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11 décembre 2013 3 11 /12 /décembre /2013 15:45

 

 

Source : agoravox.tv

  par News360x (son site) mardi 10 décembre 2013  


Les policiers enlèvent leur casque et rejoignent les manifestants - Italie 09/12/2013

 

 

Le 9 Décembre 2013 à Turin en Italie des membres des forces de l’ordre ont rejoint les manifestants anti-taxes qui protestent contre le gouvernement politique actuel et l’augmentation des taxes et des impôts. Certains policiers ont été filmés entrain d’enlever leur casque anti-émeute et ont rejoint les rangs des manifestants. Eux aussi ont voulu crier leur ras le bol. On dénombre une centaine de manifestations organisées dans l’ensemble du pays par des opposants au gouvernement. Si certains policiers ont rejoint le clan des manifestants, il y a tout de même eu certains débordements entre manifestants et policiers.

 

 

 

 

 

 

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 17:02

 

 

Source : mediapart.fr

En Italie, des manifestations contre la « pression fiscale »

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

Des centaines de manifestations contre les impôts et les taxes ont éclaté dans plusieurs dizaines de villes d'Italie provoquant des heurts avec les forces de l'ordre.

Une centaine de manifestations organisées dans l'ensemble de l'Italie par des opposants au gouvernement, affiliés au mouvement protestataire des forconi, ont défilé lundi 9 décembre contre les taxes et les impôts. Des affrontements ont éclaté avec les forces de l'ordre.  

A Turin, Rome, Milan ou Palerme, des agriculteurs, artisans, commerçants, petits entrepreneurs et chauffeurs routiers ont manifesté contre la « pression fiscale » et bloqué les gares et centre-villes. L'un des porte-parole des forconi, Andrea Zunino a déclaré : « Ce que nous voulons, c'est dire assez à ce qui ne va pas, que le gouvernement s'en aille. Participer à une table ronde ne nous intéresse pas, ils doivent partir, c'est tout. » Des heurts ont opposé les forces de l'ordre et plusieurs dizaines de manifestants. A la fin des mouvements, une petite centaine de personnes s'en est prise au siège d'Equitalia, le centre de recouvrement des impôts à Turin.

Lire sur le Corriere Della Serra

 

 

Lire aussi

Bill Emmott : une sortie de crise libérale pour l’Italie et l’Europe

Par Philippe Riès

 

 

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 18:14

 

 

lemonde.fr

Italie : la place Pia de Rome occupée par des manifestants

Le Monde.fr avec AFP | 21.10.2013 à 03h08 • Mis à jour le 21.10.2013 à 08h47

 
 

 

Des manifestants ont dressé leur camp sur la place Pia de Rome samedi 19 octobre.

 

Des centaines de personnes ont annoncé, dimanche 20 octobre, qu'elles continueraient à camper sur la place Pia, dans le centre de Rome, pour protester contre l'austérité, les expulsions, et pour réclamer des logements moins chers. Une rencontre est prévue mardi entre le ministre des infrastructures et des transports, Maurizio Lupi, et une délégation de manifestants afin de débattre des revendications de ces derniers.

"Nous laisserons les tentes en place jusqu'à notre rencontre avec M. Lupi, mardi, lorsque nous organiserons une autre manifestation pour faire entendre notre voix", a déclaré Luca Fagiano, un représentant des organisateurs de la manifestation.

"Reprenons la ville", peut-on lire sur une bannière plantée dans le camp qui bloque une artère importante de Rome. Une autre bannière proclame : "Stop aux expulsions et aux saisies". "Le camp n'est pas un point d'arrivée, mais le départ de la révolte", affirme un slogan sur le site Web des organisateurs de la manifestation, la Coordination citoyenne de lutte pour le logement.

Lire aussi : "Mobilisations contre l'austérité en Italie et au Portugal"

 

 SEIZE PERSONNES ARRÊTÉES SAMEDI

Des dizaines de milliers de personnes avaient manifesté samedi pacifiquement dans la capitale italienne, afin d'attirer l'attention sur le coût social de la crise économique. Quelques manifestants ont ensuite monté des tentes.

