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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 13:07

 

Groupe local EELV Nîmes

 

 

 

A l'occasion de la semaine de la mobilité et pour proposer une alternative à la déviation nord et au TCSP, le groupe local EELV Nîmes Agglomération vous invite à


l'inauguration du 1er tronçon du "Réseau de Trains d'Agglomération".
L'événement se déroulera en gare de St Césaire jeudi 19 septembre à 19h00


C'est aussi l'occasion de partager le "vert" de l'amitié.

Vous pouvez même venir en train ! Départ de la gare centrale de Nîmes à 18h47

 

 


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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 16:44

 

 

sciencesetavenir.nouvelobs.com

 

Le nouveau navire de Sea Shepherd, don des "Simpson"

 

Publié le 02-09-2013 à 16h30 - Mis à jour à 19h14
Olivier Lascar
Par 
Sciences et Avenir

Co-créateur de la fameuse série américaine, Sam Simon a financé l'achat du nouveau navire de l'ONG écologiste.

 

Le "Sam Simon" a été dévoilé en Australie le 31 août 2013. AFP/ William West/ AFP

Le "Sam Simon" a été dévoilé en Australie le 31 août 2013. AFP/ William West/ AFP

 

Sur le même sujet

 

DONATION. Le nouveau bateau de Sea Shepherd aurait pu s'appeler le "Homer"; ce sera le "Sam Simon". L'Américain est l'un des trois co-créateurs des "Simpsons" (avec Matt Groening et James L. Brooks). Atteint d'un cancer en phase terminale, le quinquagénaire a décidé de léguer une bonne part de son énorme fortune à des associations caritatives et de protection de l'environnement. 

L'argent de Simon a ainsi permis à l’ONG de défense de la nature Sea Shepherd, dirigée par le célèbre éco-activiste Paul Watson, de s'équiper de ce nouveau navire, désormais l'un des quatre a constituer la flotte de l'organisation. Le "Sam Simon" a été dévoilé à la presse le 31 août 2013 à Sydney, en Australie. C'est une deuxième vie pour ce bâtiment qui fut jadis employé par la pêcherie japonaise, dont les campagnes de chasses "scientifiques" (comprenez la pêche à la baleine) sont chaque année entravées par Sea Shepherd.

 


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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 14:55

 

 

lien

Via Le changement par la consommation

Pour ceux qui auraient raté l'info: Kokopelli, association en lutte pour la liberté semencière, vient de déménager et plante maintenant ses racines en Ariège. Contrairement à ce qui est véhiculé sur le net en raison de pétitions sans réels fondements, Kokopelli va bien et poursuit son combat plus que jamais.

 

                                                                *********************************************

 

midi-pyrenees.france3.fr

 

Biodiversité semencière et potagère : Kokopelli plante ses racines bio en Ariège

 

Spécialisée dans les semences anciennes, l'association Kokopelli, qui milite pour la liberté d'utilisation des graines issues de l'agriculture biologique, a quitté le Gard et s'est installée en Ariège, au Mas d'Azil début septembre.

  • Par VA.
  • Publié le 05/09/2013 | 11:27, mis à jour le 05/09/2013 | 14:59
Sur les étagères de Kokopelli, plus de 2000 variétés de semences reproductibles exclues des catalogues © Pascal Guyot/AFP
© Pascal Guyot/AFP Sur les étagères de Kokopelli, plus de 2000 variétés de semences reproductibles exclues des catalogues

Son combat pour des graines libres de droit et reproductibles lui vaut d'être régulièrement attaquée devant les tribunaux par les grands semenciers internationaux. Très connue dans le monde du bio,  Kokopelli est une association qui distribue des semences issues de l'agriculture biologique et biodynamique dans le but de préserver la biodiversité semencière et potagère. 
Elle distribue notamment 550 variétés de tomates, 300 variétés de piments, 130 variétés de laitues, 150 variétés de courges, 50 variétés d'aubergines, etc. Elle s'attache également à l'information des citoyens sur des sujets aussi divers que les abus générés par les brevets sur les semences ou les pressions des lobbyistes sur les recherches concernant les organismes génétiquement modifiés (OGM).

Le reportage de Laurent Winsback et de Pascal Dussol :

 

 

 

 

 

 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 13:06

 

Rue89 - Blog

 Le Yéti - voyageur à domicile

Publié le 28/08/2013 à 11h26

 

 

Tout a commencé (enfin, tel qu’officiellement reconnu par les « victimes ») le mardi 20 août : une mystérieuse « erreur informatique » paralysait Goldman Sachs. Puis ce fut le tour de l’indice boursier américain Nasdaq bloqué trois heures durant le jeudi 22 par un incident similaire.

Puis, l’interruption inopinée des cotations du marché à terme Eurex (26/08). Puis le tour de la bourse de Chicago (matin du 27/08). Puis la paralysie du site du New York Times (soirée du 27/08)...

Oui, oui, j’en vois déjà certains parmi vous qui haussent les sourcils, soupçonneux : « Ah, ce chroniqueur, quel “complotiste” ! Vous allez voir que... » Vous avez raison. Sauf qu’en l’occurrence, le complot, ce n’est pas moi qui vous l’annonce. Mais les « victimes » elles-mêmes.

Des certitudes... au conditionnel !

Avivah Litan, « analyste de la sécurité bancaire », à propos du blocage Nasdaq :

« Ma première idée est qu’il s’agit d’une attaque par déni de service , mais je ne suis pas sûre. C’est une cible très attrayante, très visible. Et c’est ce qui attire les attaques de l’Etat iranien, donner un signe politique en perturbant un service très visible. »

Roel Schouwenberg, autre « spécialiste informatique » mais au Kaspersky Lab, renchérit :

« Il est parfaitement possible que les cybercriminels ou les pirates militants soient responsables de ces deux attaques [Goldman Sachs et Nasdaq, ndlr]. Il pourrait parfaitement s’agir aussi d’une erreur d’ordinateur, mais la coïncidence est étrange. »

Les certitudes de nos « spécialistes » sont décidément bardées de beaucoup de conditionnel. Ce qui ne les empêchera pas d’attribuer ces attaques à un groupe de hackers islamistes sévissant sous le nom d’Izz ad-Din al-Qassam.

