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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 17:46

 

http://www.occupygeneva.ch/

21/04/2012 in Actions

 

Mardi 17 Avril, le mouvement Occupy Geneva s’est allié au GSsA (Groupe pour une Suisse sans Armée) et à l’IPB (International Peace Bureau) afin de faire une action contre les moyens financiers abusifs alloués à la « Défense ».
Pendant que le GSsA et l’IPB présentaient un stand qui permettait au gens, grâce à des post-its de couleur, de choisir où cet argent devrait aller en priorité, allié à un texte à signer demandant une réduction importante des dépenses militaires dans le monde ainsi qu’un magnifique lot de ballons noirs présentant le pourcentage des dépenses fournies à l’armée face à un plus petit groupe de ballons colorés représentants les autres domaines (santé, éducation, emploi, environnement, alimentation), Occupy Geneva présentait de manière humoristique le dilemme des Gripen, c’est-à-dire les nouveaux avions suédois que la Confédération souhaite acheter pour un montant avoisinant les 5’000’000’000 de CHF.
Cet action proposait aux gens de créer des avions en papiers, de les lancer, puis de remplir une fiche présentant leurs caractéristiques afin de pouvoir envoyer les résultats de ce test à Ueli Maurer, qui a l’air d’avoir tant de mal à choisir.
A côté de cet atelier, le mouvement présentait son propre modèle de Grille-Pen, un magnifique grille-pain volant, dont un impressionnant vol inaugural a eu lieu grâce aux ballons du GSsA et de l’IPB, puis (involontairement) un lâché de ballons a eu lieu puisque visiblement notre Grille-Pen a eu le mal de l’air.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 15:23

 

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/Les-dossiers-de-la-redaction/Mouvement-des-indignes-2011/p-21215-Espagne-les-indignes-bientot-sous-le-coup-d-une-loi-anti-terroriste-.htm

20.04.2012Propos recueillis par Pascal Hérard
 
Le ministre de l'intérieur espagnol a annoncé la semaine dernière vouloir réformer le code pénal espagnol. Refuser, même pacifiquement, d'être dispersé par les forces de police au cours d'une manifestation se verrait considéré comme une "attaque envers les forces de l'ordre" : cette réforme semble taillée sur mesure pour empêcher la contestation sociale, et plus particulièrement celle menée par les indignés du 15M.
Zoom:
La Puerta del Sol de Madrid a été occupée du 15 mai 2011 jusqu'à fin juillet. Des manifestations de milliers de personnes y avaient lieu fréquemment.
Entretien avec Rojas, une indignée Espagnole de 36 ans, docteure en sciences de l’alimentation et pharmacologie, manager en  Hygiène, Sécurité, Environnement, Qualité et innovation sociale. Elle participe au mouvement du 15 mai depuis le premier jour en ayant rejoint le campement de sa ville. Elle participe activement depuis lors aux assemblées du mouvement.

Zoom:« Ces mesures illégitimes vont en réalité redonner le pouvoir aux gens »
Image tirée du film de Tony Galtlif "Indignados"

« Ces mesures illégitimes vont en réalité redonner le pouvoir aux gens »

 

La nouvelle loi sur les manifestations qui a été proposée, veut punir toute forme de protestation, et considérer les personnes qui refuseront de se disperser, même de façon pacifique, (si la police en donne l'ordre) comme des terroristes. Qu'est-ce que cela signifie ? Comment les gens réagissent en Espagne quand ils entendent ça ? L’Union européenne peut difficilement accepter une telle loi... Qu'est-ce que les militants du 15M vont faire si cette loi est votée ? 

Rojas : Le gouvernement veut instaurer cette réforme pénale parce qu’il se sent impuissant face à nous (les indignés du mouvement 15M, ndlr) qui sommes non violents, malgré des événements qui les ont forcé à avouer que des policiers avaient infiltré les manifestants. Cette réforme rentre en contradiction avec la constitution espagnole, mais aussi avec les droits fondamentaux : à savoir le droit humain à la paix. Ce changement de règles qui déplace les limites de la justice et qui criminalise ceux qui réclament de la justice sociale, rend l’autorité de ce gouvernement illégitime. Les personnes qui sont mal informées de leurs droits constitutionnels sont effrayées, elles se plaignent et disent "c'est la fin de la démocratie", comme si nous avions déjà eu une démocratie ! Ils ne comprennent pas que ces mesures illégitimes vont en réalité redonner le pouvoir aux gens. L'UE a déjà rappelé à l’ordre L'Espagne dans le passé et devrait être mobilisée sur cette attaque à l’encontre des citoyens. L’union devrait se remettre en selle sur ces sujets. 
Qu’est-il arrivé au mouvement des indignés du 15M, où sont les participants au mouvement, avez-vous prévu d’organiser une autre « Puerta del Sol » comme l’année dernière ?

Rojas : Le mouvement en Espagne a évolué et s’est spécialisé. Nous avons des «branches» qui travaillent dans plusieurs domaines : l'information, l'activisme, le social, l’enseignement, l’économie, des think-tanks politiques… Il n’y aura pas d’imitation de ce que nous avons fait l’année dernière à la date anniversaire, nous ne sommes pas «fétichistes », nous sommes des gens matures. De plus,  le monde a changé : ce sera le résultat d'un an de travail. Cela va représenter un nouveau départ pour le mouvement mondial.
Zoom:
Il y a eu d’importantes manifestations il y a peu en Espagne, dénonçant les réformes libérales du gouvernement Rajoy : y-a-t-il des signes d’un changement possible de sa politique face à ces contestations ? 

Rojas : Les politiques de Rajoy viennent d'en haut, il reçoit ses ordres par « la clique de l'UE »,  les réformes en question ne sont pas « sa » politique. Ce gouvernement est l’équivalent d’une marionnette, un instrument qui sert des intérêts, mais pas ceux de l’Espagne. 

Le chômage augmente, les coupes dans les budgets publics se poursuivent, qu’est-ce qu’en disent les Espagnols dans leur ensemble, à votre sens ? 

Rojas : Les gens ne veulent qu’une chose, c’est travailler, ils veulent participer, contribuer avec leurs impôts. Mais ils veulent que les politiciens fassent leur travail, fassent ce pour quoi ils sont payés (les politiciens ont des salaires mirobolants) par les gens, et pas pour faire exactement le contraire.
Zoom:
Qu’est-ce que le mouvement des indignés demande aujourd’hui au gouvernement Rajoy ? 

Rojas : Supprimer la réforme du travail qui est anticonstitutionnelle. Arrêter de renflouer les banque : 50 millards d'euros vont leur être encore donnés la semaine prochaine ! Adopter un acte pour faire cesser le paiement des hypothèques, mais qui soit rétroactif. Pour la dette : seulement 16% de l'argent de la dette espagnol provient de la dépense publique, nous exigeons un audit de la dette pour savoir comment et qui a gaspillé le reste de l'argent. Nous exigeons la transparence. Nous exigeons le changement d'un article de la constitution qui permettrait aux gens d'avoir leur mot à dire, pour provoquer une réforme électorale qui mènerait vers la démocratie directe. Nous demandons l’arrêt de la privatisation des services d'eau potable. Nous exigeons le droit de vote numérique au Congrès (l'équivalent de l’assemblée nationale française, ndlr), tout comme certaines autorités ont été autorisées à le faire, parce que la loi dit que c'est notre droit et que cela a déjà été fait. J'oublie certainement beaucoup de choses mais par-dessus tout, ce que nous exigeons est d’être entendus, parce que nous savons ce que nous voulons : une véritable démocratie. Et nous savons comment faire pour l'obtenir. 
  
