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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 15:34

A 13h, devant le bureau de Charest, le FRAPRU et les Comités Logement du Quebec rappelleront au gouvernement québécois le besoin urgent de 260 000 ménages québécois d’un logement décent et accessible.

Le Front d’Action Populaire en Réaménagement Urbain demande la construction d’un minimum de 50 000 logements sociaux contre l’obsession de la rentabilité et des Condos.

Seulement 1 logement sur 10 au Quebec est un logement social contre 4 sur 10 en Europe pendant que la part des revenus consacrée au logement dépasse de plus en plus souvent les 30% conseillés.

Rappelons au gouvernement, dont la mémoire est de plus en plus courte, la nécessité pour chacun de pouvoir se loger ET se nourrir décemment sans avoir à choisir entre l’un ou l’autre.

 

Des campements ouverts à tous à la réappropriation des maisons saisies par les banques, l’enjeu du logement a accompagné le mouvement des Indignés / Occupons depuis ses premiers jours. La lutte pour le logement social est l’un des piliers de notre combat pour la justice sociale.

Occupons Montréal s’associe au FRAPRU et aux comités de logement dans ce combat et sera à la manifestation du samedi 4 Février pour défendre le droit à un logement décent et accessible pour tous.

Les Indignés d’Hochelaga retrouveront le Comité BAILS à 11h30 à la SPEC, 1691 rue Desjardins.

Food not bombs offrira un repas chaud à l’arrivée de la marche en soutien, place des Arts.

La manifestation se terminera par un «teach-in», par unE membre de l’ASSÉ, sur la lutte étudiante en cours et les enjeux de la hausse des frais de scolarité.

A qui la rue? A nous la rue!

Charest ! Bachand ! Ça prend 50 000 logements !

Rendez-vous Samedi 4 Février à 13h face au bureau de Jean Charest, coin McGill College et Sherbrooke.

www.facebook.com/events/210005382413182/

Pour plus d’informations :

sur le FRAPRU : www.frapru.qc.ca/

sur le comite BAILS : www.logement-hochelaga-maisonneuve.org/tag/comite-bails

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 15:28
http://acampadabaiona.com/2012/02/02/rassemblement-national-des-indignes-de-france-a-clermont-ferrand-les-4-5-fevrier-2012/

 

Rassemblement national des Indignés de France à Clermont-Ferrand les 4 et 5 février 2012.

Communiqué de presse des Indignés de Clermont-Ferrand

 

Les Indignés de France sont tous invités à se retrouver pour un rassemblement national à Occupy Clermont, Place de Jaude à partir de 14h.Le mouvement des Indignés est assez unique en son genre car il a rassemblé spontanément des citoyens de tous bords, et n’est pas lié à un parti politique ou à une organisation syndicale. Le mouvement est de structure dite horizontale, c’est à dire qu’aucune hiérarchie n’existe en principe entre les personnes participantes. Il n’y a ni de leader ni de chef spirituel.

C’est la première fois qu’un mouvement d’une telle envergure dénonce le manque de représentativité des partis politiques et préfère entamer un travail par ses propres moyens plutôt que cela reste une promesse électorale ou qui soit étouffé par des lobbys ou des restrictions budgétaires. C’est bien le cas en ce qui concerne leur intention de faire l’appel, dans toutes les villes et villages, à participer au référendum pour un processus constituant. C’est aussi la première fois de l’histoire de France qu’un tel rassemblement d’ampleur nationale s’auto-organise de cette façon dite « par le bas ».

En effet, l’un des enjeux du rassemblement à Clermont-Ferrand ce weekend et de recueillir sur place l’adhésion au projet d’appel pour un référendum des 20 villes participantes. Là, il est prévu de conduire plusieurs assemblées générales simultanément afin de démultiplier le temps de parole de chacun. Chaque assemblée arrivera à des consensus qui seront portés à une grande assemblée généralisée pour un consensus final.

Figurant aussi à l’ordre du jour est l’organisation de la Marche vers Paris 2012 dont l’arrivée est prévue à la mi-avril. L’idée étant de partir des 4 coins de France par tous les moyens de locomotion pour une convergence à Paris (à pied, tracteurs, motos, chevaux, charrettes, side-cars, poussettes, brouettes, camions pompier, trottinettes, rollers, déambulateurs…). C’est un élan populaire qui a pour objectif principal de s’ouvrir à tous pour une convergence des luttes et de soutenir entre autres l’idée de la création d’une assemblée constituante. Aussi, un manifeste de
revendications clair et précis, en cours d’écriture sera présenté tout au long de la marche et débattu lors des rencontres citoyennes thématiques.

Les 4 et 5 février 2012, les Indignés de France sont tous invités à se rassembler à Occupy Clermont Place de Jaude à partir de 14h.

De nombreuses villes de France vont participer à ce rassemblement. Il s’agit de la première réunion de coordination nationale. Leur appel est aux rassemblements pour trouver dès à présent des solutions, du local au global.

L’équipe clermontoise, en collaboration avec une vingtaine d’autres villes, fait de son maximum pour que tout soit prêt et se déroule dans de bonnes conditions.

Le rendez vous initial est à 14h place de Jaude, le Samedi 4 février. (géolocalisation 45.775863,3.082236)

Au programme :

  • Assemblée de coordination nationale avec tours de parole pour les volontaires de chaque ville.
  • Organisation des Marches vers Paris 2012
  • Information et réflexion sur l’appel de Paris pour lancer une Constituante
  • Déplacement prévu en début de soirée vers le lieu d’hébergement (Maison des Sports).
  • Repas, bonne ambiance, musique et moments de partage une fois sur place.

