réunis sur le parvis du quartier d'affaire de La Défense et y ont créé un éphémère village populaire de tentes.

 

A 21H30, une demi-heure après la fin de la manifestation, les forces de l'ordre sont intervenues. De nombreuses personnes ont été frappées sur les membres ; certaines, blessées, se sont vus refuser une assistance médicale ; deux ont été hospitalisées. Par ailleurs, les forces de l'ordre, dans leurs interventions à la Défense, ont systématiquement détruit nos tentes et enlevé notre matériel. Vidéo

 

L’occupation du parvis de La Défense par les Indignés aura eu lieu du 4 novembre 2011 au 16 décembre 2011, durant lesquels la création d’un lieu d’échange populaire et l’installation d’un campement citoyen a été systématiquement empêché par les charges des forces de l’ordre. (Une liste exhaustive et un résume de vidéos, images et liens, jour par jour, vous serait proposée à la conférence de presse).

 

Le 16 décembre, nous avons été expulsés puis quotidiennement dispersés et empêchés de nous rassembler sur le parvis de la Défense. Certains d'entre nous ont subi des traitements violents et dégradants. Une vingtaine d'indignés ont été arrêtés, mis en garde à vue, et sont convoqués devant le délégué du procureur pour rappel à la loi ou avertissement à partir du 16 janvier. Nous serons présents et solidaires à leurs côtés. L’avocate Me Plaza les défend.

 

Face à ces violations manifestes de nos droits et face à ces intimidations, nous ripostons sur le plan juridique.

Nos valeurs et nos attitudes relèvent des droits fondamentaux, consacrées par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, ainsi que par la Convention Européenne des Droits de l’Homme.

 

Nous avons déposé une plainte pour "entrave à la liberté de rassemblement et d'expression, atteinte aux personnes, à leur dignité, à leurs biens, intimidations, coups et blessures, chantage, gazage à bout portant dans les yeux..." auprès du Procureur de la République de Nanterre afin de faire condamner nommément les responsables et permettre à l’avenir une liberté effective de rassemblement.

Plus exactement nous portons plainte pour :

- entrave à la liberté d’expression,

- atteintes volontaires à l’intégrité physique de la personne,

- vols,

- destructions de biens,

- discrimination du fait du refus de recevoir les plaintes,

- propos injurieux.


Une conférence de presse aura lieu le 17 janvier 2012 pour exposer notre démarche, avec des plaignants et Me Christophe AYELA, avocat au barreau de Paris, qui défend gratuitement l'ensemble des plaignants.

Nous avons aussi engagé un référé liberté pour demander au juge administratif d'enjoindre à l'autorité préfectorale de cesser de porter atteinte aux libertés fondamentales. Le juge a confirmé qu'à défaut d'arrêté préfectoral d'interdiction, notre rassemblement déclaré était autorisé. Toutefois il n'a pas jugé recevable la requête car nos nombreux témoignages émanaient des indignés et non de personnes en dehors du mouvement. Considérant que le tribunal aurait dû demander des explications à l'administration, nous avons décidé de nous pourvoir en Cassation auprès du Conseil d'Etat.

 

Qui sommes-nous ?

Nous sommes des personnes simples et ordinaires. Parmi nous, certains se considèrent progressistes, d’autres plutôt conservateurs. Nous sommes athées, agnostiques ou croyants. Certains ont des idéologies affirmées, d’autres sont apolitiques. Mais nous sommes tous préoccupés et indignés par la situation politique, économique et sociale actuelle.

Nous dénonçons les manipulations et les injustices de tout type et nous voulons construire une voie pour sortir de la crise internationale sans violence.

Nous valorisons le respect de chacun, la coopération, les relations humaines, la créativité et l’intelligence collective en tant que piliers pour instaurer une véritable souveraineté du peuple. Notre mouvement est un processus pour construire l'autodétermination.

 

Pourquoi faire respecter nos droits ?

Parce que le mouvement fait grandir la vague d’espoir qui s'exprime partout dans le monde. Ce mouvement est international et pleinement politique mais a-partisan, horizontal et non violent.