Des heurts ont opposé des manifestants à la police autour du ministère des finances, samedi, et le ministre de l'intérieur, Angelino Alfano, a annoncé l'arrestation de seize personnes et l'expulsion du pays de cinq militants français.

L'Italie s'efforce de sortir de deux ans de récession qui ont fait croître le chômage, notamment des jeunes. Le Parlement italien a commencé l'examen du budget pour l'an prochain, qui comporte de nouvelles coupes sociales. Selon les derniers chiffres publiés, le chômage en Italie a atteint 12,2 % de la population active en août. Il s'agit du taux le plus élevé depuis la création des statistiques du chômage, tant mensuelles (2004) que trimestrielles (1977).

Lire (édition abonnés) : "L'Italie s'enfonce dans la récession"

 

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 18:08

 

 

reporterre.net

En Italie, le projet Lyon Turin transforme la vallée de Suse en zone militaire

Andrea Barolini (Reporterre)

vendredi 18 octobre 2013

 

 

 

 

Le gouvernement italien maintient la pression pour faire avancer le projet de LGV Lyon-Turin. Dans la vallée de Suse, là où doit être creusé le tunnel, l’armée se comporte en force d’occupation face à la résistance des habitants. Une grande manifestation a lieu à Rome samedi 19 octobre.


 

- Reportage, Vallée de Suse (Italie)

En parcourant la vallée de Suse, entre Turin et le tunnel du Frejus, où se situe le chantier de la LGV Lyon-Turin, on ne voit pas de grues, de camions ou de bétonnières. Le chantier est en fait bien caché. Son entrée se présente comme un grille d’acier, derrière une courbe de l’autoroute A32 qui conduit en France. Elle se niche dans le bois de Salbertrand, à 25 kilomètres au nord du village de Suse. Mais on peut ni s’y garer, ni s’y arrêter, ni descendre. Le lieu est défendu jour et nuit par une nuée de policiers et nombre de soldats.

Naguère vallée calme et touristique, la vallée de Suse ressemble maintenant à une zone de guerre. « Depuis plusieurs mois, 400 militaires anti-émeute surveillent les travaux dans un territoire où la ville la plus importante ne compte pas plus de 7 000 habitants », explique à Reporterre Doriana Tassotti, activiste du mouvement No TAV, qui regroupe les opposants italiens au projet de ligne à grande vitesse (LGV) entre Lyon et Turin. « Il y a des barrages de police partout. On peut être contrôlé jusqu’à quatre fois par jour. Il s’agit d’une vrai militarisation de la vallée. Mais, surtout, c’est la preuve que l’Etat ne veut pas dialoguer. Il a choisi les armes et les matraques ».

« Les policiers font aussi des perquisitions dans nos habitations. Mon restaurant a été fouillé », raconte Nicoletta Dosio, enseignante retraitée qui lutte depuis vingt ans contre la LGV.

 

 

« Dans le Val de Suse, la plupart de la population est opposée au projet de la LGV. Mais même ceux qui ne sont pas engagés dans le mouvement No TAV n’aiment pas la présence des militaires, c’est clair », poursuit Tassotti. Les rues des villages du Val de Suse, en effet, ne sont pas seulement envahies par les policiers et les carabinieri. L’Etat italien est allé jusqu’à décider d’utiliser [les chars Lince, des véhicules qui ont été utilisés par l’armée au Liban et en Afghanistan.

Les habitants craignent de revivre ce qui s’est passé en 2011, lorsque des manifestations ont été le théâtre d’une forte répression policière. « J’ai vu les militaires tirer des lacrymogènes à hauteur des manifestants, même s’il y avait des enfants. On a recueilli des dizaines de douilles sur lesquelles il y avait marqué le sigle CS. Il s’agit d’un gaz interdit dans les guerres internationales, mais qui est bien utilisé par la police. J’ai encore quelques douilles chez moi », ajoute l’activiste.

Le « CS », des initiales de Corson et Stoughton, chimistes qui ont synthétisé la molécule, aussi appelé gaz lacrymogène ou aérosol de gaz poivré, est souvent employé comme agent antiémeute. Depuis 1997, il a été interdit dans les conflits internationaux par la Convention sur les armes chimiques de Paris.