Pour toute question, envoyez vos mails à : contact@OccupyClermont.org ou admin@OccupyClermont.org

 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 15:20

 

france24.com

  Par Electron Libre - Dernière modification : 02/02/2012

Tensions entre les indignés et la police aux États-Unis

 

Aux États-Unis, la tension est à son comble entre la police et le mouvement des indignés. Les autorités iraniennes arrêtent les organisateurs d’un concours de beauté en ligne. Et une vidéo propose de découvrir le parc national de Yosémite.
vidéo : http://www.france24.com/fr/20120201-2012-02-01-2049-wb-fr-le-net

 

La situation semble s’envenimer aux Etats-Unis entre la police et les indignés qui occupent depuis plusieurs mois de nombreuses villes du pays pour protester, entre autres, contre les dérives du capitalisme. Les forces de l’ordre ont en effet effectué des descentes musclées ce week end dans différents camps érigés par les contestataires, notamment à Oakland, Washington et New York. Objectifs affichés : rétablir l’ordre dans les centres-villes occupés et mettre un terme à ce mouvement qui a démarré en septembre dernier.

Pour cela, la police a été déployée en nombre au cours du week end dans les villes bastions de la contestation. Et comme en attestent ces différentes vidéos amateurs qui circulent en ligne, les forces de l’ordre ont procédé à des centaines d’arrestations. Un message fort en direction des protestataires pour leur signifier que leur mouvement n’a que trop duré.

Des descentes musclées de la police dans les camps d’indignés qui ont donné lieu à quelques échauffourées voire parfois à de véritables batailles rangées avec les manifestants. Les forces de l’ordre n’hésitant pas, comme on peut le voir ici à Oakland, à répondre par des tirs de cartouche de gaz lacrymogènes aux pierres et autres objets lancés dans leur direction par les contestataires.

Des images qui illustrent la tension qui règne actuellement dans plusieurs grandes villes américaines, tension qui pourrait d’ailleurs encore monter d’un cran prochainement. Des indignés accusent en effet la police d’avoir fait un usage disproportionné de la force à l’encontre des protestataires. C’est notamment le cas de l’auteur de cette vidéo qui montre un homme recevoir une décharge électrique de taser au cours de son interpellation à Washington alors qu’au moins 3 policiers sont présents pour l’immobiliser. Une arrestation qui témoigne, selon les contestataires, de la violence dont feraient preuve trop souvent les forces de l’ordre.


Iran : arrêtés pour avoir organisé un concours de beauté en ligne

Avant de la supprimer définitivement et après avoir arrêté ses 4 créateurs, la cyberpolice iranienne a pris le contrôle de cette page Facebook organisant un concours de beauté en ligne. Suivie par près de 27 000 personnes, cette page invitait ainsi de jeunes Iraniens à publier une photo d’eux-mêmes sous leur meilleur jour pour solliciter l’avis des internautes sur leur physique. Un concours « vulgaire » selon la police du web qui a donc décidé d’y mettre un terme.

Et certains, comme la journaliste et blogueuse Golnaz Esfandiari, craignent désormais que les centaines d’internautes qui ont participé au concours ne soient identifiés et recherchés par les autorités.

Une affaire qui intervient alors que de nombreux internautes ont exprimé leur soutien à l’actrice Golshifteh Farahani. La comédienne, qui vit à Paris, a été bannie de son pays natal après avoir mis en ligne une photo d’elle dénudée sur sa page Facebook. Prise en marge du tournage d’un clip pour l’académie des Césars, le cliché artistique est devenu un acte politique, Farahani l’ayant utilisé pour dénoncer la censure en Iran.

La photo a depuis été érigée en symbole de la liberté sur la Toile et plusieurs internautes ont même posé nu en signe de soutien à l’actrice. Mais les autorités semblent bien décidées à réprimer toute utilisation jugée immorale de l’Internet comme l’atteste la création, le mois dernier, d’unités de cyberpolice chargées de surveiller le web à travers le pays.

 

Une carte des endroits les plus photographiés dans le monde

Le site Sightmap propose aux internautes de découvrir sur une carte interactive quels sont les endroits dans le monde les plus photographiés. Un projet intéressant réalisé en partenariat avec Panoramio, un site de partage et de géolocalisation de clichés, et qui montre que les villes le plus souvent immortalisées par les photographes amateurs sont majoritairement européennes puisqu’à part New York, ce sont Paris, Rome, Barcelone et Istanbul qui remportent la palme de la popularité à en croire les informations disponibles sur le site…


Tendance du jour sur les réseaux sociaux

"Black history month", ou le mois de l’histoire des noirs en français, est une des expressions les plus utilisées actuellement sur les réseaux sociaux. Aux Etats-Unis et aux Canada, février est en effet un mois commémoratif en l'honneur des populations noires qui ont dû lutter contre l'esclavage pour gagner leurs droits civiques. Une célébration qui est loin de passer inaperçue en ligne où de nombreux messages ont été postés par les internautes à cette occasion. Des utilisateurs qui expriment, pour la plupart, leur fierté d’être noirs et qui saluent le combat difficile mené par leurs ancêtres pour leur dignité et leur liberté.

 

La vidéo du jour

Parcourir le célèbre parc national de Yosemite dans les montagnes de la Sierra Nevada à l’est de la Californie aux Etats-Unis et découvrir ses splendides paysages sans avoir à quitter son salon… C’est ce que proposent deux photographes Sheldon Neill et Colin Delehanty dans cette magnifique vidéo réalisée en time-lapse. Une véritable invitation au voyage à visionner sur les sites de partage.

 

 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 15:09

 

Médiapart - 02 février 2012 | Par Mathieu Magnaudeix

 

L’obsession allemande de Nicolas Sarkozy est née vers le printemps 2009. Auparavant, le chef de l’Etat n’en parlait guère. Mais avec la crise, la référence à l’Allemagne, première économie d’Europe dont les performances macro-économiques sont en effet enviables (à commencer par son excédent commercial), est devenue obsessionnelle.

 

 
© Reuters

Dimanche dernier, le chef de l’Etat a prononcé le mot « Allemagne » à de multiples reprises. « Il ne s’agit pas de tout faire comme les Allemands (…) mais c’est quand même le meilleur exemple économique d’Europe », affirmait le chef de l’Etat en novembre 2010 lors d’un entretien à l’Elysée. Comme le montre un examen des discours et interventions télévisées du chef de l’Etat durant son quinquennat réalisé par Mediapart, Nicolas Sarkozy a bien souvent justifié ses choix en affirmant que l’Allemagne avait fait la même chose auparavant. Et bien souvent, c’était faux, ou au minimum imprécis.