Les forces de l'ordre font un usage abusif de la violence à l'encontre de notre mouvement pacifique. Les vidéos sur internet en témoignent largement.

Faire respecter nos droits c'est empêcher qu'on nous fasse taire. Nous sommes les "99 %", quand nous ne sommes pas respectés, ce sont tous les citoyens qui sont attaqués.

 

Conférence de presse

mardi 17 janvier 2012, 15H00.

Chez Oscar, 11 boulevard Beaumarchais, 75004 Paris (Métro Bastille)

Vous pouvez télécharger

Cordialement.

Les indigné-e-s de Paris, Mouvement Démocratie Réelle Maintenant.

Web: [http://paris.reelledemocratie.com /](http://paris.reelledemocratie.com /) http://occuponsladefense.net

Twitter: @acampadaparis / @occupydefense

Contact mail : prensa.acampada.paris@gmail.com Téléphone presse francophone : Marie-Ange (06 21 89 91 96) Téléphone : Me Ayela (06 18 06 18 54)

 

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 15:42

 

http://www.bordeaux.indigne-e-s.fr/agenda/icalrepeat.detail/2012/01/21/1060/-/-

 

Les indignés de Bordeaux

Assemblée thématique

Samedi, 21. Janvier 2012, 15:00

 


 

Assemblée Générale sur le thème de la Création Monétaire.

VENEZ DÉBATTRE, ÉCHANGER, INFORMER !!!

D'où provient la dette dont le remboursement justifierait leurs mesures d'austérité ??

Loi "Rothschild" n°73-7 du 3 janvier 1973
"Auparavant, l’État français avait le droit de battre monnaie, et avec cette nouvelle loi, il perd ce droit qui est du même coup légué aux banques privées, qui en profitent pour s’enrichir aux dépends de l’État en lui prêtant avec intérêt l’argent dont il a besoin."

Article 104 du Traité de Maastricht
"Il interdit à la BCE et aux Banques Centrales Nationales de consentir des avances ou des prêts aux États ou aux Collectivités Publiques.
Cette loi s’étend donc à toute l’Europe."

Article 123 traité de Lisbonne
« 1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales des instruments de leur dette est également interdite »

L'argent Dette de Paul Grignon : http://www.dailymotion.com/video/x75e0k_l-argent-dette-de-paul-grignon-fr-i_news

VENEZ DÉBATTRE, ÉCHANGER, INFORMER !!!





 

 

Ajouté par Pierre

 



Type d'évènement: Animation / forum

Lieu: Pl. de la Victoire, Bordeaux
Partager cet article
Repost0
20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 15:39
http://les-indignes-stephanois.forcinfo.com/?p=447

 

Soyez les bienvenues
Samedi 21 janvier à 12h à la Maison de quartier du Crêt de Roch
(65, rue de l’Eternité, à St Etienne)

 

 

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 15:35

marseille.bondyblog.fr

Vendredi 20/01/2012 | Posté par Alda

 

Le week-end dernier, les Indignés de Marseille tenaient leurs Assemblées Populaires dans cinq quartiers de la ville. Deux bloggeuses du MBB ont suivi ces rencontres. Alda était à la Belle-de-Mai. VIDEO EN +

 

Assemblée Populaire des Indignés à la Belle-de-Mai -- Cliquez pour voir l'image en entier

Samedi 14 janvier, 13h30, Place Caffo à la Belle-de-Mai, sous une guirlande d’affiches clamant :  "Place du Peuple, la rue est à nous" et "Ne laissons pas les affaires du monde au monde des affaires !", une dizaine de personnes discutent, assis sur des cartons ou sur le banc près de l’arrêt de bus. Peu à peu, d’autres personnes se joignent au groupe et après quelques minutes, l’Assemblée Populaire, comptant une petite vingtaine de participants, débute.