Pour l’Etat, la présence massive de la police - qui selon le mouvement No TAV coûte aux caisses publiques jusqu’à 90 000 euros par jour - est justifiée par la nécessité de défendre les infrastructures du chantier. Et notamment la « taupe » : un gigantesque excavateur mécanique, d’un diamètre de six mètres et demi, qui a été amené au début du mois d’août en Val de Suse (coût : dix millions d’euros, « tandis que dans la vallée l’hôpital est sur le point d’être fermé à cause du manque de financements », dénonce Dosio).

Pour l’instant, toutefois, cette immense fraise, selon les « No TAV », n’a pas encore été utilisée. Début octobre la « queue » a été livrée par un interminable convoi d’un kilomètre de longueur sur l’autoroute.

En outre, les travaux seront fortement retardés, à cause du risque de crise politique en Italie. Dans les dernières semaines le gouvernement aurait dû participer à une réunion décisive pour donner le feu vert aux financements, mais la démission du ministre des Transports Maurizio Lupi (présentée, puis retirée ensuite) a fait annuler cette réunion.

 

L’écrivain De Luca a pris position

Pourquoi alors cette nécessité d’une militarisation de la vallée ? Est-ce qu’il y a vraiment des risques du point de vue de l’Etat ?

Il faut dire que la « température » en Val de Suse est montée ces dernières semaines, notamment à cause de l’intervention de la justice italienne. Selon l’hebdomadaire l’Espresso, les juges craignent la possibilité que des personnes qui ne font pas partie du mouvement veuillent s’infiltrer pour utiliser la lutte contre la ligne ferroviaire « comme un objectif politique pour appliquer les méthodes apprises dans d’autres contextes ».

Avec ces motivations, le procurateur de Turin, Gian Carlo Caselli a fait arrêter des dizaines de suspects. « Je connais très bien les arrêtés », réplique Tassotti. « Il ne s’agit pas du tout de terroristes ou d’insurrectionnalistes. Ce sont des amis de mes fils. C’est pour ça que j’ai adressé une lettre à Monsieur Caselli, qui est un juge très connu et très respecté en Italie, pour lui demander des explications. Et pour lui souligner qu’il serait mieux de se concentrer sur le risque d’infiltrations de la mafia dans le business de la LGV. Mais il m’a répondu avec une lettre très sarcastique... ».


Le 19 octobre une manifestation nationale des « mouvements italiens » est prévue à Rome. Il s’agit d’une mobilisation qui a été considérée de la part des media italiens comme un défilé No TAV.

En réalité les 20 000 manifestants attendus dans la capitale italienne font partie de plusieurs organisations, qui luttent pour des buts très différents. Le mouvement No TAV précise qu’il n’a pas organisé la manifestation : « Oui, plusieurs d’entre nous seront à Rome. On verra nos drapeaux. Mais il ne s’agit pas d’un défilé de notre mouvement. Je crains que le but soit d’attendre des désordres pour nous discréditer », explique encore Doriana Tassotti.

De plus, il y a quelques semaines le célèbre écrivain italien Erri De Luca, dans une interview à l’Huffington Post a déclaré être « convaincu que le Lyon Turin est un projet inutile. Je continue de penser qu’il est juste de le saboter ». Il a ajouté au quotidien La Repubblica, « les paroles ne suffisent pas, un intellectuel doit être cohérent et mettre ses idées en pratique ». Après ces déclarations, une enquête préliminaire a été ouverte contre De Luca pour incitation au sabotage.

Un autre personnage très connu de la culture italienne, le philosophe Gianni Vattimo, soutient (partiellement) l’écrivain. Dans une interview au quotidien Il Fatto Quotidiano, il a déclaré que « défendre l’environnement et l’air qu’on respire est un droit qui justifie la lutte ».

Reporterre a expliqué les risques environnementaux liés au projet de la LGV : sous la montagne dans laquelle est censée passer la ligne ferroviaire, des chercheurs indépendants ont trouvé des matériaux très dangereux pour la santé publique, tels que l’amiante et l’uranium.

« Mais les problèmes sont liés aussi à la géologie », explique Dosio. « Le chantier est juste à la base d’un vieux éboulement de la montagne qui est soumis régulièrement à un monitorage par la société qui gère l’autoroute. Et ces analyses ont confirmé que, tôt ou tard, des écroulements se produiront ».

