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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 17:47

 

Publié par Poetes Indignes le 08/03/2012

 

 

 

 

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 17:43
lavoixdunord.fr - jeudi 08.03.2012, 11:22  - MATTHIEU DELCROIX ET PIERRE ROUANET


 

Les manifestations se sont multipliées en Europe ces derniers mois - PHOTO AFP
Les manifestations se sont multipliées en Europe ces derniers mois - PHOTO AFP
| INTERNATIONAL |

Dix mois que les manifestations d'Indignés se succèdent en Europe. Un film, Indignados, sorti hier, retrace ce combat. Qu'espèrent ces révoltés ? Quelle issue ? Témoignages.

 

« Ce n'est pas une crise, c'est une escroquerie ! » C'est en scandant ce slogan que plusieurs milliers de manifestants défilaient dans les rues des grandes villes espagnoles, le 29 février dernier. Le même jour, à Londres, le mouvement « Occupy London » prévenait : « This is just the beginning. »

Ce n'est que le début. Le mouvement, inspiré de « Occupy Wall Street », revendique de représenter les 99 % de la population « qui ne peuvent tolérer plus longtemps la cupidité et la corruption des 1 % restants », en prenant pour modèle le Printemps arabe et en encourageant la non-violence.

Plus au sud, la Grèce connaît rarement une semaine sans manifestation. Rome, Tokyo ou Hong-Kong ont aussi droit à des mouvements, plus disparates. Pourquoi, depuis bientôt un an et la prise de la Puerta del Sol à Madrid par Los Indignados, ces révoltés continuent-ils à descendre dans la rue ?

Parce que, partout, ils refusent d'être les seules victimes de la crise. De subir des plans d'austérité drastiques comme en Grèce, l'exemple le plus fort avec une baisse du salaire minimum de 22 %, entre autres. Tous s'en prennent à la finance, responsable à leurs yeux de ce marasme. Un secteur financier déjà ciblé par Stéphane Hessel dans Indignez-vous, la « Bible » des Indignés.

Rupture

Désigner de nouveaux gouvernements, grecs, islandais ou espagnols, ne change rien : quelque chose s'est cassé avec la classe politique, accusée de cautionner le système. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, tente une approche avec le mouvement, en octobre : « Je comprends la frustration des Indignés, conséquence, dans une large mesure, de ce qui se passe dans le secteur financier. » Mais la gestion européenne n'est pas épargnée.

Les manifestants veulent croire qu'une autre voie est possible, une autre société. Les Islandais, dont le pays est un candidat sérieux à l'Europe, auraient-ils montré un début de solution ? Deux fois, en 2010 et 2011, ils ont refusé, par referendum, que l'argent public serve à rembourser des investisseurs privés, floués par la faillite des banques. Dans ce petit pays, la pression populaire l'a emporté. Peut-il en être de même ailleurs ?

Grecs, Espagnols, Indignés et révoltés, tous l'espèrent. Ils témoignent. •

 

Des paroles, des actes

APPEL DE RÉSISTANCE

Le pouvoir de l'argent, tellement combattu par la Résistance, n'a jamais été aussi grand, insolent, égoïste, avec ses propres serviteurs jusque dans les plus hautes sphères de l'État. Les banques désormais privatisées se montrent d'abord soucieuses de leurs dividendes et des très hauts salaires de leurs dirigeants, pas de l'intérêt général.
Stéphane Hessel

ILS L'ONT DIT

« Nous sommes Anonymes. Nous sommes Légion. Nous ne pardonnons pas. Nous n'oublions pas. Redoutez-nous. »
La devise des activistes online d'Anonymous. Ils ont participé, entre autres, au lancement du mouvement Occupy Wall Street

EN MARCHE
Ils partent de Bayonne, Marseille, Lille... Les Indignés français marchent sur Paris pour « prouver que le mouvement ne s'est pas essoufflé ». Pour un rendez-vous le 21 avril, veille du premier tour de la présidentielle.

