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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 21:50

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

Dans le 18e arrondissement, riverains et militants se mobilisent contre l’évacuation de migrants

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par

 
 
 

Mardi 9 juin, les manifestants ont marché rue Pajol, notamment pour donner du courage à ceux qui ont passé la nuit en rétention administrative à Vincennes ou au Mesnil-Amelot et sont parfois déjà passés devant le juge.

 

Les migrants ne sont pas venus. Trop de police, trop de bruit, trop de tout. Ils ont préféré ne pas se montrer lors du rassemblement pour les soutenir, mardi 9 juin. Durant la journée, ils étaient allés du Bois-Dormoy, un square à deux pas de l’esplanade d’où les CRS les ont délogés hier, dans le 18arrondissement de la capitale, aux quelques pauvres repères qu’ils ont dans la capitale parisienne. Cet espace vert est devenu leur camp de base, après le métro La Chapelle, l’esplanade Saint-Bernard, et la rue Pajol.

 

Lire aussi : Nouvelle évacuation musclée de migrants près du métro La Chapelle

 

A 18 heures, quelque cinq cents personnes se sont massées rue Pajol, au lieu même où les CRS avaient hier chassé la centaine de migrants africains installés. Pour donner du courage à ceux qui ont passé la nuit en rétention administrative à Vincennes ou au Mesnil-Amelot et sont parfois déjà passés devant le juge. « Pour s’opposer aux violences policières, aussi », rappelle Nadia, une étudiante en master 1 d’histoire à la Sorbonne. « On ne doit pas laisser passer ce genre d’agression dans notre pays », observe la jeune femme, qui se présente comme une voisine puisqu’elle partage une colocation à Barbès.

De fil en aiguille, Nadia, 21 ans, explique que ses parents aussi ont connu le difficile moment de l’arrivée en France. « Je n’aime pas le raconter. Ça fait partie de mon intimité, mais ce qui s’est passé dans mon quartier hier me renvoie à mon statut de fille d’immigrés, regrette-t-elle. Mon père est italien et m’a souvent raconté qu’il est longtemps resté “le Rital”. Là je n’ose pas imaginer le temps que ces gens mettront à s’intégrer s’ils obtiennent l’asile ici. On n’est pas un pays raciste, mais parfois, c’est pas loin. »

 

Lire aussi : Migrants évacués à Paris : le Défenseur des droits ouvre une enquête

 

« Ce pays qui n’assume pas sa responsabilité d’accueil »

Autour d’elle, les CRS attendent impassibles et le micro passe de main en main. Elus et militants de gauche prennent tour à tour la parole. Le discours est rodé. La plupart resservent celui qu’ils répètent depuis la veille. A eux se sont joints quelques militants de collectifs de sans-papiers. Doukane Donga est l’un d’eux. Quinze ans qu’il est en France, « dans ce pays qui n’assume pas sa responsabilité d’accueil », regrette-t-il. « Les Européens ont créé de la misère en exploitant les matières premières de nos pays d’origine et aujourd’hui ils refusent de payer la facture en accueillant. C’est inadmissible  », estime-t-il, largement applaudi par un auditoire acquis à la cause.

Dans l’assistance, il suffit de regarder la couleur du badge pour savoir à qui l’on parle. Le vert d’Europe Ecologie-Les Verts est autant représenté que le rouge du Nouveau Parti anticapitaliste ou du Parti communiste français ; aux côtés des autocollants Front de gauche, ils traduisent le degré de politisation du mouvement. Pourtant, ce rassemblement bon enfant a aussi laissé une large place aux riverains, les apolitiques, engagés parfois par hasard dans ce combat.

 

Lire aussi : « On les trie sur le trottoir » : les migrants de La Chapelle évacués

 

Des sans-badge qui sont descendus, comme Sandrine Gianola, « parce que parfois on ne peut plus rester à regarder à sa fenêtre », observe cette femme qui habite juste au-dessus du lieu de l’évacuation, rue Pajol. « Avant l’assaut d’hier, je n’étais pas intervenue. Je ne fais pas partie du collectif de riverains qui aident beaucoup. Mais là, franchement, je ne pouvais pas continuer mes activités comme si de rien n’était », explique la jeune femme portant sa fille de 4 ans dans les bras. « J’ai participé au cordon qui protégeait les migrants et j’ai été très choquée de la brutalité de l’intervention », assure-t-elle. Son fils de 10 ans ne cesse depuis de l’interroger sur ce que signifie vraiment le triptyque « liberté-égalité-fraternité » au regard des événements de son quartier. « La maîtresse les a beaucoup fait travailler l’éducation civique cette année, et là il est très en colère d’observer que, dans la pratique, ça ne marche pas », exposee cette jeune mère de famille qui n’appartient à aucun parti.

 

Sandwichs, conserves et brioches

Une fois les discours terminés, le cortège s’est acheminé vers le square où quelques migrants étaient installés. « C’est important que les gens sachent où ils sont car ils manquent de tout », explique Pablo Livigni, un jeune homme du service d’ordre. « On a bien travaillé aujourd’hui. On a récupéré des conserves, des sandwichs. Les riverains ont apporté pas mal de brioches pour le petit déjeuner, mais il va nous falloir d’autres sacs de couchage, et je ne parle même pas des matelas », ajoute-t-il.

En fait, lui et les autres militants espèrent que l’étude de faisabilité sur l’ouverture d’un centre pour migrants, par la Mairie de Paris va pouvoir devenir une réalité. Côté Ville de Paris, on explique qu’Anne Hidalgo étudie la faisabilité de ce projet qui intégrerait un espace d’information à destination des populations étrangères et proposerait des hébergements pour les personnes en transit.

 

Lire aussi : La Chapelle : Cazeneuve estime avoir apporté la « solution la plus humaine possible »

 

Dans ce quartier mélangé, Dheepa Raji, une femme d’origine indienne, la quarantaine, observe le défilé. « Moi, je suis là depuis dix ans. C’est dur la France. On m’a expliqué ce qui se passe là. J’avais vu beaucoup de policiers, mais je ne savais pas que les Africains étaient à Pajol, commente-t-elle. Moi, je ne donnerai pas parce que j’ai déjà perdu des heures de ménage. Et avec les enfants il faut beaucoup d’argent », explique-t-elle en s’engouffrant dans une porte à la peinture un peu plus qu’écaillée, rue Marx-Dormoy.