De plus, la montagne est très riche en eau : « Certains villages resteront sans approvisionnement. Et savez-vous ce qu’ils ont répondu ? Qu’ils délivreront l’eau avec des citernes ! », ajoute Tassotti.

La présence de l’eau, en effet, est bien connue même par la société chargée des travaux, qui a dû perforer un tunnel supplémentaire (240 mètres de longueur et 70 centimètres de largeur) pour la canaliser. Les No TAV ont déposé à ce propos une plainte auprès du parquet de Turin. La lutte continue aussi dans les tribunaux.


Source : Andrea Barolini pour Reporterre.

Photo : Claudia Griglio.

Lire aussi : En Italie, le mouvement contre le Lyon-Turin ne faiblit pas.

 

 

 

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 17:55

 

 

 

mediapart.fr

Manifestations contre l'austérité en Italie

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

 

Le mouvement était accompagné de grèves dans les secteurs des transports publics, des trains et des avions, tous frappés par les réductions de dépenses publiques.

 

Des milliers d'Italiens ont manifesté, vendredi 18 octobre, à Rome et dans plusieurs villes du pays, contre le nouveau budget d'austérité du gouvernement d'Enrico Letta.

Les dizaines de milliers de manifestants ont réclamé un changement radical et immédiat de la politique de réduction des déficits publics menée par le gouvernement de centre gauche. 

Les mouvements de protestation ont été accompagnés d'une grève nationale dans les transports. Les secteurs aériens et ferroviaires ont été en partie bloqués dans tout le pays.

Aux cris de « Nous donnons notre argent aux banquiers ! Nous ressemblons à une voiture qui dévale une falaise », Paolo Ferrero, chef du parti Rifondazione Comunista, a rassemblé salariés, fonctionnaires et étudiants dans les rues de Rome.

« J’espère que les gens comprennent pourquoi nous faisons cela et quels sont les vrais problèmes. Ce ne sont pas seulement des problèmes de véhicules, mais le fait que ce sont les travailleurs et les gens qui paient pour les coupes budgétaires dans le secteur des transports », a expliqué un contrôleur aérien, cité par Euronews.

Dans son budget 2014, qu'il a présenté mardi 15 octobre, le gouvernement italien a prévu des allègements fiscaux pour les familles et les entreprises, avec des réductions de dépenses publiques pour tenter de stimuler l'économie. Le projet de budget a été envoyé à la Commission pour analyse, mercredi 16 octobre.

Des manifestants ont indiqué leur intention de camper durant la nuit sur une place de Rome avant la grande manifestation prévue pour samedi.

 

 

 

 

 

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 16:43

 

italie.blog.lemonde.fr

 

Silvio Berlusconi, du conflit d’intérêts aux travaux d’intérêt général…

 

 

 

Silvio Berlusconi, le 2 octobre, au Sénat italien. AP Photo/Gregorio Borgia

 

Il aurait choisi. Le conditionnel reste bien sûr de rigueur s'agissant d'un homme qui a démontré, ces derniers jours, pouvoir changer aussi rapidement d'avis que de partenaires dans les soirées du Bunga Bunga. Silvio Berlusconi (eh oui, encore lui...)  pourrait demander d'effectuer des travaux d'intérêt général afin de purger sa peine d'un an de prison pour fraude fiscale.

Cette solution aurait été préférée à l'assignation à résidence, probablement à son domicile romain du Palazzo Grazioli, en compagnie de Francesca Pascale, la jeune girlfriend du Cavaliere, de leur caniche, Dudù, et d'un nombre important de maîtres d'hôtel et de femmes de chambre. Pourtant, la surface de l'appartement, mille mètres carrés, Via del Plebiscito, écartait tout risque de promiscuité. C'est à cette adresse en tout cas qu'il a récemment enregistré sa nouvelle domiciliation administrative, de préférence aux 120 hectares de la Villa San Martino à Arcore (Lombardie).