Pendant ces cinq années, inlassablement, Nicolas Sarkozy a raconté une fable allemande. Un conte de fées économique. Il a inventé des statistiques, multiplié raccourcis et omissions, attribué par erreur des mesures à l’ancien chancelier social-démocrate Gerhard Schröder pour mieux tancer les socialistes français, invoqué à tout bout de champ « Madame Merkel » pour justifier ses réformes. A contrario, le chef de l’Etat n’a pas hésité à taper sur l’Allemagne quand la comparaison le servait politiquement – pour noter l’atonie démographique allemande ou critiquer le choix de renoncer au nucléaire.

Bouclier fiscal, impôts, coût du travail, retraites… : voici comment Nicolas Sarkozy a tenté de vendre aux Français un «modèle» pas si exemplaire.

Le faux bouclier fiscal

Ce mensonge-là a duré un an et demi. Nicolas Sarkozy a toujours prétendu que l’Allemagne disposait d’un bouclier fiscal assurant aux contribuables de ne pas être imposés à plus de 50 %, comme celui instauré en 2007. C’était faux . Première salve à Bruxelles, le 20 mars 2009 :

« Ils [Les Allemands] ont le bouclier fiscal, ils l'ont depuis 25 ans, il n'y a pas une formation politique qui en demande la suppression, pas une. » 

Rebelote quelques jours plus tard, à Saint-Quentin (Aisne) : « Ne pas prendre par l'impôt direct plus de 50 % du revenu d'un ménage, c'est un principe de liberté, de liberté. C'est un principe qui est en Allemagne inscrit dans la Constitution – nos amis allemands, principaux concurrents, principaux partenaires, notre grand voisin. (…) Les Allemands y sont tellement attachés qu'ils l'ont inscrit dans la Constitution. » « Il ne viendrait naturellement à l'idée d'aucun membre de la CDU [le parti chrétien-démocrate de la chancelière Angela Merkel, ndlr] de revenir sur cet engagement, mais – plus intéressant – d'aucun socialiste allemand non plus. »

Le chef de l’Etat remet le couvert à Nîmes, le 5 mai. Et à nouveau, le 14 décembre 2009, lors d’une conférence de presse sur le grand emprunt :

« L'Allemagne a un bouclier fiscal et le bouclier fiscal est inscrit dans la Constitution. »

Dès mars 2009, Mediapart explique pourtant que l’Allemagne n’a jamais eu de bouclier fiscal. En 1995, les juges constitutionnels de Karlsruhe avaient bien indiqué qu'un contribuable ne devait pas verser au total plus d'« environ la moitié » de ses revenus au fisc au nom du respect de la propriété privée. Mais la décision est restée sans effet dans le droit, et elle a été cassée en 2006.

D’autres médias embraient (Le Monde, Libération). Mais Nicolas Sarkozy persiste. Face à David Pujadas, le 12 juillet 2010, il se lance dans une démonstration passionnée : « Le bouclier fiscal existe en Allemagne depuis plus de 20 ans », dit-il. Passionnée, mais d'abord destinée à défendre sa politique – «moi je me suis dit : "je crois en l'Europe, la France est en concurrence avec l'Allemagne, je vais donc faire la même chose en qu'Allemagne en France". »

« Les socialistes allemands ont été au pouvoir huit ans dans les années 90, ils n’y ont pas touché », affirme le chef de l'Etat. De fait, ils n’ont pas pu y toucher... car il n’existait pas. D’ailleurs, les sociaux-démocrates allemands ont gouverné le pays de 1998 à 2005, et pas « huit ans dans les années 90 ».

Le 16 novembre 2010, lors d’un entretien avec Claire Chazal, David Pujadas et Michel Denisot, Nicolas Sarkozy commence à admettre la réalité.  Mais à moitié seulement ! D'après le chef de l'Etat, «l’Allemagne avait un bouclier fiscal» mais elle l’a « supprimé » « quand elle a supprimé son impôt sur la fortune ». Suppression attribuée, une fois de plus, aux « socialistes allemands ». Or l’impôt sur la fortune a été supprimé en Allemagne en 1997, sous le gouvernement du conservateur Helmut Kohl.

Rendue visible par les chèques du fisc à Liliane Bettencourt, la réalité du bouclier fiscal devient un boulet politique. Nicolas Sarkozy opère alors une jolie volte-face rhétorique : pour justifier sa politique – abandon du bouclier fiscal en 2011, mais allègement parallèle de l’impôt sur la fortune (ISF) –, il se met à insister sur cette absence d’ISF en Allemagne, en ressortant sa rengaine frelatée des « socialistes allemands » :

« Nous sommes le dernier pays d’Europe à avoir un impôt sur la fortune. Les socialistes allemands commes les socialistes espagnols l’avaient supprimé» (« Face à la crise », 27 octobre 2011 ).

L’impôt sur la fortune (qui consiste à imposer le patrimoine) est en effet une exception en Europe. Reste qu’en Allemagne, et Nicolas Sarkozy se garde bien de le dire, les hauts revenus sont plus taxés qu’en France : selon la Cour des comptes, la France a baissé son taux marginal supérieur d’impôt sur le revenu de 48 % à 40 % en 2006 – il a été relevé à 41 % lors de la réforme des retraites. En Allemagne, les hauts revenus sont taxés à plus de 47 %.

Depuis, des ministres ont reconnu que le bouclier fiscal allemand n’existe pas. Christine Lagarde a même utilisé l’argument pour justifier l’urgence… de sa suppression en France, au nom de la nécessaire « convergence » fiscale avec l’Allemagne ! Le pays de « Mme Merkel » a vraiment bon dos.

Mais au contraire de ses ministres, Nicolas Sarkozy, lui, n’a jamais reconnu que le bouclier fiscal n’a jamais existé en Allemagne. « En supprimant l'impôt sur le patrimoine, les Allemands ont supprimé le bouclier fiscal », continuait-il à assener le 13 janvier 2011.

