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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 17:19

 

 

Source : https://www.dailymotion.com/video/x57bpe0_tel-le-gibbon-de-toutes-les-campagnes-le-billet-de-nicole-ferroni_fun#tab_embed

 

 

Tel le gibbon, de toutes les campagnes - Le billet de Nicole Ferroni

 

 

Date de publication : 04/01/2017

Durée : 05:42

 
 
Nicole est très étonnée : elle a connu Benoit Apparu comme soutien d'Alain Juppé. Et maintenant que c'est François Fillon qui est en tête, c'est lui qu'il soutient.

Comme un gibbon, il lâche une branche pour en attraper une autre ! Mais en matière d'opportunisme, il n'est pas le seul.
Le billet d'humeur de Nicole Ferroni dans le 7/9, l’invité était Benoist Apparu (8h55 - 4 Janvier 2017)
https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-de-nicole-ferroni/le-billet-de-nicole-ferroni-04-janvier-2017
Retrouvez tous les billets de Nicole Ferroni sur https://www.franceinter.fr/emissions/le-billet-
 
 
 
 
 
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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 17:27

 

 

Source : http://www.cadtm.org

 

La révolte des esclaves modernes dans les campagnes

29 décembre 2016 par Marc Ducassé , François Favre

 

 

Les ouvriers de la cave viticole Robertson Winery (RW) on fait une grève pendant quatorze semaines pour un salaire minimum. Récit.

 

Roberston est une petite bourgade sud-africaine située dans la vallée de la Breerivier à deux heures de route du Cap. Elle est surnommée la vallée du vin et des roses et la viticulture y joue un rôle économique important. 61 % des 28 000 habitants sont « coloured » pour reprendre la terminologie sud-africaine, 23 % sont des Africains noirs et 15 % sont blancs. Inutile de préciser que les gens « de couleur » n’habitent pas le joli centre-ville édouardien mais les « townships » aux abords de la ville.

 

Les ouvriers de la cave viticole Robertson Winery (RW) sont restés en grève pendant quatorze semaines. Alors que l’Afrique du Sud est secouée par des mouvements sociaux d’ampleur contre l’ANC et le Président Zuma dont la popularité ne fait que chuter, la lutte à RW est emblématique des conditions de travail des ouvriers dans les zones rurales.

 

Pour essayer de comprendre la situation, nous avons interviewé un militante et un militant que nous avions rencontrés en 2015 et qui nous avaient fait constater les conditions de travail et de vie extrêmement dures des travailleurs agricoles et des ouvriers de l’agroalimentaire. Mercia Andrews, membre de Democratic Left Front |1|, consacre son énergie à défendre les travailleurs agricoles, les droits des femmes et l’accès à la terre, et Deneco Dube, syndicaliste de CSAAWU |2|, travaille à RW.

 

Depuis leur syndicalisation très récente, les ouvriers de RW ont discuté de leurs conditions de travail et de leurs rémunérations. Les inégalités et la faiblesse des salaires ont été l’élément déclencheur de la grève. Dès le moment de leur embauche, les travailleurs noirs (et Mercia Andrews explique que par « noirs » elle entend tous ceux qui, historiquement, ont été opprimés) sont discriminés et sont traités d’une manière qui n’est pas loin de l’esclavage. Cette lutte ne se limite donc pas à demander une augmentation de salaire, mais elle dénonce le fait que les travailleurs ne sont pas mieux traités que lors de l’apartheid.

 

À l’embauche, Deneco Dube nous explique que les jeunes de 19-20 ans sont sélectionnés à l’aide de détecteurs de mensonge. De nombreuses entreprises sud-africaines utilisent ce procédé ignoble venu des États-Unis, mais seuls les noirs y sont soumis, ce qui sous-entend que les noirs sont des menteurs alors que les blancs, eux, ne sauraient mentir… Les salariés noirs sont alors ghettoïsés dans une unité de négociation et représentés par leur syndicat. Les cadres, tous blancs, ne peuvent pas être syndiqués et négocient directement avec leur direction, ce qui est illégal mais il s’agit avant tout pour la direction de s’assurer que CSAAWU ne soit pas un interlocuteur pour les salariés blancs.

 

Le salaire de base à RW est de 3 200 rands (approximativement 200 €) par mois, quelques ouvriers plus qualifiés comme les conducteurs d’engin et les mécaniciens sont un peu mieux payés. Mais tous les ouvriers ne sont pas à la même enseigne : ainsi un mécanicien noir avec 15 ans d’expérience peut prétendre à 8 500 R (± 550 €) alors qu’un mécanicien blanc sans expérience touche, lui, 18 000-19 000 R (± 1 200 €) avec une charge de travail moins élevée.

