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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 13:53


Ordre du jour :

-Manifestation du Lundi 28 novembre à l'appel des commerçants.
-Dates de plusieurs actions et conférences susceptibles d'intéresser les membres de l'AG.


Tout d'abord, l'ordre du jour n'est pas très fourni.
Plusieurs personnes s' étant rendues à la « Conférence Gesticulée » Donnée par Scop Le Pavé à l' auditorium du       Conseil Général ce lundi à 18h30.


1- Manif du 28/11 :
La manifestation à l appel des commerçants a rassemblé 800 personnes:(source midi libre)
Plusieurs personnes sont intervenues pour dénoncer le gaspillage de l'argent public et la mort de nombreux petits    commerces du centre ville. Le cortège s'est dirigé vers la mairie devant laquelle les manifestants scandaient : « Fournier au balcon : »
La manifestation s'est rendue ensuite au square de la Couronne, un des lieux les plus détruits où plusieurs prises de paroles ont été faites.
Apparemment notre triumvirat de choc n'a pas compris et reste droit dans ses bottes. Peut-être veulent-ils animer le prochain conseil municipal ?

 2- Les dates :

Mercredi 30/11 à 20h à Comps , conférence de Laurent Mucchielli;
Ce conférencier est sociologue directeur des recherches au CNRS et membre du laboratoire méditerranéen de sociologie. Le thème précis :> > L'insécurité : Mythe ou réalité ?


Vendredi 2 Décembre à Massanes 20H15 salle de la mairie


Samedi 3 Décembre à Barjac 17h cinéma Regain ;
Le Carrefour citoyen vous invite à une rencontre débat sur la crise agricole, la crise alimentaire : quelles alternatives ?
Avec Gérard Le Puill, journaliste spécialiste des dossiers agricoles (auteur de bientôt nous aurons faim) et la participation de représentants du monde paysan et d'associations de consommateurs.


Samedi 3 Décembre 10H rendez-vous devant l'ancien palais de justice face à l'esplanade opération lavage des banques avec l'appui du collectif »Demande d'audit sur la dette publique. »
Jeudi 8 Décembre à Pablo Neruda, rencontre-débat avec François Ruffin journaliste à France Inter sur le thème : contre le fatalisme, vive le protectionnisme ? »


Samedi 10 Décembre journée mondiale des droits de l'homme. Action en cours de réflexion.


Dimanche 11/12 en Avignon, 15H action anti-nucléaire et chaîne humaine ;


Samedi 17/12 mairie de Nîmes à 8H vote du budget 2012.

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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 13:30


Présents : 10
Ordre du jour :

action du 19 Novembre au conseil municipal ;
information sur la création du collectif pour l'audit sur la dette publique ;
dates pour les actions à venir ;

Principal point à l ordre du jour de cette réunion : l'action du samedi a soulevé quelques controverses, certains d'entre nous ayant trouvé les interventions un peu trop agressives alors que d'autres regrettaient la faiblesse de la participation.
Du débat est ressorti les faits suivants :
les interventions bien que gênantes, se sont faites sans déchainement physique ;
pour pas mal d'entre nous, c'était la première fois que nous assistions à un conseil municipal d'où l'étonnement ;
il y avait pas mal d'associations présentes et indépendantes.

Or la provocation ne venait pas forcément de notre bord. Déjà nous n'étions pas dans la même salle. Seulement deux portes sur trois étaient ouvertes isolant ainsi les élus du peuple, de plus un cordon des forces de l'ordre assurait la sécurité.
Voilà pour la forme !
Sur le fond c'est au quotidien que nous subissons leur violence . Il y avait en face de nous : un sénateur, un député européen, un député du gouvernement …. tous aussi méprisants l'un que l'autre et au service de cet ultra-libéralisme qui nous déstructure et nous broie. Cela se retrouve dans leur présentation du budget de la ville fait essentiellement d'effets d'annonces par exemple :
-renégociation de la dette publique sans en préciser le coût réel,
-économies sur le budget alors que les travaux du TCSP et autres dépassent l'entendement,
-le scandale de la faiblesse des subventions aux associations,
-.............. etc, sans compter la brièveté des interventions par rapport à l'importance de l'ordre du jour !
On ne peut rester complètement insensibles à cet état de fait. D'un autre côté on peut comprendre aussi l'exaspération de certains élus devant les empêcheurs d'endetter en rond !
Néanmoins notre intervention étant réservée d'abord au budget, cette expérience sera prise en compte et nous servira lors de nos prochaines actions.

Deuxième point à l'ordre du jour : information sur la création du collectif sur la dette publique ;
Ce collectif a été créé au niveau du département. A ce jour, Nîmes, Alès, Uzès, Bagnols ….. en seront les principaux acteurs en attendant de nouvelles conférences décentralisées.
Le but en est de récupérer les données budgétaires du maximum de villes et villages de notre département, de les analyser et de déterminer s'il y a des emprunts dits toxiques ou pas et de définir les dettes dites illégitimes de celles légitimes. Il va de soit qu'il y a un moment ou seuls des gens compétents dans le domaine de la finance seront à même de déchiffrer et nous traduire les données. Nous avons eu quand même des volontaires pour cette tâche.

Troisième point : les actions à venir ;

Samedi 26 novembre 10 heures ,place de la Maison Carre,  action lavage des banques avec signatures de la pétition sur la demande de l'audit ;
Lundi 28 à midi place de la Maison Carrée, action avec les commerçants ;
Lundi 28 à 18h réunion de l' A/G au bar les Ramblas

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 20:38

 

présents : 15
Deux points à l'ordre du jour :
la dette ;
l'action du samedi 19 Nov. à la mairie lors du conseil municipal ;


1 La dette :

Rappel de la conférence du 10 Novembre d'Eric Toussaint, au Conseil Général :
en Amérique Latine, l'impossibilité de rembourser la dette a poussé les peuples à développer l'action sociale, puis à faire tomber démocratiquement les gouvernements conservateurs, remplacés par des gouvernements de gauche (Argentine et Equateur). Ainsi ces Etats ont eu les moyens politiques d'imposer aux banques une renégociation de leur dette, permettant d'en réduire considérablement le montant.
Cette réduction de la dette a permis d'investir dans le bien-être social et de relancer l'économie (8% de croissance économique en Argentine).
Après l'évocation très rapide du cas islandais (référendum annulant le remboursement des emprunts aux banques britanniques et hollandaises), le grave problème actuel de la dette publique supporté par les peuples européens a ensuite été longuement évoqué.
Cette dette a explosé à cause de la réduction du taux d'imposition des grandes entreprises (seulement 8%) et des grandes fortunes, ainsi que de la réduction des recettes. Ce manque à gagner provoque une augmentation des charges sur le travail (C.S.G. & C.R.D.S.), des impôts indirects (TVA) et des emprunts. L'action conjuguée des gouvernements et des banques entraine alors le cercle vicieux : récession, diminution des recettes et augmentation de la dette ( 1700 milliards pour la France, dont 10% imputés aux collectivités locales ). Il n'y a plus d'équité ni d'égalité.

2 L'action de samedi à la mairie lors du conseil municipal :
Compte tenu de cette situation générale et de l'appel du CADTM pour réaliser l'audit citoyen de la dette publique, il nous semble nécessaire d'agir au plan local : Nîmes (85 millions € d'endettement) + le C.H.U. (2,5 millions €) + coût du T.C.S.P. (?) … Le but de notre action auprès du Conseil Municipal nous permettra de nous approprier le débat, de repérer les éléments de délinquance et d'organiser une mobilisation sociale en vue de l'annulation de la part illégitime de cette dette que les Nîmois ne doivent pas payer.
Rendez-vous à 7 H 45, le 19, avec nos pancartes-slogans pour assister au Conseil Municipal, avant de commencer notre sit-in devant la porte de la mairie. Il est nécessaire de venir nombreux.


Réunion lundi soir 18h au bar Les Ramblas,ou un compte rendu de l action de samedi au conseil municipal sera fait.

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 15:03

10 personnes présentes.

Réunion commune AG-Indignés, mais ça on ne le précisera plus, les réunions de l’AG sont des réunions de coordination locale, on invite tous les gens des autres organisations, syndicats et partis à y participer aussi.

 

Semaine chargée, nombreuses dates.

