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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 15:23

 

Le Monde - 07 janvier 2012

 

 

 

Dans cette campagne présidentielle qui démarre au ras des pâquerettes, M. Hollande tente de nous faire rêver en nous parlant de justice sociale. Et, puisqu’en cas d’alternance le PS ne semble pas disposé à remettre en cause le rapprochement police-gendarmerie, il pourrait se pencher sur une injustice flagrante : la différence de droits sociaux entre des hommes et des femmes qui travaillent côte à côte. Une situation qui heurte autant les gendarmes que leurs collègues policiers. J’ajoute, pour être cynique comme un candidat, qu’il y a plusieurs dizaines de milliers de voix à récolter.

 

Le ministère de l’Intérieur est animé d’une vie syndicale intense. Et dans cette ruche, ce bouillonnement d’idées, d’opinions, de déclarations…, près de 100 000 personnes restent sur la touche. De simples spectateurs. En effet, de par leur statut, comme tous les militaires, les gendarmes jouissent de tous les droits et libertés reconnus aux citoyens, mais l’exercice de certains d’entre eux est soit interdit, soit restreint par la loi (art. L.4121-1 du Code de la Défense). Ils n’ont entre autres ni la liberté syndicale ni la liberté d’association.

 

Le droit syndical des agents publics a été longtemps contesté. La crainte était surtout de les voir bénéficier du droit de grève. Aussi, lorsque la Constitution de 1946 a dissocié le droit syndical du droit de grève, les barrières sont tombées. Lentement. La difficulté, on l’a bien compris, était de trouver un juste équilibre entre la continuité du service public et la capacité légitime donnée à chacun de pouvoir défendre ses intérêts. Problème que l’on retrouve aujourd’hui dans les transports.

Pourtant, seuls certains agents de l’État sont visés par des restrictions au droit de grève :

 

 

Mais les préfets, les sous-préfets et les militaires sont les seuls à ne pas disposer du droit basique de se syndiquer. Le dialogue social n’est pas totalement absent de l’armée, mais il se présente sous une forme aseptisée. Une concertation interne qui ne déborde pas le cadre du corps. Un concept désuet qui ne colle plus à notre monde.

 

À tel point qu’en 2008, des officiers supérieurs en désaccord avec le Livre blanc de la défense ont dû se dissimuler sous le surnom de Surcouf pour publier une tribune dans Le Figaro. Il s’en est suivi une chasse aux sorcières et une décision à l'emporte-pièce : interdiction absolue de parler aux médias. Plus tard, pour avoir bravé l’interdit en épiloguant sur le rattachement de la gendarmerie à l'Intérieur, le commandant Jean-Hugues Matelly a servi d'exemple. Il a été radié et renvoyé à ses chères études – au CNRS. (Décision annulée en janvier 2011 par le Conseil d’État.) Malgré tout, sur Internet, les discussions ont repris de plus belle. Les forums et les blogs n’ont jamais connu autant de succès. Et les commentaires vont bon train. La démonstration évidente que les militaires ont besoin de communiquer, et, parmi ceux-ci, les gendarmes sont les plus demandeurs.

 

Finalement, sous la pression, les autorités lâchent du lest. En juillet 2010, les ministres de l’Intérieur et de la Défense signent un arrêté commun pour réorganiser en profondeur le dialogue social au sein de la gendarmerie. Création entre autres de gendarmes référents et d’un président du personnel militaire, élu pour quatre ans, qui a vocation à représenter toutes les catégories de personnels au sein de chaque compagnie ou escadron de gendarmerie.

 

Au niveau national, la concertation passe par le Conseil supérieur de la fonction militaire (CSFM), dont les membres portent l’insigne, et les sept Conseils de la fonction militaire (CFM). Celui qui représente la gendarmerie (CFMG) comprend 79 membres (source Wikipédia).

 

La gendarmerie prend un pas d’avance sur l’ensemble de la communauté militaire. C’est la locomotive. Le 25 mars 2011, le ministre de la Défense et des Anciens combattants ratifie un document (la circulaire 3727) qui définit la nature et le champ de concertation dans l’ensemble des forces armées. Et, sans doute pour éviter de parler de dialogue social, on lui attribue le joli nom de « Charte de la concertation ». « La concertation, lit-on dans son préambule, permet d’éclairer l’autorité dans sa prise de décision sur les sujets fondamentaux qui concernent la condition et le statut des militaires. Elle est nécessaire au bon fonctionnement des armées et des formations rattachées, notamment en favorisant l’adhésion du personnel à tous les échelons, contribuant ainsi à son moral et donc à l’efficacité opérationnelle des unités. »


Dans ces quelques lignes, le mot-clé est « moral ».

 

Maintenir le moral des troupes est l’une des premières préoccupations de l’État. Cela pourrait être aussi un bon sujet de réflexion pour les grosses têtes de la Place Beauvau...

 

Alors, les soldats vont-ils conquérir le droit de s’exprimer ? On peut (peut-être) se faire une idée en regardant dans la gamelle de nos voisins. La position de l’Italie est très proche de la nôtre. En Grande-Bretagne, comme souvent, rien n’est écrit. Tout est dans la tradition. Et si les militaires ne peuvent pas constituer de syndicats, dans certaines circonstances, ils peuvent adhérer à l'extérieur. En Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves, ils ont le droit d’adhérer à des associations professionnelles.  Mais c’est surtout la situation de l’Espagne qui est intéressante. En effet, la garde civile est rattachée, comme la gendarmerie chez nous, au ministère de l’Intérieur. Or, en 2007, elle a obtenu le droit d’association. Il y en aurait treize dont quatre reconnues comme représentatives du personnel. Et un organisme paritaire de concertation a été institué.

 

Dans le remarquable rapport d’information parlementaire sur le dialogue social dans les armées (où j’ai puisé pour rédiger ce billet), qui date de décembre 2011, les députés Gilbert Le Bris et Étienne Mourrut racontent que pour l’un des responsables qu’ils ont sollicité, le vieil adage du briscard « la famille ne fait pas partie du sac à dos » est révolu depuis longtemps. Il me semble en effet que de nos jours, surtout dans une armée de plus en plus technique, être militaire est un métier comme un autre – du moins en temps de paix. Aussi faut-il ne pas prendre à la légère cet avertissement des députés : « Sans évolution du système de dialogue social dans les armées, le risque est sérieux que se produise une double rupture entre, d’une part, les militaires et leur hiérarchie et, d’autre part, entre l’armée et le reste de la population ».