A côté, trois jeunes femmes asiatiques au look soigné ont consciencieusement fermé la boutique Phila Nails. Curieuses, elles regardent à travers la vitre le drôle de cortège, plus fort que la circulation habituelle, puisque le flot de voitures a laissé place à ses piétons chantant. Le haut-parleur amplifie doucement un refrain assez basique limité à « So-so-solidarité avec les réfugiés »… Peu à peu, le cortège s’effiloche. Les marcheurs optent tout à coup pour un bus. Le temps a passé vite pour eux, contrairement aux migrants qui ont du mal à trouver le sommeil.

 
 Maryline Baumard

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

 

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11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 19:31

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Dérives industrielles

La ferme-usine des 1000 vaches dans l’illégalité, les opposants remobilisés

par

 

 

 

« Il y aura des sanctions. » C’est l’engagement pris le 10 juin par Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, concernant la ferme des « Mille vaches » dans la Somme. En cause, le dépassement du cheptel autorisé fixé à 500 vaches comme le stipule l’arrêté préfectoral du 1er février 2013 [1]. La réaction de Stéphane Le Foll fait suite à la publication 48 heures plus tôt, du témoignage d’un ex salarié de cette « ferme-usine » recueilli par le site Reporterre. Il atteste de conditions de travail désastreuses, d’un état sanitaire du troupeau catastrophique, et surtout de la présence de plus de 720 vaches laitières sur site.

« Toutes les naissances et mortalités, ainsi que les entrées et sorties, doivent être impérativement déclarées sous huitaine à l’administration, écrit le syndicat de la Confédération paysanne, dans une lettre ouverte à Stéphane Le Foll. En est-il autrement quand on est la 349e fortune de France (Michel Ramery, entrepreneur du BTP qui pilote le projet, ndlr)  ? » Dans la foulée, le ministre demande à la préfecture de la Somme de diligenter un contrôle sur le dépassement du volume de bovins. Le constat est sans appel : la ferme-usine compte 796 bêtes.

 

« Non à l’impunité de Ramery »

L’exploitation indique ne pas avoir voulu transgresser quoi que ce soit : « L’occasion s’est simplement présentée de récupérer un troupeau de 300 têtes, élevées dans les mêmes conditions que les nôtres », fait-elle savoir. « J’avais indiqué que si on devait dépasser les 500 vaches, il faudrait qu’il y ait à nouveau une enquête publique, réagit Stéphane Le Foll en Conseil des ministres. La demande n’ayant pas été faite, l’enquête n’ayant pas eu lieu, il y a eu là un manquement donc il sera sanctionné. J’applique toutes les règles et toute la loi. » Si le ministre se défend d’avoir « porté » ce projet d’élevage intensif, il n’a pour le moment pas précisé le type de sanctions auquel s’expose cette ferme-usine.

Outre la mise en demeure à l’encontre de Michel Ramery de régulariser expressément la situation du troupeau, la Confédération paysanne et l’association Novissen ont décidé de porter plainte pour dépassement de troupeau. Ces révélations interviennent à quelques jours du procès en appel de neuf syndicalistes de la Confédération paysanne. En septembre 2013, ils s’étaient introduits sur le chantier de la future ferme des 1000 vaches pour le stopper temporairement. Poursuivis pour dégradations, vols et recels aggravés, les neuf prévenus ont été condamnés un an plus tard à des amendes et des peines de prison avec sursis. Alors qu’ils comparaissent le 17 juin, la Confédération paysanne appelle à une mobilisation massive devant la cour d’appel d’Amiens « pour dire non à cette dérive industrielle de l’agriculture, non à la pénalisation de l’action syndicale et non à l’impunité de Ramery ».

 

 

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

 

 
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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 13:37

 

Source : http://www.objectifgard.com

 

 

FAIT DU JOUR Arsenic et plomb : l’ARS lance une surveillance sanitaire en Cévennes
 
 
 
 
 

 

 

5 juin 2015 à 7:00

 

 

Ruisseau de Paleyrolles, photo prise en contrebas de la mine Joseph. Photo : S. Garcia

Ruisseau de Paleyrolles, photo prise en contrebas de la mine Joseph. Photo : S. Garcia

 

 

En contrefort des Cévennes, à quelques kilomètres d'Alès, un site de 2 000 hectares, situé sur les communes de Saint-Félix-de-Pallières et de Thoiras, est confronté à une importante pollution de métaux lourds. Plusieurs études scientifiques en ont fait le constat dans le silence général. Après plusieurs années de combat des associations locales, l'Agence régionale de santé lance enfin une surveillance sanitaire. Insuffisante selon les habitants.

 

Le sol de l'ancienne exploitation de plomb et de zinc de St-Félix-de-Pallières, fermé en 1971, contient du mercure, de l'antimoine, de l'arsenic et du plomb en quantité extrêmement élevée : 400 000 mg/kg de terre au lieu de 50 mg, la dose normale. Le cabinet d'expertise spécialisé dans les mines Géodéris l'a montré en 2008. Il a été suivi par une étude scientifique de trois toxicologues de renom.

"Comme on le sait, ces métaux lourds sont cancérigènes et atteignent le foie, le sang, et le système nerveux", souligne un responsable de l'association alésienne Basta!Gaz. Pourtant, le site est toujours ouvert au public. Mieux, il est inclus dans l'itinéraire proposé par les offices de tourisme et on y cueille notamment des champignons.