 

 Mardi ce soir (8.11)

Conférence débat dans le cadre de l’Université populaire, thème : République et Démocratie avec André Burton. Les conférences ont lieu à l’IUFM, rue V.Faïta. Je rappelle l’adresse du site : unipop.nimes.free.fr

Réunion du comité action du Collectif anti-nuke 18 h, au local de la CNT, 6 rue d’Arnal.

 

Mercredi (9.11)

Pique nique organisé par un Collectif de chômeurs, vers midi devant les bureaux du Medef, Boulevard Talabot. Le Collectif fournit le pique nique pour récolter des fonds.  

 

Et puis bien sûr, Assemblée des Indignés, Place de la Maison Carrée, 18 h, sous le péristyle probablement vu la météo. On y est très bien mais pas très visibles, dommage.

 

Jeudi 10.11

Conférence débat sur la Dette publique, 19h30 à l’Auditorium du Conseil Général, rue Guillemette.

 

Vendredi rien, mais Samedi, outre le RDV des Indignés, il est probable qu’il y ait un rassemblement contre la désespérance dans les CRA, reporté la semaine dernière pour cause de météo. A priori et à confirmer, c’est à 15 h place de la Maison Carrée.

Pour les dates proches, c’est tout, il est annoncé la réunion du Collectif Anti Nuke, le 17.11, à P. Neruda et une manif ‘Chaîne humaine’ à Avignon le 11.12.

 

Nous avons plus particulièrement parlé des points suivants et j’essaye d’en faire la synthèse en introduisant divers points du débat :

 

1) Appel pour un audit de la dette publique

La conférence débat doit déboucher sur la création d’un groupe local qui s’occupera de la dette globale mais aussi locale. Il y a déjà des gens qui ont commencé à farfouiller, notamment à la suite de la lutte contre le TCSP. Il s’agit d’unifier les initiatives, d’avoir plus de poids pour obtenir les chiffres qui sont assez durs à rassembler, nos élus ayant un peu de mal avec la transparence, à rendre des comptes exacts. Il faut aussi savoir où et comment regarder. Le soutien des organisations habituées à traiter ces problèmes sera précieux pour débrouiller les comptes si cela se peut. On a bien vu, avec la récente crise financière que mêmes les banques ne savaient pas très bien l’état exact de leurs propres comptes...

Se réunir, faire des conférences, des enquêtes c’est très bien. Nous pensons que ça ne suffit pas et qu’il faut se rendre plus activement visible.

L’AG et les Indignés proposeront donc une action commune à préciser avec les autres qui se joindrons à nous (et notamment ceux qui formeront le collectif pour l’audit de la dette). Nous proposerons un sit-in à date régulière, devant la Mairie, les jours de conseil municipal tout particulièrement (le Samedi matin mais on se renseigne sur les dates). Pas besoin d’être très nombreux à chaque fois, une dizaine de personnes  assises en demi cercle ouvert (pas d’entraves à la circulation) devant la porte de la Mairie avec des panneaux et des tracts peuvent y suffire. L’essentiel est de durer et c’est là qu’on a besoin d’être un peu nombreux.

Il s’agit d’exiger des explications et d’informer la population. Pour cela il faut avoir des chiffres, connaître les mécanismes La complémentarité de la réflexion et de l’action est évidente.

Mais il y a plus à dire.

Le plan de rigueur de ‘Margareth’ Fillon n’a pas d’autres buts annoncés que de ‘rassurer les marchés’. Les agences de notation sont là d’évidence un outil bien commode pour imposer la politique Néolibérale. Ils peuvent invoquer à peu près n’importe quel prétexte pour agiter la menace de dégradation de la note d’un pays et dictent la politique des Etats, à volonté.

Stigmatiser le rôle de ‘la finance’ ne fait pas entièrement le tour du problème. Ce sont des lois votées démocratiquement qui ont données les moyens d’une telle domination. Les politiques sont redevables de leur participation à ce processus et de ses conséquences.

Les Institutions ne devraient pas être oubliées dans cette critique.

 

2) Collectif Anti-nucléaire

Le constat est fait de divergences notoires dans ce collectif. Y sont présents des partis qui ont des stratégies différentes et dont les motifs dépassent les enjeux du nucléaire, stratégies électoralistes ou unitaires de négociations, avec le PS forcément. Des sièges au gouvernement et/ou au futur parlement, mais pas uniquement il y a plein des postes à pourvoir, viendraient polluer les débats. Ce n’est pas étonnant mais est-ce inévitable ? Au minimum, qu’ils mettent cartes sur table et annoncent clairement quels sont, pour eux, les enjeux réels. On veut bien participer mais encore faut-il savoir à quoi.

Les négociations sont à l’instant interrompues pour cause de Flamandville mais,  naturellement, poursuivies quand même quelques jours, si j’ai bien compris.

 

De même que pour l’action en faveur d’un audit de la dette, il va falloir se rendre visible. L’idée d’un ‘village anti-nucléaire’, dans le principe de ce qui a été fait à Avignon cet été a été proposée. L’AG y participera certainement mais c’est plutôt le rôle du collectif Anti-Nuke d’être moteur en cette affaire.

 

Constat est fait aussi de notre méconnaissance concrète du problème, nous avons certainement besoin d’étayer nos positions par les chiffres et les arguments d’un choix raisonné et pas simplement passionnel ou passivement adopté. On réduit ainsi le risque d’être manipulé et on avance dans le domaine du possible.

 

3) Débat sur les syndicats (et les partis)

On déplore tous que les syndicats n’aient pas plus un rôle politique de remise en cause du système et qu’ils se limitent trop souvent à un rôle de négociations catégorielles étroites. C’est important mais a tendance à occulter les enjeux réels. On n’avance pas et des problèmes comme celui du chômage massif (puisqu’il y a une action, parlons en) ne seront pas réglés par des aménagements marginaux. Il y a des causes structurelles et idéologiques à ce chômage de masse. Il ne faut pas hésiter à dire que c’est un choix délibéré et très conscient.

Tous les syndicats ne sont pas sur cette ligne et le débat existe en interne. De même que dans les partis un manque de clarté et un verrouillage existent. Le ‘militant de base’ est aussi coincé du fait de la concurrence entre syndicat et défend fidèlement le sien. Cette concurrence est soigneusement favorisée. La pression des médias, propriété des lobbies mollement protégée par des institutions fermement avides de les utiliser, est importante et y participe.

Tout ça est bien connu et évite le constat manichéen et simpliste du ‘Tous pourris’ ou ‘Tous manipulateurs’. Ce genre d’attitude qu’on reproche à tort aux Indignés notamment, n’est pas la notre.

 

De manière générale, appeler à une convergence improbable n’est pas très fructueux. Il faut discuter mais convaincre ou contourner ponctuellement utilement. Attention aux débats stériles et perpétuels sur des positions inconciliables. C’est comme si nous étions indécis or que nous ne le sommes pas. Une porte est ouverte ou fermée, passer par la fenêtre n’y change rien.

 

4)Divers et  organisation

On été évoquées :

Les actions futures des Indignés. Il y a un appel à action le 11.11.11 à 11h11 précises. Pour notre part quelque chose sur les distributeurs a été évoqué. Il y a aussi une date pas trop lointaine, le 10.12 (ça feras le 10.D, comme il y a eu le 15.O), journée mondiale  des droits humains. Cet appel vient-il seulement des Indignés ou relaie t-il quelque chose de déjà existant ?

La répression du mouvement des Indignés se poursuit avec constance. Ce n’est pas Damas, mais c’est ferme et très handicapant. On constate que ça à lieu partout et que de manière générale les rassemblements divers sont réprimés à bas bruit, le G20 l’a montré aussi. On est encadré de plus en plus près. Il ne faut pas se décourager ni se dispenser d’agir, peut-être un peu réviser les objectifs.

 

On se pose la question de la mutualisation des moyens. Elle se fait par les réseaux de chacun et plus on est nombreux plus les ressources existent et augmentent. Ne pourrait-on pas faire un catalogue croisé des ressources et des besoins, un panneau d’annonces au moyen d’un site ou d’un forum ? Qui est capable d’organiser cela ?

 

 Prochaine réunion Lundi 14.11.2011, 18 h Bar des Ramblas.