Et ils font seize propositions en ce sens. Les deux dernières paraissent capitales : autoriser les militaires à adhérer à des associations de défense de leurs droits ; leur donner la possibilité de déposer des recours collectifs contre les actes de l’autorité dont ils dépendent. Pour ce dernier point, je crois qu’il ne faut pas rêver.

 

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 23:51

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/sale-mec-oui-notre-president-est-107466

 

« Sale mec » oui notre président est un Sale mec...!

 

Ce n’est pas un mot que j’aurais personnellement utilisé car inévitablement, il est entendu péjorativement. C’est comme quand j’écris la plupart des français sont ignorants, je dois toujours préciser que ceci veut dire qu’ils ne savent pas ce qu’ils n’ont pas appris, sinon c’est entendu comme une insulte, et ceux qui me lisent savent que ceci n'effleure jamais ma pensée.

Nous pouvons dire de notre président qu’il est un « sale mec » au regard de son parcours présidentiel, qu’il est détestable, mauvais, indécent, qu'il salit ceux qui l’approchent, et qu'il s’est comporté comme un homme énergique, viril et autoritariste dans l'excés.

Naturellement "pauvre mec" a son acception péjorative celle qu’a choisi dans l’urgence le staff de l’U.M.P et qui va se retourner contre eux.

Quand la presse internationale convient que notre président et un avide de pouvoir qui a développé une cour gouvernementale, qui a instrumentalisé sa vie familiale, qui a la constance de la négation pathologique, qui se construit sur le leurre permanent, qui n’a aucun respect pour les drames des français qu’il instrumentalise à souhait, nous ne pouvons pas dire que c’est un « bon mec ».

Quand j’ai écrit en novembre 2007 que c’était un illusionniste, je pouvais espérer me tromper, mais quand la presse internationale le qualifie d’affiche publicitaire, on ne peut pas être aussi nombreux d’horizons différents à ourdir un complot pour lui nuire.

Un « bon mec » serait un monsieur qui présente les qualités utiles qu’on en attend ; qui a une valeur satisfaisante. Je pense que cela se passe de commentaire et qu’entre ces acceptions que j’ai combinées pour servir mes fins, il n’y a pas photo.

Alors l’intervention du staff de l’U.M.P parait tout à fait déplacée au regard des faits ; le besoin d’immédiateté pousse à réagir dans l’urgence, et ce n’est qu’un divertissement polémiste.

Il y en aura d’autres si les candidats ne sont pas attentifs, car l’U.M.P se servira de toutes les bouées de sauvetage.

Mais c’est un bon intermède pour sélectionner la valeur des uns et des autres. Tous ceux qui dans cette affaire insignifiante, au côté des humoristes, se sont insurgés en père la pudeur indigné, oubliant leurs silences devant les propos indignes, de « casse-toi pauvre con » d’un président, même si l’on oublie de mentionner tous les préfets qu’il virait quand des manifestants traversaient le cordon de sécurité UMPiste, alors aux prochaines législatives ne votez pas pour eux, ce sont aussi de « Sales-mecs »...!

Mais cette insignifiance est un révélateur qui soulève quelques interrogations.

Il semble que devant la tempête que soulève la presse internationale (que l’on peut visionner à ce lien (http://videos.arte.tv/fr/do_search/videos/recherche?q=Nicolas+Sarkozy) en qualifiant notre président de « saltimbanques », nous pourrions nous attendre à une réaction plus mature et plus réfléchie devant la douche froide qui s’abat sur le président et l’UMP.


Quand dans l’exercice de la fonction suprême l’on est qualifié d’absence de pensée politique, alors que c’est tout le sens de la démocratie, cela signifie que l’on est creux, que ses discours pathétiques n’étaient que du vent fait pour séduire. De faux semblant, et pendant qu’il pleurait sur le sort d’un enfant violé d’une femme agressé, d’un policier ou soldat tué et autres drames, clamant qu’il avait un cœur, il distribuait des légions d’honneurs aux plus riches qu’ils soient de ses amis ou du star système,

Il a déstructuré la police, la justice, l’enseignement, les services de santé et accordait toujours plus aux riches. Alors oui c’est un « Sale mec » mais que dire d’un UMP qui l'a soutenu tout au long de son mandat, tout en voyant tout ce que nous voyons aussi.

 

Tous se confortaient dans leur ineptie par un dicton de circonstance et d’excuse, « quand l’on dirige l’on ne peut pas être populaire ». Nous pouvons l’admettre, pour quelques situations le peuple n’a pas toujours raison, mais quand c’est en toute chose, celui qui ne s’interroge pas à quelques soucis de fonctionnement cérébral.

Ce dicton est un moyen comme un autre de s’aveugler pour ne pas faire face aux réalités que donnaient les études d’opinions, les sondages, les manifestations, les résultats électoraux, tel un monolithe l’UMP se recroqueville sur son ineffable président, que « Sale mec » vient de qualifier, et enchaine sa dégringolade dans sa suite.

Certes je ne suis plus au fait, et je peux donc me tromper, mais il est inadmissible, sans que cela pose une interrogation sur le fonctionnement de notre parlement, qu’un seul homme ait pu durant cinq années tromper tout le monde sur la valeur de ses actions, sans une complicité aveugle ou une opposition inexistante au sein des députés de l’UMP et des militants umpistes.

J’ai déjà écrit l’espérance d’un « refondement » à droite vers une pensée politique, qu’incarnerait de Villepin, si Juppé n’était pas dans ce gouvernement j’aurais pu le citer aussi, car il ne faut pas se leurrer, et mal interpréter les symptômes.