Pour ce qui est du piratage du New York Times, les choses sont-elles plus claires ? Matt Johansen (« chercheur en sécurité informatique au WhiteHat Security ») et Pierre Haski (Rue89) sont en tout cas formels : il s’agit d’un forfait de la SAE, l’« Armée électronique syrienne », qui l’aurait revendiqué sur Twitter.

Que fait la NSA ?

Que le lecteur n’attende pas de moi, modeste rapporteur de ces faits étranges, que je démêle ici l’écheveau de ce mélimélo barbouzard. Il est pourtant assez facile d’en tirer quelques conclusions :

  • les outils de nos géants de la finance, de l’économie ou de l’information sont des passoires hors d’âge ;
  • leurs « cyberdocteurs » sont en plein coaltar ;
  • mais Dieu soit loué, les terroristes sont facilement identifiables : ils sont tous islamistes (ou presque) !

Anonymous et le soldat @ploum, qui annonce, lui, et sans l’ombre d’un conditionnel, la réalité d’une guerre civile mondiale numérique, doivent bien rigoler.

Au fait, qu’est-ce qu’ils fichent, à la NSA ? Je croyais qu’ils écoutaient tout, connaissaient tout, contrôlaient tout. Ho, les gars, vous m’entendez ?

 

 

 

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 15:58

 

Rue89

 

 

Procès 21/08/2013 à 18h44
Philippe Vion-Dury | Journaliste Rue89

 

 


Bradley Manning, le 20 août 2013 (Patrick Semansky/AP/SIPA)

 

 

Le soldat Bradley Manning, poursuivi par l’administration américaine pour avoir transmis 700 000 documents de l’armée au site Wikileaks, vient d’être condamné à une peine de 35 années de prison ferme.

Bien qu’il n’ait finalement pas été accusé d’avoir collaboré avec l’ennemi, vingt charges avaient été retenues contre lui fin juillet, portant la peine potentielle à 136 années de prison. Les témoins des deux parties ont défilé pendant trois semaines devant la juge Denise Lind pour définir la peine appropriée à chaque charge.

« En liberté conditionnelle à 33 ou 34 ans »

Lundi, le procureur avait finalement requis une peine de 60 ans contre l’analyste ainsi qu’une amende de 80 000 euros, une condamnation voulue exemplaire :

« Il a trahi les Etats-Unis, et pour cette traîtrise, il mérite de passer la majorité du reste de sa vie derrière les barreaux. »

Ce ne seront finalement « que » 35 années, et même moins si l’on en croit le colonel Morris Davis, ancien procureur des détenus de Guantanamo avant sa démission en 2007 et défenseur de Bradley Manning.

« Il tirera probablement encore huit ou neuf ans et sera mis en liberté conditionnelle à 33 ou 34 ans. »

Peut-être moins avec un procès en appel

Les règlements 633-30 [PDF] et 190-47 [PDF] de l’armée fixent effectivement les conditions et calculs des remises de peines. En combinant différents « crédits » pour bonne conduite et participations à différentes tâches, la peine peut être divisée de plus de moitié.

A cela s’ajoute une remise de peine déjà octroyée par la juge de 1 294 jours (près de quatre ans), correspondant au temps déjà passé en prison cumulé à un crédit supplémentaire correspondant à la période d’incarcération précédant le procès que la juge a considéré « plus rigoureuse que nécessaire » – période où le soldat a été soumis à différents traitements inhumains.

L’avocat de la défense David Coombs a d’ores et déjà convoqué une conférence de presse en début à 1h30 heure locale où il annoncera très probablement la saisine de la Cour d’appel. La procédure, qui peut finir devant la Cour suprême, peut durer des années. La peine ne peut, en revanche, qu’être allégée au cours de cette procédure.

Pour le Colonel Morris David :

« Le gouvernement aurait pu accepter le plaidoyer en culpabilité de Manning, avec une peine de vingt ans max et classer l’affaire. Il n’a rien gagné d’autre que cinq autres années de procédures d’appel. »

Peine exemplaire ou victoire ?

Immédiatement après l’énoncé du verdict, l’ONG Amnesty International a demandé à Barack Obama l’amnistie pour le soldat :

« Plutôt que de se battre bec et ongles pour l’enfermer pendant des décennies, le gouvernement américain devraient se consacrer à investiguer et rendre justice pour les graves violations des droits de l’homme commis par ses fonctionnaires au nom de la lutte contre la terreur. »

Elizabeth Goitein, du Centre Brennan pour la justice a souligné le caractère inédit de la condamnation : « C’est plus de dix-sept fois la durée » du précédent record en la matière, a-t-elle calculé. La juge s’est alignée « sur les peines relatives à l’espionnage rémunéré par l’ennemi ».

L’organisation Wikileaks s’est quant à elle exprimée sur Twitter, d’abord en déclarant soutenir la demande d’Amnesty International, puis en louant ce qu’elle considère comme une « victoire stratégique ».

« C’est une victoire stratégique significative dans le cas Bradley Manning. Bradley Manning est maintenant éligible pour une libération dans moins de 9 ans ou 4,4 années selon un autre calcul. »

 

 

                                                            *********************************************

 

Rue89


à lire sur Petitions.WhiteHouse.gov (en anglais) 22/08/2013 à 11h34

Signalé par Lucile Sourdès

 

 

Une pétition pour qu’Obama gracie Bradley Manning

 

Alors que Bradley Manning, poursuivi par l’administration américaine pour avoir transmis 700 000 documents de l’armée au site Wikileaks, vient d’être condamné à une peine de 35 années de prison ferme, une pétition mise en ligne sur le site de pétitions de la Maison Blanche réclame la clémence de Barack Obama envers le militaire.