LIRE
« Indignez-vous ! », par Stéphane Hessel, 2010. Éditions Indigène. 3 €.
Courrier International , numéros 1089 et 1075, 2011 Année révoltée et L'indignation est-elle une politique ?

SURFER
Dossier
« Indignés de tous les pays... » sur le site www.courrierinternational.com

VOIR
« Indignados », réalisé par Tony Gatlif, sorti en salles hier.

 

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 17:35

 

 

Poitiers toma la calle

Poitiers toma la calle

ATTENTION les assemblées populaires auront lieu dorénavant tous les vendredis soirs à partir de 18h30 toujours place du marché (sous l’arbre à palabres près du parvis de Notre-Dame)

Agenda

Samedi 3 mars
(journée de formation DAL86 réservée aux adhérents)
11h-12h : permanence du Dal86 MDS
Concert de soutien aux inculpé.e.s de Toulouse au Plan B à partir de 19h
Mercredi 7 mars
18h : Rassemblement de soutien aux sans papiers devant le Palais de justice.
Vendredi 9 mars
18h30 : AP place du marché (sous l’arbre à palabres près du parvis de Notre-Dame).
Samedi 10 mars
11h-12h : permanence du Dal86 MDS
14h30 : La Coordination poitevine pour la sortie du nucléaire appelle à une manifestation place Leclerc à Poitiers, en souvenir des catastrophes nucléaires de Fukushima et Tchernobyl.
16h30 : Journée nationale d’actions DAL : rassemblement rue du marché Notre Dame (devant les Cordeliers côté place du marché)
Dimanche 11 mars
11 h : Journée nationale d’actions DAL : rassemblement marché des Couronneries rue de Marbourg (entre les deux marchés)
Mercredi 14 mars
19h : conseil d’administration du DAL86. Maison de la solidarité.
Jeudi 1er mars

18h00 : réunion du collectif D’ailleurs nous sommes d’ici MDS
Vendredi 2 mars
18h30 : AP place du marché (sous l’arbre à palabres près du parvis de Notre-Dame).
Vendredi 16 mars
18h30 : AP place du marché (sous l’arbre à palabres près du parvis de Notre-Dame).
Samedi 17 mars
11h-12h : permanence du Dal86 MDS
14h30 : Journée de mobilisation anticolonialiste et antiraciste http://www.demosphere.eu/node/26753
16h30 : Second appel de Poitiers
Vendredi 23 mars
18h30 : AP place du marché (sous l’arbre à palabres près du parvis de Notre-Dame).
Samedi 24 mars
11h-12h : permanence du Dal86 MDS
Nantes : Manifestation pour l’arrêt immédiat du projet d’aéroport à Notre Dame des Landes
Vendredi 30 mars
(Arrivée de la marche de Bayonne)

18h30 : AP place du marché (sous l’arbre à palabres près du parvis de Notre-Dame)
Samedi 30 mars
Journée d’actions en présence des marcheurs
.
11h-12h : permanence du Dal86 MDS
Dimanche 31 mars
Départ de la marche de Bayonne vers Paris.

Pour ce vendredi 2 mars :

Une dizaine de personnes présentes. AP qui a duré une heure.

Ordre du jour

- Compte-rendu de l’assemblée populaire Démocratie réelle Poitiers 25-02-12
- DAL86
- Bricolage mutualisé
- Rencontre régionale
- Marche 2012
- Marseille encore

Déroulement

- Compte-rendu de l’assemblée populaire Démocratie réelle Poitiers 25-02-12 : OK

- DAL86 Rassemblements dans le cadre de la journée nationale d’actions – SAMEDI 10 MARS 16h30 rue du marché Notre Dame (devant les Cordeliers côté place du marché) – DIMANCHE 11 MARS, 11 h, marché des Couronneries rue de Marbourg (entre les deux marchés)

- Bricolage mutualisé et Rencontre régionale en stand by vu que le Dal86 nous prend toute notre énergie.

- Marche 2012 : quelques idées d’actions sont proposées. A voir.

- Marseille encore Nous avons reçu une Déclaration de l’Assemblée Populaire des Indigné-e-s de Marseille. L’un d’entre nous est chargé d’y apporter une réponse. Ce qui n’a pas encore été fait.

