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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 14:17

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

Pourquoi Air France veut encore supprimer des postes

|  Par Dan Israel

 

 

 

Les pilotes ne sont pas les seuls à refuser le plan proposé par la direction d'Air France, qui enchaîne les restructurations massives depuis 2009. Et pour cause : tout le marché européen est très mal en point, coincé entre les compagnies low cost et leurs concurrents du Golfe, massivement aidés par leurs États.

 

Les photos des deux dirigeants d’Air France s’échappant, la chemise en lambeaux et sous bonne escorte, du siège de la compagnie après l’interruption du comité central d’entreprise lundi sont encore dans toutes les têtes. Ce mardi, François Hollande a dénoncé des « violences inacceptables » qui nuisent à « l’image » de la France. Manuel Valls a, quant à lui, témoigné de son soutien aux dirigeants de l’entreprise, déclarant : « Quand Air France est sous le choc, c’est toute la France qui est sous le choc. » « Rien ne peut justifier de tels agissements. Ces agissements sont l’œuvre de voyous, a-t-il affirmé. La justice devra identifier ceux qui se sont livrés à cette violence inqualifiable. »

 

 

Autre symbole de la tension régnant dans l'entreprise, cette vidéo postée sur Facebook ce mardi, montrant une salariée qui interpelle des représentants de la direction lors des négociations de lundi, et parle longuement dans le vide, devant le regard inexpressif de dirigeants marmonnant qu'ils ne sont « pas habilités » à lui répondre. Sur sa page, la salariée indique qu'elle a ensuite pu dialoguer avec des responsables des ressources humaines.

Consciente d’avoir remporté une manche dans la bataille d’image qui l’oppose à des pilotes peu soutenus et à l’image déjà mauvaise, en interne comme à l’extérieur, la direction a en tout cas fait savoir que sa porte était ouverte pour reprendre les négociations avec eux. Faute d’accord avec leur syndicat, le puissant SNPL qui a longtemps été en position de quasi-cogestion dans l’entreprise, le plan de réduction des effectifs, dévoilé lundi, entrera en application en 2016 et 2017.

Pourtant, les pilotes ne sont pas les seuls à refuser les demandes de la direction. Et les plans de restructuration se succèdent à un rythme effréné depuis 2009. Quant aux concurrents européens d’Air France, ils ne sont pas forcément en forme, ou ont déjà fait des choix très douloureux. Et au fait, qu’en est-il de la santé réelle de l’entreprise ? Voici quelques clés pour comprendre la situation.
 

  • Les pilotes ne sont pas seuls contre la direction

Air France l’a annoncé lundi : son PDG Frédéric Gagey, ainsi que le patron de l’entreprise Air France-KLM (la fusion des compagnies française et néerlandaise a eu lieu en 2009) Alexandre de Juniac, entendent rendre rentables 80 % des lignes long-courriers d'ici fin 2017, contre 50 % aujourd'hui. Ils visent un bénéfice d'exploitation de 740 millions d'euros à cette date.

Dans un premier temps, il y a plusieurs mois, la direction a lancé des négociations avec le SNPL, le syndicat majoritaire des pilotes. Elle demandait à l’ensemble des personnels navigants, pilotes, hôtesses, stewards et mécaniciens, d’augmenter d'une centaine d'heures leur temps de vol annuel, à rémunération constante. Gain de productivité espéré : 17 %.

Le 21 mai, lors de l’assemblée générale annuelle d'Air France-KLM, son patron Alexandre de Juniac a été reconduit avec un score de 94 %. Aussitôt réélu, il avait lancé un avertissement : « Je ne vous ai pas promis aujourd'hui un avenir serein, je vous ai promis une dure tourmente et des mesures d'adaptation qui doivent être courageuses et vigoureuses. » Et cette « dure tourmente » n’est en fait que la suite d’une longue série de mesures d’économie et de restructuration, depuis qu'Air France a subi la première perte de son histoire, en 2008.

Selon les calculs de l’entreprise, 12 400 postes ont été supprimés depuis 2009, c’est plus de 15 % de l’effectif de l’époque. En 2012 et 2013, 5 100 postes ont été supprimés, et 2 800 en 2014 et 2015. Le groupe a aussi supprimé 30 % de son offre court et moyen-courrier en trois ans.

C’est devant le refus des pilotes de voir leur temps de travail bondir de presque un quart sans gain supplémentaire, disent-ils, qu’Air France a annoncé devoir procéder à une restructuration, qui comprendrait sans doute des licenciements secs. Le but est de réduire les effectifs de 10 % d’ici fin 2017 (3 % en 2016, 7 % en 2017). On annonce 2 900 suppressions de poste potentielles pour 2017 : 300 chez les pilotes, 900 chez les hôtesses et stewards et 1 700 chez le reste des salariés. Et selon Le Canard enchaîné et Reuters, il pourrait même être question de 5 000 emplois supprimés. La compagnie diminuerait également sa flotte de 14 appareils.

Pourquoi Alexandre de Juniac et Frédéric Gagey ont-ils décidé de faire reposer tout le poids de la négociation sur les épaules des pilotes ? D’abord parce qu’ils n’ont pas encore été mis autant à contribution que les autres catégories de personnel. Tous avaient accepté de devenir 20 % plus compétitifs sur la période 2013-2015, en baissant les coûts de fonctionnement et en gagnant en productivité. Mais, selon Les Échos, de savants calculs du cabinet Secafi ont établi que les quelque 3 800 pilotes (sur 64 000 salariés) « n'auraient généré que 11,8 % de gain économique ».

Mais ce n’est pas la seule raison. Créer un face-à-face avec les pilotes, catégorie peu aimée parmi les salariés, permet aussi de leur faire porter la responsabilité des licenciements à venir. « Le gros problème, c’est que la campagne médiatique pour charger les pilotes a très bien fonctionné, mais il n’y a pas eu de vraies négociations. On a tout fait, selon moi, pour en arriver au plan B, c’est-à-dire les licenciements », témoignait lundi dans Mediapart François Pottecher, président du SNPL Transavia, la compagnie low cost d’Air France.

Les pilotes ne sont pas les seuls à rejeter les propositions de la direction. C’est une information qui ne fait guère les gros titres, mais deux des trois syndicats d'hôtesses et de stewards représentatifs (UNSA PNC et SNPNC) ont jusqu’à présent refusé de participer aux discussions visant leur accord collectif, qui est encore valable un an. Ces syndicats ont tout bonnement refusé de s’asseoir à la table des négociations ! Les pilotes avaient au moins accepté de négocier, et ils ont beau jeu de dire qu’ils ont retenu leur signature avant de connaître le sort des autres personnels. Pour preuve de leur bonne foi, ils soulignent qu’ils ont même fini par signer, en décembre, une version de l’accord contre lequel ils s’étaient battus durant les deux semaines de grève de septembre dernier.

 

  • Air France n’est pas (plus) au bord de la faillite

Comment comprendre qu’un nouveau plan de restructuration, intitulé « Perform 2020 », arrive juste après le précédent, « Transform 2015 » ? La réponse vient de la bouche même d’Alexandre de Juniac, interrogé par Les Échos en mars : « S’il fallait résumer le plan Transform 2015 en peu de mots, je dirais que nous avons sauvé le groupe. (…) Avec Transform, nous avons complètement inversé la tendance. Sans la grève, Air France-KLM aurait dégagé 300 millions d’euros de bénéfices. Intrinsèquement, nous sommes donc redevenus bénéficiaires. (…) Et maintenant que nous avons remis la compagnie sur le chemin de la rentabilité, nous pouvons passer à l’étape suivante avec le plan Perform 2020, qui sera celui de la reconquête. »

 

Devant le siège d'Air France, le 5 octobreDevant le siège d'Air France, le 5 octobre © Reuters - Jacky Naegelen
 

Autrement dit, et contrairement aux déclarations diverses qui voient déjà Air France au bord de la tombe, le fleuron aéronautique s’est en réalité tiré de sa plus mauvaise passe, grâce aux efforts précédents. Il s’agit désormais de retrouver le peloton de tête des compagnies aériennes. La direction confirme volontiers que depuis 2010, l’entreprise a gagné plus de 15 % de compétitivité, et que l'hémorragie financière est stoppée. Mais elle est désormais à l’équilibre, ou à peine plus, avec environ 300 millions d’euros de bénéfice attendu en 2015, pour 25,5 milliards de chiffre d'affaires, et une dette de presque 12 milliards d'euros.