 

Les horaires de travail, de 8 h 30 à 17 h 30, ne reflètent pas la réalité car les ouvriers doivent pointer trois fois avant d’arriver sur leur poste de travail : une fois dehors quel que soit le temps, une fois avant le vestiaire et une troisième fois avant l’atelier. Avec plus de 200 ouvriers, les queues sont longues et il faut donc rajouter une heure le matin et une heure le soir. Ces heures ne sont pas payées et les ouvriers n’ont droit qu’à vingt minutes de pause en tout dans la journée (pause-pipi, repas, clope), un dépassement d’une seconde donne lieu à un avertissement écrit et à une retenue sur salaire. Mais surtout, seuls les noirs doivent pointer, et la colère de Deneco Dube quand nous le questionnons sur la légalité de ce système est patente : « Non, ce n’est pas légal, et je ne comprends pas que le ministère du Travail tolère ces discriminations, celles-ci devraient être notées dans ses rapports, même les audits sur les inégalités que les entreprises transmettent annuellement au ministère montrent que les ouvriers noirs sont beaucoup moins payés que les ouvriers blancs, sans même parler des discriminations que subissent les femmes. »

 

Les entreprises ont dû abandonner le système par lequel elles payaient en partie leurs salariés en nature avec du vin. Mais comme Mercia Andrews nous l’explique : « Certes ce système n’est plus légal, mais ses effets délétères n’ont pas cessé. Dans beaucoup de secteurs où nous intervenons, la consommation d’alcool est très élevée et de nombreux ouvriers sont complètement dépendants. Les patrons ne paient plus avec du vin, mais ils vendent directement aux ouvriers de l’alcool de mauvaise qualité. Pour nous, combattre l’alcoolisme est une cause majeure car plus les gens sont dépendants à l’alcool plus il leur est difficile de combattre l’oppression et l’exploitation qu’ils subissent. »

 

Face à la détermination des grévistes, nous nous interrogeons sur la réponse de l’industrie viticole. Mercia Andrews : « C’est une activité très bien organisée, les patrons se sont regroupés dans une organisation patronale, VinPro, et c’est en son sein que sont décidées les politiques salariales de toutes les entreprises. Cette année ils ont décidé de ne pas dépasser 8 % d’augmentation, et il n’est donc pas question pour eux que RW cède aux pressions des grévistes qui voudraient voir le salaire de base passer à 8 500 R, car tous les ouvriers du secteur pourraient alors prétendre à la même augmentation. »

 

Pour CSAAWU, il est primordial de ne pas limiter la lutte aux 227 ouvriers de RW mais de l’étendre en amont, dans les vignobles qui fournissent la distillerie en vin brut, et en aval, chez les distributeurs mais aussi transversalement dans les autres distilleries. Bien que CSAAWU représente 80 % des travailleurs, la lutte est rude et les risques élevés. Mercia Andrews : « La direction a essayé de faire interdire la grève, puis elle a voulu dicter au syndicat et aux ouvriers comment ils pouvaient se battre, elle a menacé les leaders de prison et CSAAWU d’une amende de 500 000 R s’ils gênaient les camions ou les briseurs de grève qu’elle a recrutés. »

 

Face à un rapport de forces très défavorable, les grévistes ont essayé d’élargir leurs soutiens que ce soit dans la société civile en Afrique du Sud ou à l’international. DLF et ses membres se sont très impliqués dès le début, et leur rôle est central dans cette lutte. Les « red brigades » |3| ont aussi affiché leur soutien et ont invité les travailleurs au Parlement du Cap occidental où ils ont lu une déclaration condamnant les employeurs. Quant à l’attitude de l’ANC, la réponse de Mercia est cinglante : « Rien ! ». Ce qui confirme combien les préoccupations des dirigeants de l’ANC sont maintenant éloignées de celles du peuple sud-africain. Des collectes d’argent et de nourriture ont été organisées par d’autres syndicats ou des groupes comme les étudiants de l’université du Cap. Des syndicats nord-européens sont aussi impliqués particulièrement en Suède et Norvège où les vins de RW sont commercialisés. Les grévistes ont en effet décidé de réactiver un mode de lutte utilisé pour faire tomber l’apartheid, le boycott des produits de RW. Une page Facebook a été ouverte à cet effet.

 

Pour Deneco Dube, dont c’est la deuxième grève après le soulèvement des ouvriers agricoles en 2012, l’aide internationale est essentielle car les grévistes ne pourront pas tenir indéfiniment sans paie, et le boycott est le meilleur moyen pour mettre la pression sur la direction. « Pour nous, le vin de RW est un vin de sang, c’est notre sang qui produit ce vin, et nous n’en tirons aucun profit, nous sommes payés comme des esclaves alors que le patronat s’enrichit de plus en plus. Boire ce vin aujourd’hui, c’est boire notre sang. »

 

À la douzième semaine, alors que les grévistes avaient accepté la proposition patronale d’une hausse des bas salaires de 400 R, approximativement 12,5 %, la direction a refusé d’inclure une clause de « paix » par laquelle elle se serait engagée à ne pas procéder à des licenciements, les négociations sont interrompues. Il ne faisait aucun doute que l’entreprise voulait casser la confiance des travailleurs et détruire leur syndicat. CSAAWU a donc renouvelé son appel à la solidarité internationale pour continuer et intensifier le boycott de tous les produits de RW et à protester directement auprès de la société et par tout autre moyen.

 

Les travailleurs de Robertson ont refusé de céder à la peur et aux menaces des employeurs et tenu bon. À la quatorzième semaine, ils ont décidé d’arrêter la grève et de signer un accord avec la direction.