Ce n’est pas parce que 96% des français veulent réformer le capitalisme, réformer la finance, qu’ils sont anticapitalistes, ou anti financiers, alors que la plupart ne rêve que de devenir milliardaire et de réaliser des plus values d’intérêts, il suffit de regarder l’évolution des jeux d’argent et les placements financiers. En un mot la majorité des français sont de « droite » et dénoncent le capitalisme parce qu’ils n’en sont pas les bénéficiaires. Donc la socialisation du capitalisme, le capitalisme adulte, le capitalisme éclairé à sa place.

C’est pour moi un non sens, mais c’est comme cela, donc je préfère qu’il existe une droite qui développe une pensée politique, à une droite aveugle qui surfe sur les événements et se nourrit de la peur qu’elle entretient.

Quant à d’autres manières de produire, elles se feront jour certainement en abordant toutes les difficultés qu’a créé la marchandisation de l’existence par la monétarisation.

Mais peut-être faudra-t-il se poser des questions de « bon mec », du genre est-ce que la santé doit faire l’objet d’une production à but lucratif, est-il normal de s’enrichir sur le malheur de ses semblables etc. C’est avec ce genre d’interrogation que se construisent des pensés politiques.

Et elles existent quand des hommes disent lutter contre l’exploitation de l’homme par l’homme, ils posent un défi permanent qui impose d’observer nos propres aspirations et désirs dans le miroir des autres.

Nous nous sommes bien éloignés de cela en nous mirant qu’en des places et comptes financiers.

Dans l’éducation et la scolarité il nous faut faire deux choses paradoxales : confiner nos cerveaux dans des usages et savoirs fondateurs afin d’évacuer le doute destructeur, puis les ouvrir à la relativité de ces fondements et savoirs pour accéder à l’incertitude sans peur, et y puiser la créativité, l’imaginaire, l’utopie, l’espérance face à un présent qui éteint nos désirs.

Peu sont ceux qui désapprennent, cela devrait être une partie intégrante de notre enseignement, nous évoluerions peut-être avec moins de drames, certainement avec moins de dogmes et plus de débats, et nous n’élirions pas de « Sale mec ».

construire un psychisme de certitude pour l'apaiser du doute, c’est élaborer un observateur aveugle, ensuite il faut lui retirer la canne blanche qui palpe le monde, sans cela l'on ne peut s'ouvrir à l'immensité des possibilité que nous offrent les 100 milliards de cellules de notre cerveau pour conquérir la seule terre qui vaille, l'incertitude, afin de ne pas tomber dans l'obscurantisme et le dogme par un cerveau bloqué.

par ddacoudre vendredi 6 janvier 2012 -

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 22:23
Romain Blachier - Tribune | Vendredi 6 Janvier 2012 à 18:01

 

L'omniprésence de Nadine Morano sur tous les écrans, de télévision comme sur les smartphones, via Twitter et sa ligne de défense, ne doit rien au hasard de la part de cette diplômée et ancienne cadre en métiers de la communication. Selon Romain Blachier, elle démontre un véritable mépris des classes populaires.



(Kevin Lim - Flickr - cc)
(Kevin Lim - Flickr - cc)
Il s'agit d'abord de faire oublier, par cette omniprésence et cette virulence médiatique, que le pouvoir d'achat est en baisse, le président pris dans l'affaire Karachi, le chômage plus élevé que chez nos partenaires, nos importations plus hautes que nos exportations, etc. Ah, il faut aussi faire oublier que François Hollande est toujours haut dans les sondages.

Il y a aussi comme objectif pour Morano, dans la perspective de l'équipe de campagne du candidat Nicolas Sarkozy, de réussir à se placer à un poste important du dispositif, à l'heure où son image, très dégradée, pourrait la voir rester sur le banc de touche.

Certes au milieu, la ministre y laisse des plumes, se ridiculisant en se trompant lourdement sur d'importants dossiers, hier sur RMC/BFMTV, ou en surréagissant volontairement à une fausse rumeur au sujet d'un propos du candidat socialiste. Ou balançant çà et là quelques énormités sur Twitter.

Mais n'est d'ailleurs pas un hasard si la ministre s'exprime de plus en plus souvent sur ce réseau social : Twitter favorise le clash, la simplification, le temps rapide. Et puis surtout ce média social a une image de lieu virtuel pour happy few branchés. Facile à ce moment la en cas de conflit de prétendre qu'on y est une incomprise face à une méchante « élite ». Même si on trouve un peu de tout sur le réseau à l'oiseau bleu, gauche comme droite modérée sont souvent critiques vis-à-vis des méthodes de polémique permanente de la ministre.

C'est d'ailleurs ce qui est précisément recherché par Morano un peu partout. C'est sa ligne de défense, développée par exemple ce jour dans Libération, celle de prétendre être une fille du peuple victime de snobisme par la méchante gauche qui serait composée uniquement de « méchants-geeks-bobos-coupés-du-peuple ».

C'est aussi, toute réaction entrainant une contre-réaction, la ligne prévisible de ses défenseurs, dont certains dérapent carrément en prônant les travaux forcés pour les contradicteurs de la ministre. Cette vague est même, tout n'étant pas le fruit du hasard, en bonne partie une phase concertée de plan de communication pour certains d'entre eux. Les critiques de Morano seraient le fait d'une bande d'affreux bobos gauchistes qui ne supporteraient pas ses manières popus et feraient montre de mépris de classe.

On s'amusera en regardant que nombre de ses défenseurs qui parlent ainsi au nom des milieux populaires en sont fort éloignés. On se désolera surtout du mépris pour les ouvriers dont ils font preuve de même que la ministre qu'ils défendent.

En premier lieu, même si ses parents l'étaient, Morano n'est pas ouvrière. Elle est titulaire d'un très classe moyenne/classe sup DESS d'information, communication et organisation des entreprises. Depuis elle a toujours été salariée de la politique, occupant des postes à responsabilité, par exemple comme directrice de la communication du parc naturel de Lorraine. Et depuis une grosse dizaine d'années elle est députée puis ministre, gagnant à chaque fois une dizaine de smics par mois.

On est loin de l'image que cherche à se construire Nadine Morano. Et on ne peut prôner la méritocratie tout en cherchant à ne se résumer qu'à sa seule naissance...

