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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 15:45

 

 

mediapart.fr

Berlusconi lance l'Italie dans la crise et l'Europe avec

|  Par Martine Orange

 

 

Silvio Berlusconi a décidé de précipiter une crise politique, dans l’espoir d’échapper à une inéligibilité à vie. L’Italie risque de se retrouver aux mains de la spéculation financière. Et la zone euro avec.

 

 

Cela couvait depuis l’été. Après avoir brandi toutes les menaces, Silvio Berlusconi, soucieux de son seul intérêt, a décidé de passer aux actes : samedi 29 septembre, l’ancien premier ministre italien a obtenu la démission des cinq membres de son parti, le peuple de la Liberté, qui siégeaient au gouvernement. La fragile coalition gouvernementale, laborieusement mise en place au lendemain des élections législatives de février, qui avaient fait apparaître un paysage politique totalement décomposé, est à terre. Elle n’a pas duré cinq mois.

Le président du Conseil, Enrico Letta, dénonce un geste « fou et irresponsable », à la suite de l’annonce de cette démission. Le président de la République, Giorgio Napolitano, qui depuis le mileu de la semaine appelait tout le monde à la raison, a annoncé qu’il tiendrait dimanche, avec le gouvernement, une conférence d’urgence. Il a devant lui deux options : soit trouver les modalités pour former une nouvelle coalition gouvernementale, soit appeler à de nouvelles élections. Dans la semaine, il avait appelé le parti de Silvio Berlusconi à la raison, en soulignant que le pays ne pouvait se payer le luxe d’élections anticipées. « Nous avons besoin d'un parlement qui débatte et travaille et non qui soit dissous en permanence. Nous avons besoin de continuité », avait-il insisté.

Officiellement, la démission des ministres du parti de Silvio Berlusconi fait suite à un désaccord sur les choix gouvernementaux de maintenir la hausse de la TVA, qui doit passer de 21 % à 22 % au 1er octobre. Les ministres du parti de  Silvio Berlusconi, opposés à cette hausse, entendraient marquer leur désaccord avec le président du conseil, Enrico Letta, qui, vendredi lors du conseil des ministres, aurait remballé toutes les propositions alternatives – hausse des impôts sur l’essence, hausse de la taxe du logement – face au désaccord des membres du gouvernement.

Le gouvernement estime qu’il a besoin, compte tenu de la dérive du budget, d’un milliard d’euros de recettes supplémentaires s’il veut respecter son engagement de ramener le déficit budgétaire à 3 % du PIB, comme il s’y est engagé auprès de la Commission européenne. Faute d’accord sur des mesures alternatives, il a donc décidé de maintenir sa mesure controversée de hausse de la TVA.

Alors que l’Italie s’enfonce dans la récession et a à nouveau révisé la baisse ses prévisions économiques – la chute de l’économie serait de plus de 1,7 % cette année au lieu de 1,3 % prévu –, le refus de toute mesure d’austérité, qui ne risque que d’aggraver la situation, pourrait solidement s’argumenter. Dans le cas particulier, Sivlio Berlusconi a exigé la démission des ministres de son parti par simple calcul personnel.

Depuis que la Cour de cassation a confirmé début août son inéligibilité, assortie d’une condamnation de douze mois d’assignation à résidence et de travaux d’intérêt général pour fraude fiscale, l’ancien premier ministre cherche par tous les moyens à échapper à sa condamnation. Après les déclarations du président de la République, rappelant que la justice italienne était indépendante et qu’il n’y aurait pas de grâce présidentielle, il a commencé à s’énerver. Début septembre, il est apparu à la télévision annonçant la renaissance de son parti, Forza Italia, tout en vouant aux gémonies la justice italienne.

La menace a été suspendue jusqu’aux élections allemandes. Silvio Berlusconi, ayant compris que le Sénat était prêt à confirmer, le 4 octobre, la sentence de la Cour de cassation et à approuver son inéligibilité à vie, est entré en manœuvre. Dès mercredi, les députés de son parti menaçaient de démissionner en bloc. Même si certains députés du parti déclaraient que la consigne relevait de l’appréciation individuelle – sous-entendu qu’ils n’étaient pas disposés à la suivre, l’Italie a suspendu son souffle. Le marché boursier a commencé à dévisser, tandis que les taux italiens ont légèrement monté. Rome était en apnée.

En déplacement à New York, le président du conseil Enrico Letta a multiplié les déclarations sur l’attitude irresponsable de Silvio Berlusconi, tandis que le président de la République appelait tout le monde à ses responsabilités. Doutant de l’attitude des députés de son parti, Sivlio Berlusconi a préféré précipiter la crise, en obtenant des cinq membres de son parti qui siègent au gouvernement – et que manifestement il tient bien – leur démission samedi.

Son calcul est basique : s’il n’y a plus de gouvernement, il faut appeler à des élections anticipées. Dès lors, le Sénat est dissous, il ne peut donc voter sa destitution et son inéligibilité à vie. Compte tenu des sondages, alors que son parti est au coude à coude avec le Cinque Stelle (le Mouvement 5 étoiles qui a refusé de participer à toute coalition gouvernementale), il a toutes les chances de se refaire, voire de redevenir président du Conseil.

C’est oublié que le jeu est un peu plus compliqué que cela. Dès lundi, l’Italie risque de se retrouver aux prises avec une spéculation financière, qui n’ayant jamais cru au replâtrage politique imposé par la commission européenne, est aux aguets. Alors que le pays est totalement anémié par une cure d’austérité voulue par l’Europe et asphyxié par un euro qui ne correspond absolument pas à la réalité de son économie, il se retrouve à la merci du haut brigandage financier. Par effet de contagion, toute la zone euro se retrouve à nouveau menacée.

Une solution de bricolage peut être trouvée. Mais elle risque de ne tromper personne. L’Europe, qui avait tenté de gagner du temps en imposant à Rome une solution bancale, se retrouve prise à son propre piège. La fausse accalmie décrétée le temps de la réélection d’Angela Merkel est bien achevée. Tous les problèmes politiques et économiques que les dirigeants européens ont repoussé depuis cinq ans de crise, se retrouvent devant nous.

 

 

 

 

 

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 15:47

 

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Flora Zanichelli - Journaliste

Publié le 16/09/2013 à 16h22

 

 

 

 

Tous les matins, elle est là. Place Montecitorio, minuscule avec ses cheveux blancs et son grand sac en cuir. Annarella, à Rome, est une star. De 87 ans. Depuis plusieurs années, elle campe tous les jours devant la Chambre des députés italiens. Avec elle, une bande d’amis, tous à la retraite. Leur point commun : dire leurs quatre vérités aux politiques.

Il faut la voir, Annarella, courir derrière les parlementaires, les apostropher en romain, prendre la pause pour faire des photos avec les spectateurs de passage. Personne n’ose rien lui dire, à cette mamie frêle qui sourit en disant les pires gros mots.