Deux mois plus tard, la Cour des comptes insistait : « De fait, n’a donc jamais été appliqué, en pratique, un quelconque principe de "bouclier fiscal" en Allemagne. »

L’Allemagne, paradis fiscal ?

Augmenter la TVA «serait injuste». 27 octobre 2011 
Augmenter la TVA «serait injuste». 27 octobre 2011

Nicolas Sarkozy dit régulièrement que nos prélèvements obligatoires (impôts + cotisations sociales) sont « les plus élevés du monde » ou « d’Europe ». Dans les deux cas, c’est faux. A 42,9 % selon l’OCDE, la charge fiscale est d’un niveau élevé (en raison du poids de la protection sociale), mais moindre qu’en Belgique, Suède, Danemark et Italie.  

« Nos prélèvements obligatoires sont déjà parmi les plus élevés d'Europe : 43,6 % du PIB en 2007, soit 7 points de plus que l'Allemagne et 9 points de plus qu'en 1970. » Cette phrase de Nicolas Sarkozy, prononcée en 2010, est juste si l’on prend les chiffres de l’OCDE. Mais, depuis, la Cour des comptes a rendu un travail exhaustif sur la comparaison fiscale France-Allemagne, qui revoit à la hausse le taux de prélèvements obligatoires outre-Rhin, à plus de 39 % (cliquer ici, format pdf).

En revanche, quand le président de la République décrit l’Allemagne comme une sorte de paradis fiscal pour les entreprises, il se trompe :

« J'aimerais qu'on m'explique comment on peut augmenter les impôts sur les entreprises et continuer à vendre des avions comme vous y arrivez. Ou comment on peut continuer à augmenter les impôts sur les entreprises, huit points de plus que les Allemands et préserver le pouvoir d'achat.» (Vœux aux forces économiques, 13 janvier 2011.)

Selon la Cour des comptes, le niveau de taxation effectif des bénéfices des sociétés est en réalité assez proche : 34,43 % en France contre 30,95 % en Allemagne, soit une différence de 3,48 points. A cause des possibilités nombreuses d’optimisation fiscale, les grandes entreprises françaises paient en outre très peu, voire pas du tout d’impôt sur les sociétés , tandis qu’en Allemagne, dans leur écrasante majorité, les entreprises (82 %) sont imposées par le biais de l’impôt sur le revenu.

En France, les entreprises bénéficient chaque année de 30 milliards d’euros d’exonérations de charges sociales sur les bas salaires, tandis que ces exonérations sont quasi inexistantes en Allemagne. « Une priorité a effectivement été donnée en Allemagne à l’objectif de compétitivité des entreprises, qui s’est traduit par une baisse des prélèvements », explique la Cour des comptes. Mais elle rappelle surtout que la France comme l’Allemagne ayant des impôts élevés, la fiscalité des entreprises n’est pas un élément décisif pour leur « attractivité » et leur « compétitivité » – cette dernière repose surtout sur un bon réseau de financement, des produits de pointe, une recherche-développement performante. Autant d’atouts des PME allemandes, qui délocalisent aussi souvent une partie de la production dans les pays d'Europe de l'Est, ce qui baisse les coûts de production.

Les interventions du chef de l’Etat sont également truffées de références au taux de TVA en Allemagne. Au début du mandat, quand il s’agissait de défendre la baisse de la TVA dans la restauration en France, Nicolas Sarkozy est allé jusqu'à inventer une fausse baisse de la TVA sur la restauration outre-Rhin.

 

Le 14 décembre 2009, quand une journaliste de Paris-Match lui demande s’il ne considère pas la baisse de la TVA en France comme un « échec », il répond sur un ton véhément :

 

Conférence de presse, 14 dec. 2009



« Si c'est un tel échec, je pose la question de savoir pourquoi Mme Merkel, à la tête de la première économie d'Europe, vient de décider de baisser la TVA sur la restauration à 7 %. Mme Merkel est quelqu'un de sensé, quelqu'un qui réfléchit. Pourquoi a-t-elle décidé de faire la même chose ? Essayez d'élargir votre réflexion aux autres. Non seulement cette décision qu'a prise la France n'est pas combattue par les autres, mais dans son programme Mme Merkel a dit : "une des premières décisions économiques que je vais prendre, c'est de baisser la TVA sur la restauration en Allemagne". C'est donc que cette mesure demande une autre appréciation. »  

 En fait, Angela Merkel n’a jamais baissé la TVA dans les restaurants, mais sur les seules nuitées dans les hôtels, auberges ou campings. Elle est toujours à 19 % dans les restaurants, selon ce document officiel de la Commission européenne.

A l'inverse, le chef de l’Etat a invoqué l’exemple allemand pour justifier cette fois une hausse de la TVA au 1er octobre 2012 – si toutefois il est réélu. Ce fut le cas dimanche dernier, quand il a annoncé une hausse de 19,6 à 21,2 % :

« En Allemagne, ils n’ont eu aucune augmentation des prix. La concurrence est telle que le risque d’inflation n’existe pas. »

Faux, encore une fois. L’Allemagne a fait passer au 1er janvier 2007 son taux de TVA de 16 % à 19 %, mesure faussement attribuée par Nicolas Sarkozy à Gerhard Schröder alors qu’elle a été décidée par la grande coalition conservateurs-SPD qui a dirigé le pays de 2005 à 2009. Et les prix ont bien augmenté. « Une grande partie de cette augmentation de la TVA a été répercutée dans les prix », selon une étude de la Bundesbank citée par la Cour des comptes. 

À plusieurs reprises, Nicolas Sarkozy a affirmé qu’il voulait « des taux de TVA harmonisés » entre la France et l’Allemagne (par exemple, le 27 octobre 2011, face à Jean-Pierre Pernaut et Yves Calvi). En fait, la convergence existe déjà : la TVA est à peu près égale en France et en Allemagne et représente 7 % du PIB dans les deux pays.

« Règle d'or », l'envers du décor

« Nos amis allemands ont ainsi pris l'engagement de ramener leur déficit à 0 en 2016 si les conditions économiques sont normales. Cette règle en Allemagne est même inscrite dans la Constitution » (14 décembre 2009).