 

L’accord comprend une augmentation des salaires de 8 % ou d’un forfait de 400 R par mois selon ce qui est le plus avantageux. Cette augmentation sera de plus rétroactive au 8 août dernier. En outre, il sera payé une prime annuelle équivalente à un mois de salaire, payable au 15 novembre. Surtout et cela était très important, les menaces de sanction à l’encontre de 16 des « meneurs » ont été définitivement levées.

 

Si les grévistes sont loin d’avoir obtenu les augmentations de salaires qu’ils souhaitaient initialement, ils ont obtenu de grandes victoires sur pas mal de points. On peut même dire que l’industrie viticole ne sera plus jamais la même. Le gouvernement a dû se résoudre à examiner les conditions d’esclavage qui existent dans les exploitations agricoles et l’industrie viticole. Les travailleurs et travailleuses des caves viticoles de ce pays vont ainsi pouvoir s’inspirer des succès que les travailleurs de Robertson ont obtenus. Ils vont tous y trouver un encouragement à se battre pour leur camp social et se défaire des mêmes conditions que ceux de Robertson ont eu à subir.

 

Le syndicat CSAAWU sort grandement renforcé de ce conflit et de son issue victorieuse, il va, on peut l’espérer, montrer la voie à suivre pour les travailleurs des campagnes sud-africaines qui souffrent tout autant que ceux des zones urbaines sinon plus à cause de leur isolement. C’est aussi une leçon pour nous tous à l’heure où l’Europe et le monde s’engagent dans les nationalismes nauséabonds. Plus que jamais il est clair que la lutte doit aussi encore et toujours se conduire dans la solidarité internationale.

 

Source : Inprecor

 

Notes

|1| Democratic Left Front (DLF, Front de la gauche démocratique) est un mouvement qui s’est formé en 2008. Il regroupe des militants qui avaient fait partie de la direction du Parti communiste ou qui venaient de différents courants et mouvements populaires de la gauche indépendante sud-africaine. DLF participe au regroupement en cours à gauche avec comme ligne de mire le Projet d’un mouvement pour le socialisme. Il est aussi lié au regroupement du mouvement syndical indépendant de l’ANC.

|2| CSAAWU : Commercial, Stevedoring, Agricultural and Allied Workers Union (Syndicat des travailleurs du commerce, de l’agriculture, des dockers et affiliés).

|3| Les « red brigades » (brigades rouges) est le nom donné aux militants activistes du parti de gauche Economic Freedom Fighters (Combattants pour la liberté économique, EFF), formé en 2013 par d’anciens membres de l’ANC et dirigé par Julius Malema.

 

Marc Ducassé

formateur et syndicaliste retraité, militant du NPA, France

François Favre

agriculteur et syndicaliste, membre de la Confédération paysanne, militant du NPA, France

 

 

 

Source : http://www.cadtm.org

 

 

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 13:06

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Solidarités locales

A Saint-Etienne, une nouvelle forme de pédagogie sociale émancipe les femmes et les enfants d’un quartier pauvre

 

par

 

 

Dans un quartier populaire de Saint-Etienne, des « ateliers de rue » sont proposés régulièrement aux enfants. Leur principe : un accueil libre, inconditionnel et gratuit. Sur cet espace en milieu ouvert, les enfants, parfois accompagnés par leurs parents, sont invités à prendre des initiatives et à coopérer. Ces ateliers s’inspirent d’une pédagogie sociale visant à expérimenter de nouvelles façons de vivre et d’éduquer collectivement, avec tous les âges et à partir de toutes les cultures. Cinq ans après leur mise en place, ces pratiques d’émancipation, qui recréent aussi du lien entre adultes, gagnent du terrain, mais sont peu soutenues par les politiques. Un « café des femmes » a également ouvert. Reportage.

Difficile de trouver l’espace de jeux du quartier de la Tarentaize, bordé par un boulevard urbain d’un côté, abrité par une grande médiathèque de l’autre. A mesure que l’on s’approche, les cris des gamins disputant une partie de foot recouvrent le bruit des voitures ralliant Saint-Étienne. Aux abords du terrain, des enfants affluent pour aider à déplier les tapis de jeux fournis par l’association Terrain d’entente. Des sourires gagnent les visages à la vue des diabolos, jeux de société, slackline (sortes de cordes pour funambules), instruments de jongle et autres coloriages... Depuis cinq ans, l’association propose des ateliers de rue, les mercredi et samedi après midi, tout au long de l’année. Avec un principe clé : l’accueil est libre, inconditionnel et gratuit.

« Les enfants partent et viennent librement, les différents jeux sont à leur disposition », relate Josiane Reymond, fondatrice de l’association. « C’est parti d’une demande des enfants, qui nous disaient qu’il n’y avait rien pour eux. » La Tarentaize, à l’ouest de Saint-Etienne, est considérée comme l’un des quartiers les plus en difficulté de la ville, avec un taux de pauvreté dépassant les 43% [1]. « Beaucoup d’habitants voudraient partir, nous sentons que les enfants souffrent, la vie est dure. Au lieu de regretter que les gens ne se mobilisent plus, nous avons décidé d’aller à leur rencontre. Nous sommes venus avec des tapis et des jeux, au pied des immeubles, en nous demandant : quelle légitimité peut-on avoir en n’étant pas du quartier ? » La réponse, l’association l’a trouvée dans la présence grandissante d’enfants lors de ces ateliers installés dans l’espace public.