Comme les journalistes qui attendent à la sortie du palazzo Chigi et qui l’appellent :

« Ao’ Annare’ ! Vie’ un po’ qua, dicce qualcosa ! » (Annare’ viens par ici, dis-nous quelque chose.)

Annarella, communiste, pose le poing levé

A 87 printemps donc, Annarella touche 215 euros de retraite par mois. Un montant ridicule qu’elle a obtenu parce que son mari était carabinier. Avant, Annarella vendait des fruits et légumes sur le marché d’Ostiense, un quartier du sud de Rome.

Elle est communiste : si vous lui demandez de faire une photo, elle prendra la pose le poing levé. Une histoire de famille : son père, quand elle était petite, la mettait sur le porte-bagage de son vélo. Et ils partaient à travers la campagne, assister à des meetings, à la tombée de la nuit.

Annarella connaît tous les journalistes, tous les carabiniers, tous les politiques. Dans son grand sac, elle sort une petite enveloppe avec à l’intérieur, glissées pêle-mêle, des photos qui la représentent avec le président de la République Giorgio Napolitano, avec la présidente de la caméra des députés, Laura Boldrini...

Annarella a deux animaux de compagnie : un petit chien qu’elle a appelé Brunetta, du nom d’un cacique du parti de Silvio Berlusconi, connu pour sa petite taille ; et une chatte qu’elle a baptisée Santanché, du nom de la pitonesse, l’amazone en chef, la plus ardente des pro Silvio Berlusconi.

Annarella n’aime pas Silvio Berlusconi, qu’elle qualifie de « sozzo » (infâme, pour être poli). Quand le Cavaliere a été condamné à quatre ans de prison pour fraude fiscale en août dernier, elle s’est préparée « una coda alla vaccinara », un délicieux plat de queue de bœuf accompagnée d’une sauce aux légumes, typique de la cuisine romaine. C’est peu dire que c’était fête !

Combien de têtes je ferais tomber ?

Annarella est un concentré de romanité (elle ne parle que le dialecte) avec ses apostrophes (elle vous appelle « disgraziata », vaurienne), ses grands gestes, son côté un peu ronchon.

« Ici tout le monde m’aime », sourit-elle, coincée entre deux gendarmes. Et c’est vrai qu’il y a une tendresse pour cette grand-mère de presque 90 printemps qui se sauve de chez elle tous les matins « sans que le chien [l]’aperçoive sinon il aboie », et qui vient crier sa rage sur la place publique. Même si aujourd’hui, c’est presque devenu un jeu. Un jeu mélancolique. Un fonds de vérité aussi, dans une Italie en pleine tempête politique.

« Combien de têtes je ferais tomber moi, si tu savais. A 87 ans, après tout, qu’est-ce que je risque ? ! »

 

 

 

 

 

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 11:13

 

 

notavfrance.noblogs.org

 

Erri de Luca: “Il faut saboter le T.A.V”

Post italien


“L’écrivain Erri De Luca, joint au téléphone, commente de manière laconique l’accusation que le procureur Giancarlo Caselli lance envers les intellectuels qui, à gauche, “sous-évaleunt dangereusement l’alarme-terrorisme” dans la vallée de Susa.
Caselli ne donne pas les noms des “connivents” mais dans la liste il est clair que figurent le philosophe Gianni Vattimo et De Luca qui ont manifesté publiquement leur soutien aux activites No Tav emprisonnés pour sabotage. Il y a quelques jours Vattimo a attiré l’attention du parquet de Turin pour ses liens étroits avec les franges les plus dures du mouvement tandis que l’écrivain a signé une intervention très dure dans le volume qui vient de sortir “Nemico pubblico, Oltre il tunnel dei media: una storia No Tav” (‘Ennemi public, Au-delà du tunnel des médias: une histoire No Tav”), ebook consacré à la lutte de la vallée écrit avec la journaliste Chiara Sasso, Wu Ming1 et Ascanio Celestini.
Hier [30 août, ndr] deux autres jeunes appartenant aux No-Tav ont été arrêtés tandis qu’ils transportaient en voiture des molotovs, des masques à gaz, des frondes, des pinces coupantes, des clous à quatre pointes et d’autre matériel destiné, selon les enquêteurs, à endommager les chantiers de la Grande Vitesse. C’est justement ce dernier épisode qui pousse Caselli contre ce qu’on appelle les “méchants maîtres”. De Luca a lu les déclarations du magistrats mais il ne bronche pas. Ce n’est pas un homme loquace. Il répond avec fermeté et sans appel.

Erri de Luca, est-ce que le procureur en chef de Turin a raison quand il met en avant le terrorisme No Tav?
Caselli exagère.
Peut-être qu’il exagère mais dans leur voiture les deux jeunes gens avaient embarqué des molotovs…
(il sourit ironiquement)… Oui du dangereux matériel de quincaillerie. Exactement ce qu’on fournit normalement en dotation aux terroristes. Je m’explique mieux: il faut saboter la TAV. Voilà à quoi servent les pinces coupantes: elles sont utiles pour couper les grillages. Aucun terrorisme.
Donc sabotage et vandalisme sont licites?
Ils sont nécessaires pour faire comprendre que la TAV est une oeuvre nocive et inutile.
Ils sont licites aussi quand ils frappent des entreprises qui travaillent pour la Grande Vitesse comme celle de Bussoleno, fermée pour les dégâts infligés continuellement? Est-ce qu’on ne risque pas un conflit entre les travailleurs et les habitants de la vallée?
La TAV ne se fera pas. C’est très simple.  
Votre position est claire. Mais elle est à l’opposée de celle prise par le gouvernement.
 Ce n’est pas une position politique, mais bien une décision prise par les banques et par ceux qui doivent en tirer profit aux dépens de la vie et de la santé d’une vallée entière. La politique a simplement et servilement donné le feu vert.
De ce pas, affirme Casseli, nous arriverons au terrorisme. Vous en revanche quelle solution proposez-vous?
Je ne sais ce qui va pouvoir se passer. Mais je me permets une prophétie: la TAV ne sera jamais construite. Pour l’heure, la vallée entière est militarisée, l’armée surveille le chantier et les résidents doivent montrer leurs papiers pour aller travailler la vigne. Les tables rondes avec le gouvernement ont échoué, les médiations ont échoué: le sabotage est la seule option.
Politiquement, comment cela se résout-il?
Il arrivera un gouvernement qui prendra acte de l’évidence: la vallée ne veut pas du chantier. Et enfin il donnera l’ordre aux troupes de rentrer à la maison.”