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 17:31

http://democratiereelledunkerque.wordpress.com/

 On aime le nucléaire à Dunkerque ! 

Comme nous avons une belle centrale nucléaire juste à côté de chez nous, nous nous devons de fêter le premier anniversaire de l’accident de Fukushima! 

Un accident nucléaire tout à fait maîtrisé et sans conséquences ! 

Nous pouvons nous féliciter sur le fait que le nuage radioactif n’ait touché que la planète Terre !

Sachez Mesdames, Messieurs, que le nucléaire est une source d’énergie écologique puisque les déchets radioactifs se recyclent d’eux même en quelques dizaines de milliers d’années. Cela ne concernera que les générations futures…

Seuls nos enfants en payerons le prix avec une augmentation des leucémies … Mais bonne nouvelle : nous ne serons plus là ! Ce n’est donc pas notre problème !

Nous savons également que des énergies plus propres, moins coûteuses et créatrices d’emplois (l’éolien, le solaire, la géothermie…) existent mais ce n’est pas comme si aujourd’hui nous étions en crise et que nous ayons besoin de travail !

Nous disons merci à l’énergie nucléaire qui est également une source d’emploi pour tous ces nigériens qui peuvent trouver leur place dans la société en travaillant des journées entières dans les mines d’uranium.

De plus la sécurité du nucléaire est assurée, Greenpeace nous l’a démontré le 5 décembre dernier en s’introduisant facilement dans deux centrales nucléaires françaises ! Heureusement que ça n’étaient que des écologistes…

En France en 2006 seulement 739 incidents ont eu lieu sur le parc nucléaire. Nous sommes en sécurité !

Et à Dunkerque ? Aucun risque d’accident !…Nous avons juste la présence record de 13 sites SEVESO autour de la centrale de Gravelines (bientôt 14 grâce au méthanier !), ce qui pourrait créer une explosion en chaîne sur plusieurs kilomètres… et offrirait enfin une belle grande plage à Saint Pol sur Mer !

Nous sommes chanceux quand même ! Nous, on remercie le nucléaire ! Et pour vous montrer qu’il n’y a aucun problème avec cette technologie, nous vous offrons une petite dégustation de sushis tout droit importés de Fukushima ! 

Vos papilles vont déguster…

Si vous aussi vous aimez le nucléaire, rejoignez-nous samedi 10 mars à partir de 10h30 devant le café du Milord place Jean Bart !

 


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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 15:59
Tony Gatlif  

 

newsring.fr

Réalisateur, acteur, producteur. Réalisateur d'Ind…

 

La rencontre avec le livre "Indignez-vous" de Stéphane Hessel  m'a donné envie de faire un film. J'ai trouvé dans ce livre toutes les réponses, tout ce que je voulais que les gens disent. J'ai voulu faire un film sur qu'est ce qui se passe après, une fois qu'on a lu le livre : est-ce qu'on reste chez soi, est-ce qu'on se révolte ? 

En mai, les indignés ont occupé la place Puerta del Sol à Madrid. Je devais y aller. Je devais m'y rendre pour raconter avec des images leur combat contre la pauvreté, contre ce système qui crée de la misère. 

Les indignés se sont levés, et c'est déjà énorme. Les indignés ont repris la parole, on ne peut pas ne pas parler.

Ce n'est pas fini, c'est juste un début. Nous vivons dans un monde qui va de travers, l'être humain n'existe plus. Le peuple grec par exemple, paye pour sauver les banques. 

La Banque Centrale Européenne préfère sauver les banques que les humains. Une génération entière est sacrifiée en Grèce. Qu'est-ce que c'est que ce bordel ? On envahit un pays sans même faire usage des armes aujourd'hui. La Grèce n'appartient plus à la Grèce aujourd'hui, elle appartient à ses créanciers. 

Le mouvement des indignés va continuer, la solution est en marche. On ne peut pas changer le monde en 3 ou 4 mois, à moins d'être le roi de l'insurrection ! Le monde est si vaste et tellement abîmé de partout. 