Qu'allez-vous faire en tant que mouvement, dans les semaines qui viennent ? 


Rojas : Nous ne reculerons pas. Pour chaque mouvement du gouvernement dans un sens, nous nous déplaçons dans mille directions différentes. Les manifestations ou campements ne sont  pas les seuls moyens que nous avons pour porter atteinte à la tyrannie. Pour les actions du mouvement, en mai, en comptant les rassemblements et les sit-ins, nous allons faire appel à nos conseillers juridiques, et inciter les médias à assister à nos actions, pour qu'ils rapportent les faits. La justice, la créativité et les chiffres sont de notre côté, et le bon sens bien sûr !

Pour finir, quel est votre espoir ? 

Rojas : Mon espoir est que les citoyens européens se réveillent, abandonnent la peur qui les paralyse, les empêche de réagir, qu’ils voient que tout a changé l'année dernière et que l’on ne peut pas revenir en arrière. Pires sont les politiciens, plus nous avons de chances de retrouver notre souveraineté, notre responsabilité morale, et le pouvoir. Nous avons des opportunités incroyables d'améliorer nos vies. Et ce, chaque jour.
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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 13:49

 

http://poetesindignes.wordpress.com/2012/04/20/je-suis-un-grec-pour-pleins-de-raison/

Publié par Poetes Indignes le 20/04/2012

 

We are All Greeks

 

Je suis un Grec, depuis le premier jour, où la finance a déclaré la guerre contre la Grèce mais aussi contre l’ensemble des pays d’Europe et dont mon pays.

Je suis un Grec, car chaque jour, les politiciens, les oligarques, les aristrocrates qui nous gouvernent, tentent d’utiliser des procédés afin de soumettre le peuple, dans un premier temps victime de la finance et de la dette (non souveraine), puis dans un second temps victime des mêmes personnes qui  souhaitent rendre esclave l’ensemble des peuples vivant sur cette planète au nom de la finance. C’est cette finance qui porte une dette contre l’ensemble des peuples qu’elles visent à exterminer.

Je suis un Grec, car chaque jour, le gouvernement de mon pays tente de semer la misère et d’assassiner un peu plus de personnes et de créer une paupérisation généralisée des classes moyennes et des classes populaires, tout en laissant des lois en faveur des lobbys et des classes les plus aisés (plus d’une centaine de milliard par an).

Je suis Grec, car la police de mon pays ne cesse de réprimer à chaque fois que l’on souhaite s’exprimer et montrer notre désaccord avec les élites. Mais aussi mon pays met en avant sa discipline préférée : la répression. Elle l’exporte comme une marque de fabrication dans tous les pays du monde afin de faire taire, toute les paroles qui ne viennent pas du gouvernement lui même. Les formations française sont enseignés pour réprimer chaque parole, pour tuer des personnes innocentes. Ensuite, lorsque vous voyez une vidéo avec des gazs lacrimogènes, des robocop’s assurez-vous bien qu’il s’agit du matériel de l’entreprise Protecop basé malheureusement en France.

Je suis Grec, car c’est de notre faute, si des centaines de personnes sont assassinés dans le monde pour leur liberté d’expression, car je n’ai rien fait contre la menace que représente l’ultra sécurité de mon pays.

Je suis Grec, car je suis solidaire avec ceux qui se battent et qui n’hésitent pas à résister avec le seul moyen qui leur restent c’est à dire les pavés, et les cocktail Molotov en attendant les armes à munition pour faire exploser les cranes de ceux qui protègent le gouvernement de Loukás Papadímos qui a été non élus par le peuple mais par les instances financières (BCE, FME, etc…).

Je suis Grec, car j’ai compris que le peuple unis ne sera jamais vaincu, nous sommes dans le même bateau et la traversé de cette ouragan ne fait que commencer. Ensemble nous lutterons pour la démocratie réelle et pour la paix.

Je suis Grec, pour la raison suivante, c’est que mon Pays a une dette réelle de 146% de son PIB officieusement soit plus que la Grèce et que mon pays la France sera comme la Grèce si les politiciens ne font rien et mettent en application des plans d’austérités drastiques, car la dette va nous raquetter et nous ruiner les uns après les autres, et nous diviser.

Je suis Grec, car le gouvernement de Nicolas Sarkozy a été opaque comme le gouvernement de Loukás Papadímos et a plongé la France dans une décente au enfer.

Je suis Grec, car dans mon pays la corruption de l’élite est une chose qui existe depuis des centaines d’années. Quand il y a une question de contrat alors comprend vraiment que nos deux pays sont identiques.

Je suis Grec, car en ce moment, la misère est devenu une mode dans nos rue, il y a de plus en plus de jeunes SDF et de sans logis. Mais aussi des lois de plus drastique qui oblige les personnes pauvres à devenir encore plus pauvre. Mais aussi que ces personnes sont cachés et considérés des ennemis pour mon Pays.

Je suis Grec au final, car je possède les mêmes rêves que les grecs, c’est à dire des alternatives au système.

 

Source: http://blackmetalnow.wordpress.com

 

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 14:39

 

Objet: [Walktobrussels] [ENGL-FR-ESP-PORT-IT-GR-DE] Proposal for legal cooperation to defend the general right to freedom of expression in public areas

[ENGL-FR-ESP-PORT-IT-GR-DE]
http://paris.reelledemocratie.net/node/1203

 

 

 

Commission juridique de l'assemblée du mouvement démocratie réelle de Paris

      

          Bonjour,

        Comme certains de vous le savent déjà, le mouvement des indignés de Paris a déposé une plainte devant la justice le 17 janvier dernier. Elle fait suite aux interventions répétées des forces de l'ordre lors de l'occupation du quartier d'affaires de la Défense, dans le but de nous intimider et de rendre impossible notre rassemblement. Cette plainte à pour objet principal, la défense de notre liberté d'expression.
        Conscient que nos problèmes sont les vôtres, que l'oligarchie en place n'a pas de nationalité, ni de frontière, nous pensons que le seul moyen de changer ce système passe par l'internationalisation de nos luttes et la coopération. A cette fin, nous souhaitons  vous partager le squelette juridique de notre plainte, d'autant plus qu'elle repose sur le droit européen, à travers l'article 11 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme et la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Droit, supérieur à l'ensemble de nos droit nationaux, et donc argumentation que vous pourriez également utiliser pour attaquer vos gouvernement en justice en Europe.  
        Cette coopération, nous l’espérons, marque un premier pas vers un travail juridique commun au niveau Français, Européen et International pour défendre nos droits et construire ensemble une véritable justice. En ce sens les indignés de Berlin nous ont appris que l'organisateur de la Biennale de Berlin (du 27 avril au 1er juillet) leur a proposé de mettre à leur disposition en espace dont ils pourront jouir sans restriction. Nous pensons que c'est une excellente opportunité pour qu'à cette occasion, des représentants des différentes commissions juridiques de chaque villes et pays se rencontrent et fassent un communiqué de presse commun à propos des procédures juridique en cours. L'avocat qui s'occupe de notre plainte, serait d'accord pour participer à un tel projet.
Chaleureusement
La commission juridique du mouvement réelle démocratie de Paris
drp.juridique@gmail.com

 

Synthèse explicative de la plainte des indignés de Paris


I. De la liberté d'expression
A. En droit français
        L'article 10 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 protège la liberté d'expression, tout en l'encadrant : «  Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu  que leurs manifestations ne troublent pas l'ordre public établi par la  Loi. ».
        Le  décret-loi du 23 octobre 1935 portant réglementation des mesures  relatives au renforcement du maintien de l'ordre public dispose que  :  
    - article 1 : «   Sont soumis à l'obligation d'une déclaration préalable, tous cortèges,  défilés et rassemblements de personnes, et, d'une façon générale, toutes  manifestations sur la voie publique. »
   - article 2 :  «  La déclaration sera faite à la mairie de la commune ou aux maires  des différentes communes sur le territoire desquelles la manifestation  doit avoir lieu, trois jours francs au moins et quinze jours francs au  plus, avant la date de la manifestation.»
        L'article 431-9 alinéa 1 dispose que: «  Est puni de six mois d'emprisonnement et de 7500 euros d'amende le fait  d'avoir organisé une manifestation sur la voie publique n'ayant pas  fait l'objet d'une déclaration préalable dans les conditions fixées par  la loi   ».
        
