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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 14:20

 

 

Source : http://communessolidairesgard.collectif-citoyen.fr

 

 

Délit de solidarité : un bénévole français encourt jusqu’à 15 ans de prison en Italie

 

 

Posted by on 15 février 2017

 
 

Après la France, c’est au tour de la justice italienne de poursuivre un habitant des Alpes-Maritimes pour son aide apportée aux migrants. Félix Croft, 28 ans, doit comparaitre le 16 février au Tribunal d’Imperia en Italie. Il encourt jusqu’à 15 ans de prison pour avoir véhiculé bénévolement cinq membres d’une même famille, originaire du Darfour au Soudan, le 22 juillet 2016. Son action humanitaire tombe sous le coup d’un texte de loi prévu pour les passeurs qui se font payer. Basta ! relaie le témoignage de Félix dans lequel il revient sur les raisons qui l’ont amenées à apporter son aide aux migrants. « J’assume entièrement mes actes à Vintimille », dit-il. Voici pourquoi.

Je viens d’une famille qui a migré dans son histoire, comme la plupart des êtres humains sur cette planète. Mon père est de nationalité américaine, d’origine écossaise ; ses aïeux fermiers ont émigré aux États-Unis au 18ème siècle. Ma mère française est d’origine italienne, sa famille est venue en France au début du 20ème siècle depuis le Piémont et la Toscane.

J’ai été élevé dans le respect de la mémoire de mes aïeux, des efforts qu’ils ont dû fournir pour construire une vie meilleure dans un pays qui n’était pas le leur. S’installer sur un territoire hostile à des milliers de kilomètres de l’Europe « civilisée » et devoir apprendre à vivre au contact de toutes ces cultures différentes ne devait pas être aisé. Tout aussi difficile que de débarquer dans le pays voisin avec une poignée d’argent et quelques meubles, fuyant un régime fascisant (Mussolini accède alors au pouvoir en Italie, ndlr) et une pauvreté grandissante.

Ils ont dû prouver par leur travail et leur intégrité qu’ils méritaient une place dans leur nouvelle société, supportant tant bien que mal les préjugés, voire l’hostilité, des populations déjà établies sur le territoire. Ne partant de rien, ils ont fini par s’établir et enrichir leur pays d’accueil, c’est le but de tout migrant.

Tout commence par un pique-nique de soutien

Par le biais d’amis à « Nuit Debout Nice » j’apprends qu’ils vont apporter de la nourriture aux migrants et réfugiés qui sont à Vintimille. C’est en discutant avec eux que j’apprends la situation révoltante dans laquelle se trouvaient des Sud-soudanais, des Érythréens, des Syriens et même des Afghans. Des pays qui sont en tête de liste des endroits les plus dangereux de la planète !

Le maire de Vintimille venait d’éditer un arrêté municipal interdisant à quiconque d’apporter un quelconque soutien logistique aux personnes cherchant refuge en Europe (nourriture, eau, vêtements, couvertures, enseignements ou soins). La décision fût donc prise en coordination avec plusieurs associations françaises d’aller organiser un pique-nique de soutien avec les réfugiés pour réfléchir ensemble aux problèmes et aux solutions envisageables. Cette journée m’a permis d’appréhender une situation alarmante au sein-même du lieu de vie pourtant si idyllique que sont nos magnifiques côtes et nos montagnes.

Par la suite j’ai commencé à me déplacer quand je le pouvais à quelques kilomètres de chez moi pour aider les associations qui ont mis en place des centres d’accueil de fortune dans les églises de Vintimille. Église Catholique que je tiens à saluer ici, n’étant moi-même d’aucune confession, pour sa mobilisation sous l’impulsion du Pape François et sa défense inconditionnelle du droit d’asile et des droits fondamentaux de tout être humain.

Climat xénophobe

J’ai observé des associations non-gouvernementales et des instances religieuses qui se sont senties le devoir de déployer une aide d’urgence dans nos pays dits « riches ». Cette urgence qui n’en est plus une puisque la situation stagne depuis des mois et empire même depuis que la France a décidé de fermer ses frontières en mars 2016. La France (comme tant d’autres pays de l’Union) déroge à ses engagements vis-à-vis des accords européens d’accueil des réfugiés signés en septembre 2015. Elle semble suivre ainsi la ligne de conduite protectionniste de certains pays d’Europe de l’Est notamment la Hongrie. C’est une attitude dangereuse à mes yeux, qui attise la peur et provoque le rejet de l’autre, créant par là un climat xénophobe.

En mai 2016 je me suis rendu à Grande-Synthe, près de Dunkerque dans le nord de la France avec une amie parisienne pour être bénévole dans le camp de réfugiés de l’association Utopia 56. C’est là que j’ai appris la différence entre « migrant » et « réfugié ». Ce dernier, selon la définition de l’article 1(A)(2) de la Convention de Genève, est une personne « qui craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays (…) ».

Quand le migrant cherche à améliorer son avenir et celui de ses enfants ou à fuir un changement politique à venir, le réfugié a quitté contre son gré une situation parfois très confortable pour sauver sa vie et celle de sa famille, s’il lui en restait une.