Pourtant, Air France-KLM aurait toutes les raisons du monde de mieux se porter : les cours du pétrole sont à un niveau historiquement bas, et la demande mondiale est en hausse constante. Pour 2015, l'Association internationale du transport aérien (Iata) attend des bénéfices mondiaux cumulés dans le secteur de 29 milliards de dollars, contre 16 milliards en 2014. Mais à l’image des autres compagnies aériennes, Air France ne tire pas son épingle du jeu. Pourquoi ? Selon Tony Tyler, le dirigeant de l’Iata, les entreprises européennes sont pénalisées par « la faible croissance économique, des taxes élevées [imposées par les aéroports européens, comme ceux de Roissy ou d’Orly – ndlr], une réglementation onéreuse et l'incapacité des gouvernements à mettre en place le ciel unique européen ».

Surtout, comme le rappelait Mediapart l’an dernier, l’entreprise est prise en tenaille : d’un côté, le court et moyen-courrier est très fortement concurrencé par les compagnies low cost ; de l’autre, les compagnies du Golfe lui taillent des croupières sur les vols long-courriers.
 

  • L’envolée du low cost

Les recettes du modèle à bas coût sont connues : faire voler ses avions le plus longtemps possible tous les jours, sur des plages horaires s’étalant de 5 heures du matin à minuit ; supprimer les correspondances, trop compliquées à gérer ; réduire au minimum le temps d’escale des appareils ; couper dans tous les coûts, en faisant par exemple faire le ménage au personnel navigant, mais surtout en réduisant les salaires et en multipliant les heures de vol des salariés (700 heures par an chez EasyJet et Transavia en moyenne, 800 chez Ryanair, contre 450 à 500 chez Air France) ; choisir parfois des aéroports peu prisés car éloignés (en Europe, c’est surtout le modèle de Ryanair). Et enfin, multiplier les options payantes, qui garantissent aujourd’hui un quart du chiffre d’affaires d’EasyJet.

Avec ces recettes, le low cost entretient une réussite phénoménale. Ryanair et EasyJet sont les deux compagnies les plus rentables d’Europe. Et quand Air France-KLM transporte chaque année 78 millions de passagers européens par an, ils sont 80 millions chez Ryanair, et 60 millions chez EasyJet. Air France a de quoi se faire du souci : dans le paysage européen, la France est encore à part, où le low cost n’occupe que 20 % de part de marché, contre 45 % ailleurs sur le continent.

Face à ces géants, Air France compte sur Transavia, sa filiale low cost dont les pilotes ont finalement accepté le développement à la fin de l’année, contre la promesse que les contrats des personnels de ces avions seront bien de droit français. La direction aurait aimé baser une filiale Transavia Europe au Portugal, pour utiliser les contraintes légales locales, bien moins fortes qu’en France. Globalement, les pilotes et hôtesses de Transavia sont tout de même payés environ 20 % de moins que ceux de la maison mère, et ils volent bien davantage, surtout en été, où les vacanciers partent à l’assaut des vols peu chers. La direction a calculé que globalement, les salariés Transavia lui coûtaient de 20 à 25 % moins cher, et volaient 30 à 40 % d’heures de plus.

 

  • Les pays du Golfe dominent le long-courrier

À l’autre bout de l’échelle des vols low cost court et moyen-courriers, c’est le long-courrier, qui fait la fierté des personnels d’Air France, et que le groupe considère comme sa spécialité et sa vraie image de marque. Mais ce domaine subit lui aussi une très sévère concurrence, venue cette fois des trois compagnies des pays du Golfe, Qatar Airways, Emirates (Dubaï) et Etihad (Abu Dhabi).

Ce sont les géants qu’on n’a (presque) pas vu venir. Il y a quinze ans, ils ne pesaient rien sur le marché. Et en 2013, les trois hubs de Dubaï, Doha et Abu Dhabi ont accueilli plus de passagers intercontinentaux en correspondance que les trois principaux hubs européens (Londres, Paris et Francfort). Leurs compagnies n’en finissent pas de grignoter des parts de marché, à coups d’appareils luxueux et de prix raisonnables. Tellement raisonnables que tous leurs concurrents les accusent d’être abusivement subventionnés par leurs États, qui désirent s’imposer vite sur ce marché stratégique.

Les trois grosses compagnies américaines, American, Delta et US Airways assurent ainsi avoir calculé que les compagnies du Golfe ont bénéficié de 42 milliards de subventions étatiques directes et indirectes en dix ans, et s’insurgent de ces pratiques anticoncurrentielles. Elles demandent carrément au gouvernement américain de restreindre l’accès au ciel américain à ces concurrents trop puissants.

 


En France, l’analyse est la même : le patron des députés socialistes, Bruno Le Roux, auteur fin 2014 d’un rapport sur la compétitivité du transport aérien, estime que chaque attribution d’une fréquence quotidienne long-courrier à des compagnies étrangères entraîne la destruction d’environ… 250 emplois en France.

En mars dernier, la France et l'Allemagne ont donc demandé en conseil européen que, si de nouveaux créneaux aériens étaient attribués à ces compagnies aux « pratiques concurrentielles déloyales », ils soient assortis « d'un véritable contrôle du mode de fonctionnement de ces compagnies ». Aujourd’hui, la France leur a attribué 32 vols quotidiens sur son territoire, c’est le minimum européen (représentant tout de même un bond de 70 % de 2010 à 2013). Comme l'Allemagne, l’Hexagone a longtemps gelé l'attribution de « droits de trafic » jusqu’au mois de juin, où le PDG de Qatar Airways a annoncé avoir obtenu de nouveaux droits supplémentaires à Lyon et Nice. Officiellement, ce n’est pas une contrepartie à l’achat de 24 Rafale…

  • Comment font les cousins d’Air France ?

On l’a compris, les conditions sont dures pour l’ensemble des compagnies européennes. Il faut donc se demander comment s’en sortent les compagnies nationales similaires à Air France. Et ce tour d’horizon a de quoi inquiéter les syndicats français.

Pour commencer, Alitalia, sans doute la plus mal en point de toutes les compagnies européennes, a partagé en août 2014 son capital avec… Etihad, la compagnie d’Abu Dhabi, qui a racheté 49 % de l’entreprise.

Qatar Airways, elle, n’a pas été aussi gourmande, mais est tout de même entrée en janvier, à hauteur de 10 %, dans le capital d’IAG, le groupe qui englobe l’espagnole Iberia et la britannique British Airways. La compagnie du Golfe ne cache pas qu’elle s’intéresse à un plus gros morceau d’IAG. Il faut dire que cette dernière a poussé très loin la restructuration depuis la réunion des compagnies aériennes, en 2011. Selon Air France, elle est désormais presque 20 % plus compétitive que l’entreprise française. Mais à quel prix : Iberia a réduit ses effectifs de 25 % en moins de trois ans, et Vueling, la filiale low cost du groupe, est systématiquement privilégiée dans la stratégie moyen-courrier. Elle affiche désormais une croissance à deux chiffres et une forte rentabilité.