B. En droit européen
        La cour européenne des droits de l'homme dans son arrêt du 7 avril 2009 « Karatepe et autres c/ Turquie », en s'appuyant sur l'article 11 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme, énonce que  : 
   -  « toute manifestation dans un lieu public est susceptible de causer un  certain désordre dans le déroulement de la vie quotidienne et de  susciter des réactions hostiles ; la Cour estime toutefois qu’une  situation irrégulière ne justifie pas en soi une atteinte à la liberté  de réunion. » 
   -  « La Cour rappelle encore que ces principes sont également applicables  aux manifestations et défilés organisés dans les lieux publics »
   -  « en l’absence d’actes de violence de la part des manifestants, il est  important que les pouvoirs publics fassent preuve d’une certaine  tolérance envers les rassemblements pacifiques, afin que la liberté de  réunion garantie par l’article 11 de la convention ne soit pas privée de  tout contenu. »
   
C. Conclusion
         En l’espèce, nos demandes d'autorisations faite pour le 4 novembre et  entre le 21/11 et le 27/11 n'ont pas respecté les délais prévus par  l'article 2 de la loi de 1935, puisqu'elles n'ont pas été déposées 3  jours francs avant le début de notre  occupation. Cependant au vu de l'arrêt du 7 avril 2009 de la CEDH, ce  défaut de procédure n'est pas suffisant pour légitimer l'atteinte à la  liberté d'expression dont le mouvement a été victime au début de l'occupation.
 II. Dispersion ou simple confiscation : des confiscations qui ont pour but la dispersion
 
        L'article 131-21 du Code pénal dispose que « la peine de confiscation est encourue dans les cas prévus par la loi ou le règlement ».  
        
        L'article R 644-2 du code pénal dispose que : «  Le fait d'embarrasser la voie publique en y déposant ou y laissant sans  nécessité des matériaux ou objets quelconques qui entravent ou  diminuent la liberté ou la sûreté de passage est puni de l'amende prévue  pour les contraventions de la 4e classe. Les personnes coupables de la  contravention prévue au présent article encourent également la peine  complémentaire de confiscation de la chose qui a servi ou était destinée  à commettre l'infraction ou de la chose qui en est le produit. »
        
         Lors de notre occupation du parvis de  la Défense, les forces de l'ordre sont intervenues pour confisquer nos  biens (tentes etc.), plutôt que pour nous disperser1, à certaines  exceptions près2 . Il semble cependant que les confiscations ont été motivées, non pas par le souci de faire respecter l'article R644-2 du code pénal mais plutôt par le souhait de nous intimider3 ainsi que pour rendre difficile voir impossible la tenu de notre manifestation (climat rude etc.). Autrement dit ces confiscations de matériels ont eu pour objectif d'entraver notre liberté d'expression. Dans  la mesure ou l'atteinte à la liberté d'expression du mouvement était  illégale du fait de l'article 11 de la Convention Européenne des droits  de l'homme et de la Jurisprudence de la Cour Européenne des droits de  l'homme, cité précédemment, les confiscations sont par suite illégales.  Les confiscations étant illégales, les forces de l'ordre n'étaient pas  en droit de garder les objets confisqués...
III. Violences
        L'article 2 du décret du 30 juin 2011 relatif à l'emploi de la force pour le maintient de l'ordre public dispose que :
    - « L'emploi  de la force par les représentants de la force publique n'est possible  que si les circonstances le rendent absolument nécessaire au maintient  de l'ordre public dans les conditions définies par l'article 431-3. »
    - « La force déployée doit être proportionnée au trouble à faire cesser et doit prendre fin lorsqu'il a cessé »
    
        Au  vu de l'article 11 de la CEDH et de la jurisprudence du 7/4/2009 de la  CEDH, nous avions le droit de manifester et d'occuper le Parvis de la  défense. Notre rassemblement qui est resté pacifique tout au long de  l'occupation n'a pas troublé l'ordre public. L'intervention des forces de l'ordre n'était donc pas nécessaire, et fut donc disproportionnée. Ainsi, l'usage de la force et les violences sont illégales. 
        
IV. Conclusion générale
        La  répression par les forces de l'ordre de l'occupation de la Défense a  été menée à des fins illégitimes et illégales au vu de la CEDH et de son  appréciation par la Cour européenne  des droits de l'homme. Par suite, toutes les actions qui ont contribué à  participer à cette répression – confiscations, dégradations de  matérielles, violences etc. – sont illégales. 
        Par ailleurs, hormis les vols,  violences physiques etc., puisque ce qui est fondamentalement reproché  aux forces de l'ordre c'est d'avoir par l'ensemble de leurs actions  entravé la liberté d'expression du mouvement et de ses membres. Tous  ceux qui estiment que leur liberté d'expression a été restreinte de manière illégitime lors de l'occupation de la défense mais aussi depuis même que le mouvement existe, sont fondés à porter plainte.
        
        
        

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 14:27

 

 

 

 

Nicole Rieu et "Les Indignés" par LaParizienne

Le 15 Février, avant son dernier concert au théatre l'Essaïon, Nicole Rieu me dit pourquoi elle se sent appartenir aux actions des Indignés.
Son témoignage montre une femme forte et sensible, remplie d'humanité.
Entière, sa musique est le reflet de son âme.

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 14:19

 

  • Programme prévu :

- 14h rassemblement Place Notre Dame
- 15h à 17h30 déambulation dans Grenoble + Animation
- 17h30 à 19h Animation Felix Poulat + information + inauguration du Musée de la Démocratie
- 19h pique-nique
- 20h Felix Poulat : Soirée festive pour une Démocratie Réelle (en cas de pluie, Felix Poulat est remplacé par la Place aux Herbes).

Rejoignez l’évènement facebook : https://www.facebook.com/events/278417882243964/

Des associations, dont Mus’act normalement vont nous suivre, il y aura musiciens, peut être danseurs … Il va y a voir de l’animation sans arrêt. Alors n’hésitez plus, venez nombreux, invitez vos amis, venez avec eux, prenez part à ce mouvement et faites bouger les choses avec nous.
On vous attend!

Groupe diffusion/communication : http://www.facebook.com/groups/149732135153019/
Groupe animation : http://www.facebook.com/groups/276330219117465/
Groupe matériel : http://www.facebook.com/groups/366246586751325/

 

Le 21 avril c’est aussi :
- l’arrivée de Marches Populaires sur Paris
- le début du Printemps des Peuples

La veille des élections des milliers de personnes sortiront dans les rues pour fêter la puissance du Peuple et pour clamer leur désir d’une Réelle Démocratie et le rejet de la représentation dérégulée !

Action festive, conviviale et revendicatrice d’une nouvelle société. Les signes d’appartenance politique sont bien sur prohibés, venez comme vous êtes.