Nicolas Sarkozy a fustigé la hausse de la dépense publique française, et célébré par contraste la réduction des déficits en Allemagne et l’adoption d’une « règle d’or ». En fait, le « Schuldenbremse » allemand ("frein à l’endettement") ne s’appliquera qu’en 2016 au niveau fédéral, et en 2020 dans les Etats régionaux (sauf catastrophe naturelle… ou récession). Il ne prévoit pas exactement un retour à 0% du déficit, mais prône un seuil maximum d’emprunt de l’Etat fédéral de 0,35 % du PIB.

De 1996 à 2008, l’Allemagne a drastiquement réduit ses dépenses publiques, s’infligeant une véritable cure d’austérité post-réunification. Le déficit budgétaire fédéral est aujourd’hui inférieur à 1 %. « Alors qu’en 1996 la dépense publique par tête était d’un niveau égal de part et d’autre du Rhin, elle était devenue en 2008 de 16 % supérieure en France et l’écart en termes de dépenses publiques en part de PIB a atteint 10 points de pourcentage », explique l’économiste Arnaud Lechevalier, qui a consacré sur son blog plusieurs billets à ce sujet. Une rigueur qualifiée d’« exceptionnelle » par l’économiste, tandis que l’évolution des dépenses publiques en France progressait selon la moyenne de l’Union européenne.

Un modèle ? Pas vraiment. La réduction des dépenses publiques s’est faite au détriment de la solidarité (les minima sociaux ont été baissés), et de l’investissement des communes et des Etats régionaux dans l’éducation, les infrastructures et équipements collectifs (bibliothèques, piscines, services sociaux).

Les 35 heures existent aussi en Allemagne

Novembre 2008 © Gouvernement allemand 
Novembre 2008 © Gouvernement allemand

Quand il s’agit d’expliquer le décrochage de la France par rapport à l’Allemagne ces dernières années, Nicolas Sarkozy a une bête noire toute trouvée : les 35 heures.

« Le jour où il y a eu les 35 heures en France, les syndicats allemands se sont réjouis, se sont réunis, ont dit : ah enfin une bonne nouvelle pour l'Allemagne», a-t-il raconté dimanche soir.

« Nous payons toujours le prix d'erreurs qui ont sapé durablement notre compétitivité : alors que l'Allemagne se réformait, la France a été le seul pays au monde à mettre en place les 35 heures, comme si on pouvait avoir plus de croissance en travaillant moins» (17 novembre 2011).

« Quand vous pensez ici que la France a perdu 30 % de compétitivité par rapport à l'Allemagne depuis 2000 ! Qu'est-ce qui s'est passé en 2000 ? Les 35 heures. Comment voulez-vous que notre pays soit compétitif si on explique aux gens qu'ils travailleront moins et gagneront autant ? À l'arrivée, cela conduit à quoi ? À des discussions sur les salaires qui n'existent plus et à la délocalisation de nos entreprises chez nos voisins. Cette réalité-là, nous ne pouvons pas l'accepter. Nous ne pouvons pas l'accepter parce qu'elle mortelle» (Vesoul, 15 janvier 2009).

Ces remarques n’ont guère de sens. En Allemagne, la réduction du temps de travail est une très longue histoire, mais – et là réside la différence avec la France – elle a été négociée dans les branches professionnelles et non par la loi. «Le processus de réduction collective du temps de travail a été initié en 1984 par des accords importants signés dans les secteurs de la métallurgie et de l’imprimerie. Bon nombre d’accords prévoyant un passage de 40 à 38 ou 35 heures hebdomadaires ont ensuite été signés entre 1984 et 1990, avec des réductions du temps de travail négociées au cas par cas», rappelle l’OCDE.

Par ailleurs, selon l’institut COE-Rexecode, pourtant proche du patronat, la réduction du temps de travail a été relativement bien plus importante en Allemagne : le volume total d'heures travaillées a baissé de 5 % en Allemagne entre 1999 et 2010. Contre seulement 1 % en France sur la même période ! Le nombre de créations d'emplois en France a même été le double de celui de l'Allemagne entre 1999 et 2010 (+14% contre +7%). Le PIB a crû de 16 % sur la même période, contre 13 % en Allemagne.

« En moyenne, la croissance annuelle française entre 2000 et 2010 s’établit à 1,5 %, contre 1,1 % en Allemagne», rappelle la Cour des comptes. C'est la conséquence de la très grande austérité allemande pendant toutes ces années, qui s’est accompagnée d’une compression des salaires et d’une consommation atone, dans le seul et unique but de gagner des parts de marché à l’exportation. Une stratégie offensive, pas franchement reproductible en Europe, car l’Allemagne a surtout exporté massivement… vers ses voisins de l’Union européenne. Mais qui garantit aujourd’hui à l’Allemagne un commerce extérieur florissant et, depuis 2006, une croissance plus soutenue.

De plus en plus de précaires

« Le coût du travail a augmenté en France plus rapidement qu'en Allemagne sur les quinze dernières années. N'allez pas chercher ailleurs les bons résultats de l'Allemagne et les difficultés de la France», expliquait Nicolas Sarkozy le 15 novembre 2011, lors d’un déplacement à Bordeaux sur la lutte contre les fraudes.

C’est d’ailleurs au nom de l’impératif de réduction du coût du travail que Nicolas Sarkozy a justifié dimanche dernier la réduction des charges patronales en contrepartie de la hausse de la TVA. Mais là encore, ce que dit le chef de l'Etat est très contestable, en particulier lorsqu'il assène : « Les charges des salariés français sont deux fois plus élevées que celles des salariés allemands». En réalité, selon la Cour des comptes, le taux d’imposition du travail salarié en France était de 41,4 % en 2008, contre 39,2 % en Allemagne. On est loin des fourchettes citées par le chef de l’Etat.