A l’heure actuelle, plus de 7 300 personnes l’ont signée. Selon le fonctionnement du site, si une pétition atteint les 25 000 signatures, la Maison Blanche s’engage à y répondre, favorablement ou pas.

 

Lire sur Petitions.WhiteHouse.gov (en anglais)

 

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 20:24

 

Rue89

 

Cookies numériques 14/08/2013 à 17h57

Pub : les annonceurs se révoltent contre les « extrémistes » de Firefox

Philippe Vion-Dury | Journaliste Rue89

 

 

 

 

Dans le climat de méfiance sur Internet et de flicage des internautes, le coup de grâce est porté par... Mozilla Firefox. C’est du moins ce que prétend la Digital Advertising Alliance qui réunit des annonceurs publicitaires sur Internet en Europe et aux Etats-Unis. Le groupement a publié une lettre incendiaire [PDF] intitulée « Empêchez Mozilla de prendre en otage Internet ».

« Trouver des choses qui vous intéressent sur Internet est facile aujourd’hui. C’est parce que des annonceurs peuvent créer des pubs répondant à des centres d’intérêts spécifiques grâce à l’usage responsable et transparent de cookies.

Mais Mozilla veut éliminer ces mêmes cookies qui permettent aux annonceurs d’atteindre la bonne audience, avec le bon message, au bon moment. »


Capture d’écran de l’en-tête de la lettre publiée par la Digital Advertising Alliance

 

Une liste noire de cookies « tiers »

Vous l’aurez compris, il n’est pas question ici de gâteaux mais de cookies numériques, de petits programmes enregistrant votre activité sur un site. C’est par exemple grâce à eux que vous pouvez mémoriser votre identifiant et votre mot de passe.

Mais il s’agit ici d’un type bien spécifique de cookies : les cookies dits « tiers », c’est à dire des cookies qui ne sont pas placé par le site lui-même mais par un autre site, souvent une régie publicitaire. Ils permettent par exemple de collecter des données comportementales, qui génèreront ensuite des publicités ciblées.

Ce sont à ces cookies là que Mozilla entend s’attaquer (comme le fait le navigateur Safari depuis des années) en les bloquant sur son navigateur Firefox.

La fondation offrait déjà à ses utilisateurs avertis la possibilité d’activer cette option, mais elle entend maintenant activer cette option par défaut pour tout utilisateur.

 


Design « Please don’t hurt the web » (Sean Martell)

 

Stopper les « extrémistes » de Mozilla

Haro chez les annonceurs donc. Le ridicule ne tuant pas, la lettre affirme que l’initiative de Mozilla, qui rappelons-le est une organisation à but non lucratif et promouvant l’open source, est destinée à « aider certains business modèles à gagner un avantage compétitif et à réduire le compétition ».

Selon Randall Rothenberg, Président du lobby des annonceurs Interactive Advertising Bureau (IAB), les « extrémistes » de Mozilla, en plus de vouloir créer des « oligopoles », menacent également l’écosystème d’Internet tout entier.

« Si [les cookies] sont boycottés, des milliards de dollars et des centaines de milliers d’emplois disparaîtront », affirme-t-il, apocalyptique.

Sans cookies, les consommateurs vont devenir bêtes

Randall Rothenberg parle ici de pas moins de 5,1 millions d’emplois et 400 milliards d’euros de recettes pour l’économie américaine. Il dénonce encore la position autiste et la décision aveugle de Mozilla :

« Peut-être pire encore est l’aveuglement de l’organisation en ce qui concerne son propre potentiel, puisqu’évoluant dans un cocon de techno-libertariens et d’élites universitaires qui croient en la liberté pour tous, tant qu’ils décident de la définition de cette liberté. »

L’heure est grave, comme l’indique la conclusion de la lettre :

« Si les cookies sont éliminés, il est certain que les consommateurs auront une expérience mois pertinente et diversifiée sur Internet. »

Allez expliquer ça aux quinze millions d’internautes qui ont installé le logiciel de blocage de pub AdBlockPlus sur leur navigateur Firefox.

 

 

 

 

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28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 17:08

 

Rue89

Gates Notes 28/07/2013 à 14h41
Philippe Vion-Dury | Journaliste Rue89

 

 


Bill Gates à Berlin, le 29 janvier 2013 (IPON-BONESS/SIPA)

 

On savait Bill Gates lecteur assidu et chroniqueur critique à ses heures sur son blog « The Gates Notes ». Son dernier billet est dédié au livre de Vaclav Smil, « Moissonner la biosphère : ce que nous avons pris à la nature » (MIT Press, 2013). Le milliardaire nous apprend que c’est son écrivain préféré – mais non moins obscur.

« Il comprend un rayon phénoménal de sujets, de l’énergie à l’agriculture. D’une page à l’autre, il peut parler de la consommation de viande chez les bonobos ou de la durée de vie moyenne sous l’Empire romain.

En plus, il est rigoureusement numérique, se servant des données pour illuminer chaque thème qu’il aborde. Le terme “ esprit universel ” a été inventé pour décrire des gens comme lui. »

Et pour rendre hommage à la rigueur et la richesse de l’auteur, le fondateur de Microsoft a lui-même pondu un billet riche, multimédia et interactif, et surtout bourré d’informations qui, sans être vraiment neuves, restent passionnantes.

 


Extrait du blog The Gates Notes (Capture d’écran)

 

17% de tout ce qui pousse récolté

Bill Gates cite quelques chiffres impressionnants :

  • en 2013, l’être humain récoltera 17% de tout ce qui a poussé dans la biosphère ;
  • ou que 12% des surfaces terrestres sont employées pour l’agriculture.