Les élections auront lieu demain, depuis plus d’un an les médias organisent savament des jeux manipulatoires entre des candidats dont on sait qu’au final ce sera le candidat UMP ou le candidat PS qui gagnera.
As-tu déjà remarqué que jamais dans les chaînes d’information ou dans n’importe quelle chaîne tu n’as vu d’émission de débats en direct entre des citoyens? Des experts, des hommes politiques, des représentants…
LES SANS-VOIX DOIVENT POUVOIR PARLER sans représentants qui déforment et conditionnent nos pensées.

En Espagne un mouvement a bousculé la vie sociale l’année dernière une semaine avant les élections: la plateforme democracia real ya! a permis à des dizaines de milliers d’espagnols de se rassembler dans la rue pour discuter et agir directement afin de régler leurs problèmes. Des centaines de milliers d’espagnols ont envahi les principales places de plus de 70 villes pour débattre, parler et agir par eux même.

Ce mouvement sans précédent dans l’histoire des démocraties a rassemblé de nombreux citoyens aux opinions diverses, mais tous s’accordent pour demander que le pouvoir politique soit plus proche du peuple.

Le cas français est identique, et même si notre taux de chômage est plus faible et que la crise s’est moins faite sentir, nous avons largement assez de raisons pour nous indigner.
-Notre classe politique est déconnectée de nos soucis
-Notre système n’est vraiment pas assez démocratique
-Les médias et l’oligarchie empêchent tout mouvement citoyen
-Les élections par leur procédé ne permettent qu’une seule issue: UMP ou PS

Nos vies sont régies par la politique(vie de la cité). Seulement dans notre société la politique est aux mains d’une infime minorité totalement détachée de la population.

Notre société va très mal (au niveau envirronemental, social, économique, moral, de la sécurité) et pour influer sur elle nous n’avons qu’une possibilité, le vote. Si tu penses que le vote occasionnel ne suffit pas pour faire une démocratie, que nous pouvons et que nous devons inventer et exiger une démocratie plus participative qui rende les citoyens actifs, voire exiger la démocratie directe, alors rejoins nous et demandons ensemble de vraies démocraties.

Comme ce qui s’est fait en Espagne, nous sommes très attaché au côté apartitiste et pacifiste du mouvement. Chacun parle en son nom et nous nous réunissons seulement par volonté commune d’un système vraiment démocratique.
Nous n’appelons ni à l’abstention, ni à voter pour un quelconque candidat ni à voter blanc, chacun est libre de se forger sa propre opinion, mais pour se faire une véritable opinion nous voulons créer un mouvement qui rassemble la population afin qu’elle puisse avoir des débats et discussions critiques sur le système.

 

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 17:59

 

http://www.francetv.fr/info/live/message/4f8/898/131/cc6/f02/c3f/2e6/615.html

FTVi - il y a 20 heures

 

Un peu de yoga avant d'aller manifester. Les indignés d'Occupy Wall Street ont installé leurs duvets au coin de la rue du même nom, bien décidés à reprendre leur mouvement contre la finance toute puissante. Plusieurs manifestants ont été arrêté aujourd'hui. 

 

ANDREW BURTON / REUTERS 

 

 

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 15:13

 

Publié par Poetes Indignes le 12/04/2012

“Nous sommes les 99% !” I 1789-2012 I – [La normalisation de la contestation face au « politiquement correct » : De la désobéissance civile à la simplicité volontaire

 

“Nous sommes les 99%*  !”

I 1789 – 2012 I

- *Slogan du mouvement Occupy Wall Street

 

Crédit photographique : Yoam Kali”na :  “En marge du sommet de l’Otan – Strasbourg 2009”

 

2.0 – “Nous sommes les 99% !” I 1789-2012 I  -  [La normalisation de la contestation face au « politiquement correct » : De la désobéissance civile  à la simplicité volontaire. ]

- Chroniques et Témoignages -

*¨*¨*

Encore une campagne électorale pour tourner en ridicule la masse populaire  !

Ce capitalisme en fin de vie, continuera-t-il intraitablement de la sorte à se maintenir par la force ?

Allons-nous enfin utiliser cette période pour recadrer le débat et réussir à faire converger l’opinion citoyenne ?

Parviendrons-nous enfin à faire émerger une ligne de conduite civique et responsable ?

Il semble que ce premier tour va sonner pour tout le monde comme  un certain ultimatum !

Préparons donc le terrain  !

Ce dimanche 22 avril, sera le son de cloque qui viendra  nous dire “action”!

*¨*¨*

Pourquoi allons-nous voter ?

Pour encore faire “parler” les chiffres et nous faire fourvoyer sur le fait que nous sommes déjà les 99% ?

Prenons bien garde car à travers le vote et le système de représentation que nous avons avons actuellement à l’oeuvre, on nous fait miroiter l’illusion de notre souveraineté individuelle, souveraineté qui, finalement, n’a pas d’autre choix que de participer à masquer la vision d’ensemble, laissant le libre jeux à de pures spéculations intellectuelles faisant office de prétexte pour nous voir séparés les uns des autres.

Nous sommes un Tout, gardons ça déjà bien en tête pour la suite.

Ainsi, quel intérêt avons-nous vraiment à voter ?

Car il faut bien l’admettre, ce début de campagne a été une véritable mascarade, un véridique détournement médiatique d’opinion quant aux réels enjeux et questionnements de fond que l’on devraient voir porter au débat public.

Rendons-nous bien compte qu’à travers le vote et ce jeu des partis, on se résout à faire peser sur le même plan, la cause de la biodiversité (les Verts par exemple) et la cause du tout-libéralisme (l’UMP par exemple), c’est à dire qu’on fait peser dans la balance à égale importance des considérations de politique à long terme, comme la gestion et le partage des ressources terrestres, et d’autres considérations de politique à très court-terme, ne visant par exemple que le profit et le tout-argent.

Comment ne pas  voir qu’à travers ces “batailles” nous épuisons inutilement nos forces ?

Autrement dit, savoir si l’on va pouvoir discuter de tous ces enjeux de société n’est en aucun cas à soumettre au vote !

Il est des questions sensibles, relevant du bon-ordre de nos rapports inter-individuels, ou bien relevant encore par exemple de l’empreinte “écologique” de nos sociétés sur l”environnement, sur lesquelles le caprice ou l’extravagance personnelle ne peuvent être admis.

*¨*¨*

“Nous sommes les 99% !”

Il faut dire que ce slogan n’a pas trop été relayé par la presse et les médias français durant ces élections.

Pas très étonnant se dira-t-on.

Pourtant, cette phrase, plutôt retentissante, pourrait être l’amorce de comparaisons sans nul doute intéressantes et porteuses.

Ces 99% d’un côté et ces 1% de l’autre, bon mettons que nous avons un tantinet exagérer les chiffres pour l’effet de surprise mais alors disons, 95%-5%,

Cette ségrégation de la population en deux ordres bien distincts et ne vivant pas avec les mêmes privilèges, cette caste de personnes haut placées exerçant une influence considérable sur l’ensemble de la population civile ainsi que sur le bon déroulement des affaires collectives ;

Cette situation ne nous rappellerait-elle pas un autre grand moment de l’histoire française ?

Ce slogan, par exemple, ne pourrait-il pas se faire l’écho d’un certain titre, amorce et accroche d’un célèbre pamphlet publié par l’Abbé Sieyes en Janvier 1789, “Qu’est-ce que le tiers état ?”.

> Introduction <

 1° Qu’est-ce que le Tiers-Etat ? Tout.

 2° Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique ? Rien.

3° Que demande-t-il ? A y devenir quelque chose.

Le parallèle a de quoi nous interpeler..

L’opportunité et le succès de ce discours fut assez retentissant.