Commentaire personnel de Serge Quadruppani :
“On n’a jamais changé une société en respectant ses règles: c’est pour avoir oublié depuis longtemps cette banalité de base que la gauche historique a depuis longtemps cessé d’exister en Italie comme en France. Heureusement qu’il y a des écrivains comme Erri de Luca ou des activistes comme ces syndicalistes andalous qui viennent de sortir 30 chariots de fournitures scolaires d’un supermarché pour les distribuer aux enfants, pour  rappeler la post-gauche au principe de réalité. Plongée comme elle l’est dans l’hallucination provoquée par la répétition depuis des décennies du mantra de la légalité,  on peut parier qu’elle aura très bientôt un réveil difficile.”

traduit de Leur Presse (Huffington) par Serge Quadruppani

 

 

 

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notavfrance.noblogs.org

 

Communiqué – Eté No Tav 2013

imagesUn nouvel été de lutte et de résistance No Tav vient de s’achever. Un été qui a vu s’exacerber encore et encore les provocations de la justice d’Etat et le niveau de criminalisation du mouvement par les médias vendus au lobby sitav. Les journalistes, de la Stampa à la Repubblica en passant par Panorama, travaillent main dans la main avec les juges afin de désinformer et de construire la peur du No Tav : monstres vêtus de noir, incendiaires, kidnappeurs de chauffeur de camion ou pire terroristes. Mais que s’est-il vraiment passé cet été en Val de Suse?

A la fin du printemps, avec le camping des lycéens, commence le cycle des marches au chantier et des blocages des entreprises du tav. Et l’on voit déjà voler les premiers « fogli di via » (interdiction de territoire) et dénonciations. En juillet, le très fréquenté camping de lutte de Venaus est lancé alors que sur le chantier clôtures et barbelés sont renforcés. La marche nocturne du 19 juillet, le pic des affrontements de cet été, s’est terminée avec 7 arrêtés, 63 blessés graves, et les violences sexistes subies par Marta et donc par toutes les femmes No Tav, sous les yeux des deux procureurs qui persécutent la vallée. Et nous sommes déjà au mois d’août lorsque tombent les accusations de terrorisme et leurs subséquentes perquisitions aux aurores. A peine le temps d’organiser une contre-manifestation, qu’arrive la “taupe”.

La foreuse est introduite par petits bouts, camouflée en transports pas si exceptionnels que ça. Tandis que le camping de lutte déménage à Chiomonte, les No Tav s’organisent pour déranger au maximum les transports de la “taupe” avec des blocages-surprise. Afin de surveiller l’autoroute vers le chantier du tav, un nouveau presidio se crée au Vernetto, c’est-à-dire au rond-point de Chianocco qui a déjà été le lieu de rassemblements et d’affrontements dans le passé. Ce presidio devient très rapidement un nouveau point de convergence pour la lutte. Celle-ci est toujours aussi forte et peuplée ce qui dément les cris de victoire des sitav pour qui le mouvement serait divisé, affaibli et sans plus d’espoir de victoire après le passage du premier bout de la foreuse. Puis rapidement une nouvelle intervention de masse de la police le 6 août alors que nous nous approchions d’un camion sans doute effectivement à destination du chantier: 3 arrestations et 17 garde-à-vue. En parallèle les No Tav organisent et font vivre également un camp dans les bois de la Clarea, près du chantier, dans l’objectif de surveiller l’avancement des travaux de très près. L’opération de surveillance du chantier dérange au plus haut point et la magistrature décide d’arrêter Giobbe, un camarade (assigné à résidence après quelques semaines de prison) en utilisant les accusations les plus incongrues (séquestration de personne) pour des faits remontant à l’année dernière. Comme si les initiatives du mouvement pouvaient dépendre d’un seul individu et prendre fin par une arrestation ! L’été se clôture par les dernières “battitures” et petit-déjeuners/blocages devant l’entrée du Chantier route de l’Avanà et par la semaine d’ “Université des luttes” organisée par les étudiants à Venaus. Et par les dernières perquisitions et obligations de résidences à domicile tombées la semaine dernière pour 7 camarades en lien avec les blocages des camions en direction du chantier, de même que l’arrestation de Davide et Paolo deux étudiants toujours en prison actuellement et d’une voiture composés de trois français et deux russes, dénoncés mais libres.

Malgré le climat pesant, les campings de lutte ont été, cette année à nouveau, un point de référence et de rencontres pour tou.t.e.s celle/ux qui viennent de plus ou moins loin apporter leur solidarité, en prenant des risques judiciaires conséquents. Ces deux derniers mois nous avons rencontré de très nombreuses personnes provenant de tous pays. Toutes et tous prêt.te.s à donner de leur temps pour lutter, découvrir et comprendre le mouvement, discuter de ce qui est imposé à la Vallée de Suse, venus voir de leur propres yeux la dévastation en cours en Val Clarea.
L’autogestion est certes toujours une activité des plus absorbantes, toutefois les campings nous ont laissé le temps de créer des liens et de nous confronter sur nos ‘idées et pratiques, ce qui est l’expérience la plus enrichissante qui soit.
Nous savons créer ce qu’ils veulent détruire : notre capacité à nous rencontrer, à nous connaitre, à discuter et analyser ensemble des thématiques qui nous sont à cœur, à nous unir et lutter ensemble. C’est là est notre arme la plus puissante et la plus crainte.
C’est pour cette raison que nous voulons répéter notre inébranlable et totale solidarité aux camarades étrangers qui ont subi les mesures répressives inventées dans ce laboratoire judiciaire nommé Val de Suse.
Nous sommes bien conscients que le parquet de Turin utilise tous les moyens à sa disposition pour effrayer ceux qui viennent témoigner de leur solidarité Val de Suse sans pour autant vivre en Italie. Globaliser la lutte est une ambition qui fait trembler nos ennemis. Mais nous résistons et nous savons que nous ne serons jamais seuls. Nous exprimons notre gratitude à tou* celle/ux qui ont “sacrifié” leurs vacances et leur temps pour s’unir à la lutte No Tav, car nos raisons sont universelles.
L’expulsion imposée au pacifiste espagnol Enrique, tout comme les dénonciations à l’encontre d’Adrian, Sami et François et des deux camarades russes, n’arrêteront jamais ni la solidarité, ni la circulation des personnes et des idées.

Les No tav n’ont pas de frontière, vous n’arrêterez jamais un mouvement sans confins.

A sarà düra
Comité No Tav Paris
02/09/2013

Pour écrire aux deux camarades  arrêtés : Davide Forgione – Casa circondariale Lorusso- Cotugno, Via Maria Adelaide Aglietta 35 – Torino Italy et Paolo Rossi – Casa circondariale Lorusso- Cotugno, Via Maria Adelaide Aglietta 35 – Torino Italy.

 

 

 

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 15:44

 

Marianne

Mardi 30 Juillet 2013 à 15:59

 

Olivier Philippe

 

Cible de la droite radicale, Cécile Kyenge, ministre italienne de l’Intégration, a subi une nouvelle agression raciste lors d’un meeting de son parti.

 

Le racisme décomplexé de la droite...italienne
« C’est un pas décisif pour changer concrètement l’Italie », affirmait Cécile Kyenge lors de sa prise de fonction en avril 2013. Née au Congo, elle devenait la première femme d’origine africaine nommée ministre dans l’exécutif italien, au sein du gouvernement d’Enrico Letta. Vendredi soir, lors d’une réunion du Parti démocrate dont elle est une élue, des sympathisants du mouvement néo-fasciste Forza Nuova lui ont lancé des bananes. Stoïque, elle s’est contentée de juger déplorable que l’on gâche des aliments quand on sait combien de gens meurent de faim. Il s’agissait pourtant d’un nouvel épisode dans la longue série d’attaques racistes à son encontre.