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 12:54

1) Solidarité avec les Grecs.
Nous allons axer nos actions dans ce sens, tracts et autres. Il va falloir expliquer que ce que les Merkozy font aux Grecs, ils nous le font aussi. Il va falloir qu'ils nous expliquent aussi le retard à 'sauver' la Grèce, le contenu des accords, très douteux sur le fond (parlons pas des détails) les plans d'austérité déjà imposés aux Grecs qui sont les causes du naufrage ou en tout cas les accélérateurs de l'actuelle crise.
Le référendum Grec,dont  les Merkozy veulent imposer la question est mal parti s'il se cantonne à leur diktat, c.à.d. question uniquement sur l'appartenance à l'Euro. Cela occulte le fait que l'Europe n'a rien eu d'autre à proposer aux grecs que des plans de rigueur suicidaires payés de manière très inéquitable, une très réticente et mesquine solidarité, des injures quotidiennes au peuple Grec. Aucun projet pour le futur et comme le rappelle 'Cohen Bandit' ce matin à France Inter il aurait été judicieux de s'attaquer résolument aux problèmes tels que l'évasion fiscale et les paradis fiscaux et ça c'est à l'Europe de le faire, la Grèce seule n'y peut rien. Il n'en a rien été. L'Allemagne et la France qui ont activement poussé les Grecs à l'endettement et s'en sont gavés (voir les textes du CADTM)sont très mal placés pour faire la leçon au peuple Grec.On rejoue les grandes scènes du référendum sur le Traité Constitutionnel Européen et le mépris de la voix des peuples est patent..

2) Ajouter un rendez vous régulier à notre calendrier
Nous avons longuement hésité à changer notre rythme car occuper quotidiennement la place était le meilleur moyen de rester visible, agir et entretenir la mobilisation. Cependant, deux réunion par semaine ont été établies, au constat qu'il nous est matériellement difficile de tenir, sur la longue durée et pendant l'hiver, le rythme de cet été.
L'AG Nîmes (i.e: Assemblée Générale de Nîmes, terme volontairement vague qui veut exprimer le fait que l'AG est juste une réunion ouverte à tous) a fait une proposition en invitant Les Indignés, et tous les autres aussi d'ailleurs, à ses réunions du Lundi (18 h Bar des Ramblas, face Place St Charles).
Comme les Indignés l'AG est un groupe d'individus, volontairement informel et sans objectifs autres que la lutte tous azimuts (hasta la victoria !). De fait il y a peu de différence sur les buts et les moyens, sur la volonté de rester 'illégaux' (sans statut, basé sur la participation à titre individuel sans drapeau ni chapelle, sans chercher de reconnaissance légale ni demander d'autorisations quelconque à qui que ce soit, bref avec la volonté de désobéissance civile et d'user sur la voie publique du droit à l'expression politique, qui ne s'use que si l'on ne s'en sert pas). Le but de l'AG, même s'il n'a jamais été formulé clairement par écrit c'est coordination des luttes par échanges, partage, discussions, contacts entre individus d'origines diverses ayant des engagements multiples,
et ouverture à tous sans hiérarchie, portes paroles ou responsables formels (et en veillant à ce qu'il n'y en ait pas).
L'AG se veut être un outil pour tous, pour connecter les réseaux, converger, établir des passerelles (des 'Golden Gates' plutôt si possible),
pour amplifier au niveau local les diverses luttes. C'est la nuance qui fait la différence avec Les Indignés qui du fait de leur extension mondiale sont désormais sont un groupe spécifique avec une reconnaissance et une image particulière.
La frontière est cependant difficile à tracer, nombres de personnes appartiennent aux deux groupes. L'AG s'est particulièrement impliquée dans la naissance des Indignés Nîmois et les a laissés en totale autonomie évoluer vers ce qu'ils sont.
Nous trainons ce problème depuis le début: fusion ou pas?
Des deux coté il y a réticence qui s'exprime symboliquement par le refus de chaque groupe d'abandonner son nom. Ces réticences ont une certaine légitimité du fait de la légère différence de but. Mais les problèmes de nom ou d'étiquettes sont dérisoires en face des enjeux de notre temps et il est vital de les dépasser au plan local en tout cas. Cela vaut pour tout le monde, pour chaque organisation, syndicat ou parti.
Nous avons résolu le problème
en appelant, nous les Indignés de Nîmes, à participer que ce soit à titre individuel ou en tant qu'Indignés aux réunion de l'AG. Les Indignés n'ont pas vocation à absorber toutes les luttes (qu'elles évoluent comme elles l'entendent c'est un minimum que nous réclamons aussi pour nous). Les Indignés doivent se coordonner avec les autres, comme les autres.
Les réunions du Lundi serviront à ça, à la convergence et au travail. Elles permettront aussi de nous rencontrer plus souvent ( puisque nombre d'entre nous sont 'multi-carte') pour être plus réactif, l'actualité va vite, de plus en plus vite et ça va tanguer sérieusement.
De plus le rendez vous dans une salle permettras de travailler concrètement dans de meilleures conditions, il y a tables et chaises, de l'éclairage, un abri contre les intempéries. Là, nous sommes moins visibles, certes, mais nous travaillerons là dans de bonnes conditions à l'être plus et mieux.
Ce n'est pas une fusion, c'est reconnaître et utiliser un outil, l'AG, qui existe et veut être utilisé en tant que tel.
Nous avons donc désormais un calendrier impeccable avec trois rassemblement, un en début de semaine, un au milieu et un à la fin. C'est un excellent compromis qui résout plusieurs problèmes à la fois et il a fait consensus.

3)Action pour un Audit de la dette publique
C'est une occasion d'agir au plan local tout autant qu'au plan général. Nous allons y participer, c'est un des axes d'action que les Indignés ont, tant en Espagne qu'en Grèce.
Concrètement il y a une réunion publique pour mettre en place un comité à Nîmes. Je n'ai pas retrouvé la date et l'appel local de manière certaine, c'est Jeudi prochain et on demande à ce que l'appel à cette réunion soit rediffusé rapidement.

Nous allons faire signer cet appel dans la rue, aller à la rencontre des gens pour le faire connaître, c'est un excellent outil qui outre qu'il touche les gens sur un point très sensible (le porte monnaie) permet d'aborder de nombreux problèmes. A nous de faire qu'il ne s'agisse pas d'une n ième lamentation poujadiste sur les impôts trop lourds qui étranglent le petit commerce et l'entreprise, il s'agit de toute autre chose, c'est clair pour chacun d'entre nous.William II dit 'Le Gaulois Gribouille' qui a l'expérience des pétitions (pétition pour le Tibet notamment) fournit les outils, des planchettes. Je fait le papier à signer. Attention une pétition pour être valide doit respecter des règles formelles il faudrait que ceux qui savent ça en détail veillent à leur application si nécessaire.
La ville de Nîmes est une des plus endettées de France, nous allons demander des explications
à nos élus et aussi sur la dette générale de la France. Une action concrète, argumentée et documentée, s'organise en coordination avec d'autres collectifs et nous allons y participer et appelons à le faire.

4)Le G20
William nous a fait le compte rendu de la manif où il a retrouvé des Indignés et bien d'autres têtes connues. Il y a de nombreuses choses à dire mais grosso modo c'est une réussite malgré une mobilisation un peu faible (quand même environ 10 000 personnes). Manif festive, imaginative, colorée, pacifique. En face un mur de robocops armés jusqu'aux dents et extrêmement nombreux, barrant toutes les rues, défendant les banques. Ils étaient presque aussi nombreux que les manifestants. C'est probablement une des raisons à la faible participation, non qu'ils fasse peur mais plutôt qu'il faut bien constater que ce face à face est assez stérile et sur un mode violent encore plus (bien que sa menace les poussent à se ridiculiser, c'est un fait et en un sens une victoire). Nos dirigeants se cachent derrière ce mur, c'est eux qui ont peur. A nous d'aller les défier partout ou ils ne peuvent pas nous opposer ce barrage armé.
Le contre sommet se poursuit par des réunions et des débats. Il a été annoncé que les actions vont changer de registre. Tenez vous au courant, il va probablement se passer quelque chose. William nous a ramené une affiche ainsi libellée: Indignés, Révoltés, Solidarité! On est d'accord.

C'est tout pour le moment.

On lâche rien!