En revanche, les cotisations patronales sont en effet moindres en Allemagne (et parfois de moitié), mais c’est parce que la structure des cotisations sociales n’est pas la même : organisation historique du financement de la protection sociale oblige, les cotisations sociales sont payées à égalité par les salariés et les employeurs en Allemagne, alors qu’elles sont financées aux deux tiers par les employeurs en France.

Cela dit, les employeurs bénéficient en échange de davantage d’exonérations sociales en France, si bien que le niveau de charges est quasiment nul au niveau du Smic (ce qui n’encourage pas la progression des salaires !) Au total, le rapport entre les prélèvements sociaux et le coût global pour l’employeur est sensiblement le même, selon la Cour des comptes.

Reste que les coûts salariaux ont progressé en France ces dernières années (comme ailleurs en Europe), alors qu’ils diminuaient en Allemagne. « La progression des coûts salariaux unitaires de l’industrie française a été supérieure de 10 points à celle de l’industrie allemande sur la période 2000-2008 », rappelle la Cour des comptes. Mais la baisse des charges patronales en Allemagne, du fait notamment de l’introduction de la TVA sociale en 2007, n’est pas l’explication principale. « Cet écart tient pour plus de 80 % à la modération salariale qui a caractérisé l’économie allemande sur cette période et qui a été exceptionnelle en Europe ». Ne pouvant pas dévaluer sa monnaie, l’Allemagne a en fait opéré une sorte de dévaluation fiscale en abaissant le coût du travail, via le gel des salaires et la réduction des charges sociales. Selon Arnaud Lechevalier, le coût réel du travail allemand a ainsi retrouvé en 2008 un niveau inférieur à 1995.

Dans Alternatives économiques, le chercheur dresse un constat catégorique : « L'évolution récente de l'Allemagne ne ressemble pas à une success story à copier d'urgence. » Car sous le gouvernement Schröder, les réformes du marché du travail ont créé un marché du travail à deux vitesses, précarisant des millions d’Allemands.

Certes, le chômage est très bas et ne cesse de baisser. Il s’élève à environ 6 % de la population active – soit 3 millions de chômeurs, contre 10 % en France. Mais un emploi sur trois n'est ni à temps plein ni à durée indéterminée. Un emploi sur dix est un minijob, ces emplois à moins de 400 euros par mois, non assujettis aux cotisations sociales salariées. Quelque sept millions d'Allemands occupent des minijobs, qui existaient déjà, mais qui ont explosé fin 2002. Ces minijobs parfois cumulés avec d'autres emplois sont exonérés de cotisations sociales, mais cela va de pair avec une couverture sociale réduite.

Les emplois faiblement rémunérés ont progressé de six points sur les dix dernières années : un million d'Allemands travaillent pour moins de 5 euros de l'heure, 3 millions et demi moins de 7 euros. L’Allemagne n’a pas de salaire minimal national, seulement des minima de branche. Mais les accords garantissent des salaires parfois très bas, et 50 % des salariés échappent à toute convention collective, signe d’une érosion de la tradition de dialogue social outre-Rhin.

Conséquence de cette politique : selon la Cour des comptes, « les inégalités de revenus se sont récemment creusées », davantage qu’en France, et le taux de pauvreté a notablement progressé entre 2000 et 2009, alors qu’il a un peu baissé en France. Une face cachée du « nouveau miracle allemand » que Nicolas Sarkozy n’évoque jamais.

Les « Pactes pour l'emploi »

Dimanche dernier, Nicolas Sarkozy a exigé l’ouverture d’une discussion entre syndicats et patronats sur les « accords compétitivité-emploi ». Entreprise par entreprise, à condition d’obtenir l’accord de syndicats représentant 30 % des voix aux élections professionnelles, le temps de travail pourrait être revu à la baisse, le salaire aussi.

Malgré la demande présidentielle d’aboutir sous deux mois, il ne se passera sans doute rien sur ce sujet avant le scrutin d’avril. Il s’agirait en effet d’une transformation profonde du droit du travail. Les « accords compétitivité-emploi » se veulent le décalque des « pactes pour l’emploi » allemands, « choisis à la demande du Premier ministre socialiste Schröder, il y a plus de dix ans », selon le chef de l’Etat (Lyon, 19 janvier 2012).

Rien de plus faux. Gerhard Schröder (encore lui !) n’a rien à voir là-dedans. Selon Adelhaid Hege et Christian Dufour, chercheurs à l’IRES (lire ici leur article), les « pactes pour l’emploi » se sont répandus « à partir du milieu des années 90 », dans les périodes difficiles mais aussi pour soutenir la compétitivité après la Réunification. Dès 1994, les salariés de Volkswagen consentent à des baisses de salaires en échange d’une garantie d’emploi – quatre ans avant que Gerhard Schröder ne devienne chancelier.

Les salariés ont souvent accepté des « sacrifices » lourds, comme la flexibilisation des horaires, la réduction des primes… – des efforts consentis aussi en France avec l’annualisation du travail rendue possible avec la loi sur les 35 heures.

Les représentants du personnel ont signé de tels deals en échange du maintien en Allemagne des savoir-faire et de la production, mais en exigeant aussi parfois un droit de regard sur les choix stratégiques de l'entreprise. Un donnant-donnant dans la lignée de la cogestion des relations sociales typique de l'Allemagne (même si ce modèle est aujourd'hui en crise). Combinés au chômage partiel, ses accords et cette pratique du dialogue ont permis de limiter la casse en emplois industriels pendant la crise.

Au contraire, la France a perdu 100.000 emplois industriels en trois ans et n’a pas assez recouru au chômage partiel. Mais les relations sociales sont si exécrables chez nous, les syndicats si faiblement représentés que si les accords compétitivité-emploi y voyaient le jour dans quelques semaines, les salariés en paieraient certainement le prix fort, surtout dans les PME et les TPE.

D’ailleurs, si l’idée était tellement bonne, pourquoi Nicolas Sarkozy ne l’a-t-il pas proposée avant ?

 


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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 14:53
http://acampadabaiona.com/

 

Convergence! Signez Pétition pour l’Audit Citoyen de la Dette

Signez la pétition!