 

 

Lors dune réunion dinformations des habitants à Thoiras en 2014. RM/OG

Lors d'une réunion d'informations des habitants à Thoiras en 2014. RM/OG

 

Seulement trois métaux analysés 

Finalement, après des années de combat des associations et devant la pression médiatique, l'Agence régionale de santé a décidé en mai dernier de lancer une surveillance sanitaire. Cet automne, des prélèvements sanguins et urinaires seront proposés à 2800 habitants de cinq communes concernées (Saint Sébastien d’Aigrefeuille, Générargues, Saint Félix de Pallières, Thoiras et Tornac) en vue d’estimer les taux de plomb, cadmium et arsenic dans leur organisme. "L’objectif du dispositif de surveillance sanitaire est de révéler d’éventuels problèmes de santé pouvant être associés aux polluants contenus dans les sols, afin de proposer, si nécessaire, une prise en charge médicale aux personnes concernées", note l'ARS.

"Bien mais insuffisant", répond le docteur François Simon, vice-président de l'Association pour la Dépollution des Anciennes Mines de la Vieille Montagne (ADAMVM). "Seuls trois métaux sont dépistés. C'est dommage. L'antimoine et le thallium sont aussi présents dans les sols. Surtout, cette étude se cantonne à cinq communes alors que d'autres sont concernées, notamment Monoblet et Durfort". Et à Michel Bourgeat, habitant de Tornac, de rappeler : "Ce sont les poussières les plus dangereuses et elles ne s'arrêtent pas à la frontière". De son côté, l'ARS se défend péniblement : "On a peu de connaissances sur les autres métaux, et ils ne nous apporteraient pas plus d'informations sur les risques. Quant au choix des communes, il a été fait en fonction des prélèvements de sol. Mais il n'est pas exclu qu'on élargisse le champ plus tard", soutient l'équipe du pôle santé-environnement.

 

Une surveillance dans quel objectif ?

Les résidents craignent par ailleurs que cette étude ne mène nulle part. "Si vous pensez qu'on va engager ici des mesures de dépollution, c'est non !", avait averti le sous-préfet du Vigan en décembre lors d'une réunion publique, arguant que les caisses étaient vides. Aujourd'hui, la préfecture et l'ARS se renvoient la balle sur ce point précis.

Malgré la mise en place de cette surveillance sanitaire, l'association ADAMVM souhaite intenter une action en justice pour mise en danger de la vie d'autrui, contre l’État et la société Umicor, ancien propriétaires des mines. "L'étude de l'ARS ne va qu'apporter de l'eau à notre moulin", se satisfait François Simon.

 

Eloïse Levesque


Source : http://www.objectifgard.com

 

 

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 13:08

 

Source : http://blogs.mediapart.fr

 

 

La reconquête du service public, ça commence le 13 juin à Guéret !

 

 

L’ensemble des forces syndicales, associatives et politiques (1) qui seront à Guéret les 13 et 14 juin prochain souhaitent mettre pleinement leurs forces en commun pour mener la bataille pour des services publics de qualité sur l’ensemble du territoire. Un appel commun de Démocratie et Socialisme, EELV, Ensemble, Gauche Avenir, Nouvelle Donne,  NPA, PG,  PCF, PCOF, République et Socialiste et Les Socialistes Affligés.

 


L’ensemble des forces syndicales, associatives et politiques (1) qui seront à Guéret les 13 et 14 juin prochain ont confirmé leur volonté de mettre pleinement leurs forces en convergence pour mener la bataille pour des services publics pour toutes et tous sur l’ensemble du territoire, des services publics de qualités, accessibles, démocratisés.  

 

Elles souhaitent réussir à impliquer les citoyens dans la lutte pour la défense et le développement des services publics, les impliquer dans la définition de leurs besoins et dans la manière de pouvoir y répondre.

 

Ce rassemblement d'une diversité et d'une surface inédite est possible car nous nous trouvons au carrefour d'un choix de société à effectuer : d'un coté le chacun pour soi, le marché libre et non faussé, les replis identitaires, le mépris des peuples et des salariés qui cache celui de la démocratie, la recherche du profit comme seul moteur; de l'autre celui de l'égalité, de la solidarité, de l'écologiede la République, du partage des ressources et des richesses et de l'internationalisme.

 

Les forces signataires dont nos organisations et mouvances politiques appellent à une grande manifestation militante, populaire et festive à portée nationale à Guéret (Préfecture de la Creuse de 14 000 habitants) le 13 juin 2015 et attendent des milliers de personnes de toute la France : citoyens-usagers, professionnels élus !

 

Cette grande mobilisation sera aussi pour nous l’occasion de débattre tout au long de la journée, de se réunir, de comparer les expériences, de créer des zones de rencontre et de partage entre militants et citoyens souhaitant se mobiliser pour LEUR service public, de prendre des renseignements, de rencontrer des délégations d’autres pays (Grèce, Espagne, Allemagne, etc.) et de faire la fête : un grand concert est prévu jusque tard dans la nuit.

 

Cette manifestation n’est pas un point d’orgue mais le commencement d’une mobilisation qui est appelée à prospérer. C’est pourquoi les militants des services publics poseront dès le lendemain dimanche 14 juin les jalons pour lancer les assises du service public du XXIe siècle sur l’ensemble du territoire qui permettront d’aboutir à la rédaction d’un nouveau manifeste en juin 2016 à Paris.

 

La reconquête de notre bien commun, le Service Public, ça commence le 13 juin à Guéret !

 

Signataires :

 

Clémentine Autain, co-porte parole de Ensemble !; Olivier Besancenot, NPA; Eric Coquerel, Coordinateur politique du Parti de Gauche; Emmanuelle Cosse, Secrétaire nationale d'EELV; Gérard Filoche, Rédacteur en chef de Démocratie et Socialisme; Jean-Pierre Fourré, porte parole de République et Socialiste; Liem Hoang Noc, cofondateur des Socialistes Affligés; Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti Communiste Français; Pierre Larouturou, Cofondateur de Nouvelle Donne; Marie-Noëlle Lienemann, Présidente de Gauche Avenir; Christian Pierrel, porte parole du PCOF.