En France, le mouvement des indignés a été muselé. Il suffisait d'aller voir place de la Bastille, il y avait 100 CRS pour 40 indignés, assis pacifiquement ! Il suffit d'un rien pour qu'un peuple se lève, et quand un peuple se lève, plus rien ne peut l'arrêter.

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 15:01

 

Rencontre 07/03/2012 à 10h56
Aurélie Champagne | Journaliste Rue89

 


Invité de Rue89 ce mercredi pour commenter l'actualité, le réalisateur évoque son engagement, la présidentielle et les « Indignés », objet de son dernier film.

Tony Gatlif à la rédaction de Rue89 (Audrey Cerdan/Rue89)

Tony Gatlif ressemble étrangement à ses films : la même musicalité, un côté voyou et sorte d'élégance née du désordre.

Le cinéaste de 64 ans parle beaucoup, vite, et avec fougue. Il fait aussi attention à ce qu'il dit :

« Un proverbe tsigane dit : “Fais attention à la langue. Elle va vite parce qu'elle n'a pas d'os.” »

Son dernier film, « Indignados », sort en salles ce mercredi.

 

 

Bande-annonce d'« Indignados » de Tony Gatlif

L'arrivée à Paris et les premiers films

Tony Gatlif à Rue89

Ce mercredi, de 12 heures à 14 heures, le réalisateur sera dans les locaux de Rue89 pour intervenir et réagir à l'actualité.

 

« Je m'engage. Maintenant, je ne me tais pas » : il définira les priorités de l'insurrection populaire à venir.

Né en 1948 d'un père kabyle et d'une mère tsigane, il grandit à Alger, il débarque en France à 14 ans, en pleine guerre d'Algérie.

Dans les années 60, l'adolescent fâché avec l'école mène une vie chaotique et finit en maison de correction (l'expérience lui sert d'ailleurs, quand il débute en tant que scénariste en 1975, avec « La Rage au poing », d'Eric Le Hung).

A 18 ans, Gatlif passe son temps au cinéma. Un soir de 1966, il va trouver Michel Simon dans sa loge et lui demande conseil. Le comédien, alors à l'affiche du « Vieil Homme et l'enfant » de Claude Berri, lui écrit une lettre de recommandation. Gatlif commence à suivre des cours de théâtre.

Il réalise son premier film en 1975, « La Tête en ruine », suivi de « La Terre au ventre » qui a pour toile de fond la guerre d'Algérie. Il découvre aussi la condition tsigane, qui devient son thème de prédilection à partir de « Les Princes ».

La condition tsigane comme fil rouge

Ce film de 1982, avec Gérard Darmon, narre la vie d'un groupe de Gitans en banlieue parisienne. C'est le premier volet d'une trilogie complétée par « Latcho Drom » et « Gadjo Dilo », avec Romain Duris et Rona Hartner.

Romain Duris fait partie de la garde rapprochée de Gatlif : on le retrouve dans « Je suis une cigogne » et « Exils », qui évoque le retour en Algérie. La mise en scène du film est récompensée à Cannes en 2004.

« Tous mes films sont des indignés », commente le réalisateur, très investi dans la défense de la communauté rom.

« Je suis un réalisateur indigné, évidemment ! Je fais des films qui disent non. »

 

 

Tony Gatlif : « Je fais des films qui disent non »

Non à l'oubli, d'abord : « Liberté  », son dernier long métrage, porte sur le génocide tsigane pendant la Seconde Guerre mondiale. Et non à la politique gouvernementale anti-immigration et anti-rom. Gatlif cite le discours de Grenoble dans un grand haut-le-cœur.

Au bout d'une vingtaine de films, on s'étonne pourtant de voir Gatlif s'attaquer au mouvement des « Indignés ».

« Le film m'est tombé dessus », admet le réalisateur.