Pour Silvio Berlusconi, cette hypothèse est presque une humiliation. Il aurait voulu passer pour un "prisonnier politique" dans l'un de ses palais plutôt que de paraître admettre une faute qu'il devra réparer comme un "quelconque criminel". L'avantage pourtant est indéniable. Les juges auront jusqu'au mois de décembre pour décider de son placement en vertu des preuves de "bonne volonté de réinsertion" que le condamné aura démontrées. Du coup sa peine pourrait être réduite de douze à neuf mois...

 

"Je voudrais le réveiller le matin, l'inviter à faire son lit, à nettoyer les toilettes"

Les Italiens qui ne manquent pas d'humour s'amusent évidement (et nous aussi) de cette ironie de l'histoire qui voit l'homme du conflit d’intérêts se consacrer à des travaux d'intérêt général. "Quel mal y-a-t-il , disait-il, à privilégier mes petites affaires quand je suis au pouvoir si, en même temps, mes compatriotes y trouvent aussi leur compte ?" Cette fois, les Italiens pourraient "y trouver leur compte" avant lui. Ce qui constitue une première.

D'ores et déjà, le concours est lancé. Les travaux d'intérêt général comprennent le rangement des rayons de supermarchés en blouse grise, l'assistance aux personnes âgées et l'effacement, avec éponge et seau, de graffitis, qui à Rome sont assez nombreux. Mais il est probable que Silvio Berlusconi se portera volontaire dans le secteur de la bienfaisance. Il a l'embarras du choix.

Les invitations arrivent de toutes parts. Des City Angels de Milan qui s'occupent des sans-abris. Du Parti radical, en pointe sur la question des peines alternatives et de la surpopulation carcérale. Mais la plus pressante est celle de Don Antonio Mazzi, directeur de la Communauté Exodus qui oeuvre dans le domaine de la toxico-dépendance.  "Je voudrais tellement qu'il vienne, non par méchanceté, déclare-t-il, mais afin qu'il travaille sa rédemption. Je voudrais le réveiller le matin, l'inviter à faire son lit, à nettoyer les toilettes et à cueillir les tomates en silence. Au fond de lui quelque chose peut être sauvé."

 


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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 15:12

 

marianne.net

Arrivederci Silvio Berlusconi

Vendredi 4 Octobre 2013 à 19:19 
Ariel F. Dumont

 

C’est officiel : Le Cavaliere a été déchu de son rang de sénateur par la commission électorale du sénat. La décision sera entérinée d’ici une vingtaine de jours par l’ensemble de l’hémicycle.

 

Gregorio Borgia/AP/SIPA
Gregorio Borgia/AP/SIPA
Condamné à quatre ans de prison pour fraude fiscale, une peine réduite des deux tiers en raison d’une amnistie, Silvio Berlusconi vient aussi d’être déchu de son titre de sénateur. Vendredi après-midi, la majorité des membres de la commission électorale sénatoriale ont décidé d’appliquer la loi « Severino » interdisant aux personnes condamnées à une peine inférieure à quatre ans de prison d’être élues. Le sénat italien sera convoqué dans un délai de trois semaines pour entériner la décision de la commission électorale.  

Normalement, la messe est dite pour le Cavaliere. Le sénat est composé de 315 membres plus 5 sénateurs à vie dont Mario Monti. En février dernier, la gauche a remporté cent vingt trois sièges, le Mouvement5stelle cinquante quatre et les centristes de Mario Monti, dix neuf. La majorité est à 163 voix. Compte tenu de la position de la gauche et des centristes, la déchéance du milliardaire devrait être largement proclamée. « Mais en Italie, tout est possible, d’autant plus que le vote est secret. N’oublions pas qu’en avril 1993, le président du Conseil socialiste Bettino Craxi accusé de corruption par le tribunal de Milan qui réclamait la levée de son immunité parlementaire,  fut sauvé par une poignée de sénateurs grâce au système du vote secret » se souvient l’ex sénateur démocrate Silvio Sircana.  

Pour sauver sa tête, le Cavalier table sur le soutien de ses sénateurs pour soudoyer quelques collègues de la gauche et du centre. Et  surtout, sur le fait que son parti a soutenu le gouvernement d’unité nationale mercredi après-midi à l’occasion du vote de confiance réclamé par le président du Conseil Enrico Letta. « Nous espérons que les alliés du gouvernement, le  parti démocrate et les centristes fassent preuve de responsabilité le jour du vote au sénat et qu’ils refusent d’entériner la déchéance d’un chef de parti » a déclaré l’ancien président berlusconien du Sénat Renato Schiffani.  