« Tous n’avaient qu’un seul but : trouver un sol hospitalier »

A Grande-Synthe le camp était composé à 90 % de réfugiés kurdes venant des quatre différents pays qui divisent le Kurdistan : l’Irak, l’Iran, la Syrie et la Turquie. Ils parlaient quatre langues différentes mais partageaient les mêmes cuisines, le même préau, la même tente à thé et les mêmes incertitudes. Toutes les classes sociales s’y trouvaient représentées, du médecin au fermier, les mécaniciens, les infirmiers… Tous avaient des histoires différentes mais un fil conducteur les reliait : la violence, la mort et la perte d’êtres chers. Et tous n’avaient qu’un seul but : trouver un sol hospitalier où s’installer pour panser les blessures de leur corps et de leur âme et reconstruire leur vie perdue en espérant, mais sans trop y croire, un jour retourner dans leur pays d’origine pour le reconstruire lui aussi.

Pendant l’été, je me rendais quand je le pouvais au camp dit « informel » de la Croix Rouge italienne à Vintimille, c’était somme toute un quai de gare désaffecté accolé au camp officiel très largement débordé par le millier de réfugiés qui transitaient en permanence sur la frontière. Je dis bien « en transit » et non pas « bloqués », car si j’ai appris quelque chose à Dunkerque c’est que là où il y a du désespoir il y a des gens pour en tirer profit. Les réseaux criminels organisent depuis déjà longtemps le passage de la frontière, les tarifs varient entre 100 et 150 euros (à l’époque) et les victimes sont parfois abandonnées sur l’autoroute, voire même un peu plus loin dans Vintimille !

Certains soudanais parlent couramment l’anglais et j’engageais la conversation avec eux, les classiques… « D’où viens-tu ? » « Où vas-tu ? » « Pourquoi ? Tu as de la famille là-bas ? »

Parfois on aborde des sujets moins classiques : « Tu as perdu quelqu’un ? » « Ton voyage a duré longtemps ? » « Comment tu as fait ? »

Des dizaines d’histoires, toutes différentes mais tellement similaires dans les épreuves parcourues. Depuis la fuite d’un pays en guerre ou d’une dictature meurtrière, le danger et la fatigue de la route en essayant de ne pas tomber dans les griffes des réseaux de traite, sans oublier les trop funestes traversées de la Méditerranée. Ou encore les traitements inhumains subis en Libye où ils sont exploités ou torturés, en Turquie où on les enferme dans des camps où ils servent de moyen de pression politique et économique sur l’Europe… Jusqu’à une attente interminable devant les frontières d’un pays qui a de tout temps défendu le droit d’asile.

« Il ne m’apparait qu’une chose à faire »

Le 22 juillet, en discutant avec les réfugiés et les bénévoles au camp informel, j’apprends l’existence d’une famille de 5 soudanais qui vivent dans une église et qui ne viennent pas jusqu’au camp. Avec ma copine nous décidons d’aller voir si on peut leur apporter quoi que ce soit. Arrivés à la petite église nous rencontrons trois jeunes gens d’environ 20-25 ans dont un couple avec deux enfants de 5 et 2 ans, tous originaires du Sud-Soudan, une région appelée le Darfour. La mère qui parle particulièrement bien anglais raconte à ma copine (qui vient là en tant que psychologue) leur histoire violente et marquante, comme j’en ai déjà trop entendues et dont vous me permettrez d’en taire les détails sordides.

Ils étaient incapables de marcher avec leurs enfants sur l’autoroute où ils risquent la mort à chaque minute. Sur la voie ferrée, les piétons sont souvent pourchassés par les brigades cynophiles de la Police aux frontières. Ils n’avaient absolument pas l’argent pour payer les passeurs afin de retrouver des parents en Allemagne. Pour des raisons évidentes de confort, les personnes qui voyagent à pied ou en train préfèrent passer par la France plutôt que par la Suisse… À plusieurs reprises, la femme me demande de les emmener avec moi et quand elle me montre les blessures de son petit de 5 ans (brûlé sur tout le flan droit par l’incendie de sa cabane lors du massacre dans leur village) il ne m’apparait qu’une chose à faire.

Jugé « comme ceux-là même qui s’enrichissent sur la misère »

La suite on a pu la lire dans les journaux italiens ou sur la toile, je me suis fait arrêter au péage de l’autoroute, les « migrants » ont été récupérés par la Caritas (le Secours catholique italien) et le procureur italien a décidé de me juger comme ceux-là même qui s’enrichissent sur la misère… Après trois jours de prison, le juge a décidé de ma mise en liberté provisoire en attendant l’audience au 16 février.

D’après la loi italienne en vigueur, j’encours entre 5 et 15 ans de prison et 15 000 euros d’amende par personne transportée… Sous prétexte qu’ils étaient 5 et qu’il y avait deux Opinels dans la voiture (et un morceau de Lonzo Corse…). Ces deux faits comptent comme des circonstances aggravantes, au même titre dans la loi italienne que de transporter des personnes au péril de leurs vies ou dans des conditions inhumaines.

Rien n’a changé depuis à Vintimille, ça a même empiré ! La police organise de véritables rafles dans les rues et achemine des centaines de réfugiés dans les Centres d’identification et expulsion (CIE) au Sud du pays, 2 à 3 bus pleins chaque jour !

J’assume entièrement mes actes à Vintimille, avec la certitude d’agir dans le cadre d’une des plus anciennes conventions internationales encore en vigueur :

Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 : :
 Article 13 : 1) Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État. 2) Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.
 Article 14 : 1) Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays.

Je m’appuie également sur quelque chose de moins juridique, une conviction personnelle. La conviction que l’Europe est à nouveau à l’aube d’une période clé de son histoire et les répercussions de la façon qu’elle aura de gérer l’afflux de ces migrants et réfugiés seront, quoi qu’il arrive, très importantes. La « crise migratoire » qui dure depuis 2015 est la plus importante que l’Union européenne ait connue depuis sa création, il est évident que les solutions sont à créer et je crois que mon devoir en tant que citoyen est d’apporter une aide et un soutien à ceux qui attendent que l’on décide en hauts-lieux d’une issue favorable à cette crise.