 

(1) la liste des organisations à l'initiatives de ce rassemblement sont les suivantes :

Confédération CGT,FSU, Union Syndicale Solidaires, Confédération paysanne, Fédération Autonome de la Fonction Publique, EPSU, UGFF-CGT, Fédération des Services Publics-CGT,  FNME-CGT, Fédération CGT Equipement-Environnement, Fédération CGT Finances, SYAC CGT, CGT Banque de France, FERC-CGT, Fédération CGT des Cheminots, SNA Concurrence Consommation Répression des Fraudes CGT, Syndicat CGT des Finances Publiques, l’Union Fédérale des retraités de la Police nationale CGT, Sud PTT, Sud Rail, Sud-Santé Sociaux, Sud-Santé Solidaires APHP, Solidaires Finances publiques, Sud Collectivités territoriales, Solidaires Douanes, Union syndicale de la Psychiatrie, Fédération Générale des Retraités Fonction Publique, CGT Lille et environs, Sud éducation Limousin, Convergence des Hôpitaux en Lutte contre l’Hôstérité, Coordination Eau Bien Commun France,  Coordination Nationale des Comités de défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité, Convergence nationale Rail, Collectif « La santé n’est pas une marchandise », Coordination Eau Adour-Garonne, Coordination Eau IDF, Coordination nationale des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception, Fondation France-Libertés, Le Planning Familial, Association d’usagers pour la Défense du Service Public du pays de Luçon, Association de défense des Services Publics et de leurs usagers-Hautes-Alpes, Collectif 37 notre santé en danger, Collectif des résistances en Comminges, Collectif nantais pour le droit à la santé et à la protection sociale pour toutes et tous, Collectif de défense et de développement des services publics (CDDSP) de l’Ardèche, CDDSP Combrailles, CDDSP Corrèze, CDDSP Creuse, CDDSP Hautes Pyrénées, Comité de vigilance pour le maintien des services publics de proximité Lure-Luxeuil (Haute-Saône), Comité Pluraliste de Défense et de Promotion de la ligne SNCF-Béziers-Clermont, comité citoyen de vigilance des services publics Romorantinais, Convergence Services Publics d’Indre et Loire, Mouvement de sauvegarde, de promotion et de démocratisation des services publics en sud gironde, Vivent les services publics Bouches-du-Rhône,  Collectif Alternative A l’Austérité,  l’Appel des Appels, ATTAC, AITEC, CNAFAL, les Economistes Atterrés, Droit au Logement, Femmes Egalité, Fondation Copernic, Réseau Éducation populaire, Résistance Sociale, UFAL, Union nationale des retraités et des personnes âgées, ANECR, Cap à Gauche en Corrèze, collectif « Aveyron Majorité Citoyenne », Démocratie et  Socialisme, Gauche Avenir, Maintenant la Gauche, Ensemble!, EELV, Gauche Unitaire, Jeunes Ecologistes, Mouvement Jeunes Communistes de France, Nouvelle Donne, NPA, PCF, PCOF, PG, Parti de la Gauche Européenne, République et Socialisme

 

 

Source : http://blogs.mediapart.fr

 

 

 

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 21:24

 

Source : http://la-bas.org

 

 

Pourquoi l’hôpital public est dans la rue ?

Lettre d’une infirmière à Martin Hirsch (version vidéo)

Le , par L’équipe de Là-bas

Lettre d'une infirmière en lutte à Martin Hirsch par Là-bas si j'y suis

 

En moins de trois jours, vous êtes plus de 100 000 à avoir écouté et diffusé la lettre de CLÉMENTINE, 31 ANS, INFIRMIÈRE à l’hôpital Saint-Louis à Paris, adressée à Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris).

EN 4 MINUTES et 23 secondes, TOUT EST DIT.

En attendant la réponse de Monsieur Hirsch, vos nombreux commentaires sur le site font débat et témoignent du malaise et des raisons de la lutte.

Voici la version vidéo de la lettre de Clémentine.

Réalisation : Jonathan DUONG

POUR ALLER PLUS LOIN, écoutez :

- « NON À L’HOSTÉRITÉ ! », notre émission LÀ-BAS Hebdo n°20 du 04 juin 2015, avec le professeur André GRIMALDI, Frédéric PIERRU (sociologue), et les personnels en lutte des hôpitaux Georges-Pompidou, Robert-Debré et Saint-Louis...

- « SOIGNONS LES RICHES ! », un reportage d’Anaëlle Verzaux à l’Assemblée générale du personnel de l’hôpital Saint-Louis

- Écoutez la lettre de cette infirmière à Martin Hirsch, recueillie par Anaëlle Verzaux

 

 

Source : http://la-bas.org

 

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 21:02

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

Une cyberaction pour protester contre le meurtre de Rémi Fraisse pourrait mener des Anonymous en prison

9 juin 2015 / Isabelle Rimbert (Reporterre)
 

 

 

Trois militants du collectif Anonymous sont appelés le 9 juin devant le tribunal correctionnel de Nancy. En cause : des attaques informatiques contre des sites institutionnels qui entendaient dénoncer la politique d’enfouissement de déchets nucléaires et le meurtre de Rémi Fraisse à Sivens. Ils encourent jusqu’à 10 ans de prison et/ou 150 000 euros d’amende.


Trois militants du collectif Anonymous, soupçonnés d’avoir mené en décembre 2014 et janvier 2015 des attaques informatiques contre des sites institutionnels, dont celui du ministère de la défense, sont appelés le 9 juin devant le tribunal correctionnel de Nancy. Les hacktivistes (contraction des mots hacker et activiste) entendaient dénoncer la politique d’enfouissement de déchets nucléaires et le meurtre de Rémi Fraisse à Sivens. Mais le procureur a retenu le délit d’« accès et maintien frauduleux » dans un système informatique « en bande organisée » : les trois Anonymous encourent jusqu’à 10 ans de prison et/ou 150 000 euros d’amende.

Cette étape supplémentaire dans la criminalisation des mouvements sociaux, au nom de la lutte contre la cybercriminalité et le terrorisme, illustre la dérive sécuritaire et les atteintes aux libertés publiques.