Cette stratégie low cost semble fonctionner, Air France l’a bien compris. Mais Lufthansa également, et l’entreprise allemande a décidé de la mettre en œuvre à marche forcée. En 2014, les activités allemandes du groupe, qui incluent les compagnies aériennes Lufthansa et sa filiale low cost Germanwings, ont vu leur bénéfice baisser de plus de 10 %, à 252 millions d'euros. Lufthansa a donc tenté de revoir à la baisse les accords salariaux passés avec les syndicats. Ce qui a déclenché des grèves à répétition en Allemagne : une quinzaine de mouvements sociaux menés par les pilotes et les hôtesses et stewards en un peu moins de deux ans.

Pour faire baisser les coûts de manière drastique, Lufthansa développe à toute vitesse sa filiale Eurowings, dont les salariés ne bénéficient pas des accords collectifs octroyés à ceux de Lufthansa et même Germanwings. L’entreprise a annoncé qu’à partir de 2016, tous ses vols non « premiums » seraient assurés par Eurowings. Les lignes intérieures et européennes demeureront des low cost « classiques ». Mais, et c’est une nouveauté, Lufthansa va aussi appliquer ces méthodes à bas coût à des vols long-courriers, directement siglés Eurowings. Ces nouvelles lignes devraient s’ouvrir fin octobre, en direction de Cuba, la République dominicaine, Dubaï et la Thaïlande. Elles seront assurées par des avions et des personnels employés en commun avec Turkish Airlines. Loin des droits sociaux obtenus par les syndicats de pilotes allemands. Et loin du modèle de dialogue social officiellement prôné par la direction d’Air France et par le gouvernement.

 

 

 

 

Source : http://www.mediapart.fr

 

 

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 16:40

 

Source : http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/gard

 

 

Un car remplace le train cévenol sur toute la ligne Clermont-Ferrand/Nîmes

 

 

Depuis le 27 avril et un éboulement survenu sur la commune d’Alleyras, en Auvergne, un car remplace le train cévenol sur une partie de la ligne Clermont-Ferrand/Nîmes. Mais depuis dimanche dernier, deux autocars remplacent le train sur toute la ligne, au grand dam des usagers.

 

    • Par Zakaria Soullami
    • Publié le 29/09/2015 | 11:11, mis à jour le 29/09/2015 | 17:28

 

 
La ligne Clermont-Ferrand/Nîmes du train cévenol est remplacée par un car de substitution jusqu'à la fin des travaux prévus mi-décembre 2015. © France 3 LR

© France 3 LR La ligne Clermont-Ferrand/Nîmes du train cévenol est remplacée par un car de substitution jusqu'à la fin des travaux prévus mi-décembre 2015.

 

 

 

 
 


La continuité n’est plus assurée sur la ligne Clermont-Ferrand/Nîmes, celle du train cévenol, depuis le 27 avril dernier et un éboulement survenu sur la commune d’Alleyras, en Auvergne.
Pendant 5 mois, des cars de substitution ont permis aux voyageurs de continuer à prendre cette ligne de train en évitant la partie interrompue par le glissement de terrain. Le train, lui, continuait ses voyages sur la partie intacte du réseau.

Mais depuis dimanche dernier, deux cars remplacent le train sur toute la ligne de Clermont à Nîmes, et ce, jusqu’à la fin des travaux sur la voie, espérée pour la mi-décembre. Le temps de trajet est considérablement allongé pour les usagers qui doivent prendre le car plus tôt, pour arriver à destination plus tard.

Un car remplace le train cévenol sur toute la ligne Clermont-Ferrand/Nîmes A. Grellier et Y. Le Teurnier

 

Des trains pas rentables

Chaque année, l’Etat verse une enveloppe à la SNCF pour assumer le coût de ces lignes qui ne sont pas rentables car le Cévenol est un train d'équilibre territorial.
Le gouvernement doit redéfinir la carte de ces trains d’équilibre du territoire d’ici la fin de l’année.

 

 

                                                ********************************

 

 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=t40mnbHs8I8

 

SNCF: Le transfert de l'intercités Cévenol en autocar intégral ne passe pas!

train cévenol

 
Ajoutée le 29 sept. 2015

29 septembre 2015: Reportage 19/20 France 3 Languedoc Roussillon, suite au transfert du service intercités Cévenol sur la route. Depuis le 27 septembre 2015, le service est assuré en autocar sur le parcours intégral, entre Clermont-ferrand et Nîmes. Sncf avance des arguments économiques qui ne tiennent pas, et l'ensemble des acteurs (usagers, associations, élus et cheminots) demande de revenir au plan de transport qui était en place jusqu'au 26 septembre, et qui utilisait les 2/3 de la voie ferrée praticable... Avec l'autocar, le temps de parcours est rallongé de 30%, les conditions de transport sont déplorables, et les correspondances à Nimes de/vers Marseille suspendue. L'Etat est autorité organisatrice de ce service.

 

 

Source : http://www.ensemble-gard.fr/index.php/ecologie/241-gard-non-au-remplacement-des-trains-par-des-autocars

 

 

GARD : NON AU REMPLACEMENT DES TRAINS PAR DES AUTOCARS

 

 

Les représentants des organisations réunies autour du  « Projet en Commun » pour les élections régionales,  ont accueilli en gare routière de Nîmes, le car en provenance de Clermont-Ferrand

 

Non au remplacement des trains par les autocars
 

Dans deux mois, la France accueille la COP21 : la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques de 2015. Pourtant derrière l’affiche, la réalité est très inquiétante.

Alors que la course au profit provoque un scandale écologique chez le premier constructeur automobile mondial, le gouvernement français, dans la logique de l’Union européenne, s’apprête à supprimer des milliers de kms de lignes ferroviaires.

Dans notre région aussi, nous  subissons cette politique qui tourne le dos aux enjeux climatiques et sociaux. La ligne du Cévenol est depuis des mois clairement menacée

Ainsi, depuis ce dimanche 27 septembre, la SNCF a décidé de remplacer le train Intercités « le Cévenol » reliant Nîmes à Clermont-Ferrand par un autocar. Jusqu’alors, suite à un éboulement sur la voie ferrée en avril 2015, une petite partie de ce trajet était assurée par un car en attendant la remise en état de la voie.
La Région Languedoc-Roussillon, qui est  « autorité organisatrice des transports (AOT) », plutôt que de lancer un Plan-rail pour moderniser et pérenniser le réseau ferroviaire a préféré valider la proposition de la SNCF de remplacer le train le Cévenol  par un autocar de bout en bout.

S ‘agit-il d’habituer les usagers à la perspective d’un trajet de 6h30 au lieu de 5h la semaine dernière ?

S’agit-il de les convaincre des charmes des routes sinueuses afin qu’ils fassent bon accueil aux « cars Macron », ces cars low-coasts qui encombreront nos routes, hiver comme été ?

Les représentants des organisations réunies autour du  « Projet en Commun » pour les élections régionales de décembre,  ont accueilli en gare –routière - de Nîmes ce mercredi 30 septembre à 19h07, le car en provenance de Clermont-Ferrand.

Ils ont rappelé leur attachement à cette ligne ferroviaire, classée « Train d’Équilibre du Territoire », à sa mission de service public. Ils  ont rappelé la nécessité de considérer les habitants des zones rurales comme des citoyens à part entière en garantissant une desserte efficace et sécurisée de leur territoire. Ils  ont rappelé que la Région doit assumer son rôle d’Autorité Organisatrice des Transports plutôt que de se défausser sur la SNCF.

Ensemble, nous voulons faire de la grande Région Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon un modèle écologique et économique en matière de transports, en privilégiant un service ferroviaire au plus près de la population, qui améliore leur quotidien, connecté avec d’autres modes de transports doux ou collectifs.

 

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 15:48

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

La société civile prépare une COP 21 pleine de rebondissements

5 octobre 2015 / Hervé Kempf (Reporterre)
 


 

Réunie à Créteil durant le week-end, la Coalition Climat 21 a montré son énergie : les rendez-vous de novembre et décembre sont bien fixés, et la préparation tourne à plein régime. Reste maintenant à susciter la mobilisation pour les rassemblements des 29 novembre et 12 décembre.