Lire la publication originale de Félix Croft sur Basta! Mag ici.

Ce témoignage a été publié le 29 janvier 2017 sur le site de l’association Citoyens solidaires 06

 
 
 
 
 
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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 22:29

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

A Bucarest, la foule forme un drapeau géant pour réclamer la démission du gouvernement

 

LE MONDE |

En images

 

Pour le treizième jour d’affilée, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Bucarest, dimanche 12 février. Cette fois-ci, pourtant, le rassemblement place de la Victoire était particulier : leurs téléphones portables tournés vers le ciel, les quelque 50 000 personnes rassemblées ont formé un drapeau roumain géant. Comme le montrent ces images, le résultat vu du ciel est impressionnant.

Moins d’un mois après son investiture, le gouvernement roumain dirigé par le Parti social-démocrate (PSD) suscite un mouvement de contestation populaire sans précédent depuis la chute du communisme en 1989 pour avoir pris le 31 janvier, de nuit et en catimini, un décret assouplissant la législation anticorruption. Celui-ci aurait permis aux fonctionnaires et aux responsables politiques d’échapper à des peines de prison en cas d’abus de pouvoir constituant un préjudice inférieur à 44 000 euros. Le chef du PSD, Liviu Dragnea, poursuivi pour abus de pouvoir aurait ainsi pu échapper à une condamnation, selon ses détracteurs.

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

Roumanie : la foule forme un drapeau géant pour réclamer la démission du gouvernement

 

Près de 50 000 personnes ont manifesté dimanche à Bucarest, utilisant leur téléphone portable pour composer une bande bleue, une jaune et une rouge.

 

Le Monde.fr avec AFP | • Mis à jour le

 

 

 

Manifestation devant le siège du gouvernement roumain à Bucarest, dimanche 12 février 2017.

Manifestation colorée à Bucarest, dimanche 12 février. Bleu, jaune, rouge : des dizaines de milliers de manifestants ont formé dans la capitale roumaine un drapeau géant du pays, avec leurs téléphones portables pour réclamer la démission du gouvernement, qu’ils accusent de miner la lutte contre la corruption.

 

Bravant des températures glaciales pour le treizième jour d’affilée, près de 80 000 personnes, dont de nombreux jeunes et des familles, sont descendues dans les rues des grandes villes de Roumanie pour exprimer leur défiance face à l’exécutif social-démocrate et « défendre l’Etat de droit ». A Bucarest, ils étaient quelque 50 000 rassemblés devant le siège du gouvernement, place de la Victoire, scandant en chœur « voleurs ! » et « démission ! », selon les estimations de plusieurs médias roumains dont la télévision publique, les autorités ne donnant pas de chiffres.

Lire aussi :   En Roumanie, la lutte anticorruption a fait naître une société civile

 

Appel lancé sur les réseaux sociaux

A 21 heures locales (20 heures heure de Paris), les protestataires ont tenu le défi lancé sur les réseaux sociaux en formant un immense drapeau roumain grâce à des panneaux de couleurs illuminés par les lumières des téléphones portables. « Nous voulons défendre l’Etat de droit dans ce pays », a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) Gheorghe Badescu, médecin d’une petite ville à 100 km de Bucarest venu manifester avec son fils, Ionut. « Les Roumains veulent être représentés par des gens honnêtes », a renchéri Ionut, qui exerce, lui, comme médecin en Grande-Bretagne.

Dans le reste du pays, près de 30 000 personnes ont défilé, dont 10 000 à Cluj, la grande ville de Transylvanie, 4 000 à Timisoara (ouest) et 5 000 à Sibiu (centre).

Moins d’un mois après son investiture le gouvernement roumain dirigé par le Parti social-démocrate (PSD) suscite un mouvement de contestation populaire sans précédent depuis la chute du communisme en 1989 pour avoir pris le 31 janvier, de nuit et en catimini, un décret assouplissant la législation anticorruption. Celui-ci aurait permis aux fonctionnaires et aux responsables politiques d’échapper à des peines de prison en cas d’abus de pouvoir constituant un préjudice inférieur à 44 000 euros. Le chef du PSD, Liviu Dragnea, poursuivi pour abus de pouvoir aurait ainsi pu échapper à une condamnation, selon ses détracteurs.

Lire aussi :   Liviu Dragnea, le visage de la corruption roumaine

Le gouvernement a affirmé avoir agi pour mettre en conformité le code pénal avec des demandes de la Cour constitutionnelle. Mais des milliers de Roumains expriment leur colère depuis. Ils étaient jusqu’à un demi-million dimanche 5 février, un record. L’Union européenne a elle aussi vertement critiqué l’exécutif roumain pour ces mesures.

 

Un « carton rouge » au gouvernement

Face à la fronde, le gouvernement a reculé et abrogé le décret il y a une semaine. Mais l’annulation doit encore être validée par le Parlement, où les sociaux-démocrates ont une large majorité. Le ministre de la justice, Florin Iordache, artisan du décret, a quant à lui démissionné jeudi.

Lire aussi :   Après une vague de manifestations, le ministre de la justice roumain démissionne

« Nous voulons donner un carton rouge au gouvernement. La démission du ministre de la justice ne suffit pas après ce qu’il a tenté de faire, ni l’abrogation du décret », a expliqué à l’AFP un des manifestants, Adrian Tofan, un entrepreneur de 33 ans. « Nous n’avons plus confiance. On doit avoir des élections anticipées », a lancé Andreea Moldovan, une médecin qui a fait plus de 170 kilomètres avec son mari pour manifester. « Il faut au moins un pacte pour que les dirigeants s’engagent à ne plus toucher à la justice », soulignait son mari, Bogdan, lui aussi médecin.