Un des objectifs principaux du collectif pour un audit citoyen de la dette publique consiste à fournir des outils de mobilisations pour dénoncer cette « arnaque » de la dette.  Pour que, dans les têtes, ne règne pas le fatalisme du « il-n’y-a-pas-d’alternative-à-la-rigueur », il est plus que jamais nécessaire d’agir, au niveau européen, national et local. A commencer, bien sûr, par signer et faire circuler la pétition!

« Nous vivons au-dessus de nos moyens », telle est la rengaine que l’on nous ressasse dans les grands médias. Maintenant « il faut rembourser la dette », nous répète-t-on matin et soir. « On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France ».

Mais d’où vient cette dette ? L’avons-nous décidée ? A-t-elle été contractée dans l’intérêt général, ou bien au bénéfice de minorités déjà privilégiées ? Qui détient ses titres et profite de l’austérité ? Peut-on alléger son fardeau autrement qu’en appauvrissant les populations?

Ne sommes-nous donc plus que des jouets entre les mains des spéculateurs et des créanciers ? Ou bien encore des citoyens, capables de délibérer ensemble de notre avenir ?

Ces questions, de plus en plus nombreux sont ceux qui se les posent. Les indignés espagnols refusent que les gouvernements y répondent contre la volonté du peuple. En Grèce un comité pour l’audit de la dette mobilise de nombreux citoyens. Dans toute l’Europe et en France un large débat démocratique est urgent, car les réponses apportées à ces questions détermineront l’avenir du pays et de l’Union.

C’est pourquoi nous avons décidé de créer un collectif national pour un audit citoyen de la dette publique, afin de porter ce débat au cœur de la société.

+d’infos sur le site officiel!

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 14:50
Occupy Geneva

20min.ch - 01 février 2012 07:00; Act: 01.02.2012 10:21

 

Les Indignés embrasent le Conseil municipal 
par Didier Tischler / Raphaël Leroy - Le campement des altermondialistes, soutenu par Rémy Pagani, divise gauche et droite à l’assemblée de la Ville de Genève.

 

 

storybild

Les occupants du parc seront fixés sur leur avenir aujourd’hui. (Photo: 20 Minutes)

«Les Indignés pensent être au-dessus des lois, alors que le parc ne leur appartient pas, tempête le PLR Adrien Genecand. Il s’agit d’une question d’égalité de traitement». Un avis que conteste Pierre Vanek. «Quelles que soient les critiques, il s’agit de liberté individuelle, explique le membre d’Ensemble à gauche. Tant que les Indignés n’entravent pas celle des autres, il n’y a pas de problème».

Lundi soir, plus d’une heure de débats enflammés ont fait suite à une proposition du PLR d’expulser les campeurs, installés aux Bastions depuis mi-octobre. Au vote, le texte a été refusé d’une seule petite voix. Ce résultat serré a toutefois fait plaisir au magistrat en charge du dossier. «Les Indignés ayant déposé une demande officielle, je vais recommander mercredi à mes collègues du Conseil administratif de prolonger l’autorisation de séjour d’un mois», a dit Rémy Pagani.

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 15:32

 

 

lecourrier.ch - JEUDI 01 DéCEMBRE 2011 -Pauline Cancela

 

Pierre Maudet lâche l’affaire. Minorisé au sein de l’exécutif de la Ville de Genève, le maire a décidé de ne plus s’occuper du cas des indignés. Hier, il souhaitait faire évacuer le camp des Bastions dans l’après-midi contre l’avis des autres membres du Conseil administratif, réunis pour leur séance hebdomadaire. Du côté du mouvement, la nouvelle a filtré prématurément via un appel de la Mairie. De quoi leur donner des sueurs froides. Ils s’attendaient à voir la police et la voirie arriver à 14h.

En réalité, Pierre Maudet n’a pas réussi à imposer son point de vue. Ses quatre collègues de gauche ont décidé de permettre aux indignés de continuer leur occupation sans restriction de périmètre et de durée. Pour marquer son désaccord, le maire souhaite se dessaisir du dossier.

Les occupants sont dans le collimateur du magistrat depuis un certain temps. Ce dernier constate une «réelle dégradation du site tant d’un point de vue sécuritaire qu’au niveau de la salubrité». A sa demande, les campeurs affirment avoir promis lundi de redimensionner le camp afin qu’il se rapproche davantage d’une plate-forme démocratique que d’un camping.

D’après un membre, les déménagements ont commencé aussitôt. Hier, la partie su camp située en contrebas n’était cependant pas encore totalement vidée. Le mouvement attendait son AG d’hier soir pour décider de la nouvelle structure. Et d’assurer que Pierre Maudet en était prévenu.

Vraisemblablement, le maire attendait d’eux qu’ils se restreignent dans de plus brefs délais à une occupation de jour limitée à l’accueil, la tente de réunion et au tipi. «Malgré les bonnes intentions théoriques des délégués, aucun changement n’a été constaté, dit un communiqué de la Mairie. Ce qui n’est pas tolérable compte tenu de l’occupation illicite du domaine public par ce mouvement.» Le conseiller administratif a toutefois admis que la demande d’autorisation a été déposée dans les délais. Mais «sans  personne de référence, ni date de fin du mouvement, ni même un but».

Dans l’imbroglio général, le conseiller administratif Rémy Pagani a repris en mains le dossier, provisoirement. Hier soir, il devait se rendre à l’assemblée générale pour discuter des problèmes de salubrité, à l’invitation du mouvement.

 

 

http://www.lecourrier.ch/les_indignes_genevois_echappent_a_l_evacuation

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 15:25

 

ledevoir.com
Agence France-Presse   31 janvier 2012  États-Unis
Washington — Plusieurs centaines de manifestants anticapitalistes du mouvement Occupy de Washington, menacés d'expulsion hier s'ils continuaient à dormir dans leur campement, ont érigé une immense «tente des rêves» sur une place occupée, en forme de pied de nez aux autorités.

Une immense bâche bleue, portant les mots «tente des rêves», a été déployée en milieu de journée dans le square McPherson, à l'heure limite de l'ultimatum lancé vendredi par la police pour que les campeurs cessent de dormir dans les deux sites occupés depuis octobre par le mouvement à Washington.