Reste que la marge de manœuvre pour faire pression sur les démocrates et les centristes est faible. Après avoir obligé Silvio Berlusconi à soutenir le gouvernement d’unité nationale qu’il avait essayé de faire sauter, les cinq ministres berlusconiens peuvent difficilement menacer de rendre leur tablier pour sauver le vieux chef déplumé. D’ici le jour du vote par ailleurs, le Cavaliere aura dû choisir entre les arrêts domiciliaires et les travaux d’utilité publique pour purger sa peine pendant un an et demi.

 

Il devra aussi affronter les magistrats napolitains qui l’accusent d’avoir soudoyé un sénateur de centre-gauche en 2008 en lui versant un million d’euros pour faire tomber le gouvernement de Romano Prodi. Et expliquer les écoutes téléphoniques démontrant qu’il  aurait payé les services des prostituées qui lui rendaient régulièrement visite du temps où il était encore président du Conseil italien. Soupçonné par le parquet napolitain d’avoir essayé de polluer les preuves sur ces affaires de corruption et de prostitution, le Cavaliere risque d’être arrêté. Certes son grand âge lui évitera la prison mais pas la honte de la garde-à-vue, la photographie signalétique et les empreintes digitales.

 

«  Silvio Berlusconi va surement démissionner pour éviter l’humiliation du vote au sénat. Il a perdu le soutien de la majorité de son parti et les déclarations enflammées des membres de Forza Italia qui ont critiqué la décision de la commission sénatoriale sont une façade. Le climat politique actuel n’a rien à avoir avec celui des années 90 quand le sénat avait sauvé Bettino Craxi » estime  Luigi Vimercati. Pour cet ancien sénateur démocrate, le Cavaliere n’a de toutes les façons aucune chance d’échapper à la déchéance.

Le parquet de Milan qui avait condamné Silvio Berlusconi à cinq ans d’interdiction d’exercice dans la fonction pour fraude fiscale a du recalculer la peine selon les indications données par la cour de cassation. Cette peine trop lourde par rapport aux quatre ans de prison sera ramenée à trois ans
 le 19 octobre prochain. En sauvant le Cavaliere le jour du vote, le sénat le ferait reculer pour mieux sauter.


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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 16:19

 

rue89.com

 

Document 04/10/2013 à 12h15

La lettre déchirante de la maire de Lampedusa

Giusi Nicolini, maire de Lampedusa

 

Il y a un an, la maire de Lampedusa écrivait une lettre pour tenter d’alerter les Européens. Rien n’a changé.

 

 


Les corps de victimes alignés, à Lampedusa le 3 octobre 2013 (Nino Randazzo/AP/SIPA)

 

Je suis la nouvelle maire des îles de Lampedusa et Linosa. [...] J’ai déjà reçu 21 cadavres de personnes noyées qui tentaient d’atteindre Lampedusa et pour moi c’est tout simplement insupportable.

Pour Lampedusa, c’est un énorme fardeau de douleur. Nous avons dû demander de l’aide par le biais de la préfecture aux maires de la province afin de donner une sépulture digne à onze personnes parce que la commune n’avait plus de place disponible.

J’en ferai d’autres, mais je retourne à tous une question : jusqu’où faudra-t-il agrandir le cimetière de mon île ?

Je ne comprends pas qu’une telle tragédie puisse être considérée comme normale, comme s’il était possible de ne pas être obsédé chaque jour par l’idée, par exemple, que onze personnes dont huit très jeunes femmes et deux garçons de 11 et 13 ans meurent tous ensemble pendant un voyage qui aurait dû être pour eux le début d’une nouvelle vie.

Le nombre des réfugiés s’élevait à 115 ; 76 n’ont pas été sauvés mais le nombre de morts que restitue la mer est toujours plus élevé.

Un sujet de honte et de déshonneur

Je suis indignée par le sentiment d’habitude qui semble avoir envahi le monde, je suis scandalisée par le silence de l’Europe qui vient de recevoir le prix Nobel de la Paix, et qui est silencieuse face à une tragédie qui fait autant de victimes qu’une guerre.