La Coalition Climat 21 s’est réunie du vendredi 2 octobre à dimanche pour préparer la mobilisation de la société civile durant la Conférence des Nations unies - alias COP 21 - qui aura lieu au Bourget, près de Paris, du 30 novembre au 11 décembre.

Plus de cinq cents activistes - dont nombreux sont venus de l’étranger - ont participé à ces trois jours denses, où les discussions ont visé le concret : comment bien réussir les diverses actions qui auront lieu durant ces quinze jours.

 

Les rendez-vous posés sont maintenant clairs :

- dimanche 29 novembre : grandes marches à Paris et dans de nombreuses villes à travers le monde (certaines auront lieu le samedi 28 novembre) ;
- samedi 5 décembre et dimanche 6 : Sommet citoyen pour le climat, à Montreuil (93) qui verra s’animer le village mondial des alternatives et le Climat forum ; des activités et débat auront aussi lieu au sein de la ZAC (Zone action climat), qui se déroulera au Centquatre, 5 rue Curial à Paris ;
- samedi 12 décembre : journée de mobilisation.

 

La figure que prendront ces journées se dessine. Pour le samedi 28 novembre et le dimanche 29, des marches se préparent en province (Rouen et Lyon le 28, Bordeaux, Lille, Strasbourg, Marseille...) et dans le monde (Kampala, Sao Paulo, Sidney, ...). Le cortège de Paris, qui aura lieu le dimanche 29 novembre, devrait être le plus imposant. Il se déroulera dans l’idéal de la place de la Bastille à la tour Eiffel, joignant l’image d’un Paris populaire au symbole international de la ville. Il reste à avoir l’accord de la préfecture sur ce trajet.

La marche aura une forte composante artistique et joyeuse : des groupes de travail et des artistes (ou pas) vont préparer des réalisations et animations que l’on imagine roboratives et attrayantes.

Elle devrait se découper en « blocs » portant les messages que veut transmettre la Coalition : d’abord, en tête du cortège, le bloc des communautés affectées, des victimes du changement climatique, à travers le monde et dans les quartiers populaires.

Ensuite, un gros bloc sur la justice sociale, puis le bloc des responsables (énergies fossiles, aéroports comme à Notre-Dame-des-Landes, traité TAFTA, agro-industrie et OGM, etc.). Viendra ensuite le bloc des solutions (Vélorution, agro-écologie, taxe sur les transactions financières, etc.), avant un bloc de la nature (associations environnementalistes). Enfin, le bloc des « citoyens concernés » regroupera toutes celles et tous ceux qui, sans être activistes ou engagés dans une organisation, veulent manifester leur préoccupation du changement climatique.

 

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Les débats ont surtout porté sur les actions concrètes

Quant à la journée du samedi 12 décembre, elle est encore en préparation. L’idée est, au dernier jour de la COP 21, de montrer que la société civile ne s’en remet pas aux négociateurs et...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : http://www.reporterre.net

 

 

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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 14:39

 

Source : http://cadtm.org

 

 

Burkina-Faso : « Un peuple à mains nues peut déstabiliser un pouvoir armé ! »

Interview d’Humanist par The Dissident

5 octobre par Julien Le Gros

 

 

 

Après le coup d’État survenu au Burkina Faso, The Dissident a rencontré le rappeur Humanist et accepté que le CADTM publie l’interview. Humanist était présent à l’Université d’été du CADTM Europe pour un atelier sur l’actualité et un concert. Membre du Balai Citoyen, ce collectif de la société civile qui a contribué à la chute du dictateur Blaise Compaoré l’an dernier, il revient sur les derniers événements qui ont agité le pays.

Le 16 septembre, le Burkina Faso a subi un coup d’État mené par le RSP (Régiment de sécurité présidentiel), une milice créée par l’ex-dictateur Blaise Compaoré. Le président de transition Michel Kafando, qui avait été écarté par le « Conseil national pour la démocratie » des putschistes, a finalement repris ses fonctions suite à l’intervention de l’armée régulière. Le sort du général Diendéré, auteur du putsch (considéré par les commentateurs comme « le plus bête du monde ») et celui de ses miliciens, n’est pas encore réglé. De leur côté, les Balais citoyens appellent à la résistance populaire et à la désobéissance civile.

 

The Dissident : Selon vous, ce coup d’État était-il prévisible ?

Humanist : Il suffit de reprendre le discours du 10 juillet 2015 du président de transition [Michel] Kafando, qui annonçait que des choses se tramaient. Il y parle « d’aventuriers mus par les forces du mal » et « des dangers qui planent sur les institutions ». C’était plus ou moins un appel au secours. Ça fait longtemps que le Balai citoyen demande la dissolution de cette garde prétorienne. On ne comprend pas pourquoi – mis à part en raison de calculs politiciens – cette mesure n’a pas été prise. On savait que le danger planait. On a même appelé à des marches pour dissoudre le RSP.

[Depuis cet entretien, les avoirs des putschistes ont été gelé par la justice burkinabè. La dissolution du RSP a été prononcée. Son désarmement, qui doit prendre plusieurs semaines, a timidement commencé la semaine dernière, mais est aujourd’hui remis en cause par le RSP, NDLR]

 

Les artistes Smockey et Sams’k Le Jah, qui ont créé le Balai citoyen en juin 2013, ont été agressés par le RSP il y a bientôt deux semaines. Que s’est-il passé exactement ?

Contrairement à ce qui a été dit dans un premier temps, Sams’k Le Jah n’a pas été arrêté par le RSP. Mais sa maison a été complètement saccagée. Il a été menacé. Au même titre que Smockey, qui a échappé à une course-poursuite en plein Ouagadougou par les hommes du RSP. Pendant la nuit, le RSP a essayé d’ouvrir le portail de son studio Abazon, sans succès. Le lendemain, ils sont arrivés avec un lance-roquettes et ont tiré sur la porte. Le studio a pris feu. Heureusement, les riverains ont pu limiter l’incendie.

C’est quand même grave qu’en 2015 on s’en prenne à un rappeur, activiste pacifiste, alors que Diendéré se réclame de la démocratie avec cet autoproclamé « Conseil national pour la démocratie ». Ce coup d’État ne visait évidemment pas à l’émancipation et à la liberté du peuple burkinabè. Le Balai citoyen a demandé à tout le monde de faire de la résistance populaire et de la désobéissance civile.

 

Le général Diendéré est cité dans le cadre de l’enquête locale sur l’assassinat de Thomas Sankara, en 1987.

Son nom apparaît dans plusieurs affaires. La Commission nationale de réconciliation et des réformes s’était prononcée le 14 septembre pour la dissolution du RSP. Il y a une curieuse coïncidence. Le 17 septembre à 9 heures, un juge d’instruction militaire ouagalais devait donner le résultat de l’exhumation du corps de Thomas Sankara. Les familles des victimes et les parties civiles attendaient ces résultats.

On peut aussi se demander pourquoi cette volonté des putschistes de ressortir l’inclusion – c’est-à-dire le fait d’inclure dans les listes électorales des candidats du parti qui a été au pouvoir pendant vingt-sept ans. Le Conseil constitutionnel burkinabè a validé la loi sur le code électoral des autorités de transition. Je ne vois pas de quel droit on remet en cause l’expression populaire.

 

 

D'aucuns ont dit que ce coup d’État venait de la frustration du camp de l’ancien président de ne pas être représenté aux élections présidentielles, qui devaient initialement se tenir ce 11 octobre.

C’est une insulte aux martyrs tombés au champ d’honneur les 30 et 31 octobre 2014 ! Tout un peuple de douze millions de personnes a marché comme un seul homme, du Burkina Faso à toute la diaspora, pour dire qu’on ne veut plus de l’ancien système. Ni de ces gens qui en ont fait partie et ont voulu modifier l’article 37 de la Constitution pour continuer leur mauvaise gouvernance. On est venus avec des balais pour nettoyer tout ça. On ne peut pas aujourd’hui faire comme si de rien n’était ! Prendre le risque de retomber dans ce même système… Ce n’est pas possible ! Des questions de justice restent en suspens. Quand on fait l’état des finances publiques, on voit bien que ça n’a pas fonctionné. On ne va pas reprendre ces gens-là pour les élections.