Pour les enfants, ces ateliers de rue ne sont pas seulement un moment de jeu, mais aussi un temps pour évoquer leurs préoccupations et leurs envies. « Ils sollicitent notre présence pour certains conflits », observe Josiane. « Nous nous référons aux outils de la pédagogie sociale pour aider les enfants à construire des relations positives, traverser les conflits de façon à ce que chacun trouve sa place au sein du collectif. » Derrière le concept de « pédagogie sociale », on retrouve des figures comme le pédagogue Célestin Freinet [2]. Aller à la rencontre de quartiers délaissés, offrir une présence régulière, favoriser l’émancipation individuelle et collective, c’est l’engagement tenu dans la durée par les pédagogues sociaux. « Nous ne sommes plus dans la distance mais dans la proximité, nous ne sommes plus dans la défiance mais nous construisons au fil du temps des relations de confiance et d’estime réciproques », explique Josiane, qui s’appuie fortement sur les travaux de Laurent Ott, chercheur en travail social.

 

« Chacun possède un petit bout de l’histoire d’un enfant »

L’association Terrain d’entente propose de partir des idées des enfants, et de compter sur tout le monde pour les réaliser. Ce jour-là, Youssef, un jeune adolescent, reparle de son envie d’organiser une chasse au trésor. Saad, stagiaire chez Terrain d’entente, propose de l’aider avec d’autres enfants. « Des projets deviennent possible avec la participation de tous, notre petite équipe, les enfants, les adultes, souligne Josiane. A force de tâtonnements, on trouve peu à peu la meilleure façon de se retrouver collectivement. Nous organisons des « conseils » avec les enfants, pour discuter de la manière dont les choses se passent. » Un « bâton de parole » y circule entre enfants, seul celui qui tient le bâton est autorisé à parler.

A la différence des centres de loisir, le travail mené par l’association Terrain d’entente se mène dehors, sur l’espace public, sans aucune barrière de protection traçant une frontière entre intérieur et extérieur. « Souvent, quand on ne sait plus quoi faire avec un gamin, on le met dehors, observe Josiane. La sanction, nous la dégainons tous, mais ça ne règle rien : les gamins se sentent exclus, abandonnés. Être dans l’espace public nous rend d’une certaine manière plus intelligent. Nous finissons toujours par trouver une solution. » L’équipe organise au moins deux réunions par semaine pour faire le point. « Chacun possède un petit bout de l’histoire d’un enfant. Nous cherchons ensemble l’attitude la plus adaptée face à des gamins parfois très tendus. »

 

« Nous nous sommes efforcés d’entendre, de comprendre »

Josiane évoque l’exemple de Sonia*, une jeune fille de 12 ans, la plupart du temps agressive avec les autres enfants mais aussi avec les adultes. « Notre première intention a été le rappel au cadre, l’exclusion de certains jeux, ce qui a redoublé sa rage. Puis, nous nous sommes efforcés d’entendre, de comprendre. » Sonia s’est peu à peu confiée sur les problèmes de sa famille, sa détresse. « Nous avons partagé sa peine, son sentiment d’injustice, de ne pas se sentir aimée. Et comme la plupart des enfants lorsqu’ils se sentent entendus, pris en compte, elle s’est reconnectée à ses envies. » Sonia voulait construire un atelier coiffure et beauté. « Lors de cette première journée réalisée à son initiative, elle s’est montrée très attentive aux autres, s’efforçant d’intégrer tous ceux qui souhaitaient profiter de ce nouvel espace. Elle a pu manifester une autre et très belle, très touchante part d’elle-même. »

Face à des familles en difficulté, de plus en plus isolées, Josiane estime que l’éducation des enfants « concerne tout le quartier ». « Les parents ne peuvent pas consacrer toute leur énergie à s’occuper des enfants, ils ont plein de choses à tenir pour assurer le quotidien : de nombreuses démarches, des préoccupations, ils sont parfois épuisés. Notre présence auprès des enfants, deux après midis par semaine, constitue un petit relais auprès des parents qui le souhaitent. On se sent concernés et on agit ensemble sur les différents évènements qui traversent ces temps de rencontre. » Ce collectif permet de faire sortir les gens de chez eux, de créer des liens de confiance et de compter sur d’autres. « Certains nous disent que nous rendons les parents démissionnaires. C’est fou ! Personne ne s’inquiète des parents qui confient leurs enfants au centre de loisir. »

Originaire d’Algérie, Samia vient régulièrement avec ses enfants. « Je n’ai pas ma famille ici, et la solitude me pèse. Je restais souvent à la maison. Maintenant, nous nous connaissons avec les autres femmes du quartier, nous partageons nos joies et nos peines. » Une garde des bébés a également été mise en place le mardi après-midi dans le centre social du quartier, avec la possibilité pour les parents d’être présents. L’équipe assure également une présence régulière à la médiathèque de la Tarentaize, apportant notamment une aide aux devoirs. Des sorties nature, théâtre ou cinéma sont aussi organisées.