 
Opération GreenRights

On connaissait leurs actions contre la scientologie, leur soutien à Occupy Wall Street ou aux révolutions arabes. L’implication d’Anonymous dans les questions d’écologie ? Elle débute le 25 mars 2011, soit deux semaines après la catastrophe de Fukushima. Le collectif informel de hackers lance alors l’opération GreenRights, dans le but d’alerter contre les dangers du nucléaire.

Leur mode d’action consiste notamment en des DDoS (attaque par déni de service distribué), des attaques informatiques simples consistant à saturer de requêtes un site afin de le rendre temporairement inaccessible. Plusieurs géants de l’énergie seront ainsi visés, comme Général Electric ou BP, Enel puis EDF, dont le site sera bloqué pendant une douzaine d’heures, donnant lieu à une enquête de huit mois par la DGSI (ex-DCRI) aboutissant à trois arrestations.

En décembre 2014, une sous-section de l’opération GreenRights voit le jour. L’opération GPII, comme son nom l’indique, entend s’opposer aux grands projets inutiles et imposés, tels que la ligne TGV Lyon-Turin, le barrage de Sivens, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le Center Parc de Roybon, ou encore le centre d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo, à Bure, dans la Meuse. C’est dans ce cadre que sont lancées, courant décembre 2014, des attaques DDoS contre des sites web en relation avec Cigéo : celui du conseil régional de Lorraine, du conseil général de la Meuse, et différents sites de l’ANDRA, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs.

 

 

Un gros coup est porté le 6 janvier, lorsque les hacktivistes prennent pour cible le ministère de la Défense, en réponse à la mort de Rémi Fraisse, tué par un gendarme en octobre 2014 sur le site du projet de barrage de Sivens. Le lendemain, 7 janvier, la tragédie de Charlie Hebdo conduit les Anonymous à stopper leur attaque sur le ministère, comme ils l’expliquent sur leur compte twitter. Mais l’Etat ne compte pas en rester là. L’affaire est saisie par la Juridiction inter régionale spécialisée (Jirs) de Nancy, et après quatre mois d’enquête par la DGSI, deux personnes sont arrêtées début avril à Reims et à Nancy, et placées sous contrôle judiciaire après 48h de garde à vue.

Un proche de la ZAD de NDDL, qui se définit en riant comme "jihadiste vert" mais, surtout, qui lutte "pour un monde différentE", sera interpellé à Nantes le 30 avril par un dispositif policier ubuesque.

Les trois hommes, soupçonnés d’avoir commis des attaques contre l’Andra, le ministère de la Défense et les sites institutionnels lorrains, encourent jusqu’à dix ans de prison et 150 000 euros d’amende et sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Nancy le 9 juin.

 
La grosse artillerie - mais pas de préjudice avéré

De prime abord, ce qui frappe dans cette affaire, ce sont les moyens déployés par l’Etat pour des sites rendus inaccessibles quelques heures. "Ils sortent la grosse artillerie", résume Etienne Ambroselli, avocat du jeune Nancéen, perplexe devant un dossier d’enquête de 1 400 pages. "Je suis stupéfait par l’ampleur du travail mené en réponse à des actes qui n’ont pas donné lieu à un préjudice avéré. Ça semble totalement hors de proportions."

Même étonnement pour Stéphane Vallée, avocat du prévenu nantais : "Les moyens mis en œuvre afin de remonter à la source de simples DDoS interrogent. Il est clair qu’ils cherchaient à interpeller des Anonymous. Une telle débauche de moyens fait penser à une justice d’exception. Et le fait que le dossier soit confié à la JIRS donne aussi une connotation particulière." Cette juridiction regroupe en effet des magistrats du parquet et de l’instruction qui travaillent généralement sur des "affaires complexes" liées notamment à la "criminalité transnationale organisée".

Le DDoS, défini en termes juridiques comme "accès et maintien frauduleux, entrave et/ou altération d’un système de traitement informatisé de données à caractère personnel mis en œuvre par l’Etat", entre dans le carde de la loi Godfrain de 1988 qui institue une répression globale de la fraude informatique. Une législation récemment musclée par la loi de novembre 2014 contre le terrorisme, qui crée une circonstance aggravante lorsque les faits sont commis "en bande organisée".

Si ce terme colle assez mal au collectif Anonymous, décrit par le militant nantais comme "une idée, un drapeau, sans chef ni hiérarchie", cette question sera sans doute au cœur de la bataille juridique à venir. Pour Joseph Breham, avocat de "Triskel" dans l’affaire du hacking d’EDF, "une bande organisée suppose plus de deux personnes, une hiérarchie, et un plan d’action. Mais dans les usages, il suffit de trois personnes mises en cause pour que la circonstance de bande organisée soit retenue, comme c’est le cas dans cette affaire. Les actions menées ici sont une forme de désobéissance civile permettant de lancer un débat citoyen. Et cela pose une vraie question sur la notion de bande organisée".

 
"Tango down !"

Car au-delà des questions de sémantique, ce procès s’annonce comme éminemment politique. Où il est notamment question de liberté de pensée et d’expression autour de dossiers ultra sensibles (les GPII) qui donnent lieu à une vive opposition populaire. On ne compte plus, sur le terrain, les occupations de lieux, manifestations, blocages et sabotages divers qui ont permis de créer un rapport de force avec l’Etat dans les luttes sociales et environnementales de ces dernières années. "Ce dossier crée des ponts entre les luttes", constate Etienne Ambroselli. Pour lui, son client est "un jeune homme de son temps, qui n’est pas un informaticien mais un lanceur d’alerte".

Et si le DDoS est montré du doigt par les autorités comme faisant partie de l’arsenal de la fraude informatique, il est considéré par certains hacktivistes comme un mode d’action politique et légitime parmi d’autres, plutôt doux et qui n’endommage pas le site visé. Il fait d’ailleurs l’objet de revendications sur un compte Twitter, le plus souvent en utilisant l’expression "Tango Down" qui, dans le jargon militaire, indique que la cible a été touchée.