« D'habitude, je ne touche pas à ces thèmes-là en tant que cinéaste. Ce film est arrivé par hasard. Ça n'est pas le film que je voulais faire. »

« Je m'engage maintenant. Je ne me tais pas »

« Indignados » est une libre adaptation de l'opus de Stéphane Hessel « Indignez-vous ! ». Caméra à l'épaule, Gatlif suit les manifestations d'« Indignés » en Europe : Espagne, France, Grèce... Le film est porté par l'énergie des manifestants et l'euphorie des révolutions arabes.

Les « Indignés » européens sont vus à travers les yeux d'une jeune Africaine clandestine, en quête d'un Eldorado dans « une Europe qui se fissure ».

« Maintenant, je m'engage, je ne me tais pas. Je l'ouvre », conclut le bonhomme qui refuse pourtant d'être « un représentant des “Indignés” : “Je suis un témoin.” »

« Je cherchais, je ne savais pas trop »

« Indignados » lui est venu presque par détour. Quand Hessel accepte qu'il adapte son livre, Gatlif n'a pas d'idée arrêtée sur ce qu'il va faire. Il part tourner des images au Maroc :

« Je cherchais. Je ne savais pas trop. Je suis allé au Maroc pour lâcher une tonne d'oranges dans les rues de la Casbah. La scène avec les oranges qui déferlent est la première que j'ai tournée. Pas pour faire joli. Je voulais rendre hommage au marchand de légumes Mohamed Bouazizi, qui s'est immolé en Tunisie au début des révolutions arabes. »

La Puerta Del Sol, « le détonateur »

A son retour, Gatlif a quelques images mais attend « un détonateur » :

« Et puis, à un moment est apparue sur la place de la Puerta Del Sol une population qui manifestait d'une façon nouvelle : ils occupaient la place. Ça a duré des semaines. J'ai trouvé ça très fort. »

 

 

Tony Gatlif raconte le tournage d'« Indignados » en Espagne

Il part à Madrid avec une petite équipe, « pour filmer ces gens qui sont à un moment donné sortis de chez eux pour dire non à ce modèle de société. Il y avait des jeunes, des moins jeunes, des tatoués, des cadres au chômage... de tout ».

La caméra est mal accueillie. Il montre patte blanche, explique son projet.

Les slogans : « Plus fort que les paroles »

Rapidement, les slogans le captivent plus que les témoignages :

« C'était plus fort que des paroles dites. Quelqu'un qui écrit “ Lève-toi de ton canapé ”, c'est très fort. Tu l'écris pas comme ça. Ou “ Aucun être humain n'est illégal ”, quand on parle des clandestins, des sans-papiers, les SDF. »

Le réalisateur évoque Mai 68, « mais j'étais très jeune à l'époque. Je ne lisais pas les slogans », sourit-il. Puis il parle des chantiers espagnols désertés par les investisseurs, « une horreur » :

« Tout le monde est parti parce qu'il n'y a plus de fric. »

Formellement, « Indignados » s'inscrit dans une tradition de films à slogan tournés précisément à cette époque, entre autres par les groupes Medvedkine, Chris Marker ou Godard.

Dans « Indignados », les dialogues cèdent la place aux slogans. Les silences durent. Le film est aussi traversé de musiques instrumentales ou bruitistes : une canette qui roule se transforme en une rythmique obsédante.

Gatlif lâche le mot de « ciné-poème » :

« Quelque chose de personnel, qui n'existe pas et qui ne veut pas non plus dire “faire de la poésie avec les gens”. »

« J'aurais aimé que les “Indignés” occupent le parlement européen »

« En Espagne, j'aurais aimé que les “Indignés” occupent le parlement européen. Ou qu'ils fassent quelque chose de grandiose, comme ce chef d'orchestre italien, Ricardo Muti », qui transforme son « Nabucco » en tribune politique, face à Berlusconi :

« Au bout de deux jours, je me suis arrêté de filmer. Je me demandais : ça rime à quoi ? Qu'est-ce que je montre ? »

Le déclic lui vient au musée du Prado. Il rentre en trombe à Paris pour trouver une actrice. Il rencontre une inconnue : Betty, Sénégalaise de 18 ans repérée dans un café à Montreuil. Depuis quatre ans, elle renouvelle son permis de séjour tous les six mois :