La police, à la présence extrêmement discrète, n'était pas intervenue hier en début d'après-midi alors que plusieurs centaines de manifestants chantaient, jouaient de la musique ou reprenaient le slogan «c'est ça la démocratie!».

Le mouvement d'occupation anticapitaliste, qui a commencé en septembre à New York avec Occupy Wall Street, se partage à Washington entre deux campements: Occupy DC dans le square McPherson, et Occupy Washington DC sur Freedom Plaza, les deux étant proches de la Maison-Blanche dans le centre-ville.

Le National Park Service, qui gère les parcs de la ville, a distribué depuis vendredi un «avis» indiquant que «tout le matériel» de camping (tentes pour dormir, sacs de couchage, réchauds, etc.) devait être enlevé d'ici lundi [hier] midi, sous peine d'arrestation et de saisie des biens.

«On ne peut pas expulser une idée», a indiqué à l'AFP David Barahona, 20 ans, venu de Dallas, au Texas, pour occuper Freedom Plaza et déterminé à «exercer le droit que donne le premier amendement [de la Constitution américaine] sur la liberté de parole».
http://www.ledevoir.com/international/etats-unis/341467/washington-les-indignes-defient-les-autorites
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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 15:18
euronews.net - 31/01 15:23 CET
http://fr.euronews.net/2012/01/31/les-indignes-de-washington-campent-toujours-malgre-la-fin-de-l-ultimatum/

Les ports du Pacifique cible des indignés du… 13/12/2011 11:03 CET

 

 

 

 

Aux Etats-Unis, les manifestants anti-capitalistes du mouvement Occupy campent toujours aux abords de la Maison-Blanche à Washington. Les autorités leur avaient donné jusqu‘à ce lundi midi pour plier bagages. Mais l’ultimatum n’a pas été suivi d’opérations d’expulsion. Les manifestants ont même déployé une gande bache bleue, qu’ils ont baptisé symboliquement “la tente des rêves”. Et ils ont bien l’intention de poursuivre leur mobilisation.

“On va exercer notre droit à la désobéissance civile, assure un de ces activistes. On va rester ici aussi longtemps que possible, jusqu‘à ce que la police vienne nous déloger”. Un peu plus loin, un autre manifestant ajoute : “moi, je suis là pacifiquement. Je cherche pas la bagarre, et je veux pas qu’on s’en prenne à moi”.

Ces militants dénoncent les injustices engendrées par le capitalisme. Leur mouvement est né à New York en septembre, avec un campement devant Wall Street. Et il s’est étendu à d’autres villes américaines. Il rejoint dans l’esprit, la mobilisation des “Indignés” en Europe.

Plus d'actualités sur : Etats-Unis, Indignés, Maison Blanche, Washington

Copyright © 2012 euronews

 


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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 15:12

challenges.fr - Créé le 31-01-2012 à 12h18 - Mis à jour à 12h22    Par Delphine Dechaux

 

REPORTAGE Challenges a rencontré les protestataires du mouvement "Occupy London", qui, dans une atmosphère bon enfant, se préparent à l’éviction du parvis de Saint Paul, où ils ont passé plus de cent jours.

 

 

Les indignés britanniques se sont réunis sous la bannière "Occupy London". Ils occupaient le parvis Saint Paul de la capitale de la Grande-Bretagne depuis cent jours. (SIPA)

Les indignés britanniques se sont réunis sous la bannière "Occupy London". Ils occupaient le parvis Saint Paul de la capitale de la Grande-Bretagne depuis cent jours. (SIPA)

Sous les flancs immenses de Saint Paul, à Londres, moutonne une mer de tentes colorées. Après trois mois d’occupation, les 200 igloos des "indignés" de Londres occupent toujours le parvis. Mais les protestataires du mouvement "Occupy London" se préparent à l’éviction.

Cheveux blonds et longs de surfeur, sourire chaleureux, Janick, un ancien comptable parisien travaillant aujourd’hui dans la restauration, discute politique tout en coupant des légumes. Dans la cuisine du camp – un vaste abri de toile où des stocks de nourriture s’empilent dans des meubles de fortune, on prépare chaque jour une grande tambouille pour les protestataires.

"Tous ceux qui passent sont les bienvenus" précise Janick. Les vivres proviennent de dons et de solidarités locales. La boulangerie Paul voisine offre par exemple ses pains invendus de la veille pour le petit déjeuner. Dans une atmosphère bon enfant, les cuisiniers du jour abordent toutes sortes de sujets : guerres illicites, finance, réchauffement climatique, problèmes de logements. On traite les financiers et les politiques comme les oignons : hâchés menu.

Dans la tente dédiée à "l’info", un certain Charly fait office de porte-parole et distribue "The occupied times", version parodique du très institutionnel Times anglais qui, en plus du site internet (occupylsx.org), sert de tribune au mouvement. Le gouvernement Camaron parviendra-t-il à réformer la finance ?

"Tous pourris. Les politiques et les financiers se tiennent la main. Il faut changer tout le système", assène Charly. "Tu trouveras ici autant d’opinions que de personnes" observe gentiment Janick.

Si les protestataires semblent bien installés dans leurs habitudes, ils vivent probablement leurs derniers jours à Saint Paul. Le 18 janvier, la Haute Cour de Londres a en effet autorisé l’éviction du camp, qui a déjà résisté à plusieurs assauts de la police métropolitaine. Le mouvement anticapitaliste a fait appel de cette décision, mais n’espère pas obtenir gain de cause.

Les anticapitalistes anglais avaient déjà dû quitter de leur propre gré un immeuble du complexe moderne du Barbican, non loin de là, ainsi qu’un bâtiment de la banque suisse UBS, qu’ils avaient rebaptisé "banque des idées". Mais le mouvement né dans la mouvance des "indignados", les indignés espagnols, et de "Occupy Wall Street" continue de faire des petits ailleurs. A Davos, quelque 200 protestaires appellent à la "résistance à ceux qui veulent dominer le monde".

 

 

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