Après avoir travaillé à l’étranger, ils ont choisi de revenir dans leur pays mais ne veulent « pas d’un retour trente ans en arrière » dans un système où la corruption de haut niveau était tolérée.

Entrée dans l’Union européenne en 2007, la Roumanie a intensifié sa lutte contre la corruption il y a quelques années. De nombreux ministres ont été condamnés à des peines de prison ferme pour des abus et le parquet national anticorruption est devenu une des institutions dans lesquelles les Roumains ont le plus confiance.

Un peu plus tôt dans la journée, environ 1 000 personnes ont manifesté devant le palais présidentiel demandant la démission du chef de l’Etat, Klaus Iohannis. Issu d’un parti opposé au PSD, ce dernier a critiqué les mesures du gouvernement, descendant même dans la rue un soir pour défendre la lutte contre la corruption.

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 16:59

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Fillon, Cahuzac & Cie: «Je crois que j’ai plus de respect pour les vrais voleurs»

Par Fabrice Arfi
 
 
 

Dans un entretien avec Mediapart, l'ancien rédacteur en chef du Canard enchaîné Claude Angeli revient, en pleine affaire Fillon, sur les enjeux d'un journalisme qui sera toujours « intolérable » aux pouvoirs tentés de se dérober aux promesses de la démocratie.

 

Figure du journalisme d’enquête depuis quarante ans, l’ancien rédacteur en chef du Canard enchaîné, Claude Angeli, publie avec son confrère de Radio France Internationale (RFI), Pierre-Édouard Deldique, Les Plaisirs du journalisme (Fayard), un ouvrage qui est bien plus qu’un hommage au célèbre Palmipède du mercredi.

 Dans un entretien avec Mediapart, il revient, en pleine affaire Fillon, sur les enjeux du journalisme d’enquête dans une « époque médiocre », plombée de surcroît par ce qu’il nomme une « société molle ». Un journalisme qui, au-delà de la satire, sera toujours « intolérable » – c’est son essence – aux pouvoirs tentés de se dérober aux

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

Lire aussi

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 16:35

 

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/marie-cosnay/blog/120217/la-cruaute-qui-vient

 

 

La cruauté qui vient

 
 
Vendredi, alors qu’il neige ou presque à Paris, sous le pont, porte de la Chapelle, la mairie fait installer de grosses pierres. Ainsi les personnes sans refuge ne pourront plus s’allonger, s’allonger les uns contre les autres, pour se tenir un peu chaud, sous ce pauvre abri qu’est le pont. Même pas un pont. Même pas les corps contre les corps. Des pierres au lieu des corps.

 

Les mots tuent. Les mots tuent mais avant ça ils sont tués.
J’ai écrit ça pour commencer, j’étais tellement perturbée, empêchée, muette, étranglée.

Les mots ne tuent pas tout seul. Les mots quand ils mentent tuent. Et ils mentent. Ils inversent le rapport aux choses, montrent le contraire de ce qu’on voit, ils nient la chose. Ils ne s’arrêtent plus de mentir. Tellement qu’on les rend responsables, on dit : ça suffit, les mots, tous les mots, taisez-vous, et quand on les avait jusque-là tellement en sources, ressources, en plaisirs, on baisse la tête accablés, on est impuissants, on est devenus débiles à souhait.

C’est tellement ce qui nous arrive.
Je n’ai pas fait la liste mais depuis que Macron a écrit Révolution, que Marine Le Pen a parlé de diversité, c’est phénoménal, c’est toujours plus.
Toujours plus de mensonges, à devenir fou.
Attention, nous allons devenir fous. Nous devenons fous.
Guéant était condamné à deux ans dont un avec sursis mais l’autre, l’année ferme, il n’allait pas la faire non plus.
Ferme mais pas ferme. Oui mais non.
Un viol n’est pas un viol. Un accident.
C’est d’un atroce cynisme, la blessure de dix centimètres dans l’anus est hors de doute.
C’est d’un atroce cynisme qui tue d’appeler le viol accompagné d’insultes hors de doute accident.
Oui mais non.
La faute de la victime, la vieille affaire, le vieux mensonge pervers, exactement lui, qui ne permet pas, ne permettra jamais à la victime de se retaper un peu, se réparer.
C'est tout le viol d’ailleurs qui est nié. Ca n’existe pas. La domination et la torture non plus. L’histoire de la lutte contre les dominations et tortures non plus.
Comment briser quelqu’un, il y a plein de moyens. Le viol et le déni du viol.
On est en train de devenir fou.

Je parle ici, qui nous rendent fous, des mots et des énoncés officiels.
Je ne parle même pas des énoncés courant sur les réseaux sociaux, de ce qu'on nomme cyber attaque, de cent quarante signes qui peuvent faire ou défaire des présidents, on a entendu ça, Poutine veut faire élire le Pen, il va y avoir des faux comptes, des faux tweets, de fausses infos, des mots menteurs. Je ne parle même pas non plus des grimaces, des absurdités devenues virales, de la vieille réponse enfantine : c’est celui qui dit qui est, contre toute vraisemblance, contre toute évidence, attaquer, en réponse à l’information qui devrait nous scandaliser et avoir des conséquences (un homme à responsabilités publiques s’enrichit amoralement, ment, s’offusque, se maintient, continuant à conspuer les assistés) ceux qui aident à la produire, cette information.