 

« Il y a beaucoup de cafés pour les hommes, mais rien pour nous »

Depuis 2013, l’association a ouvert un café des femmes, à leur demande, qui se tient le vendredi après-midi dans le centre social. « Il y a beaucoup de cafés pour les hommes dans le quartier, mais il n’y a rien pour nous », témoigne Fiala, son bébé dans les bras. « Ici, nous parlons librement, nous n’avons peur de rien », poursuit son amie qui a déménagé dans un autre quartier, mais qui n’hésite pas à faire trente minutes de trajet en transports en commun pour participer à ce temps d’échange. Ce vendredi, elles sont une dizaine de femmes réunies autour d’un thermos de thé à la menthe et de gâteaux faits maison. Elles reviennent sur leur journée de travail, évoquent des galères administratives, rient à la vue des photos du tournoi de foot en soutien à la Palestine auquel elles ont participé. « On peut tout faire avec le voile, vous voyez ! », plaisantent-elles.

C'est la première fois que Djilalia participe au café des femmes. La voix fébrile, elle explique que son enfant de 13 ans vient d’être mis à pied huit jours par le collège suite à une bagarre. Elle est venue avec les courriers de l’école qu’elle n’a plus la force d’ouvrir, et ne sait pas à qui s’adresser pour l’aider. « Je n’arrive plus à dormir, souffle t-elle, il va passer en conseil de discipline. » Tour à tour, ces femmes qui ne la connaissaient pas une heure avant, lui apportent leurs conseils et tentent de la rassurer. « Toutes seules, on est trop fragiles », constate Josiane. Et parfois, l’espoir de pouvoir offrir un avenir meilleur à leurs enfants est bien ténu. Toutes s’accordent sur la nécessité d’organiser des rencontres avec des enseignants pour évoquer la scolarité, mieux comprendre les difficultés et leur trouver des solutions. Dans ce lieu, l’entraide et la solidarité ne sont pas que des mots, elles se vivent.

 

Peu de moyens, beaucoup d’« inventivité »

Si les idées et les envies ne manquent pas, l’association dispose en revanche de très faibles moyens financiers. A défaut de local, l’équipe investit ponctuellement le centre social ou la médiathèque en cas de pluie, et stocke le matériel dans un garage insalubre. « Le café des femmes est remis en question lors de chaque vacances scolaires car le centre social a besoin de ses locaux. Cela renvoie aux habitants de ces quartiers qu’il n’y a pas grand chose pour eux, seulement les miettes », soupire Josiane. Ne pouvant embaucher de manière pérenne, le turn-over dans l’équipe est fort [3]. Les autres énergies sont bénévoles. Josiane redoute de ne pas arriver à maintenir cette démarche dans la durée. Elle s’accroche cependant : « Avoir peu permet de développer l’ingéniosité, la créativité. C’est possible, si l’on appartient à un collectif. »

Cet usage collectif de l’espace public, tissé de solidarités, n’est pas propre à Saint-Étienne. Des initiatives similaires existent à Paris-Longjumeau avec l’association Intermèdes-Robinson, et dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble, avec l’association Mme Ruetabaga (voir la vidéo de présentation ci-dessous). « Il est temps de multiplier ces initiatives, de construire des espaces de rencontre où l’on fait les choses ensemble », reprend Josiane. « C’est par le faire-ensemble qu’on retrouve le commun qui permet de se parler, de rétablir la confiance. »

Sophie Chapelle

Photos : association Terrain d’entente.

*Son prénom a été modifié.

 

 

Notes

[1Le seuil de pauvreté est fixé à 1008 euros par mois pour une personne seule.

[3L’association compte actuellement deux services civiques et deux salariés en contrat aidé.

 

 

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Source : http://www.bastamag.net

 

 

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25 décembre 2016 7 25 /12 /décembre /2016 17:36

 

BEST-OF

Si Nuit Debout avait un visage, ce serait peut-être celui de Frédéric Lordon. Appelé plusieurs fois à s'exprimer sur la place de la République à Paris, l'économiste français est devenu un leader (malgré lui ?) du collectif. Mais ses discours lors de cette mobilisation ne sont pas les seuls à avoir fait de lui une figure de la contestation.

LIBERATION
 
 
 
 
Source : http://www.liberation.fr
 
 
 
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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 22:24

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

Petit Papa Noël

« Un vrai procès pour Christine Lagarde » : la pétition qui monte

 

 

 

Choqué par la dispense de peine dont a bénéficié l’ancienne ministre des Finances, un enseignant a lancé une pétition sur Change.org, qui recueille de nombreuses signatures.

 

Coupable mais dispensée de peine  ? La mansuétude de la cour de justice de la République envers Christine Lagarde dans l’affaire de l’arbitrage Tapie a beaucoup choqué. Nous l’avions relevé sur Twitter, où les sarcasmes et les critiques ont plu sur l’ancienne ministre de l’Economie.

Nombreux sont ceux qui ont fait un parallèle entre des peines infligées pour des petits délits de droit commun, comme l’écrivain Régis Jauffret évoquant le jeune homme (au casier judiciaire vierge) qui a pris 3 mois de prison ferme pour avoir volé un fromage dans un supermarché.