La productivité et la fertilité des terres, elles, chutent drastiquement. La biosphère qui produisait près de 200 milliards de tonnes de végétaux (poids de la masse sèche à laquelle on a retiré l’eau) durant l’Antiquité, n’en produit plus que 110.

 


L’infographie interactive sur The Gates Notes (Capture d’écran)

 

La multiplication des grandes villes qui ruine la fertilité de leur sol a été telle au cours du siècle dernier que leur addition donnerait une surface géographique vaste comme une fois et demi l’Inde.

USA : 40% de la nourriture produite gaspillée

Bill Gates pointe surtout du doigt notre mode de consommation, et notamment la consommation de viande : l’élevage « pèse » 300 millions de tonnes (poids de la masse sèche) tandis que l’homme, lui, n’en pèse que 125. On apprend également que l’Américain moyen consomme... 100 kilos de viande par an.

L’auteur avance l’argument de l’inefficacité : pour obtenir un kilo de viande consommable, il faudra en dépenser dix en grain pour nourrir le bétail. Autre problème pointé du doigt : le gaspillage. Aux Etats-Unis, 40% de la nourriture produite part à la poubelle sans être consommée.

Bill Gates interviewe Vaclav Smil (en anglais)

Le milliardaire souligne toutefois que l’ouvrage est « un peu aride » mais reste « génial » pour qui veut en apprendre plus sur l’environnement et l’agriculture.

« Dans “ Moissonner la planète ”, Vaclav Smil dépeint minutieusement combien la vie existe sur Terre. Sans moraliser, il fait la démonstration convaincante que les humains pourraient bientôt consommer une part insoutenable de cette vie. »

 

 

Bill Gates, les OGM et Monsanto

Depuis qu’il a abandonné la direction de Microsoft, Bill Gates – qui s’est engagé à léguer 95% de sa fortune de près de 70 milliards de dollars à la fondation créée avec sa femme Mélinda – a manifesté son intérêt pour les grandes questions de société, de l’énergie à la santé en passant par l’éducation, finançant de grandes campagnes de vaccination en Afrique ou la recherche contre le virus du sida.

Dans le domaine de l’agriculture, la Fondation Bill et Melinda Gates s’est toutefois illustrée par son soutien controversé aux OGM. En 2009, l’organisme caritatif a investi près de 100 millions d’euros dans le développement de l’agriculture dans les pays pauvres.

L’organisation « Alliance pour une révolution verte en Afrique », qui avait bénéficié de cette enveloppe, était notamment connue pour entretenir des relations étroites avec le géant des OGM Monsanto.

Plus récemment, Bill Gates a inauguré avec le multimilliardaire Carlos Slim un complexe bio-scientifique à Mexico avec pour objectif de développer de nouvelles graines génétiquement modifiées et d’accélérer la pénétration d’applications de téléphonie mobile pour que des communautés de fermiers dans les pays pauvres puissent s’informer sur les prix du marché, le temps et les technologies permettant d’augmenter leur productivité.

 

 

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 14:41

 


Caravane « De Nîmes à Notre-Dame-des-Landes », en passant par St Hilaire de Brethmas (contre le projet des 2 golfs à côté d’Alès)
 
Pour contribuer à la mobilisation pour le grand rassemblement des 3 & 4 août, vous pouvez participer avec nous à la « caravane de Nîmes à Notre-dame-des-Landes ».
 
Lundi 29 juillet 11h: Réunion avant le départ / Université d'été – fac Vauban – Nîmes
 
Mardi 30 juillet: Etape sur le site du golf (grand projet inutile) de St Hilaire de Brethmas (30)
Parrainage de rangées de courges
 
Mercredi 31 juillet :Etape à Montredon (12) / Du Larzac à Notre Dame des Landes…
 
Jeudi 1er août : Etape à la Fête des Luttes / sur la ZAD de St Colombe en Bruilhois (47)
 
Vendredi 2 août : Arrivée à Notre Dame Des Landes
 
 
=> Pour vous inscrire (ou avoir plus d’informations) :3-4-aout@attac.org
 
Si vous préférez au contraire un campement fixe, vous pouvez participer à celui qu'Attac France organise sur le site de la ferme de Bellevue du lundi 29 juillet au vendredi 2 août.
 
A bientôt sur la caravane !
  
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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 18:10

 

Rue89

 

Facture 04/07/2013 à 20h20
François Krug | Journaliste Rue89

 

 

Site web, tracts, sondages... et meetings de Guaino : Rue89 détaille les erreurs de calcul du Président-candidat au cours de la dernière présidentielle.

 

 


La facture forte (Baudry)

 

Le Conseil constitutionnel a donc confirmé ce jeudi le rejet des comptes du candidat Sarkozy. Il a estimé que l’ancien Président n’avait pas respecté les règles du financement d’une campagne présidentielle :

  • le plafond de dépenses prévu par la loi est fixé à 21,6 millions d’euros ;
  • les dépenses déclarées par Nicolas Sarkozy s’élevaient à 21,3 millions ;
  • les dépenses qu’il aurait dû déclarer s’élèvent en réalité, selon le Conseil constitutionnel, à 22,9 millions d’euros.

C’est une catastrophe politique pour Nicolas Sarkozy, qui a immédiatement annoncé sa démission du Conseil constitutionnel, « afin de retrouver [sa] liberté de parole ». L’ancien Président était membre de droit du Conseil (il n’avait pas participé aux délibérations concernant ses comptes de campagne).

C’est surtout une catastrophe financière pour l’UMP. Déjà au bord de la faillite, le parti va perdre 10,7 millions d’euros supplémentaires. Avec le rejet de ses comptes de campagne, Nicolas Sarkozy perd en effet le droit au remboursement de la moitié de ses dépenses de campagne par l’Etat.