Les énoncés officiels mentent, le rapport de l’IGPN est une honte, une pure honte, les mots sont verts de honte, ils n’ont plus qu’une envie : se défiler. Ils le voient bien, les mots, qu’ils servent à clouer au pilori le bon sens et quelque chose comme le rapport, les rapports. Le lien, les liens. Ils étouffent.

Ils sont devenus, les mots, tués à force de servir à l’envers, ils sont devenus vecteurs de cruauté.

On a la tête à l'envers,  le corps pèse le poids des pierres.

Vendredi, alors qu’il neige ou presque à Paris, sous le pont, porte de la Chapelle, la mairie a fait installer de grosses pierres. Ainsi les personnes sans refuge ne pourront plus s’allonger, s’allonger les uns contre les autres, pour se tenir un peu chaud, sous ce pauvre abri qu’est le pont. Même pas un pont. Même pas les corps contre les corps. Des pierres au lieu des corps.

Combien, le prix des pierres ? Combien, le prix d’une nuit pour une personne dans un centre d’hébergement ?
Les pierres sous le pont de Paris, porte de la Chapelle, les pierres au lieu des corps, c’est la pierre de trop.
On n’est pas seulement en train de devenir fous  : on est en train d’accepter la grande grande cruauté qui vient. Ou est venue.

 

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Source : https://blogs.mediapart.fr/marie-cosnay/blog/120217/la-cruaute-qui-vient

 

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 21:42

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

 

La Belle Aude : trois ans après sa création, la coopérative est rentable

 

C'est une belle histoire comme on les aime. Celle de salariés qui ont pris leur destin en main et son désormais leur propre patron.

 

France 2France Télévisions

Mis à jour le
publié le

 

Les salariés du fabricant de glace La Belle Aude qui ont repris leur entreprise dans l'espoir de sauvegarder leurs emplois peuvent être fiers d'eux aujourd'hui. Ils sont désormais associés. Aujourd'hui, plus de 1 000 pots de glace par heure sont produits grâce à cette nouvelle machine de mise en pots automatique. C'est six fois plus qu'au démarrage de la coopérative en 2014.

 

Pari réussi

L'histoire des Pilpa c'est celle d'un fabricant de glace installé depuis 40 ans à Carcassonne (Aude). En 2012, un an après le rachat par un groupe anglais, la fermeture est annoncée. 124 emplois doivent être supprimés. Mais les salariés vont se battre et 19 d'entre eux vont créer une coopérative. Trois ans plus tard, cinq commerciaux ont été embauchés, 300 000 euros investis dans des machines, le pari est réussi. La coopérative est aujourd'hui rentable.

 

 

 

Source : http://www.francetvinfo.fr

 

 

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 21:05

 

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

Justice

Aide aux migrants : une condamnation de principe pour Cédric Herrou

Par Mathilde Frénois, Correspondante à Nice

 

 

Khadidja, réfugiée malienne (bonnet blanc), est venue féliciter Cedric Herrou (bonnet jaune) à la sortie du tribunal de Nice ce vendredi.

Khadidja, réfugiée malienne (bonnet blanc), est venue féliciter Cedric Herrou (bonnet jaune) à la sortie du tribunal de Nice ce vendredi. Photo Laurent Carré pour Libération

 

L'agriculteur qui est venu en aide à des étrangers dans la vallée de la Roya a écopé d'une simple amende de 3 000 euros avec sursis. Une peine légère qui le conforte dans son combat. Il compte désormais attaquer l’Etat pour «non-respect des protocoles de réadmission».

Dans la salle des pas perdus, Khadidja serre fort Cédric Herrou dans ses bras. «Ce que je lui ai dit à l’oreille, vous ne le saurez pas», prévient cette Malienne de 17 ans arrivée en France en juin via la vallée de la Roya et avec l’aide de l’agriculteur. Mais pour ceux qu’elle déclame tout haut, les mots de Khadidja frappent les murs du palais de justice de Nice ce vendredi matin : «Ce n’est pas un crime de venir en aide à des mineurs isolés! Je suis l’une de ces mineurs, Cédric est notre papa», dit-elle.

A lire aussi la tribune de Didier Fassin : La justice contre les justes ?

Derrière la porte de la salle d’audience, la justice vient de condamner Herrou à 3 000 euros d’amende avec sursis, le reconnaissant coupable de l’aide apportée aux étrangers pris en charge en Italie. L’agriculteur de 37 ans avait revendiqué être allé chercher des migrants à Vintimille pour franchir la frontière franco-italienne. «Cédric Herrou ne donne pas la preuve d’un franchissement individuel face à un péril», affirme la présidente qui estime que l’aide était généralisée. En revanche, le tribunal a prononcé la relaxe pour l’ouverture sans autorisation d’un camp accueillant 57 migrants dans un bâtiment de la SNCF. «L’aide proposée par Cédric Herrou participe à une action de secours. Il a agi […] pour préserver leur dignité et leur intégrité», indique-t-elle, s’éloignant des réquisitions qui s’élevaient à huit mois de prison avec sursis.

 

«La victoire, ce sera quand on n’aura plus à faire tout ça»

«Le tribunal a bien compris que l’action de Cédric Herrou est uniquement humanitaire, se réjouit son avocat Me Zia Oloumi. Au-delà du cas de mon client, ce jugement donne un cadre clair de l’infraction.» Si le tribunal a sanctionné l’aide à l’entrée sur le territoire national de personnes en situation irrégulière, l’aide au séjour et à la circulation a fait l’objet d’une relaxe. «J’ai été écouté et j’ai eu de vraies réponses, se satisfait Cédric Herrou qui a remis son bonnet en laine jaune pour se protéger des quelques gouttes de pluie. Désormais, nous comprenons qu’il faut traçabiliser nos actions pour poursuivre notre chemin.» L’agriculteur exclut désormais de faire appel.