 

Suite au putsch, on déplore au moins dix morts et une centaine de blessés. Y en a t-il eu dans les rangs du Balai citoyen [dont le nombre exact de sympathisants n’est pas connu, NDLR] ?

On a eu des camarades blessés comme Oscibi Johann [artiste et musicien], membre du Balai citoyen, qui a été touché à l’oeil dès les premières heures du putsch. Il ne faut pas se fier qu’aux chiffres officiels. Sur le terrain, des personnes que j’ai appelées ont de leurs yeux vu des cadavres.

 

Au moment des faits, Blaise Compaoré est parti à Brazzaville chez son homologue dictateur Denis Sassou Nguesso2. Selon vous, d’où vient ce coup d’État ?

On peut s’interroger quand on écoute les déclarations de Léonce Koné, du CDP (Congrès pour la démocratie), le parti de Blaise Compaoré. Il dit qu’il ne désapprouve pas les agissements du RSP, alors que l’ensemble de la communauté internationale a condamné fermement cette prise d’otage. On se pose certaines questions et on peut légitimement faire des rapprochements. Ce putsch est venu peu avant les élections. On sent que ça a été minutieusement préparé. La ville a été quadrillée. Il y a eu des interventions pour couper tout moyen de communication et les médias. Même RFI ne pouvait plus émettre à un moment. Tout ça a été planifié. Maintenant, où et comment ? Il faut s’interroger pour en tirer des faits concluants.

 

On a vu des images fortes de mobilisations citoyennes. Notamment ces femmes dans la rue, qui brandissaient des spatules… contre des armes de miliciens. Encore en ce moment, le peuple réclame justice par rapport aux crimes commis par le RSP.

On a vu que, même à mains nues, le peuple a réussi à déstabiliser un pouvoir armé qui était là depuis vingt-sept ans. Il ne faut pas avoir une vision réduite à la force armée. Aujourd’hui, la vraie puissance est dans l’expression populaire. Ça dépasse toutes les armes. C’est une mobilisation forte sous l’égide de ce slogan de Sankara : « La patrie ou la mort, nous vaincrons ! ». On sait que c’est un tournant de l’Histoire du Burkina Faso.

On s’est en partie débarrassés de l’ancien appareil présidentiel de Blaise Compaoré. Maintenant, il faut couper le mal à la racine.

On s’est en partie débarrassés de l’ancien appareil présidentiel de Blaise Compaoré. Maintenant, il faut couper le mal à la racine. Ça fait déjà longtemps qu’on dénonce le RSP et qu’on appelle à leur dissolution. Ils ont déjà fait des perturbations pendant des conseils de ministre. Trop c’est trop. Ils ont essayé de mettre la tête sous l’eau à toute une jeunesse qui rêve de démocratie. On ne peut pas laisser ça impuni. On ne lâchera pas. On verra ce qu’il en sera pour les élections. Certaines personnes devront répondre de leurs actes, des crimes de sang. Il faut appréhender et juger. La justice burkinabè doit prendre ses dispositions.

 

Quels sont les liens du Balai citoyen avec d’autres mouvements activistes africains, comme Y’en a marre, au Sénégal ?

Le collectif Y’en a marre (avec [Keur Gui |1|->http://www.rfimusique.com/actu-musi...], Fou Malade…) a utilisé le hip hop comme un moyen d’émancipation. Pendant toute la période de mobilisation au Burkina, on a eu des échanges réguliers. J’ai croisé les membres de Y’en a marre pour la première fois aux États-Unis, avant la création du Balai citoyen en 2013. On discutait de l’importance de s’engager. Ils m’ont expliqué comment leur mouvement s’est construit. Plus tard, on a mené des actions communes, notamment en RDC. En juin, on a aussi fait des meetings-concerts à travers tout le Burkina Faso.

 

Le 16 juin dernier, la veuve de Thomas Sankara a déposé une demande d’enquête parlementaire à l’Assemblée nationale française pour déterminer si la France avait une responsabilité dans l’assassinat de son mari. Le Balai citoyen a soutenu cette démarche qui a été rejetée par le président du perchoir Claude Bartolone |2|.

Les jeunes qui ont porté l’insurrection au Burkina Faso ont besoin de la justice, que la vérité soit réparée. Les idéaux de Thomas Sankara ont porté un espoir. Ça explique pourquoi aujourd’hui tous les projecteurs sont braqués sur cette affaire. L’enquête parlementaire qui a eu lieu en Belgique sur la mort de Patrice Lumumba est un très bon exemple. On a besoin de se réconcilier avec le passé, dans la transparence, pour faire table rase et avancer dans l’avenir.

Note :
Dimanche 27 septembre, des milliers de Congolais ont manifesté à Brazzaville pour dire non au « coup d’État constitutionnel » de Denis Sassou Nguesso, qui brigue un troisième mandat en 2016. Un scénario qui rappelle les velléités de rester au pouvoir d’un certain… Blaise Compaoré.

 

Source : http://the-dissident.eu/8263/burkin...

Julien Le Gros est un journaliste indépendant, spécialisé sur les cultures d’Afrique. Il a notamment écrit dans pour Jazzman - Jazz magazine, Afriscope, Mondomix, mais aussi sur Internet avec Africultures, Mondafrique, Tribune 2 l’artiste, International Hip Hop. Il a fait des reportages au Kenya, Cameroun, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Sénégal et récemment en Guinée Conakry sur le virus Ebola.

 

 
Notes

|1| Keur Gui interprète le premier titre d’un album de rap produit par le CADTM et YOUKOUNGKOUNG Productions pour l’annulation de la dette du tiers monde.

|2| À ce sujet voir le blog de Bruno Jaffré sur Médiapart, auteur d’une biographie de Thomas Sankara et membre du réseau « Pour Sankara justice ».

 
Auteur
 

 

 

 

Source : http://cadtm.org

 

 

                                                                      *********************

 

 

Focus sur : Les actualités au Burkina Faso

5 octobre

 

 

 

Suite à la tentative de coup d’Etat par le Général Diendéré le 16 septembre dernier, nous vous proposons de faire un focus sur la situation à travers trois articles. Le premier de Bruno Jaffré, traite sur la manière dont la société civile s’est mobilisée pour mettre à mal ce dernier. Le second, est une interview de Humanist, membre du Balai Citoyen, qui revient sur ces événements récents. Enfin, « last but not least », nous vous proposons de consulter le compte-rendu de l’atelier sur le Burkina Faso à l’Université d’été du CADTM en présence de Bruno Jaffré, Humanist et Virginie de Romanet.

Comment ce magnifique peuple du Burkina a mis en échec le coup d’État - Bruno Jaffré

Encore une fois le peuple du Burkina s’est révélé aux yeux du monde en mettant en échec un coup d’État du Régiment de sécurité présidentiel, qui a tenté de porter au pouvoir l’ancien numéro 2 de Blaise Compaoré, Gilbert Diendéré. Ce dernier vient d’y mettre fin, par une déclaration que l’on pourrait qualifier de pitoyable si ce coup d’État ne s’était pas soldé par 17 morts et de nombreux blessés, et s’il ne révélait pas de dangereuses pratiques des dirigeants français et de certains dirigeants de la CEDEAO [suite] ...

Burkina-Faso : « Un peuple à mains nues peut déstabiliser un pouvoir armé ! » - Interview d’Humanist par Julien le Gros de The Dissident

Après le coup d’État survenu au Burkina Faso, The Dissident a rencontré le rappeur Humanist et accepté que le CADTM publie l’interview. Humanist était présent à l’Université d’été du CADTM Europe pour un atelier sur l’actualité et un concert. Membre du Balai Citoyen, ce collectif de la société civile qui a contribué à la chute du dictateur Blaise Compaoré l’an dernier, il revient sur les derniers événements qui ont agité le pays [suite] ...