Et c’est justement sur ce remboursement que se construit le budget d’une campagne :

  • le candidat emprunte, en son nom propre, une somme équivalente, et plusieurs mois après l’élection, il peut rembourser ses banquiers grâce au chèque reçu de l’Etat : Nicolas Sarkozy avait ainsi emprunté 10,6 millions d’euros ;
  • si le candidat ne reçoit pas ce chèque de l’Etat, c’est en théorie à lui de rembourser personnellement les banques ;
  • dans la pratique, c’est le parti qui se charge de ce remboursement – et voilà pourquoi l’UMP va perdre près de onze millions d’euros...

Le parti vivait dans l’angoisse de cette décision du Conseil constitutionnel depuis le 19 décembre. Ce jour-là, la Commission nationale des comptes de campagne avait provoqué un choc en rejetant les comptes de Nicolas Sarkozy. Avant lui, seuls Jacques Cheminade et Bruno Mégret avaient eu droit à cet honneur. Et le recours déposé devant le Conseil constitutionnel n’aura servi à rien. A quelques détails près, les calculs de la Commission sont confirmés.

Après ses échecs électoraux, l’UMP avait déjà perdu une bonne partie de ses financements publics : le montant des aides versées par l’Etat repose en effet sur les résultats obtenus aux législatives. Et les dettes du parti n’ont cessé d’augmenter.

Comme l’avait révélé Rue89, l’UMP a ainsi dû signer un accord discret avec ses banques. Elle leur a emprunté pas moins de 55 millions d’euros, en leur apportant son siège du XVe arrondissement en garantie. Pour conserver cet immeuble, l’UMP doit rembourser sa dette avant le 1er mars 2017.

Nicolas Sarkozy a donc peut-être mis, littéralement, son parti à la rue. La décision publiée par le Conseil constitutionnel détaille, point par point, les erreurs de calcul de l’ancien président, et explique pourquoi ses dépenses doivent être revues à la hausse.

                                                                                                                                                                                                                             1 Le meeting de Villepinte

Somme oubliée par Nicolas Sarkozy : 1 063 865 euros

 

Des dizaines de milliers de participants, un discours riche en formules chocs pour imposer le thème de « la France forte » : le 12 mars 2012, Nicolas Sarkozy lance sa campagne à Villepinte. Ce meeting avait enthousiasmé les militants UMP. Il risque aujourd’hui de couler financièrement le parti.

 


 

Nicolas Sarkozy à Villepinte le 12 mars 2012

Coût total de ce meeting : un peu plus de trois millions d’euros. La moitié seulement avait été intégrée dans les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, l’autre moitié étant réglée par l’UMP. Au motif que la matinée n’avait pas été consacrée à la présidentielle elle-même, mais à un conseil national du parti portant sur les législatives.

Le Conseil constitutionnel n’a pas été convaincu par cet argument. Selon lui, ce ne sont pas 50%, mais 80% des dépenses qui devaient être intégrés aux comptes du candidat Sarkozy :

« [...] Si un conseil national extraordinaire de l’Union pour un mouvement populaire s’est effectivement tenu le 11 mars 2012 au matin, sa durée n’a pas excédé une heure et [...] il a réuni, au maximum, 5 000 personnes, alors que la réunion ouverte au public qui l’a suivi a rassemblé au moins 50 000 personnes ; [...] ni le candidat ni l’Union pour un mouvement populaire n’ont [...] produit de document relatif à ce conseil national extraordinaire établissant que les thèmes abordés et les interventions avaient alors trait aux élections législatives et non à l’élection présidentielle [...]. »

                                                                                                                                                                                                                              2 Le site de campagne

Somme oubliée par Nicolas Sarkozy : 175 453 euros

 

 


Le site de campagne de Nicolas Sarkozy (Capture d’écran)

 

L’UMP et Nicolas Sarkozy s’étaient également partagé le coût du site de campagne, LaFranceForte.fr, car le parti continuerait à l’utiliser après la présidentielle. (Le site n’existe plus aujourd’hui, son adresse URL renvoie au site de l’UMP.)

Là aussi, le Conseil constitutionnel a refait le calcul. Il conteste le partage des dépenses portant sur la construction du site : le candidat aurait dû régler 50% de cette facture, pas 20%.

                                                                                                                                                                                                                              3 Le discours de Toulon

Somme oubliée par Nicolas Sarkozy : 155 715 euros

 

Lorsqu’un Président sortant se représente, le financement de sa campagne peut être un casse-tête. Faut-il inclure, dans les dépenses à déclarer, certaines manifestations officielles – y compris des déplacements effectués avant que le président n’annonce sa candidature ?

 


Nicolas Sarkozy à Toulon le 1er décembre 2011 (VILLALONGA KARINE/SIPA)

 

Le Conseil a examiné huit cas. Sept d’entre eux, selon lui, relèvent bien du mandat présidentiel. Par exemple, l’inauguration du Salon des entrepreneurs à Paris, le 1er février 2012, ou un discours sur le nucléaire à Fessenheim, huit jours plus tard :

« Il n’en va manifestement pas de même de la réunion publique organisée à Toulon le 1er décembre 2011 compte tenu de l’implication de l’Union pour un mouvement populaire dans cette manifestation, de l’ampleur du public convié, comprenant notamment des adhérents et sympathisants de l’UMP, des modalités d’aménagement des locaux et des moyens de communication déployés. »

L’analyse des Sages est d’autant plus sévère pour Nicolas Sarkozy que ce discours avait été présenté comme un des plus marquants de son quinquennat, un moment de sarkozysme triomphant.