D’une ironie piquante, Emmanuel Joseph Sieyes y présente et critique la situation du moment, démontrant que le tiers-état représentait la majorité de la population du royaume de France, en nombre et en économie. Son pamphlet déterminait alors la politique à suivre pour obtenir le vote par tête et non par ordre, situation qui devenait de ce fait favorable au tiers état qui représentait donc pas loin de 96% des français.

Ce texte fut également le prélude à la convocation des états généraux.

Deux siècles plus tard où en sommes-nous ?

C’est une comparaison qui porte à nous interroger sur la notion de progrès, d’évolution, et en même temps, indubitablement, sur la notion de cycle, de boucle et de retour des événements.

Apparemment, et en rapport aux objections de l’Abbé Sieyes, deux siècles plus tard, le vote par tête semble montrer ses limites et, malgré tout ce qu’on pourra essayer d’entrevoir comme progrès, et même si à un moment donné nous avons pu tirer avantage de cette proposition, nous en sommes tout bonnement revenus au même point.

Comprendrons-nous bientôt que ce n’est pas vraiment une histoire de vote dont il est question, il ne s’agit pas d’exprimer un choix, un souhait ou une requête, mais plutôt de placer une exigence et un engagement collectif, de mettre sur le tapis une volonté ferme et intelligente, qui pourrait être, par exemple, de destituer et faire disparaitre à court terme cette caste d’individus privilégiés, et de, positivement, lui interdire tout droit à l’exercice de la fonction “publique”, ou bien encore par exemple  de prendre part à une réhabilitation intégrale de la scène politique actuelle et d’oeuvrer à un consensus véritable, opérant et éco-responsable de solidarité citoyenne.

Ce choix du vote canalise notre intérêt pourtant c’est bien plutôt la notion de gouvernance et de souveraineté, autant individuelle que collective, qui devrait nous donner à réfléchir.

Pourquoi donc aller donner son attention à un représentant après lequel, une fois élu, il nous faudra toujours courir pour nous faire entendre ?

A quoi bon donner sa voix à un dirigeant pour lequel, nous le savons  d’avance, toutes les décisions qu’il sera amené à prendre sera déjà un vif sujet de troubles ?

Je n’ai pas à me faire inquiéter par les décisions de mon délégué, c’est là une relation qui doit s’établir en confiance, à travers l’écoute et  le dialogue et cela gagnerait à être appliqué comme principe fondamental de gouvernance.

Ceci valant bien évidemment pour une collectivité un tant soit peu respectueuse de son entité première et élémentaire  : l’individu.

Allons-nous voter pour un dirigeant ou pour des principes de gouvernementalité ?

Allons-nous voter pour une volonté qui commande ou bien pour une implication de solidarité citoyenne ?

Une réflexion très actuelle serait de comprendre quelle place nous laissons encore à la parole qui dicte et qui en impose car le drame aujourd’hui c’est qu’encore beaucoup d’entre nous, alors qu’ils ont le choix et la liberté de s’exprimer, plébiscitent de leur plein gré une direction paternaliste et autoritaire, souhaitent volontairement se voir dire quoi faire, comment bien se comporter ou bien comment ne pas avoir d’ennuis.

Mais s’il n’y avait là plus personne pour la recevoir, cette parole qui ordonne et administre, qui serait  encore là pour la donner ?

Qui arriverait encore à trouver du plaisir à commander et à contraindre  quand tout le monde se sera finalement aperçu qu’il est possible de trouver une entente mutuelle beaucoup plus simplement et facilement ?

A chacun de savoir s’il veut encore alimenter ces cercles… !

Il est certain que passer d’un pouvoir monarchique absolu à une assemblée constitutionnelle et parlementaire est une évolution quand à l’émancipation et l’autonomie du citoyen, et ce fut une manière d’introduire et de donner la place à la parole délibérante dans la prise de décision collective, mais les démocraties que nous vivons actuellement sont-elles là les dernières évolutions de coordination globale et collective ?

Est-il normal qu’au bout de cent années environ d’ “institutionnalisme”, le citoyen ordinaire ressente le pouvoir gouvernemental et  exécutif, censé pourtant le représenter, comme un abus de pouvoir et une injustice ?

On aura beau parler de démocratie, on aura beau parler de séparation des trois pouvoirs, tant qu’il subsistera de la sorte une scission administrants/administrés, sous n’importe quel couvert de constitution,  il existera toujours des tensions et mésententes, et alors le citoyen ordinaire se sentira toujours lésé et inconsidéré.

Il faut bien nous apercevoir de la manière avec laquelle nous avons laissés à un petit groupe restreint de personnes la main mise sur nos existences.

Aujourd’hui nous sommes là à nous mobiliser dans la rue, à aller manifester pour telle cause, à nous agiter pour ou contre telle mesure, espérant bien malgré nous de manière confuse, progresser et améliorer un tant soit peu notre sort. Mais c’est là comme un cauchemar ou un brouillard qui se serait abattu sur l’humanité.

En fait nous regardons le problème à l’envers, l’exercice n’est pas de plébisciter telle ou telle mesure politique pour espérer vivre mieux ou améliorer notre sort, il devrait être, bien plus logiquement, de ne pas rendre nos existences, et nos besoins de premières nécessité comme le logement, la nourriture, l’eau et les soins, de ne pas les rendre dépendants de toutes ces mesures de société et autres contingences “politiques”. D’autant plus actuellement, avec l’innovation et les capacités technologiques que les sociétés industrialisées ont réussi à développer, qu’on ne vienne pas nous dire que nous n’avons pas les moyens de mettre en oeuvre un mode d’existence collective, humainement, digne et respectueux.

Il nous faut questionner la notion de “progrès”.

Qu’entendons-nous donc par là ?

Comme nous le disait l’anthropologue Betty Villeminot,  qui a consacré une grande partie de son travail à l’étude des populations aborigènes d’Australie, ces tribus d’individus nomades-cueilleurs, que l’on aime à regarder, du haut de notre modernité, comme des peuples “primitifs” et vivant selon des modes de vies archaïques, n’avaient pas besoin de consacrer beaucoup de temps aux tâches collectives. Quotidiennement, ces travaux que l’on pourrait voir comme d’ “intérêt général” leur prenait maximum trois à cinq heures par jour, et le reste du temps pouvait être alors consacrer au repos, à la détente et à l’épanouissement personnel.

Il est sûr qu’avec le développement de nos sociétés et civilisations, la donne, le nombre d’individus et les échelles de coordinations ne sont pas les mêmes. Mais que l’on ne vienne pas nous dire que c’est notre nature et notre destin d’humains modernes, que d’aller travailler de 35 à  70 heures par semaine. On joue des coudes chacun de notre côté, pour  espérer “gagner” notre vie, payer notre logement, et de quoi subsister jusqu’à la fin de mois prochaine. Tous, moulés et cocoonés, dans une vie standardisée, type Ikéa.

On parle de chômage, de crise de l’emploi ou de pouvoir retrouver du travail, mais l’on reste finalement toujours dans les mêmes rouages et processus, nous ne cessons de nous enliser et de nous épuiser dans les mêmes optiques “comportementales”.

Nous ne voulons décidément pas voir que, de manière plus profonde, c’est toute la valeur de la notion d’ “activité” qui est en question, que c’est toute notre manière d’entrevoir, d’appréhender et de gratifier  collectivement le terme de “travail” qui est mise en jeu. .

C’est, d’une certaine façon l’”Oeuvre collective” qui est appelée à travers ces interrogations : c’est-à-dire que les notions d’activités, de travail et d’emploi sont des étapes, des bases premières et nécessaires mais elles ne peuvent, néanmoins, constituer un but final et un accomplissement, l’étape sollicitée à notre époque se réclamerait plus de la dimension de l’Oeuvre et, à juste titre, pour soutenir et accompagner la crise que nous vivons actuellement, nous ferions bien de garder présent à l’esprit cette idée de “Collectif à l’Oeuvre”, en favorisant tant que l’on peut ces énergies de solidarité et coopération.