« Je lui ai dit que je comptais aller dans toutes les grandes manifestations européennes. A ce moment-là, il n'y avait que Madrid. Elle a dit d'accord tout de suite. On est partis en Grèce. »

« J'avais pas prévu que la Grèce s'écroule »

« J'avais pas prévu que la Grèce s'écroule, mais c'était là. Les pays tombaient devant la caméra. »

En Grèce, il réalise une projet qui le taraude depuis longtemps : « filmer Patras », une ville portuaire à 200 kilomètres d'Athènes d'où partent les bateaux pour l'Italie :

« C'est la porte de l'Europe, c'est par là que passent énormément de clandestins. »

Betty devient le point central du film. Son regard fait pencher « Indignados » dans la fiction.

 

 

Tony gatlif raconte le tournage d'Indignados » en Grèce

A Patras, la clandestine est arrêtée par la police. Mutique pendant presque tout le film, elle lâche quelques mots de wolof dans l'une des scènes les plus poignantes d'« Indignados » : l'équipe de tournage a pénétré dans un centre de rétention de la préfecture « où des milliers de clandestins attendent qu'on leur donne un petit bout de papier à tamponner pour rester quelques jours sur le territoire », raconte Gatlif sur France Inter.

« C'est un mystère. Pourquoi la police nous a permis de filmer dans cet immense endroit désolé en Grèce ? […] Le directeur est venu me voir et m'a dit : Si vous voulez, vous pouvez filmer dans la prison des femmes, mais vous avez cinq minutes. » […]

J'ai mis tout de suite Betty devant le téléphone et je lui ai dit : « Tu appelles tes parents en Afrique et tu leur dis exactement ce qu'on dit quand on est clandestin et qu'on appelle ses parents : “Tout va bien, on est dans un pays super.” Tu les rassures. » »

En France : des duvets vides de SDF

Plus tard, la clandestine se retrouve à Paris. Gatlif filme les rassemblements place de la Bastille, mais aussi la misère qui grève les trottoirs parisiens : il filme des duvets et des abris de SDF et cite leur nom :

« Il faut arrêter avec les images de gens qui dorment dehors. Ce sont des vrais humains, de tous bords, qui sont là. Maintenant, les gens commencent à être blasés. J'ai entendu souvent ce mot-là : “ blasé ”. Ça n'est pas possible. Ça me fait peur. Changeons le monde, bon sang ! »

 

 

Tony Gatlif raconte le tournage d« 'Indignados » en France

Comme le livre d'Hessel, Gatlif prône la désobéissance civile :

« Dire “non”, quand quelque chose vous paraît injuste, sans passer par la violence. »

Pour la présidentielle, il rêverait d'un monde où « personne n'irait voter. Personne. Ce serait un acte symbolique formidable » :

« Pour qui on va voter ? Qu'est-ce qui changera ? Mon rêve absolu, ce serait que le peuple descende dans la rue et dise ce qu'il veut. Mais c'est un rêve. On revient à la réalité ?

Dans ce cas, évidemment, il faut que tout le monde vote en mai prochain. Tout le monde. J'espère que les Manouches et les Roms qui ont la nationalité iront voter. C'est très important pour eux. »

Voter PS ? « Il faut pouvoir gagner »

Même si pour lui, le Front de Gauche relaie le mieux les valeurs des « Indignés », il votera sans doute PS : « Il faut pouvoir gagner. » Il revient aux 133 000 sans-abri de France :

« Le social, c'est pour ça que je vais voter PS. Parce qu'avec eux, il me semble qu'on peut parler. »

Il s'interrompt :

« Je suis pas inscrit, ni copain avec eux, hein. C'est la première fois que j'en parle. Mais il faut arrêter avec les gens qui dorment dehors. »

Gatlif voudrait que son filme « change quelque chose ».

Les puissances financières ont beau continuer à dicter les politiques nationales, et le mouvement des « Indignés » à n'avoir aucun relai politique, Gatlif reste convaincu que le mouvement n'en est qu'à ses débuts :

« Les inégalités n'ont pas fini de s'accroître. Il n'y a aucune raison que le mouvement indigné s'arrête.