 

 

En fréquentant les chats IRC (Internet relay chat) d’Anonymous, ces salons de discussion dédiés à telle ou telle opération, on apprend que les DDoS sont comparés à "des sit-in numériques" ou à "des blocus". Un interlocuteur sur #operationgreenrights, forcément anonyme, raconte : "En 1995, le netstrike (littéralement grève numérique) a été inventé par un groupe italien. Il permettait à tous de participer à la saturation d’un site, simplement en réalisant un rafraichissement forcé d’une page à une heure donnée par un grand nombre de personnes." Une forme de DDoS à la portée de tous. Et qui ne fait pas de ses utilisateurs des criminels en puissance. Le premier "netstrike", datant de 1995, entendait protester contre les essais nucléaires français sur l’atoll de Mururoa. "Il est urgent d’expliquer qu’il y a une différence fondamentale entre un hacktiviste qui se bat pour des idées et un simple "cracker" qui cherche à faire de l’argent", martèle encore cet utilisateur d’IRC.

 
"Sittings numériques" et cyberattaques mis sur le même plan

De plus, à l’heure où l’ONU appelle la communauté internationale à prendre des mesures pour protéger les installations nucléaires d’éventuelles cyber-menaces, il semble capital de faire preuve de discernement quant à la nature des attaques. "L’hacktivisme apparaît souvent comme une catégorie fourre-tout, mêlant toutes formes de criminalité informatique conduite à des fins politiques", estime Félix Tréguer, co-fondateur de la Quadrature du Net. Il vient de publier une analyse juridique sur le droit pénal de la fraude informatique, dans laquelle il dénonce la confusion et les incohérences entourant ces questions.

"Les actes de protestation comme les DDoS sont mis au même plan que les « cyberattaques » menées par des acteurs étatiques, ce qui conduit à des procédures et des sanctions d’exception". C’est selon lui ce que montre le rôle joué par la DGSI dans l’affaire Greenrights : "La mobilisation d’agents du renseignement apparaît complètement disproportionnée, en particulier à l’heure où certains responsables politiques pointent le manque de moyens consacrés à l’antiterrorisme".

 

Par ailleurs, "un DDoS ou la défiguration d’un site d’une entreprise comme EDF – par exemple pour afficher sur la page d’accueil un placard revendicatif...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 19:02

 

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La ferme-usine de Drucat compte plus de vaches qu’autorisé. La Préfecture enquête

9 juin 2015 / Barnabé Binctin (Reporterre)
 


 

Suite aux révélations de Reporterre indiquant que la ferme-usine de Drucat compte plus que les 500 vaches autorisées, la préfecture de la Somme lance un contrôle en urgence.


La réaction ne s’est pas fait attendre. « Nous avons pris connaissance de votre article publié ce jour. En réaction, la préfète a demandé à la DDPP [Direction départementale de protection des populations] de réaliser un contrôle de l’exploitation et de compter le nombre d’animaux par catégorie dans les plus brefs délais. » Par ce mel envoyé à Reporterre lundi 8 juin en milieu d’après-midi, la préfecture de la Somme a confirmé ses inquiétudes sur l’augmentation du cheptel de la ferme-usine des Milles vaches signalé par le témoignage publié le matin par Reporterre : l’ex-salarié de la ferme-usine indiquait que celle-ci comptait plus de 700 vaches, alors que seules 500 sont autorisées.

« Nous prenons très au sérieux tous les signalements. Votre article a éveillé l’intérêt des services de l’Etat », nous ont confirmé au téléphone les services de la préfecture. Les plus brefs délais ? « C’est demain. » Ce mardi 9 juin, la ferme-usine des Mille vaches doit donc s’attendre à un « contrôle d’opportunité », sorte de procédure d’urgence effectuée par la Direction départementale de la protection des populations, en charge notamment des contrôles sanitaires sur les troupeaux.

En cause, le dépassement du volume de bovins présents à la ferme-usine des Mille vaches. L’arrêté préfectoral du 1er février 2013 est explicite : pour l’heure, l’autorisation d’exploiter vaut pour 500 vaches.

- Télécharger l’arrêté : ici

PDF - 2.9 Mo

Si les revendications de l’exploitant à augmenter prochainement son troupeau sont connues depuis plusieurs mois, le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll s’était montré très clair, en avril dernier : pas d’augmentation des effectifs sans enquête publique préalable, comme l’avait alors révélé Reporterre.

Michel Ramery, propriétaire de la ferme-usine, aurait-il ainsi désobéi au ministre ? L’homme d’affaires en BTP reconnaît être « un peu en avance ». Mais il se défend de toute illégalité : « Le ministre a voulu cette enquête, mais je suis dans la loi ! J’ai l’autorisation pour 500 vaches, mais la loi des regroupements me permet d’aller au-dessus. J’ai droit à un pourcentage supplémentaire, jusqu’à 850 vaches », explique-t-il à Reporterre.

C’est une erreur d’interprétation, selon Maître Frison, l’avocat de l’association Novissen, opposée à la ferme-usine : « En tant qu’installation classée [ICPE], la ferme-usine des Mille vaches est sur un régime d’autorisation soumis à enquête publique. Techniquement, je ne vois pas comment il pourrait s’en dispenser. » Autrement dit, aucune augmentation du cheptel à la ferme-usine ne peut se soustraire à l’enquête publique ni à l’autorisation préfectorale qui lui sont préalables...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 18:17

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

L’édito 08/06/2015 à 08h47
La France doit demander la grâce du blogueur saoudien Raef Badawi
Pierre Haski | Cofondateur Rue89
 

Peut-on condamner la barbarie de l’Etat islamique autoproclamé, et fermer les yeux sur le châtiment tout aussi barbare infligé au blogueur saoudien Raef Badawi ?

On pourrait croire la réponse simple et relevant du bon sens, mais la realpolitik de l’heure révèle les hypocrisies et les faux-semblants dès lors que d’immenses intérêts sont en jeu – et c’est le cas avec l’Arabie saoudite.

La confirmation, dimanche, par la Cour suprême du royaume d’Arabie saoudite, de la peine de 1 000 coups de fouet et dix ans de prison infligée il y a un an au blogueur saoudien Raef Badawi jugé coupable d’« insulte à l’islam », place pourtant la France, les Etats-Unis et les autres alliés du royaume wahabite face à cette question embarrassante.