Jérémy, qui a rejoint les Indignés de Marseille depuis le 15 octobre 2011, prend la parole et fait un bref rappel de l’histoire du mouvement des Indignés, de ses revendications et de ses actions. C’est à l’occasion de la Journée Mondiale des Assemblées Populaires, initiée par les Indignés afin "d’habituer les gens à la démocratie directe, de donner la parole à tous, de construire une alternative mondiale" (voir la vidéo ci-dessous), que les Indignés de Marseille ont souhaité expérimenter ce principe dans cinq quartiers de Marseille, dont la Belle-de- Mai.

 


L’Assemblée Populaire est fondée sur le principe d’écoute de chacun et les décisions se prennent par consensus et non par vote. Pour permettre son bon déroulement, des gestes avec les mains sont utilisés pour demander la parole, exprimer son accord ou son désaccord, demander le silence, ajouter un point technique, etc.

Informer, réfléchir, décider, l’Assemblée Populaire donne à chaque citoyen la possibilité de s’exprimer sur des sujets ou problèmes de son choix. Elle peut également mandater des groupes de travail et former des Commissions chargées d’approfondir les réflexions, de proposer des solutions ou des actions.

A l’ordre du jour : "exprimer ses motifs d’indignation". Un à un, les membres de l’Assemblée – commerçant, étudiant, travailleur précaire de l’Éducation Nationale, chômeur, postier, animateur de radio, travailleur social, de tous âges – prennent la parole :
quotidien difficile, situations précaires, statut des Roms, logement pour tous, crise de l’Éducation Nationale, endettement des ménages, AMAP, questions énergétiques, démocratie participative, etc., les sujets ne manquent pas et les langues se délient, la discussion s’anime, les idées germent…

Près de deux heures plus tard, le froid commence à se faire sentir mais la volonté est née de continuer les débats et surtout d’y faire participer de plus en plus de personnes…
La décision est donc prise de créer une Assemblée Populaire à la Belle de Mai et le prochain rendez-vous est fixé au samedi 21 janvier, 14h, à la Place Bernard Cadenat.

La trame d’un tract d’information est mise en place, que deux volontaires rédigeront, et que chacun pourra distribuer autour de lui et dans les lieux publics.

Alors avis aux amateurs, habitants ou non du quartier, et si vous souhaitez plus d’informations sur les Indignés de Marseille, voici où vous pourrez en trouver :

Sur leur
site internet, leur compte Facebook, ou en les contactant par mail : indignados.marseille@yahoo.fr    

L’initiative des Indignés se veut être un premier pas vers une démocratie incluant l’ensemble des voix de ses citoyens, invités dès aujourd’hui à réinvestir l’espace public pour échanger, débattre et construire. Et chacun est le bienvenu.


Samedi 21 janvier, les Assemblées Populaires auront lieu à la Belle-de-Mai, sur la Place Bernard-Cadenat, et au Cours Julien, autour des bassins. Rendez-vous à 14h.



Crédit photo : Alda

 


Partager cet article
Repost0
20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 15:31

 

tvanouvelles.ca - Première publication 19 janvier 2012 à 11h06


Les indignés sont de retour avec leurs tentes à Toronto.



Quelques personnes du mouvement Occupons Toronto ont établi un nouveau campement à l'ombre de l'hôtel de ville de Toronto, mardi soir, dans la foulée de la manifestation qui s'est déroulée au moment de l'adoption du budget municipal, mardi soir.

«L'intention de la ville visant à transférer des emplois du secteur public au secteur privé est une erreur. Ces gens ont donné leur vie à la ville», a expliqué Ian Smart, un des indignés.

Wes Trotman est un autre indigné qui a établi une résidence sur le site du campement. Il avoue toutefois ne rien connaître du budget.

«Je suis ici pour chanter, danser et prier. Le monde est en transformation, et ce sera pour le mieux», a-t-il raconté.

Un peu moins d'une dizaine de tentes ont été érigées sur le nouveau site d'Occupons Toronto.

Dans la foulée d'autres occupations partout en Amérique du Nord, Occupons Toronto avait élu domicile au parc St. James en octobre dernier. Le campement a été démantelé tout juste avant Noël.