A lire aussi : Cédric Herrou, passeur décisif

A moins d’un appel du parquet, Herrou en a fini avec la justice… mais pas avec cette situation à la frontière entre secours à une personne en danger et aide illégale à un étranger. «La victoire, ce sera quand on n’aura plus à faire tout ça et que je pourrai reprendre une activité normale», dit-il. Cette nuit encore sur son terrain de Breil-sur-Roya, ce producteur d’huile d’olive et d’œufs accueillait cinq migrants, tous arrivés seuls à pied par les voies ferrées depuis Vintimille. «Nos représentants politiques ont le devoir d’assumer leurs responsabilités en accueillant avec dignité les gens qui mettent le pied sur le sol français, affirme-t-il, assurant faire le travail de l’aide sociale à l’enfance. On continuera à agir et ce n’est pas sous la menace d’un préfet ni les insultes d’un ou deux politiques que nous arrêterons. Nous continuerons, car nous agissons dans l’urgence.»

 

«L’espoir que les choses changent»

Un discours approuvé par ses nombreux soutiens qui se sont massés au pied des marches du palais de justice de Nice. «Je suis là pour le respect de la devise gravée sur la façade du bâtiment», affirme Alain, professeur d’histoire qui pointe du doigt les mots «liberté, égalité, fraternité». Et d’ajouter : «C’est ce que j’ai appris à mes élèves pendant toute ma carrière. Ces notions, nos dirigeants politiques doivent les faire vivre.» Amnesty International, RESF, la Cimade, SOS Racisme, les associations azuréennes Habitat et Citoyenneté, ADN et Roya citoyenne, entre autres, ont répondu présentes à l’appel à manifester. De l’autre côté de la place, une étudiante ne porte ni pin’s ni pancarte. A 22 ans, c’est la première fois qu’elle vient à Nice pour un rassemblement. «Et je me suis levée très tôt, à 6h30 parce que je viens de Marseille, fait-elle remarquer au côté de son père. La situation des réfugiés et la non-réaction des politiques me touchent. Avec ce procès, j’ai l’espoir que les choses changent.»

A lire aussi : Cédric Herrou, le procès d'un geste d'humanité

Afin que «les choses changent», Herrou annonce, avec des associations et des avocats, qu’il attaquera en justice les autorités françaises pour prouver «le non-respect des protocoles de réadmission», précise-t-il. Mercredi, Amnesty International avait déjà dénoncé des renvois quasi systématiques de migrants en Italie enfreignant le droit d’asile et le droit des mineurs isolés. En attendant tout appui judiciaire, une militante de l’aide aux migrants est attendue à la barre du tribunal de Nice en avril, quatre autres en mai. Après sa relaxe, le professeur et chercheur Pierre-Alain Mannoni attend une date pour son procès en appel. Comme Herrou, tous risquent cinq ans de prison et 30 000 euros d’amende.

Mathilde Frénois Correspondante à Nice

 

 

 

Source : http://www.liberation.fr

 

 

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 22:48

 

 

Source : https://www.francebleu.fr/infos/societe/auxerre-une-jeune-femme-fait-la-greve-de-la-faim-pour-denoncer-sa-situation-de-travailleuse-pauvre-1486583069

 

 

A Auxerre, une jeune femme fait la grève de la faim pour dénoncer sa condition de travailleuse pauvre

 

Par Élisa Brinai, France Bleu Auxerre et France Bleu jeudi 9 février 2017 à 5:00

 

 

 

Sur ses pancartes, Aurélie a détaillé ses revenus et ses dépenses: "2 CDI = 2400 euros / Assistante maternelle pour deux enfants: 1000 euros / Remboursement CAF: 290,94 euros / Reste à vivre après loyer, factures : 30 euros.

Sur ses pancartes, Aurélie a détaillé ses revenus et ses dépenses: "2 CDI = 2400 euros / Assistante maternelle pour deux enfants: 1000 euros / Remboursement CAF: 290,94 euros / Reste à vivre après loyer, factures : 30 euros. © Radio France - Elisa Brinai

 

Depuis le 6 février, Aurélie, une Auxerroise de 27 ans, s'est lancée dans une grève de la faim avec un slogan "je veux avoir le droit de travailler". Depuis qu'elle a retrouvé un emploi, la jeune femme n'arrive plus à faire vivre sa famille, car trop d'aides sociales lui ont été retirées.

Elle gagne trop pour toucher suffisamment d'aides sociales mais pas assez pour s'en sortir seule. Aurélie Barbot, 27 ans et deux enfants, n'arrive plus à joindre les deux bouts alors elle a décidé d'agir. Avec ses moyens, c'est à dire aucun. Depuis le six février, l'Auxerroise s'est lancée dans une grève de la faim. Les jours où elle ne travaille pas, elle s'installe le matin devant la mairie d'Auxerre, assise sur un carton et entourée de pancartes. Le reste du temps, elle continue d'occuper son emploi dans une boulangerie, le ventre vide.

 

Deux CDI et 30 euros à la fin du mois

Aurélie Barbot se présente aux passants qui s'arrêtent: "j'ai 27 ans. Je travaille 35 heures par semaine à la Boulangerie Roy, très réputée à Auxerre. Mon mari travaille aussi, il est clerc de notaire. Nous sommes tous les deux en CDI mais on ne s'en sort pas à la fin du mois."