 

C’est ce parallèle que reprend un internaute, qui a lancé sur Change.org une pétition réclamant «  un vrai procès pour Christine Lagarde  », l’évoquant en introduction  :

«  Le 13 mai 2016 dernier une personne sans domicile fixe de 18 ans [voir ici par exemple], qui s’était introduite dans une maison de Figeac pour y voler du riz et des pâtes “par nécessité”, a été condamnée à 2 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Cahors.

Ce 19 décembre 2016, Madame Christine Lagarde vient d’être jugée coupable par la Cour de Justice de la République tout en étant dispensée de peine. Quelle honte pour notre “démocratie” ! »

 

« Selon que vous serez puissant ou misérable »

Et comme de nombreuses personnes à l’annonce de la décision, l’auteur de la pétition cite La Fontaine : «  Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.  »

 

Christine Lagarde arrive à son procès devant la cour de justice de la République, le 12 décembre 2016

Christine Lagarde arrive à son procès devant la cour de justice de la République, le 12 décembre 2016 - Thibault Camus/AP/SIPA
 

Cette pétition, qui réclame que la directrice générale du FMI soit traduite devant un tribunal correctionnel, a été lancée quelques heures après la décision de la cour de justice de la République (CJR). Elle dépasse maintenant 165 000 signatures.

 

 

Tout l'accable !!! C'est effarant !

 

L’auteur de la pétition, Julien Cristofoli, indique sur sa page Facebook être enseignant et habiter au Mans.

 

Valls pour la suppression de la CJR

La CJR est la seule juridiction compétente pour juger les membres du gouvernement pour les crimes et délits commis dans l’exercice de leur fonction, et la pétition a peu de chances sauf miracle de Noël d’avoir un résultat concret – au moins sur cette affaire.

Mais la rapidité à laquelle cette demande est soutenue illustre l’incompréhension, voire la colère, qu’a suscitée la décision. L’occasion de rappeler à nouveau que François Hollande s’était engagé en 2012 à supprimer cette justice d’exception qu’est la CJR.

 

Je ferai voter une loi supprimant la Cour de Justice de la République. Les Ministres doivent etre des citoyens comme les autres.

 

Manuel Valls vient à son tour de s’engager, s’il est élu, à la supprimer – tout comme l’article 49-3 de la Constitution, après en avoir largement usé pendant qu’il était Premier ministre. 

 

Pour aller plus loin

Christine Lagarde, sanctionnée... au moins sur Twitter

Christine Lagarde : France 2 informe sans négligence

Plus de 500 000 signataires contre la loi travail : combien seront dans la rue ?

 

 

 

Source : http://rue89.nouvelobs.com

 

 

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 13:23

 

 

 

 

"Chacun pour tous" : à Paris, des commerces ouvrent leurs services aux SDF

 

, avec AFP
 
 
 
Avec l'association "Le Carillon", plus de 200 commerces de la capitale offrent des services du quotidien aux personnes à la rue. Un mouvement de solidarité qui s'étend.
 
 

"Le carillon chacun pour tous". Un petit autocollant avec trois cloches s'est répandu depuis quelques mois sur les vitrines de cafés, restaurants, pharmacies et autres commerces de Paris. Dans les établissements où il est apposé, les personnes en difficulté savent qu'elles sont les bienvenues. Plus de 200 commerçants membres du réseau acceptent en effet de rendre aux sans-abri des services du quotidien tels que recharger son téléphone, réchauffer un plat, boire un café

"Le Carillon" a vu le jour en novembre 2015 dans le 11ème arrondissement de la capitale. L'idée était de "recréer un réseau de fraternité et de bienveillance très localement", explique Guillaume Holsteyn, coordinateur de l'association. Les commerçants choisissent les services qu'ils souhaitent offrir et le créneau horaire qui leur convient et le Carillon les accompagne.

 

Le réseau va s'étendre

Sur les vitrines, des pictogrammes indiquent les services offerts (verre d'eau, accès internet, trousse à pharmacie, etc.). Des bons (pour une boisson chaude, un repas...) sont aussi distribués par les bénévoles ou les associations partenaires, ainsi qu'un livret regroupant les commerces participants.

Aujourd'hui présent dans 10 arrondissements du centre et de l'est parisien, Le Carillon compte investir la rive gauche à partir de janvier et doubler son nombre de salariés (une vingtaine actuellement). A partir de mars, le système sera aussi installé à Lille, Nantes, Lyon et Marseille.

 

>>

 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 12:02

 

Source : http://www.penserlibrement.fr

 

Trois minutes chrono pour coller Merkel sur le génocide du Proche Orient et le lobby militaro industriel !

guerre-proche-orient

 

En trois minutes chrono, Sahra Wagenknecht, vice-présidente du groupe Die Linke, soit la gauche de la gauche allemande, colle Merkel au mur en pointant la responsabilité et les hypocrisies du lobby militaro-industriel national dans les 1,3 millions de morts des conflits récents du Proche-Orient !

 

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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 21:52

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Le mariage d’une fillette jette une lumière crue sur les violations des droits des femmes en Tunisie

 

 

 

A Tunis, le 14 décembre 2016, manifestation contre l’article 227bis du Code pénal tunisien qui permet à un violeur de mineur d’échapper à la prison s’il épouse sa victime.