Et puis quel est ce terrible mépris des ouvriers dont font preuve la ministre et ses défenseurs , qui aiment les plus démunis surtout quand ils sont loin d'eux ? Dans la tête de Nadine Morano, classe populaire voudrait dire vulgarité, excès, erreurs dans ses dossiers ? Ouvrier voudrait dire fanatique, agressif, haineux ?

On ne sache pas que Phillipe Séguin, Gérard Collomb, Henri Guaino, Aurélie Filippetti, tous enfants de la classe ouvrière, aient le même comportement que Nadine Morano. On ne sache pas non plus que les travailleurs manuels de ce pays, qui sont parmi les plus productifs au monde, se trompent aussi souvent que le fait la ministre dans ses déclarations et actes.

Que l'on puisse considérer qu'être né d'un milieu peu aisé vous marque à vie, quels que soient vos études et votre parcours, d'accord. Mais un comportement vulgaire et une rare incompétence sur vos dossiers démontrent une scandaleuse vision élitiste, un mépris de classe et une attitude qui abaisse volontairement, par pure tactique, le niveau du débat politique. Un tel mépris de la part de Nadine Morano n'est pas sans rappeler la noblesse d'ancien régime qui prenait le peuple pour des gueux incultes.


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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 15:39

LEMONDE | 06.01.12 | 11h30   •  Mis à jour le 06.01.12 | 11h40

 
 

 

Lorsque l'affaire des sur-irradiés d'Epinal éclate à l'automne 2006, l'Igas estime qu'il s'agit du "plus important accident impliquant les rayonnements ionisants survenu en France".

Lorsque l'affaire des sur-irradiés d'Epinal éclate à l'automne 2006, l'Igas estime qu'il s'agit du "plus important accident impliquant les rayonnements ionisants survenu en France".REUTERS/STEPHANE MAHE


L'affaire des surirradiés d'Epinal, qui avait entraîné le plus grave accident de radiothérapie jamais recensé en France, donnera bien lieu à un procès. Les juges d'instruction parisiens Anne-Marie Bellot et Pascal Gand – les mêmes qui instruisent l'affaire du Mediator – ont signé, le 23 décembre 2011, une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel pour "blessures et homicides involontaires" ainsi que "non-assistance à personne en danger". En ces temps de scandales sanitaires en série, leur ordonnance prend une résonance particulière : il y est question de "négligence", "d'imprudence" de la part de médecins, mais également d'un manque de réactivité des autorités de tutelle, qui ne fut pas sans conséquence sur l'état de santé des victimes.

 

Lorsque l'affaire des surirradiés d'Epinal éclate à l'automne 2006, la ministre de la santé de l'époque, Roselyne Bachelot, l'avait qualifiée de "catastrophe sanitaire". Près d'un demi-millier de personnes, tous des hommes, traités pour un cancer de la prostate entre2001 et 2006, ont été victimes de surdosage.

 

A l'époque, le centre de radiothérapie de l'hôpital d'Epinal accueille chaque année 700 nouveaux patients. En 2003, Jean-François Sztermer, alors chef de service, pousse pour passer à la technique dite de "coin dynamique", qui réduit l'inconfort du malade et permet d'adapter le volume d'irradiation aux formes de la tumeur. Le procédé est mis en place en mai 2004, mais il ne vient à l'idée de personne de réunir l'ensemble du service pour expliquer que cette pratique nécessite de diminuer les dosages. 24 patients reçoivent des doses surévaluées à 20%, dont au moins cinq sont décédées d'une suite des surdoses. Quelque 400 autres malades recevront entre 2001 et 2006 des doses supérieures à 8 % suite à des erreurs de calculs des médecins.

 

"FAUTES CARACTÉRISÉES"

Dans leur ordonnance de renvoi, les juges d'instruction se montrent plus sévères que le parquet à l'égard des deux radiothérapeutes, anciens chefs de service. "Ne pas s'être assurés de la sécurité de la nouvelle technique (…) en ne prévoyant au sein du service (…) aucune réflexion sur la sécurité (…) aucune formation" et "aucun protocole écrit" pour la mise en œuvre d'une nouvelle technique de soins "constitue des fautes caractérisées d'imprudence et de négligence". Alors que le parquet ne souhaitait renvoyer les deux hommes, ainsi que le radiophysicien, que pour "non-assistance en danger", les juges d'instruction maintiennent la qualification supplémentaire d'"homicides et blessures involontaires".

 

Les directrices de l'hôpital d'Epinal et de la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (Ddass), le directeur de l'Agence régionale d'hospitalisation (ARH) de Lorraine ainsi que l'hôpital en tant que personne morale, sont poursuivis pour "non-assistance à personne en danger".


Comme en écho à d'autres dossiers récents, l'affaire des irradiés d'Epinal pointe également la défaillance des autorités sanitaires, lesquelles ne prendront conscience du drame qu'un an après les premières alertes.

 

Avertis de complications chez certains de leurs patients en août 2005, les radiothérapeutes, qui évaluent à 23 le nombre de dossiers concernés par l'erreur, préviennent la directrice de l'hôpital mi-septembre.Lors d'une réunion organisée le 5 octobre avec les autorités de tutelle, il est convenu de convoquer tous les patients et de diriger "ceux présentant des complications (…) sur la directrice". Mais cette décision restera lettre morte. Il faudra attendre juin 2006 qu'un médecin de l'ARH de Lorraine ayant eu vent d'accidents de radiothérapie à Lyon et Grenoble, s'aperçoive que rien n'a été vraiment fait pour ceux d'Epinal pour que les autorités de tutelle se réveillent.

 

Or, en cas d'accident de radiothérapie, un dépistage précoce permet de limiter les dégâts. D'un côté, estiment les juges, les médecins auraient dû "une fois le problème de surirradiation connu et les patients identifiés (…) informer les malades" – qui pour la plupart ont appris leur surirradiation par un autre patient ou par la presse – "et surtout de veiller à ce qu'ils bénéficient d'une assistance médicale appropriée".