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 18:28

Samedi 15 Octobre - 21h17

 

La grande majorité de nos indignés ayant rejoint Bruxelles (avec nos banderolles et nos tracts) pour partager la semaine du 8 au 15 Octobre avec tous les marcheurs venus d'Europe , nous avons hésité à lancer un appel à se réunir en ce jour de mobilisation mondiale;  il nous paraissait difficile de rassembler beaucoup de monde...Que pouvions nous faire en étant si peu nombreux? Nous avons donc hésité, (juste un peu)...... mais avons malgré tout souhaité marquer le coup, quelque soit le nombre réduit de nos forces, sans nos banderolles, ni tracts, ni tambours)...presqu' à "l'arrache" , juste avec l'envie.

 

Bilan plus que positif à notre goût, nous fûmes agréablement surpris. Une centaine de personnes se sont rassemblées devant la maison carrée. Certains ont peut être été un peu déçus de ne pas avoir été accueillis par des slogans et de la musique (nous n'avions pas grand chose à leur offrir si ce n'est notre volonté farouche ...et ela ne ressemblait pas vraiment à une manifestation) et pourtant... le simple fait de voir cette centaine de personnes se mobiliser pour cette journée nous a réchauffé le coeur)

 

Certains penserons qu'il nous en faut peu. De notre côté, alors que nous occupons la place tous les soirs depuis le 26 Mai (il faut tenir) et que la plupart de nos indignés étaient à Bruxelles, nous nous réjouissons d'avoir malgré tout réussi ce pari un peu fou de croire que tant de personnes répondraient à notre appel. L'union faisant la force, l'indignation gagne du terrain chaque jour et par là même l'idée qu'une "démocratie réelle" va pouvoir voir le jour...

 

Merci à vous tous de vous être joints à nous.

 

Les indignés Nîmois

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 21:31

 

  Marxa Mediterranea, 26 et 27 Août 2011, Lunel-Nîmes-Montélimar

 

Ils sont peu nombreux mais ils sont déterminés. Plus ils avancent plus ils seront forts, Los Indignados de Catalogne, de Valencia ou de Murcia marchent sur Bruxelles.

Nous les avons avancés en voiture depuis Lunel jusqu’à Montélimar. Ils auraient pu s’estimer satisfaits, et rester là, dans le cadre agréable de la ferme où ils devaient faire étape. Mais c’est à peine reposé que déjà certains reprenaient la route à pied, pour avancer 20 km encore un peu plus au Nord, vers Loriol, et Valence.

 

Le 26 Août, était pour nous, Indignés de Nîmes, une date symbolique. Le hasard fait que nous avions commencé à tenir nos assemblées le 26 Mai sur la Place de la Maison Carrée, trois mois jour pour jour avant l’arrivée des marcheurs de la Marxa Mediterranea. Depuis ce jour, il y a toujours eu quelqu’un là, à 19 h, pour tracter, discuter en assemblée ou en tout sens, partager un repas. Et donc il n’a pas été un instant question de ne pas les aider du mieux que nous le pouvions.

Ceci est le récit de notre rencontre.

 

 

De Lunel à Nîmes, 26.08.2011

De Lunel à Nîmes, la plupart des Indignados faisant le chemin à pied, la logistique était un peu plus simple. Un des problèmes de l’organisation est que les effectifs sont mouvants, on ne sait jamais exactement combien ils sont, certains arrivant, d’autres repartant. Mais s’ils se quittent, ils savent où se retrouver, ils vont à Paris !

De Nîmes viennent deux voitures et une camionnette pour les bagages et en plus de celles venant avec eux du Sud  et du camion cuisine espagnol, le transport est assuré pour les éclopés et ceux qui ont à organiser le campement en avant.

Vers onze heure, après avoir chargé tous les bagages voiture, nous quittons Lunel pour Nîmes et trouvons les marcheurs, partis de bonne heure, dispersés en petit groupes, avançant sous une chaleur tropicale tout au long de la Nationale 113, qui est ici une succession de zones pavillonnaires, artisanales ou commerciales,  l’exemple même de la dévastation et de la laideur uniforme de la société industrielle et marchande, pas vraiment une balade pour le plaisir.

Pour l’accueil en ville, nous avions décidé de mettre les autorités devant le fait accompli et donc de prendre la rue sans plus de formalité. Il fallait un endroit ombragé, près du centre ville, près d’un point d’eau, suffisamment visible mais pas gênant pour ne pas déclencher immédiatement la réaction des forces de l’ordre. La petite place, dite ‘Le Bosquet’, servant de boulodrome à coté des Jardins de la Fontaine était parfaite. Nous avions deux solutions de repli en cas d’expulsion, un autre jardin public, le Mont du Plan et, plus loin du centre ville un terrain de sport proposé comme abri par des Indignés syndicalistes.

Vers midi les premières voitures déchargent le matériel, la cuisine se met en place et les premiers soutiens arrivent apportant simplement leur présence ou du ravitaillement, des médicaments (bandages et autres pommades), quelques vêtements, des chaussures, des tentes. Les conversations s’engagent de toutes part malgré la différence de langue. Nous sommes quelques hispanisants, certains des Espagnols parlent Français ou ont quelques notions. Petit à petit les marcheurs arrivent et dans un apparent désordre et avec une certaine nonchalance le campement s’organise et les tentes éclosent une à une. On mange, on se repose, certains vont prendre des douches chez les camarades indigènes, d’autres vont travailler en commission ou communiquer avec la coordination et les contacts des étapes suivantes.

Le temps est orageux et la météo annonce des orages violents. Une première averse arrive et nous sortons des bâches pour abriter le matériel et les gens. Mais la pluie s’arrête et nous laissera tranquilles jusqu’au soir.

La presse est là aussi et interroge les Indignés de tous pays. Il y aura un article dans le Midi Libre et La Gazette de Nîmes, un reportage sur FR3, c’est déjà ça, bien que dans l’ensemble ce soit silence radio de la part des médias. Il ne faut pas s’en étonner.

Toujours pas de réactions des autorités. Un premier passage de la Municipale n’a rien déclenché. Dans l’après midi une poignée de policiers viennent tâter le terrain. On se présente, on explique que demain on sera repartis et que vu le temps orageux on a monté les tentes. On nous laisse donc tranquille, sous condition de rester calmes, avec même un « on vous comprend », toujours assez surprenant. Est-ce que cela exprime un vrai sentiment où est-ce une tactique ? A Montpellier il y a deux jours les flics ont été autrement plus menaçants, comment savoir ? De toutes façons ils obéissent aux ordres.

 

Enfin nous partons en cortège, au moins une centaine de personnes, banderoles en tête, pour tenir l’assemblée ‘inter-Populaire’ sur la Place Tahrir de Nîmes (ex Maison Carrée) et nous nous installons sur les marches de la Place.

 

Assemblée, Place Tahrir de Nîmes, 26.08.2011, 19h.

Le fonctionnement des Assemblées est expliqué, les tours de paroles, la personne à qui on demande de les enregistrer, le rôle du facilitateur ainsi que les gestes de communication silencieuse qui permettent de s’exprimer sans couper la parole et qui ont pour vertu de rendre sensible le sentiment collectif. Il faut être attentif, écouter pour pouvoir parler pertinemment, capter les informations, s’adresser à l’assemblée entière et le moins souvent possible a un seul interlocuteur. Il est demandé d’être bref, de savoir attendre son tour, d’accepter la critique et de ne pas accaparer les débats. Facile à dire, mais dans l’enthousiasme des discussions même les plus sages se laissent emporter.

Il y a ici un obstacle de plus à surmonter, l’assemblée doit être bilingue et il faut laisser le temps aux traducteurs qui se relaient, bravo à eux et notamment à Azul, le ‘casque bleu’ à la chevelure bleue électrique.

Ensuite les Indignados se sont présentés, eux et leurs objectifs. Chacun a donné son nom, son lieu d’origine avec parfois quelques mots pour expliquer pourquoi il marchait.

Le sens de la Marche est clair, il faut porter à Bruxelles les revendications des Indignés Espagnols et de toute l’Europe. Ils montent là haut pour protester contre les politiques dévastatrices menées par leurs gouvernants et dictées par la Commission Européenne, la BCE et le FMI. Mais ils veulent aussi que tous se joignent à eux et porter la parole de chacun. Une sorte de vaste cahier de doléances sera collecté et servira de bases aux revendications. Le but est aussi d’établir des contacts directs entre tous les mouvements Européens, de lever partout l’étendard de la révolte, mobiliser en chemin toutes les énergies, et rassembler le plus de monde possible pour aller manifester à Paris puis à Bruxelles. Le 17 Septembre , la marche étant à Paris, sera une journée d’actions mondiales contre les logiques financières, les bourses doivent être bloquées, Wall Street, Londres, Paris, Frankfort…

Au travers de questions sur la solidarité avec la lutte des peuples ‘arabes’, avec lesquels Los Indignados se sont immédiatement solidarisés, puis de la situation en Grèce ou en Espagne nous apprenons plusieurs choses. D’abord que l’Italie s’est mise aussi en marche, ainsi que l’Allemagne et que donc c’est de toute l’Europe que convergeront les marches. La vague monte!