 

Les indignés de retour

 


Crédit photo : Agence QMI Agence QMI
 
Partager cet article
Repost0
20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 15:27
ladepeche.f
Publié le 20/01/2012 08:03 | J.-P.R.

Le Collectif a décidé de modifier sensiblement son action : « Nous voulons sortir des institutions. Il ne sert à rien de vouloir convaincre un directeur aux ordres de l'Agence régionale de santé. Maintenant, nous voulons aller au-devant des gens pour informer le plus grand nombre. Nous allons interpeller les politiques en campagne électorale (la conseillère générale PS Françoise Pouget nous a déjà faits part de son soutien), informer les parents des usagers de la détérioration programmée de nos conditions de travail.

Pour que leur combat soit visible, le collectif de la branche action sanitaire va calquer son mouvement sur celui des « Indignés ».

« Avec l'accord du maire, une tente de l'indignation et de la résistance sera installée mercredi, jeudi et vendredi prochains, devant la mairie. Et nous serons présents de 12 heures à 20 heures pour expliquer nos revendications.

Ramonville sera le point de départ du mouvement. Mais déjà, du côté du Tarn, on se mobilise pour planter aussi la tente et dire « Pas touche à nos conventions. »

Nous donnerons prochainement la parole au syndicat des employeurs, notamment à la FEHAP (Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne privés non lucratifs).

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 15:24

 

presseurop.eu -

România liberă - Bucarest - 19 janvier 2012

 

 Bucarest, le 16 janvier. Lors de la manifestation des "indignés", place de l'Université.

Bucarest, le 16 janvier. Lors de la manifestation des "indignés", place de l'Université.

 

AFP

Depuis près d’une semaine, des milliers de personnes de tous horizons manifestent partout dans le pays contre les mesures d’austérité et la corruption qui gangrène la politique. Il serait temps, estime un sociologue roumain, que le gouvernement prenne leurs griefs au sérieux.

Il s'agit peut-être de la démonstration la moins homogène qu'il m'ait été donné de voir en Roumanie. Tant en raison de la variété des participants (retraités, étudiants, révolutionnaires, intellectuels, chômeurs, supporters de football, chanteurs, etc.), que par leurs revendications et leurs griefs : salaires, retraites, taxe sur les voitures achetées à l'étranger, démantèlement des partis, exploitation de l'or de Roşia Montană, démission du président Traian Băsescu, l'indépendance par rapport à la finance mondiale [en 2009, la Roumanie a signé un accord avec l'UE, le FMI et la Banque mondiale portant sur un prêt global de 20 milliards d'euros. Le gouvernement s'est engagé en échange à réduire son déficit public]. Mais avec un seul dénominateur commun : l'indignation.

La diversité typologique des manifestants implique de même une diversité des comportements . Contrairement à avril 1990 [lorsqu'une manifestation contre le gouvernement de Ion Iliescu fut stoppée net par l'arrivée des mineurs de Valea Jiului], la place de l'Université, à Bucarest, n'est plus peuplée aujourd'hui majoritairement d’intellectuels, avec leur conscience civique et leur art du dialogue cultivé dans des colloques doctes.

Tout le monde espère que quelque chose va changer

Ces jours-ci, parmi les révoltés, on trouve aussi des marginaux, des bandes de jeunes, mécontents – eux aussi – de ne pas trouver de travail, de la réduction des prestations sociales, de l'augmentation du coût de la vie, du fait que la police protège les usuriers et les proxénètes mais les grille à la moindre bévue. Qu'on le veuille ou non, ils font également partie de la société civile.

Pour eux, la confrontation consiste à avant tout causer le plus de dégâts possible à l'adversaire, lui cracher dans l'œil, lui mettre un poing dans le plexus. Ils ont toujours cassé les vitrines des arrêts de bus, pas nécessairement parce qu'elles appartenaient à "l'Etat", mais tout simplement parce qu'il faisait nuit et que personne ne pouvait les voir.