Burkina Faso : d’une révolution à l’autre ? » - Compte rendu de l’atelier à l’université d’été du CADTM - Raphael Goncalves Alves

Compte-rendu de l’atelier sur le Burkina Faso dans le cadre de la IVe Université d’été du CADTM Europe qui a pris place du 11 au 13 septembre 2015 à la Marlagne (Wépion, Belgique). Celui-ci est animé par Virginie de Romanet (CADTM – Belgique), avec à ses côtés : Mikaël Doulson Alberca (journaliste photographe), Bruno Jaffré (Biographe de Thomas Sankara – France), Humanist (rappeur membre du « Balai citoyen » – France/Burkina Faso) [suite] ...

 

 

 

Source : http://cadtm.org

 

 

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 20:40

 

Source : http://www.rtbf.be

 

 

Une marche "pour changer l'Europe" arrivera à Bruxelles le 15 octobre

 

 

Le programme complet de ces actions est disponible sur le site www.ox15.eu. - © Tous droits réservés

 

Belga News

La marche vers Bruxelles "pour la démocratie et la solidarité en Europe", partira le 1er octobre de Cadix, dans le sud de l'Espagne, pour arriver 15 jours plus tard devant le siège des institutions européennes à Bruxelles. Les 15, 16 et 17 octobre, trois jours d'actions sont programmées par ces activistes à Bruxelles.

Cette coalition de militants associatifs et syndicaux européens, soutenue par les syndicats belges FGTB et CNE, ATTAC et le réseau belge de lutte contre la pauvreté, dit s'opposer aux accords de libre-échange, à la politique migratoire européenne, au dumping social, à l'austérité sociale, aux paradis fiscaux et à l'agro-business.

Un événement public sera organisé lors du départ de la marche le 1er octobre à Cadix. Un meeting sera organisé dans chaque ville étape du parcours comprenant Madrid (4 octobre), Barcelone (6 octobre), Paris (10 et 11 octobre), Calais (12 octobre), Metz (13 octobre) et Luxembourg (14 octobre). Quatre colonnes au départ d'Athènes, Lisbonne, Berlin et Londres rejoindront le cortège principal en cours de route.

 

"L'UE a complètement échoué"

A l'arrivée à Bruxelles, des meetings et l'installation d'un "No-TTIP camp" sont prévus. "Notre but est l'encerclement du sommet européen, là où seront discutées la politique migratoire et la gouvernance économique", indiquent mercredi les organisateurs dans un communiqué. "Nous sommes convaincus que l'UE a complètement échoué dans ces deux domaines. Malgré tout, elle s'obstine à vouloir poursuivre ses accords de libre-échange. Ils piétinent nos droits et la démocratie: nous allons perturber le sommet! "

En marge de ces actions, une journée européenne contre la pauvreté est également programmée à Namur le 16 octobre.

Le programme complet de ces actions est disponible sur le site www.ox15.eu.

 

 

Source : http://www.rtbf.be

 

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 20:27

 

Source : https://france.attac.org

 

 

 
 

Lettre d’information 2 octobre 2015

 
 

Mercredi 30 septembre, 70 personnalités ont lancé un « appel à réquisition citoyenne de 196 chaises avant et pendant la COP 21 ». Le lendemain 12 chaises étaient réquisitionnées dans une agence BNP Paribas de Paris dans le cadre d’une action commune menée par Attac et d’autres mouvements et organisations. Le 19 septembre, Attac Mâcon avait déjà réquisitionné deux chaises à l’agence BNP de Charnay-les-Mâcon, ce qui porte à plus d’une vingtaine le nombre de chaises mises en circulation pour alimenter le débat sur la fraude et l’évasion fiscales. Ce même jour, les Marches européennes contre l’austérité étaient à Gibraltar pour dénoncer le rôle des paradis fiscaux et judiciaires. Andorre et Luxembourg seront eux aussi les cibles d’actions symboliques menées par les Marches européennes, le mercredi 7 et le mardi 13 octobre, respectivement.

Comme à Notre-Dame-des-Landes, Sivens ou à la ferme des Milles vaches, les faucheurs de chaises montrent que la résistance et la désobéissance civile sont indispensables pour répondre à l’urgence sociale et écologique.

 
Actualité
 
 
 
 

12 chaises réquisitionnées dans une banque à Paris : le compte à rebours vers la COP21 est lancé !

jeudi 1er octobre 2015, par Attac France
 
 

À 9 h 30 ce matin 30 militant·e·s de différents mouvements et organisations ont réquisitionné 12 chaises dans l’agence BNP Paribas du boulevard de Strasbourg, à Paris. Ils ont ainsi répondu à l’Appel à réquisition citoyenne de 196 chaises en vue de la 21e Conférence de l’ONU sur le climat (COP 21) pour déclencher un mouvement citoyen visant à rétablir la justice et mettre la finance au service de l’Homme et de la planète.

lire en ligne

 
 
 
 
 

La monnaie confisquée

vendredi 2 octobre 2015, par Dominique Plihon
 
 

François Hollande a annoncé la nomination de François Villeroy de Galhau à la tête de la Banque de France. Celui-ci est l’ancien directeur général délégué de BNP Paribas de 2011 à 2015, la banque championne dans le domaine de l’évasion fiscale. Réaction de Dominique Plihon, porte parole d’Attac, dans une chronique de Politis n°1370

lire en ligne

 
 
 
 
 

Le capitalisme vert a de l’oxyde dans l’aile

vendredi 2 octobre 2015, par Thomas Coutrot
 
 

Wolsksawgen a annoncé le 30 septembre 2015 avoir équipé près d’un million de ses véhicules diesel d’un logiciel de trucage permettant de fausser les résultats des tests anti-pollution. Réaction de Thomas Coutrot, porte parole d’Attac, dans une chronique de Politis N°1371.

lire en ligne

 
Campagnes
 
 
 
 

Appel à réquisition citoyenne de 195 chaises avant et pendant la COP21

mercredi 30 septembre 2015, par Attac France, Collectif
 
 

L’argent pour sauver le climat existe : il est dans les paradis fiscaux ! Toutes et tous #FaucheursDeChaises Alors que le dérèglement climatique est déjà une tragédie pour des millions de personnes et qu’il menace les conditions mêmes d’une vie civilisée sur Terre, les 195 pays membres des Nations-unies sont incapables de trouver 100 milliards d’euros par an pour alimenter le Fonds vert pour le climat.
Pourtant l’argent ne manque pas : il est dans les paradis fiscaux, qui abritent pas moins de 20 000 (...)

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Marches européennes, 30 septembre / 17 octobre : « Oxi ! Basta ! Enough ! Construisons une autre Europe »

mercredi 30 septembre 2015, par Attac France
 
 

Le 30 septembre commencent à Cadix les Marches européennes qui, après avoir parcouru l’Espagne, traverseront la France du 7 au 13 octobre, avant trois jours de mobilisations à Bruxelles, du 15 au 17 octobre, où convergeront des marches d’Italie et d’Allemagne.

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Marches européennes, jour 1 : passage à Gibraltar (1er octobre)

jeudi 1er octobre 2015, par Nikolaz
 
 

Les Marches européennes contre l’austérité, parties de Cadix le mercredi 30 septembre, ont traversé le premier des paradis fiscaux européens sur leur route : Gibraltar.
Andorre, le mercredi 7 octobre, sera le second paradis fiscal européen traversé, avant le Luxembourg, le mardi 12 octobre.
Le final des Marches européennes sera le Conseil européen qui se tiendra les jeudi 15 et vendredi 16 octobre à Bruxelles, journées européennes de mobilisation contre les politiques néolibérales. Le programme est en (...)