Dans le viseur de la Ligue du Nord

L’extrême droite en avait fait sa cible dès le début de son mandat. Elle encaisse en mai dernier une première charge de la part de l’eurodéputé de la Ligue du Nord Mario Borghezio, qui l’accuse de vouloir imposer en Italie des « traditions tribales », et qui insinue que son nouveau poste est dû à une promotion canapé. L'élu charge ses propos en la qualifiant de « ministre bonga bonga ». 

En juin, Dolores Valandro, élue de la Ligue du Nord à Padoue, réagit à un article relatant une supposée tentative de viol de deux Roumaines par un homme africain. Sur son compte Facebook, elle poste une photo de Cécile Kyenge accompagnée d’un commentaire appelant à violer la ministre. « Pour qu’elle puisse comprendre ce que ressent la victime de ce crime horrible », justifie-t-elle. 

Point d’orgue il y a deux semaines, quand le vice-président du Sénat, Roberto Calderoli - Ligue du Nord toujours -, tient à donner son avis sur le physique de l’élue et la compare à un orang-outang. Le même Calderoli qui estimait en 2006 après la finale de la Coupe du monde de football que l’équipe de France avait « sacrifié son identité en alignant des nègres, des musulmans et des communistes ».


Berlusconi et les « bonnes choses » de Mussolini

Si Mario Borghezio a démissionné du groupe Europe libertés démocratie et Dolores Valadro a été expulsé de son parti, Roberto Calderodi est lui toujours en poste. L’absence de réelles sanctions contre les multiples agresseurs de Cécile Kyenge nourrit l’idée de ce « racisme institutionnel » italien que la ministre de l’Intégration entendait combattre lors de sa nomination.

L’écrivain et éditorialiste Gad Lerner s’est indigné de cette situation dans le quotidien La Repubblica. Il y dresse notamment un parallèle avec l’affaire Gilles Bourdouleix, le député UDI du Maine-et-Loire qui estimait qu’Hitler n’avait pas tué assez de Roms. Alors que Bourdouleix a quitté l'UDI, le vice-président du Sénat « s’en est sorti avec un petit reproche du secrétaire de la Ligue du Nord ». Lerner s’insurge ainsi contre « la tolérance ostensible et scandaleuse de la part des institutions » vis-à-vis du racisme en Italie.

Cette légitimation de la xénophobie tient surtout à son poids électoral, dans un pays  en pleine rétractation identitaire. Berlusconi, en grand animal politique, ne s’y était pas trompé. Inaugurant le Mémorial de la Shoah de Milan le 27 janvier 2013, il Cavaliere déclarait que Benito Mussolini avait fait « de bonnes choses » dans plusieurs domaines. Face à une telle rhétorique, Cécile Kyenge n’est sans doute pas au bout de ses peines.

 

 

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 16:06

 

 

Le Monde.fr

avec Reuters | 18.05.2013 à 17h31

 


 

 
Les manifestants s'étaient rassemblés place San Giovanni.

Des milliers de personnes ont manifesté à Rome contre la politique d'austérité et le taux de chômage élevé, samedi 18 mai, enjoignant au gouvernement de coalition d'Enrico Letta de se concentrer sur la création d'emplois pour sortir la deuxième économie de la zone euro de la récession.
 

Lire : Lueurs d'espoir en Espagne, inquiétudes en Italie

"Nous espérons que ce gouvernement finira pas nous entendre, parce que notre patience est à bout", a déclaré un manifestant, au milieu d'une foule brandissant des drapeaux rouges et réclamant plus de droits pour les travailleurs et de meilleures conditions de travail.
 

"On ne peut plus attendre" et "Il nous faut de l'argent pour vivre", pouvait-on lire sur les banderoles et calicots brandis par les manifestants.

  CONFIANCE EN BAISSE

La confiance dans le gouvernement de coalition rassemblant la droite, le centre et la gauche, piloté depuis avril par Enrico Letta, commence déjà à s'éroder. Vendredi, un sondage SWG montrait une chute de 43 % à 34 % d'opinions favorables depuis le début du mois.

Des milliers de personnes ont manifesté samedi 18 mai à Rome contre la politique d'austérité.

Le nouveau président du Conseil a promis de faire de la création d'emplois sa priorité, après deux mois de blocage politique consécutif à des élections parlementaires n'ayant pas dégagé de majorité claire.

Samedi, certains manifestants lui ont reproché de revenir sur son engagement et de concentrer tous ses efforts sur une réforme de la taxe foncière.
 

"Il faut tout recommencer à partir de nouveaux investissements privés et publics, faute de quoi il n'y aura pas de création d'emplois", a souligné Maurizio Landini, secrétaire général du syndicat de la métallurgie Federazione Impiegati Operai Metallurgici (FIOM), classé à gauche.

 

"CE GOUVERNEMENT NE VA PAS DURER LONGTEMPS"

D'autres participants à la manifestation ont émis des doutes quant à la capacité du successeur de Mario Monti au palais Chigi et à sa coalition fragile d'agir avec efficacité.
 

"Ce gouvernement ne va pas durer longtemps", avance un manifestant. "Ce qu'il nous faut, c'est un nouveau parti de gauche qui se batte pour les droits des gens."

L'Italie s'enfonce dans sa plus longue récession enregistrée depuis qu'elle établit des statistiques trimestrielles, en 1970. Le taux de chômage approche un sommet, avec notamment 38 % des jeunes sans emploi.

 

Lire :  Crise européenne : L'économie italienne est dans le coma



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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 22:51

 

 

Il faudrait donc pleurer ! Se lamenter des choix électoraux des Italiens, maudits inconscients, qui viennent mettre toute l’Europe en péril. Il faudrait s’horrifier de voir un « histrion populiste et démagogue », Beppe Grillo, et son Mouvement 5 étoiles devenir la troisième force politique du pays. Il faudrait s’incliner devant la dépouille de Mario Monti, passé sous le laminoir électoral et plaindre tous ces brillants experts-ministres congédiés par un peuple irresponsable. Il faudrait s’indigner de cette intolérable manie italienne de rendre « ingouvernable » leur pays.

Ce mardi, le fameux « cercle de la raison » est donc en deuil. Les tenants d’une Europe libérale, où ont été engagés quarante plans d’austérité en cinq ans, voient à nouveau le suffrage universel déjouer leurs plans. « Plus de la moitié des Italiens ont voté pour une forme ou une autre de populisme, c’est un refus puéril de reconnaître la réalité », résume le quotidien conservateur allemand Die Welt, mettant sous une même étiquette populiste Grillo et Berlusconi.