Rue89 en avait relevé les mots-clés – « peur », « vérité », « travail » – et avait constaté, comme le reste de la presse, que ce discours était celui d’un « président-candidat » :

« Nicolas Sarkozy aurait dû terminer son discours en annonçant officiellement sa candidature à l’élection présidentielle. Ça aurait été cohérent, après une intervention, devant des milliers de supporters à Toulon, qui a donné le ton d’une campagne qui ne dit pas encore son nom. »

                                                                                                                                                                                                                             4 Les conseils de Pierre Giacometti

Somme oubliée par Nicolas Sarkozy : 80 819 euros

 

Pour analyser les sondages, l’UMP a fait appel entre février et juin 2012 à Patrick Buisson et Pierre Giacometti. Un calcul savant a été établi pour régler ces prestations : les analyses portant sur la présidentielle elle-même ont été intégrées aux comptes de Nicolas Sarkozy, celles portant sur les législatives ont été payées par l’UMP.

Le Conseil constitutionnel ne conteste pas le calcul établi pour les prestations de Patrick Buisson. Il est en revanche beaucoup plus sévère sur le calcul appliqué au travail de Pierre Giacometti, et a donc établi son propre ratio :

« [...] “Aucun des éléments produits par le candidat ou par le cabinet Giacometti-Péron sur les soixante-trois réunions antérieures au second tour de l’élection présidentielle, tenues avec ce cabinet, n’établit qu’elles ont porté sur les élections législatives ; [...] il ne peut en revanche en aller de même pour les dépenses afférentes aux sept réunions tenues postérieurement à cette date qui ne pouvaient qu’avoir trait aux élections législatives ; [...] ces dernières réunions correspondent à 10% de l’ensemble des réunions ; [...] ainsi seuls 90% des dépenses du contrat avec le cabinet Giacometti-Péron, soit 128 360 euros, doivent être inscrits dans le compte ; [...] le candidat ayant seulement inscrit la somme de 47 541 euros, il convient d’ajouter la somme de 80 819 euros.”

                                                                                                                                                                                                                             5 Le magazine de l’UMP

Somme oubliée par Nicolas Sarkozy : 71 957 euros

 

 

Voir le document

(Fichier PDF)

 

Dans son numéro du premier trimestre 2012, Le Magazine de l’Union – le journal envoyé aux militants UMP – dressait le bilan de “cinq ans d’action au service des Français”. Un numéro spécial financé par l’UMP, mais devant en réalité être considéré comme une dépense de campagne du candidat :

“[...] La parution exceptionnelle en cause du Magazine de l’Union avait pour seul objet de mettre en valeur le bilan de M. Sarkozy à la présidence de la République ; [...] cette parution doit, eu égard à son contenu et aux conditions de sa diffusion, être regardée comme ayant été réalisée en vue de l’élection présidentielle [...].”

                                                                                                                                                                                                                             6 Les tracts de l’UMP

Somme oubliée par Nicolas Sarkozy : 28 745 euros

 

Même logique pour trois tracts diffusés par l’UMP à partir de novembre 2011. Le Conseil constitutionnel les a relus attentivement :

  • il a estimé que ces tracts, comme celui expliquant “ce que le PS pense de François Hollande”, ne relevaient pas de la propagande habituelle d’un parti politique, mais des dépenses de campagne du candidat ;
  • il a donné raison à Nicolas Sarkozy sur un quatrième tract, évoquant “le marchandage PS-Verts sur le nucléaire” : ce tract concernait les futures élections législatives, et n’avait pas à figurer dans les comptes du candidat à la présidentielle.

                                                                                                                                                                                                                             7 Les meetings d’Henri Guaino

Somme oubliée par Nicolas Sarkozy : 17 752 euros

 

Entre octobre 2011 et février 2012, c’est-à-dire avant que Nicolas Sarkozy ne déclare officiellement sa candidature, son conseiller Henri Guaino a tenu huit réunions publiques. Leur coût aurait dû être intégré aux comptes du candidat :

“Ces réunions ont eu pour objet principal de présenter des éléments de bilan du mandat de M. Sarkozy, d’appeler à la candidature de M. Sarkozy et de promouvoir celle-ci ; [...] compte tenu des fonctions exercées alors par M. Guaino à la présidence de la République et de la publicité donnée à ces réunions, elles n’ont pu avoir lieu sans l’assentiment du futur candidat [...].”

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato
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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 16:01

 

 

Le Monde.fr

02.07.2013 à 14h59 • Mis à jour le 02.07.2013 à 16h10 | Par Michaël Szadkowski et Damien Leloup

 
 

Les services de renseignement américains espionnent l'ambassade de France à Washington, mais aussi les institutions européennes, et ont même mis en place un système de surveillance des utilisateurs de Google, Facebook ou Skype. Pendant ce temps là, Edward Snowden est en cavale, mis en examen pour espionnage et vol d'informations confidentielles.

Vous n'avez pas tout suivi ? Le Monde.fr vous explique les principaux points de cette affaire :

  1. C'est quoi la NSA ?
  2. Que reproche-t-on à la NSA aujourd'hui ?
  3. C'est quoi Prism ?
  4. La NSA a-t-elle le droit de mettre en place un programme de surveillance d'Internet tel que Prism ?
  5. Qui est Edward Snowden ?
  6. Pourquoi Edward Snowden est-il à Moscou ?

 

 1. C'est quoi la NSA ?

La NSA, pour National Security Agency (agence nationale de sécurité américaine), est l'une des quinze agences de renseignement des Etats-Unis. Elle est dédiée à la surveillance et à la protection des communications. Ses agents sont chargés du cryptage et de la sécurité des informations de nature confidentielle échangées par les Américains dans le monde, mais aussi d'intercepter et de décrypter tous types de messages émanant des puissances étrangères.

Les effectifs et les moyens de la NSA ne sont pas connus précisément. Mais ils sont colossaux : les dernières évaluations évoquent des dizaines de milliers d'employés, et un budget de 10 milliards de dollars pour la seule année 2013. En plus de son siège à Fort Meade, près de Washington, l'agence doit inaugurer un nouveau centre géant en septembre dans l'Utah, dont la construction est évaluée à 2 milliards de dollars, ce qui donne une idée des moyens qu'elle consacre à l'interception et à l'analyse des communications passées dans le monde.