Le but n'est pas l'effondrement du système. C'est l'espoir qui est en marche. »

 

 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 14:38

 

http://prod.franceinter.fr/emission-un-temps-de-pauchon-les-indignes-sur-grand-ecran

 

Indignados © Radio France - 2012

 

 

 

 

  En s'inspirant  librement de l'essai de Stéphane Hessel, Indignez-Vous, le cinéaste Tony Gatlif est parti  à travers l' Europe à la rencontre des mouvements d'indignés. 

  Son documentaire Indignados, en salle demain,  est un voyage aux côtés de Betty qui vient d'arriver en Europe. Immigrée, sans papiers, elle est le lien qui unit des témoignages d'hommes et de femmes qui se dressent face à un systéme. Une révolte, juste pour vivre.
  Stéphane Hessel voulait que ses Indignés fassent agir,  Tony Gatlif l'a fait !

 

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 14:33

 

sudouest.fr - 06h00
Par Jean-Pierre Tamisier

Me Marilyn Videau (au centre) a soutenu que les Indignés ont été verbalisés sur la base d'un arrêté municipal illégal.
Me Marilyn Videau (au centre) a soutenu que les Indignés ont été verbalisés sur la base d'un arrêté municipal illégal. (Photo Thierry David)

 

 

Neuf des Indignés, militants citoyens, qui s'étaient installés au début du mois de juin 2011 place Meynard, au pied de la basilique Saint-Michel, étaient convoqués hier après-midi devant le tribunal d'instance de Bordeaux. Sommés par une décision du tribunal administratif d'évacuer les lieux le 12 juillet, ils avaient également été verbalisés sur la base d'un arrêté municipal interdisant le camping sauvage dans Bordeaux. À ce titre ils doivent s'acquitter d'amendes pouvant aller jusqu'à 450 euros.

Mais hier, par la voix de Me Marilyn Videau, avocate de sept des neuf Indignés convoqués, c'est cet arrêté municipal, signé le 22 novembre 2010 par Jean-Louis David, adjoint au maire de Bordeaux en charge de la sécurité, qui a été placé au cœur du débat.

« Illégal et liberticide »

Dans une plaidoirie de près d'une heure, la jeune avocate a affirmé que cet arrêté n'était rien moins qu'illégal et liberticide.

« Il n'existe pas de définition juridique du mot camping, a-t-elle soutenu. Il faut donc se référer à l'usage normal du mot. Dans le ''Petit Larousse'', il est défini comme un mode d'hébergement nécessitant du matériel et des installations, pour des motifs touristiques ou sportifs. »

S'il y avait bien quelque matériel place Meynard (le président Dessans a énoncé quatre tables, cinq matelas, un poulailler avec deux poules, une jardinière avec des plans de tomates, etc.), Me Videau a totalement écarté l'hypothèse que ses clients aient eu des motifs touristiques ou sportifs de s'installer là. Dès lors, il n'y a aucun fondement légal, pour l'avocate, à délivrer une contravention sur la base de cet arrêté municipal à ses yeux illégal.

Me Nicolas Rothe de Barruel, qui défendait un des neuf Indignés, abondait dans le même sens. « Mon client est sans domicile fixe. Cet arrêté, frappé d'illégalité et de nullité, permettrait de réprimer ce qui ne peut l'être : ne pas avoir de domicile, être en situation de vagabondage ou tenir une manifestation politique. »

Les deux avocats demandaient la relaxe de leurs clients. Officier du ministère public, le commissaire divisionnaire Christine Longuechaud, réclamait en revanche, sans entrer dans le débat juridique, des amendes de 120 euros. Le jugement a été mis en délibéré jusqu'au 7 mai.