 

Mario Monti, à peine 10 % des voix et un échec flagrant. 
Mario Monti, à peine 10 % des voix et un échec flagrant.© Reuters

Il faut au contraire, malgré les obstacles et les complexités, se réjouir des résultats de ces élections. Car ils obligent à poser d’autres questions ou à les poser différemment. En ce sens, le scrutin italien vient éclairer la plupart des pays européens, et tout particulièrement la France, en mettant au premier plan une interrogation simple : la gauche social-démocrate peut-elle prétendre gagner, puis gouverner, en menant une politique social-libérale classique ; ou faut-il repenser radicalement programmes et alliances ?

Ce débat a été indirectement posé dès ce mardi matin par deux ministres français, et pas des moindres. Pierre Moscovici, ministre de l’économie et tenant d’un social-libéralisme hérité de DSK, s’est dit désolé, presque inquiet, de résultats « compliqués » et qui « créent des difficultés » ! Au même moment, Arnaud Montebourg estimait tout au contraire que « les peuples ne sont pas prêts à passer sous la table, et c'est la démonstration italienne. (…) Les Italiens ont dit qu'ils n'étaient pas d'accord avec la politique imposée par les marchés. » Et de dénoncer au passage Angela Merkel, qui « ne peut diriger seule l'Europe ».

Quatre points méritent d’être soulignés au vu de ces résultats.

  • 1. Non, l’Italie n’est pas « ingouvernable »

Ce serait le blocage, la paralysie, l’impasse… La coalition de centre gauche de Bersani emporte une large majorité absolue à la chambre des députés, avec 345 sièges sur 630. La paralysie serait donc créée par le Sénat (à la différence de la plupart des pays, les deux chambres du Parlement italien disposent de pouvoirs identiques, quand l’Assemblée nationale française a, par exemple, le dernier mot sur le Sénat). Au Sénat, cette coalition Bersani arrive en tête. Elle dispose donc d’une majorité relative mais non absolue : 123 sièges sur 315 contre 117 à Berlusconi, 54 au Mouvement 5 étoiles, 19 aux centristes soutenant Monti.

 

Démocratie parlementaire

Le défi posé aux sociaux-démocrates du parti démocrate et à leurs alliés écologistes et de la gauche radicale de SEL est donc simple : construire des majorités de projet au Sénat, réforme après réforme, des majorités relatives en obtenant l’abstention de parlementaires, ou absolues en trouvant 35 voix alliées (la majorité absolue est de 158 sièges sur 315). C'est, après tout, la règle commune à toute démocratie parlementaire, celle qu'avait par exemple connue Michel Rocard en 1988 en ne disposant que d'une majorité relative à l'Assemblée nationale !

En forçant le trait, on pourrait même remarquer que Bersani n’est pas dans une situation si différente de Hollande : majorité absolue de députés, majorité relative de sénateurs. Certes, le Sénat français n’a pas de capacité de blocage, mais les rejets par les sénateurs UMP et Front de gauche de plusieurs mesures gouvernementales (projet de budget 2013, texte sur les tarifs sociaux de l’énergie, etc.) ont souligné les difficultés politiques des socialistes au pouvoir.

L’Italie peut être donc gouvernable, comme elle l’avait été sous Romano Prodi, qui ne disposait pas plus de majorité absolue dans les deux chambres, de 2006 à 2008. Mais la condition est pour Bersani de conclure de vrais accords politiques avec des représentants d’autres forces, en particulier avec les 54 nouveaux sénateurs du Mouvement 5 étoiles

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Pier Luigi Bersani en meeting à Florence, le 1er février © Reuters. 
Pier Luigi Bersani en meeting à Florence, le 1er février © Reuters.
  • 2. Le retour de la politique et de la démocratie

Les mêmes, commentateurs et responsables, qui enragent aujourd’hui face à une Italie « ingouvernable », sont pourtant ceux qui avaient applaudi, en novembre 2011, à ce qui fut comme un coup d’État à froid (. Car les résultats complexes de ces élections italiennes doivent beaucoup, voire tout, aux conditions dans lesquelles Mario Monti s’est alors installé au pouvoir. Sans élection ; sur pression directe de Merkel et de Sarkozy, qui ont alors « congédié » Berlusconi ; sur pression constante des institutions de Bruxelles et des marchés financiers.

La confiscation démocratique (comme en Grèce, quand ordre fut donné à Papandréou, alors premier ministre, de renoncer à organiser un référendum sur le plan d’austérité demandé par Bruxelles) qui s’ensuivit avec la mise en place d’un gouvernement « de technocrates » (en Grèce, ce fut un gouvernement d’ « experts ») chargé d’imposer l’austérité a, par ricochet, scandalisé une partie de l’opinion et donné des ailes au mouvement de Beppe Grillo. Ce dernier a d’autant plus pu dénoncer « une gauche et une droite interchangeables », que le parti démocrate n’a rien trouvé à redire au professeur Monti dont il a voté l’essentiel des réformes…

Ce rétablissement de la démocratie par le suffrage universel, au terme d’une campagne qui ne fut pas aussi médiocre que veulent le faire croire la plupart des observateurs, remet au moins la politique au centre du jeu.

  • 3. Le « populisme », une paresse intellectuelle

La politique est donc de retour et vient souligner la complexité toute particulière de la situation italienne. L’étiquette « populiste », hâtivement collée sur Berlusconi dès 1994 et sa première accession au pouvoir, empêche plus que jamais de comprendre les évolutions politiques italiennes. Le bon score de Berlusconi (qui pourrait presque dire, comme Sarkozy, « Une semaine de campagne de plus et je l’emportais ») vient souligner combien la droite italienne a été durant vingt ans reconstruite et remodelée de fond en comble pour le service de son leader. Malgré procès et scandales inouïs, Berlusconi est toujours là, profondément enraciné dans le corps électoral italien.

 

Beppe Grillo. 
Beppe Grillo.© (dr)

Et voilà que surgirait un autre populisme, peut être pire encore parce que plus nouveau et incontrôlable : celui de Beppe Grillo. Là aussi, l’étiquette empêche de saisir les particularités de ce mouvement atypique (lire notre article « Grillo, l'empêcheur de voter en rond »). C’est oublier d’abord que l’humoriste italien campe sur la scène politique depuis une bonne dizaine d’années ; qu’il dénonce avec une constance certaine la corruption, l’incompétence, le clientélisme, le mépris des électeurs par bon nombre de responsables politiques. C’est oublier ensuite que le Mouvement 5 étoiles ne doit pas tout à Beppe Grillo, mais beaucoup aux innombrables mobilisations citoyennes et associatives, qui ont prospéré ces dernières années, à la marge et en rejet de la politique.