Ainsi, en cette grande époque d’indignation et de contestation généralisée, il nous faut bien nous rendre compte également de la limite de ces mouvements de foules que nous voyons surgir, ci et là, de par et d’autre de la planète. Ce genre de manifestations n’a pas encore réussi à se montrer très opérant, bien malheureusement par manque de coordination et certainement de ligne directrice, elles se sont vues reléguées au rang du fantasque et de l’utopie.

C’est peut-être tout le mode de communication avec nos instances dirigeantes qui est à  revoir : quand on observe la manière  laquelle la masse populaire implore et quémande ses décideurs politiques sur telle ou telle “mesure d’amélioration”, on ne puis s’empêcher de songer à un certain avilissement volontaire, il  y a là comme une manière de nous déprécier, un moyen de nous dé-responsabiliser ! De bien belles litanies…

En réalité, nous nous déchargeons sur nos décideurs, en quelque sorte par recherche de bouc émissaire et de fuite à nous-mêmes !

*¨*¨*

Comme le disait Etienne de la Boétie :

“Ils ne sont grands seulement parce que nous sommes à genoux.”

C’est nous-mêmes qui les mettons sur un piédestal, c’est nous-mêmes qui consentons à les voir légiférer sur nos vies, nous nous sommes en quelque sorte tellement persuadés à les regarder de la sorte.

Mais placez-les en tant que citoyen ordinaire et observez ce qu’il adviendra !

Otez-leur tout droit à l’exercice de fonctions politiques et débattez donc de la suite des évènements  !

Destituons-les ! Proposons-leurs la possibilité de se purger de leurs pivilèges, et ensuite peut-être pourront-ils enfin tenter de retrouver un statut ordinaire de simple citoyen.

On trouvera certainement cette posture brusque et téméraire ou bien un peu fantaisiste et farfelue. Bien évidemment, il ne s’agit pas seulement d’idéaliser nos positions et, en regard à ces mouvement de foules et d’indignation populaire qui prennent forme dans bien des coins de la planète, il nous faut bien réaliser également qu’il y a quelque part une grande incohérence à aller se mobiliser dans la rue,  pour être  caricaturalement contre le capitalisme et, de l’autre côté, à être les premiers à faire tourner et alimenter ces industries de masses que sont par exemple Mcdonald ou Coca Cola, ou bien celle des supermarchés et de la grande distribution alimentaire.

Une alternative à la manifestation serait de boycotter purement et simplement ces réseaux de consommation de masse et d’être très attentif à la manière d’injecter son argent sur le marché, en préférant le circuit-court et le recours à l’économie et à la production locale.

Quand Mcdonald, CocaCola, Nestlé, Danone & Cie n’auront plus de clientèle et donc plus de raison d’exister, alors nous aurons tout le loisir d’inviter notre dirigeant et décideur politique à notre table, à notre table de repas, comme à notre table de négociation.

Aller manifester est  un premier pas vers la constitution d’un réel rapport de force, mais il faut nous permettre également l’opportunité d’appliquer une certaine contrainte indirecte et détournée à ces décideurs et multinationales, trouver une forme de prise.

Ainsi en objectant de provoquer, à terme,  la faillite de ces entreprises symboles de l’hégémonie capitaliste, il va sans dire que cela pourrait nous donner un bien joli coup de pouce.

Ces mêmes dirigeants  et instances politiques, qui nous parlent sans cesse de crise, de plans d’austérité et de restrictions budgétaires, ne sont que des imposteurs.

Comme le disait le Yéti-voyageur dans son article sur Rue 89 :

“L’argent ne peut manquer dans une société où les richesses abondent, l’argent ne peut manquer quand les biens et les services nécessaires à nos besoins, ainsi que le travail censé assurer leur production, répondent assurémment présent.

L’argent n’est rare que par décision politique, il ne peut être rare seulement si la quantité de biens et de services mise à la disposition de la collectivité est rare. Ou bien si les bras et les cerveaux manquent pour les produire.

Invoquer le « manque de moyens » quand les véritables richesses et les moyens de les produire abondent est une hérésie. Un crève-la-faim devant un champ regorgeant de pommes de terre n’est pas victime d’un « manque de moyens », mais d’une entoure-loupe arbitraire de la sphère culturelle et politique et, par extension, d’un crime contre la pérennité du groupe humain.”

Pour en revenir à ces populations dites de nomades-cueilleurs et faire à nouveau le parallèle, on pourra observer que ces communautés ne se posaient pas la question quant à pourvoir équitablement aux besoins alimentaires de tous, les repas dès lors étaient plutôt entrevus comme des moments presques cérémoniaux, de partage naturel et évident.

Aujourd’hui, du haut de notre époque moderne, comblé par notre confort individuel et nos technologies de pointe, on se surprend encore lamentablement à devoir se justifier pour demander à manger.

Comme le disait Jack Reed dans son ouvrage “La prochaine (r)évolution :

“Ne pas subvenir aux besoins de tous, ne pas fournir à tous un environnement sain où vivre à cause du manque d’argent est une illusion qui s’assied sur nos manques de coopération et de créativité.”

La technologie et le confort nous a leurré et n’a finalement réussi qu’à nous isoler un peu plus les uns des autres.

Nous parlons sans cesse de crise, mais finalement l’argent ne manque seulement parce qu’il disparait dans des bulles complètement spéculatives et virtuelles de bourse et paradis fiscaux. Il ne manque pas, ne nous méprenons-pas. Il nous a été confisqué.

Invoquer aujourd’hui le problème de l’argent n’est qu’un prétexte pour réussir à maintenir une certaine forme de domination, c’est là une arme d’asservissement et de hiérarchisation, un moyen de jeter du feu et  d’hypnotiser la population.

Comment voulez expliquer plus longtemps au citoyen ordinaire que son argent lui soit pompé et travaille “contre lui” par l’intermédiaire des banques,  ou encore qu’il soit obligé de contribuer par le biais des impôts et des taxes aux budget de ses services publiques, pour finalement, qu’on invoque leur destruction ?  Alors que de l’autre côte, certaines personnes,  dont la fortune dépasse parfois l’entendement, ont la possibilité de s’évader fiscalement et de faire “dormir” leur argent.

Cela ne pourra jamais tenir la route de cette manière, nous le constatons bien malgré nous et nos sociétés que l’on vante pourtant comme modernes sont bien actuellement en panne.

Nous avons détourné l’argent de sa réelle valeur d’étalon d’échange et de rationalisation du troc pour servir des engrenages de circuits diaboliques et qui nous reviennent en pleine figure.

Seule une révolution des esprits pourra enrayer cette “machine”, seule une réévaluation intégrale et complète de notre rapport à l’argent saura entraver ces circuits.

Pour refaire le parallèle avec la considération précédemment exposée d’ “oeuvre collective” ou du “collectif à l’oeuvre”, l’économie de “moyens” devra, elle aussi, passer le relais.

En cette époque post-moderne et industrielle, le moment serait enfin venu de mettre en  place et à contribution une économie innovante, dite de “talents”.

Nous faut-il encore palabrer plus longuement contre l’escroquerie politique et médiatique que l’on tente de nous faire avaler aujourd’hui ?

Comme le remarquait et nous avertissait très justement Rousseau dans son contrat social :

“Il est certain que les peuples sont à la longue ce que les gouvernements les fait être !”