Aurélie et son mari gagnent, à eux deux, 2400 euros net par mois. Une fois le loyer et toutes les factures payés, il ne leur reste pratiquement rien pour vivre: "tout juste 30 euros, explique-t-elle, alors il y en a marre. C'est pour ça que je fais une grève de la faim. Et puis de toute façon, avec 30 euros par mois, je n'ai même pas de quoi acheter de la nourriture pour ma famille."

S'il faut choisir qui nourrir, ce sera d'abord mes enfants.

 

Choisir entre travailler ou garder ses enfants

C'est pour faire garder leurs deux enfants de deux et six ans qu'Aurélie et son mari dépensent la majeure partie de leurs revenus: 1000 euros par mois, pour payer une assistante maternelle. "Nous n'avons pas le choix, raconte Aurélie. Nous avons du déménager loin de nos parents pour trouver un emploi et les horaires de la crèche et de la garderie ne nous conviennent pas, car nous finissons souvent après 19 ou 20 heures."

La caisse d'allocation familiale rembourse 290 euros de garde d'enfants au couple et verse 129 euros d'allocations pour les deux enfants. Pour Aurélie, ce n'est pas assez : "avec nos salaires, avoir 700 euros de nounou à notre charge tous les mois, ce n'est pas possible."

Alors certains ont préconisé à la jeune maman d'arrêter de travailler.

J'ai entendu à la CAF et à la mairie, que j'étais bête et que je ferais mieux d'arrêter de travailler pour toucher plus d'aides et m'occuper moi-même de mes enfants.

Aurélie refuse: "je veux travailler! J'aime ce que je fais et en tant que femme, j'ai le droit de travailler."

 

Revoir le système d'aide

Je ne veux pas d'APL ou d'autres allocations. Je veux simplement qu'on me rembourse mieux l'assistante maternelle pour que je puisse aller travailler.

La jeune femme veut donc interpeller les élus pour qu'ils s'activent et essaient de faire évoluer la législation. Elle a choisi la grève de la faim, car selon elle, seul un acte spectaculaire peut attirer l'attention sur le sort des petites gens. "Je ne le fais pas que pour moi, nous sommes des milliers dans mon cas. Si certains veulent me soutenir, venir s'asseoir à côté de moi, je ne dis pas non!" La jeune femme a créé une page Facebook "j'ai le droit de vivre de mon travail".

 

 

 

Source : https://www.francebleu.fr/infos/societe/auxerre-une-jeune-femme-fait-la-greve-de-la-faim-pour-denoncer-sa-situation-de-travailleuse-pauvre-1486583069

 

 

 

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 21:56

 

 

Source : http://positivr.fr/detroit-agriculture-ferme-urbaine-renaissance/

 

 

Ravagée par le chômage, Détroit mise sur une alimentation collaborative… et gratuite !

 

Des quartiers entiers transformés en zone cultivables, vous y croyez ? Tel est le pari génial et audacieux d'une ville en pleine reconversion !

 

Longtemps dénigrée et synonyme de ruralité, l’agriculture tient enfin sa revanche. Aujourd’hui, c’est même elle qui vient au secours des grandes villes ravagées par la désindustrialisation. Exemple à Détroit où, après des années de dépression, l’espoir renaît enfin grâce aux fruits et aux légumes !

Source : The Michigan urban farming initiative

 

En 1950, Détroit, sorte d’Eldorado de la construction automobile, était une ville prospère et comptait alors 1 850 000 habitants. Aujourd’hui, ravagée par la délocalisation et le chômage (jusqu’à 50% de sans-emploi !), elle n’abrite plus que 680 250 personnes ! En 2011, accablée par 18,5 milliards de dollars de dette, elle s’est même déclarée en état de faillite… Mais, heureusement, le bout du tunnel n’est peut-être plus très loin !

Source : The Michigan urban farming initiative

 

Symbole de cette renaissance : la multiplication du nombre de fermes urbaines. Détroit en compterait aujourd’hui 1 600 ! Un chiffre parfaitement inouï…

Récemment, en partenariat avec une association locale (Michigan urban farming initiative), la ville et ses habitants ont par exemple lancé la conversion totale de l’un de ses quartiers en territoire cultivable. Nom de code du projet : Agrihood.

Source : The Michigan urban farming initiative

 

L’idée ? Avec l’aide de tous, transformer une zone désertée en jardin extraordinaire, 100% bio, 100% durable… et 100% gratuit !

 

Fonctionnant uniquement sur la base du volontariat, Agrihood accueille déjà 200 arbres fruitiers et un jardin sensoriel pour les enfants. Et ce n’est pas fini : on attend aussi l’arrivée prochaine d’un café communautaire ainsi qu’un centre éducatif.

Source : The Michigan urban farming initiative

 

Sur le modèle des Incroyables comestibles, non seulement le système recrée du lien entre les habitants autour d’un beau projet mais, en plus, il permet à la ville de viser l’autosuffisance alimentaire.

22 tonnes de fruits et de légumes bios seraient déjà sortis de la terre de Agrihood. Une quantité impressionnante de nourriture distribuée gratuitement à 2 000 familles. Ça compte, surtout dans un pays où l’insécurité alimentaire touche 13% de la population…

Source : The Michigan urban farming initiative

 

Fruit d’un travail collectif et solidaire, ces performances exemplaires redonnent espoir à toute une ville. Ça n’est d’ailleurs pas un hasard si le nombre de fermes urbaines explose à Détroit !