C’est oublier enfin que Grillo a su surfer sur des demandes profondes de la société : renouvellement politique, justice sociale, protection, autre politique européenne. Mélange étrange d’une gauche radicale (comme Syriza en Grèce) et de thèmes fleurant l’extrême droite (sur l’immigration, par exemple), le Mouvement 5 étoiles se distingue d’abord par une furieuse envie de faire de la politique autrement. En Sicile, ses élus régionaux ont voté régulièrement avec la gauche, rivalisant de transparence en voulant inventer une démocratie participative intégrale. À Parme, le nouveau maire issu de ce mouvement tente de remettre de l’ordre dans une ville dévastée par les gestions claniques et corrompues antérieures.

  • 4. Le nouveau défi posé à Bersani et au centre- gauche

Bersani saura-t-il muer, échapper à lui-même et à un parti démocrate anesthésié, qui a mené une campagne en ayant peur de son ombre ? C’est désormais l’enjeu principal pour le leader de la coalition de centre-gauche et écologiste. Pier Luigi Bersani, 61 ans, fut à deux reprises ministre de Romano Prodi, en 1996, puis de 2006 à 2008. En charge du développement économique, il ne se distingua en rien de la politique néo-libérale conduite par Prodi, qui venait de quitter la présidence de la Commission européenne.

 

La catastrophe du Prodi-bis

Cette question de l’héritage est aujourd’hui essentielle. Pour n’avoir pas dit grand-chose durant sa campagne, Bersani ne peut manquer d’apparaître comme un Prodi-bis. Or c’est là un problème majeur pour la gauche italienne, tant Romano Prodi a empilé avec constance les échecs et les défaites électorales (lire ici notre article d’avril 2008, « Berlusconi 3,  Prodi triple zéro »). Le parti démocrate aiguillonné par le SEL, qui rassemble tenants d’une gauche radicale et écologistes, est-il politiquement armé pour se défaire de la tentation du centre mou ?

L’hebdomadaire libéral The Economist, qui voit avec constance ses choix électoraux désavoués par les électeurs, plaidait juste avant ces élections pour la reconduction de Mario Monti. Raté. À défaut, ajoutait-il, « un gouvernement conduit par M. Bersani avec M. Monti en charge de l’économie serait une issue décente pour l’Italie ». C’est aussi le choix d’Angela Merkel, de la commission de Bruxelles et des conservateurs européens. François Hollande et Pierre Moscovici n’auraient rien trouvé à y redire, au contraire.

Or c’est justement ce scénario, synonyme de politique européenne inchangée, de réformes ultralibérales et d'austérité continue, qui a été massivement rejeté par les électeurs. De la même manière que les Grecs avaient massivement désavoué les socialistes de Papandréou quand ces derniers acceptèrent la cure d’austérité imposée par l’Union européenne, les électeurs ont reporté leurs colères et leurs espoirs sur ce mouvement multiforme conduit par un Beppe Grillo qui n'était pas candidat, à l’inverse de tant d’autres.

L’Italie n’est pas ingouvernable. La gauche n’a pas perdu. Mais une question limpide lui est posée : est-elle prête à oublier Prodi, à franchir les limites de ce cercle étroit où les alternances servent d’abord à interdire les alternatives, est-elle déterminée à renouveler en profondeur les pratiques politiques (ce qu’elle a réussi à faire avec les primaires) ? Le parti démocrate est-il prêt à écouter le SEL et cette nouvelle gauche citoyenne qui se loge aussi au sein du Mouvement 5 étoiles ? De la réponse à ces questions, Pier Luigi Bersani trouvera – ou pas – les 35 voix qui lui manquent au Sénat. Et, dans ce cas, il pourrait rendre un fier service à l’ensemble des gauches européennes.

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  • Les résultats des élections à la chambre des députés et au Sénat.

Coalition de centre gauche, menée par le parti démocrate et Bersani :
Chambre des députés : 29,54 % des voix et 345 sièges
Sénat : 31,6 % des voix et 123 sièges

Coalition Silvio Berlusconi
Chambre des députés : 29,13 % des voix et 125 sièges
Sénat : 30,66 % des voix et 117 sièges

Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo
Chambre des députés : 25,5 % des voix et 109 sièges
Sénat : 23,79 % des voix et 54 sièges

Coalition Mario Monti
Chambre des députés : 10,54 % des voix et 47 sièges
Sénat : 9,13 % des voix et 19 sièges

Antonio Ingroia (extrême gauche)
Chambre des députés : 2,25 %, 0 siège
Sénat : 1,79 %, 0 siège

 

L'infographie de La Stampa :

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 19:49

 

 

LE MONDE | 25.01.2013 à 10h25 • Mis à jour le 25.01.2013 à 13h41 Par Philippe Ridet - Rome correspondant

 

 

 
Le siège de Monte Dei Paschi à Sienne (Italie).

C'est plus qu'une banque, c'est une institution, un monument de l'histoire italienne, le poumon qui fait respirer toute une ville et une région jusque-là prospères. Monte dei Paschi di Siena (MPS), le plus vieil établissement bancaire du monde, avait déjà perdu une partie de sa bonne réputation établie depuis 1472, en quémandant, en 2012, sous forme d'obligations, un prêt de 3,9 milliards d'euros à l'Etat pour se renflouer. Il lui reste à sauver son avenir après le scandale de produits dérivés qui le frappe.

MPS, tout aussi vieille et respectable qu'elle soit – mais très exposée aux titres de dette italienne –, n'a pas boudé le recours à la "finance créative" : trois opérations sur produits dérivés vont ainsi alourdir ses pertes estimées déjà à plus de 2 milliards d'euros pour 2012, après 4,7 milliards en 2011.

L'opération menée, en 2009, avec la banque japonaise Nomura, devrait lui coûter 220 millions d'euros ; celle nouée, en 2008, avec la Deutsche Bank lui aurait permis de dissimuler 367 millions d'euros de pertes. Une autre, enfin, menée avec un établissement financier dont l'identité n'a pas été communiquée, porterait le total de l'addition à 760 millions d'euros.

Les investisseurs pressent la troisième banque d'Italie de sortir tous les "cadavres des placards". La révélation par le journal Il Fatto quotidiano d'une enquête de la justice sur ces maquillages a eu pour premier résultat la démission de l'ex-directeur de MPS – de 2006 à 2012 –, Giuseppe Mussari, de son poste de président de l'Association bancaire italienne. C'est aussi sous son mandat que MPS a acquis, fin 2007, Banca Antonveneta auprès de l'espagnole Santander pour 9 milliards d'euros, un prix jugé beaucoup trop élevé.

Dans la foulée de ce scoop, le titre MPS a chuté de 8,43 % à la Bourse de Milan mercredi et de 8,19 % jeudi, ce qui ramène la valeur du groupe à 2,725 milliards d'euros.

L'Etat devra-t-il remettre la main à la poche ? Alors qu'une assemblée générale d'actionnaires se tenait vendredi 25 janvier pour valider une augmentation de capital de 4,5 milliards d'euros, visant àaider la banque à rembourser ses emprunts et combler ses pertes, cette question empoisonne la campagne électorale en cours.