 

Sur la pancarte, elle a écrit en lettres capitales « How I met your mother ? » (« comment ai-je rencontré votre mère ? »), reprenant le titre d’une série télé américaine humoristique, et cette réponse, cinglante : « Je l’ai violée lorsqu’elle avait 13 ans ». A l’image de cette jeune manifestante tunisienne, plusieurs dizaines de personnes, en majorité des femmes, se sont rassemblées, mercredi 14 décembre, à Tunis devant le Parlement pour dénoncer une nouvelle affaire de mariage d’une mineure.

 

La colère des militantes a éclaté mardi lorsque a été connue la décision d’un tribunal du Kef, région au nord-ouest de la Tunisie, prise le 1er décembre et autorisant le mariage d’une jeune fille de 13 ans avec un proche âgé de 20 ans qui l’a mise en enceinte. Pour les organisations de défense des droits des femmes, l’adolescente a été violée et ce mariage n’est qu’une façon pour son agresseur d’éviter des poursuites, comme le lui permet la loi.

 

Chokri Mejri, porte-parole du tribunal de première instance, a tenté d’expliquer la décision, assurant que l’adolescente n’avait pas été violée. « Nous avons entendu la fille et après vérification de tous les détails, nous avons considéré qu’elle était apte au mariage. La preuve, elle est enceinte », a-t-il ainsi déclaré à l’AFP, précisant que « les deux familles ont demandé le mariage pour ne pas faire scandale ». Une version vertement contredite par la responsable de la protection de l’enfance de la région du Kef, Houda Abboudi : « Quand il s’agit d’une enfant de 13 ans, on ne peut parler d’un rapport sexuel avec consentement. Il s’agit d’un viol. »

 

« Subir sans violence »

Au cœur de l’affaire : un article du Code pénal tunisien (l’article 227bis), adopté en 1958, qui punit de six ans de prison toute personne ayant « fait subir sans violence l’acte sexuel à un enfant de sexe féminin âgé de moins de 15 ans accomplis » (cinq ans si elle a entre 15 et 20 ans), mais précise que « le mariage du coupable avec la victime (…) arrête les poursuites ». L’abrogation de cet article est une demande récurrente des organisations de défense des droits des femmes depuis des décennies, qui, outre la clause sur le mariage, soulignent l’aberration de l’idée même d’un acte sexuel sur mineur « sans violence ».

« Il n’a jamais été abrogé, car cela ne fait pas partie des priorités politiques, mais il y a eu, aussi, la volonté de ménager une société patriarcale et conservatrice dans laquelle des femmes et des filles continuent d’être sacrifiées sur l’autel de l’honneur familial », dénonce Alya Cherif Chammari, avocate et militante pour les droits des femmes et des petites filles.

 

Lire aussi :   Maroc : le suicide de Khadija Souidi, violée et torturée, relance le débat sur l’impunité de ses agresseurs

 

L’histoire du Kef rappelle que, dans un pays pionnier des droits des femmes, le combat pour leur respect est loin d’être achevé. Depuis 2011, et la chute du président Zine El-Abidine Ben Ali, plusieurs projets de loi sur le sujet sont en souffrance, que ce soit une réforme globale du Code pénal, un projet visant spécifiquement à abroger l’article 227bis, ou encore un texte entièrement dédié à la lutte contre les violences faites aux femmes. Elaborée en 2014 grâce à un partenariat très étroit entre le ministère de la femme et les organisations de la société civile, la loi est toujours dans les cartons du Parlement.

 

Principes constitutionnels

Cette affaire peut-elle provoquer un électrochoc ? Alya Cherif Chammari estime que oui, soulignant que cette fois l’indignation est allée bien au-delà des traditionnels cercles militants. « La société tunisienne est prête pour ces changements, assure-t-elle. De manière générale, il faut harmoniser les lois à la Constitution qui affirme l’égalité entre hommes et femmes et la lutte contre toute forme de violence contre les femmes. Que l’Etat passe au scanner les lois à l’aune de ces deux principes constitutionnels. »

Face à la levée de boucliers, Chokri Mejri est revenu sur ses déclarations. Le porte-parole du parquet de Kef a annoncé, mercredi 14 décembre, que le procureur général s’était constitué partie civile et réclamait l’annulation de la décision judiciaire ayant autorisé cette union. Les organisations de défense des droits des femmes demandent, elles, l’annulation du mariage.

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 17:31

 

 

Source : https://reporterre.net

 

Floués, des propriétaires de pavillons s’élèvent contre Center Parcs

 

14 décembre 2016 / EcoLogicAction 71 et Le Pic noir

 

 

 

Invoquant la gravité de la fronde qui anime les propriétaires de « cottages » d’un Center Parcs de l’Aisne contre Pierre et Vacances, les auteurs de cette lettre ouverte demandent aux élus de Bourgogne–Franche-Comté de ne pas favoriser le développement de ces centres, créateurs de bulles immobilières touristiques.

 

 

Hervé Bellimaz est membre du conseil d’administration du Pic noir, une association d’opposants au projet de Center Parcs à Poligny (Jura). Il a transmis à Reporterre cette lettre ouverte rédigée conjointement avec l’association EcoLogicAction 71, d’opposants au projet de Center Parcs du Rousset (Saône-et-Loire).