Puis le constat est fait du peu de concessions faites par les gouvernements qui refusent d’entendre et ne veulent rien savoir. C’est logique, l’oligarchie profite du système tel qu’il est pourquoi donc envisager un changement, et comment le pourrait-elle alors que tout va bien pour ceux qui en font partie. Nous hésitons entre plusieurs qualificatifs pour les désigner, ces gens qui prétendent imposer leur monde désastreux et absurde : brutalité, cruauté, cynisme, hypocrisie, aveuglement, bêtise, la liste n’est pas close…Nous faisons le constat que partout les réponses à nos justes revendications sont les mêmes, c'est-à-dire des miettes et que si nous allons dans un premier temps demander pacifiquement, il faut déjà envisager les suites à donner à ce mouvement qui ne doit pas s’arrêter à Bruxelles.

 

La pluie se met à tomber et nous quittons d’un commun accord les marches de la place pour nous abriter sous les colonnes du temple (la Maison Carrée est un temple romain miraculeusement intact et nous n’ébranlerons pas tout de suite ces colonnes…). Nous nous serrons un peu et les débats reprennent, sans mégaphone, ce qui est bien plus direct. Les témoignages affluent et montrent concrètement les situations inextricables et kafkaïenne dans lequel s’englue plus particulièrement la jeunesse du fait d’un accès aux études barré par le mur de l’argent, du peu de travail proposé et de sa précarité, de l’indigence des aides sociales et des nombreuses exceptions et conditions pour les obtenir, excellent moyen de ne pas les donner, du rôle de flicage et de contrôle qu’on veut faire jouer aux personnels sociaux, du peu de moyens qu’ils ont pour faire honnêtement leur métier. Il est clair que ce sont des miettes qu’on nous jette, juste de quoi survivre et ne pas exploser de rage. Plus il y aura de pauvres et de précaires plus la pression sur ceux qui ont encore la chance d’avoir un métier stable sera forte, plus la peur de perdre son emploi sera grande et plus les concessions seront faciles à obtenir pour les patrons. Le mécanisme est en place depuis longtemps déjà, la ‘Stratégie du Choc’ est systématiquement appliquée partout.

Le gâchis est immense, les dégâts seront aussi irréversibles que ceux de Tchernobyl et Fukushima : déculturation et ignorance, refuge dans des stratégies claniques mafieuses et gangs ultra violent (comme au Mexique par exemple). On n’effacera pas de sitôt les conséquences de ces politiques imbéciles et court termistes.

 

Les solutions ? Chacun a les siennes mais reviennent en boucle la destruction du système financier et du pouvoir de l’argent, la réappropriation des entreprises par les travailleurs, à l’exemple des travailleurs Argentins qui ont expropriés leurs patrons, l’autogestion et une démocratie directe basée sur la participation active et la recherche du consensus dans des assemblées locales (quartiers, villages, entreprise) qui se fédèrent. On sent bien que les expériences des anarchistes Catalans, extrêmement actifs avant et pendant la guerre civile sont encore vivaces et influent sur la jeunesse actuelle. Mais les temps sont nouveaux et bien d’autres influences sont présentes, issues des mouvements Alter-mondialistes notamment mais aussi d’un courant de pensées dit ‘citoyenniste’ qui veut raviver la démocratie en réformant la Constitution et dont les variantes multiples s’étendent de l’extrême droite (La Nation, le Peuple et ‘éventuellement’ un leader charismatique, Ein Völk, ein Reich, ein Fürher ! en somme…) jusqu’aux républicains-communistes (et vice versa) de Mélenchon.

   

Le constat est cependant le même pour chacun, nous allons dans le mur, à grande vitesse. La crise est morale, politique, économique, écologique…et nous avons affaire à forte partie, l’oligarchie domine et façonne l’opinion, elle a réussit à imposer sa doxa. La remettre en cause, malgré le constat évident de son échec, sera une tâche immense. Ils ont tous les moyens, financiers et militaires, nous n’avons que le nombre (et encore…).

Seule la lutte payera et celle-ci entend bien durer jusqu’à la victoire. Bruxelles n’est qu’une étape.

 

La pluie cesse enfin, l’assemblée se termine. C’est un moment intense de fraternisation, on se sent tous soudés vers un même but : les Indignados c’est nous et ils sont Les Indignés. Si je peut me permettre : sous les magnifiques colonnes de ce temple antique, Demosthène, Périclès et les frères Gracchus semblent nous écouter attentivement dans cette Agora ressuscitée.

Seule ombre au tableau, un crétin est venu balancer un fumigène dans le campement pendant que nous étions en nombre sur la Place de la Maison Carrée. D’où vient cette provocation ? Mystère.

Mais le camp est resté calme, et plus rien ne viendra le déranger. Les plus fatigués s’endorment tandis que d’autres prolongent bien au-delà du raisonnable les conversations et la musique.

 

 

27.08.2011 La Marche part vers le Nord.

Au matin, arrivent les premiers véhicules. Nous avons réussi à réunir assez de monde pour transporter d’un coup toute la Marxa Mediterranea vers la ferme  qui doit les acceuillir, à La Laupie, près de Montélimar, soit environ 135 km. Le camp est totalement plié et nous laissons l’endroit intact et propre aux mains des boulistes. Départ vers 11 h et rendez vous devant le pont sur le Rhône, au Teil.

Jusqu’à ce point tout va bien, on se retrouve tous et si quelques uns ont préférés passer par l’autoroute ils nous donnent de leurs nouvelles en nous annonçant qu’ils sont coincés dans les embouteillages, c’est jour de retour de vacances et il y a du monde. Par la rive gauche, pas de problèmes.

C’est en traversant Montélimar que la colonne de voiture éclate et se disperse en tous sens. Manque de précision sur l’itinéraire, confusion de la signalisation routière, nous mettrons deux heures à tous rallier La Laupie. Fâcheux contretemps qui fait prendre pas mal de retard sur les prévisions.

Le lieu d’accueil est une superbe bâtisse et une grande ferme en agriculture bio, située le long du TGV dans une belle plaine. L’endroit est frais et accueillant, les proprios ont bien fait les choses. Le repas est déjà prêt, la presse locale est là aussi.

 

Les Espagnols tiennent leur conseil de guerre et s’organisent pour la suite. Ils vont à Valence demain, où doivent les retrouver les Indignés de St Etienne, très mobilisés et qui ont tout prévu, même une manifestation d’envergure. Il est décidé que vu l’heure tardive, la majorité restera sur place ce soir tandis que quelques véhicules partent en éclaireurs prendre contact avec Valence et que les plus acharnés des marcheurs partiront tout de suite et iront ce soir jusqu’à Loriol pour s’avancer sur la route de Valence qui est encore à 40 km.

 

Pour nous c’est l’heure des adieux. Il nous faut retourner vers nos affaires et autres obligations. Pourtant, ce n’est pas l’envie qui nous manque de continuer, qu’est ce qui est plus important que cette marche des gueux qui vont réclamer justice ? L’aventure, la lutte, la fraternisation c’est plus que tentant. On se console en se disant que la lutte est globale qu’elle doit avoir lieu partout et que partout il faut l’animer, chez nous aussi donc. Adieu donc, Paco, Azul, Kevin, Anna, Miguel-Angelo et tous les autres…rendez-vous à Paris ou à Bruxelles, on y sera !.

On lâche rien !

 

Conclusion et commentaires, à destination des marcheurs et de ceux qui les accueillent :

Ils sont peu nombreux, mais en apparence seulement. Les gens vont et viennent, quittent et rejoignent, cela double au moins le nombre des marcheurs. Les Catalans de Perpignan sont repartis chez eux hier mais c’est pour revenir, ils sont allés présenter leur démission à leurs patrons. De plus, de nombreux groupes passent sans se signaler, il y en aurait déjà eu deux qui seraient passés par Nîmes dans les jours précédant l’arrivée de la Marche.