 

 "LÉGÈRETÉ"

Même si les actuels dirigeants de MPS écartent toute idée de nationalisation, Mario Monti, le président du conseil sortant et candidat à sa succession à la tête d'une coalition centriste, est dans le collimateur. Tout ce qu'il compte de concurrents, de la Ligue du Nord au Mouvement 5 Etoiles, lui reproche sa "légèreté" en permettant à l'Etat d'accorder à MPS un prêt "les yeux fermés".

Symbole assez encombrant : les 3,9 milliards de prêts à MPS de 2012 correspondent au montant de la taxe sur la résidence principale introduite par M. Monti et payée de mauvais gré par les Italiens.

Mario Draghi, le directeur de la Banque centrale européenne et autre défenseur de la "rigueur italienne", est aussi visé. N'était-il pas aux commandes de la banque d'Italie au moment de ces affaires ?

Mais c'est Pierluigi Bersani, candidat de la gauche et favori des sondages, qui pourrait pâtir le plus de ce scandale. La banque toscane a en effet pour principal actionnaire (à 35 %) une structure à but non lucratif nommée la Fondation. Son conseil d'administration est au trois quarts composé du gratin politique local. Or Sienne et la Toscane sont gérées depuis des lustres par la gauche dans la plus grande harmonie avec l'établissement.

Tous les maires de Sienne, à l'exception du dernier, ont été des dirigeants de MPS. La Fondation pouvait-elle ignorer les agissements de sa banque de référence et M. Bersani était-il ignorant de tout ? En attendant, les Siennois font les frais des errements de la banque. La Fondation MPS, qui a distribué 2 milliards de financements à la ville et à la région Toscane entre 1995 et 2008, doit limiter sa générosité. Les clubs de football et de basket verront leur dotation réduite. Même la célèbre course équestre du Palio fait les frais de la rigueur. Les contrade (quartiers) qui font courir chacune un cheval ne recevront plus les 15 000 euros que la Fondation leur octroyait jusqu'alors rubis sur l'ongle. 

Philippe Ridet - Rome correspondant

 

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 18:21

 

 

lepoint.fr - - Publié le 27/10/2012 à 17:08

 
Plusieurs dizaines de milliers de manifestants, pour la plupart jeunes, ont défilé samedi au coeur de Rome, à l'appel de partis d'extrême gauche, associations et syndicats autonomes, pour protester dans le cadre d'un "no Monty Day" contre les mesures d'austérité du gouvernement italien.

 

 

Plusieurs dizaines de milliers de manifestants, pour la plupart jeunes, ont défilé samedi au coeur de Rome, à l'appel de partis d'extrême gauche, associations et syndicats autonomes, pour protester dans le cadre d'un "no Monty Day" contre les mesures d'austérité du gouvernement italien.

Plusieurs dizaines de milliers de manifestants, pour la plupart jeunes, ont défilé samedi au coeur de Rome, à l'appel de partis d'extrême gauche, associations et syndicats autonomes, pour protester dans le cadre d'un "no Monty Day" contre les mesures d'austérité du gouvernement italien.

Le défilé a débuté vers 12H30 GMT et se déroulait dans le calme, sous une nuée de drapeaux rouges arborant la faucille et le marteau.

Les magasins ont fermé leurs devantures et le parcours était placé sous stricte surveillance policière pour éviter tout débordement, comme cela avait été le cas lors d'une manifestation analogue à l'appel des "indignés" il y a un an contre le gouvernement de Silvio Berlusconi, alors que l'Italie était dans la tourmente financière.

"Avec l'Europe qui se rebelle, chassons le gouvernement Monti", était inscrit sur une grande banderole en tête du cortège parti de piazza della Repubblica et arrivé plus d'une heure plus tard piazza San Giovanni à 1,5 km de là. Sur un autre calicot, on peut lire "le patron est mort".

Seuls petits incidents, des petits groupes de jeunes des centres sociaux ont envoyé des oeufs, des bouteilles et des pétards contre des succursales de banques italiennes.

Les manifestants arboraient des marionnettes géantes de Mario Monti, Angela Merkel et Barack Obama. Ils répondaient à l'appel notamment du Parti communiste des travailleurs et de Refondation communiste, et de syndicats autonomes.

Le collectif No Tav contre le train à grande vitesse devant relier Turin à Lyon, à l'origine d'une contestation ayant été parfois marquée par des incidents violents dans une vallée alpine, et des mouvements d'étudiants et de précaires qui protestent contre l'austérité et le chômage soutiennent l'initiative.

La préfecture de Rome a imposé un parcours au cortège, interdisant toute circulation automobile dans le quartier, et le maire de la capitale a lancé un appel aux manifestants à "respecter la ville".

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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 17:43

 

 

Le Nouvel Observateur - Créé le 26-10-2012 à 18h22 - Mis à jour à 20h39

                                                                                                                                                                                                                             Le Cavaliere est condamné à 4 ans de prison dans l'affaire Mediaset. Une peine ramenée à 1 an mais qui sonne comme un jugement moral sur toute une époque.

 

Silvio Berlusconi, le 27 septembre 2012 à Rome. (AP Photo/Alessandra Tarantino)

Silvio Berlusconi, le 27 septembre 2012 à Rome. (AP Photo/Alessandra Tarantino)
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Aux yeux de la justice, Silvio Berlusconi est officiellement un "délinquant". Il y avait vingt ans que ses adversaires politiques attendaient ce moment. L'ancien chef du gouvernement italien est condamné à un an de prison ferme dans l'affaire Mediaset.

Dans le passé, "le Cavaliere" avait toujours jusqu'ici réussi à échapper à ses juges, grâce à d'habiles avocats qui pariaient systématiquement sur la prescription. Ou bien grâce à des lois providentielles comme celle sur la dépénalisation du délit de falsification de bilan, que les "berluscones" avaient votée in extremis au Parlement et qui avait paralysé pas mal d'accusations des tribunaux italiens.

Cette nouvelle condamnation a donc surpris le monde politique, qui s'était habitué à l'impunité de fait de l'ex-Président du Conseil. Les quatre ans de prison que le tribunal de Milan lui a infligés - condamnation ramenée à un an en vertu d'une loi d'amnistie datant de 2006 - marquent l'aboutissement de six années de procès pour le Cavaliere, convaincu de fraude fiscale (17 milliards de lires, près de 8,8 millions d'euros entre 1994 et 1999, alors que Berlusconi était Président du Conseil).

"La vérité éclate enfin"

Un verdict vu, du coté du Parti des libertés, comme "l'énième preuve de l'acharnement judiciaire de Milan contre Silvio Berlusconi". De l'autre coté de l'échiquier, Antonio di Pietro, ex-membre du parquet de Milan justement, a soutenu lui que "la vérité éclate enfin malgré toutes les lois spéciales votées par une majorité d'esclaves". Cette sentence "sanctionne pour la première fois au niveau judiciaire que Berlusconi est un délinquant", disent pour leur part des députés du Parti démocrate.