Bon nombre d'entre eux font également partie des clubs de supporters des équipes de football. Ils se déchaînent parce qu'il ont toujours besoin d’un exutoire pour leur esprit grégaire ; parce qu'il leur est facile de diviser le monde en "les nôtres" et les ennemis ; parce que, de toute manière, ils n'ont pas d'autres distractions.

Mais ce ne sont pas ces raisons qui les ont poussés sur la Place de l'Université : ils sont ici, parce qu’ils peuvent hurler à leur guise leur exaspération, parce qu’enfin, ils trouvent une place parmi ceux qui d'habitude les rejettent, parce qu'ils espèrent, comme nous tous, que quelque chose va changer dans leur vie.

Ces jours-ci, les protestataires ont fraternisé avec les gendarmes, les opposants avec ceux qui soutiennent le pouvoir, les journalistes de la chaîne de télévision Antena 3 avec leurs concurrents de B1. Avec tout le monde, sauf avec les casseurs. Les manifestants qui paraissent devant les caméras ont en effet toujours pris soin de dire qu'ils protestaient pacifiquement. La violence nous répugne tous.

"Laissez-les mariner dans leur propre jus !"

Mais la violence, ce n'est pas seulement d'arracher les pavés des rues et de les jeter à la tête du gendarme. La violence, c'est aussi d'imposer une loi électorale sans arguments valables et sans débat public.

Ou la réduction des salaires de ceux qui travaillent honnêtement. Ou encore la démolition des bâtiments faisant partie du patrimoine roumain. Si nous nous bornons à chercher la violence uniquement du côté des casseurs, alors nous perdrons le sens fondamental de la protestation.

Il semblerait que les casseurs aient été identifiés, arrêtés, isolés. Les protestations se déroulent, enfin, pacifiquement. Les gendarmes contrôlent tous les suspects et arrêtent à tour de bras (113 arrestations lundi 16 janvier). Quant au gouvernement, il exprime sa pleine compréhension envers les griefs des manifestants et affirme reconnaître leur respect du droit démocratique de manifester dans des lieux autorisés.

Mais il ne change en rien à sa conduite. Il attend, de toute évidence, qu’une rafale providentielle de blizzard ou bien de lassitude, chasse les manifestants de la Place. J’ai comme l’impression d’avoir déjà entendu cette solution : "Laissez-les mariner dans leur propre jus !", avait dit Ion Iliescu, lors de manifestations d'avril 1990.

Mais cette stratégie comporte des risques : lorsque les gens comprendront qu'il ne suffit pas de manifester symboliquement leur exaspération, il ne seront peut-être pas encore complètement las. Mais ils se sentiront marginalisés. Et ils deviendront eux aussi des marginaux. Et la gendarmerie devra identifier encore plus de casseurs !

Vox populi

“Tous pourris !”

“Personne, au pouvoir comme dans l’opposition, n’a la confiance de la population”, affirme Evenimentul Zilei sur sa Une : “tel est le niveau atteint par l’insatisfaction”. Désormais, que ça soit dans la mythique place de l’Université, haut lieu des révolutions roumaines, à commencer par celle  de 1989 contre Nicolae Ceausescu, ou ailleurs dans le pays, “les protestataires écrivent 'USL [Union Social-Libérale, opposition de gauche] = PDL [Parti Démocrate-Libéral, au pouvoir]”, écrit EVZ.

Si, en ce qui concerne le PDL, l’explication réside dans les mesures d’austérité très dures qu’il a imposées, l’opposition pour sa part paye “ses scandales internes, qui ont érodé la confiance de l’électorat et le discours qui ne répond pas aux priorités de la population”, explique le journal, ce même 19 janvier où l’opposition a convoqué une immense manifestation contre le gouvernement d’Emil Boc.