Je suis de plus en plus convaincue que la politique d’immigration européenne considère ce bilan de vies humaines comme un moyen de modérer le flux migratoire, quand ce n’est pas un moyen de dissuasion.

Mais si le voyage en bateau est pour ces personnes la seule façon d’espérer, je crois que leur mort en mer doit être pour l’Europe un sujet de honte et de déshonneur. [...]

Tout le monde doit savoir que c’est à Lampedusa et ses seuls habitants [...] que revient le devoir de traiter ces personnes avec dignité, et de rendre un peu de dignité à notre pays et à l’Europe entière.

Si ces morts sont seulement les nôtres, alors je veux recevoir les télégrammes de condoléances après chaque noyé que l’on me « livre ».

Comme s’il avait la peau blanche, comme s’il s’agissait d’un de nos enfants noyé pendant les vacances.

 

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 18:05

 

marianne.net

 

La crise gouvernementale fait exploser la droite berlusconienne

Jeudi 3 Octobre 2013 à 15:55



En provoquant une crise institutionnelle pour tenter de sauver sa peau, Silvio Berlusconi a fait éclater son parti en mille morceaux. La rupture qui s’est consommée sur le fil du vote de confiance réclamé par le chef du gouvernement Enrico Letta, marque la fin de l’ère du Cavalier.

 

Luigi Mistrulli/ Sipa Pre/SIPA
Luigi Mistrulli/ Sipa Pre/SIPA
Face aux pressions d’une trentaine de parlementaires prêts à voter la confiance réclamée par le président du Conseil Enrico Letta pour sauver le gouvernement d’unité nationale, le Cavalier  n’a pas eu le choix. La mort dans l’âme, le milliardaire a sauté le Rubicon. «  Nous avons décidé non sans débat interne, de voter la confiance » a déclaré l’ancien chef de gouvernement dans un discours extrêmement bref prononcé mercredi matin au Sénat. La déclaration est surprenante, Silvio Berlusconi ayant provoqué la crise il y a quatre jours à peine.  

A l’origine de ce revirement d’attitude, la guerre intestine qui menace l’unité de  Forza Italia, le parti fondé par le Cavalier en 1993. Après avoir été obligés par Silvio Berlusconi d’abandonner le gouvernement, trois ministres sur cinq ont publiquement fait état de leurs dissensions. Soucieux disaient-ils de l’intérêt du pays et des inquiétudes des partenaires européens et surtout de la zone euro éternellement tributaire des péripéties de la troisième économie européenne, ces dissidents réclamaient le droit de soutenir le gouvernement.  

Reste qu’en acceptant de s’aligner sur les intentions de vote des dissidents, Silvio Berlusconi a perdu son rôle de leader incontesté de son parti. Pour tenter de remettre les choses à plat, le vieux lion a convoqué ce qu’il reste de sa garde rapprochée en lui demandant « de tout  mettre en œuvre pour récupérer les dissidents ». L’affaire est loin d’être dans le sac, les frondeurs ayant déjà annoncé la constitution d’un nouveau groupe parlementaire qui devrait tabler sur l’apport d’au moins trente cinq députés et sénateurs. A sa tête : Angelino Alfano, ancien dauphin du Cavalier actuellement vice-président du Conseil.  

Cet épisode marque peut-être le début d’un véritable passage de timon. Trop de choses séparent désormais le milliardaire et les dissidents. Et puis, Silvio Berlusconi n’étant pas du genre à pardonner, un pas en arrière des frondeurs impliquerait-normalement- leur disparition de la scène politique.   

Pour tenter de reprendre la situation en main, le milliardaire table sur ses deux atouts majeurs. D’abord, sa fortune qu’il a toujours utilisé pour huiler les rouages de son parti et puis,  sa force de séduction au sein de l’électorat. Sur ce deuxième point, Silvio Berlusconi commet encore probablement une erreur de calcul. Selon une enquete, les Italiens qui se reconnaissent encore dans la droite berlusconienne, ne sont pas pour autant prets à accepter que le sauvetage du Cavalier puisse passer par l’élimination du gouvernement d’unité nationale.  