Le siège de la NSA à Fort Meade, dans le Maryland.

Historiquement, les objectifs de la NSA ont toujours été de nature militaire. L'agence a été créée en 1952 sur la base de l'AFSA (Armed Secret Forces Service) dans le but d'en étendre et d'en améliorer les pouvoirs après d'importants dysfonctionnements pendant la guerre de Corée. Le général Keith B. Alexander, actuellement le directeur de la NSA, est également à la tête du Central Security Service (CSS), créé en 1972 afin d'encadrer la coopération des agents de la NSA et des différentes branches du renseignement de l'armée américaine (Navy, Air Force, etc.).

Mais les activités de la NSA sont suspectées d'avoir régulièrement dépassé ce cadre. L'un des programmes les plus connus impliquant l'agence, le programme Echelon (un large système de surveillance internationale dédié, entre autres, aux télécommunications par satellite) a, par exemple, été suspecté – jusque dans l'enceinte du Parlement européen en 1999 – d'être utilisé par les Américains pour des raisons économiques.

 

2. Que reproche-t-on à la NSA aujourd'hui ?

 Le 6 et 7 juin, le Guardian et le Washington Post ont révélé l'existence d'une surveillance très poussée des moyens de communication numériques (liés à Internet ou aux réseaux de téléphonie mobile). Ces informations, issues d'une fuite à la NSA, lèvent une partie du voile sur les nouvelles méthodes de l'agence de renseignement.

Selon les articles publiées par les deux journaux, la NSA, de même que le FBI, collecte et analyse depuis des années les données laissées en ligne par des millions de personnes aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde. Les révélations portent plus précisément sur les utilisateurs de l'opérateur téléphonique Verizon, mais aussi d'AOL, Apple, Facebook, Google, YouTube, Microsoft, Skype, Paltank et Yahoo!.

Ces premières révélations ont été suivies d'autres mises en causes dans des affaires plus classiques. Le 17 juin, le Guardian a décrit comment les services secrets britanniques ont également mis en place leur propre système de surveillance numérique, en collaboration avec le renseignement américain.

Le 30 juin, le Spiegel et le Guardian ont affirmé que la NSA s'était livrée à des opérations d'espionnage sur leurs alliés, et notamment les Européens. Les ambassades de France ou d'Italie à Washington, ainsi que plusieurs sites protégés de l'Union européenne, ont ainsi été mis sur écoute, selon des documents que se sont procurés les deux quotidiens.

Lire : Espionnage américain, le point sur les dernières révélations

 

3. C'est quoi Prism ?

Prism est le nom du programme informatique mis en place par la NSA pour scanner les communications numériques échangées sur plusieurs services en ligne très appréciés du grand public (AOL, Apple, Facebook, Google, YouTube, Microsoft, Skype, Paltank et Yahoo!). Son existence a été révélée par le Washington Post et le Guardian, puis confirmée par l'administration américaine, qui a cherché à en minimiser la portée.

Le fonctionnement précis de Prism, créé en 2007, n'est pas complètement connu, le Washington Post et le Guardian ne publiant qu'au compte-gouttes les documents sur le sujet en leur possession (la dernière mise à jour sur le site du quotidien américain date du 29 juin).

Capture écran de la présentation Powerpoint de Prism diffusée par le "Washington Post".

Malgré tout, les premières informations suffisent pour définir Prism comme un moteur de recherche très performant, permettant à la NSA d'interroger des masses de données très importantes issues de ces services, et ce, quasiment en temps réel, afin de rechercher un nom, un lieu, une date, etc., dans les mails, messages instantanés, communications vidéos ou autres documents. Selon le Washington Post, ce sont plus de 117 000 "cibles" qui étaient visées par le programme dans la journée du 5 avril.

  Lire notre infographie : Comprendre le programme Prism

Les premiers articles sur Prism faisaient état d'un "accès direct"  de la NSA aux serveurs des entreprises concernées, qui aurait permis à ses agents de pouvoir y rechercher ce qu'ils voulaient quand ils voulaient. Google, Facebook et les autres ont immédiatement démenti en bloc – sans toutefois nier leur collaboration avec la NSA en cas de demande de renseignements ou d'accès aux données accompagnées d'un mandat.

Lire : Bataille d'informations autour de l'outil de surveillance Prism

L'enjeu est de taille pour ces services, qui ont toujours communiqué sur leur "transparence" et le droit à la liberté numérique. En réponse à ces révélations, le débat s'engage pour leurs millions d'utilisateurs, tant sur la portée réelle du programme que pour savoir à quel point leurs activités sont surveillées.

Lire : Pourquoi la NSA espionne aussi votre papa

Lire : Se faire espionner sur Facebook et Google est-il si grave ?

Lire : "Pourquoi stocker toutes nos vies sur des serveurs aux Etats-Unis ?"

 

4. La NSA a-t-elle le droit de mettre en place un programme de surveillance d'Internet tel que Prism ?

Selon le cadre législatif actuellement en vigueur aux Etats-Unis, oui. Le gouvernement américain a décrit Prism comme un programme de "collecte autorisée statutairement d'informations des renseignements étrangers" sur des personnes "raisonnablement considérées comme vivant hors des Etats-Unis" et "à partir de fournisseurs de services électroniques sous supervision judiciaire, comme autorisé par la section 702 du Foreign Intelligence Surveillance Act". 

De telles dispositions légales ont pu voir le jour après le 11 septembre 2001, alors que les attentats du World Trade Center ont symbolisé l'échec des services de renseignement à prévoir et empêcher une telle opération terroriste sur le sol américain (voir sur ce sujet le documentaire NSA, l'agence de l'ombre, diffusé sur Arte en 2008).