Vingt ans de hontes plus ou moins explicitées

Mais la population, elle, n'a manifesté jusqu'ici aucune surprise, l'impression générale est que la magistrature vient de tirer sur une ambulance, sur quelqu'un qui ne comptait plus pour rien, qui avait été évacué de l'histoire contemporaine. Personne évidemment n'est descendu dans la rue ni songe à y descendre, et l'espèce d'indifférence des passants interviewés par les télés romaines ou milanaises exprime en fait un jugement moral implicite sur 20 ans d'histoire italienne : vingt ans de hontes plus ou moins explicitées pour les bunga bunga, les fausses bonnes blagues, les maquillages outranciers, l'étalage de richesse, les vulgarités histrionesques dans les sommets internationaux.

Sans parler de l'état dans lequel l'ex Président du Conseil a laissé son pays lorsqu'il a donné sa démission, le 12 novembre 2011 : au bord de la faillite, sur le point de rouler dans l'ornière de l'insolvabilité.

Mais les politologues soulignent, eux, un deuxième aspect de cette condamnation : l'interdiction d'exercer une fonction publique pendant cinq ans. C'est un élément particulièrement intéressant de la sentence milanaise, dit Iginio Ariemma : "cela peut signifier que jusqu'à ses 82 ans (il en a 76 ) Berlusconi ne pourra plus briguer aucune charge élective ni gouvernementale", et encore moins songer à la Présidence de la République.

Entendons nous bien : il y a à peine deux jours, le Cavaliere annonçait publiquement qu'il renonçait à être le candidat au poste de premier ministre du centre droit "par amour pour son pays". En fait, c'était parce que les sondages donnaient son parti à 15% des suffrages, soit moins de la moitié du glorieux score de 2008.

Maintenant qu'il a été condamné par la justice de son pays, et même s'il s'agit d'un jugement en première instance, il semble totalement invraisemblable que Sua Emittenza puisse briguer une quelconque charge, ni qu'on puisse assister un jour à son "retour inopiné" sur la scène. Et quand bien même la sentence d'appel ou le recours en Cassation devaient démentir un jour le verdict historique qui frappe Silvio Berlusconi, l'histoire retiendra que la peine qui lui a été infligée ce 26 octobre 2012 a mis à la porte un "délinquant".

 

 

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 16:33

 

Publié le 23/10/2012 à 17h22

 

 

Les Italiens voient-ils le bout du tunnel ? Dans son dernier livre, intitulé « Heureux malgré tout », Enrico Finzi a travaillé sur une série de sondages, basée sur un échantillon de 5 000 citoyens italiens de 18 à 74 ans.

Au début du mois de juillet, 70% de cet échantillon affirmait que «  les choses vont mal ou très mal  » en Italie.

La péninsule, gravement touchée par la crise, était en proie à un malaise qui avait été résumé dans un rapport sur la sécurité réalisé en mars dernier.

Enrico Finzi souligne cependant la capacité des Italiens à s’adapter. En effet, alors que le dernier rapport de la caritas publié aujourd’hui fait état de toujours plus de pauvres en Italie, inversement, les Italiens feraient preuve de plus de débrouillardise.

Le sociologue écrit :

«  L’implication politique et sociale retourne en force. Presque un Italien sur deux s’implique pour améliorer son propre bonheur dans le domaine privé, à travers les liens affectifs mais aussi pour aider le pays à sortir de la crise. On revient aux valeurs de solidarité, coopération et responsabilité individuelle.  »

Bâtir un quotidien alternatif

C’est effectivement une réalité. Ainsi, bien avant que la crise vienne paralyser l’Europe, l’association Scec avait mis sur pied une économie alternative. L’idée  ? Associer différents citoyens, entreprises et commerces en utilisant une monnaie parallèle.

Cette monnaie fonctionne comme les chèques repas et est destinée à relancer une consommation de produits locaux et de services de proximité.

Andrea del Grosso, financier de profession et gestionnaire d’Arcipelago, l’association génératrice du Scec, m’avait indiqué :

« Ça permet de relancer l’économie locale. Et ça marche, notre téléphone n’arrête pas de sonner. »

Cette alternative connaît aujourd’hui un boom alors qu’un récent sondage démontrait que les Italiens ne croyaient plus en l’euro.

« Sept [de nos] lecteurs sur dix rêvent de l’ancienne monnaie », rapportait à la même période le quotidien Il Giornale après avoir organisé un sondage sur son site internet.

De plus en plus de secteurs font aujourd’hui appel à la solidarité collective.

Lors du tremblement de terre d’Emilie Romagne du printemps dernier, les producteurs de parmesan ont ainsi mis aux enchères des morceaux de ce savoureux fromage, faisant appel à leurs concitoyens pour aller de l’avant.

A cette même période, le gouvernement Monti venait tout juste de supprimer l’aide aux victimes de catastrophes naturelles... Rigueur oblige.

A l’heure où l’on parle de Pompéi qui s’écroule, de plus en plus d’initiatives visant à protéger et valoriser le patrimoine italien sont mises en place. A Naples, l’association Cleanap nettoie la ville, autrefois submergée par les ordures.

En politique enfin, les partisans du mouvement 5 Etoiles de Beppe Grillo (qui s’impose en deuxième position dans les sondages, à 17,7%) prônent une démocratie participative, lancent leurs candidatures sur Internet avec des budgets ridicules. Et organisent des meetings avec par exemple comme thème : « Au-delà de la crise, réflexions pour un nouveau modèle de développement ».

Une solution temporaire

Ces initiatives, éparses, souvent locales, ne sont pas, bien sûr, exhaustives. Elles ont aussi leur limite.

Pour Francesco Daveri, professeur en politique économique à l’université de Parme, l’adhésion des Italiens au Scec est la conséquence d’un appauvrissement de la population  :

«  Le taux de chômage oscille autour des 10%, les banques ne font plus de prêt pour acheter une maison, il n’y a pas de petite économie. »

Il ajoute :

«  Cette tendance du “ fait-maison ” sera difficile à réaliser dans un monde globalisé.  »

Ces « arrangements » sont aussi la conséquence d’une défiance toujours plus profonde envers l’Etat italien, aujourd’hui synonyme de rigueur et générateur de pauvreté.

« Une gigantesque machine génératrice de mal-être »

C’est l’autre point abordé par Enrico Finzi. Le sociologue souligne :

« [L’équipe de Mario Monti] constitue une gigantesque machine génératrice de mal-être sans précédent.  »

Si le Premier ministre est crédité à plus de 50% d’opinions favorables, le gouvernement de technocrates n’aurait pas la cote. La froideur et l’ironie dont font preuve certains ministres comme Elsa Fornero (ministre du Travail) ou Corrado Passera (ministre du Développement économique) sont aussi critiquées.

S’appuyer sur cette capacité des Italiens à s’arranger peut être le moyen de relancer le pays. Enrico Finzi explique :

« C’est proprement pendant les phases de crise que les Italiens donnent le meilleur d’eux-mêmes. Nous devons valoriser ces initiatives positives. »

Un enjeu de taille pour le futur du pays.

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