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Assemblée citoyenne européenne sur la dette

lundi 28 septembre 2015, par Attac France, CADTM
 
 

C’est au nom de la dette que la Troïka et l’Eurogroupe ont obligé la Grèce à poursuivre des politiques d’austérité. L’“accord” du 13 juillet a démontré que la dette est un pistolet pointé sur la tempe des peuples par les banquiers et les créanciers pour leur imposer austérité, insécurité et inégalité. Ce chantage ne fait qu’aggraver le manque de légitimité de l’Union européenne et de la zone euro ainsi que leur instabilité et les disparités énormes qui les caractérisent.
Bien des mouvements en Europe refusent ce (...)

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La Vérité sur la dette Grecque

 
 

L’intérêt de ce rapport est de mener des investigations rigoureuses sur l’ origine de la dette grecque et son évolution depuis 1990 notamment, les véritables causes de son augmentation, la façon dont elle a été contractée, l’impact qu’ ont eu sur l’ économie et la population les conditionnalités attachées à ces contrats, les résultats et conséquences enfin des politiques dictées par la troïka mises en œuvre pour la « résoudre ». Un document indispensable pour comprendre cette crise européenne qui ne cesse d’alimenter les débats…

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Guide de navigation pour affronter le grand marché transatlantique

dimanche 20 septembre 2015, par Attac France
 
 

Le 8 juillet 2013, l’Union européenne et les États-Unis ont entamé des négociations en vue de conclure un accord commercial bilatéral, le Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement (PTCI/TAFTA). C’est l’aboutissement de plusieurs années de lobbying des groupes industriels et financiers, européens et états-uniens.

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Le Livre noir des banques

jeudi 5 février 2015, par Attac France, Basta !
 
 

En 2008, la folie spéculative des banques a provoqué un quasi effondrement du système financier mondial et une crise qui ne cesse, depuis, de s’aggraver. Sept ans plus tard, où en est-on ? Les banques sont-elles redevenues utiles à l’économie et à la société ? C’est tout le contraire ! Elles paient toujours moins d’impôts et favorisent l’évasion fiscale. Elles continuent de spéculer sur les matières premières et financent des projets très polluants. Elles détournent l’épargne d’utilité sociale ainsi que les financements abondants et gratuits reçus de la Banque centrale européenne.

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Agenda
 
 
 
 

Marches européennes « Oxi ! Basta ! Enough ! Construisons une autre Europe »

Qui ? Attac France
Quand ? Du 1er au 17 octobre
Où ? Europe
 
 

Appel européen des marches contre l’austérité

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Multimédia
 
Message de Thomas Coutrot - Lancement de campagne #FaucheursDeChaises

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Message de Thomas Coutrot - Lancement de campagne #FaucheursDeChaises

Geneviève Azam lit l'appel de la société civile

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Geneviève Azam lit l’appel de la société civile

BNP Paribas - Partenaire d'un monde qui triche

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BNP Paribas - Partenaire d’un monde qui triche

Soutien du Collectif STOP Tafta à la journée mondiale contre le (...)

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Soutien du Collectif STOP Tafta à la journée mondiale contre le CETA

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Images Mouvementées

À l'arrivée du tour Alternatiba à Paris, toutes et tous #FaucheursDeChaises

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À l’arrivée du tour Alternatiba à Paris, toutes et tous #FaucheursDeChaises

 

Attac France — 2015
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Source : https://france.attac.org

 

 

 

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 20:19

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Désobéissance civile

Ils réquisitionnent des chaises dans les banques pour dénoncer la fraude fiscale

par

 

 

A visage découvert, trente militants de différents mouvements et organisations [1] ont « réquisitionné », le 1er octobre, douze chaises dans une agence BNP Paribas à Paris. Cette action fait suite à un appel à la désobéissance civile, lancé la veille par 100 personnalités, pour mettre fin au système organisé de l’évasion fiscale et des paradis fiscaux. « Rien qu’au niveau de l’Union européenne, l’évasion fiscale coûte 1 000 milliards euros par an aux budgets publics, écrivent les signataires. Elle est organisée en grande partie par les banques, comme l’a montré le scandale HSBC. Les banques françaises ne sont pas en reste : la première d’entre elles, BNP Paribas, détient 171 filiales dans les paradis fiscaux, dont 7 aux Îles Caïmans ! » [2]

 

 

D’ici l’ouverture de la COP21 le 30 novembre à Paris-Le Bourget, 196 chaises devraient être réquisitionnées dans les agences des banques françaises les plus implantées dans les paradis fiscaux (BNP, Société générale, Crédit agricole, BPCE). Soit autant que le nombre de parties représentées au sein de ces négociations sur le climat. Ces chaises serviront à organiser une action symbolique visant à dénoncer l’immobilisme des États et à inciter les citoyens à entrer en action.

Les négociations bloquent notamment sur le financement du Fonds Vert – 100 milliards de dollars d’ici 2020 par les pays riches – pour aider les pays du Sud à réduire leurs émissions et à s’adapter au changement climatique. Les organisations à l’initiative du fauchage de chaises reprochent aux gouvernements de se tourner vers le secteur privé et les banques pour alimenter ce Fonds, non pas avec des dons mais des prêts. « L’argent ne manque pas, il est dans les paradis fiscaux, lancent-ils. C’est une question de choix politique : en finir avec l’évasion fiscale dégagerait des financements publics décisifs pour des politiques de transition écologique et sociale. »

En France, la fraude fiscale représente un manque à gagner pour les fonds publics de 60 à 80 milliards d’euros, et atteindrait 2000 milliards d’euros au niveau européen. D’importants moyens policiers ont été déployés ces derniers mois pour retrouver des chaises réquisitionnées chez HSBC [3]. Un excès de zèle que l’on espère aussi vif dans la lutte contre l’évasion fiscale.

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 20:00
 
 
 
 
 
 
Salvador : des récoltes records depuis l’abandon du Roundup de Monsanto

 

roundup de mosanto

Quand raison et moisson vont de paire. Le Salvador, qui a tourné le dos aux grandes multinationales semencières et phytosanitaires, voit ses récoltes exploser ! En abandonnant le Roundup de Monsanto et en favorisant la culture de graines locales, le pays a considérablement amélioré son système agricole, qui gagne en durabilité et en productivité.

 

Il y a deux ans, le Salvador votait l’interdiction de 53 produits phytosanitaires à usage agricole. Ce grand pays producteur de café, coton, maïs et canne à sucre retirait du marché, entre autres, le Roundup de Monsanto (au glyphosate), récemment classé “cancérogène probable” par l’OMS (Organisation mondiale de la Santé).

 
Avec un plan pour émanciper l’agriculture familiale en 2011

 

Pour protéger le patrimoine semencier salvadorien et assurer la production agricole, le gouvernement de l’ancien président Mauricio Funes lançait en 2011 le Plan pour l’agriculture familiale (FAP). À destination de quelque 400 000 familles d’exploitants, ce plan visait à revaloriser les semences locales et émanciper les petits producteurs des industriels des biotechnologies et de leurs OGM.

En crise, le système agricole était majoritairement dépendant des semences hybrides commercialisées par Monsanto, Pioneer et consort. Avant la mise en œuvre du FAP, 75 % du maïs et 85 % des haricots étaient importés selon le site d’information The Seattle Globalist.

Et les plantes cultivées sur le territoire étaient majoritairement issues de graines OGM stériles, non adaptées aux territoires et à leurs particularités, forçant le recours aux intrants chimiques. Réaffirmant sa souveraineté alimentaire, le gouvernement a donc décidé de rompre avec les industries semencières internationales pour favoriser les graines locales.

 
Et 18 millions de dollars d’investissement plus tard

L’État a alors investit plus de 18 millions de dollars afin de livrer 400 000 exploitants en maïs H-29, développé par le Centre national de la technologie agricole et forestière (CENTA). Le maïs présente l’avantage d’être une variété locale, mieux adaptée aux terres salvadoriennes et plus résistantes à la sécheresse.