Les autorités de tutelle se sont renvoyées la balle. Les magistrats estiment ainsi que Dominique Cappelli, la directrice de l'hôpital avait "l'obligation légale de signalement et d'information des patients victimes de complications". Tout comme la Ddass. Mais cette dernière a considéré que c'était à l'Agence régionale d'hospitalisation de gérer ce dysfonctionnement. Laquelle "agira pendant onze mois comme si cet accident n'avait jamais eu lieu"

 

Emeline Cazi


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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 15:02

improbablologie | LE MONDE - SCIENCE ET TECHNO | 06.01.12 | 15h28   •  Mis à jour le 06.01.12 | 15h34

 
 

 

Nicolas Sarkozy et François Baroin, le 25 août à Pakin.

Nicolas Sarkozy et François Baroin, le 25 août à Pakin.AFP/HOW HWEE YOUNG


En avril 2010, la destruction de la plate-forme pétrolière de BP, Deepwater Horizon, provoque la plus importante marée noire jamais enregistrée aux Etats-Unis. Quelques semaines plus tard, le président de BP fait scandale en déclarant, au sujet des victimes de cette catastrophe : "Nous nous soucions des petites gens." Comme s'il y avait d'un côté les grands hommes et, de l'autre, les minus de la plèbe. C'est à la suite de cette phrase que deux chercheurs américains ont l'idée d'explorer une étonnante hypothèse : l'expérience du pouvoir modifie-t-elle la perception que les puissants ont de leur propre taille ?

 

Aussi improbable qu'elle paraisse, cette supposition ne sort pas de nulle part. Stature et statut marchent de conserve dans l'imaginaire collectif. Le public semble attribuer naturellement plus de pouvoir et de domination aux personnes de haute taille et plusieurs enquêtes statistiques ont montré qu'être grand conférait en moyenne de meilleurs revenus, plus de responsabilités et même plus de chances de remporter l'élection présidentielle aux Etats-Unis ! Par ailleurs, des recherches ont prouvé que les sens propre et figuré des mots pouvaient fusionner au point que le caractère métaphorique de certaines expressions acquérait une sorte de réalité physique. Les "grands" de ce monde pourraient donc se sentir pousser des centimètres et se voir plus grands qu'ils ne le sont réellement...

 

Pour le confirmer, nos deux chercheurs américains réalisent trois petites expériences, dont les résultats ont été publiés en décembre 2011 dans Psychological Science. Dans la première, ils demandent d'abord à trois groupes de personnes de raconter un épisode de leur vie : un événement au cours duquel elles ont eu du pouvoir sur quelqu'un d'autre pour le premier, un moment où elles ont dû se soumettre à l'autorité d'un tiers pour le deuxième, un fait banal pour le groupe témoin. Puis, chacun estime la taille d'une perche un peu plus grande que lui. Le groupe des "dominants" a en moyenne vu cette barre plus petite de 10 à 15 cm que les deux autres groupes, comme si l'écart entre sa propre taille et la perche n'était pas si important.

 

Pour la deuxième expérience, d'autres participants sont regroupés par paires pour un jeu de rôle. D'abord, ils effectuent un test afin de déterminer qui fera le chef et qui fera l'employé. En réalité, les places sont attribuées au hasard mais chacun pense l'avoir "méritée". Avant le jeu de rôle, qui n'a aucune importance dans l'expérience, chacun remplit un questionnaire le concernant, où il doit notamment indiquer sa taille. Les "chefs" ont alors tendance à s'ajouter un à deux centimètres tandis que les "employés" ne trichent pas... La dernière expérience reprend le même protocole mais, en plus du questionnaire, les cobayes sont invités à se créer un avatar "qui les représente le mieux" car le jeu de rôle sera virtuel. Là encore, les "chefs", dans l'éventail des sept tailles possibles, prennent en moyenne une taille de plus que leurs "subalternes".

 

L'expression selon laquelle les gens qui se croient importants se haussent du col semble trouver là une confirmation éclatante. Reste à savoir si les puissants rapetissent ceux qu'ils trouvent insignifiants. Un indice : la presse a récemment rapporté que le président de la République (1,65 m, selon le Guardian) surnommait François Hollande, qui le dépasse de quelques centimètres, "le petit".


Journaliste et blogueur (Passeurdesciences.blog.lemonde.fr) Pierre Barthélémy


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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 13:32
| Par La rédaction de Mediapart

Lire aussi

Une amende de 1000 à 1500 euros d'amende a été requise contre Xavier Mathieu, syndicaliste CGT de l'ancienne usine Continental de Clairoix (Oise), lors de son procès pour refus de prélèvement ADN devant la cour d'appel d'Amiens. Le syndicaliste avait été relaxé en première instance en juin 2010 mais le parquet avait à l'époque fait appel. 

La cour rendra son délibéré le 3 février.

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 11:49
Courage fuyons 04/01/2012 à 18h20

François Krug Journaliste Rue89


 

A l'Elysée et dans les cabinets ministériels, c'est la saison des transferts vers l'administration ou le privé. Par peur d'une défaite de Nicolas Sarkozy ?

Le mouvement s'est enclenché un an avant la présidentielle. Depuis mai, 61 collaborateurs ont quitté les ministères et l'Elysée, pour se recaser dans l'administration ou le privé – notre décompte n'inclut pas les départs liés aux remaniements partiels du gouvernement.


François Molins à l'aéroport du Bourget le 28 décembre 2007 (Antoine Gyori/Reuters)

Certains de ces recasages ont fait du bruit, relançant le débat sur les nominations politiques ou le pantouflage :

Frédéric Mitterrand, champion du turn-over

Ces cas médiatisés cachent une tendance de fond. Certains cabinets affichent même des taux de turn-over importants depuis le printemps dernier :

  • cinq départs depuis mai chez Frédéric Mitterrand (Culture), soit un quart de son équipe, et autant chez Nadine Morano (Formation professionnelle) ;
  • quatre départs chez Xavier Bertrand (Travail), Eric Besson (Industrie), Luc Chatel (Education), Claude Guéant (Intérieur) et Valérie Pécresse (Budget), soit 20% de leur staff.

Nicolas Sarkozy lui-même n'y échappe pas, avec six départs depuis le printemps (sur un cabinet qui réunissait 46 personnes en début d'année). Ses conseillers ont obtenu de belles promotions.