En train ou en stop, de nombreux Espagnols ou Français ont prévus de monter vers Paris et Bruxelles. Il serait bien que tous ces gens sachent qu’ils peuvent obtenir de l’aide partout, notamment là ou la marche en a reçu. A Nîmes nous sommes prêts à loger et à ravitailler tous les Indignés qui passeront. Il faut organiser cela, le faire savoir.

D’autre part aller à Paris est un long voyage et nous avons peu de ressources. Il y a eu quelques rumeurs concernant la neutralité bienveillante des contrôleurs SNCF. D’après des copains cheminots il ne faut guère y compter, les contrôleurs risquent leur place si ils oublient de contrôler. C’est un puissant dissuasif à la solidarité… Il vaut mieux organiser des co-voiturage.

Tout semble s’organiser dans une nonchalance toute Espagnole. Il est vrai que les décisions sont facilement remises en cause, que les plans changent souvent et parfois au mépris de ceux qui se débattent pour organiser les choses. C’est un des problèmes de la marche. Mais cela tient au fait que les gens de la marche, jusqu’à présent, se sont sentis autonomes. Ils ont marchés de la frontière jusqu’à Lunel et ils savent qu’ils peuvent donc avancer par leurs propres moyens. Pour des étapes longues, comme celle que nous avons fait avec eux il est cependant nécessaire qu’ils se coordonnent mieux et à l’avance avec les soutiens locaux. Ils en ont certainement compris la nécessité ; ils apprennent vite. Mais il reste que l’auto gestion nécessite un minimum de responsabilisation personnelle et de participation active. Cela manque parfois à certains qui n’ont pas intégré toutes les conséquences du mouvement dont ils prétendent faire partie.

 

Ils auront besoin, dans leur marche vers le Nord et le froid, de bonnes chaussures, de vêtements chauds et étanches, de couvertures. Il faut aussi leur fournir une assistance médicale si possible. Il y a des gens affaiblis, ayant des problèmes physiques ou psychologiques (différentes dépendances…). Ce ne sont pas des Superman-woman et il leur faut de l’assistance ponctuellement.

 

L’impact de la Marche est certain. Ils redynamisent les groupes locaux ou en suscitent d’autres. Les voir et les entendre remotive. A Nîmes nous avions initié le mouvement en solidarité avec le peuple Espagnol et sa lutte. Ce sont donc en un certain sens des modèles. Or nous avons constaté que même s’ils semblent bien plus aguerris dans la tenue des assemblées et dans l’action, ils ont en gros les mêmes problèmes et les mêmes réussites que nous.

 

Dans la colonne des réussites :

Organisation horizontale, sans chefs ni porte paroles. Vu le fonctionnement des assemblées, il est matériellement difficile qu’une minorité prenne le pas sur le groupe et s’en empare.

La prise de parole de tout le monde  chacun peut s’exprimer à sa manière et selon son angle de vision du monde. Il n’y a pas de vérité absolue ni de doctrine. Les points de vue sont extrêmement divers et dans les assemblées s’expriment de nombreuses personnes qu’on n’entends jamais, notamment toute la frange des marginaux et autres déclassés, ceux qu’on pourrait appeler les ‘désintégrés’. Ce sont les premières victimes du système, il est légitime qu’ils parlent même si objectivement on frôle le n’importe quoi pour différentes causes dont l’alcool n’est pas la moindre. La plupart ont bien compris le mécanisme du système qui les opprime, mais ont du mal à formuler des critiques argumentées et raisonnées. Ils ont cependant fait 80% du chemin pour la plupart. C’est bizarrement cette parole que les militants ‘classiques’ ne prennent pas le temps d’écouter, tant il leur faut du raisonnable, du discours structuré costaud et savant. Ils préfèrent parler à la place de ces gens là. Et ne sont pas présents pour expliquer ce qu’ils savent, partager leurs connaissances et leurs analyses.  

Activisme le mode de fonctionnement privilégie l’auto organisation et l’action. Le groupe inspire une forte mobilisation à tous. Le consensus implique chacun comme si c’était lui qui avait pris la décision. Il en résulte une grande autonomie dans l’action, une certaine spontanéité qui ne se pose pas plus de questions et agit. La marche en est un exemple, elle n’a pas attendu d’avoir des buts précis pour se lancer en avant (en marchant on a bien le temps pour discuter non ?).

 

Dans la colonne des moins réussis

Le flou idéologique. C’est la critique numéro un. Je l’ai dit on voit de tout chez les Indignés, on va des thèses Nationalistes aux idées les plus anarchistes, des syncrétismes mystiques les plus improbables à l’athéisme total. Ce n’est un problème que pour les frileux et les têtes raides sectaires.

Les grandes lignes du mouvement sont clairement anti-capitalistes, anti-autoritaires, internationalistes, humanistes, écologistes. Des récupérations de l’extrême droite ne peuvent y fonctionner qu’en apparence et parce qu’elles reprennent les idées dites ‘de gauche’. Que certains s’y laissent prendre, cela paraît logique, vu les discours actuels de cette mouvance et le grand n’importe quoi de notre époque. Que ça et là se manifeste les tenants du complot (Reopen 9/11, Bilderberg et autres martiens qui dirigent secrètement le monde) pourquoi s’en étonner hors que circulent sur le net toutes sortes de rumeurs. Les plus malins d’entre nous s’y laissent régulièrement prendre et il faut bien dire que certaines informations ne sont pas si farfelues que ça. Nous connaissons tous la réalité des manipulations dont sont capables les service secrets de tous pays (faux attentats anarchistes comme à la gare de Milan dans les années de plomb, faux groupes terroristes selon la stratégie de contre guérilla mise au point par l’armée Française en Algérie, Think Tank de droite et action concertées de groupes de pression financiers etc..). Pourquoi s’offusquer que ces thèses conspirationnistes fassent leur chemin parmi nous, elles ne sont pas si invraisemblables que ça.

Cependant il est clair qu’une conspiration ne se fait pas au grand jour. Les tenants de l’ultra libéralisme sont si arrogants et certains de leur force qu’ils avancent à peine masqués,  donc nul besoin d’aller y voir une conspiration, mais c’est bien une offensive idéologique délibérée contre laquelle nous devons nous battre. Et d’autre part pourquoi régulièrement faire allusion à la confession des financiers qui nous régenteraient et grassement souligner qu’ils seraient tous juifs. C’est bien à certains ‘détails’ qu’on repère les nazis (rappelons le, nazis=national socialistes, le programme de la Le Pen, donc nulle exagérations de ma part) qui s’infiltrent parmi nous. A nous d’être clairs et vigilants. Ces gens là ne sont pas compatibles avec l’essentiels des idées défendues par les Indignés.

Le flou idéologique n’est donc que le reflet de la variété des influences. Nous sommes désireux de bâtir un consensus et cela ne se fait pas sans la diversité. On peut considérer que certains se contenteraient de réformes institutionnelles pour assurer une démocratie plus réelle. D’autres poussent le raisonnement un peu plus loin et réclament une révision du capitalisme, plus ou moins vaste selon leur audace à le remettre en cause. On nous a tellement dit qu’il n’y avait pas d’alternatives qu’il reste quelques tabous bien ancrés et indéboulonables. S’attaquer au capitalisme est un de ces tabous (« ça fait pas vraisemblable-sérieux » entend t-on souvent)

 

L’inefficacité, autre critique récurrente, Le mouvement des Indignés ne serait qu’un vaste foutoir inorganisé incapable de se structurer et d’inquiéter réellement le système. C’est faire bien peu de cas de ce qu’est le mouvement Espagnol, par exemple (mais on peut aussi bien parler des Tunisiens ou des Grecs) qui mobilise des foules dans toutes les villes Espagnoles depuis début Mai. Que les résultats ne soient pas à la hauteur de la mobilisation est un fait. Mais on ne voit pas très bien, de la part des critiques, ce qu’ils ont pu faire de mieux depuis fort longtemps. Le mouvement des Indignés est puissant, pèse sur l’opinion et le gouvernement. Il a marqué des points et peut continuer à le faire. Le moins qu’on puisse dire c’est que en France la presse n’en a pas fait ses gros titres. La révolte c’est en Lybie, pas derrière les Pyrénées…

Ici la mobilisation est restée marginale. C’est probablement dû à la perception de la crise par l’opinion. En Espagne ou en Grèce, c’est 40% de la jeunesse au chômage. Cela a un petit air de catastrophe bien plus net qu’ici. Attendons donc et faisons confiance à Sarko, Merkel, Lagarde et Trichet pour tout foutre en l’air…On verra si les donneurs de leçons soulèverons les foules aussi bien que les Indignados.