Selon le site Natural Society, l’agriculture du Salvador serait en pleine expansion. Le pays aurait connu des récoltes records depuis qu’il a banni certains phytosanitaires.

Si le Salvador s’est détourné des grands groupes internationaux spécialisés dans les biotechnologies, des questions demeurent quant à la pérennité du Plan agricole du pays. Car le maïs H-29, bien que produit localement, est une variété hybride. Il a beau être mieux adapté au territoire du Salvador et nécessiter l’usage de moins d’intrant, il n’en est pas moins stérile.

 
Grande volonté politique et petits investissements financiers

Bien qu’elle ne soit pas parfaite, en termes de pérennité, la politique agricole salvadorienne est exemplaire à plusieurs titres. Se peut-il que d’autres pays, voire des continents entiers, s’affranchissent définitivement de l’industrie semencière et phytosanitaire à l’avenir ?

Car nourrir les peuples plus sainement, sans polluer ni engraisser les grandes industries de l’agroalimentaire pourrait bien être le prochain grand défit de la planète. Un défit que le Salvador est en phase de relever.

 

On retiendra la méthode : volonté politique affirmée (Fap en 2011, puis interdiction des phytosanitaires en 2013), puis un investissement de (seulement) 18 millions de dollars, soit 45 dollars par exploitant, ou seulement 2,85 dollars pour chacun des 6,3 millions de Salvadoriens… C’est donc aussi simple que ça le changement, François, tu fais quoi ?

 

 

Source : notreterre.org

 

 

Source : http://www.mieux-vivre-autrement.com

 

 

 

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 19:22

 

Source : http://www.agirpourlenvironnement.org

 

 

Avis favorable du gouvernement sur la LGV GPSO :
Agir pour l’Environnement claque la porte de la commission sur la démocratie participative !


   Paris, le 27/09/2015 : Alors que la commission d’enquête publique a rendu un avis négatif sur la construction d’une ligne à grande vitesse reliant Bordeaux à Toulouse et Bordeaux à Dax en mars dernier, le gouvernement vient d’annoncer qu’il ne tiendrait pas compte de cet avis.

  La commission d’enquête GPSO avait pourtant reconnu que ce projet de nouvelle ligne à grande vitesse avait un impact significatif sur les nuisances sonores, sur l’effet de coupure sur le paysage, sur la consommation de terre agricole. La Commission avait également reconnu qu’ « aucune catégorie sociale, même les entreprises, n'est majoritairement favorable au projet ». Au final, « la commission n’a pas décelé l’expression d’un véritable besoin de lignes à grande vitesse dans le Sud-Ouest ».

 

Confirmant les inquiétudes de la Cour des Comptes sur les errements financiers du tout-TGV, la commission d’enquête publique avait relevé que « la rentabilité socio-économique est insuffisante. L’augmentation du prix du billet pour financer la vitesse est certaine. En fonction de son niveau, cette augmentation aura des conséquences directes sur la fréquentation, rendant encore plus incertaine la rentabilité socio-économique. »

 

  Il est à noter que cette commission d’enquête a connu une très forte participation du public avec plus de 14011 contributions amenant les commissaires enquêteurs à conclure que « le climat en résultant a donné, dans ce cas, une bonne image de la démocratie participative ».

 

Après avoir suivi les travaux de la commission nationale sur la démocratie participative, Agir pour l’Environnement a décidé de claquer la porte de cette commission. Pour Stéphen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’Environnement, « le gouvernement a une nouvelle fois fait la démonstration que les outils démocratiques n’étaient institués que pour simuler une gouvernance aussi inutile que les grands projets qu’elle permet d’imposer. »

 

  L’avis négatif émis par le commissaire enquêteur était pourtant particulièrement sévère par ce grand projet pharaonique. Pour Agir pour l’Environnement, il est évident que le gouvernement prend, par cette décision, une lourde responsabilité et ne pourra qu’être comptable des oppositions qui ne manqueront pas de naître prochainement !

 

 
 
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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 16:51

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

Mouvement social

Plus de 40 000 personnes à la découverte du village des alternatives à Paris

par , Sophie Chapelle

 

 

 

Entre 40 000 et 60 000 personnes ont visité le village des alternatives ces 26 et 27 septembre à Paris. Les tentes blanches et les slogans verts d’Alternatiba se sont déployés tout autour de la Marianne de bronze de la Place de la République, invitant Parisiens et Franciliens à découvrir le vaste monde associatif engagé pour la justice climatique, ainsi que les « solutions pour le climat » imaginées par le secteur de l’économie sociale et solidaire.

 

 

Le samedi, 1500 cyclistes ont inauguré ce village éphémère, concluant le « Tour Alternatiba » et ses 5 637 km parcourus sur des vélos de 3 et 4 places, symboles de la transition écologique et de la solidarité. L’enjeu : porter chaque jour le message de l’urgence à agir contre le changement climatique, et présenter les alternatives concrètes que chacun peut rejoindre et renforcer à son niveau. Ce tour était parti quatre mois plus tôt de Bayonne, là où a germé l’idée de ces villages des alternatives (tous nos articles sur Alternatiba).

 

 

Dans les allées, les badauds ont l’embarras du choix : stands d’ONG environnementales et de solidarité internationale, de mouvements sociaux , comme Droit au logement, l’Union syndicale Solidaires ou des collectifs de sans papiers, et d’une kyrielle de collectifs et d’innovations. Ceux que l’obsolescence des objets a lassé trouvent conseils après des « Repairs café Paris » pour réparer leurs équipements électroménagers cassés. Des consommateurs effrayés par les salades aux pesticides récemment médiatisées s’abonnent à des paniers bios, ou s’initient directement à la permaculture.

 


 

Les internautes fatigués d’enrichir les propriétaires de Microsoft ou d’Apple se familiarisent avec les logiciels libres. Ceux qui ne veulent plus sponsoriser l’électricité d’origine nucléaire et fossile se renseignent auprès de la coopérative Enercoop, admirent le concentrateur solaire mis au point par l’association Open source écologie, qui produit directement de la chaleur, ou questionnent « Approche paille » qui promeut la paille comme isolant. Les élus qui souhaitent repenser la gestion des déchets de leurs collectivités jettent un œil à « Zero Waste » (zéro déchet). Plus loin, un banquet géant se prépare pour 5000 personnes, à partir d’aliments récupérés dans la grande distribution et qui allaient être jetés.

 



 

Plusieurs associations ou sociétés anonymes promeuvent leurs applications et plateformes d’échanges ou de partage – de services entre particuliers ou pour lancer un projet « citoyen ». Mais dans cette joyeuse émulation, toute innovation n’est pas forcément bonne à prendre sans se poser quelques questions, surtout quand il s’agit d’autoproclamée « économie du partage ». Ainsi la plateforme en ligne 1001 Pact propose de mettre en relation « investisseur solidaire » et « entrepreneurs sociaux ». Une plateforme dont le site « est hébergé en Irlande, pays de l’Union Européenne, par Amazon Web Services » [1]. Pour attirer des « investisseurs solidaires », est-ce vraiment raisonnable d’être hébergé par Amazon, régulièrement pointé du doigt pour ses pratiques sociales et fiscales déplorables (lire notre enquête) ? A deux pas, le Collectif Roosevelt propose salutairement de réfléchir sur un meilleur partage des richesses et la régulation de la finance. Pour faire le tri entre toutes ces alternatives, en comprendre les enjeux, et en débattre, il ne restait plus qu’à faire un petit détour par les stands des médias engagés sur les questions sociales et écologiques. Et de continuer à s’informer pour mieux agir, après avoir siroté une bière, artisanale et bio bien sûr.

 

Notes

[1Voir cette page de leur site.

 

 

 

Source : http://www.bastamag.net

 

 

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