C’est là tout le paradoxe de la démocratie, démocratie que l’on aimerait pourtant voir comme le contraire de la dictature ou qu’on se persuade à regarder comme une évolution de la monarchie absolue.

La différence entre ces trois formes de gouvernances semble pour lors bien ténue et malgré toutes ces belles histoires de séparation des pouvoirs, le citoyen ordinaire, maillon pourtant fondamental et élémentaire de la chaîne collective, semble totalement inconsidéré.

La réussite d’un gouvernement n’est pas d’administrer correctement et de stipuler au citoyen ce qu’il est bon ou pas de faire, la réussite d’un gouvernement est, à terme, dans une approche que l’on a pu entrevoir comme socialiste et Marxiste, de se dissiper en favorisant l’émancipation et l’autonomie de sa population.

Henry David Thoreau, célèbre auteur de la “Désobéissance Civile”, objectait d’aileurs très bien que “le meilleur gouvernement sera celui qui gouvernera le moins”.

En effet, l’objectif d’un gouvernement,, vis-à-vis du citoyen ordinaire, ne peut être de le contraindre, même pour bien faire, et sous n’importe quelle forme.

La démarche ultime de ce dernier, après le dialogue, doit être plutôt de le laisser tranquille et de lui donner la paix !

Qu’est-ce qu’à encore à raconter la parole gouvernementale face à  l’exigence de l’intérêt collectif ?

Qu’est-ce qu’à encore à raconter la parole  gouvernementale face à l’exercice de la volonté citoyenne ?

Citoyenneté  entrevue aujourd’hui comme volontaire et responsable !

*¨*¨*

“La crise n’est pas financière, elle est humaine” méditait Pierre Rabhi

Ces institutions et organes politiques, qui veulent tout régir, commander et maitriser, répondent coup pour coup et sont le pendant à cette dégénéressence comportementale moderne occidentale, qui consiste à tout intellectualiser et faire surchauffer le mental, le laissant s’auto-alimenter, en roue libre sur lui-même, oubliant complètement l’énergie plus profonde et intuitive du coeur, laissant volontairement de côté l’être intérieur et la connection à l’instant présent.

“Le mental intuitif est un don sacré et le mental rationnel, un serviteur fidéle mais nous vivons dans une société qui honore le serviteur et à oublié le don !”  nous interpellait Albert Einstein.

Les peuples orientaux et les autres civilisations qui n’ont pas autant  donné d’importance à l’écriture et à la dimension scripturale sont très bien au courant de toutes ces subtilités et il semble que la civilisation occidentale a encore beaucoup de mal à appréhender ces subtils enjeux.

Si elles ne fait rien actuellement pour se revitaliser, cette dernière promet de s’exposer à un impressionant retour de bâton, juste retour des choses qui ne sera de toute manière rien d‘autre qu’un ré-équilibrage un petit peu prompt !

Cette coercition à laquelle nous sommes soumis actuellement, cette manière de vouloir ordonner et nous commander entre nous, entre semblables, est un obstacle au développement et à la bonne marche de l’individu.

Adviendra-t-il un jour  le temps des citoyens indépendants, volontaires et responsables ?

Adviendra-t-il un jour le temps des individus, amis du groupe humain, individus qui ne voudront être les maîtres de personne et qui n’accepteront personne  pour maître ?

Si, au XXe siècle, l’enjeu essentiel et déterminant de l’humanité fut la transformation de la société, peut-être alors, l’enjeu du XXIe, sera celui de la transformation de l’espèce !

Ainsi,  lorsque cette société occidentale, – civilisation du calcul et du mental -, aura fini par lâcher prise, lorsque les moyens humains seront à nouveau correctement acheminés et partagés, peut-être enfin aurons nous le plaisir de nous consacrer à des activités plus réjouissantes et épanouissantes, artistiquement ou bien personnellement parlant !

Une ère plus “spirituelle” ?

Une vie rayonnante, simple et légère, faite de “disponibilité” et de “présence au monde” ?

Esthétique artistique et théologie religieuse sont comme deux facettes d’un même objet…

Il s’agit peut-être maintenant de pouvoir canaliser nos énergies et d’inverser la vapeur. De passer de la polarité négative et contestataire à celle, positive, adhésive et liante, de l’action  volontaire.

*¨*¨*

Pour en revenir au vote, et même si l’on peut très facilement vouloir contester et  remettre en question ces formes de procédures “démocratiques”, ne dénigrons  tout de même pas l’opportunité d’exprimer une direction citoyenne.

Gardons simplement précieusement à l’esprit ce contexte, cet arrière-fond dans lequel nous allons, à présent, tâcher de nous inscrire.

Ce discours, au delà de vouloir jouer les agitateurs, se voudrait un essai de synchronisation des esprits individuels, une manière, en quelque sorte, de nous immuniser en nous offrant l’opportunité de porter un joli contrepied à toute cette bien-pensance généralisée, alliant  “politiquement correct” et “terrorisme intellectuel” !

*¨*¨*

“Nous sommes les 99% !”

Il n’y a pas lieu de réfléchir une seule seconde à qui nous allons donner notre voix, engageons-nous pour une véritable implication citoyenne autonome et responsable !

A nous de mettre en place une Oeuvre collective, à nous de mettre en place une “bio-politique”, d’énergies innovantes et solidaires.

Il n’y a qu’un seul motif de discussion, qu’un seul véritable sujet de préoccupation : travailler progressivement à la mise en place d’une nouvelle structure administrative et civile, alliant coordination globale et locale à l’échelle planétaire en neutralisant graduellement et tout naturellement  ces organes institutionnels archaïques, pathogènes et sclérosants.

La France n’est plus !

L”échelle, à notre époque, est globale !

Les institutions telles que nous les connaissons aujourd’hui vont devoir maintenant passer le relais.

L’on pouvait lire sur les affiches lors de la campagne Inside/Out, “Tous candidats en 2012” -”Pour une république des conscience, mouvement  pour la Terre et l’Humanisme”

la phrase :

“Rien ne pourra résister à un acharnement de Colibris !”

Il est vraisemblablement grand temps de prendre notre envol !

Mais vous me dîtes encore que ces bouleversements sont irréalistes, bien trop présomptueux et qu’il créeront encore plus de tensions ?

Ce n’est pas le but.

Vous présumez  donc ne pas pouvoir supporter la santé ?

Restez donc malade !

Que le vent vous emporte !

*¨*¨*

Bien à vous !

Merci.

——

Yoam Ka’lina – Auteur et citoyen du Monde -

Avril 2012 – Strasbourg, France

Page FB : https://www.facebook.com/webdemocratie

Mail : yoamkalina@gmail.com

_______

Bibliographies, notes et réfences :

l’Abbé Sieyès  - “Qu’est ce que le tiers-état ?”- 1789

http://199.237.203.232/pdf/sieyes/tiers.pdf

Marx – “Le capital” – 1867

http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/index.htm

Rousseau – “Du contrat Social” – 1762

http://sami.is.free.fr/Oeuvres/rousseau_contrat_social.html

Henry David Thoreau – “La désobéissance civile” -

http://kropot.free.fr/Thoreau-Desobeissance.htm

Etienne de la Boétie – “Le discours sur la servitude volontaire” – 1549

http://libertaire.pagesperso-orange.fr/portraits/boetie.html

Jack Reed – “La prochaine (r)évolution” -

http://www.lousonna.ch/999/pdf/prochainerevolution.pdf

Sri Aurobindo : “La force du Yoga”

Pierre Rabhi – “La part du Colibri, l’espèce humaine face à son devenir” -

extraits :

http://www.spiritsoleil.com/joomla1.5/spirit/index.php?option=com_content&view=article&id=205:la-part-du-colibri-lespece-humaine-face-a-son-devenir-de-pierre-rabhi&catid=13:ecologie&Itemid=84