Pour souligner  l’ampleur de la rupture, les parlementaires frondeurs ont annoncé l’annulation de la manifestation qui devait avoir lieu vendredi matin devant le sénat lorsque la commission électorale sénatoriale votera la déchéance de Silvio Berlusconi. Une prise de recul qui n’a rien de symbolique au contraire. Elle veut tout simplement dire que pour une partie de la droite berlusconienne, le temps est venu de laisser le destin du Cavalier s’accomplir. 

 

 

 

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 17:48

 

rue89.com

 

Live blogging 03/10/2013 à 12h49

Naufrage de Lampedusa : l’Italie décrète un deuil national

Nolwenn Le Blevennec | Journaliste Rue89

 

Le bilan du naufrage d’un bateau de migrants, originaires de la Corne de l’Afrique, ce jeudi près de Lampedusa (Sicile), dans le sud de l’Italie, s’alourdit. Peu avant 13 heures, 94 corps avaient été ramenés à terre. 40 corps ont été retrouvés depuis portant le bilan à plus de 130 morts.

 


Les corps de victimes alignés, à Lampedusa le 3 octobre 2013 (Nino Randazzo/AP/SIPA)

 

Le bilan final risque d’être très meurtrier. Selon les gardes-côtes et la police douanière, environ 150 passagers ont été récupérés vivants sur les quelque 500 qui étaient à bord d’une embarcation surchargée.

Le maire de Lampedusa en pleurs

Celle-ci se serait trouvée en difficulté au large de la toute petite île des Lapins, plus proche des côtes nord-africaines que de la Sicile. Mais les migrants à bord n’ont pas réussi à joindre, avec leurs téléphones mobiles, les gardes-côtes italiens.

Pour lancer un appel à l’aide, ils auraient allumé un feu qui aurait provoqué un incendie (à cause du fioul) et le bateau se serait ensuite retourné.

Le navire venait probablement de Libye, du port de Misrata. Une grande partie des passagers étaient somaliens. Dans la matinée, la maire de l’île de Lampedusa Giusi Nicolini a précisé, sur la chaîne en continu Sky TG24, que plusieurs « enfants en bas âge » et des femmes figuraient parmi les victimes.

En pleurs, à l’agence italienne Ansa :

« C’est une horreur, une horreur ; ils n’arrêtent pas d’apporter des corps. »

Selon elle, un passeur d’origine tunisienne aurait été arrêté. D’après des témoignages des survivants, plusieurs bateaux seraient passés à proximité du navire en feu sans s’arrêter.

Opération de sauvetage à Lampedusa (vidéo ici )

Le pape prie pour les victimes

Le président du conseil italien, Enrico Letta, a annoncé que le ministre de l’intérieur, Angelino Alfano, allait se rendre immédiatement sur le lieu de la « tragédie ».

 

Enrico Letta         @EnricoLetta

Fatto punto su immane tragedia con Alfano e vertici ministero che si recheranno subito sul luogo disastro per i primi interventi

 

De son côté, le pape François a apporté son soutien sur Twitter.

« Nous prions Dieu pour les victimes du tragique naufrage au large de Lampedusa. »

 

Papa Francesco         @Pontifex_it

Preghiamo Dio per le vittime del tragico naufragio a largo di Lampedusa.


En juillet dernier, le pape s’y était rendu pour son premier déplacement hors de Rome. Il avait publiquement affirmé sa solidarité avec les dizaines de milliers de migrants qui débarquent chaque année sur l’île :

« L’Eglise est avec vous dans votre quête d’une vie plus digne pour vous et vos familles. »

Lundi déjà, 13 immigrés, pour la plupart érythréens, s’étaient noyés, peut-être jetés à l’eau par des passeurs, en tentant de rejoindre la côte près de Raguse (sud-est de l’île principale de Sicile).

Début août, une catastrophe semblable s’était produite sur une plage de Catane (est de la Sicile). Six Egyptiens s’étaient noyés en pensant être arrivés à terre. Leur embarcation s’était ensablée non loin du rivage.

Depuis le début de l’année, selon la dépêche AFP, plus de 22 000 migrants ont été débarqués sur les côtes du sud de l’Italie, soit près de trois fois plus que sur l’ensemble de 2012.

 

 


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