Source : The Michigan urban farming initiative

 

Est-ce que ça inspirera d’autres territoires ? C’est à souhaiter. 

 

Lire aussi : En misant sur le bio et le gratuit, Albi est en route vers l’autosuffisance alimentaire !

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 21:29

 

 

Source : https://blogs.mediapart.fr/agnes-druel/blog/080217/1153

 

 

1153 €

 

 

Tu sais François, j’ai toujours eu beaucoup de mal avec ton discours, avant même que toutes tes casseroles viennent te rattraper. Je n’aime pas les personnes comme toi, qui, parce que privilégiées par une bonne naissance se pensent investies d’une mission divine et imposent une vision rétrograde de la société.

Tu sais François, j’ai toujours eu beaucoup de mal avec ton discours, avant même que toutes tes casseroles viennent te rattraper. Je n’aime pas les personnes comme toi, qui, parce que privilégiées par une bonne naissance se pensent investies d’une mission divine et imposent une vision rétrograde de la société.

J’ai toujours eu des doutes sur la fiabilité d’un politicien dès lors qu’il exige des autres une certaine forme d’exemplarité. Surtout quand il s’agit de toucher aux « privilèges des pauvres », tu sais François, les pauvres, ceux que tu dénonces et stigmatises si bien dans tes discours, ceux qui en raison de leurs prétendus  assistanats sont devenus les responsables du déclin français.

Tu sais François, il y a 10% des français qui touchent 1153€ net par mois. Cela s’appelle le SMIC.  Je ne sais pas si tu as déjà vécu avec 1153€ par mois, en région parisienne par exemple tout en ayant à payer un loyer à 700€ charges non comprises pour un studio de 25 m2, mais cela ne s’appelle plus vivre, cela s’appelle survivre. Mais au vu de tes discours, lutter pour s’en sortir au quotidien doit t’être bien étranger.

Ce matin, le Canard Enchainé nous apprend que ta femme, Pénélope, a touché 45000€ d’indemnités de licenciement lorsque tu as mis un terme à votre collaboration professionnelle.  Pour toi, François, cela ne représente rien. Pour les 10% de français au SMIC, cela représente une somme qu’ils ne pourront jamais économiser par exemple. Une somme qui pourrait pourtant leur permettre d’accéder à la propriété, de payer des études plus longues à leurs enfants, sans que ces derniers aient à cumuler job étudiants et cours à la fac, parfois même emprunter à la banque pour un crédit étudiant.

Mais tu vois, cette notion semble t’échapper François. Parce que même la rémunération de 4500€ par mois pour le stage de ton fils ne semble pas t’avoir pas choqué outre mesure, alors que cette révélation m’a tout simplement scandalisée. J’ai été stagiaire, mes amis ont été stagiaires. Nous n’avons jamais touché de telles sommes. Tu vois, François,  90% des français ne gagnent pas ces salaires, et seulement  10% de français touchent  un salaire mensuel moyen de 3100€, quand 50% d’entre nous ont moins de 1780€ net par mois pour vivre.

Tu sais, François, j’ai suivi des cours de catéchisme pendant plusieurs années, et malgré le fait que ma foi ait disparu depuis un bon moment, je me souviens très bien du message transmis par Jésus, qui nous rappelle la nécessité de partager son manteau avec son prochain quand ce dernier se trouve dans le besoin. Alors, je me demande si tu n’es pas atteint d’une forme d’hypocrisie aigue lorsque tu fais référence à ta chrétienté ou si, par le plus grand des hasards, tu ne te foutrais pas un peu de nous.

Je trouve  abject d’entendre un homme,  déconnecté de toute forme de réalité, demander à son peuple des efforts quand lui-même n’en fournit aucun. Je trouve cela ignoble ce que tu nous imposes, cette division entre Français, cette haine, ce mépris de classe que tu as introduit dans le débat public, pour que finalement tes escroqueries finissent par être révélées au grand jour.

Depuis le début des révélations, je n’ai cessé de penser à toutes ces personnes qui gagnent 1153€ net par mois, qui luttent chaque mois pour s’en sortir et qui entendent chaque matin parler des milliers d’euros que tu as donnés gracieusement aux membres de ta famille. Ces mêmes personnes auxquelles tu demandais encore récemment de travailler plus pour gagner moins. C’est la honte la plus totale pour toi, François.

C’est un terrible affront que tu fais aux pauvres, à chaque français qui connaît la galère François, en continuant à te présenter. Quand on souhaite accéder à la fonction suprême, il faut savoir fédérer, créer de l’unité entre tous, et avant tout respecter chacun de ses citoyens.

François, je trouve ça odieux et indécent que tu persistes à te présenter à l’élection présidentielle. Déjà que tu nous as régulièrement manqué de respect auparavant, mais là, tu nous craches carrément au visage.  Au final, on sait tous que personne ne sortira grandi de cette histoire, alors au lieu de t’acharner, il est grand temps que tu partes et que tu laisses la possibilité aux français de ne pas avoir à voter « contre » une fois de plus.

 

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Source : https://blogs.mediapart.fr/agnes-druel/blog/080217/1153

 

 

 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 13:55

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

#Roumanie Septième jour de manifestations monstre en Roumanie

Cela fait maintenant 7 jours consécutifs que la grogne monte crescendo en Roumanie. Près d'un demi-million de Roumains sont descendus dans les rues pour dénoncer un assouplissement de la législation anti-corruption, malgré le recul du gouvernement sur cette question. Ce mouvement de contestation est d'une ampleur sans égal depuis la chute du régime communiste, en 1989.

 

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com

 

 

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