 

Bordeaux
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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 14:21

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 "Les étapes en Charente-Maritime :

17. Mardi 20 : Saint-Savin - Montendre 18km 

18. Mercredi 21 : Montendre - Jonzac 20km 

19. Jeudi 22 : Jonzac - Pons 20km 

20. Vendredi 23 : Pons - Saintes 20km (Projection du film "Gazastrophe" Salle Saintonge à 20h00) 

21. Samedi 24 : Saintes (Assemblées Populaires + Festivités au Village Citoyen Place Bassompierre) 

21. Dimanche 25 : Saintes - Saint-Jean-d'Angely ou Saint-Hilaire de Villefranche 

Nous recherchons des contacts pour chacune de ces étapes et tout le long du trajet afin d'accueillir et/ou accompagner nos marcheurs. Responsable : Jean-Yves. 

Les contacts avec les marcheurs et avec les indignés des villes voisines : La Rochelle, Cognac, Angoulême... seront centralisés par Baptiste. 

 

Pour l'étape de Saintes, nous prévoyons de tenir plusieurs assemblées populaires dans la journée sur des thèmes comme l'éducation ou la santé, la démocratie ou l'audit de la dette. Le soir, le village s'animera autour d'une auberge espagnole où tout le monde pourra apporter un petit quelque chose à manger et/ou à boire à partager en toute convivialité. Des animations pourront se mettre en place. Tous les artistes seront les bienvenus.

 

Nous aurons besoin de tables et de chaises, de barbecues et d'approvisionnements divers. Responsable : Patrick.

Il nous faudra également prévoir des sanitaires pour les marcheurs et pour les visiteurs, ainsi qu'une solution de repli en cas de sérieuses intempéries. responsable : Jean.

Nous éditerons des tracts (distribution à partir du festival Dire le Monde du 8 au 11 mars) et nous devrons réaliser des panneaux. Responsables : Jessica et Romin.

Les relations avec la presse, les radios et la TV seront pris en charge par JF.

D'autres volontaires peuvent se joindre à cette équipe. N'hésitez pas."

http://rev-solutions.over-blog.com/article-compte-rendu-du-lundi-27-fevrier-2012-100750692.html

 


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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 15:59
ladepeche.fr
Publié le 05/03/2012 09:13 | A. H.
cinéma

 

Tony Gatlif, toujours révolté par l'injustice./Photo DDM, Léa Donnat

Tony Gatlif, toujours révolté par l'injustice./Photo DDM, Léa Donnat
Tony Gatlif, toujours révolté par l'injustice./Photo DDM, Léa Donnat

 


Dans son dernier film, « Indignados », qu'il est venu présenter à l'Utopia de Toulouse, Tony Gatlif a placé sa caméra au sein même des mouvements des indignés pour témoigner d'une Europe révoltée et montrer, sans dialogues mais avec des images qui parlent d'elles - mêmes, l'insurrection pacifique d'hommes et de femmes qui se dressent face à un système pour juste pouvoir vivre.

C'est à travers le voyage de Betty, une jeune clandestine africaine, « rejetée de partout », que la caméra témoigne de l'actualité, sans dialogues et sans pathos. Gatlif promène son objectif de la Grèce à l'Espagne en passant par Paris et la Tunisie, « le temps d'un hommage à Mohamed Bouazizi » par lequel tout a commencé. Au passage, l'œil de la caméra balaie la ribambelle de matelas alignés le long d'une voie ferrée désaffectée à Patras, « adresse » ordinaire de sans-papiers venus de tous les pays. Elle montre (c'est la part fictionnelle d'une œuvre, calquée sur la réalité), le sort que les pays réservent à ces damnés de la terre. « Plus que révolté, horrifié » par ce qu'il voit et entend, Gatlif dit : « Le livre de Stéphane Hessel m'a donné un bol d'air. On ne peut pas laisser faire ces gens qui saccagent des pays. Cependant, si les mouvements n'avaient pas été pacifiques, je n'aurais pas filmé. Je ne voulais pas filmer la répression ». La musique comme toujours chez ce cinéaste est présente. « C'est un conducteur d'énergie, elle rythme les marches, elle véhicule l'émotion ». Le but de ce film « c'est que tout le monde se lève pour réagir. Mon film n'est pas un film qui marche dans la combine ».

Sortie le 7 mars.

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