 

Le Pacifisme On nous reproche notre ‘pacifisme’. C’est bien la critique la plus conne qu’on puisse entendre. Primo, elle vient généralement de la part de gens qui se planqueront dès que le premier CRS arrivera. Ce sont, en tout cas ici, d’authentiques Tartarins qui, sous  prétexte que nous n’envisagerions pas la violence, se pressent de  ne rien faire et surtout  de ne pas s’impliquer…

Deuzio quelle violence pouvons nous mobiliser ? Les bombes, la kalash, les tanks ? On rêve sur les grandes largeurs, on est dans le fantasme pur. Laissons aux forces de l’ordre leur monopole, nous vaincrons parce que nous avons raison certainement pas parce que nous serons violents.

Tertio, avant la violence il y a bien des degrés et la désobéissance en est un, et des plus efficaces. Le sabotage et la menace de l’utiliser en est un autre. Quoiqu’il en soit nous n’en sommes pas là. Le 17 Septembre est un jour de protestation mondiale contre la finance, c’est déjà un bon programme. Soyons nombreux dans la rue ce jour là, c’est un début. Si on nous envoie la flicaille, on verra bien ce qu’en pense l’opinion.

 

L’apolitisme. C’est une volonté présente dans de nombreux collectifs, aussi bien les collectifs de lutte nés pendant la lutte contre la réforme des retraites que, par exemple, les collectifs anti gaz de schistes. C’est donc une volonté générale qui n’exprime somme toute que le désir de ne pas se soumettre a des stratégies décidées en haut lieu. Les militants de base n’ont été que trop considérés que comme de forces d’appoints, des tirelires ou de simples colleurs d’affiches. C’est bien la base qui veut décider localement de ses actions, et veut se fédérer alentour avec tous ceux qui ont des objectifs similaires. C’est donc aussi le désir de faire de la vraie politique, de l’action locale. C’est aussi la volonté de ne pas faire dépendre l’action de considérations électorales.  Elle entend garder la maîtrise de ses actions. Qui l’en blâmera ? Les potes anars ?

 

Donc, clairement, nous ne récusons aucune organisation politique si tant est qu’elle a en vue des objectifs compatibles avec les nôtres. Elles sont assez peu nombreuses cependant. Nous appelons leurs militants à se joindre à nous si ils savent oublier leurs querelles partisanes. Ils n’ont pas à se cacher de leurs appartenances, leur engagement est sûrement légitime. Mais qu’ils sachent laisser leurs drapeaux au vestiaire et qu’ils viennent défendre leurs positions comme nous défendons les nôtres, ouvertement.

Il est un peu désespérant de devoir répéter sans cesse ce genre de discours. Comment pourrons nous bâtir une opposition puissante à l’ultra libéralisme financier mondialisé si nous n’unissons pas nos forces dans des collectifs tous azimuts ? Initions la lutte on discutera après, et pas l’inverse, sous peine d’immobilisme.

En tout cas le refus des partis et d’une autorité supérieure aux assemblées locales est un symptôme qu’il serait bon d’analyser, sur place. Donc bienvenue aux militants curieux et capables d’auto critique.

 

Les quelques défauts du mouvement des Indignés ne doivent pas cacher ses réussites. Il dure et se radicalise, il s’étend à toute l’Europe, fait référence dans le monde entier où on peut aisément lui trouver des frères, en Israël, en Inde, au Chili... La protestation est globale, multiforme, qu’attendons nous pour nous lever nous aussi ?

 

Tous à Paris et à Bruxelles !

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 10:28

Résumé : besoin urgent de véhicules pour Samedi, trajet Nîmes Montélimar.

 

Pour définitivement savoir ce qu’il se passe avec la Marcha Mediterranea, nous sommes allés prendre contact direct avec eux à Lunel où ils passent la nuit dans un gymnase prêté par la mairie.

 

Quand nous sommes arrivé une partie du groupe tenait une assemblée en centre ville, bien accueillie paraît-il mais nous avons peu de détails. Quand ils sont revenus, une autre assemblée a eu lieu devant le gymnase et nous avons pu nous présenter et comprendre un peu le programme pour la suite.

 

Besoin immédiats et importants : le transport de leur matériel, cuisine, tentes, matelas, affaires personnelles. C’est le problème, surtout si il faut avancer vite, comme ils ont l’intention de le faire entre Nîmes et Montélimar. C’est là où nous leurs serons le plus utile.

Etape Lunel-Nîmes : Donc, pour demain, départ de Lunel vers 10-11 h. Il y a déjà 3 voitures, des Perpignanais Indignés avec qui nous avons pris contact et échangés suffisamment d’idées pour en comprendre les positions: on lâche rien !

Avec notre aide en plus (une camionette et deux voitures), vu la faible distance (30 km) on doit pouvoir assurer le transports jusqu’à Nîmes de tout le monde (si il pleut très fort) ou en tout cas du matériel. L’arrivée aura donc bien lieu en fin de matinée et le rendez vous à 14h devant les Jardins de la Fontaine puis à 19h Place Tahrir de Nîmes sont pertinents et maintenus.

Le problème du lieu de campement est plus difficile à résoudre. Ils ont de vives discussions pour savoir si ils doivent solliciter l’aide des ‘officiels’. Occupe t-on la rue sans rien demander (la liberté ne se demande pas, elle se prend !) ou attends t-on des autorisations qui, comme à Montpellier hier soir, sont parfois très partielles et ambigües ?

Nous n’avons pas de solutions idéales pour la nuit à Nîmes et nous les en avons prévenus. On aviseras en fonction des conditions météo et du bon vouloir des ‘forces de l’Ordre’. Peut-on tenter une sorte d’ultimatum : soit on vous fout le bordel en centre ville et vous êtes obligés de mobiliser au moins une quinzaine de fonctionnaires et de soldats professionnels (on dit mercenaires non ?) pour maîtriser tout ça, soit vous nous accordez quelques part un endroit calme pour que les marcheurs puissent se reposer et satisfaire hygiéniquement leurs besoins naturels… ? ( je pense que cela a été le calcul de certaine Mairie, en tout cas à Lunel : un seul fonctionnaire mobilisé en heure sup’ pour surveiller le gymnase, heureux de le faire et très impressionné par la ‘discipline’ des Indignés).

Etape Nîmes-Montélimar. Le vrai problème, il faut là presque impérativement transporter et le matériel et les personnes (certains pourront rejoindre en stop mais je pense qu’il ne faut pas trop éparpiller le groupe). Nous avons en principe le camion de Li et quatre voitures (Marleen, Luc, Vincent, Jean-Paul) ou trois voitures et deux camionettes si je prends la mienne au lieu de mon Fukushima à roulettes. Ce n’est pas assez et si d’autres personnes peuvent faire les 90 km jusqu’à Montélimar ce serait parfait. Je n’ai pas l’impression que nous puissions compter sur les Marseillais qui ont l’air de vouloir repartir le Vendredi soir. Sachant que nous pouvons les héberger (chez Rémi, Joëlle ou autres) pourront-ils rester jusqu’au lendemain ? Leurs voitures seront probablement pleines…

 

Donc, Nîmois, Indignés ou pas, appel est fait…à vous de juger.

(ceci sachant qu’on pourras rembourser une partie des frais de gas-oil, mais plus tard, on a gaspillé, pour l’instant, nos ressources a acheter de la bouffe,voir problème de communication/organisation plus bas)

 

Communication : Il y a un énorme problème de communication. Pour ceux qui ont suivi des assemblées comme celles de la Place de la Maison Carrée, vous avez une idée de la lenteur et de la confusion des débats, parfois. Là c’est pareil sauf que si vous parlez pas espagnol…brouillard total.

Heureusement une personne parmi les Indignados est enfin arrivée pour assurer un peu de traduction, facile à reconnaître, elle a de beaux cheveux bleus (d’où son surnom, Azul, je suppose, élémentaire mon cher Watson). Donc en plus de la prise de parole entre Espagnols est venu se rajouter, à intervalles, une rapide traduction des propos tenus (tout ceci expliquant le peu de détails et l’heure tardive à laquelle je vous en fait part).