Fiche WIkipédia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Rabhi

Allocution : la crise n’est pas financière, mais humaine :

http://www.youtube.com/watch?v=bCjIhJtVeJs&feature=related

Reportage : Pierre Rabhi & Colline Serreau “Solutions locales pour un désordre global” 2010

http://nous-les-dieux.org/Solutions_locales_pour_un_désordre_global

Le yéti-voyageur – article – “Tordre le cou à un mythe, l’argent est un faux problème”

http://blogs.rue89.com/yeti-voyageur/2011/04/24/tordre-le-cou-a-un-mythe-largent-est-un-faux-probleme-200736

“Tous candidats en 2012” pour une république des conscience, mouvement pour la Terre et l’Humanisme, page :

https://www.facebook.com/events/168055063315260/

Site  de Connaissance de Soi / Outil collectif d’évolution des Consciences Individuelles :

http://nous-les-dieux.org/

Source: http://soliloquax.net

 

 

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 14:56
http://oise.pcf.fr/22411
le 12 avril 2012
20120412-LeP-Beauvais-Les Indignés ont planté leur tente

 

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 11:04

 

Rue89 - Histoire 15/11/2011 à 19h16
Sarkozy ou les « Indignés », qui sont les héritiers de la Résistance ?
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  • Article publié il y a 4 mois 3 semaines

Raymond Aubrac, mort ce mercredi, était une des dernières grandes figures de la Résistance. Avec Stéphane Hessel, il appelait à revenir à l'esprit du Conseil national de la Résistance, qui avait construit la France de l'après-guerre. Les deux résistants avaient apporté leur soutien à François Hollande, mais Nicolas Sarkozy se réclame aussi de cet héritage. Gauche ou droite, qui perpétue vraiment l'esprit de la Résistance en 2012 ?

Le Président s’est à nouveau réclamé du Conseil national de la résistance, dont le programme, mis en place après guerre, fait pourtant partie des valeurs de la gauche.

Les représentants du Comité national de la Résistance

 

Le programme du Conseil national de la Résistance (CNR) est notamment à l’origine de la protection sociale, l’objet du déplacement de Nicolas Sarkozy à Bordeaux. Dans son discours, le Président a multiplié les références à ce texte adopté en 1944 et s’est présenté comme l’héritier de ses auteurs :

« Ceux qui ont trahi l’héritage du Conseil national de la Résistance, ce sont ceux qui ont refusé depuis des décennies toute réforme par lâcheté et par opportunisme politique. [...]

Pouvons-nous regarder notre système de protection sociale comme si rien ne s’était passé entre 1945 et 2011 ? [...] Le Conseil national n’a pas voulu d’un système d’aumône. »

Ce sont pourtant des anti-sarkozystes qui ont remis le programme du CNR à la mode. Comme le collectif Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui, créé en 2007 en réaction à une visite de Nicolas Sarkozy sur le plateau des Glières, et son parrain, Stéphane Hessel, lui-même ancien résistant.

Selon Hessel, il faut « résister » à Sarkozy

Dans une interview à Rue89, l’auteur du best-seller « Indignez-vous ! » expliquait pourquoi le texte de 1944 était encore d’actualité :

« Il ne s’agit pas de dire que nous vivons sous un régime aussi pénible que ne l’étaient le national-socialisme ou même Vichy [...].

Nous ne sommes pas dans la même situation. Mais si nous avons des adversaires qui ne sont pas aussi clairs que l’étaient Pétain, ou Laval, ou Hitler, ces adversaires existent : il faut les connaître, les décrypter et il faut leur résister avec la même énergie, même si ces adversaires n’ont plus la même violence.

– Vous pensez à qui ?

– A Sarkozy, au gouvernement actuel, à l’Europe actuelle. Parce que je pense qu’il ne s’agit pas seulement de résister à ce qui va mal en France, mais aussi en Europe et dans le monde. »

Un texte adapté à la crise ?

C’est aussi la crise économique qui a remis au goût du jour le texte. Plus qu’un appel à la résistance, c’est en effet un programme de gouvernement que le CNR avait adopté. Avec un Etat fort, un capitalisme contrôlé, des banques et des industries nationalisées, la protection sociale garantie pour tous, autant de thèmes chers à la gauche.

Pourtant, Nicolas Sarkozy n’a pas attendu Stéphane Hessel pour se référer à l’héritage des résistants.

Depuis son élection, le Président évoque régulièrement le programme du CNR. Une référence permettant, dans ses discours, d’appeler à l’unité nationale et de justifier les réformes :

  • en mai 2007​, dans un discours électoral au Havre avant les législatives : « Il en a fallu de l’audace aux hommes du Conseil national de la Résistance [...]. Sans cette audace, nous ne ferons rien » ;
  • en septembre 2007, dans un discours sur la fonction publique : « Le moment est venu de refonder l’Etat, de refonder le service public, de refonder la fonction publique, comme on l’a fait en 1945 avec le programme du Conseil national de la Résistance [...] ;
  • en juin 2009, devant le Congrès réuni à Versailles : “Nous rêvons tous de faire coïncider la logique économique avec cette exigence républicaine. Ce rêve nous vient, pourquoi ne pas le dire, du Conseil national de la Résistance qui, dans les heures les plus sombres de notre histoire, a su rassembler toutes les forces politiques pour forger le pacte social qui allait permettre la renaissance française” ;
  • en février 2011, dans un discours sur la dépendance : “[Ce projet] exige de la part de chacun un effort sur lui-même pour s’élever au-dessus des clivages partisans et idéologiques et laisser sa conscience, son cœur, sa raison indiquer la voie de l’intérêt général comme le firent jadis les auteurs du programme du Conseil national de la Résistance et les bâtisseurs de la Sécurité sociale.”

Le texte du CNR est-il de gauche ?

Le chef de l’Etat peut-il vraiment se réclamer de ce programme, alors que ses auteurs prônaient la planification de l’économie ou les nationalisations ?

Oui, à condition de distinguer l’esprit du texte et ces mesures concrètes. Et de garder en tête le contexte historique : en 1944, Nicolas Sarkozy aurait sans doute approuvé ce contrôle de l’économie par l’Etat.

“Ce texte se voulait le reflet de l’unité politique de la Résistance”, des communistes aux plus conservateurs, souligne l’historienne Claire Andrieu. Un texte de compromis, donc, et dont les mesures ont été “très largement mises en œuvre” à la Libération, par une gauche et une droite unies.

Difficile, donc, d’affirmer que le programme du CNR est un “texte de gauche” :

“C’est à moitié vrai et à moitié faux. Vrai, car dans la clandestinité, les forces qui ont poussé à la rédaction d’un programme commun étaient les socialistes et les communistes.

Faux, car à l’époque, l’Etat-providence était perçu comme le symbole de la modernisation de la France, même à droite. C’était dans les conceptions de l’époque : l’Etat était le facteur d’équilibre.”

L’Etat comme facteur d’équilibre ? Aujourd’hui aussi, la gauche et la droite peuvent toutes les deux reprendre cette idée fondant le programme du CNR... et en donner, donc, des interprétations différentes.

Si le programme du CNR revient aujourd’hui dans le débat, c’est aussi grâce à la mythologie qu’il véhicule, explique Claire Andrieu :

“On voit ressurgir aujourd’hui l’image de la Résistance : le programme du CNR a été préparé dans la clandestinité, il y a toute une épopée, un souffle.”

Un souffle utile, en période électorale, pour mobiliser. A gauche comme à droite.

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          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



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