Catherine Pégard à l'Elysée, le 30 août 2011 (Philippe Wojazer/Reuters)

Outre Catherine Pégard, Joël Bouchité, conseiller sécurité et ancien patron des Renseignements généraux, a été nommé préfet de l'Orne. François Richier, membre de la cellule diplomatique, est devenu ambassadeur en Inde.

Cet ancien grand flic et ce diplomate font partie des 47 hauts fonctionnaires partis depuis le printemps. Leur statut leur garantissait de pouvoir retrouver un poste dans l'administration. Ce n'est pas le cas des « contractuels », ces conseillers issus du privé ou de la politique.

« Il y en a plein qui rament à la sortie »

Si la gauche arrive au pouvoir, ceux-ci ne pourront compter que sur leurs réseaux personnels... et sur l'allocation chômage versée par leur ancien employeur. L'Elysée a d'ailleurs pris ses précautions : comme en 2007, son budget inclut une « provision pour risques » – trois millions d'euros sur trois ans – pour les conseillers qui se retrouveraient sur le carreau.

Mieux vaut donc préparer sa reconversion bien avant la présidentielle. « Ce n'est pas parce qu'on est en cabinet qu'on trouve un job en trois semaines, il y en a plein qui rament à la sortie », explique Jean-Marie Caillaud, conseiller spécial de Nathalie Kosciusko-Morizet à l'Ecologie. A 39 ans, il a enchaîné les postes en cabinet. Il résume ses options en cas d'alternance politique :

« Soit je suis nommé dans la fonction publique, soit j'ai trouvé un super plan dans le privé, soit je serai chômeur. »

Le recasage de contractuels dans la haute fonction publique a d'ailleurs commencé, via des nominations au tour extérieur. Et avec un débouché privilégié : les corps d'inspection de l'administration.

Jean-Philippe Pierre, chef de cabinet de Frédéric Mitterrand, a rejoint le Contrôle général économique et financier, à Bercy. Jérôme Peyrat, conseiller de NKM, a été nommé à l'Inspection générale de l'administration du développement durable. « Ce n'est pas si simple », défend Jean-Marie Caillaud, son ancien voisin de bureau :

« Les corps [de hauts fonctionnaires, ndlr] ont leur mot à dire. Ce n'est pas le fait du prince, il faut montrer qu'on a une certaine valeur. Quand on a de l'expérience en cabinet, en quoi est-on moins légitime qu'un énarque de 25 ans ? »


Le gouvernement dans la cour du ministère de l'Intérieur après le petit déjeuner de début d'année, le 4 janvier 2011 (Benoît Tessier/Reuters)

Réseauter pour se recaser

Pour se recaser, les réseaux font souvent la différence. Surtout lorsqu'on ne bénéficie pas de ceux des grandes écoles comme l'ENA.

Les chefs de cabinet – qui gèrent l'agenda de ministres – ont ainsi leur amicale, dont Jean-Marie Caillaud est un des fondateurs. Son nom ? La Griffe, en référence à l'instrument utilisé pour signer à la chaîne les circulaires et le courrier du ministre. L'association réunit près de 200 anciens ou actuels « chefs de cab » :

« L'objectif est essentiellement amical. Pour les contractuels qui sont dans la difficulté, c'est aussi un matelas d'aide. Il y a des anciens dans les entreprises publiques ou privées, dans les collectivités. C'est un vivier de contacts potentiels. »

Les conseillers parlementaires – chargés des relations avec les élus – ont aussi leur association, Connexion Parlementaire. Utile pour « nouer des liens » et se recaser, admet son président, Xavier Taquillain.

A 29 ans, son parcours reflète celui de beaucoup de contractuels. Il a commencé comme stagiaire auprès de Jean-François Copé, au ministère du Budget. Collaborateur du groupe UMP à l'Assemblée nationale, il a suivi en juillet Jean Leonetti, nommé ministre des Affaires européennes.

Selon lui, ce n'est pas – ou pas uniquement – le risque d'une défaite qui explique cette vague de départs. Il préfère souligner le rythme de travail « colossal » :

« On ne compte pas nos heures, parce qu'on est au service d'un patron. Il y en a peut-être qui ont peur de perdre, mais il y a des gens qui ont envie de penser à eux, qui ont des enfants, qui se retrouvent devant des propositions intéressantes dans le privé... »

Dans le privé, consulting et lobbying

Cette tentation du privé concerne autant les contractuels que les hauts fonctionnaires. Les directeurs adjoints de cabinet de François Baroin et Xavier Bertrand viennent ainsi, respectivement, de partir chez Sogetien, filiale du groupe de consulting Cap Gemini, et chez Barthélémy Avocats, cabinet spécialisé dans le droit social.

Ces choix le confirment : le conseil aux entreprises est une voie toute tracée pour se recycler. C'est celle qu'a suivie Olivier Pagezy, conseiller spécial de Valérie Pécresse au Budget, parti au cabinet Ricol Lasteyrie. De son côté, Julien Vaulpré, chargé des sondages à l'Elysée, a créé un cabinet avec Raymond Soubie, l'ancien conseiller social du président.

Autre débouché naturel : le lobbying, permettant de rentabiliser sa connaissance du pouvoir et son carnet d'adresses. Cette mission se cache sous des intitulés comme « directeur des affaires publiques » (comme Jacques Géraud, le « dir cab » de Gérard Longuet à la Défense, recruté par Areva) ou des « affaires institutionnelles » (comme Saïd Rahmani, conseiller énergie d'Eric Besson à l'Industrie, parti chez une filiale de General Electric).

« Dans toutes les grandes entreprises, ils ont besoin d'avoir des liens avec les pouvoirs publics », résume Xavier Taquillain. Ce marché de l'emploi qui risque pourtant d'être embouteillé en cas de défaite de Nicolas Sarkozy.