La section 215 du Patriot Act, un texte voté le 26 octobre 2001 pour définir les cadres législatifs de la guerre contre le terrorisme, a pour un temps établi que la collecte et la surveillance des communications pouvaient se faire sans mandat ou ordonnance judiciaire. Ces dispositions ont été votées sous la forme d'un amendement à la loi FISA, initialement adoptée en 1978 pour encadrer l'espionnage des communications privées.

Elles ont ouvert la voie à l'actuelle surveillance à grande échelle des communications mondiales par les Etats-Unis, dont les objectifs initiaux de "lutte contre le terrorisme" ont été ensuite dépassés. En 2005, le New York Times a révélé que des opérations de surveillance qui devaient se concentrer sur les agents liés à Al-Qaida en dehors des Etats-Unis ont conduit à la surveillance de communications passées sur le sol américain. En 2008, un ancien employé d'AT&T évoquait une surveillance directe des serveurs de l'opérateur téléphonique par la NSA.

En 2012, le prolongement de la loi FISA dans sa forme actuelle (après des modifications en 2007 et en 2008) a été voté à 73 voix contre 23. Il permet toujours aux services de renseignement de pouvoir surveiller les Américains qui communiquent avec des étrangers soupçonnés de terrorisme ou d'espionnage. La plupart des mandats judiciaires fournis en guise de justification ont été acceptés par la cour juridique de la FISA, qui supervise l'application des règles juridiques de surveillance aux agences de renseignement.

 

5. Qui est Edward Snowden ?

 Edward Snowden est un citoyen américain de 30 ans, à l'origine de toutes les révélations sur les pratiques d'espionnage numérique de la NSA (voir ci-dessus). Il s'est exposé au grand jour dans une vidéo et une interview publiées sur le site du Guardian – un entretien filmé à Hongkong, région administrative de Chine où il s'est réfugié après avoir quitté, le 20 mai, sa compagne et sa vie à Hawaï.

Avant cela, cet informaticien avait travaillé pour l'Agence centrale du renseignement (CIA), et collaboré pendant quatre ans avec la NSA en tant qu'employé de divers sous-traitants, dont Dell ou Booz Allen Hamilton. Parmi les postes qu'il a occupés, celui d'administrateur système lui a permis d'avoir un accès privilégié aux serveurs et aux réseaux de la NSA, dont il a extrait (grâce à une simple clé USB) les documents et les informations publiées ensuite par les médias américains et britanniques. 

  "Mon unique objectif est d'informer les gens de ce qui est fait en leur nom et de ce qui est fait contre eux", a-t-il expliqué au Guardian. "Je suis prêt à sacrifier tout cela parce que je ne peux, en mon âme et conscience, laisser le gouvernement américain détruire la vie privée, la liberté d'Internet et les libertés essentielles pour les gens tout autour du monde avec ce système énorme de surveillance qu'il est en train de bâtir secrètement."  

 


 

Ce faisant, il a rejoint le Panthéon des défenseurs des libertés numériques, aux côtés de Bradley Manning, Aaron Schwartz ou Julian Assange. Le Web se mobilise en faveur de celui que Kim Doctor, Michael Moore, Daniel Ellsberg et les Anonymous célèbrent en nouveau "héros" (lire sur le  sujet : "Pourquoi Edward Snowden est un héros", sur le site du New Yorker, ou le dossier du Time sur la génération des "geeks lanceurs d'alertes"). Edward Snowden serait aujourd'hui réfugié dans la zone internationale de l'aéroport de Moscou, après avoir fui Hongkong.

 

6. Pourquoi Edward Snowden s'est-il réfugié à Moscou ?

Sitôt son identité connue, le 9 juin, Edward Snowden devient l'objet de toutes les attentions. Les internautes se lancent à la recherche de toutes les traces de sa vie privée qu'il a pu laisser en ligne, tandis que la diplomatie américaine étudie les pistes pour obtenir son extradition. Le 22 juin, l'étau se resserre : la justice américaine le met formellement en examen, pour espionnage et vol.

Le 23 juin, il s'envole à bord d'un avion de la compagnie russe Aeroflot. Il est censé se rendre à Cuba, après une escale à Moscou. Des dizaines de journalistes de la presse internationale s'empressent de réserver des places à bord du premier vol Moscou-La Havane, mais lorsque les portes de l'avion se referment, ils doivent se rendre à l'évidence : Snowden n'est pas à bord. Il n'aurait en réalité jamais quitté la zone internationale de l'aéroport Cheremetievo, où il aurait brièvement rencontré un diplomate équatorien.

 

Le siège vide du vol Moscou-Havana qui aurait été réservé au nom d'Edward Snowden, le 24 juin.

Edward Snowden effectue alors une demande d'asile politique auprès du gouvernement équatorien : "Face au risque de persécution de la part du gouvernement américain et de ses agents en relation avec ma décision de rendre publiques de graves violations de la part du gouvernement des Etats-Unis d'Amérique de leur Constitution (...), je crois qu'il est improbable que je reçoive un traitement humain avant le procès, et je cours en plus le risque d'une condamnation à perpétuité ou la mort", écrit-il dans sa lettre de demande. 

Après plusieurs jours d'attente, le gouvernement équatorien, qui a déjà offert l'accueil au cofondateur de WikiLeaks Julian Assange, a indirectement rejeté sa demande d'asile. Dans l'intervalle, Edward Snowden serait resté confiné dans la zone internationale de l'aéroport de Moscou. A la suite des révélations du Guardian faisant état de la mise sur écoute de plusieurs ambassades européennes aux Etats-Unis, des voix se sont faites entendre, en Europe et en France, pour demander que l'Union européenne offre l'asile politique à M. Snowden. Ce dernier a affirmé avoir déposé une vingtaine de demandes d'asile politique, dont une auprès de la France.

Michaël Szadkowski et Damien Leloup

 

 

 
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