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La confirmation de la sentence est intervenue après des semaines de polémique autour de cette condamnation et des premiers 50 coups de fouet infligés au jeune homme en janvier dernier, et l’espoir qu’avait fait naître la suspension de la mise en œuvre de cette peine qui, rappelons-le, devait lui être infligée au rythme de 50 coups de fouet par semaine...

La décision de la Cour suprême est sans appel : Raef Badawi, sauf grâce royale, sera donc bien soumis à cette peine dont on a du mal à voir en quoi elle diffère de celles qu’infligent les djihadistes dans les zones qu’ils contrôlent en Syrie et en Irak.

« Libérez mon mari immédiatement »

 

Ensaf Haidar, l’épouse de Raef Badawi, lors de son passage à Paris le 29 mai 2015 (Kamil Zihnioglu/AP/SIPA)

 

Son épouse, Ensaf Haidar, qui vit au Canada et se trouvait récemment en France, a adressé un appel aux autorités saoudiennes afin qu’elles le relâchent :

« Il y a un an, vous avez condamné mon époux à dix ans de prison et 1 000 coups de fouet. Il y a quatre mois, vous l’avez flagellé en public comme s’il était un affreux criminel. Exprimer son opinion n’est pas un crime, j’exhorte le roi Salman ben Abdelaziz Al Saoud à libérer mon mari immédiatement et à mettre fin à ses souffrances. »

Les organisations de défense des droits de l’homme se sont mobilisées en sa faveur.

Amnesty International a ainsi appelé la communauté internationale et en particulier les alliés occidentaux de l’Arabie saoudite « à faire pression sur les autorités afin de les inciter à libérer Raif Badawi et les dizaines d’autres prisonniers d’opinion qui sont injustement maintenus en détention dans les geôles du royaume »

.

La réaction de Reporters sans frontières à l’annonce de la Cour suprême (capture)

 

La France, meilleur ami de l’Arabie ?

La question se pose en effet à tous les membres de la coalition internationale engagée contre l’EI, dont fait partie la France.

Paris, surtout depuis l’élection de François Hollande, est devenu le « meilleur ami » de l’Arabie saoudite. Le président français était le mois dernier l’invité exceptionnel du roi Salman et du Conseil de coopération du Golfe (CCG), un « honneur » jamais accordé précédemment à un dirigeant occidental.

Sans faire du « droitdelhommisme » primaire, on voit mal comment François Hollande – et les autres alliés de Ryad – peut continuer à afficher un soutien aussi éclatant à la monarchie saoudienne tant que le sort de Raef Badawi reste sous la menace de ce châtiment cruel.

 

François Hollande et le roi Salman d’Arabie saoudite, le 5 mai 2015 à Ryad (CHRISTOPHE ENA/POOL/AFP)

 

Le roi Salman, qui tente depuis quelques mois de sortir son pays de la torpeur dans laquelle l’avait plongé la gérontocratie régnante, n’a pas montré, jusqu’ici, la même disposition d’esprit sur les questions sociétales :

  • les peines de mort se sont multipliées,
  • le sort des femmes reste l’un des plus rétrogrades du monde musulman ;
  • et le châtiment frappant Raef Badawi a pris des dimensions de symbole de l’intolérance à toute déviance intellectuelle.

Si la lutte contre le djihadisme se fait avec des alliés qui s’en distinguent peu, sinon par leur clientélisme et leur positionnement géopolitique, elle perd l’argument moral sur lequel se fait pourtant sa communication.

Un premier pas nécessaire mais sûrement pas suffisant serait une grâce royale pour Raef Badawi. Un seul coup de fouet de plus serait un coup de fouet de trop pour un homme dont le seul crime est de penser différemment de son roi ! Au XXIe siècle.

 

Vu par Hervé Baudry

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

 

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6 juin 2015 6 06 /06 /juin /2015 17:55

 

Source : http://www.reporterre.net

 

Neil Young s’attaque à Monsanto

6 juin 2015 / Marie-Paule Nougaret (Reporterre)
 


 

 

L’icône du blues-rock états-unien consacre son prochain disque contre Monsanto. Titre phare, « A Rock Star Bucks A Coffee Shop », dont voici la vidéo.


 

Toujours aussi mélodique, Neil Young. Il n’a plus l’air grave, intimidé de ses débuts. Mais il marie mieux que jamais des chœurs presque dissonants, style service religieux protestant, avec un bon gros rock de guitares électriques, et s’entoure de musiciens jeunes, beaux et ravis. De nos jours, Young s’amuse et tout son groupe reprend, hilare, avec lui, son refrain, efficace, bien carré :

« Monsanto, Monsanto,/ let the farmers grow/ what they want to grow », « Monsanto, Monsanto, laisse les paysans cultiver ceux qu’ils veulent »... au lieu de les poursuivre pour le prétendu vol de droits sur la semence qu’ils ont eux-mêmes récoltée. Mais ça reste sous entendu. Prends toujours ça, Monsanto. Aucune équipe d’avocats, seraient-ils des dizaines, ne risque de s’y attaquer. Avec les balancements du rock, c’est encore plus jouissif, et toute la troupe de siffloter.

 

Voir et écouter la chanson :

 

 

L’attaque contre Starbuck, moins frontale, repose sur un calembour, ce qu’on appelle en anglais chic un « double entendre » : « une rock-STAR BUCKS (donne une ruade) à un marchand de café, « a rock star bucks a coffee shop »... « et si ça ne te plaît pas, tu écoutes une autre radio ! » Voilà un piège médiatique parfaitement tendu : qui ne diffuse pas, passera pour vendu. Mais monsieur Young n’est pas un débutant.

Son premier succès, au sein de Buffalo Springfield, au titre bien modeste, For what it’s worth ("pour ce que ça vaut"), devint un chant de ralliement de la contestation en 1967. Les rifs de guitare hawaïenne très lents, comme des vagues, et les paroles envoutaient : « Stop ! Quel est ce bruit, ? Tout le monde regarde ce qui nous tombe dessus ». Ce qui tombait, c’étaient les coups de matraques de la police sur la jeunesse en émeute de Los Angeles, qui a inspiré la chanson. Mais chacun voulait comprendre : des bombes et du napalm sur le Viet-Nam et le Cambodge, ce dernier en principe neutre, en principe non bombardé. On penserait drones aujourd’hui.