D’autre part ils semblent juste sur le point de régler leurs problèmes de contacts avec les gens qui pourraient les aider. Ils ont demandé notre indulgence et se sont excusés de leurs imprécisions. Ils n’avaient pas de téléphones, pas de PC, pas de contacts, etc..

Montélimar a l’air OK pour Samedi (ils assurent le gîte sur un terrain privé), St Etienne aussi, après ce n’est plus de notre ressort mais les suivants feraient bien de s’armer de patience.

 

Effectifs et besoins moins vitaux : Il y a environ 25 personnes, au moins (personne ne sait exactement quels sont les effectifs, cela change souvent). Ils ont un camion aménagé en camping car, une table, des réchauds, du matériel de cuisine et sont donc relativement autonome à ce point de vue. Le camion les suit jusqu’au 8 Septembre en principe.

Ils ont pour l’instant pas mal de fruits et légumes et se débrouillent pas trop mal pour le ravitaillement, en récupérant sur les marchés. Je pense qu’ils ont surtout besoin de viande ou poisson (‘protéinas’ est revenu souvent dans la conversation) et de choses qui se conservent car ils n’ont pas de frigo. Nous verrons si nos achats de ce matin peuvent les aider. La liste Marseillaise est trop vaste, mais il semble bien que vêtements (de pluie et chauds) et chaussures seraient les bienvenus, l’Automne approche et ils remontent vers le Nord.

Ayant des problèmes de vaisselle (c’est toujours les même qui s’y collent) ils veulent que chacun ait ses couverts, à son nom (si c’est pas propre, on sait à qui s’adresser). Tout ça est très humain, ça rassure…ce ne sont pas des Stakhanovs auto-gérés, eux non plus…mais ça on avait remarqué.

Donc le besoin identifié ce soir c’est de la vaisselle plastique solide (manque de bol on a acheté des assiettes en carton…).

 

Le mieux pour se rendre compte vraiment de ce qui se passe sera pour vous de venir les voir ou de les suivre sur un bout du chemin. Quoiqu’on en pense ils ont droit à notre aide et notre respect. On ne sait pas très bien ce qu’ils vont dire à Bruxelles mais il semble bien que ce ne serait pas très différent si c’était nous qui y allions…

Ils sont peu nombreux mais il semble bien que d’autres groupes soient déjà en route, en plus de ceux qui ont réussi à tisser des liens avec les autochtones. Deux groupes sont passés par Nîmes sans que ni eux ni nous ne sache l’existence de l’autre, que nous poursuivions le même but, inventer et faire advenir un nouveau monde, ici et partout, tout de suite.

Vous croyez que c’est un rêve ? Posez vous donc un instant la question de savoir ce qui a fait bouger l’humanité depuis la nuit des temps, un sordide calcul comptable ou des utopies en action. Vous avez tous la réponse, elle vient d’évidence.

 

Peuples d’Europe, debout !

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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 22:37

Depuis quelques jours nous n’avons pas fait de compte-rendu, les indignés sont, eux aussi, malheureusement en vacances. Nous avons donc décidé de résumer plusieurs AG en un seul compte rendu, que voici.

 

Chaque soir, à 19 h, nous nous réunissons devant la Maison Carrée. Nous sommes environ une dizaine à disserter et à préparer les actions à venir.

 

Des manifs antinucléaires étaient prévues tous les jeudis, pendant les marchés nocturnes de l’été. En préparation de la 1ère, un atelier a été organisé pour la confection des pancartes, badges et autres accessoires antinucléaires. Nous étions nombreux et l’ambiance était joyeuse; ces ateliers sont appréciés de tous...

 

Faute d’un nombre suffisant de participants dans la soirée, nous avons décidés de reporter ces actions à la rentrée. Nous les remplaçons par des tractages.

 

Le tract anti-nucléaire qui a été rédigé reçoit un bon accueil et engendre de nombreuses discussions avec les passants. Nous avons pris contact avec le collectif de l’Ardèche qui s’est engagé à se joindre à nous dès septembre, pour une nouvelle action.

 

Le 24 juillet, manif antinucléaire en Avignon : 200 participants, dont 7 indignés nîmois. Prise de contact avec d’autres indignés de Lille, du Pas-de-Calais, etc, venus pour le Festival d’Avignon; nous avons aussi rencontré des militants qui participeront au week-end de « La Convergence citoyenne pour la transition énergétique » qui aura lieu à Lézan, les 26-27-28 Août.

 

Le matin, 4 d’entre nous se sont rendus à Marseille pour assister à une réunion sur le principe d’une nouvelle démocratie à laquelle participent, depuis 2 ans, des personnes venues de tout bords. 

 

Organisation de deux brocantes pour collecter de l’argent afin de financer l’impression  des tracts et la fabrication de badges : le 31 juillet au Marché gare et le 7 août place St  Charles; toutes deux sympathiques et conviviales, la seconde sous la pluie ne nous a pas découragé et de  nombreux chineurs étaient au rendez-vous. Notre détermination a été payante, 220 euros de recette; Epuisés mais ravis…

 

Discussion animée sur le choix du logo des badges…La planète vue de l’espace semble convenir à la plupart…entourée de l’inscription «les Indignés de Nîmes » ou « Démocratie réelle maintenant » avec ou sans « les indignés de Nîmes » ou « indignez(nons)-v(n)ous »…

En fonction des tarifs, nous en tirerons peut être différents modèles pour satisfaire tout le monde.

 

Pendant nos rencontres à la Maison Carrée, nous avons eu la chance de discuter avec des  Indignés de Bruxelles, de Madrid, etc., qui nous ont informés de la situation dans leurs villes et nous ont donné rendez-vous au rassemblement de tous les Indignés d’Italie, de Grèce, d’Espagne, …, qui se tiendra à Bruxelles aux environs du 15 octobre.

 

Tous les samedis, pas d’AG, mais un repas festif entre nous avec nappe blanche et petites bougies…

 

      Et comme toujours, nos rassemblements quotidiens se terminent par un pique-nique.

 

      Nous ne lâchons rien !

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 21:07

12 personnes sont ont rendez-vous.

Pas d'assemblée générale ce soir mais plusieurs rencontres enrichissantes.

1 nouvelle indignée, Valérie, a pris place dans notre groupe. Nous sommes content de voir notre mouvement s'agrandir, surtout pendant l'été...

Au menu, proposition d'un graphisme pour le badge, les avis divergent sur les éléments et les mots que nous souhaitons mettre en valeur, nous attendons d'avoir plusieurs modèles pour arrêter notre choix.

William, toujours occupé sur son projet de vidéo est passé et nous a parlé d'un "echo-hameau" qui prend forme en aveyron et auquel il a participé le temps d'un week-end. Leur organisation a été préparé depuis 3 ans et fonctionne sur le même principe qu'une SCI avec des gens de tous horizons et de professions différentes. Chaque détail a été anticipé et étudié, même si chaque jour peut reserver son lot de surprises. Beaucoup de travail manuel et technique reste à réaliser encore mais l'entente semble être chaleureuse et le climat solidaire... à mon avis, beaucoup de structures de cet acabit prendrons forme à l'avenir... à suivre...

Un couple d'espagnols (avec leur bout de chou) se sont arrêtés et ont pris des photos devant notre banderolle "démocratie réelle maintenant". Faisant partie des indignados, ils ont eu l'air ravis de trouver écho à leur mouvement ici, à Nîmes. Nous les avons convié à nous faire part des dernières nouvelles d'espagne. Des éléctions anticipées vont avoir lieu chez eux d'ici peu. Ils craignent qu'il y ait encore beaucoup de votes par défaut, ou de votes blancs. Si seulement nous arrivions à éviter cela chez nous lors des prochaines elections... Ce n'est pas gagné mais cela fait partie de nos voeux les plus chers et auxquels nous souhaitons donner vie.

Quelques personnes se sont arrêtées pour discuter avec nous. Concernés, nous aurons peut être l'occasion de les voir se joindre à nous. L'un d'entre eux est venu s'installer dans notre cercle en fin de soirée... à suivre...

Comme chaque soir, nous avons terminé sur notre repas.

Repus et souriants, nous ne lâchons rien!

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            et pendant l'été

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       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

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