 

Mesdames et Messieurs les conseillères et conseillers de la région Bourgogne–Franche-Comté et des départements du Jura et de la Saône-et-Loire,

De nombreux articles de presse ont récemment rapporté le bras de fer entre Pierre et Vacances et les propriétaires de cottages du Center Parcs du lac d’Ailette, dans l’Aisne.

Dans un article de L’Union du 9 août 2016, nous apprenions que 430 propriétaires avaient refusé la reconduction des baux commerciaux qui les liaient à Pierre et Vacances-Center Parcs (PV-CP) après l’annonce d’une baisse du prix des locations de 15 % et des rénovations imposées aux propriétaires de l’ordre de 10.000 euros à 18.000 euros par cottage.

Puis, le 27 octobre 2016, L’Aisne nouvelle annonçait que, parmi les propriétaires réfractaires à la reconduction de leur bail, 100 avaient décidé de revendre leur cottage, mais se seraient heurtés à la réalité du marché immobilier : une décote de 50 % par rapport au prix d’achat, le remboursement de la TVA et un marché de la revente verrouillé par Pierre et Vacances-Conseil Immobilier, aucune autre agence immobilière traditionnelle n’ayant accepté de prendre de mandat.

 

Des propriétaires captifs

 

Les propriétaires sont ainsi captifs d’un site, d’un concept et d’un opérateur :

 

  • Grâce à une défiscalisation plus que généreuse (Censi-Bouvard, LMNP/LMP, etc.), quoique contraignante, les cottages neufs étaient nettement surévalués (en moyenne 250.000 euros pour une construction qui s’apparente plus à un bungalow), une source de cash salvatrice pour un groupe déficitaire depuis cinq ans. Une source de problèmes à la revente pour les propriétaires ;
  • Les risques d’évolution du marché ont été essentiellement reportés sur les propriétaires, qui devront assumer les risques de propriété, PV-CP ayant pour politique de ne jamais être propriétaire, mais seulement gestionnaire ;...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source ; https://reporterre.ne

 

 

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 17:15

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Ondes

Une personne électrosensible obtient le retrait de son compteur « intelligent »

 

par

 

 

 

C'est une première. Le 17 novembre, le tribunal d’instance de Grenoble a ordonné le retrait du compteur d’eau à radiofréquences du domicile d’une personne électrosensible. Selon le jugement que Basta ! a consulté, le « compteur d’eau installé dans l’appartement de Mme C. et celui installé éventuellement dans la chaufferie » devront être enlevés [1] et remplacés par des « compteurs avec relevé annuel ».

Les nombreux certificats médicaux versés aux débats ont convaincu le tribunal. La plaignante « présente une hypersensibilité aux champs électromagnétiques, ce qui nécessite impérativement sa mise à l’abri d’un maximum de sources électromagnétiques même de faible intensité », explique le tribunal. Celui-ci insiste toutefois sur le fait que le retrait du compteur d’eau « ne résoudra que très partiellement les problèmes de santé de Mme C., l’expert mandaté par l’Opac 38 ayant souligné que la plupart des pollutions hautes fréquences étaient en partie dues aux diverses connections wifi des appartements de l’immeuble (…) et aux diverses antennes relais ». L’avocat de la personne électrosensible a précisé auprès de l’AFP que des travaux d’isolation de l’appartement sont prévus pour se protéger notamment des ondes wifi – une partie étant prise en charge par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées de l’Isère.

 

Tous nos articles sur les ondes électromagnétiques

 

D’autres compteurs à radiofréquence de ce type, qui « dégagent des ondes électromagnétiques » comme Linky pour l’électricité ou Gazpar pour le gaz, « ne devront pas être installés », précise le jugement. Le coordinateur de l’association environnementale Next-Up, spécialisée dans la lutte contre les pollutions électromagnétiques, salue cette décision comme « une avancée majeure pour la santé publique ». « Le tribunal a retenu non pas le risque mais l’atteinte à la santé et a aussi étendu explicitement sa décision à tous les compteurs avec émetteurs par radio-fréquences, système de comptage connecté Linky inclus. »

Cette décision va à l’encontre des arguments avancés par le gestionnaire du réseau électrique Enedis (ex ERDF), en charge du déploiement du compteur Linky sur le territoire national. L’entreprise ne cesse de mettre en avant « l’absence de menace pour la santé » [2]. GRDF assimile pour sa part la communication entre le compteur Gazpar, le concentrateur et le fournisseur d’énergie à « un appel téléphonique d’environ 15 minutes » [3]...

Trois millions de boitiers Linky ont déjà été posés dans les foyers. L’objectif d’Enedis est d’en installer 31,5 millions d’ici 2021. GRDF vise la pose de 11 millions de compteurs Gazpar entre 2016 et 2022. De son côté, Suez a déjà connecté 1,6 million de compteurs d’eau communicant en France, et Veolia 1,5 million [4]. Alors que de plus en plus de communes s’opposent au déploiement des compteurs communicants mais se heurtent à des condamnations, ce jugement pourrait appuyer leur combat.

 

 Lire nos précédentes enquêtes sur Linky

 

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