Starbuck doit son succès aux cafés frais moulus, à l’odeur délicieuse, que l’Amérique avait oubliée en buvant du café très délavé. Seulement voilà, Young préfère son café au lait (latte en américain chic). Et tout le lait des Amériques du nord, ou presque, provient de vaches recevant des injections d’hormone de croissance pseudo humaine, fabriquée dans des réacteurs industriels, par des bactéries OGM, reprogrammées. Pourquoi cette copie d’une hormone de croissance humaine augmente-t-elle la lactation des vaches ? Nul ne sait. Mais le résultat se compte en rendement financier. Au reste ce n’est pas marqué sur les emballages et la plupart des Etats-Uniens ignorent cet état de fait, qui pourrait les inquiéter pour leur santé, celle de leurs filles et leurs compagnes. Et Starbuck refuse d’informer sur le lait que la firme utilise. Ce que Neil Young traduit : I want a cup of coffee but I don’t want a GMO, « je voudrais une tasse de café, mais je ne veux pas d’OGM », et encore, I like to start my day off without helping Monsanto, « j’aime bien commencer un jour de congé sans aider Monsanto » (il faut se rendre chez Starbuck pour boire le café, ça ne se passe pas à la maison ni au boulot).

Les autres paroles concernent les politiciens fascistes et les géants de la chimie, ou le procès intenté par l’agrobusiness a l’Etat du Vermont, qui impose de signaler les OGM sur les étiquettes.

- Pour en savoir plus, le site de Neil Young, qui prépare un album entier sur le thème de Monsanto (The Monsato years) : Neil Young...

 

*Suite de l'article (dont les paroles de la chanson) sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 20:27

 

Source : http://www.lexpress.fr

 

 

Munich: des dizaines de milliers de personnes pour un tour de chauffe anti-G7
 
Par AFP , publié le , mis à jour à
 

 

Des manifestants anti-G7, le 4 juin 2015 à Munich

Des manifestants anti-G7, le 4 juin 2015 à Munich

afp.com/CHRISTOF STACHE

 

 

 

Munich (Allemagne) - Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé jeudi à Munich (sud de l'Allemagne) sous un soleil de plomb et dans le calme à une première manifestation contre la tenue dimanche et lundi dans la région d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G7.

Selon les organisateurs qui avaient indiqué attendre 30.000 participants, ce sont finalement 40.000 personnes qui ont défilé dans le centre-ville de la capitale bavaroise, la police locale annonçant pour sa part 34.000 manifestants. 

En ce jour férié en Bavière pour cause de Fête-Dieu, le défilé s'est déroulé dans une atmosphère bon enfant, alors que certains élus conservateurs bavarois avaient évoqué la crainte de débordements. 

 
 

Les quelque 3.000 membres des forces de l'ordre ont eu pour principale activité de mettre en garde les participants contre le risque de déshydratation et de coups de soleil. Sur son compte Twitter, la police munichoise se montrait même laudative: "Il n'y a jusqu'ici eu aucun incident notable. Grand respect de la police. C'est le signe d'une démocratie vivante !", écrivait-elle à la fin de la manifestation. 

Réunis à l'appel des partis d'opposition Die Linke (gauche radicale) et des Verts, de plusieurs organisations syndicales et associations de défense de l'Environnement, les manifestants ont marché derrière une banderole de tête sur laquelle on pouvait lire: "stopper le TTIP (le traité de libre-échange entre l'UE et les Etats-Unis), sauver le climat, combattre la pauvreté". 

 

Ils souhaitaient faire entendre leur voix avant que les dirigeants des sept pays les plus industrialisés de la planète ne se retrouvent au château d'Elmau, à une centaine de kilomètres de là, à partir de dimanche. 

"Nous devons mettre autant de pression que possible", a déclaré Anton Hofreiter, un des principaux responsables des Verts allemands, tandis que Klaus Ernst, porte-parole adjoint du groupe parlementaire Die Linke estimait que "personne dans le monde" n'avait besoin du traité TTIP. "Seules les grandes entreprises le jugent nécessaire", a-t-il ajouté. 

"Jetez votre traité à la poubelle", avait écrit un manifestant sur un conteneur à ordures qu'il a traîné tout au long du parcours, tandis que d'autres centraient leurs revendications sur davantage de lutte contre la misère ou une meilleure défense de l'Environnement, autant de thèmes qui avaient fait l'objet de discussions et de débats lors d'un sommet alternatif de deux jours à Munich. 

La manifestation de Munich faisait office de prélude aux autres actions de contestation visant le sommet du G7, organisé sous très haute protection policière. 

Des manifestations au départ de Garmisch-Partenkirchen, la petite ville la plus proche d'Elmau, doivent avoir lieu samedi et dimanche, jour marquant le début officiel du sommet du G7. 

Sur le territoire de la commune, quelque 250 à 300 personnes ont par ailleurs commencé à monter leurs tentes sur un champ prêté par un agriculteur militant qui peut accueillir jusqu'à 1.000 personnes, selon le porte-parole du collectif "Stop G7", qui regroupe des associations comme Attac, des syndicats, ainsi que des organisations pacifistes et pro-environnement. 

Un tribunal a finalement autorisé mardi l'installation de ce camp pour protestataires, cassant l'interdiction prononcée par les autorités locales. 

Certains participants continuaient toutefois des contrôles policiers importants, qui rendent selon eux l'accès au site difficile. Toutes les organisations anti-G7 ont en outre déploré l'attitude de blocage des autorités locales et régionales, qui ont tenté de couper court à tout rassemblement. Les agriculteurs de la région ont été mis sous pression pour ne pas mettre leurs terres à disposition, ont rapporté les organisateurs

 

 

Source : http://www.lexpress.fr

 

 

 

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