Quant au président Trajan Basescu, il ne devrait pas trop craindre pour son fauteuil : la Frankfurter Rundschau explique en effet que

Les manifestants ne doivent pas espérer le soutien de Bruxelles, car, avec sa politique d’austerité, l’autocrate de Bucarest y est encore bien vu. Ce n’est qu’en 2014 que son mandat –  le dernier, selon la Constitution –  se termine. Cela ne représentera pas la fin de son pouvoir : son surnom, “Putinescu” laisse craindre le pire.

 

Partager cet article
Repost0
19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 16:11

The Giant Squid

In #globalrevolution, Agora Roma on 18 January 2012 at 21:01

 

Rome, January 18

 

 

Dear people,

 

The Agora Roma officially ended yesterday. There haven’t been any spectacular actions or events in the final two days. Many people have already left, either for home or for other revolutionary fronts.

In the end the experience has been okay. The Vatican action was undoubtedly the main highlight. It came out well, it got the attention of all major Italian newspapers besides from the Washington Post, and the reports on it were pretty objective. Better than we could hope for, given the fact that the church is always a very sensitive subject in Italy.

I had been preparing something spectacular as a conclusion. The idea was to occupy the Forum, in the middle of night. This because our movement claims the public space and the Roman Forum was the public space par excellence in antiquity. Only since a few years you have to pay to enter. The plan was ready in detail. I had identified the weak spot where we could cross. First we would have taken the Palatine, the hill of the emperors, we would have planted a flag on top, saying ’Free Palatine’, and then we would have descended to the Forum to camp.

The plan was very romantic, but it was finally voted down, because of the possible negative repercussions on the movement and ourselves and the bad precedent it could set. Touching ancient Rome is almost as sensitive as touching the church.

Instead, we prepared an action against Goldman Sachs, which we executed this evening. One of us dressed up in a tent, symbolising a giant squid. Other comrades were attached to his tentacles wearing masks of Mario Monti, Mario Draghi, Papademos and Obama. We had prepared a flyer with information on how the former three all have a past in GS and how the bank of banks was the major contributor to Obama’s campaign.

It went on to explain how Goldman Sachs helped the Greeks to trick their budget, how it gets countries ‘hooked’ to loans they can’t pay back, how it acts as a financial hitman and how it finally places its pawns directly in the nerve centres of power. Not to speak about the speculation with food prices.

And so the squid went for a tourist trip through the centre of Rome, from Piazza Barberini to Termini. One of the slogans was a quote by John Adams, the second president of the United States. ‘There are two ways to conquer a nation. Through war, or through debt.’

Now we’re back at the camp. It’s the last evening here in the square. Tomorrow we move to a location in Rome as yet unknown. The march will probably depart next saturday, January 21.

 

Pantheon

 

Partager cet article
Repost0
19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 13:48

 

http://www.lafeuillecharbinoise.com/?p=7253

 

19 janvier 2012

Posté par Paul dans la catégorie : Philosophes, trublions, agitateurs et agitatrices du bon vieux temps; pages de mémoire .

 


Un texte de Michel Zévaco, publié dans le journal « L’égalité », le 23 janvier 1891

 

 

« Le mouvement se propage – l’Italie, l’Angleterre, l’Espagne, la France. Réunion publique des sans-travail. En plein air !

Les idées vont vite, plus vite que les morts de la célèbre ballade allemande. Semblables au fécondant pollen des plantes africaines, que le simoun emporte en une course vertigineuse sur ses ailes enflammées, les idées voyagent, font le tour du monde, pénètrent les cerveaux, sapent les vieux édifices branlants, et partout déposent les germes de l’incessant renouveau dont vit l’humanité.

A quoi bon prêcher, A quoi bon essayer de répandre les théories nouvelles ? A quoi bon parler dans les réunions publiques, écrires dans les brochures, les journaux et les livres ? Pourquoi noter, étudier, analyser les dernières secousses du monde agonisant et les premiers vagissements de la société future ?

A quoi bon ?… Pourquoi ?

 

 

Mais parce que la parole qui tombe du haut d’une tribune, l’écrit qui s’en va sur les pages humides d’un journal font germer les idées, et que les idées peu à peu se condensent en une vapeur révolutionnaire ; et que la vapeur enfin fait sauter la chaudière où elle est comprimée.