Le jeune conseiller du ministre des Affaires européennes, qui exclut l'hypothèse de la défaite, est pourtant optimiste sur les éventuels recasages dans le privé. Logique, explique-t-il :

« Il y aurait beaucoup de conseillers des cabinets sur le carreau, mais il y aurait aussi des postes dans les entreprises qui se libèreraient : les gens de gauche qui avaient quitté les cabinets pour le privé reviendraient au gouvernement... »


Dessin de Baudry

Aller plus loin
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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 11:46

 

http://www.ecrans.fr/Philippe-Val-a-t-il-fait-carpette,13818.html

jeudi 5 janvier 2012 12:14 par Isabelle Roberts, Raphaël Garrigos

 

La ministre affirme que le directeur de France Inter s’est excusé auprès d’elle après une chronique de Sophia Aram.



Nadine Morano hier à France Inter

 

Tiens, ça faisait longtemps que Philippe Val, directeur de France Inter, n’avait pas fait des siennes, limite on était inquiets. Selon Frédéric Gerschel, journaliste du Parisien, qui l’a posté sur Twitter, Philippe Val a téléphoné à Nadine Morano, hier, pour s’excuser du crêpage de chignon entre la ministre de l’Apprentissage et l’humoriste Sophia Aram survenu dans la matinale de la radio.

Après la chronique de Sophia Aram qui se payait la tronche de Morano, twitteuse approximative et échevelée, évoquant notamment sa vulgarité, la ministre s’est emportée : « Qualifier une personne que vous ne connaissez pas de vulgaire, c’est indécent ! » L’échange, plutôt vif, s’est poursuivi hors antenne.

 

 

 

Invitée de C à vous sur France 5 hier, Morano a affirmé que Val lui a présenté des excuses pour le comportement de Sophia Aram. « J’ai eu un appel de Philippe Val, le directeur de France Inter, qui s’est excusé en me disant que les propos qui avaient été tenus par cette personne qui travaille sur le service public étaient des propos vulgaires et indécents à l’égard d’un ministre de la République, qu’il était très en colère qu’il avait reçu à France Inter des appels dénonçant ce comportement. » Face à la harengère, Patrick Cohen, animateur de la matinale d’Inter et chroniqueur dans C à vous, a eu l’air légèrement interdit : « Sur le service public, la liberté des humoristes continuera d’être entière, je peux vous l’assurer et rien ne sera interdit à l’avenir à Sophia Aram pour ses chroniques humoristiques. »

Mais voilà, jointe par Libération, la direction d’Inter a démenti : « Philippe Val a appelé Nadine Morano parce qu’il y a eu un incident d’antenne, mais il n’y a jamais eu d’excuses. » Sauf que Nadine Morano en a remis une couche, ou plutôt deux : hier soir sur Twitter, elle s’est fendue d’un court billet afin de « remercie(r) Philippe Val pour son appel, sa gentillesse, et ses excuses face à la vulgarité de l’humoriste. » Et ce matin, invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV, elle a resservi la même version. Parole de Morano contre parole de Val qui, lui, depuis, reste coi.

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 13:41

 

Biométrie 03/01/2012 à 18h37

Martin Untersinger

Rue89

 

Les sociétés françaises dominent le marché de l'identité... sauf en France. Plus pour longtemps : leur lobbying politique est en train de payer.

 


Une sculpture d'œil par Tony Tasset dans un parc de Chicago (John Picken/Flickr/CC)

Le business de la biométrie est en plein boom : selon l'agence Markets & Markets, le marché mondial de la biométrie représentera 8,5 milliards d'euros d'ici 2015. Cette expansion se fait particulièrement sentir dans les pays émergents où les états civils, quand ils existent, sont souvent parcellaires.

Une entreprise française pour la base de données des Indiens

L'Inde a ainsi lancé un vaste projet visant à constituer une base de données biométriques de ses habitants, remporté en 2010 par l'entreprise française Morpho, filiale du groupe d'armement et de défense Safran.

Dans son édition du 2 janvier, Le Figaro détaille. Ce « marché de l'identité » de 1,5 milliard de dollars – que Morpho partage avec une autre filiale de Safran – entend collecter les empreintes digitales et les scans de l'iris de 200 millions d'Indiens d'ici à juin prochain. A terme, elle recensera l'intégralité de la population du deuxième pays le plus peuplé du monde.

Pour l'Inde, l'enjeu est central, puisqu'il vise ni plus ni moins à court-circuiter la corruption, dans un pays où plus des trois-quarts de l'aide sociale sont détournés.

Problème : au début du mois de décembre, les autorités indiennes ont mis un coup d'arrêt au projet. Mis en difficulté en Inde, Morpho (« numéro un mondial des documents d'identité sécurisés par la biométrie ») se consolera peut-être en France.

Lobbying à puces

Une loi, adoptée le 13 décembre en seconde lecture à l'Assemblée Nationale, va en ce sens : elle permettrait la création d'une base de données commune à la carte d'identité, qui deviendrait électronique, et des passeports, d'ores et déjà biométriques. 45 millions de Français figureraient dans ce fichier.

D'abord adoptée pour lutter contre l'usurpation d'identité, ses promoteurs au Sénat et à l'Assemblée avaient également à l'esprit la prospérité des entreprises du secteur.

Jean-René Lecerf, sénateur du Nord (UMP), auteur [PDF] de la proposition de loi :

« Le sujet engage aussi des enjeux économiques, industriels. [...] Les entreprises françaises, en pointe sur ce domaine, veulent investir le marché français. [...] Elles ne vendent rien en France, ce qui les pénalise à l'exportation par rapport aux concurrents américains. »

« Un signal fort en faveur de notre industrie »

Même son de cloche du côté de Philippe Goujon, rapporteur du projet de loi à l'Assemblée nationale :

« Les principales entreprises [...] du secteur sont françaises, dont trois des cinq leaders mondiaux des technologies de la carte à puce, emploient plusieurs dizaines de milliers de salariés très qualifiés et réalisent 90% de leur chiffre d'affaires à l'exportation. [...] Le choix de la France d'une carte nationale d'identité électronique serait un signal fort en faveur de notre industrie. »

Il faut dire que des pays comme la Suède, la Belgique, l'Espagne ou les Emirats arabes unis ont déjà fait appel à des entreprises françaises pour la mise en place de cartes d'identité électroniques. La France a « seulement » confié à la française Gemalto certains composants des passeports électroniques et la réalisation de la carte Vitale.