L’Italie a cessé d’être une vague et insaisissable formule ; elle a pris corps ; elle se montre ; et elle montre les dents.

A Londres, les menaçantes processions d’affamés ont jeté la terreur dans la société bourgeoise.

En Espagne, la Catalogne s’est dressée le couteau à la main.

La France était en retard.

 

 

La voici qui se met en fin de la partie. Il y a deux jours, à Rouen, les sans-travail parcouraient les rues, pillant les boulangeries, brisant les devantures des magasins.

Demain, ce sera Paris qui essaiera de sortir de son engourdissement, qui tentera d’affirmer le droit à l’existence pour ceux qui ne vivent pas.

Car ce n’est pas vivre que de manger au fourneau économique et de coucher à l’asile de nuit.Demain, à une heure, place de l’Opéra, les gueux se réuniront pour discuter, librement, pour étaler leurs misères à la face du ciel. Voici l’affiche qui convie les misérables à cette manifestation.

Aux ouvriers sans travail
Grand meeting
Sur la place de l’Opéra, vendredi 23 janvier 1891 à 1 heure.
CAMARADES
Nous convions tous les ouvriers sans travail, de toutes les corporations, tous les miséreux, à venir manifester, place de l’Opéra, le vendredi 23 janvier 1891.
Nous sommes convaincus que tous ceux qui souffrent répondront à notre appel.

Camarades,
Assez de lâcheté. Alors que partout s’étalent les richesses que nous avons produites, n’est-il pas honteux de notre part de crever de faim et de froid dans les faubourgs .
N’ayons donc pas de honte d’étaler aux yeux des repus notre misère et nos loques.
De l’énergie et du cœur ! Que les bourgeois comprennent enfin qu’il y a une question sociale.
Que pas un sans-travail ne manque au rendez-vous ; même ceux qui travaillent aujourd’hui, car demain ils seront peut-être comme nous, par la force des choses, sans logement et sans pain !
Donc tous, tous à l’Opéra !

Un groupe d’ouvriers sans travail.

 

Demain, donc, devant le superbe monument doré où toute la morgue bourgeoise éclate en un luxe insolent, la misère viendra s’affirmer. Ce sont réellement des ouvriers sans travail qui iront, place de l’Opéra, crier aux oreilles des repus, de ceux qui ont des fourrures sur le dos, qui mangent et boivent à leur faim, toutes les désespérances de l’hiver, toute la haine qu’ils ont au cœur.

Des journaux ont laissé entendre que le meeting n’est pas organisé par des ouvriers : nous affirmons le contraire. Nous connaissons les organisateurs qui sont de nos amis ; et ce sera le devoir de tous les révolutionnaires d’aller prêter leur concours aux sans-travail.

Emeute, peut-être !

Qui sait quelles tempêtes la bise d’hiver peut avoir soufflées dans l’âme du miséreux ? Qui sait quelles colères vont se produire demain, au grand jour ? Emeute ?… Révolution, peut-être !
Peut-être rien, peut-être tout ! Révolutionnaires, faites votre devoir !»

 

Notes : pour ceux qui connaissent mal Michel Zévaco, talentueux écrivain populaire, créateur du personnage mythique de Pardaillan, héros de cape et d’épée, la Feuille Charbinoise lui a consacré une chronique il y a quelques temps de cela que vous pouvez relire. Sur la presse de l’époque, on peut relire aussi les deux billets consacrés à Séverine. Les images, toutes d’actualité bien sûr, proviennent de sites divers sur la toile. Le texte cité de Michel Zévaco provient d’un ouvrage dont je vous recommande vivement la lecture : « De cape noire en épée rouge », articles de Michel Zévaco, choisis et présentés par Laurent Bihl aux éditions Ressouvenances. Ce livre est illustré de magnifiques gravures d’époque, notamment des dessins réalisés pour divers journaux humoristiques par des caricaturistes comme Steinlen, Willette, Robida… Passionnant !



 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22