« Le champ libre à d'autres nations »

Regroupés au sein du Gixel (Groupement des industries de composants et de systèmes électroniques), les industriels du secteur font pression pour qu'un tel projet soit adopté. Dans un document publié en juin :

Voir le document

(Fichier PDF)

« Nous recommandons le déploiement effectif de la carte nationale d'identité électronique. [...]

L'absence actuelle de projet en France laisse le champ libre à d'autres nations, pour imposer de nouvelles normes, des produits ou des services au détriment des intérêts nationaux français et de son industrie [et] mettent leurs industriels en position d'exporter leurs solutions basées sur leur carte d'identité électronique. »

Des inquiétudes pour la sécurité

Au-delà des inquiétudes éthiques, la constitution de grandes bases de données de plusieurs millions de personnes pose des problèmes techniques. Ainsi, la base de données biométriques indienne sera 2,5 fois plus grande que celle de Facebook.

Récemment, on apprenait qu'un fichier contenant la base de données de la population israélienne avait été piraté et rendu librement accessible pendant près de deux ans.

« Plus de fichiers = plus de fuites », prévenaient pour leur part les hackers qui avaient fait fuiter les données personnelles de centaines de cadres UMP, début novembre.

Pendant les débats sur cette proposition de loi, le député Jean-Paul Lecoq (PCF) avertissait :

« Le risque zéro n'existe pas, les pirates sont plus talentueux que les industriels. »

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 13:38
Marianne - L'Hérétique - Blogueur associé | Mardi 3 Janvier 2012 à 12:01

 

Les progrès de la police scientifique sont tels, que près de 90% des crimes sont aujourd'hui élucidés. Pourtant, remarque l'Hérétique, soutien de François Bayrou, les violences ne baissent pas. Est-ce par idéologie ou par souci d'économie que les élus politiques ne parviennent pas à les contrer ?



Je suis frappé de considérer le nombre de crimes qui finissent par être élucidés. En fait, la police scientifique a tellement progressé, tant dans les procédés mis en oeuvre que dans leur application, qu'elle parvient désormais à élucider à peu près 90% des crimes. Un score impressionnant. Ce n'est que lorsque le corps d'une victime disparaît qu'il devient plus difficile de trouver des indices.

Même si certains criminels tentent de s'adapter en faisant disparaître d'éventuelles traces à coups de solvants/détergents ou par le feu, ils ne peuvent manquer de laisser traîner quelque chose. L'ADN est devenu un vrai mouchard.

Le relevé d'ADN est sans doute le progrès le plus notoire, mais ce n'est pas le seul : les méthodes d'observation, le profiling, le croisement de fichiers ont permis des progrès fulgurants en dix ans. Souvent, c'est la justice qui pèche en omettant ou refusant d'examiner des éléments, mais la police, elle, fait preuve d'une efficacité redoutable.

Mieux encore, les alertes enlèvement déclenchées dans les premières heures qui suivent une disparition permettent de retrouver les disparu(e)s dans 90% des cas, ne serait-ce que par la panique qu'elles engendrent chez les auteurs de rapts. L'intelligence humaine demeure toutefois au coeur des dénouements et des découvertes : si le meurtrier de Christelle Mailly poignardée en 1986 a pu être identifié tout récemment, c'est qu'un policier a observé qu'il avait chez lui des couteaux affûtés de la même manière que l'arme du crime.

Idéologie ou économie ?

Il en va en revanche autrement de la délinquance, laissée pour compte des progrès en criminologie : elle nécessite des moyens considérables, car chercher à élucider tous les délits demanderait des moyens considérables. Toutefois, ces moyens sont à mettre en perspective au regard de ce que la délinquance coûte à la France : 115 milliards d'euros par an !

Dans l'Antiquité, les Grecs avaient figuré les remords et la folie sous la forme de trois divinités infernales vengeresses, les Érinyes. Les religions monothéïstes, quant à elle, promettent l'Enfer aux criminels. 

Ici-bas, Montesquieu dans son Esprit des Lois assure que la certitude de la sanction est le principal frein au crime et au vice. Nous savons, désormais, identifier les auteurs des crimes. [Alors pourquoi les violences ne baissent-elles pas]url:../../La-delinquance-baisse-pas-la-violence_a212787.html ? Peut-être parce que nous n'avons pas la volonté de les punir comme elles le méritent : soit par idéologie, façon Muchielli, par exemple, soit par souci d'économies, façon Sarkozy.

Pas de volonté

La police scientifique progresse, les violences aussi
Il y a un double coût pour assurer une sécurité et une justice digne de ce nom : l'un de répression, l'autre de rééducation. Le premier suppose de donner à la justice les moyens de fonctionner et de payer la construction du nombre de prisons nécessaires avec le personnel adapté et en nombre suffisant. Le second suppose de donner une dimension humaine à la répression, particulièrement aux peines de prison : séparer le délinquant du criminel, le délinquant violent du délinquant non-violent, permettre la formation en prison, et, enfin, assurer à chaque condamné la possibilité de s'isoler, c'est à dire une cellule personnelle, avec toilettes, ne mesurât-elle que 4m².

Actuellement, aucun parti politique n'a la volonté de mettre en place un tel programme. A gauche, on explique la violence par des causes sociologiques, voire économiques, à droite, on relâche en douce tout une série d'individus peu recommandables pour faire de la place dans les prisons et faire valoir que le taux d'incarcération n'a jamais été aussi haut.

Quant à ceux qui expliquent que la politique carcérale est toujours plus répressive et proposent donc de réduire les peines, ils me font penser à ceux qui veulent supprimer les agences de notation chaque fois qu'elles mettent en garde un pays contre sa mauvaise gestion : le taux d'incarcération n'est nullement la marque d'un durcissement de notre majorité gouvernementale mais de celui de la délinquance ! 

Faut-il comme pour les agences, casser le thermomètre parce qu'il n'indique pas ce que l'on voudrait qu'il indique ?

Retrouvez l'Hérétique sur son blog.
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